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 « Peinture et bataille ne sont belles qu’à distance. » | Maxime S. Ross.

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MessageSujet: « Peinture et bataille ne sont belles qu’à distance. » | Maxime S. Ross.   Ven 25 Oct - 22:07

Il est convaincu que le monde change, que la vie propose des épreuves mais qu'on peut rester soi-même et triompher de ces épreuves. En fin de compte, les souffrances font partie de l'existence, elles ne peuvent pas nous être épargnées mais elles valent cent fois mieux que des moments insipides, elles sont le prix à payer pour affirmer ce qu'on est et accomplir ce qu'on a décidé.
Nice to meet you


Il fallait décompresser. Penser à autre chose. Balayer de son esprit cette rage, cette envie d'exterminer tout sorcier sur Terre. Du moins, quelques instants. Mais comment faire, Misha n'était pas habitué à s'amuser, aller en soirée, tout ça lui faisait perdre son temps. Un temps précieux à ses yeux. Et pourtant à cette allure il se détruisait de l'intérieur, se rendant inconsciemment plus désintéressé.
Ce vendredi, alors que le soleil était à son point culminant et que cette chaleur qui frappait la Louisiane était déjà si intense en ce début d'après-midi, Misha décida de ne pas partir en chasse, de prendre du repos, de sortir de son appartement qui ne voyait jamais la lumière du jour et d'aller au bar qui faisait l'angle de la Masquerade. Il serait, pour ce jour du moins, rien d'autre que Misha Stevenson, jeune habitant de la Nouvelle Orléans.
Dehors, les gens semblaient heureux, la vie semblait renaître et bien que l'armée était omniprésente depuis que des rôdeurs avaient été repéré dans les rues sombres du Nord de la ville, tout le monde paraissait confiant, sûr.

- "S'ils savaient à quel point ce gouvernement est loin d'être sans failles." Pensa Misha, descendant rapidement les marches qui séparaient son immeuble de l'allée principale du quartier français où il logeait.

Toutes ces années à chasser des créatures infâmes l'avait changé. Aujourd'hui, il ne pouvait plus s'empêcher d'observer, d'examiner à distance chaque recoin, chaque comportement. Il passait son temps à chercher un indice, une trace, quelque chose qui prouverait que les sorciers sont parmi eux, qu'ils se fondent dans la masse comme de simples humains. Misha restait toujours sur ses gardes, portant constamment son revolver qu'il gardait en sécurité dans sa veste de laine noire.
Lorsqu'il entra dans le bar, et comme dans les vieux westerns, tous les regards se rivèrent vers lui un court instant. Il s'avança sans y faire attention, en direction du comptoir. Plusieurs vieillards fumaient leur pipe, une dizaine de soldats dévoraient goulûment leur entre-côte, accompagnant leur plat d'une bière fraîche. Le parquet grinçait sous les pas de Misha et sur les murs l'on apercevait des tableaux, plus précisément des portraits. Ils représentaient pour beaucoup le gouverneur et d'autres figures du gouvernement. Il était sûr pour le jeune homme que ce bar appartenait à ces hommes de pouvoirs et que le gérant avait du accepter une maigre somme d'argent en échange de quoi il aurait tout perdu, son bar, son toit.
Misha s'asseyait sur un tabouret face au comptoir, et presque directement le vieux barman se présenta à lui. Il avait une mine sale, et portait un tablier en cuire véritable. Sa barbe longue faussait son âge réel.

- " J'vous sert quoi m'sieur ?" Demanda le vieil homme, sans expression particulière.

Misha hésita un instant, il ne savait pas ce qu'on servait dans ce genre de bar, c'était la première fois qu'il passait ces portes.

- " Hm, je vais vous prendre un bourbon s'il vous plaît." Dit-il, lisant ce nom sur le tableau d'ardoise qui répertoriait tous les alcools forts.

Le gérant se tourna, prit un verre, le remplit à moitié de bourbon et le fit glisser sur le comptoir, avant de s'en aller précipitamment à l'extérieur de son bar, saluer un vieil ami.

- " Et bien, merci." Conclut Misha, seul devant son verre.

