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 Demolition Lovers [PV]

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↳ Age du Personnage : 31 ans, âme de 779 ans
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MUSE - dead inside | THRIVING IVORY - flowers for a ghost | PLACEBO - battle for the sun | HURTS - stay | THE KILLERS - human | BON JOVI - we weren't born to follow | EPICA - the phantom agony | ADELE - turning tables | SWITCHFOOT - thrive | TIRED PONY - get on the road | THE CIVIL WARS - poison & wine

↳ Citation : « L'enfer c'est moi. Ce sang qui inonde mes veines, cette chair qui harnache mon squelette, cette cervelle qui s'embrouille. Ces pulsions, désirs impérieux, douloureux, qui commandent mes actes. »
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MessageSujet: Demolition Lovers [PV]   Sam 26 Oct - 17:23

Hand in mine, into your icy blues. And then I'd say to you we could take to the highway. With this trunk of ammunition too. I'd end my days with you in a hail of bullets. I'm trying, I'm trying. To let you know just how much you mean to me. And after all the things we put each other through and. I would drive on to the end with you. A liquor store or two keeps the gas tank full. And I feel like there's nothing left to do. But prove myself to you and we'll keep it running. As days fade, and nights grow. And we go cold. As lead rains, will pass on through our phantoms. Forever, forever. Like scarecrows that fuel this flame we're burning. Forever, and ever. Know how much I want to show you you're the only one. Like a bed of roses there's a dozen reasons in this gun. And as we're falling down, and in this pool of blood. And as we're touching hands, and as we're falling down. --------------------------------------
Until the end
until this pool of blood

Elle s’était surprise à hésiter l’espace d’un instant, les muscles broyés par l’envie viscérale de rebrousser chemin. Les inscriptions monstrueusement grandes indiquant le nom de l’Hôtel Overlook clignotaient de manière effrayante, comme une invitation muette et ensorcelante à y entrer. Dérangeante et saisissante, la demeure rongée par les siècles semblait avoir étrangement repris du poil de la bête. Magistrale et imposante, inspirant le respect et insufflant le désir de s’y réfugier aux entités qui pouvaient se presser aux alentours. Plus captivante de nuit que de jour, où elle semblait comme recroquevillée sur elle-même, sous les assauts du lierre qui emprisonnait les façades vieillies. Ce n’était pourtant pas la sombre bâtisse qui l’inquiétait, ni elle ni ses fantômes. Non, ce qui faisait tambouriner son palpitant à perdre haleine était la perspective de L’y retrouver. Les vieilles rengaines continuaient de marteler son crâne, même si elle s’efforçait de mettre sa rancune et ses angoisses en sourdine depuis des mois.

« - Attends-moi là. »
Souffla-t-elle au husky qui la suivait, et qui n’était en apparence plus un chiot que dans sa tête tant il avait pu grandir. Il ne broncha pas, se coucha à même le sol avec un léger grognement de paresse. Toujours mieux là que chez eux, où il avait pris la fâcheuse habitude d’extérioriser sa crainte de l’isolement en déchirant et en grignotant tous les tissus, caoutchoucs et meubles à sa portée. Elle ignora royalement le mauvais pressentiment qui lui tordait outrageusement l’estomac, lui ordonnant de passer son chemin sans davantage s’attarder. Gravissant les spectaculaires marches en pierre avant de franchir la large porte d’entrée aux dorures rouillées. Et de s’engouffrer à l’intérieur, pour mieux s’imprégner de l’ambiance à la fois lugubre et envoutante. Les morts se mêlant aux vivants. La musique pénétrait dans ses tympans, les assourdissait pour mieux mettre son esprit en veille. La lumière tamisée reposait ses rétines tandis que les effluves entêtants de l’alcool et du tabac s’insinuaient au creux de ses narines. Elle se fraya un chemin au milieu des danseurs, attrapa au passage un verre de vin rouge en croisant un serveur avant de verrouiller du regard sa ‘proie’. Il ne lui avait fallu que quelques minutes pour repérer son séduisant cousin. Un peu trop captivé à son goût par la créature sensuelle dressée à ses côtés, dans une tenue sulfureuse qui ne laissait que peu de place à l’imagination. Semblable à du liquide en fusion, son sang n’avait fait qu’un tour. Bouillonnant dans ses veines, il faisait fourmiller son corps de frissons haineux désagréables. Bien moins confiante que sa démarche féline ne le laissait paraitre, elle réajusta légèrement les pans de sa robe noire avant de rompre la distance qui la séparait du couple de fortune. Délibérément, elle bouscula la jeune femme, renversant avec une fausse maladresse le contenu écarlate de sa boisson sur elle. Ruinant ainsi sa tenue digne selon elle d’une catin des bas fonds, avec pour sa défense tout le manque d’objectivité qu’on pouvait lui prêter.

« - Oh pardon, ce que je peux être maladroite ! »
Susurra-t-elle à l’attention de l’enjôleuse, un rictus carnassier et ô combien hypocrite dévoilant furtivement ses canines. Les notes caressantes de sa voix tranchaient néanmoins sévèrement avec l’éclat polaire de ses deux icebergs. Assassins prêts à la liquéfier sur place à la moindre protestation. La poupée le comprit rapidement, ouvrit la bouche pour l’incendier avant de se raviser et de s’éloigner docilement pour aller se nettoyer. La sorcière attendit qu’elle se soit suffisamment éloignée pour se tourner vers Lui, furibonde. Mais malgré tout amusée d’avoir si facilement domestiqué Sa groupie de pacotille. « - Ça va, tu ne t’ennuie pas trop à ce que je vois. Quelques minutes de retard, et tu trouve déjà le moyen d’avoir une chienne en chaleur collée à tes basques. » Persifla t’elle avant d’émettre un lourd soupir, sans feindre la possessivité maladive qui l’animait. Un frisson glacial la frôla à peine sa phrase achevée, empreint des relents de la mort qui rodait partout autour des convives.  Murmures pénibles, respirations à peine audibles venues se faufiler jusqu’à ses oreilles écorchées. Monstres perceptibles s’affairant à l’observer et à la juger, alors que le plancher de l’étage juste au dessus d’eux n’avait de cesse que de grincer. Éclipsant sa précédente déconvenue tant ils la mettaient mal à l’aise. Frigorifiée par en dedans comme par en dehors, elle se glissa instinctivement contre Lui. Se rassérénant de Sa chaleur animale, alors que ses doigts libres se crispaient sur Son avant-bras et que ses dents attrapaient le lobe de Son oreille dans un mordillement espiègle.

« - Drôle d’endroit pour faire une fête. Toi qui a horreur des cadavres ambulants, tu serais servi si tu partageais mon essence. »
Ce ne fut qu’un murmure, avant qu’elle ne pose son verre sur une table à proximité et n’attrape Son poignet. L’emmenant loin de l’agitation de la salle de bal, et de ses multiples miroirs aux reflets dérangeants. D'humeur aguicheuse. Elle L’entraina dans l’escalier, ne se retourna vers Sa silhouette svelte qu’une fois perdus dans un immense couloir. Esseulées, ses lèvres se fracassèrent contre les Siennes avec une passion dévorante. Étouffant de la sorte les protestations éventuelles qui auraient pu s’échapper de Ses lippes. Électrisée, les reins réduits à des cendres fumantes, son bassin épousa le Sien avec langueur. Ses ongles s’agrippaient à Sa nuque, s’enfonçaient dans Sa chair avec une douce violence. Rejetant aux affres de l’enfer colère et jalousie, pour se laisser consumer toute entière par le brasier détruisant ses entrailles avec perfidie. Elle le savait pourtant. Qu’Il la repousserait au comble de la frustration, dépassé par des blocages inconscients. Mais elle parvenait désormais à s’en moquer. A profiter simplement du contact grisant et précieux de Sa peau contre la sienne, devenu affreusement rare après la rupture du contrat les liant depuis l’enfance.

Sans même s’en rendre compte, elle recula contre une porte, ne put réprimer un léger râle de douleur lorsque son dos se heurta brutalement au marbre de la poignée. Sa main tâtonna à l’aveuglette, ne rencontra pas de résistance pour leur permettre d’entrer dans ce qui ressemblait à une chambre. Ses prunelles d’acier ne s’y attardèrent pas vraiment, les paupières douloureusement closes alors que sa langue continuait de meurtrir celle de son amant. Empreintes d’une curiosité malsaine, ses phalanges se coulèrent sous Sa chemise lorsqu’ils basculèrent sur le matelas. Ses jambes se placèrent de part et d’autre de Ses cuisses, les enserrant avec force alors que son visage s’éloignait enfin du Sien. Une moue mutine et corruptrice accrochée à ses traits de porcelaine, Le dominant de sa hauteur, elle défit les derniers boutons dissimulant Son torse. Les serpents se firent caressants, se posèrent d’abord sur la boursouflure creusée par l’anneau d’argent logé autour de Son cou. Elle fronça légèrement les sourcils, inquiète que Sa carcasse résiste visiblement si mal au traumatisme qu’Il s’infligeait. Avant que ses pupilles claires ne butent contre une vilaine marque plus bas, grossièrement cicatrisée. Elle en esquissa fébrilement les contours, comme taillés à la hache.

« - C’est nouveau ça, non ? »
Se résigna-t-elle à demander après un instant d’incertitude. Se mordant l’intérieur de la joue avant de formuler ouvertement un reproche. « - Tu aurais du venir me voir, j’aurais arrangé les dégâts... » La voix pressante, remplie d’interrogations muettes, elle était loin de s’attendre au cataclysme que son interruption allait engendrer.

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MessageSujet: Re: Demolition Lovers [PV]   Dim 27 Oct - 21:02


« - Je peux ? » Ce qui aurait dû être une question anodine et un brin naïve, prenait des airs d’invitation sensuelle tant la voix avec laquelle elle avait été prononcé était aguicheuse. Un sourire et un signe de tête en guise de réponse. Ainsi qu’une œillade scrutatrice qui détailla la jeune femme dans les moindres détails. Il se mordit la langue, chassa de son crâne dérangé les pensées malsaines venues s’y glisser et reporta son attention sur l’assemblée devant lui en vidant d’une traître le verre qu’il tenait entre ses doigts crispés. Elle laissa le silence planer entre eux, elle aussi visiblement conquise par le spectacle qu’offraient les danseurs sur la piste. Le temps de quelques battements de cœur avant de relancer la conversation. Il eut pendant un temps l’envie de s’éloigner, la planter là en lui balançant qu’il était pris et qu’il se foutait pas mal de ses déboires et autres affaires sans grand intérêt. Trop vulgaire à son goût. S’il devait perdre son temps dans des conversations inutiles et ensuite s’attirer les foudres de celle qu’il attendait, ce ne serait certainement pas avec elle. Il parcourut la salle du regard, crispé au possible, ne prêtant qu’une oreille aux paroles de sa voisine. Une discussion à sens unique, qui n’obtenait que des hochements de tête et d’infimes marques d’amusement. Elle dû le prendre pour un sourd, ou se dire que la musique couvrait sa jolie voix, et en profita pour se rapprocher. Et effleura son bras, désespérément replié contre sa poitrine. Le contact, à mi-chemin entre le déplaisir et l’attirance, fit courir des frissons sous les doigts de la demoiselle. La bienséance commençait à abandonner le navire, et malgré des regards un peu trop attirés par le décolleté plongeant de la demoiselle, il s’apprêtait à gentiment l’envoyer balader. Quand enfin, il aperçut du coin de l’œil celle qu’il cherchait. S’il s’était permis d’inspecter la pot-de-colle lorsqu’elle se glissa près de lui, il dévora littéralement du regard celle qui s’avançait dans leur direction. Il se fit violence pour ne pas rire, et envenimer encore un peu plus la situation. En fin de compte, il aurait mieux valu pour sa tenue que je la vire de suite… Suivant la demoiselle du regard avant de reporter son attention sur Cora. « - J’ai toujours aimé être entouré, tu le sais pourtant. »  Lâcha-t-il dans un souffle, plaisantin au possible pour ne pas se retrouver dans une situation plus embarrassante.  « - Et ton retard, rend ton entrée encore plus fracassante, tu es sublime. »  Le compliment lui parut affreusement ridicule une fois qu’il eut franchi ses lèvres. Sa présence le rassurait, calmait son irritation pour faire glisser dans ses veines une douce torpeur. Calme apparent, soufflé par la froideur de Ses doigts contre peau. Il fronça les sourcils, laissa ses doigts se nouer autour des Siens pour l’attirer encore un peu plus contre lui.

Froideur communicative, Ses simples paroles firent courir le long de son échine des doigts de glace fortement déplaisants. « - Il fallait bien trouver une salle de libre… »  La suite de sa phrase resta coincé dans son gosier. Il se laissa entraîner, sans répliquer. Intrigué par Son comportement, il oublia toutes ses interrogations une fois la dernière marche gravit et la saveur de Sa bouche contre la sienne. Sulfureuse au possible, il ne se fit pas prier pour entrer dans la danse. L’emprisonnant dans l’étau de ses bras, ses phalanges aventureuses frôlant l’indécence. Il s’était montré réticent au début, peu enclin malgré un désir viscéral à se perdre dans de tels élans lubriques tout en sachant pertinemment qu’ils ne feraient que déboucher sur une violente frustration. Pour Elle, comme pour lui. Et quand il se voyait maintenant, à répondre avec une telle passion au moindre de Ses gestes, elles étaient bien loin ses hésitations. La porte franchit, le nouveau décor dans lequel il se trouvait ne l’intéressa même pas. Seuls quelques relents morbides se frayèrent un chemin jusqu’à ses narines, effaçant le temps d’un battement de cils les notes enivrantes de Son parfum. Il y avait quelque chose de franchement lugubre dans cette baraque, et malgré la chaleur qui ravageait sa peau, il se surprit à frissonner d’angoisse. Un mauvais pressentiment vint se glisser sur sa langue, avant que la Sienne ne revienne la frôler. La tension devenait électrique, étouffante au possible. Il laissa un râle s’échapper de sa gorge sèche quand Elle abandonna ses lèvres. Manifestant aussi un infime agacement, orgueilleux un brin insatisfait de se retrouver ainsi dominé. Bien que la vue soit des plus agréables. Ses doigts se posèrent sur Ses cuisses, sous le tissu sombre qui remonta sur Ses hanches pour qu’il puisse goûter à la douceur de Sa peau. Les frissons se firent plus forts, cinglants quand la brûlure sur sa poitrine lui irradia le cœur. Il ne le supportait pas, ce maudit métal. Souffrait comme un dément mais s’échinait pourtant à conserver le bijou le plus près possible de son pauvre cœur. Eternel masochiste, il continuait de s’accrocher à des promesses depuis longtemps oubliées. En avait vu l’éclat revivre lorsque la réconciliation tant attendue entre eux était enfin arrivée. Caresses brûlantes, lascives au possible qui s’arrêtèrent net lorsque la question claqua dans l’air. Interdit, il plongea son regard dans le Sien, essayant de remettre de l’ordre dans ses pensées pour trouver quoi répondre à la question qui fâche et au reproche.

