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 « you're under my skin » ㄨ cordelia&connor

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MessageSujet: « you're under my skin » ㄨ cordelia&connor   Lun 28 Oct - 0:12




you're under my skin, just stay right there, i want you there

Courir. C’est tout ce qu’elle faisait. Courir, les jambes à son cou, la peur dans le ventre, la soif de survie dans les yeux. C’est ce qu’elle avait toujours fait et jamais cela ne lui avait-il porté préjudice. Certes, les ampoules et les nombreux talons hauts brisés faisaient parti des points négatifs, des désavantages de la vie de nomade, mais sa présence était la preuve même que ce n’était pas en vain qu’elle endurait tout cela. Elle vous mentirait, cela dit, si elle vous disait qu’elle n’apprécierait pas une vie plus posée et calme. Pas particulièrement fervente d’action, ce n’est pas avec entrain et passion qu’elle s’adonne à sa vie en cavale. Mais il ne faut pas non plus la prendre en pitié, si elle n’est effectivement pas toute blanche et sans secrets, elle n’en demeure pas moins le dernier des soucis du gouvernement, surtout présentement, bien heureusement pour elle d’ailleurs. Cela dit, malheureusement pour elle, elle n’est pas sans ennemis et son venin à fait plus d’un furieux aux cours des longs nombreux mois précédents. Bref, de quoi en irriter plus d’un. Qui l’aurait cru que la rancune des autres la suivrait si longtemps? Pas elle, surtout pas elle, non. Bien souvent blasée, voir indifférente, ce genre de sentiments d’amertume n’existaient pas dans ses livres à elle. La haine, oui, mais la rancune, non. Elle avait bien mieux à faire. Mais la douce idée que l’on lui accorde autant d’importance et d’attention ne lui déplaisait. Aussi condescendant cela pouvait-il sonner, elle y trouvait une certaine complaisance à savoir qu’elle attisait tant d’émotions chez des gens auxquels elle n’accordait que très peu d’importance, si ce n’est aucune.

Cordelia avait trouvé la solution à ces problèmes, malgré tout. Ou tout du moins, une solution temporaire. Mais pour une demoiselle qui vit la vie au jour le jour, c’était nettement suffisant pour apaiser ses esprits et rasséréner sa paranoïa démentielle. Et cette solution ne tenait qu’à un seul prénom. Connor.
La simple pensée, la simple mention de ce prénom lui donnait un air de complaisance. Un beau petit morceau de chair, celui-là. Des morceaux comme on n’en trouve pas ailleurs.  Des prunelles vertes comme elle les adorait tant. Les yeux bleus étaient tellement surestimés selon la brunette. Connor, lui, un bel apollon, avait des yeux tout au reste de son image. Des images, souvenirs de leurs étreintes passées, vinrent excéder son esprit, comme une brise d’air exquise passerait sous le nez de n’importe qui. C’était un peu ce qu’il était : exquis.  Mais il n’était pas la solution à ces problèmes pour cette raison. Aussi vraie soit-elle, elle n’en demeurait pas moins superficielle et sans réelle importance. Non, la vraie raison derrière l’attrait que constituait Connor, c’est qu’il lui offrait – non par pure volonté – une échappatoire à son problème actuel. Pour résumer ce qui serait long et fastidieux, Connor lui avait sauvé la mise il n’y a pas plus longtemps que deux jours et elle avait posé valise dans ses appartements à lui. Si ce n’était peut-être pas particulièrement pour déplaire au beau blond, elle se doutait que ça ne lui plairait pas réellement non plus. Malheureusement, cela faisait bien longtemps qu’elle avait arrêté de se préoccuper de ce qui ne plaisait pas aux gens, pour privilégier plutôt ce qui leur plaisait. Connor n’était pas une exception à la règle, elle savait exactement où piquer, quoi dire, quoi faire. Pas étonnant lorsqu’on se rendait compte que l’histoire entre ces deux spécimens ne datait pas d’hier.