Les températures augmentaient au fur et à mesure que le soleil montait dans le ciel, au fur et à mesure que le temps passait. La chaleur se faisait de plus en plus présente dans le bar où l'on étouffait. Malgré toutes les bonnes volontés de Misha, rester une minute de plus n'était pas possible. Il but d'une traite son verre, laissa sur le comptoir un billet et s'en alla prendre l'air, il fallait qu'il respire. La vitesse avec laquelle il s'était enfuit du bar laissa les soldats curieux.
A l'extérieur, au beau milieu de l'allée, Misha reprit son souffle, il transpirait, devenait rouge. Il avait vraiment l'impression qu'on l'étouffait. Il décida d'en avoir assez fait et voulut rentrer chez lui. D'un pas décidé il s'élança et longea les boutiques et autres antiquaires de la ville, pour retrouver son chez-lui, son appartement fraîchement gardé.
A mi-chemin, alors que sa respiration semblait de nouveau constante, une vitrine interpella Misha. Il s'agissait réellement d'une exposition de tableaux qui avait lieu ce jour-là mais l'un d'eux, exposé à ce moment face à Misha, l'émerveilla fortement. Un simple humain, qui n'aurait ni connu la peine, la colère, la violence de la mort qui fait encore rage aujourd'hui, toutes ces tueries, ne verrait là qu'un simple tableau moderne, très abstrait. Mais pour le jeune homme, cela représentait la guerre, la sauvagerie du gouvernement face au reste du monde, cette inégalité qui perdure à travers les siècles. Tant de rage découlait de ce tableau, mais aussi l'espoir d'un monde meilleur, tout ce dont rêvait Misha.

- "Celui-là, il me le faut." Pensa Misha, déterminé à acheter ce tableau, au prix fort.

Il entra sans réfléchir dans la large salle climatisée et débuta son tour. Des toiles de différentes dimensions étaient exposés sur de grands murs blancs. Peu de gens étaient présent, néanmoins, le peintre responsable de l'exposition, lui, était là, parlant avec de curieuses personnes. Misha osa s'approcher, admirant les oeuvres qu'il voyait. Jamais depuis la mort de sa mère il n'avait connu tant d'émerveillement.
Voyant le peintre enfin seul, le jeune homme s'approcha puis hésitant, lâcha ces mots :

- "Vous faites un travail merveilleux."



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MessageSujet: Re: « Peinture et bataille ne sont belles qu’à distance. » | Maxime S. Ross.   Sam 26 Oct - 14:23

La peinture. Maxime avait toujours aimé ce moyen d’expression. Certes, il ne s’y était pas mis tout de suite. Il lui avait fallu du temps pour en faire son métier. Mai aujourd’hui, il ne regrettait pas son choix. Il avait toujours aimé l’art, de tout temps. Il venait de Rome après tout, le berceau des arts comme il aimait le dire. Et au fil des siècles, les arts n’avaient cessé d’évoluer le monde avec. Maxime avait commencé à s’y plonger il y a quelques années à présent. Il aimait la sensation que lui procurer le fait de peindre, et le fait que les gens aiment se qu’il peignait et démontrait. Maxime avait toujours aimé ça, surtout les œuvres figuratives. Il ne peignait que de ça environ. Il aimait dépeindre le monde actuel tel qu’il le voyait. La souffrance des gens comme lui, les secrets, la politique, les crimes en tout genre, on voyait souvent ce genre de situation se refléter sur ses toiles.

Aujourd’hui c’était un jour particulier. Il faisait une exposition. Il exposait, ses œuvres. Et les gens venaient, admiraient, et lui parlaient même. Maxime prenait plaisir à leur parler à leur expliquer. Il se faisait passer pour une personne comme eux, tout ce qu’il y avait de plus humain, et cela lui allait à merveille. Il vit du coin de l’œil un jeune homme entrer et se poser devant une de ses toiles favorites. Un de plus réussite d’après Maxime. Il termina sa conversation avec une femme visiblement preneuse pour la toile qui se trouvait derrière lui et le jeune homme vint à sa rencontre. Le jeune homme le complimenta et Maxime sourit, le saluant au passage.

Merci, j’y ai passé beaucoup de temps.

Effectivement, Maxime y avait mis tout son bon cœur. Il l’avait peint en souvenir à une amie, une très bonne amie disparue qui avait eu la chance de ne pas voir le monde tel qu’il était devenue. Les couleurs étaient très joies du point de vue de maxime. Pas trop vives, il n’avait jamais aimé les couleurs vives, ce n’était pas son truc. Il aimait bien les tons sombres ou fades. Cela le représentait bien. Et la jeune femme disparue elle, était la petite pointe vive, perdu là, au milieu de la toile. Il lâcha un petit soupire et quitta la toile des yeux, reportant son attention sur le jeune homme.

Enchanté donc, je suis Maxime Ross.