«  - Si je devais venir te voir à la moindre éraflure, tu finirais à court de magie. »  Les dents serrées, son ton se voulait léger. Rendue rauque pas le désir tiraillant ses entrailles, sa voix se vrilla sur la fin de sa phrase. Sonna étrange même à ses propres oreilles. Et lui balancer qu’il devait cette nouvelle balafre à Sa chère sœur, n’était pas la chose à faire. Surtout pas maintenant. Qu’ils soient incapables d’aller jusqu’au bout de leur petit jeu par sa faute, était une chose. Qu’ils y mettent un terme à cause de la cousine envahissante en était une autre, et ça, il ne le supporterait pas. Nerfs à fleur de peau qui craqueraient si le sujet venait à se retrouver sur le devant de la scène. La plaie sur son ventre l’horripilait, lui rappelait constamment une confrontation qu’il brûlait d’oublier.  Pour ravaler sa haine, et cette rancœur corrosive afin de ne pas faire quelque chose de vraiment stupide. Une seconde fois. « - C’est rien, oublie ça. »  Le murmure mourut contre Sa gorge, alors qu’il s’était redressé. Apposant ses lèvres contre Son cou, ses doigts reprenant leurs manèges sur Sa cuisse. Son autre main s’était glissée dans Son dos, renforçant l’étreinte. Ils firent glisser une première bretelle sur Son épaule, dévoilant encore un peu de satin pour que ses lèvres puissent y apposer de nouveaux baisers brûlants. Il avait rangé l’intermède fâcheux dans un coin, l’envoyant valser le plus loin possible avec le fol espoir qu’il ne reviendrait pas sur le tapis. Ses hanches se glissèrent contre les Siennes, brusques et lascives. Par peur de La voir changer d’avis et remettre la question déplaisante sur le tapis, il se montrait plus langoureux et entreprenant que d’ordinaire. Accélérant les choses en se persuadant qu’il ne flancherait pas cette fois s’ils se laissaient le temps d’aller jusqu’au bout.

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MessageSujet: Re: Demolition Lovers [PV]   Ven 1 Nov - 14:24

J’ai toujours aimé être entouré… La plaisanterie avait un arrière-goût acerbe, indigeste. Corrosif. Pas suffisamment naïve pour croire que la pointe d’humour ne dissimulait pas une vérité incendiaire. Une fâcheuse tendance à se vautrer dans la luxure, qu’elle soit dans les parages pour combler Ses pulsions primaires ou non. Si elle espérait qu’Il se contentait de flatter son ego de mâle avec des paroles suggestives, des œillades indécentes et d’infimes frôlements, elle doutait constamment de Sa loyauté. Se faisait elle-même souvent violence pour ne pas franchir la ligne fixée lors de leur réconciliation, juste histoire de ne pas être le dindon de la farce en restant la seule fidèle. Les mots impurs lui éclataient à la gueule, saccageaient son esprit pour ne plus s’en déloger. Ils ricochaient contre son cœur pour mieux s’ancrer à sa chair, la marquer au fer rouge. Emboutissant un peu plus ce qu’ils avaient essayé de reconstruire maladroitement, sur les ruines de leur infortune. Obscurcissant et compromettant les perspectives d’un avenir à deux, qui ressemblerait à autre chose qu’à une éternelle bataille de chiffonniers. Parce qu’elle n’était néanmoins pas d’humeur à remuer le purin, elle préféra ne pas Lui tenir réellement rigueur des frôlements suggestifs surpris avec Mademoiselle feu aux fesses. Et parce qu’elle n’était qu’une femme, un sourire sincère se dessina naturellement sur ses traits lorsque Son compliment se glissa jusqu’à ses tympans. Rassurée qu’Il lui accorde clairement plus d’attention qu’à la potiche qui venait de les quitter, aux atouts physiques plus frappants et découverts que les siens. Plus vulgairement mis en valeur aussi, sans aucun doute. Elle ne pouvait plus se détacher de la noirceur de Son regard, véritable piège apte à broyer sa fierté et l’envie furtive de Le planter là.

« - Joli rattrapage. Au moins on peut dire que ça t’apprend des choses à ce niveau-là de cavaler partout. » Souffla t’elle, juste avant de l’entrainer vers l’étage supérieur. Insatiable comme si elle cherchait à rattraper les siècles perdus ou craignait qu’il s’évapore entre ses bras en l’espace d’un battement de cils. Elle en avait besoin, de se brûler de la sorte. De faire griller son crâne assailli d’idées noires chaque fois qu’elle songeait à tout le mal qu’ils avaient pu se faire. Happée par un désir sans cesse plus viscéral et dévorant. Sa respiration en devenait erratique, haletante. Malmenée par l’organe menaçant de briser ses côtes. Elle s’échinait à tester Ses limites, à se montrer plus sulfureuse pour faire céder la dernière barrière entre eux. Des frissons irrépressibles malmenaient l’ivoire de sa peau, gagnant en intensité alors que Ses doigts suaves remontaient le long de ses cuisses. De l’acide jeté sur ses reins, enflammant littéralement ses entrailles. Elle s’abandonnait entièrement à Ses caresses, lui en dispensait en retour. Elle ne croyait pas à la paix, mais ses plaies ouvertes paraissaient comme anesthésiées depuis leur trêve de fortune. Et si quelques saignements s’en échappaient encore, l’hémorragie était temporairement endiguée. Elle avait jeté aux orties sa rancœur et ses craintes maladives pour ne se raccrocher qu’à la sensation de bien-être qui la gagnait. Celle d’être entière, pourtant mensongère. Les rebords du trou béant formé dans sa poitrine se refermaient, remplissaient le vide d’un liquide moins amer que celui qui le comblait d’ordinaire. Et même si le leurre ressemblait à s’y méprendre à de l’arsenic, la saveur grisante de réconfort l’emportait sur le reste. Jusqu’à ce que la question et le reproche tacite claquent dans l’air, mécaniquement. Presque malgré elle. Le silence plana au dessus de leurs têtes comme une épée de Damoclès, trop pesant pour ne pas être suspect. Il fit l’erreur de se laisser engloutir par ses prunelles abyssales, et elle ne se fit pas prier pour en décortiquer la moindre nuance ombrageuse. Fébrile, elle L’avait vu ciller, hésiter. La mine subitement légèrement renfrognée, elle Le détailla rudement. Ne put s’empêcher de Lui faire connaitre le fil de sa pensée. Bien trop franche et impulsive pour se satisfaire de Sa réponse évasive. Angoissée et furieuse également, qu’on ait pu L’abimer de la sorte. Sans s’imaginer une seule seconde que son ainée en était responsable, tant un acte si barbare ne Lui ressemblait pas.  

« - Une éraflure ? Tu plaisante ? T’as du te vider de ton sang, on croirait qu’un boucher a essayé de te découper en morceaux, tu … » Elle ne termina pas sa phrase, coupée dans son élan par Son murmure pressant. Si la sensualité transpirait par tous Ses pores, se retrouvait dans chaque geste, elle sentait Ses muscles se crisper. Optant de toute évidence pour la dissimulation et les faux semblants, plutôt que d’assouvir sa curiosité compulsive. Poupée de cire grignotée par les flammes, cambrée de plaisir, elle ne broncha toutefois pas. Profita encore un peu de la douceur de Ses phalanges enjôleuses et de Ses baisers brûlants. En essayant vainement de chasser l’irritation que venait de susciter Sa réponse évasive, et qui se greffait sournoisement à un désir viscéral. Elle perdit sa position dominante sans crier gare, ondulant sous Son enveloppe entreprenante à en crever. Ses jambes s’enroulèrent langoureusement autour de Sa taille, rapprochant Son bassin du sien pour rendre l’étau plus étouffant qu’il ne pouvait déjà l’être. Ses lippes avides reprirent possession de leurs délicieuses compagnes dans un mordillement, avant que sa langue mutine ne vienne cueillir les perles vermeilles s’en échouant. Si elle se montrait tendre, la brusquerie suivait de près. Elle fit perdurer le manège sensuel, fondit contre Sa gorge offerte alors que ses ongles s’incrustaient au creux de Son dos. L’étau de ses hanches se resserra davantage, alors que ses dents repartaient gentiment à l’assaut de Son oreille. Pour mieux y répandre une remarque fielleuse, susurrée avec une ironie tranchante. Obligée de remettre sur le tapis le sujet qu’Il avait cherché à éviter, piquée à vif.

« - N’empêche… C’est drôle, mais j’aurais juré que c’était plus que ça. Encore une séance d’entrainement qui a mal tourné j’imagine ? » Les intonations sucrées de sa voix avaient déraillé sur la fin, trahissant son malaise instinctif. A contrecœur, sa nuque s’enfonça dans le matelas moelleux pour s’éloigner de Son visage. Ses sphères d’acier poignardant à nouveau Ses prunelles enivrantes pour ne pas perdre une miette de Sa réaction, ses griffes plantées dans Sa chevelure sombre pour Le dissuader de s’esquiver. Colère et suspicion ne pouvaient s’empêcher de se mêler à l’ivresse dévastant ses veines, formant un savant cocktail des plus explosifs. Rongée par la jalousie, la cervelle embrumée de délires douteux, ses nerfs se déchiraient violemment en songeant qu’Il s’était peut être infligé la blessure lui-même. Ou qu’un ou une autre la lui avait infligé de Son plein gré. Dans une de ces soirées où débauche, sadisme et masochisme s’entremêlaient pour laisser libre cours à des pulsions terriblement perverses. Des insectes pugnaces auraient pu grouiller sous son épiderme qu’elle n’aurait pas frémi autant. Les tremblements meurtriers gagnaient en ampleur à mesure que le vent d'expectative grondait, lacérant sa misérable carcasse. Elle redoutait la confirmation ou les fausses excuses qui pourraient chuter de Sa bouche comme un couperet. Se détestait de jouer les fillettes capricieuses, les amantes possessives. Incapable de se laisser porter sans retomber durement contre l’asphalte putride. Comme si les affres de la passion faisaient rejaillir ce qu’il y avait de pire en elle.

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MessageSujet: Re: Demolition Lovers [PV]   Sam 2 Nov - 20:39


Une pirouette pour se rattraper. Radoucir l’ambiance avant qu’elle ne devienne explosive. Un mensonge pour certaines, une vérité singulière dès qu’il s’agissait de sa cousine. Même avec toute la bonne volonté du monde, elles lui paraissaient toutes affreusement insipides à côté d’Elle. Et maintenant qu’il se brûlait les doigts contre la chaleur incendiaire de Sa peau, il réalisait alors à quel point il s’était enlisé dans cette attirance malsaine. Contre nature pour les personnes de ce siècle. Considérée comme ‘normale’ pour ceux venant d’une époque où les mariages arrangés entre membres d’une même famille étaient monnaie courante. A ses yeux, Elle n’avait jamais été sa cousine. Ils n’avaient jamais fait partit du même panier, celui contenant tous les cas détraqués de cette famille bonne à jeter dans les flammes de l’Enfer. Contenant à elle seule les plus beaux spécimens de cas sociaux. Il en était un, même en essayant de se persuader du contraire, ses plus belles tares lui revenaient sans cesse à la gueule. Trop collées à sa peau blafarde pour seulement le lâcher plus de cinq minutes. Après le silence et la reprise de son exploration, Ses paroles lui firent esquisser un infime sourire. Marque d’amusement éphémère qui mourut aussitôt contre Sa gorge. C’était une habitude chez lui, se dérober pour éviter la débandade. Un système de défense qu’il avait rapidement testé et approuvé, malgré son manque d’efficacité quand la situation dégénérait totalement. Tu n’as pas idée.. Il avait souffert comme un chien. S’était tiré du Masquerade par la porte de secours, pour ne pas se retrouver nez à nez avec une connaissance. Un client trop curieux. Jamais auparavant la distance entre le club et son appartement lui avait paru aussi longue. Affreusement longue. Animal blessé d’ordinaire prudent qui laissa derrière lui une immonde traînée écarlate. Un bon moyen pour que quelqu’un le retrouve et achève le travail. Il en était devenu paranoïaque, imaginant la danseuse folle revenir se jeter dans son appartement pour l’achever proprement. Même maintenant que la plaie s’était refermée, il continuait de traîner derrière lui cette angoisse sourde.

Les rôles s’inversèrent, et ce changement lui lacéra les reins. Il suffoquait, s’enlisait dans la décadence comme jamais jusqu’à en devenir fou. Il laissa échapper un soupir contre le satin de Sa gorge, et sentit des frissons acérés descendre le long de ses vertèbres lorsqu’il se retrouva prisonnier de l’étau de Ses cuisses. Le soupir se mua en un râle qui mourut contre Sa bouche. Les notes de son propre sang titillèrent ses sens, attisèrent sa folie pour pousser ses mains à faire remonter Sa robe. Pauvre chiffon noir ne cachant plus grand-chose. Phalanges empressées et fiévreuses au possible qui entreprirent de défaire les boutons de son jean. Ses hanches se heurtèrent à nouveau contre les Siennes, insistantes et lascives à en crever. Il n’avait eu de cesse de repousser la limite, avec Elle ou avec d’autres. De sentir ses nerfs se briser face à l’absence de réaction de la part de sa propre carcasse. La différence était là pourtant, infime, mais suffisamment troublante pour qu’il en comprenne le sens. Le restant de réserve qui pouvait marquer ses gestes s’envola d’un seul coup. Libéré de la honte et de la gêne provoquées par son impuissance, il en devint plus brusque. Soudainement plus sûr de lui, conscient que cette fois il mènerait la danse jusqu’au bout. Sa prétendue moquerie lui fit l’effet d’une douche froide. D’un coup savamment bien placé qui lui coupa littéralement le souffle. Il se crispa tout entier, serra les dents tout en fermant les yeux pour tenter de conserver son calme.

« - Tu pourrais éviter de faire la liste de toutes mes cicatrices maintenant… » Lâcha-t-il dans un souffle, frustré au possible. « - Nom de Dieu, c’est à croire que ça t’amuse ! » Qu’Elle revienne à la charge et tente de satisfaire sa curiosité aurait dû être le plus irritant de l’histoire. Ce qui poussait un peu plus ses nerfs vers la fêlure était pourtant tout autre. D’avoir été si prêt de frôler un plaisir depuis longtemps espéré, et de se voir si froidement repoussé lui dévorait le cœur et les reins. Il se mordit la lèvre, rajoutant de nouvelles perles de sang là où Elle en avait fait couler quelques instants plus tôt. Le feu irradiant la noirceur de ses prunelles disparu. Soufflé, brutalement remplacé par une froideur n’annonçant rien de très bon.  Il se déroba de Son regard inquisiteur, voulu s’éloigner mais fut contraint de rester là, à peser de tout son poids contre Ses formes enjôleuses. Le silence revint se glisser entre eux, un corps étranger s’immisçant entre leur chaleur pour mieux le frigorifier. Mentir, encore une fois et éviter le drame. Jouer la sourde oreille et s’en sortir une nouvelle fois avec une autre diversion. Ca ne marcherait pas, Elle ne le laisserait pas se dérober une fois encore et cette perspective le rendait fou. « - Tu remercieras ta sœur cette fois, pas le boucher du coin. » Il ne lui adressa qu’un infime regard. Une œillade assassine trahissant toute l’aversion que ce simple aveu pouvait provoquer chez lui. « - Elle a voulu jouer au bucheron et m’a gentiment pris pour une bûche. » La moquerie n’avait rien de léger. Glaciale et assassine, son ton était quand à lui sans appel. Il agrippa Ses doigts, l’obligea à lâcher prise pour pouvoir se redresser et s’assoir sur le rebord du lit. Le grincement lui parut affreusement lugubre, résonna dans ses oreilles comme une menace. Il se passa la main sur le visage, nerveux au possible, avant de serrer le poing. Sa respiration désordonnée refusait de se calmer, et contre ses côtes, son cœur ne cessait de frapper comme un dément.