Deux jours. Deux jours qu’elle trainait là, bien que très discrète. Elle n’était pas du genre à empiéter sur les affaires du junkie, bien que leur passé commun lui donnait un peu l’impression que ce qui lui appartenait lui appartenait à elle aussi. Loin d’être la vérité, elle avait toujours eu l’habitude d’acquérir des choses qui n’étaient pas à elle, à la base. Elle ne faisait que poursuivre la coutume n’en déplaise aux grincheux. Deux jours seulement, et elle avait déjà l’impression de connaître les appartements du jeune homme de fond en comble. Pas surprenant, lorsqu’on évaluait la taille de ces derniers, mais Cordelia ne serait pas celle qui s’en plaindrait. Ce genre de quartiers n’attirait pas l’attention et c’était tout ce dont elle avait besoin. Se faire discrète quelques semaines, faire taire les chuchotements à son égard, feindre comme elle le faisait si bien. Et en deux jours, deux salles avaient retenu l’attention de la prédatrice. La chambre du beau blondinet et sa salle d’eau, ou plutôt salle de bain devrait-elle dire, étant donné qu’elle contenait une baignoire.

Une baignoire dans laquelle elle se trouvait justement. Un plaisir qu’elle pouvait se permettre à présent. Deux jours seulement et les douches rapides étaient déjà bien loin derrière elle. Le sentiment qu’elle ressentait à se laisser immerger pendant des heures dans une eau qui lui paraissait infiniment torride et riche en bulles et dont les dernières empruntaient la sensation de draps de soie glissant sur la peau de la brunette était presqu’aussi épicurien que la sensation de lui procurait Connor lorsque leurs corps s’entrechoquaient. Presque. Mais comme elle ne pouvait pas toujours obtenir l’un, elle se contentait de l’autre. Un rasoir droit à la main, un rasoir d’homme, probablement celui de Connor – une blonde n’aurait peut-être pas eu cette perspicacité, faites attention – elle se contenta de le passer doucement sur ses longues jambes qu’elle maintenait en l’air dans une grâce qui lui était propre. Pour une demoiselle qui passe son temps à fuir, ses mouvements avaient toujours fais preuve d’une grâce mystifiante, mais n’était-ce pas là tout son charme et tout son mystère? Quelques pas se firent entendre dans l’appartement du garagiste, et elle se doutait que ça ne pouvait être que l’homme de la maison en personne. Elle se mordit la lèvre inférieure dans un élan d’espièglerie qu’elle ne sut contrôler et l’apparition du blond devant elle lui soutira un sourire satisfait qu’elle ne prit même pas la peine de camoufler. Elle se redressa un peu dans la baignoire, son corps aux teintes halées toujours immergés par cette immensité de mousse. Ça ne serait pas son genre de tout dévoiler tout de suite, bien qu’il n’y avait rien que Connor n’avait pas déjà vu dans le passé. Elle continua de passer lentement le rasoir sur l’une de ses jambes qu’elle suspendait en l’air sans réelle difficulté. Elle ne tentait pas d’épater la galerie, mais elle savait que ça ferait l’affaire éventuellement. « Connor. » se contenta-t-elle d’abord de susurrer avec satisfaction dans un murmure espiègle, presque excitée simplement par sa présence.

