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 Après la pluie le beau temps. | Isis Whitfield.

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MessageSujet: Après la pluie le beau temps. | Isis Whitfield.   Sam 26 Oct - 14:59

Il est convaincu que le monde change, que la vie propose des épreuves mais qu'on peut rester soi-même et triompher de ces épreuves. En fin de compte, les souffrances font partie de l'existence, elles ne peuvent pas nous être épargnées mais elles valent cent fois mieux que des moments insipides, elles sont le prix à payer pour affirmer ce qu'on est et accomplir ce qu'on a décidé.

雨过天晴


Quelques jours déjà que Misha était de retour de New York. La chaleur de la Louisiane l'avait manqué et ces changements conséquents de températures le marquait physiquement. Le jeune homme avait comme des brûlures qui apparaissaient sur ses mains, ses bras. Ce n'était que passager mais il savait qu'il en aurait d'autre.
Il n'était pas rentré seul cette fois-ci, dans les rues de l'ancienne capitale, Misha avait fait la rencontre d'une jeune femme blonde, qui, prise au piège, l'avait secouru et sortit de ce cauchemar, de cette prison de glace. Elle trouva une maison qui bordait la forêt et dont elle avait fait l'acquisition à son arrivée. Bien que séparé d'elle à présent, Misha ne pouvait s'empêcher de garder un oeil sur elle, de la savoir en sécurité. Seulement, plusieurs questions le torturait depuis cette nuit. Pourquoi se trouvait-elle là-bas ? N'était-elle pas au courant du danger qui fait rage ? Cherchait-elle quelque chose ou quelqu'un ? Toutes ces interrogations, il ne pouvait les supporter et s'était dit qu'il irait lui rendre visite d'apparence amicale mais qui sous ce masque souriant et rassurant, chercherait des réponses.
C'est dans cet esprit qu'il sortit de chez lui, le sourire aux lèvres, il restait malgré tout content de la voir à nouveau. Dans l'allée principale du Quartier Français où logeait Misha, deux kilomètres le séparait de la lisière de la forêt et par conséquent, d'Isis. Il marchait, jetant un oeil sur les vitrines des boutiques, antiquaires et autres commerces qu'il longeait. Lorsqu'il passait devant un bar, une musique d'ambiance se faisait entendre, signe qu'il était ouvert.
Misha continua sa route, ne salua personne sur son chemin, il avait pour habitude de rester confiné dans son appartement, et ne sortait que la nuit, au regard unique de la lune pour aller chasser, pister, traquer un sorcier, un métamorphe... Il était donc rare de le voir en journée, marcher, se balader, parler avec d'autres habitants.
Le jeune homme déboucha sur une clairière quelque vingt minutes plus tard, il arrivait, d'un pas ferme et sûr. Cet endroit était un petit paradis, la nature environnante était chatoyante, le jeu d'ombre et de lumière sur ces buissons et arbres semblait rythmé par le soleil et la chaleur se faisait moins pesante. Lorsqu'il traversa le premier filet d'arbres, plusieurs masures qui ressemblaient plus à de spacieux chalets étaient déjà visibles. Misha savait quelle était la maison appartenant à Isis, il le savait depuis qu'elle avait acheté.
Il hésita malgré tout entre deux maisons qui se ressemblaient fortement et qui se trouvaient côte à côte. Il opta pour la mauvaise, s'en approcha et toqua. Aucune réponse. Il fit le tour de la propriété, jeta un oeil par la fenêtre. Misha vu une chose qui le dérouta au plus haut point. Un hôtel. Des bougies. Plusieurs amulettes et un grimoire.

- Elle ne peut pas être l'une de ces sorcières. Pensa le jeune homme, n'y croyant pas.

Il essaya d'entrer, les portes étaient verrouillées, il repasserait, se renseignerait. Lorsqu'il descendit les marches qui séparaient la maison de la sorcière encore inconnue du chemin de terre, il tourna son regard en direction de la seconde propriété qui lui faisait face. Au travers d'une des vitres, Misha aperçut Isis, assise dans un canapé. Quand il se rendit compte qu'il s'était trompé de maison, que la jeune femme qu'il avait secourut n'était pas l'une de ces infâmes créatures, il fut soulagé et s'en alla à la porte de la masure où habitait réellement,  véritablement Isis. Il toqua et attendit, les bras croisés.



made by pandora.
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MessageSujet: Re: Après la pluie le beau temps. | Isis Whitfield.   Dim 3 Nov - 2:35

And then something happened, I let myself go, in total oblivion of myself overwhelmed by the night silence and fullness. I found freedom. Losing all hope was that freedom.
Misha & Isis