« - Pas étonnant qu’elle devienne une vieille sorcière aigrie et pourrisse seule dans son coin. » Après un hochement d’épaule désinvolte, il se releva brusquement, refermant son jean pour ensuite s’attaquer aux boutons récalcitrants de sa chemise. Elles venaient de tout gâcher. Elle pour avoir joué les curieuses, incapable de prendre son silence comme une réponse valable. Et l’autre, pour se retrouver encore et toujours entre eux. Même des siècles après, alors qu’il avait tiré un trait sur ses origines et sa famille, l’aînée de cette fratrie de timbrés continuait de les lui briser menue.

« - Ca te convient comme réponse ? Ou tu aurais préféré la séance d’entraînement ? » Et le dire plus aimablement peut être ? Il s’était montré plus agressif qu’il ne l’avait vraiment voulu, se retournant vers Elle pour pouvoir la toiser de toute sa hauteur. Il n’y avait plus mis les pieds, dans ces soirées de débauches malsaines. Pas depuis qu’il était avec Elle. Il n’aurait jamais pensé se ranger aussi facilement. Abandonner la luxure sur le bord de la route pour la récupérer uniquement lorsque l’étau de Ses bras venait le brûler. Il aurait peut-être dû conserver ses habitudes, ça lui aurait certainement évité de se retrouver le ventre ouvert, et d’ajouter une nouvelle balafre à la liste déjà longue de celles maculant sa peau blafarde. Et maintenant que le sac avait été ouvert, il mourrait d’envie de quitter cette chambre devenue soudainement encore plus lugubre qu’à leur arriver. De s’éloigner le plus possible, pour voir disparaître ce mauvais pressentiment qui n’avait de cesse de planer au-dessus de son crâne, de le prendre à la gorge pour mieux l’étouffer.

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MessageSujet: Re: Demolition Lovers [PV]   Jeu 7 Nov - 21:40

S’ils semblaient faits l’un pour l’autre, tant l’alchimie entre eux était puissante, ils n’en restaient pas moins incompatibles. Elle l’avait toujours su, toujours senti au fond d’elle. Ils ne pouvaient pas être tranquilles, couler ensemble des jours paisibles et heureux comme des amoureux transis qui se respectent. Les bonnes fées avaient sans doute oublié leur berceau, oublié de leur inculquer le sens de la demi-mesure et des compromis. Si Son absence creusait en elle un gouffre, à l’écho effroyable, Sa présence hérissait son épiderme d’une animosité palpable. Il l’irritait, pour ce qu’Il était, pour tout ce qu’Il ne serait jamais. Pour tout ce qu’Il taisait, et aussi pour ce manque flagrant de tact dont Il faisait parfois preuve. Pour ces défauts pugnaces qui lui donnaient envie de Le casser en mille, même si paradoxalement elle n’aurait pas pu L’aimer sans eux. C’était la chute inéducable assurée, en le désirant Lui et seulement Lui. Savoir qu’elle terminerait brisée, en vrac, et accélérer pour s’écraser contre un mur. Juste comme ça, juste pour le plaisir de survivre, et de recommencer. Et l'envie faisait vibrer les cordes de sa peau. Dès qu'elle se retrouvait proche de lui, sa carcasse toute entière se tordait sous le joug de pulsions contradictoires. Tiraillée entre mille et une volontés, son cerveau intimait à son corps de fuir, quand il n’avait de cesse que de rechercher Son contact ardent. Si ses jambes s’enroulaient lascivement autour de Son bassin, effleuraient avec langueur Ses lèvres, elle n’avait pourtant pas pu ravaler ses sarcasmes. Jouer à la poupée docile n’avait jamais vraiment fait partie de ses attributions, même si elle n’était pas la dernière à se soumettre par lâcheté. Désabusée, elle était persuadée de ne rien gâcher de toute manière, s’était faite une raison après tous les refus qu’elle avait pu essuyer. Toutes ces fois où Il l’avait menée aux portes de l’extase, pour les lui refermer sauvagement au nez. Elle n’en était plus à une près.

Face à Sa fureur évidente, elle se mordit la langue pour ne pas répliquer et envenimer une situation suffisamment houleuse sans avoir à en rajouter. Regretta un instant son acharnement, de ne pas avoir pu lâcher prise pour s’abandonner pleinement à Ses caresses. Elle faillit présenter des excuses mais sa réplique eut un effet immédiat, radical. Digne de la guillotine, elle sentit le couperet s’abattre sur sa nuque, envoyer sa pauvre tête valser contre le sol détrempé. Ses phalanges se crispèrent, comme frigorifiées par la révélation qui venait de s’échapper de Ses lippes. Diablement attirante quelques secondes auparavant, Son enveloppe affalée sur la sienne lui faisait désormais l’effet d’un sac de plomb. Figée en une statue de glace, horriblement raide, elle n’opposa aucune réticence lorsqu’Il chercha à s’écarter. Elle resta bête, livide. Sonnée par Sa révélation. La frénésie de l’ivresse venait de se muer en une redoutable gueule de bois, lui martelait le crâne. Probablement prête à entendre le récit de Ses infidélités répugnantes, mais certainement pas à croire que sa sœur avait pu se muer en une harpie vengeresse. Azzura haïssait leur cousin, certes, mais elle ne la voyait pas faire preuve de barbarie sans raison. Trop à cheval sur Ses dignes et valeureux principes pour s’abaisser au même niveau que les tyrans régissant ce monde en lambeaux. Bien plus honorable à ses yeux que n’importe qui d’autre sur Terre. Un modèle loin d’être parfait, mais qu’elle admirait depuis toujours avec une dévotion proche de l'aveuglement.

« - Tu… C’est pas possible… Jamais elle ne se comporterait comme ça. Jamais. » Un simple murmure, qui partit en vrille tant le ton de sa voix était éraillé. Elle la reconnut à peine, les notes parurent étrangères à ses propres oreilles. L’italienne se redressa légèrement, fit remonter une de ses bretelles sur son épaule pour rendre à sa tenue un semblant de décence. Elle se sentait groggy, comme après s’être mangé un violent coup de poing entre les deux yeux. Sa répartie s’était envolée, réduite en fumée et éparpillée aux quatre vents. Dotée de cannes de coton, qui la clouaient au pilori. Chaque réplique était semblable à une gifle, et la froideur polaire de Son regard ressemblait au coup de grâce. Elle ne pouvait pas visualiser la scène, percevait son ainée comme une créature trop humaine et délicate pour s’emparer d’une hache et empaler Ezio sur la lame. Préférant manier habilement les mots et la sorcellerie. Il n’avait pu s’agir que de légitime défense ou d’un retour de boomerang.

« - Regarde-toi… T’es furieux parce que t’as pas pu tirer ton coup, c’est le comble. T’as du dire ou faire de belles saloperies pour qu’elle en vienne à ce genre d’extrême. Si t’es pas juste en train de me mentir pour la trainer dans la boue... » Cracha t’elle après un long silence, les prunelles pareilles à deux revolvers. Sous l’emprise de la colère, elle en devenait vulgaire, grossière. Elle se releva à son tour, fit glisser le tissu noir contre ses courbes pour achever de les masquer lorsque ses pieds retombèrent sur le plancher. Les muscles endoloris, rongés de courbatures désagréables. Les tremblements d’angoisse redoublaient, l’écartelaient de part en part. Elle se retourna à nouveau vers Lui, scruta Son visage d’éternel gamin. Les traits tirés, Il venait de revêtir Son masque le plus détestable. Pétri d’aigreur et d’arrogance. Sans rien rajouter, elle recula vers la sortie. Ses pupilles acérées rivées sur les Siennes, noires comme la cendre en travers de sa gorge.

« - Si tu as touché à un seul de ses cheveux… » Marmonna t’elle entre ses dents. Sa menace resta en suspens, bloquée par la boule d’anxiété qui obstruait sa trachée. Elle n'arrivait plus à avaler sa salive, semblable à de l'acide, à un redoutable décapant. La cicatrice enlaidissant Son ventre diaphane était ignoble, laissait à son esprit dément le loisir de visualiser la torture qu’Il avait du endurer. Pour avoir eu la jambe meurtrie par une arme similaire lors des jeux sanglants, elle savait qu’Il avait du avoir mal à en crever. Mais elle doutait qu’Il se soit laissé martyriser sans riposter, sans infliger le double de sa peine à la responsable. Elle imaginait la danseuse pourrir seule dans un coin comme Il l’avait énoncé, mais au sens propre. La perspective de La perdre la terrifiait, faisait courir des frissons d’épouvante le long de ses vertèbres. En sueur, les entrailles en miettes, passées au rouleur compresseur, elle se décida enfin à sortir de la chambre. Dévala les escaliers avant de s’engouffrer à l’extérieur et de se prendre de plein fouet la chaleur cuisante qui régnait au dehors comme dans l’antichambre de l’Enfer. Elle n’avait plus seule obsession en tête : La retrouver, à tout prix. S’assurer qu’Elle respirait, qu’Elle allait bien. Quitte à errer toute la nuit comme une âme en peine dans les rues crasseuses de la Nouvelle-Orléans. Peu présentable, encore ébouriffée, la robe ajustée à la va-vite, elle se moquait de son apparence. D’avoir l’air d’une folle en quête d’un fantôme. Coupable d’avoir pris ses distances avec Elle, pour mieux se rapprocher de Lui. Elle l’avait fait délibérément au fond, pour ne plus subir Ses sarcasmes et Ses reproches incessants. Elle récoltait ce qu’elle avait semé et s’en mordait les doigts jusqu’au sang...

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MessageSujet: Re: Demolition Lovers [PV]   Sam 9 Nov - 21:08


Il ne rata que quelques battements.  L’organe miteux tapit entre ses côtes. Le temps d’encaisser ce qui venait de lui tomber sur le crâne. Ses questions et ce qu’elles avaient pu faire naître dans les tréfonds de son être. Le désir s’était vu soufflé comme une misérable bougie. Remplacé par le souffle brûlant d’une haine sans nom. Il dut se faire violence pour ne pas se noyer sous le flot de son sang. Bouillonnant dans ses veines. Le bruit était assourdissant. Il se mêlait sans relâche à la musique des battements effrénés émanant de sa poitrine en feu. Symphonie discordante à laquelle venait s’ajouter les bruits sourds du rez-de-chaussée. De la soirée battant son plein, celle qu’il avait abandonné sans la moindre hésitation pour se jeter entre les griffes d’une attirance ayant traversé les siècles. La claque lui faisait encore mal, d’une certaine manière c’était là un juste retour des choses. Les rôles s’étaient inversés ce soir, et le rejet venait de Sa part. Invisible, perdu sous un entrelacs d’éléments contradictoires. Un amas de choses repoussées dans un coin pour revenir plus violemment se heurter contre leur carcasse respective.   « - Et bien, pour quelqu’un qui dit la connaître… Tu la surestimes j’ai l’impression. » »  Qu’Elle prenne sa défense, la considère encore et toujours comme une aînée parfaite, dépourvue de la moindre tare. Incapable de s’en prendre physiquement à quiconque, il s’y attendait. Depuis le temps, il avait compris que la fraternité passait avant tout le reste. Et pourtant. Le venin qui lui dévora la langue était encore plus fort que d’ordinaire. Amer, corrosif à tel point que le sang se heurta contre ses dents, maintenues serrées avec tant de force que sa mâchoire en devenait affreusement douloureuse. Qu’Elle prenne la défense de Sa sœur, et l’accuse sans la moindre forme de procès réduisit en miette ses bonnes résolution. Il se l’était juré pourtant, de faire un effort, de considérer son autre cousine avec plus d’égard. Pour Elle, pour éviter de La perdre. Cet infime grain de sable venu enrailler la machine de son éternel ressentiment venait de disparaître. Broyé par des rouages marchant à présent à plein régime. Il ne lui ferait plus aucun cadeau. S’il espérait que la balafre rongeant son ventre allait disparaître, il voulait néanmoins en conserver une infime trace. Juste histoire de se rappeler de l’enfer que lui aura fait subir la folle de la famille. Pour se souvenir de la tempête que cette misérable rencontre aura pu causer. Et ne pas éprouver le moindre remord le jour il tiendra son pauvre petit cœur aigri entre ses doigts.

« - Evidemment, en parfaite sainte qui se respecte, elle est incapable de faire du mal à une mouche. J’ai que ça à faire, passer mon temps à trouver comment mieux la traîner dans la boue et jouer au menteur de service ensuite. » »  Siffla-t-il entre ses dents, ses prunelles sombres ne La lâchant pas. Assassines à en crever, d’infimes frissons réussirent malgré tout à courir sur sa peau lorsqu’il croisa le froid glacial des Siennes. Ils étaient forts à ce jeu-là, difficile à départager tant ils y mettaient du cœur à l’ouvrage. Condamnés à passer leur vie à se déchirer pour la moindre petite chose. Il n’avait jamais été doté d’une très grande patience. Et Elle avait toujours eu le don de rendre les choses encore plus compliquées. « - Les menaces, ça faisait longtemps… La prochaine fois que tu la verras, profites-en bien, ce sera peut-être la dernière. » »  Il soupira, agacé au plus haut point. Le restant de patience subsistant dans ses veines était en train de disparaître, et lorsqu’il La vit s’avancer vers la porte puis l’ouvrir pour abandonner la scène, la tension dans ses muscles était devenue insupportable. Il resta planté là, immobile au milieu de ce silence des plus pesants. Seul avec les échos menaçant du martèlement de son cœur. Avec le bourdonnement de son sang contre ses tempes. Liquide ferreux qui ne fit qu’un tour. Dans un accès de fureur il envoya valser une partie du décor, vase et autres objets fragiles volèrent en éclats. La respiration en désordre, il s’appuya contre les montants du lit, reprit ses esprits et finit par enfin quitter cette foutue chambre pour retourner se mêler à des festivités qu’il n’aurait jamais dû quitter.