Ils n’avaient pas réellement parlé lors de ces deux derniers jours et pourtant ils avaient long à se dire. Ce moment semblait plus opportun. Les embrouilles bien derrière eux à présent, le soleil couché et le doux arrière-plan musical de la Louisiane qui résonnait dans leurs tympans offraient une atmosphère propice. Propice à quoi exactement? Elle n’en était pas sure, mais la brunette était pressée de l’apprendre. « Tu sembles... 'différent', tu sais. Qui l’aurait cru que la Louisiane aurait un tel effet sur toi. New York est bien loin derrière toi, à ce que je vois. » Dit-elle d’abord, d'un timbre de voix candide et nostalgique, l’opposé de sa personne légèrement vicieuse. Un timbre de voix finement manipulé dans le but d’obtenir des rétroactions bien précises et décidées. « Tant mieux, l’ancien Connor était d’un ennui mortel. » souffla-t-elle, se voulant cette fois-ci un peu plus éreintée dans le son de sa voix, en se calant davantage dans le fond de la baignoire, un léger sourire narquois accroché à ses lèvres rosées.  Ce n’était pas la vérité, mais Cordelia n’était pas connue pour dire ce qu’elle avait réellement en tête. Piquer, c’était une de ses spécialités, un art – pas foncièrement compliqué – dans lequel elle excellait. Connor s'était montré tout si ce n'est d'un ennui mortel. C'est peut-être pour cela qu'elle l'appréciait plus que les autres. « Tu m’as l’air plus sur de toi, à présent. Pas étonnant étant donné les circonstances dans lesquelles on s’est rencontré, tu me diras. Certes, mais quand même. Le temps des lamentations et des remords incessants est mort et enterré, d’après ce que j’ai compris? » L’interrogea-t-elle d’un air à la fois curieux et audacieux ; il pouvait jouer les durs autant qu'il voulait, elle se doutait bien que ce n'était toujours pas fini. Le blond était un homme à jamais rongé par ses démons. Ni elle, ni rien d'autre y changera quoique ce soit. La brunette délaissa le bel apollon du regard pour se concentrer sur son corps à elle, à peine camouflé par ce bain de bulles et de mousse, mais suffisamment pour piquer ;a curiosité de son blondinet préféré. Cordelia vint attacher sa longue chevelure ondulé aux teintes caféinés dans une sorte de chignon décoiffé, reniflant l’arôme exotique de son shampooing s’imbiber de l'odeur fruitée qui se dégageait de la mousse. Puis naturellement, comme la coutume le veut avec elle, Cordelia continua donc à renchérir dans une désinvolture coquasse propre à sa personne. « C’est dingue ce qu’une année peut faire pour quelqu’un… » Dit-elle en l'époussetant du regard de la tête aux pieds sans l’once d’une honte. Connor avait toujours été un homme attirant, mais un peu comme le bon vin, l’âge ne lui faisait absolument aucun mal. Elle haussa les sourcils, l’imaginant déjà nu alors que ça ne faisait pas plus de deux minutes. Elle en avait presque honte. Presque. Cordelia pourrait très bien s’habituer à cette vie.

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Dernière édition par Cordelia N. Hopkins le Sam 25 Jan - 23:04, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: « you're under my skin » ㄨ cordelia&connor   Lun 28 Oct - 17:57

Le destin, le karma, le hasard, la fatalité, le temps qui passe, peu importe comment l'on nomme ce qui fait que un jour vient après l'autre et qu'à chacun il faut tenter de faire les bons choix, tenir sa ligne de conduite... Enfin bref vivre. Ce truc là vous colle parfois des obstacles dans les pattes et il faut y faire face, une route trop droite et sans embûche ne serait-elle pas la définition d'une existence morne et plate ? Pour sur que Connor se serait bien passé de certains imprévus, des épreuves qui s'étaient dressées devant lui, des choix à faire dont certains qu'il regrettait. Mais à quoi bon ? Ce qui était fait ne pouvait être effacer, cependant il pouvait avancer en relevant la tête aussi dur que cela puisse-t-il être ! Jamais plus il ne serait le flic droit et intègre qu'il avait été, parce que l'expérience façonne l'homme et que la sienne l'avait changé, tout simplement.
Mais les imprévus ne sont pas toujours négatifs, bien heureusement. Ce jour là le garagiste n'avait absolument pas prévu qu'il allait retrouver une personne qu'il pensait ne jamais revoir. Et pourtant dans le hasard d'un sauvetage improvisé il avait retrouvé cette brune avec qui il entretenait une relation un peu particulière. Une fuyarde, aussi douée pour prendre la poudre d'escampette et ne jamais donner de nouvelles que pour charmer un homme et en obtenir tout ce qu'elle voulait ou presque. La surprise du premier instant s'était vu rejoint par de la joie et c'était une sensation qui malheureusement s'était faite oublier dans le quotidien du caractériel blond. Comme une impulsion d'énergie aussi soudaine qu'inattendue, voir Cordélia devant lui en chair et en os, toujours aussi séduisante, avait égayé sa journée, sa soirée, sa nuit et... Pas besoin de détails.