Même s’il signait toutes ses toiles de son second prénom, histoire de pratique. Il était plus court et Maxime avait tendance à trouver que « Swift » faisait plus artistique. Il croisa les bras sur son torse.

Alors, qu’est ce que je peux faire pour vous ?

Il allait se lancer dans une longue explication quand tout à coup, l’air se refroidi autour de lui. Ca, il l’avait déjà vu, déjà sentit avant. Maxime avait eu des siècles pour apprendre à reconnaître une situation dangereuse et une qui ne l’était pas. Des siècles pour reconnaître des gens dangereux et des siècles pour reconnaître des gens inoffensif. Un homme fit son apparition et un groupe de jeunes quitta la salle des expositions, visiblement gêné par le nouveau venu. Maxime tâcha de na pas y faire trop attention. Il y avait parfois des gens étranges, mais il ne fallait pas pur autant s’ne faire… Du moins, c’est ce qu’il croyait. Il reconnaissait les sorciers quand il en voyait, lui-même était la résultat d’une expérience sorcière. Il ne l’avait jamais oublié. L’homme passa à l’acte et Maxime fondit sur le jeune homme intéressé par son tableau, évitant de justesse un objet lancé en sa direction. Il ne chercha pas à savoir quoi, l’homme lui en voulait visiblement. Les gens avaient commencés à paniquer et à hurler dans tout les sens. Maxime fit un grand geste vers la sortie et s’écria :

Tout le monde sort !

Il avait hurlé. Pour la première fois depuis… des lustres. Maxime hurlait rarement. Le sorcier ne s’arrêta pas là et Maxime remarqua alors que le jeune homme était toujours là. Il lui posa une main sur l’épaule et s’adressa à nouveau à lui.

Que faite vous encore ici vous ?

Ce n’était pas méchant ; mais dans la voix de Maxime, on pouvait entendre une certaines surprise.
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MessageSujet: Re: « Peinture et bataille ne sont belles qu’à distance. » | Maxime S. Ross.   Dim 27 Oct - 15:39

Il est convaincu que le monde change, que la vie propose des épreuves mais qu'on peut rester soi-même et triompher de ces épreuves. En fin de compte, les souffrances font partie de l'existence, elles ne peuvent pas nous être épargnées mais elles valent cent fois mieux que des moments insipides, elles sont le prix à payer pour affirmer ce qu'on est et accomplir ce qu'on a décidé.
Nice to meet you


Jamais auparavant Misha avait éprouvé tant d'émerveillement pour cet art qu'est la peinture. Jamais il ne s'était rendu dans ce genre de galerie, jamais depuis longtemps il avait ressenti cette admiration pour ces toiles exposées, éveillant chez lui cette curiosité à comprendre la peinture, leur message caché. Cette morale ainsi révélée, proposait, pour les oeuvres de Maxime, une vision du monde bien cernée, parfaitement comprise, que ce soit dans les tempéraments, les comportements que les débordements que ce gouvernement tentaient tant bien que mal de cacher.

- Vous faites un travail merveilleux.

A ce compliment que venait de faire Misha au peintre, un sourire se dessina sur son visage clair.

- Merci, j'y ai passé beaucoup de temps.

A ces quelques mots, Misha s'approcha plus encore de la toile qui lui faisait face et constata le travail, le temps qu'avait du passer Maxime à peindre toutes ces oeuvres. Un temps fou que n'aurait pu s'offrir Misha lui-même. Enfin il était clair qu'il ne faisait pas le même travail, que leur temps ne servait pas aux mêmes causes. Car oui, ce sont des causes, si Maxime cherche à s'exprimer sur le monde qui l'entoure par le biais de l'art, de la peinture, Misha lui intervient directement sur les lieux. Si l'un tenait le pinceau, le second empoignait le revolver. Ils sont pareils, chacun dénonce ces malfaisances et font de leur mieux pour y remédier.

- Enchanté donc, je suis Maxime Ross. Prononça le jeune homme, souriant.

Misha se posta devant le peintre, affichant lui aussi, son plus beau sourire. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas tissé de réelles conversations avec des êtres humains. Il avait plus l'habitude de se renseigner auprès de passants sur de drôles d'événements qui s'étaient produits, tel un détective bien mystérieux, agissant seul face au mal.

- Enchanté, Misha Stevenson, j'ai emménagé il y a peu de temps dans le quartier français qui prolonge la rue, un peu plus haut et j'ai été simplement émerveillé par ce tableau que vous exposez dans votre vitrine.