[…]

Le premier verre lui avait brûlé la gorge. Le second n’avait fait que réchauffer la froideur soudaine de sa peau. Le troisième n’avait pas eu le temps d’atteindre ses lèvres. Lui et le plateau, tout c’était retrouvé à terre au moment où il avait attrapé le poignet de la serveuse. Elle était passée à côté de lui lors de son entrée dans la salle pleine à craquer. Un infime échange de regard avant que la pimbêche de service ne vienne lui jeter son grappin dessus. Un contact éphémère et maintenant, elle se pressait contre sa carcasse. Brûlante et tremblante, il l’avait entraîné à l’étage, cherchant la solitude et la calme sombre d’un recoin de couloir pour mieux se heurter à la saveur sucrée des lèvres de sa nouvelle proie. Brin de femme tout juste sortie de l’adolescence, fragile dont les courbes se devinaient à peine sous la chemise et le gilet lui servant d’uniforme. Petite serveuse peu farouche se révélant être toute autre une fois les lumières baissées et les barrières tombées. Lascifs à en crever, elle s’agrippa à sa nuque, réduisant au strict nécessaire la distance entre eux. Reculant à mesure que leurs langues se mêlaient dans une danse effrénée jusqu’à ce qu’elle se retrouve prisonnière. Bloquée contre le mur, à la merci du loup dont les phalanges indécentes glissaient déjà contre sa peau, dessinant la courbe de sa poitrine avec une envie non dissimulée. Une échappatoire bien plus attirante que de tout massacrer. Il avait eu envie de partir une fois en bas des marches. De se perdre dans les quartiers les plus sombres de la ville pour passer ses nerfs sur un des rejets de la société traînant dans ces endroits insalubres. Il s’était ravisé au dernier moment, préférant s’enivrer des vapeurs d’alcool et se griller les poumons à coup de cigarette. Pour ensuite mieux s’achever en jetant de l’huile sur un feu à peine éteint avec la première venue.

Bouffé par la rancœur, il en oubliait sa promesse. La sentait glisser de son cœur en cendres, des larmes de sang pernicieuses se répandaient sur ses entrailles à mesure que l’étreinte gagnait en force. Et elles s’accompagnaient de violents frissons courant sur sa peau brûlante. Les hanches de sa compagne frôlèrent les siennes, ses lèvres assassines dévoraient la peau de sa gorge. Il se retrouvait enchaîné à ses propres envies, et lorsque d’ordinaire il se trouvait sur la défensive, il n’opposa aucune résistance lorsqu’il sentit les phalanges de la serveuse se glisser entre la ceinture de son jean et sa peau. Ce ne sera qu’une erreur de plus à ajouter sur le magnifique tableau de sa stupide existence. Un pacte passé avec lui-même et qui avait réussi à passer à travers les siècles, stupidement détruit sous la force de ses soupirs. Eternel gamin orgueilleux au possible, il était une fois de plus incapable de faire preuve d’un semblant de réflexion, de maturité.

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MessageSujet: Re: Demolition Lovers [PV]   Lun 11 Nov - 14:00







La Comtesse Sanglante de Bathory  & Le Loup



Cora S. Di Mercurio & Stain E. Greyjoy









Halloween bat son plein dans les rues de La Nouvelle Orléans. Les bonbons remplissent des sacs déjà plein à craquer et les rires des gamins se mêlent aux hurlements préenregistrés diffusés dans les haut-parleurs. Il est grand temps pour vous d’enfiler votre plus beau costume et de vous mêler aux monstres et fantômes errant déjà dans la ville. Vous avez oublié de réserver un costume ? N’ayez crainte cette année, le cimetière du coin de la rue et les anciens mythes s’invitent à la fête et vous réservent bien des surprises. Pour vous prouver à quel point ils meurent d’envie de s’amuser, ils vous offrent le temps d’une soirée, un aperçu de leur existence et de leurs pensées. Prêt à vous embarquer dans une partie de jeu de rôles grandeur nature ?

{ La musique résonne dans vos tympans, les lumières aveuglantes font briller vos peaux satinées. Une femme du XVII ème siècle s'invite à la fête. Elizabeth Bathory plus connue sous le nom de la Comtesse Sanglante (Cora) vient défier le Loup (Stain). Diabolisée, présumée souffrante de crises d'hystéries, la tristement célèbre hongroise suscitait chez chacun méfiance, crainte, adoration et haine à son époque. Femme riche et puissante, elle dictait même ses règles au Roi lui-même. On aurait retrouvé près de 200 cadavres mutilés dans son château, uniquement des jeunes femmes dont la virginité ne faisait qu'accroître les envies néfastes de cette femme si particulière. Pour conserver sa beauté et sa jeunesse, après avoir été abandonnée par un amant de vingt ans son cadet (de quoi faire écho aux infidélités de Stain avec une jeunette en Cora), elle se serait baignée dans le sang de ses propres victimes après les avoir torturées. Avant d'être condamnée à être emmurée vivante dans une seule pièce de son immense château, où elle mourut affreusement seule. La jeune italienne se verra possédée par ce singulier personnage, provoquant la bête qui grogne en l'intérieur de son partenaire de fortune. }

Cette soirée sera certainement inoubliable et vos hôtes feront tout leur possible pour se montrer à la hauteur de leur réputation.



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MessageSujet: Re: Demolition Lovers [PV]   Jeu 21 Nov - 12:28

Une heure, peut être deux. Le temps qu’il lui avait fallu pour ratisser la ville, pour en racler les bas-fonds sans retomber sur Sa piste. Juste des échos ci et là, des bruits de couloir qui tendaient à ne la rassurer que partiellement. Les jambes abîmées, la cervelle ravagée par le raffut de son sang contre ses tempes, elle avait fini par retourner sur ses pas. Par revenir dans ce manoir lugubre qu’elle n’aurait jamais du quitter sans une bonne explication. Même s’Il s’était montré des plus odieux, et que Ses menaces à peine déguisées lui retournaient les entrailles. Son animal était rentré avec elle cette fois, servant d’appui contre ses flancs chaque fois que ses cannes fébriles menaçaient de plier. Elle ne les sentait plus, tant sa marche effrénée et brouillonne avait pu les fatiguer. Elle détailla la salle de bal dans un état second, se perdit entre les convives avant de s’aventurer vers l’étage. Elle avait hésité à partir directement, pour finalement se décider à saisir l'infime chance qu’Il soit encore dans les parages.

Atone, un brin absente, elle faillit ne pas apercevoir le couple de fortune se dévorer les amygdales dans un recoin sombre de l’étage. Comme si le désir qui les tenaillait était si brûlant, si viscéral, qu’ils n’avaient pas pu attendre de s’engouffrer dans l’une des innombrables pièces de l'hôtel. Comme s’ils se moquaient royalement qu’on puisse les surprendre dans une fâcheuse posture. Ce furent les gémissements à moitié étouffés qui l'interpellèrent. Les râles de plaisir échoués si souvent contre ses propres lèvres, qu’elle les aurait reconnus entre mille. Fébrile, elle s’avança davantage dans le couloir. Jusqu’à ce que même les ténèbres ne puissent plus lui cacher l’entrelacement obscène de leurs corps en feu. Pantelante, ses doigts durent s’agripper à la rambarde de l’escalier pour empêcher ses guiboles de chanceler. Jusqu’à en faire blanchir les jointures de ses phalanges. Le teint cadavérique, son cruor s’était figé dans ses veines au même titre que le palpitant nichant dans sa poitrine. Pétrifié par la vision d’horreur qui s’étendait devant ses prunelles, qui n’en perdaient pas une miette. Son cousin semblait mettre du cœur à l’ouvrage, autant si ce n’est plus qu’avec elle une poignée d’heures auparavant. Permettant même à la créature peu farouche de s’aventurer bien plus bas que la ceinture. Alors que ce genre d’audace avait le don de Le crisper et de Le bloquer quand elle en était l’instigatrice. Répugnée par les morceaux de viande dévoilés et les bruits de succion, elle étouffa le sanglot qui obstruait sa trachée. Pas suffisamment pour ne pas attirer l’attention de la serveuse, qui daigna ouvrir ses paupières closes pour jeter un œil dans sa direction. Moins exhibitionniste qu’elle ne le laissait paraitre, elle repoussa gentiment son compagnon éphémère et remit un semblant d’ordre à sa tenue avant de lui adresser la parole. Oscillant nerveusement, les hormones en folie. Visiblement pressée de se débarrasser de l’intruse et de se remettre à sa basse besogne.

« - Je peux vous aider ? Vous vous êtes perdue ? » Minauda la demoiselle, sur le ton professionnel que ses employeurs avaient du lui ordonner d’utiliser en présence des clients. Est-ce qu’ils lui avaient aussi conseillé de se faire sauter la tirelire par eux ? Histoire de faire gonfler le chiffre d’affaires et pourquoi pas les fidéliser ? Ignorant royalement le cavaleur de pacotille, elle détailla de haut en bas sa rivale à la place. S’attarda sur ses courbes longuement, avec une minutie presque vicieuse et un dédain flagrant. Elle n’était même pas plus attirante qu’elle. Une vulgaire planche à pain, certes dans la fleur de l’âge mais pas franchement inoubliable.  Des perles de rage luisaient à la barrière de ses cils, prêtes à se répandre sur le reste de sa figure de porcelaine si elle ne retenait pas les traitresses.

« - Il y a des chambres pour ça. » Lâcha-t-elle, les dents serrées à s'en fracturer la mâchoire. Quitte à passer pour la frigide courroucée de service. Avant de darder ses rétines acérées sur Sa séduisante carcasse, encore en sueur et débraillée. Deux icebergs, polaires comme jamais. Ses muscles, tendus à l’extrême, menaçaient de céder. De se déchirer. Au même titre que ses nerfs venaient de le faire. « - Tu les prends au berceau maintenant ? Ah non c’est vrai, tu ne prends pas toi, tu te contente de tous les préliminaires. » Si elle avait tenté de maitriser le timbre de sa voix, de contenir ses tremblements, il partit rapidement en vrille. Monta sur les aigus alors qu’elle se sentait perdre les pédales.

« - Remarque, je devrais peut être te remercier. Des mois que j’ai une furieuse envie de m’envoyer en l’air, grâce à toi j’ai enfin le feu vert. Je commençais à me lasser de jouer au billard avec une corde. » Elle ne s’écoutait pas parler, débitait des âneries plus grosses qu’elle sans même s’en rendre compte. Juste pour essayer de Le blesser, pour Le bousculer. Elle restait pourtant une petite joueuse à côté de Lui. Savait pertinemment qu’elle n’irait pas se salir par pure vengeance, du moins pas comme ça. Il venait de lui arracher le cœur, mais un bout restait désespérément accroché. Sans qu’elle puisse tirer d’un coup sec pour se débarrasser de l’organe encombrant. La gifle partit toute seule, alla se fracasser contre Sa joue sans crier gare. La furie y avait mis toute sa vigueur, mais les fourmillements emprisonnant ses doigts étaient si intenses, que ce fut semblable à un coup d’épée dans l’eau. Une frappe minable, faible, ridicule. Un effleurement. Loin de s’en formaliser, sa main s’abattit contre Son torse, le repoussa en arrière avec hargne.

« - C’est toi que j’ai surestimé. Quand je pense que j’ai pris ta défense, que je me suis… » La phrase resta en suspens, bloquée en travers de sa gorge au moment précis où son esprit se fit littéralement avaler. Absorbé par une force surnaturelle qui la dépassait. Son cœur se mit à battre affreusement vite, comme un oiseau affolé se fracasserait contre les barreaux de sa cage dorée. Nul échappatoire en vue. L’afflux d’hémoglobine inondait son cerveau, brûlait ses chairs avec un sadisme inouï. Les souvenirs acerbes se mélangeaient, tourbillonnaient sauvagement dans les méandres de son crâne au point de lui faire oublier jusqu’à son prénom. Elle chercha à résister l’espace d’un instant, ses griffes se contractèrent contre le tissu de Sa chemise comme elles se seraient accrochées à une bouée de sauvetage en pleine tempête.

Et puis elle lâcha prise. Complètement. Elle n’avait plus pied, noyée sous le joug de la volonté d’une dominatrice d’un autre siècle. En l’espace de quelques secondes, sa stature changea radicalement. Les spasmes de colère et d'affliction s'arrêtèrent net. L’expression meurtrie de son visage céda sa place à un masque de glace. Tiré et austère. Son enveloppe entière retrouva de l’aplomb, et la fougue absolue qui incendiait ses artères se frigorifia instantanément. Ses phalanges desserrèrent leur emprise, regagnèrent leur place initiale le long de son corps raide. Elle détailla l’individu face à elle comme elle l’aurait fait avec un étranger, Le jaugea avec ce qui pouvait passer pour de l’arrogance. Qui était surtout de la curiosité. La tâche avait été moins ardue que prévu, finalement. Son hôte ne parvenait désormais plus à reprendre le dessus, emportée par un chagrin effroyable. La sorcière se débattait toujours avec véhémence mais ses mouvements intérieurs devenaient de plus en plus lents. Se détacher de sa propre conscience, disparaitre dans un trou de souris jusqu’à ce que le vacarme s’arrête et que le champ de ruines soit soufflé par les cendres… Elle en avait terriblement besoin au fond, de tirer les rideaux. De se déconnecter de l’atroce réalité pour oublier qu’elle avait mal à en crever. Détruite, elle ne pouvait pas lutter face à la meurtrière qui avait vendu son âme au diable pour un simulacre de jeunesse. Réduite à une plainte insignifiante, à un murmure inaudible. Captive, elle se fondait au néant aussi salvateur qu'épouvantable.

La Comtesse recula, lissa les bords de sa robe pour la rendre impeccable. Stoïque, son regard clair glissa de la potiche à l’infidèle. « - Vous… » Commença t’elle avant de se corriger aussitôt, adaptant son langage pour le rendre plus familier et légèrement moins distingué. « - Tu ne fais pas les présentations ? » Le changement pouvait sembler dérisoire, mais pour la première fois, elle s’exprima sans la moindre trace de son accent italien. Si prononcé en temps normal. La hongroise privilégiait un anglais frôlant la perfection. Maitrisé dès sa jeunesse pour assoir davantage son influence, sa fortune colossale. Légèrement teinté des nuances de l’Est aux antipodes de la chaleur qui se dégageait d’ordinaire de la langue maternelle de la nécromancienne.