Mais les draps froissés n'étaient pas la base même de ce lien qui les unissait, en fait c'était bien plus complexe que cela et plutôt indescriptible, en tout cas ils se respectaient profondément et leur affection l'un pour l'autre n'était pas feinte. Une connexion plus que physique mais pas sentimentale, un équilibre unique pour deux personnalités bien affirmées qui savaient s'amadouer l'une et l'autre. Sur fond de taquinerie plus ou moins piquante, ces deux là jouaient volontiers à se chercher en sachant pour autant qu'il n'y avait pas d'enjeux et du coup ça simplifiait bien les choses.
Le garagiste avait pensé les retrouvailles éphémères, s'attendant à trouver des draps vides à son réveil et une brunette volatiliser une fois encore. Sauf qu'elle était restée, dormant paisiblement alors qu'elle était sans cesse sur le qui vive habituellement. Épuisement d'une longue cavale sans doute pas sans accrocs, il avait veillé sur son sommeil comme il espérait que cette amie le ferait pour lui si un jour il le fallait. Le soir venu la fugitive n'avait toujours pas repris la route, il trouvait ça étonnant mais au fond ça le réjouissait un peu de savoir qu'il ne passerait pas la soirée seul. Et les heures passant, deux jours s'étaient écoulés sans que Connor ne sente une réelle volonté de la par de la brune, de prendre congé. Connaissant un peu les manies de la belle plante il sentait le coup fourré à plein nez.

Incertain sur le fait que oui ou non elle puisse être encore là, le garagiste rentrait d'une journée pour  le moins classique dès lors qu'il s'agit de mécanique. Vidanges, plaquettes de freins et réglages en tout genre. Des « Ça vous fait 230$ pièces et main d’œuvre compris monsieur machin, 150$ madame bidule » autant dire que ce n'était pas quelque chose qui le passionnait mais travaillant seul il était bien obligé de s'y coller. Il avait beau pester sur son existence, celle de l'homme lambda ne lui convenait pas non plus... Être humain insatisfait comme le sont beaucoup de ses semblables.
A peine avait-il ouvert la porte de son appartement qu'il savait que Cordélia n'était pas partie et elle était même sans doute dans son logement à ce moment même. Comment le savait-il ? Il ne portait pas de soutien-gorge en dentelle...
Il soupirait et l'odeur qui flottait dans l'air le fit froncer les sourcils, loin d'être désagréable c'était un indice supplémentaire sur la localisation de la sorcière. Connor se rendit directement jusqu'à sa salle de bain et y trouvait son amie dans la baignoire, toute dissimulée par la mousse généreuse qui l'entourait. Elle l'avait entendu arrivé et avait même déjà préparé un sourire de circonstance auquel il ne pu s'empêcher de répondre en souriant lui aussi. « Qui veux-tu que ce soit d'autre ? » répondit-il à son murmure, elle puait trop la séduction pour être honnête mais ça il avait l'habitude.

Sans gêne aucune il la regardait en déplorant qu'elle eut forcé sur le bain moussant, une jolie vue était toujours plaisante après une longue journée. Elle avait sans aucun doute quelque chose en tête, son esprit était trop vif pour être mis en veille, il n'y avait guère qu'au lit qu'elle mettait tout sur off, du moins c'est l'impression qu'il avait. Des mois c'étaient passés depuis leur dernière entrevue, à un moment il l'avait même pensé peut-être morte mais preuve en était, il s'était trompé. N'y allant pas par quatre chemins elle l'affirmait changé, différent de l'homme qu'elle avait connu à New-York. Le blond ne masqua pas sa perplexité et elle surenchérissait déjà en qualifiant l'ancien lui de cruellement ennuyeux. Il arquait un sourcil, pas vraiment blessé par sa franchise mais quelque peu dérouté par son petit jeu. « Tu sais qu'il y a mieux pour demandé l'hospitalité à quelqu'un que de lui dire qu'il est d'un ennui mortel ? » lâchait-il avec nonchalance, lui montrant qu'il se foutait de son avis en tout cas d'un premier abord.
Mais bientôt elle venait mettre des mots sur ce qu'elle trouvait changé en lui et la remarque passait déjà bien mieux. « De l'eau a coulé sous les ponts, de la glace a figé New-York et des zombis se baladent. Effectivement les temps ont changés. » certes ce n'était pas le propos que la demoiselle avait tenu mais il voulait esquiver le passage où il allait devoir affirmer qu'effectivement il avait changé et que cette reprise en main n'était pas facile et bla bla bla. Il préférait suivre ses gestes du regard, ne dissimulant pas l'intérêt qu'il y trouvait en affichant un léger sourire. « Une année, déjà... Le temps passe si vite. » et certaines choses lui paraissaient s'être passées il y a de ça une éternité. Connor savait combien une femme pouvait être curieuse et celle-ci d'autant plus mais elle n'était pas en reste niveau anecdotes il en était convaincu. « J'imagine que tu n'as pas fait que te coucher tôt durant tout ce temps. » lâchait-il en faisant écho volontairement à un de ces classiques western qu'il appréciait particulièrement.