Misha prétexta un emménagement récent pour ne pas éveiller les soupçons du jeune homme à son égard. Pourquoi ne l'avait-t-il jamais vu dans le quartier ? Pourquoi était-il si renfermé, seul ? Toutes ces questions, Misha voulait éviter d'y répondre, simplement.
Maxime semblait réfléchir, mais une mine curieuse s'afficha sur son visage, il croisa les bras sur son torse puis reprit :

- Qu’est ce que je peux faire pour vous ?

Misha allait formuler sa question, qui portait tant sur sa composition, son interprétation que son prix mais le visage du peintre qui lui faisait face changea subitement. Il sembla inquiet, son regard, balaya la salle, l'air devint plus pesant, comme si la climatisation de la galerie n'était plus assurée. Les yeux de Misha restèrent cependant plongés dans ceux du peintre, il y cherchaient les signes, les craintes que pouvait refouler Maxime. Car l'expérience du jeune homme faisait de lui un véritable chasseur, tant observateur, qu'acteur.
Misha décela rien du peintre mais tourna son regard vers l'entrée en même temps que lui, un homme grand, portant une longue veste de cuir sombre était posté devant eux. Il ne faisait pas attention au monde qui l'entourait, ni même à Misha mais à Maxime. Le jeune homme semblait terrifié mais pas surpris. Il était clair pour le jeune chasseur qu'il s'agissait là d'un sorcier. Ce dernier ne perdit pas de temps et lança un objet tranchant dans la direction du peintre qui ne perdit pas une seconde pour sauter sur Misha, s'écrasant au sol et évitant de justesse, la lame qui finit sa course dans l'une des toiles exposées.
Les gens paniquaient, hurlaient même, s'agitant sans comprendre ce qui leur arrivait. Maxime prit un air plus sérieux encore et s'écria férocement :

- Tout le monde sort !

Sur cette directive, les quelques gens présents, sortaient en courant, à l'extérieur de la galerie, l'homme n'empêcha pas les sorties, ne fut distrait par aucun bruit, aucune personne, tout son être se portait sur Maxime. Mais que lui voulait-il ? Misha hésita un instant à sortir, croyant que le jeune homme savait quoi faire mais décida de rester, d'aider au mieux ce peintre et assurer la sécurité du tableau qu'il désirait tant.

Que faite vous encore ici vous ? Hurla Maxime, plissant les yeux.

Misha fut surpris d'entendre sortir de la bouche de cette personne un tel hurlement. Cela paraissait rare.
Le sorcier présent avança, lança d'autres lames coupantes, Misha devait protéger cette personne, au risque de le voir mourir sous ses yeux. Pour cela il devait révéler sa véritable identité mais quelle importance s'il sauvait une vie.

- Je suis chasseur, je reste. Lança Misha. Que vous veut ce sorcier ? Continua-t-il.

Le sorcier sembla plus en colère encore, quelle rage animait cette créature des ténèbres, comment était-elle parvenue jusqu'ici. Ces questions torturaient l'esprit de Misha qui esquivait les lames lancées, en compagnie de Maxime. Il roulait au sol, se cachait derrière les poutres aidant au maintient du bâtiment. Misha fut assez surpris de l'agilité dont faisait preuve Maxime. Cela n'était pas humain.

Lorsque le sorcier lança sa dernière lame, un silence plana quelques instants dans la salle.  On entendait la respiration forte de Maxime et Misha, mais aucun bruit venant du sorcier. Ce dernier sortit patiemment un revolver de sa ceinture et tira deux balles sur un mur. Le bruit résonna dans la galerie et fit comme des échos.

- Tu ne m'échappera pas cette fois. Cracha-t-il, cruellement.

Misha fit de même et sortit de sa veste son arme, il fixa un instant Maxime, puis précipitamment sortit de derrière la poutre et tira trois coups de feux, aucune balle ne touchèrent le sorcier qui surpris par la présence d'un autre revolver, se cacha lui aussi derrière une poutre. Qu'allait-il se passer, Misha n'avait qu'un chargeur, le sorcier certainement plus.

- Que faisons nous ? S'écria le jeune homme, tirant sur les murs, essayant d'effrayer au plus le sorcier, espérant qu'une balle perdue touche cette abomination.

- Un chasseur ? Je vous tuerais tous les deux alors. Lança le sorcier, d'une voix rauque.
 