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MessageSujet: Re: Demolition Lovers [PV]   Ven 22 Nov - 21:09


Il perdait son temps. A jouer inutilement avec le feu, comme il était en train de le faire. Cette fois ne lui apporterait rien de plus que celle d’avant. Et que toutes les autres. Le jeu prenait toujours la même tournure. Il restait le seul participant qui ne changeait jamais, l’adversaire en revanche prenait sans cesse de nouveaux traits. Tous les styles, féminins ou masculins, ses partenaires connaissaient toujours la même désillusion. La chute brutale dès l’instant où son cerveau lui hurlait que cela suffisait. Qu’il se leurrait comme un débutant en pensant pouvoir changer le moindre petit élément de ces règles établies depuis des siècles. Il avait failli les modifier, quelques heures plus tôt. Prêt à franchir une ligne qui ne lui avait jamais paru aussi mince avec la seule qui en était digne. Le goût amer du rejet lui restait en travers de la gorge, glissait de sa langue jusqu’à celle de sa compagne de débauche. Bien trop enivrée par la proximité et la promesse d’un corps à corps fiévreux pour se rendre compte des tourments qui agitaient le cœur de son amant. Guidées par les méandres de sa rancœur, ses phalanges exploraient fiévreusement la peau laiteuse de la serveuse. En éprouvait le moindre détail, la moindre courbe avec un délice certain. Sourd aux murmures émanant du rez-de-chaussée, il n’entendait que ses propres soupirs et ceux de sa partenaire. Et la voix de la vengeance qui résonnait dans son crâne, au rythme de son sang battant contre ses tempes. Il était calme pourtant. Son cœur ayant à peine accéléré sa course, comme tout juste chamboulé par ce qui l’attendait. Insensible au charme juvénile de la créature serré contre lui. Et la chute commençait à menacer. Il s’était laissé guider sur des sentiers escarpés, longeant le vide sans se soucier de ce qui l’attendait si jamais il venait à glisser. Après tout, s’il avait été sur le point d’y parvenir quelques heures plus tôt, pourquoi pas maintenant ? Si sa raison avait tiré un trait sur ses belles promesses, son cœur et son corps restaient quant eux à jamais marqués par le serment. Silencieux aux appels violents d’un désir perdant peu à peu la lutte. Si les caresses prodiguées par ses phalanges avaient eu quelque chose de fortement plaisant il y a quelques minutes encore, lui arrachant des soupirs de plaisir qu’il étouffait avec grand peine contre le cou de la demoiselle. Elles étaient en train de devenir désagréables, tant l’irritation courrait dans ses veines. Celle accompagnant cette prise de conscience malsaine, lui faisant comprendre qu’il avait laissé passer sa chance.

Il resserra sa prise contre la peau de la serveuse, son autre main se cramponnant à ses vêtements. Malgré lui son bassin chercha à frôler les hanches fragiles de sa compagne. Un mouvement lascif avorté en plein vol. Il avait cru discerner les notes de Son odeur. Quelque part dans son dos, au milieu du couloir vide. Sa peau en était encore imbibée, la flagrance était légère, imperceptible pour un simple humain. Mais délicieusement entêtante pour une créature de son genre. Envahit par le bruit de son sang, l’écho d’un sanglot fut à peine perçut par son cerveau. Ce ne fut que lorsqu’elle le repoussa qu’il prit enfin tout son sens. Il ferma les yeux, posa sa main contre le mur, en appui. Et garda le silence, laissant le temps à sa respiration de recouvrer un semblant de calme. Je te déteste, foutu destin qui s’acharne comme ça… Va emmerder quelqu’un d’autre, j’ai eu ma dose. Il se redressa légèrement quand il sentit tout le poids de Son regard peser sur sa nuque. Un infime sourire chatouilla le coin de ses lèvres, disparaissant dès l’instant où il se tournait vers Elle pour laisser son regard provoquer la froideur du Sien. La sueur qui teintait sa peau devint de glace, froide à en crever elle le fit frissonner lorsqu’il entreprit de remettre un semblant d’ordre dans sa tenue.

« - Comme si tu avais besoin d’un aval pour pouvoir le faire. Joue avec le premier venu si l’envie te chante, et s’il supporte ton sale caractère. Navré de t’avoir fait perdre ton temps, mais réchauffer les morceaux de glace, ce n’est pas mon fort. » Blessé dans son orgeuil, il ne chercha même pas à faire dans la demi-mesure. Jouant sur le même tableau que sa cousine, jetant aux orties la finesse et le besoin incessant d’éviter de trop La blesser. Il en avait trop fait en cette seule soirée pour éviter l’hémorragie. La plaie était trop béante, trop profonde pour que le flot poisseux ne cesse de les engloutir tous les deux. Il payait le prix de son manque de prudence, et l’état décrépi de ses nerfs ne lui permettait pas de rester calme face à Ses railleries.

« - L’étage est interdit aux invités, s’il vous plait… » L’ardeur qu’elle employait à essayer de voir disparaître au plus vite la nouvelle venue le fit sourire. Ma pauvre si tu penses qu’on va en rester là et continuer notre petite affaire tranquille, tu te fourres le doigt dans l’œil. La gifle, aussi légère soit-elle lui coupa néanmoins le souffle. Le geste avait pris une telle signification dans son existence que même fragile, elle le privait de tous ses moyens le temps d’un battement de cœur. Il se laissa malmener comme une vulgaire poupée de chiffon, frissonnant lorsque le mur vint heurter son dos. « - Prendre ma défense ? Une première, tu aurais dû continuer de La croire, la déception aurait été moins grande. » Lâcha-t-il entre ses dents tout en reposant son regard sur sa cousine.  « - Tu.. Vous vous connaissez ? » Il ne l’entendit même pas. Trop occupé à scruter les traits tirés de ce visage qu’il connaissait par cœur. Insistant, il fronça les sourcils lorsqu’Elle recula. Une certaine curiosité venait de se glisser sous sa peau, mélangée à une angoisse dont il n’arrivait pas vraiment à trouver l’origine. Ce genre de réaction ne Lui ressemblait tellement pas. Jurait affreusement avec l’emportement dont Elle avait fait preuve en les surprenant.

« - Je peux savoir à quoi tu joues ? Qu’est-ce qui te prends ? » Il s’avança d’un pas, incapable de La lâcher des yeux. Se glissant malgré lui entre Elle et la pauvre serveuse qui ne comprenait plus grand-chose. Lui non plus d’ailleurs. Il l’avait traité de morceau de glace quelque instant plus tôt sans en penser un traitre mot, mais maintenant qu’Elle se tenait de la sorte devant lui, il avait l’impression d’être face à l’une de ces statues de glace qui avait été sa seule compagnie durant son séjour dans la Capitale gelée. Il ouvrit la bouche, la referma aussitôt. Laissant la noirceur de son regard vaciller sur sa compagne de débauche puis sur sa cousine. Il ignorait tout de la demoiselle. Jusqu’à son nom. Il n’avait pas cherché à demander. Il s’en foutait éperdument d’ailleurs, d’apposer un nom sur une personne qu’il ne croiserait certainement plus de toute sa piètre existence. Les formalités ne l’intéressaient jamais dans ce genre de moment. L’incrédulité devint plus forte lorsqu’il réalisa qu’un détail manquait à l’appel. « - Tu te foutais bien de la gueule du monde avec ton accent italien à deux balles, quelle bonne comédienne tu fais. D’où tu le sors cet accent ridicule ? » Une moquerie cynique comme il avait si souvent l’habitude d’en faire. Rongée par une irritation certaine. Il s’était échiné à le faire disparaître, ce foutu accent. Si bien que personne n’avait remis en cause ses origines, croyant sans détours qu’ils se trouvaient bien face à un britannique pure souche plutôt que devant un italien. Mais Elle, il était resté bien présent. S’il l’avait trouvé détestable les premiers temps, il avait fini par l’apprécier. Ce petit détail formant ce tout dont il ne pouvait plus se passer. Quelque chose avait changé, il en était certain. Sans savoir vraiment quoi, ce changement le mettait mal à l’aise. Faisait peser sur son cœur une menace bien plus lourde que toutes les autres.

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MessageSujet: Re: Demolition Lovers [PV]   Dim 24 Nov - 21:35

Infime, furtif, elle faillit ne pas percevoir le sourire qui retroussa Ses babines. Cet air d’idiot fini qui ne le quittait jamais, qui s’accentuait même dans les pires situations. Cette absence affichée de remords, car foutu pour foutu, Il préférait encore s’en sortir digne. La fierté intacte, l’ego de mâle gonflé à bloc, et qu’importe si le reste partait en fumée. Au lieu de chercher à éteindre le brasier, Il ne faisait que l’étendre, que rajouter de nouvelles bûches pour qu’ils puissent joyeusement s’asphyxier. Elle regrettait d’être prostrée dans ce couloir lugubre, d’être restée bloquée devant la vision d’épouvante au lieu d’avoir pris ses jambes à son cou. De ne pas être capable de dévaler ces foutus escaliers, de claquer la porte d’entrée et la porte de son cœur avec. La verrouiller à double tour. Jeter la clef au fond d’un lac, et remplacer les frêles parois de sa cage thoracique par du béton armé. Réchauffer les morceaux de glace… Cinglante, l’injure lui fit mal. Ecorcha violemment sa peau, au point que la douleur la fit frissonner. Elle avait beau savoir qu’Il n’en pensait rien, qu’Il cherchait seulement à la blesser davantage en enfonçant le couteau dans la plaie, elle se faisait dévorer par l’acide de Ses mots tranchants. Venant d’un autre, ce genre de remarque l’aurait fait ricaner. L’italienne avait suffisamment multiplié les expériences pour ne pas s’offusquer de se faire traiter de frigide et de coincée par un mâle frustré. Préférait encore se montrer sélective que de se comporter comme l’une de ces trainées qui se vautraient dans une misère obscène, pour jouir de plaisirs éphémères avec des pervers lubriques. Elle les méprisait ouvertement, ces écervelées incapables d’utiliser leurs atouts de charme à bon escient. Venant de Lui, l’allusion restait pourtant coincée en travers de sa gorge. Et justifia pleinement la gifle qui s’ensuivit automatiquement.

« - Tu sais quoi ? Va te faire soigner. Tu ne peux pas savoir comme t’es pathétique, à sauter sur tout ce qui bouge comme un chien en rut alors que t’es paralysé sous la ceinture. » Cracha t’elle, se moquant de laver son linge sale devant la pintade aguicheuse. Elle avait posé le pied sur une pente glissante, savonneuse au possible, et n’en finissait plus de la dévaler. De sombrer toujours plus bas dans les critiques déplacées, qu’elle regretterait très certainement dès le lendemain. « - C’est toi qui l’as demandée cette trêve, il suffisait de t’abstenir. Mais ne t’en fais pas, t’auras plus à te forcer avec le bloc de glace, qui contrairement à ce que tu crois, n’a aucun mal à trouver de volontaire pour se réchauffer. » La mine dégoutée, elle s’efforçait de colmater les failles avec sa colle de fortune, de rafistoler les débris, de scotcher une assurance factice à ses traits. Elle entretenait les apparences, s’efforçait d’avoir l’air intouchable. Ses plaies ouvertes bien cachées sous ses vêtements haute couture, achetés avec l’argent sale qui faisait crever d’horreur sa sœur. Mais face à Lui, elle n’arrivait pas à tricher. Le masque de cire prenait l’eau même si elle parvenait à retenir ses perles de rage à la frontière de ses paupières. Son calme se fracturait, une colère terrible la prenait aux tripes alors qu’elle Le contraignait à reculer.

Juste avant la chute. Vertigineuse. Balayée, sans état d’âme. Son palpitant rompu comme du cristal, Cora ne représentait plus qu’une myriade d’éclats de verre éparpillés partout sur ses organes vitaux. Des morceaux acérés piquant ses veines, tirant sa peau de l’intérieur. S’écoulant en rigoles écarlates imperceptibles sur sa chair à vif. Les secondes qui s’égrenaient lui paraissaient irréelles. Dans un état second, elle divaguait dans des dimensions inconnues, perdait la notion de ce corps dont elle venait de se faire déconnecter. Insensible et pourtant si consciente des atrocités qui se tramaient. Elle se battait, s’acharnait sans succès. Noyée par l’existence ensanglantée d’une autre noble. Statue de pierre, la bête famélique prenait ses marques. Se fondait dans les courbes lascives de son hôte, à peine voilées. Jaugeait ses interlocuteurs en se questionnant sur la sauce à laquelle elle allait les manger. Le ton agressif de l’homme lui vrilla les tempes, hérissa son épiderme alors qu’Il s’approchait d’elle. Elle eut un haut-le-cœur, plissa le nez tant Son odeur dégageait une fragrance brute, animale. Délibérément, elle laissa son esprit se perdre dans les méandres de sa mémoire, plonger dans des abîmes hostiles. Le crissement du coton qu’on déchire grinça contre ses tympans, et par fragments oubliés, elle se confrontait aux fantômes des jours heureux et à l’âpre déchéance qui se poursuivait. Attirée de prime abord par l’enveloppe d’une femme qui lui paraissait si sûre d’elle, la Comtesse dévote constatait non sans déplaisir qu’elle avait choisi une sorcière. Une hérétique, empêtrée dans une relation incestueuse des plus malsaines. Elle le ressentait, dans chaque fibre de son être, ce lien impérieux ancré en elle. Chercher à l’en arracher revenait à creuser jusqu’à l’os, à la mutiler d’une part d’elle-même, tant les racines parasites étaient logées profondément. Mais les laisser prospérer ne l’empêchait pas de souffrir le martyr, tant leur texture était semblable à de l’urticaire. La rongeant vicieusement. Le bougre s’obstinait quant à lui à user de son langage de charretier, éraflant sensiblement ses nerfs. Sa verve l’outrageait.

« - Il suffit ! Tu as la critique trop facile. Apprends à me respecter ou tu vas le regretter, petit insolent. Aurais-tu travaillé dans une poissonnerie ? Je fais connaissance, c’est tout. Avale donc ta bile, si tu ne veux pas finir par t’étouffer avec. » Sa langue claqua sèchement contre son palais, alors que son index venait dessiner le contour de Ses lèvres. Si captivantes… ô elle comprenait les tourments de l’hôtesse, devant des traits masculins si fins et séduisants. Elle leur intima le silence avant que son ongle ne s’y plante sauvagement et fasse s’en écouler un mince filet pourpre. Ses billes d’acier Le poignardaient avec sévérité, froides comme la mort. « - Regarde, elle dégouline déjà de tes lippes… » Son doigt essuya le liquide vermillon avec délicatesse, pour qu’elle le porte à sa propre bouche et en goûte la saveur ferreuse. Pure et délicieuse, elle incendia littéralement ses papilles. Erzébet s’était néanmoins toujours refusé à s’attaquer aux hommes. Si Dieu lui avait permis d’accéder au miracle de la fontaine de jouvence à travers le sang de jeunes vierges, elle ne pouvait se résoudre à un tel blasphème. Il les avait, après tout, créé à son image. Son regard carnassier se déporta vers la créature juvénile derrière Lui, qu’elle repoussa légèrement pour mieux la contempler. Si elle avait fini par cesser de pleurnicher, la femme-enfant n’en menait pas large pour autant. Curieusement inquiète d’avoir des problèmes avec ses patrons, alors que s’adonner à des jeux érotiques en plein couloir ne la dérangeait pas outre mesure quelques minutes auparavant.