Entre sourire et belles jambes non dissimulées, il en aurait presque oublié la première raison de sa venue directement dans la salle de bain à savoir l'installation de la brune qui devait mettre au clair ses intentions. Autant dire qu'il fallait qu'il s'arme de patience et de ruse pour arriver à savoir ce qu'elle comptait faire. « Une présence féminine dans cette garçonnière est tout à fait appréciable, bien que tu ne sois pas très portée sur le rangement ou l'utilisation de l'aspirateur. » utilisation d'argument macho, une spécialité de son cru « Mais j'aimerais savoir combien de temps tu compte me faire encore le plaisir d'avoir ta compagnie. », il aurait pu parler de la facture d'eau qui serait colossale si elle prenait des bains tous les jours dans une baignoire pleine comme celle dans laquelle elle trempait actuellement. « Ça mérite un peu d'organisation, on ne peut pas dire que se soit mon fort alors... » il arquait un sourcil, l'invitant à lui en dire plus sur ce qu'elle comptait faire. L'accueillir quelques jours n'étaient pas un problème en soi, mais la connaissant ce n'était pas très bon pour ses affaires...
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MessageSujet: Re: « you're under my skin » ㄨ cordelia&connor   Mar 29 Oct - 1:33




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Fin parleur, tout comme elle, il savait tourner les questions à son avantage, esquiver et renvoyer la balle de l’autre côté. Elle n’allait pas lui en vouloir pour si peu. Au contraire, ce genre de comportement, vivement interpellant, lui plaisait. Il fallait avouer que la brunette s’adonnait à ce genre de jeu ridicule avec zèle et parfois sans raisons, mais l’habitude avait prit le dessus. Ses réponses étaient déjà taillées sans même qu’elle n’y apporte un seul effort.  Connor n’était pas bien différent et son allusion aux zombies ne manqua pas de soutirer un fin sourire à la sorcière. Les temps avaient bien changé. Il avait changé. Non seulement était-il différent du blondinet qu’elle avait connu à sa sortie de prison, mais il semblait aussi différent des vents qu’elle avait eu de lui au cours de la dernière année. N’oublions surtout pas les quelques fois où, de loin, elle l’avait observé. En revanche, une chose n’avait pas changé : leur complicité. Cette attraction entre eux, inexplicable comme bien des autres. Et ce n’est pas avec déplaisance qu’elle remarqua qu’elle semblait toujours lui faire un certain effet. Ses beaux yeux verts rivés sur chacun de ses mouvements, épluchant les détails les plus singuliers de son corps. Cordelia n’était pas particulièrement l’une de ses malheureuses qui accordait une importance démesurée aux sensations épicuriennes qu’elles provoquaient chez les autres, mais avec Connor, c’était différent. Elle voulait plaire à Connor. Elles voulaient toutes plaire à Connor. Elle susurra alors une remarque ce qu’une année pouvait faire pour quelqu’un, sous-entendant bien évidemment l’apparence du bel apollon, qui malgré ce que l’on aurait pu avancer, ne s’était pas laisser aller. Ce à quoi le garagiste rétorqua que le temps passe si vite. Une allusion à leur passé commun? Qui sait. La sorcière divagua légèrement en se remémorant les souvenirs légèrement peineux de son passé à Darkness Falls, là où les secondes semblent durer une éternité. Mais Cordelia n’était pas rancunière, et ce n’était pas une remarque aussi anodine qui lui changerait l’humeur. Elle se contenta de savourer ce léger sourire qui se dessinait sur les lèvres du jeune homme.