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MessageSujet: Re: « Peinture et bataille ne sont belles qu’à distance. » | Maxime S. Ross.   Lun 28 Oct - 18:50

Maxime regarda d’abord le gamin avec stupéfaction, puis avec admiration, puis, son visage afficha un grand sourire quand un magasine vint valser en sa direction. Il l’évita de peu et se ratatina derrière une sculpture de l’autre artiste qui exposait avec lui. Il attrapa le dénommé Misha et le tira vers lui avant qu’une nouvelle explosion lui fasse sauter la tête.

Chasseur hein ? Chasseur de quoi au juste ?

Car oui là, le jeune homme avait piqué au vif sa curiosité qui semblait éteinte jusque là. Il le regarda alors sans comprendre, un silence de mort était retombé dans la salle après que le sorcier eu lancé une dernière lame. Maxime avait régula sa respiration, son cœur battait à cent à l’heure et le fait que son autre vie soit celle d’un volatile n’arrangeait en rien les choses. Que lui voulait ce sorcier ? Il n’en avait franchement aucune idée. Ou, il devait le confondre avec quelqu’un ou alors, il savait ce qu’il était et le voulait pour une raison… inconnu. Nan franchement, ce n’était même pas son créateur, que voulait cet homme ? Sa voix rauque retentit et Maxime ferma les yeux n instant, Misha toujours à ses côtés. Le sorcier sortit un revolver et Maxime fut pour le moins surpris lorsque son admirateur fit de même et tira trois balles en direction du sorcier. Rien. Bon, ils étaient mal barrés.

Que faisons-nous ? Très bonne question mon cher ami. Nous fuyons.

Oui, parce que pour Maxime c’était simple. Sauf qu’il n’avait pas vraiment réfléchis, pour Misha, cela allait être beaucoup, beaucoup moins simple. Et maintenant que le sorcier s’intéressait aussi à lui. Super. Et le type voulait les tuer. Vraiment génial. Maxime regretta presque d’avoir exposé. « Bon, revenons à nos affaires, tu peux t’enfuir, mais pas lui. Cool. Super. Géant ! » Et comme à chaque fois, la peur, la crainte de Maxime grandissait en son être. Et sa peur était contagieuse, de tout temps elle l‘avait été. Misha devait le sentir et il devait aussi stresser de son côté.

Enfin, fuir… Heu… Ça va être assez compliqué en fait. Je pourrais fuir et vous laisser seul mais je n’ai pas envie, vous m’avez l’air sympathique comme garçon. Mais en même temps… Vous savez quoi ? Suivez-moi, soyez discret. Il y a une autre galerie à l’étage, il n’y a personne normalement. Souffla Maxime.

Il n’était pas sûr de son coup, mais il entendait les pas du sorcier qui contournait les poteaux de fondations un à un. Il se leva, pas en entier car Maxime était un homme de grande taille, et fit signe à l’autre de le suivre. Il se faufila derrière les poteaux un à un. Il regarda le chemin, plus quelques mètres ne les séparaient de l’escalier menant à l’étage. De là haut, il pourrait le semer, le piéger, bref, s’en débarrasser, ils seraient nettement moins exposés qu’au rez-de-chaussée. Il regarda en direction de Misha, il avait l’air prêt. Il se leva d’un coup et couru en direction du grand escalier de bois sombre. Sauf que Maxime était Maxime. Et que Maxime avait la poisse. Ils arrivèrent en haut des marches et ce dernier éternua.

Oups… Misha ? Courez !

Le sorcier les avaient enfin vu, il fronça les sourcils et couru en leur direction, tirant toute les balles de son arme. Maxime et Misha arrivèrent alors dans une grande galerie qui ressemblait plus à un labyrinthe d’art qu’autre chose. Maxime avait un plan. Il y avait une œuvre qui était un labyrinthe. Il y avait trois voix. Deux mauvaises, une bonne. Maxime était ami avec l’artiste l’ayant bâti, il connaissait la bonne voix. Il suffisait juste de le paumer à l’intérieur. Et ils pourraient ressortir vite fait bien fait, et toujours vivants en prime. Il sentit son cœur faire un nouveau bond lorsqu’il entendit les hurlements du sorcier furibond. Vite, il fallait faire vite. Il expliqua rapidement son plan à son nouvel acolyte et fonça droit vers l’entrée de droite. C’était la bonne, les plans de l’œuvre lui revenaient à présent. Qui aurait cru qu’une galerie pourrait abriter une œuvre aussi immense ?

Au pire des cas Misha, vous fuyez, je saurais comment faire diversion. Mais fuyez si notre plan échoue.
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« Peinture et bataille ne sont belles qu’à distance. » | Maxime S. Ross.

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