« - Quel âge as-tu ? » Demanda-t-elle avec une douceur factice, fascinée par la blancheur laiteuse de la jeune femme. La voix empreinte d’un ton autoritaire, presque maternel. Si jeune alors que l’âme de la nécromancienne avait enduré plusieurs siècles, et que ses pores commençaient déjà à se flétrir. Même sous une apparence plus agréable que la sienne, l’hongroise se voyait comme dans un miroir déformant. Celle qu’elle possédait ne l’avait pas encore saisi, que le temps qui filait se moquait bien de faire des ravages. Que sous peu, elle ne serait plus qu’une coquille sèche et disgracieuse. Qu’elle l’était déjà peut être, pour que son amant s’emploie à regarder sous d’autres jupons. « - Ne sois pas timide, réponds voyons. » Souffla-t-elle avec empressement avant de murmurer tout près de son oreille. « - As-tu déjà été souillée ? Oui c’est évident… » Au diable la chasteté, elle ferait l’affaire. Faute de mieux. En l’espace d’un battement de cils, son flegme s’envola et l’expression de fer de son visage révéla toute sa contrarié. Ses phalanges s’enroulèrent autour de sa tignasse, et elle envoya valser la tête de la serveuse contre le mur décrépi. La fracassa jusqu’à ce qu’elle perde connaissance, et que ses maigres guiboles ne puissent plus la soutenir. Un morceau de sa crinière de feu lui resta dans la main, et elle s’en débarrassa en se frottant les mains avec dédain. L’odeur de l’hémoglobine détruisit ses entrailles d’un spasme assassin, fit écho en elle autant qu’en la propriétaire de son anatomie. Elle aussi, se délectait de faire couler le cruor de sa rivale. Même si elle ne l’admettait pas.

« - Rends-toi utile, et emmène-la dans la chambre. » Ordonna t’elle en se retournant vers le cousin, les prunelles empreintes d’une lueur inédite, maléfique. Elle n’appelait pas à la discussion, et espérait qu’Il s’exécuterait sans rechigner. Sinon, je vais devoir m’en débarrasser… A cette pensée, un hurlement perçant se répercuta en elle, martela sa carcasse de tremblements visibles. Ne te fâche pas si vite, je trouverai bien des arguments pour le faire obéir avant d’en arriver à de tels extrêmes.

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MessageSujet: Re: Demolition Lovers [PV]   Mar 26 Nov - 18:21


La première pierre avait été lancée, il n’avait fait que répliquer sur le même modèle. Mais Sa réplique claqua dans sa tête comme une gifle. Beaucoup plus violente que celle dont Elle venait de gratifier sa joue. La reprise des hostilités était une obligation. Un passage impossible à éviter tant il était ancré dans leur quotidien. Cette fois seulement, la blessure était ignoble. A vif et gangrénée, le cœur en morceau il se mordit la langue pour ne pas rétorquer et voir ses mots dépasser totalement sa pensée. Braqué, il verrouilla ses traits dans une expression de profonde froideur. La douleur se devinait à peine dans le feu de ses prunelles. Aveu impossible à faire, révélation honteuse qui venait lui exploser à la figure. Elle n’était pas stupide, loin de là. Et tôt ou tard, elle aurait fini par apposer une raison sur tous ces refus. Mais l’entendre de Sa bouche avait quelque chose d’avilissant. Rendait son handicap des plus détestables. Traumatisme le poursuivant encore maintenant quand la source s’était tarie depuis des siècles. Les traces des supplicies infligés par son géniteur, et les images morbides de ceux que l’Inquisition réservait aux malheureux accusés du péché de chair. Demandé sans savoir ce qu’il adviendrait ensuite. A croire qu’ils n’étaient pas faits pour arrêter de se détruire. Qu’il n’y avait que ça entre eux, et que cet attachement corrosif n’était plus qu’une belle illusion. Juste un assemblage dont les fils étaient bien trop emmêlés pour pouvoir être défaits.

« - Oh ça je n’en doute pas. Je ne suis pas le seul de la famille qui se traine une réputation de débauché. Il ne manque plus que ta chère sœur et le trio serait parfait. » Timbre de glace qui se fondit bientôt à la perfection avec la froideur qu’il put voir sur Son visage. Sans savoir réellement pourquoi, il sentit son cœur s’accélérer. Frapper avec plus de force contre ses côtes, distillant dans tout son corps un message d’alerte. La menace restée invisible, savamment dissimulée derrière des traits connus par cœur, si séduisants d’ordinaire. Le charme était toujours bien présent, mais une ombre était venue en abîmer la finesse. Même Ses paroles sonnaient faux à ses oreilles. Lui donnait l’impression d’avoir changé de chaîne, mais de retrouver les mêmes acteurs. Dans d’autres rôles. De passer de la comédie à la tragédie en un tour de main sans le moindre mal. Il sonda sa mémoire, farfouilla sous les décombres pour tenter de retrouver une réaction similaire à celle qui venait d’être la Sienne. Un nouveau froncement de sourcil agita la surface de son front, et cette fois il se fit violence pour ravaler ses répliques acerbes et sa tendance à laisser sa colère dominer ses mots. Il s’était fondu dans la masse jusqu’au bout, adoptant ce nouveau langage et toutes ses tares sans la moindre difficulté. Jetant dans un coin toute la noblesse de son rang qui n’avait plus aucune raison d’être à présent. « - Depuis quand tu fais connaissance avec celles qui m’approchent d’un peu trop près ? Non mais je rêve, on a plus huit ans, c’est fini le temps où tu pouvais encore me parler comme ça. Mais qu’est-ce qui te… » La suite se perdit contre Ses doigts. Le contact le fit frissonner. Une réaction qui n’avait absolument rien à voir avec celle l’habitant quelques heures auparavant. Littéralement frigorifié par les nuances polaires de Son regard dont il ne pouvait pas se détacher. Attiré malgré lui par cette nouvelle lueur qu’il ne Lui connaissait pas. Elle n’en menait pas large, seule au milieu d’un terrain de jeu qui lui était étranger. Il en venait à regretter de l’avoir entraîné à sa suite. La pimbêche de service aurait été une bien meilleure solution en fin de compte. Ces regrets étaient totalement déplacés, et il les chassa bien rapidement de son esprit. Craignant presque qu’Elle soit capable d’intercepter le court de ses misérables pensées. Elle se contenta d’un simple hoquet en guise de réponse, visiblement aussi mal à l’aise que lui face à sa cousine. L’échelle du bizarre venait de monter d’un cran, et il manqua de s’étouffer avec sa salive en entendant Sa question. Mais qu’est-ce que ça peut te faire franchement ? Tu vas lui demander sa carte d’identité aussi ? Un battement de cœur et l’odeur du sang lui écorcha les entrailles. Il ne put rien faire, si ce n’est voir la pauvre serveuse s’effondrer à terre, sa chevelure flamboyante virant encore plus à l’écarlate. Il chassa sa stupeur d’un battement de cil, retrouva un semblant d’aplomb pour Lui faire face et La regarder dans les yeux sans flancher.

« - Je doute que ce soit pour un plan à trois… Tu as besoin d’être au calme pour lui arracher le reste de ses cheveux ? Si tu tiens à être rousse, il y a les couleurs pour ça, mais honnêtement… Ca ne t’irait pas. » Lâcha-t-il, désinvolte au possible. Remettant ce masque inébranlable qui lui faisait horreur tant il était devenu une habitude. Un moyen des plus efficaces pour se protéger de tout. Flegme factice, menaçant de se briser à nouveau s’il se retrouvait dépasser par la situation. Et c’était bien ça qui le dérangeait le plus, cette sensation de perdre le contrôle. De voir les rênes glisser de ses doigts pour se retrouver prisonnières des Siens. « - Mais demandé si gentiment… » Un murmure infime alors qu’il s’exécutait, prenant la serveuse dans ses bras pour suivre sa cousine dans la chambre où les hostilités avaient commencé. Il n’y avait pas fait attention la première fois, à l’inscription qui se trouvait sur la porte. Lettres d’or qui le narguèrent au passage. Suite nuptiale… La bonne blague, laissez-moi rire. Un rire jaune, silencieux effleura ses lèvres. Disparu aussitôt lorsqu’il pénétra à nouveau dans la dite suite. Lugubre la première fois, il trouvait franchement morbide. La rouquine finit par émerger de son inconscience forcée. Rongée par la panique, elle s’agrippa à son cou lorsqu’il la déposa sur le lit. Ferme malgré un semblant de douceur, il se libéra de son étreinte et entreprit de s’éloigner le plus possible. Il se rapprocha d’une des imposantes fenêtres, scruta à l’extérieur avant de jeter un infime regard à l’astre lunaire. Un simple sourire, comme si elle se moquait de lui. S’amusait de ne pas pouvoir lui venir en aide si la situation l’exigeait. Il serra le poing, irrité de ne toujours pas pouvoir lâcher le loup dès que sa volonté le désirait. De devoir attendre d’être submerger par la rage et la colère pour sentir les crocs dévorer sa chair et prendre le dessus sur l’homme.

« - Tu veux peut être que je monte la garde ? Que je creuse sa tombe comme la dernière fois ? » Lâcha-t-il en reportant son attention sur Elle. Se risquant même à briser la distance qu’il avait lui-même imposé entre eux pour venir se glisser à Ses côtés. Il n’obtiendrait rien d’Elle. Pas aussi vite. Pas comme ça. Son pardon restait une chose qu’il ne méritait plus et dont il s’était lui-même privé le jour de la mort de Chiara. « - Je suis désolée Anna, tu ne mérites pas ça… » Le murmure glissa contre Sa peau, se frayant un chemin jusqu’à Son oreille. Alors que ses doigts effleuraient à peine le satin de Son bras. Il les sentit malgré tout, les frissons de répulsion qui coururent sur Sa peau. Il était programmé pour tout détruire. Pour tout gâcher, quand tout allait pourtant si bien. Condamné à vivre dans l’erreur. A ne connaître que les sentiments les plus négatifs tant les autres pouvaient lui faire peur. Lui être inconnu. Les rapprochements n’auront été qu’une occasion pour mieux s’éloigner. Un bon moyen pour leur montrer ce qu’ils pourraient vraiment avoir s’ils étaient seulement capables d’abandonner leur rancœur. S’il pouvait se défaire de toutes ses tares qui lui collaient à la peau, et jeter aux orties sa belle fierté. Anglais sur le papier, il n’en restait pas moins le plus bel archétype de l’italien bourré d’orgueil.

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MessageSujet: Re: Demolition Lovers [PV]   Jeu 28 Nov - 21:15

Il y avait quelque chose d’effroyable dans le fait d’être prisonnière à l’intérieur de sa propre conscience. Elle entendait tout, voyait tout au travers des perles d’eau qui n’étaient plus vraiment les siennes. Mais elle ne pouvait plus intervenir, doté d’une volonté étrangère, son corps réagissait à l’opposé de la manière souhaitée. Sa langue se déliait pour s’exprimer avec une élégance qui frôlait l’arrogance et le mépris, et se teintait d’une froideur qui ne ressemblait en rien à la fougue de l’italienne. Dénuée de passion, rongée par ses obsessions morbides, la Comtesse n’était qu’un gouffre d’indifférence, qui aspirait tout. Une coquille vide, fielleuse. Insipide et sans saveur. Programmée pour effacer ses émotions et se muer en un être insensible dès le plus jeune âge. Nourrie par le barbarisme extrême des exécutions infâmes et des guerres incessantes entre les hongrois et les turcs. Il avait suffit qu’un homme, un seul, bouscule son existence réglée comme du papier à musique pour la faire sombrer dans la démence pure. Impuissante à contrer la folie furieuse qui incendiait ses veines, Cora se maudissait d’être revenue sur ses pas. Aurait presque préféré ne pas assister au rapprochement lubrique de son cousin avec la serveuse, et rester ignorante de la facilité écœurante avec laquelle Il avait dispensé ses caresses à une autre. Comme une parfaite imbécile, elle aurait peut être même poussé le vice jusqu’à s’excuser de s’être si vite emportée et d’avoir prononcé des mots qui avaient dépassé sa pensée. Mais maintenant qu’elle l’avait surpris en faute une fois, elle ne pourrait s’empêcher de penser qu’il y avait eu d’autres coups de canif dans le contrat. Qu’à chaque dispute violente, chaque déchirement, Il n’éprouvait aucun scrupule à partir se changer les idées en sulfureuse compagnie. Le bout de confiance si précaire et fragile qu’elle avait pu lui concéder venait d’exploser en une myriade d’infimes fragments. Si éparses que les recoller relevait désormais certainement de l’impossible.

« - Je m’informe sur la concurrence. Vu qu’un intermède avec elles, à la va-vite dans un couloir lugubre, semble en valoir tant la peine. » Susurra t’elle contre Ses lèvres parfaitement dessinées, avec un détachement inquiétant. Là où son hôtesse aurait craché son venin avec rage et souffrance, Erzébet envisageait les choses avec une rigueur scientifique. Le bleu de ses prunelles semblable à un océan léthargique, elle n’était plus qu’une machine dont les rouages s’étaient détraqués des siècles auparavant. La créature qu’Il avait choisie lui rappelait étrangement l’une de ces anciennes servantes, l’une de celles qu’elle avait saignées jusqu’à ce qu’elles se vident complètement. Toutes les chastes jeunes femmes ayant mis un pied dans son château avaient connu une lente et interminable agonie. Avaient rejeté par le moindre de leurs orifices le si précieux cruor qui ralentissait la folle course du temps, et figeait ses traits de fer dans une fraîcheur illusoire. Elle avait poussé le vice jusqu’à faire construire un engin de torture, au rythme macabre duquel leurs os se rompaient et leurs épidermes se déchiraient. Sangsue jusqu’à la moelle, elle ne gâchait rien. Leur dérobait jusqu’à la dernière goutte d’hémoglobine pour rassasier son épiderme. Le temps d’une poignée d’heures, avant de recommencer. D’envoyer ses domestiques plus loin dans la lande, progresser vers d’autres contrées pour lui ramener du gibier né pour exaucer ses souhaits d’éternité. La même détermination, dépouillée de quelconques remords, s’exprima dans la violence de ses gestes. Là où la main de la sorcière aurait sans doute tremblé, la sienne se montra d’une efficacité redoutable pour assommer la malheureuse rouquine.

« - Pourrais-tu, je te prie, cesser de t’exprimer comme un vulgaire paysan ? Je n’ai que faire de ses cheveux et tu poses beaucoup trop de questions à mon goût. » Siffla t’elle en réponse à Ses railleries, et sans oublier de lui jeter au passage une œillade assassine. Si elle comprenait l’attraction physique, la ressentait dans toutes les fibres de sa peau tant elle était impérieuse et viscérale, Son insolence lui tapait sur le système. Il n’avait rien de l’homme vertueux dont elle s’était éprise. Douceur incarnée, il la lui insufflait à chaque étreinte, à chaque regard. Quand le brun face à elle semblait décidé à écorcher ses nerfs voire à les découper puis les déguster en petits cubes apéritifs. L’hongroise s’étonna ainsi qu’Il obtempère si facilement, et les pans de ses lèvres s’étirèrent en ce qui pouvait ressembler à la loupe à un sourire satisfait. Elle s’engouffra à Sa suite à l’intérieur de la chambre à l’atmosphère sordide, pris soin de refermer la porte derrière elle et d’y appuyer son dos. Les pupilles rivées sur sa victime à moitié dans les vapes, elle profita du fait qu’Il lui tourne le dos pour s’emparer d’un des éclats du vase qu’Il avait cassé sous la colère. La lame de fortune fut dissimulée derrière son dos à l’instant même où Il reporta son attention sur elle.