"Tout est flou autour de moi... Seule au fond d'un océan ,morte et délaissée, je sens que mon corps s'enfonce lascivement dans les abysses ténébreuses. Seule mon regard fixe la surface et la lumière semble s'éloigner au fil de ma chute. Je suis glacée jusqu'aux os et à des milliers de kilomètres de chez moi, j'avance... Mon esprit est torturée par des idées malsaines, morbides. Des corps s'effondrent à mes côtés et partout se mouve la mort, implacable avec son sourire aux lèvres. Je veux sentir la douleur au plus profond de mon être, le sang sur mes lèvres me laissant un gout amer dans la bouche. Je me sens vide, abandonnée et ce souffle glacial me brise en mille éclats. Je n'arrive plus à me souvenir de rien, ma mémoire aspiré en même temps que mon corps dans les profondeurs de l'océan. Je n'arrive plus à me rappeler ton visage..."
Soudainement ,je me relève de mon lit en sueur les yeux grands écarquillés et le coeur battant à mille à l'heure. Ce n'était qu'un cauchemar ,calme toi Isis! Je m'écroule sur le matelas m'attrapant la tête dans les mains à cause d'un mal de crane carabiné. Mon Dieu qu'est ce que je pouvais être bizarre parfois! Ce rêve je le faisais tous les soirs ,comme un rituel malsain exprimant toutes mes phobies les plus profondes... Et cela me rendait malade. C'était comme à chaque nuit, mon cerveau déconnait soudainement et je restais en mode bug. C'était invivable! Est ce que je devrais me confier à quelqu'un ? Non je pense pas. Et surtout pas à mon psychologue qui n'était autre que mon petit ami enfin si on pouvait qualifier notre relation plus qu'étrange ainsi. Bref il me trouverait encore plus zarbi que je le suis déjà à ses yeux.

Je me relève chassant ses pensées quelconques et descends au rez de chaussée dans un élan d’énergie. Je me dirige vers la cuisine plus précisément vers un placard. J'ouvre la porte de ce dernier et découvre tous les médocs liés à mon traitement. De l'aspirine vite! J'attrape les bocaux un par un et les jette par dessus ma tête jusqu'à trouver le bon. Je gobe deux pilules sans sourciller puis bois un verre d'eau pour passer le tout maintenant le temps fera le reste. Je remonte avec lenteur dans ma chambre pour m'habiller un peu plus décontracté et enfile un jean et un t-shirt déchiré. Je me coiffe ,me décrasse et me maquille légèrement. Voilà au moins déjà je ne ressemblais plus à un mort vivant. Je redescends dans le salon et m'étale sur le canapé . Encore une journée banale digne de mon quotidien de plus en plus lassant. J'allais certainement encore errer entre les bouquins et la télé , pour investir le vide dans ma vie par les seuls hobbies qu'il me restait. Peut être même que je ferais du piano si l'envie m'en prend! Au moins cela aura le don d'éclairer cette fichue journée qui avait mal commencé.

Pendant des heures, je m'évertues à m'occuper pour passer le temps et finalement je finis par me poser sur le canapé avec un thé en guise de boisson. J'avais besoin de calme ! Et observer à travers la baie vitré le monde extérieur était la chose la plus intéressante que j'avais trouvé à faire. A l'extérieur, les arbres happés par le vent se mouvaient au rythme de ce dernier laissant quelques fois les feuilles ,qui se logeaient au creux de ses branches, s’essoufflaient et s'envolaient au grès de la brise de tel sorte à s'écraser quelques mètres plus loin. De même que les plantes subissaient les rafales tentant en vain de garder leurs pétales. Mère nature était d'une beauté qui me laissait sans équivalent comme à son habitude et c'est elle qui nous montrait le plus beau spectacle de l'univers après tout , sa création. Aspirée par la beauté de celle ci, les tapements à ma porte me réveille soudainement. Qui cela pouvait-il bien être ? Je me lève posant ma tasse encore chaude sur la table basse et me dirige à la porte ,ouvrant cette dernière avec méfiance. Un large sourire s’incruste sur mon visage lorsque je reconnais le joli minois de Misha et ni une ni deux, je lui saute dans les bras dans un excès de joie.

"Mais qu'est que tu fais là! Vas y entre!"

Je lui ouvre la porte l'observant de dos et d'un bras accueillant lui offre l'opportunité de découvrir ma demeure. Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas vu beh depuis cet incident. Bon pour faire court, Misha m'a sauvé la vie alors que je m'étais égarée dans la vieille capitale. Pour quelle raison étais je là bas? Je ne m'en rappelle plus comme si mes souvenirs avaient été erronés sur cette période. Mais une chose est clair sans lui je ne serais plus de ce monde alors je lui étais plutôt redevable;

"Alors explique moi les raisons de ta présence. Une simple visite de courtoisie ou une visite intéressée? "

Je lui adresse un sourire amical avant de le rediriger dans le salon lui proposant de prendre place et je remarque sur ses mains quelques marques de brûlures certainement du certainement au changement de climat soudain entre New York et la Louisiane. Moi aussi il m'avait fallu quelques jours pour m'adapter à la chaleur de ces lieux...
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