« - Évidemment que tu vas devoir t’en occuper, je ne peux pas me permettre de me salir. » Répliqua-t-elle, odieuse, sans relever réellement le second degré de Ses propositions. Les amants possédaient trop de souvenirs en commun. Trop de passages qui les reliaient l’un à l’autre, pour qu’elle puisse isoler de sa mémoire ceux qu’Il mentionnait. Malgré elle, son palpitant s’accéléra au creux de sa cage thoracique lorsqu’Il fit mourir la distance entre eux. Les excuses glissèrent contre son oreille, traversèrent les barreaux d’acier derrière lesquels s’était recroquevillée sa véritable cousine. Elle en frissonna, sentit ses entrailles se tordre sous les assauts de pulsions contradictoires. Si une part repliée de son enveloppe restait grisée par cette proximité singulière, s’attendrissait légèrement qu’Il mette de côté Sa fierté écrasante de mâle dominant, l’aristocrate s’insurgeait quant à elle de Ses propos. Anna ne l’avait pas mérité… Il semblait parler d'une épouse toute rabougrie, qu’Il était navré de tromper à tout va parce qu’elle était après tout bien brave. La migraine la menaçait, tant le raffut dans son crâne montait crescendo, arrachant un à un les brides retenant la bête affamée. Ses doigts s’enroulèrent plus étroitement autour du cristal, jusqu’à ce que des notes ferreuses se nichent dans ses narines. Sa main libre s’abattit brusquement contre Son cou, qu’elle enserra durement pour mieux envoyer Sa nuque se cogner contre le mur. Le bout de verre se retrouva à l’aube de Sa gorge, suffisamment proche pour la Lui trancher au premier mouvement brusque. Les rétines ravagées par une lueur malsaine comme jamais, inhumaine tant son courroux y était ardent.

« - Le mérite ? Vraiment ? C’est pour ça que tu es désolé ? Tu crois que c’est le sujet ? Un enfant qui s’excuse de causer du tort à sa vieille mère n’aurait pas usé d’une autre formulation. Si tu savais comme on se moque de l’avoir volé ou non, que celui qu’on aime se vautre dans la luxure impunément. » Les serpents tremblèrent sur le couteau improvisé, hésitèrent avant de s’écarter et de Le libérer. Elle se retourna, faillit sursauter en s’apercevant que la frêle rivale n’était qu’à quelques pas d’elle. Complètement perdue, elle tentait sans succès de contenir ses gémissements, tiraillée de spasmes.

« - S’il… s’il vous plait… Laissez-moi partir… Je ne dirai rien à mes patrons. Je… je ne savais pas qu’il… » Elle ne put  terminer sa phrase, s’effondra littéralement en gros sanglots. La noble s’approcha, l’entoura de ses bras dans une accolade qui se voulait rassurante. Néanmoins raide comme la justice, il ne ressortait aucune chaleur de sa carcasse. Et ce qu’elle lui murmura à l’oreille eut le don de faire tressaillir la jolie rousse. « - Allons allons, ne pleure pas ma chérie, tu vas avoir le privilège de me servir. Tu vas épuiser tes forces, et ton sang sera gâché bêtement si tu continue. » Elle se recula, pour que ses sphères de glace puissent plonger dans les nuances d’émeraude de sa proie. Terrorisée, la créature au charme juvénile tenta de se dégager et de battre en retraite. Elle n’en eut pas le temps, son arme s’incrusta aussitôt dans la chair de sa trachée et la marionnette se brisa contre le plancher désabusé lorsqu’elle l’en retira vivement. Son visage se para d’une grimace de dédain et le dernier fil qui la reliait encore à Cora fut sectionné. Réduite à un silence effrayant, aveugle, sourde et surtout inconsciente. Un soupir de contentement se faufila hors de ses lippes, et elle s’agenouilla auprès du cadavre inerte. Ses phalanges virent recueillir la substance écarlate contrastant vivement avec la blancheur d’ivoire de la morte et elle commença à la déposer sur la ligne de sa propre mâchoire. Remède miraculeux éclairant son teint terne. Un masque de beauté infiniment plus efficace que la boue ou l’argile.

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MessageSujet: Re: Demolition Lovers [PV]   Sam 30 Nov - 20:35


La situation tournait au ridicule. Et cette folle impression de ne plus savoir comment réagir l’irritait au plus haut point. Pas avec Elle. Surtout pas avec Elle. Il avait toujours su quoi faire face à Ses colères, quelle attitude adopter dès que la situation tournait au vinaigre. Ou du moins le savait-il avant qu’ils ne se retrouvent. Mais pour la première fois, il se sentait étranger. Immobile face à une personne qu’il venait tout juste de croiser. Une inconnue dont les traits ressemblaient affreusement à ceux de sa cousine. Mais dont les réactions semblaient émaner d’une autre volonté. Cette froideur qu’il pouvait lire dans ces yeux ne Lui était pas familière. Il la connaissait pourtant, que trop bien, pour l’avoir contemplé pendant toute son enfance. Dans le regard acéré de son géniteur et dans les prunelles pleines de mépris et d’arrogance de sa belle-mère. Dans l’attitude de Son aînée aussi. On dit bien que l’on a tous une face cachée. Peut-être avait-il réussi à trouver la Sienne. A La voir sous un autre jour qui faisait courir avec encore plus d’intensité des frissons d’effroi le long de son échine. Impuissant dans tous les sens du terme face à cette froideur qui le clouait littéralement sur place. Grignotait sa peau alors qu’en-dessous, la rupture menaçait. Ce ton suffisant et ces remarques étaient en train de mettre à mal sa patience. Son prétendu calme qui avait déjà été réduit en cendres dès l’instant où ils avaient été surpris. Une belle soirée de merde en somme. Et dont les séquelles resteraient à jamais gravées sur leur peau. Impossibles à effacer, plus ardues à camoufler que toutes les autres. La main menaçant sa gorge se fit plus présente, s’enroulant autour de son cou pour mieux le serrer. Et le pousser à l’asphyxie. L’angoisse, pernicieuse, gagnait du terrain, à mesure que les battements de son cœur devenaient plus forts. Le mauvais pressentiment revenait, plus oppressant que lorsqu’il avait mis les pieds dans cet hôtel fantôme.

« - Je m’excuse auprès de son Altesse pour mon manque de courtoisie. Je suis le suivant sur la liste ? Tu vas me donner des leçons privées de savoir-vivre ? » Lâcha-t-il, les dents serrées à tel point qu’il en avait mal à la mâchoire. Il ne releva pas la première attaque, la laissant le heurter sans sourciller.  Tout comme il s’exécuta avec toute la docilité du monde. Façon de faire qui l’exaspéra tant elle lui rappelait ce comportement misérable qu’il adoptait lorsqu’il se trouvait en présence de son père. Docile au possible, comme il devrait normalement l’être en Sa présence. Un loup apprivoisé juste bon à grogner sans jamais prendre le risque de montrer les crocs par crainte des représailles. Un peu comme la peluche qui se faufila à la suite de sa maîtresse. Il sentait malgré tout le fauve hurler sous sa peau, au même rythme que cette croissante exaspération. Envers lui-même, et cette foutue tendance à faire n’importe quoi. Envers Elle, et ce comportement qui lui échappait totalement. La prochaine soirée, ce sera sans moi. Il avait passé trop de temps à se cacher derrière sa suffisance et un égoïsme imposant. Passé trop de temps à se protéger du reste d’un monde qui le terrifiait.

« - Non bien sûr, ce serait tellement dommage de te casser une griffe et d’avoir l’air ridicule devant toute la ville réunie… » La désinvolture revenait, et avec elle, les contours d’une assurance factice alors qu’ils se retrouvaient à présent seuls. Plus il cherchait une échappatoire, plus il la voyait s’éloigner de lui. Prisonnier par sa propre stupidité, il ne put que laisser un soupir mourir dans le silence lorsque son dos se heurta contre le mur. Il resta de marbre, raide comme un piquet, son regard assassin rivé dans la glace du Sien. Le défi irisant la noirceur de ses prunelles. Cora ne l’aurait jamais fait, mais elle. La main de fer avec laquelle elle tenait l’éclat de cristal, cette absence de tremblements le faisait douter. Poussait sa raison à vouloir calmer le jeu quand son cœur se mettait à frapper encore plus fort contre ses côtes. Loin de s’emballer pour autant. Les battements oscillaient entre le calme et la frénésie. Rataient quelques notes pour donner à la participation déjà discordante, un air d’inachevé. Retenant son souffle, il laissa sa respiration reprendre son cours une fois qu’Elle relâcha sa prise. Corrosifs à l’excès, les remords vinrent lui bouffer le cœur. Elle n’eut pas le temps de réagir. Lui non plus. A peine celui de se détacher du mur et lever la main. Pour la voir aussitôt retomber contre son flanc, et sentir le souffle d’un infime ‘non’, mourir sur sa langue. Il la regarda faire, interdit. Le silence planant dans la pièce devenait pesant. Si lourd qu’il en sentait le poids sur ses épaules. Il dut se faire violence pour sortir de cette sordide léthargie dans laquelle Son élan assassin venait de le plonger. « - Tu ne peux pas te permettre de te salir mais tu te roules dans son sang comme un porc dans sa fange. » Le ton était cynique, la moquerie imbibant sa voix fragilisée par la stupeur. Le flegme tombait en morceaux. Réduits en miettes par les effluves ferreuses qui se frayaient un chemin jusqu’à ses narines. Ses entrailles se crispèrent, asservies par la vision écarlate qui se dessinait devant ses prunelles captivées. Il se détestait pour être à ce point attiré par ce liquide. De ressentir avec encore plus de force ces pulsions assassines qui n’avaient de cesse de le tirailler. Animales, elles se glissaient dans ses veines, s’enroulaient autour de ses organes pour remonter jusqu’à son cerveau. L’envahir sans rencontrer la moindre résistance pour noircir ses pensées, déjà bien tourmentées.

Sans s’annoncer, il se rapprocha d’Elle et lui agrippa le bras pour l’obliger à se relever. Manquant lui déboîter l’épaule tant le geste fut violent. Il regrettait déjà ce qu’il s’apprêtait à faire, mais avant même qu’il n’ait pu faire marche arrière, la gifle claqua dans l’air. De fer, ses doigts vinrent agripper Ses épaules, les écrouant de telle manière qu’Elle ne pouvait se défaire de son emprise. « - Ca suffit ! C’était drôle cinq minutes, mais ton imitation de la cinglée qui se tartinait de sang pour avoir l’air moins décrépie n’amuse plus personne. » Aucun remord. Pas même un tressaillement ne vint faire flancher le ton inflexible de sa voix. Il hurlait pourtant, sentait son cœur se liquéfier devant l’horreur de son geste. Emporté par cette situation qui le dépassait, il venait de lever la main sur Elle. De s’octroyer le droit de La blesser comme on avait pu le blesser des années durant. Tout ça dans l’espoir de La voir recouvrer ses esprits. Jamais encore il ne s’était sentit aussi minable. Il la sentit gronder sous ses doigts, Sa colère. Le temps d’un battement de cœur avant que la furie ne remplace la reine des glaces. Elle chercha à se libérer, n’obtient rien de plus qu’une prison encore plus contraignante. Ses doigts en devenaient douloureux tant ils pouvaient serrer, marquant le satin de Sa peau alors qu’il tentait du mieux qu’il le pouvait de L’entraîner au dehors. L’éloigner du cadavre de la pauvre serveuse et de la marre écarlate qui se répandait au sol. Tache nauséeuse qu’Elle semblait ne pas vouloir abandonner.

« - Arrête, ce cirque nom de Dieu ! » Siffla-t-il avant de claquer la porte du mieux qu’il le put, et de l’envoyer littéralement valser contre la rambarde, le plus loin possible de sa pauvre carcasse. Tremblant, il s’appuya contre le panneau de bois, ignorant les fourmillements douloureux qui étaient en train de remonter le long de ses bras. Emanant de ses phalanges endolories pour mieux lui rappeler ce qu’il venait de faire. Il sentait encore la brûlure de Sa peau contre ses doigts. « - Tripoter les morts ne te suffit plus, il faut en plus que tu joues les vampires avec ? » Après être resté à contempler le chiot qui n’en était plus vraiment un, jaloux de ne pas pouvoir se glisser lui aussi sous un manteau de fourrure, il se risqua à jeter un regard dans sa direction. Un profond écœurement s’insinuait sur ses traits, figés, gravés dans un marbre sombre. Tirés par la fatigue et les regrets. Pas d’excuse cette fois, elles restaient coincées dans les méandres de ses pensées. Incapables de se frayer un chemin jusqu’à sa gorge, nouée et sèche au possible. Laisse-la. Pour une fois, fait preuve de bon sens et tire-toi. Tu as largement dépassé ton quota de connerie, tu t’en rends compte au moins?

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MessageSujet: Re: Demolition Lovers [PV]   Jeu 5 Déc - 21:51

Elle avait appris à se dissocier de ses crimes. A annihiler ses remords pour n’y voir que la volonté d’un Dieu qu’elle priait sans parfois vraiment y croire. C’était lui qui l’avait guidée sur cette voie de sang, qui l’avait rendue si impitoyable. A force d’arracher des vies, la Comtesse était devenue inébranlable. Ou presque. Car il lui aurait fallu occire celle de l’être aimé, pour que le dernier morceau de son cœur soit mutilé. Pour qu’elle cesse de se perdre encore entre les ombres de son passé. Les fourbes continuaient de danser dans les méandres de son esprit, de la pousser toujours plus loin dans l’ignominie. L’irascible désir de tuer n’avait fait que gagner en puissance au fil des années, et elle s’était perdue dans les dédales sordides de ses chimères. Mais dans ce monde-ci elle n’était plus qu’une silhouette inhumée par les ténèbres, une voleuse d’enveloppe soumise à une faim dévorante. Sans en prendre la mesure, elle détruisait deux vies par ses actes barbares. L’une au sens propre, punie pour avoir péché en goûtant à la saveur délicieuse d’un homme déjà pris. L’autre au sens littéral, pour avoir guidé sa main cruelle en travers de la gorge de la pauvre serveuse. L’italienne ne serait plus jamais la même, après s’être adonnée à un tel vice, elle qui avait toujours fait en sorte de commettre des meurtres par des moyens détournés. Il était plus facile de se leurrer, de ne pas voir l’écarlate maculant ses mains, lorsqu’elle se contentait d’armes fielleuses et incolores telles que le poison.

Comme si le cadavre n’était pas si suffisamment décharné, Erzsébet se saisit de la lame de fortune pour mieux la replonger de manière saccadée dans l’épiderme laiteux de la dépouille. Une poupée de chiffon égorgée et éventrée. Elle avait la sensation grisante de muer comme les serpents. De se défaire de sa laideur et d’une peau que son cerveau détraqué imaginait toute fripée. D’ordinaire si précautionneuse, elle faisait un véritable carnage, ne retenait plus la frénésie destructrice qui incendiait ses veines. Elle ignora superbement Sa remarque, pourtant incisive et humiliante au possible. Sourde à Ses critiques, tant saccager le cadavre de la jeune femme l’obnubilait. Ce ne fut que lorsqu’Il la contraignit à se relever avec une violence inouïe qu’elle daigna reposer ses sphères claires sur Sa silhouette, sans pouvoir étouffer un gémissement de douleur tant Sa poigne était forte.

« - Lâche-moi, tu me fais mal. » Siffla-t-elle entre ses barrières de nacre, furibonde. Personne ne s’aventurait autrefois à lui manquer de respect de la sorte. Ils redoutaient tous bien trop les affreuses représailles pour s’y hasarder. Ils tremblaient devant elle, et c’est ainsi qu’elle était parvenue à assoir sa puissance sur son empire de désolation. Mais Lui, se moquait bien de piétiner les débris de sa fierté. Un hoquet de surprise traversa ses lippes lorsque la gifle claqua contre sa joue, suffisamment robuste pour lui faire tourner la tête. La brûlure se répandit partout sur sa pommette. La teinta d’un rouge cramoisi apte à rivaliser avec la texture ferreuse avec laquelle elle avait pu se tartiner auparavant. Interdite, elle resta sans voix. Ses pupilles acérées noyées les Siennes, aussi givrées que des blocs de glace. Si elle avait pu Le fusiller du regard, réellement, elle ne se serait pas faite prier. Elle aurait voulu poser ses doigts sur la marque rougeâtre, l’atténuer, mais la pression de Ses bras limitait ses mouvements. L’empêchait de se dégager, alors que la haine rugissait sous le calme apparent. Viscérale, primaire, animale, elle venait remplacer la dévotion inconditionnelle que l’hérétique vouait à son cousin. La dernière fois qu’Il avait du la voir si pugnace devait remonter à la mort de Chiara. Quand même Sa vue l’insupportait, et qu’elle ne savait plus se montrer rationnelle tant elle souffrait le martyre. Immobile quelques secondes avant qu’elle ne se mette à remuer dans tous les sens pour se défaire de Son emprise de fer. En vain. Il ne semblait pas prêt à la libérer de sa prison de fortune, décidé à la sauver contre son gré de ses penchants malsains. Ne comprenait-il pas qu’il était déjà trop tard pour ça ? Qu’il avait lui-même contribué à alimenter sa folie ? La furie n’en finissait plus de s’agiter, d’appuyer sur ses talons comme un poids mort pour L’empêcher de la trainer de force. Si la légiste avait parfois tout de la gamine immature, enchainant caprice sur caprice, elle restait une petite joueuse en comparaison de l’hongroise hystérique. Son dos heurta avec brusquerie la rambarde lorsqu’Il se décida enfin à la délivrer.

« - Si tu savais à quel point je peux te détester… Je ne sais même pas ce qu’elle peut te trouver, tu gâches tout. » Murmura la Dame Sanglante, en Lui jetant une œillade assassine. Il ne la comprenait pas, ne pouvait être rangé que dans la case de ces imbéciles qui avaient ruiné son existence. Essoufflée, elle mit un moment avant de reprendre sa respiration. Son cœur tambourinait contre sa poitrine, crachait son affliction à coups de battements effrénés. L’ironie qui claqua dans l’air fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase, déchaina la bête vorace tapie dans ses entrailles.

« - Mais va crever ! Je ne te permets pas de me parler sur ce ton, et encore moins de me toucher sale vermine !  Tu n’as pas le droit ! » Hurla t’elle, juste avant de se fondre sur Lui et de marteler Son torse avec ses poings. Les freins avaient lâché dans la pente, et ses nerfs avec. Enragée, elle ne se contrôlait plus. Le visualisait seulement comme un vulgaire puceron encombrant sa route, qu’elle se devait d’écraser à tout prix. Acculé contre le balcon intérieur, elle s’acharnait contre Sa carcasse comme l’aurait fait une machine de guerre face à un pont-levis. Qu’importe si elle ne disposait que de maigres forces pour Le frapper. Le chien près d’eux n’en finissait plus d’aboyer, d’intimer à sa maitresse d’interrompre les hostilités. Sauf que la sorcière n’était plus là, plus vraiment du moins. Sa volonté réduite à un infime soupir, balayée par la colère tyrannique de la meurtrière à la chaine. Susanna n’était plus apte qu’à sentir que son myocarde allait exploser, imploser. Elle l’espérait, impuissante et terrifiée. Jusqu’à ce que le bois miteux craque. Cède sous Son poids. L’appel du vide l’emporta, et c’est de justesse que l’aristocrate se rattrapa afin d'éviter  de chuter avec Lui. La peur fut si effroyable qu’elle se retrouva éjectée du corps de sa victime, de nouveau rabaissée à l’état de spectre invisible à l’œil nu.  

[…]

Cora dut s’accroupir contre le sol, ses frêles guiboles semblables à des cannes de coton. Elle avait l’atroce sensation qu’on l’avait enfermée dans son propre cercueil. Son palpitant la tiraillait, meurtrissait les parois de sa cage thoracique. Le souffle coupé, elle appuya sa paume contre son sein. Griffa le tissu sombre de sa robe comme pour mimer le geste d’extraire l’organe traitre de sa cachette. Petit à petit, les souvenirs de cette soirée désastreuse se bousculaient dans son crâne. L’inondaient d’images abominables. Dans ses tempes, résonnaient encore Son hurlement terrifiant. Ses tripes se tordirent sous la panique, et lorsqu’elle marcha à quatre pattes pour s’approcher du trou dans le plancher, ce fut pire. Ezio était là, écrasé sur le sol insalubre. Elle se précipita, descendit les marches quatre à quatre et faillit s’étaler de tout son long à son tour dans sa hâte. Ce ne fut que devant Lui qu’elle hésita, horrifiée. Une fillette timide qui contemplait sa monstrueuse bêtise. Sauf qu’ils n’étaient plus des gosses. Et que même lorsqu’ils l’étaient, elle n’avait pas été capable de Lui pardonner la Sienne. Elle s’agenouilla contre Ses flancs, effleura Son pouls puis Son visage avec douceur. Épuisée, vidée, la magie qui coulait en elle ne serait d’aucun secours. Sa tête oscillait de droite à gauche pour dire non, pour chasser l’évidence. C’est ma faute…

« - Ne… n’essaie pas de bouger, tu vas aggraver les choses… Je… Je vais chercher de l’aide. » Bredouilla t’elle en italien, tremblante et trop affolée pour s’exprimer autrement. Les excuses expiraient à l’intérieur de sa trachée, elle ne parvint à en formuler aucune. Pas plus que des paroles de consolation. Quelle importance à présent ? En dépit de ses jambes chancelantes, elle fit l’effort de se mettre debout pour rejoindre la salle de bal et y chercher des renforts. Elle avait la nausée, aurait voulu se faire minuscule pour rentrer dans un trou de souris et disparaitre. Se laver à l’acide pour faire partir la crasse qui collait au moindre de ses pores.

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MessageSujet: Re: Demolition Lovers [PV]   Sam 7 Déc - 21:14


Leur couple n’était qu’un leurre, l’aboutissement de toute une existence, et pourtant, il avait toujours ce goût amer sur la langue. Cette insatisfaction qui le plongeait dans une dangereuse frustration. Il avait passé une grande partie de sa vie à s’imaginer des tas de choses, à mettre de ‘et si’ devant chacune de ses pensées. Juste pour voir ce que cela pourrait donner. Deviner ce qu’il pourrait ressentir le jour où cela arriverait vraiment. Et si c’était arrivé… Là tout serait différent.  Revenir en arrière et tout refaire, effacer toutes les erreurs et la rancœur pour repartir sur des fondations tenant la route. Si tentant, et pourtant impossible. Et voilà qu’ils en étaient revenus au point de départ. Gamins inconscients et effrontés reprenant les hostilités, leur jeu favori par crainte d’en oublier les règles et de ne plus gagner la partie sans avoir à tricher. Il recula d’un pas pour L’éviter, tenter de conserver un semblant de calme, le retenir alors qu’il en sentait les derniers morceaux filer entre ses doigts. Perdre patience, face une telle furie relevait du suicide. Il le savait. Aussi s’échinait-il à faire profil bas. Son cœur pulsait sous sa peau, le torturait tant les battements étaient violents. Sa crise d’hystérie avait fini de faire croitre le doute. D’accentuer des certitudes qui lui semblaient totalement stupides. Il ne se trouvait pas face à sa cousine. Mais réellement face à une étrangère. Une reine des glaces, aux pulsions assassines et amoureuse du sang. A tel point qu’elle s’en trouvait réduite à massacrer le cadavre d’une pauvre fille. A se débattre pour rester à proximité et parfaire son œuvre.

« - Tant mieux, c’est réciproque. » Lâcha-t-il, glacial au possible. Un profond dégoût suintant du moindre de ses mots. Il en avait vu et fait des horreurs. Conservait la trace de chacun de ses méfaits sur sa peau. Mais la vision qui s’était déroulée sous ses yeux lui était insupportable. Gravée à ses rétines, elle refusait de le laisser tranquille. Nauséeux, il La laissa déverser Sa rage sur sa piteuse carcasse. La pauvre Peluche couinant de toutes ses forces pour La faire s’arrêter. Lui croquer le mollet aurait certainement été plus efficace. Lui non plus n’avait pas réalisé que sa maîtresse n’était plus tout à fait Elle-même. Pluie de coups qui dura le temps de quelques battements de cœur assourdissants, avant qu’il ne se décide enfin à réagir et chercher à L’arrêter.  La brusquerie de son geste fit craquer le bois derrière lui. Il se sentit trébucher, partir en arrière. Un violent élan de panique vint se fracasser contre sa peau et il tenta vainement de maintenir son équilibre. De s’agripper à Elle pour ne pas chuter.  Ses doigts ne firent que frôler le tissu sombre de Sa robe et se refermèrent sur du vide. Plus encore que la douleur fulgurante qui se répandit le long de ses vertèbres, se fut le craquement sourd, funeste, brisant le silence qui lui coupa le souffle. Il en lâcha un infime cri de douleur, qui mourut aussitôt pour se muer en une plainte silencieuse qui s’échoua sur ses lèvres. Il s’était méchamment écorché les mains en tentant d’amortir sa chute, éviter à son crâne de venir se fracasser contre le sol jonché de débris et d’échardes acérées. Il n’avait pas pensé au reste. Pas pensé un seul instant que la chute serait aussi violente. Et pourtant, il ne pensait plus qu’à ça maintenant. A cette douleur atroce sinuant dans son dos, plongeant dans ses reins pour les lacérer avec une telle puissance qu’il ne parvenait pas à reprendre son souffle. Il serra les dents, voulu glisser une main tremblante derrière lui afin de frôler son dos. Ce simple geste fit fuser un élan de douleur dans son être et le poussa à rester immobile. Etendu sur ce sol miteux sans pouvoir faire quoi que ce soit. Il cilla, plusieurs fois, déglutissant avec peine tant sa gorge était sèche. Ecrouée dans un étau de fer fortement désagréable. Il avait presque réussi à L’oublier, obnubiler par le mal incendiant ses reins et le goût du sang caressant sa langue. Et par les funestes pensées se pressant dans sa tête.

Il comprit enfin. Réalisant avec horreur que ce qu’il avait voulu effleurer n’était que la partie visible d’un iceberg beaucoup plus dangereux. Il tenta de se redresser, mais se ravisa aussitôt, craignant le nouvel éclair qui accompagnerait le geste. Il blêmit, sentit le sang quitter son visage et figer ses traits dans une expression d’effroi total. La douleur dans ses reins commençait à s’atténuer. Tout comme le reste de ses sensations. Dans peu de temps, il ne serait plus qu’une coquille vide du nombril jusqu’aux orteils. La chute avait dû littéralement lui exploser quelques vertèbres au passage. Fracasser sa colonne pour le trainer encore plus bas que terre. La douleur n’était plus physique, mais mentale. Un mal affreux qui s’insinuait jusque dans le plus infime recoin de son cerveau. Ses mots ne firent que le frôler. Il n’entendait plus grand-chose tant le bourdonnement entre ses deux oreilles était devenu fort. Il chercha Sa main, se fit violence pour oublier la douleur. La frôla à peine avant qu’Elle ne le laisse seul. Les mots se pressèrent sur sa langue, se heurtèrent contre ses dents mais aucun son ne franchit ses lèvres. Il lutta, refusant de se laisser submerger par la souffrance et l’inconscience qui l’accompagnait. Refusant de partir avant qu’Elle ne soit revenue. Il en avait besoin. De cette certitude lui assurant qu’Elle n’avait pas l’intention de le laisser. Qu’il ne se retrouverait pas seul face à ce qui l’attendait. Il eut beau s’accrocher à cette infime lueur, la souffrance fut plus forte que ses envies et finit par le submerger.

[…]

« - …. Je suis vraiment navré. » Le silence retomba après cette longue tirade. Le toubib avait enjolivé la chose. S’évertuant à lui expliquer tout un diagnostic rempli de termes technique dont il ne comprit pas grand-chose. Seulement l’essentiel. La sentence venait de tomber, et résonnait dans le vide de son crâne. Il s’était réveillé dans une chambre d’hôpital. Relié à tout un tas de perfusions et autres machines. Amorphe, totalement déconnecté, il était incapable de réagir. De laisser la profonde tristesse lui dévorant le cœur se manifester sur ses traits. De faire parler l’intense colère qui faisait hurler son sang. Non, il n’était plus rien. Juste une enveloppe, brisée en mille morceaux, commandée par un cœur qui n’en menait pas large. Morose. Détruit et piétiné comme jamais.
« - Vous êtes à partir de maintenant démît de vos fonctions… » Une nouvelle pierre de plus se posa sur le mur l’environnant. Il avait l’impression de se faire emmurer vivant dans son propre corps. Qu’est-ce qu’ un Shadowhunter foutait dans sa chambre ? Il se contenta de hocher la tête, le regard perdu dans le vide. « - Si ta… Situation... Venait à s’arranger, tu retrouveras ta place, Stain. » La main qui se posa sur son épaule le fit trembler. Un contact chaleureux qui ne lui apporta aucun réconfort. Mais un vide supplémentaire. Toute son existence venait d’être réduite en miettes. En une soirée, il avait tout perdu. Sa prétendue carrière, sa liberté. Ses jambes. Elle. C’était sûrement ça le pire, de se retrouver sans Elle. D’avoir la certitude que tout était définitivement perdu. Ils restèrent un moment plantés là, devant la porte à murmurer tout en lui jetant des regards. Le toubib finit par emboîter le pas à son ancien collègue, refermant soigneusement la porte derrière lui. Seul au milieu du bip régulier de son cœur, il se mit à fixer le bout du lit. Il sentait bouger ses orteils, les voyait presque faire. Dans sa tête, tout fonctionnait encore correctement. Mais le drap, lui, restait désespérément immobile. Cette absence de réaction fit monter une boule de larmes dans sa gorge. Comateux à cause de toute la morphine qu’on lui injectait en continue, il finit par craquer. Une crise de nerfs silencieuse et figée. Achevant de rouler son si bel orgueil dans la boue et la poussière. Habitué à endosser le rôle de martyr au moindre petit pet de travers, cette fois il n’en ressentait même pas l’envie. Il était en tort sur toute la ligne et en avait pleinement conscience. Le constat était affreusement douloureux, et lui restait en travers de la gorge.


| TOPIC TERMINÉ.

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