Cependant, elle n’était pas la seule à être curieuse. Le blondinet, lui ressemblant sur bien des points, commençait-elle à constater, semblait tout aussi curieux quant à ses derniers faits et gestes qu’elle ne l’était elle. Léger désavantage puisqu’elle avait toujours gardé un certain œil sur lui, à l’opposé du beau blond qui l’avait probablement pensé morte. Elle ne lui en voulait pas, c’était un peu l’effet qu’elle recherchait lorsqu’elle était en cavale. Être morte aux yeux des autres, ça vous enlève définitivement du poids des épaules. Elle laissa passer entre ses lèvres divinement rosées un léger soupir de satisfaction suite à sa petite remarque. « Disons qu’en effet, je n’ai pas été une gentille fille ces derniers mois, Père Noël. » S’il était le Père Noël, elle serait volontiers sa mère noël. Une réponse typique de la brunette, cela dit. Une demi-réponse, si l’on veut. D’ailleurs, la belle sorcière ne manqua pas de renchérir, renvoyant la balle du côté du garagiste cette fois-ci. « Cela dit, d’après ce qui se dit, je ne suis pas la seule. » ajouta-t-elle d’un air taquin, purement espiègle, il y avait peut-être même un air vicieux dans ce regard sensuel. Malgré des mots à droite et à gauche et des coups d’œil de temps en temps, le passé de Connor demeurait tout de même embrouillé. Pas étonnant pour un homme comme lui, mais assez frustrant pour une demoiselle comme Cordelia dont la curiosité ne connait pas de limites.  

Comme à sa grande habitude, il ne manqua pas de lui sortir une remarque purement sexiste, digne du macho qu’il était. Rien de bien grave. Au contraire, cela faisait parti de son charme. Un jeu auquel il s’adonnait, tout comme elle se livrait elle-même à bien des jeux superficiels et infimes. Il lui soutira tout de même un pouffement de rire à la mention de l’aspirateur. En effet, si Cordelia appréciait les bienfaits de la vie au foyer, soit les longues nuits de sommeil ou bien les longs bains, elle n’en demeurait pas moins allergique au reste. Bien que l’éventuelle idée de se mettre derrière les fourneaux lui semblait être un compromis juste étant donné le service que lui rendait le garagiste. La table de cuisine avait aussi ses charmes, malgré la vulgarité de la chose, pensa-t-elle. Il poursuivit en lui demandant, aussi poliment pût-il,  combien de temps elle comptait rester là. Ces simples mots vinrent attiser une certaine chaleur chez la demoiselle qui se rapprocha alors du bord de la baignoire, comme pour lui concéder une confession, lui avouer un secret. « Je compte rester tant et aussi longtemps que je serais désirée, mon lapin. » sous-entendit-t-elle en haussant les sourcils d’un air aguicheur. Si, cette réplique, à la base de nature séductrice, n’en demeurait pas moins véridique. Pourquoi partirait-elle alors qu’il semblait tant apprécier sa présence pour l’instant? Elle n’était pas bordélique, elle n’était pas particulièrement empiétante, et prendre des bains à la vue du beau Connor de ne la dérangeait aucunement. Elle savait pertinemment que Connor ne la jetterait pas de gré. Encore tenterait-il, la brunette ne manquait pas d’arguments de taille. Mais il en fallait définitivement plus au blondinet pour lâcher prise. Connor faisant part de son manque d’organisation, elle le délaissa à nouveau du regard pour porter ce dernier sur son corps allongé dans la baignoire, amassant la mousse là où il fallait avec une nonchalance déconcertante, comme si l’ex-junkie n’était plus à ses côtés. Caressant légèrement sa peau fine et douce de ses avant-bras, elle se contenta de laisser échapper un deuxième soupire de satisfaction suite aux derniers mots du jeune homme. « Pourtant, ce n’est pas de talent que tu manques quand il est question d’autre chose. Peut-être faut-il seulement que tu y mettes autant d’effort… » S’exprima-t-elle d’un air candide et nonchalant, les yeux toujours rivés sur sa propre personne, se remémorant une fois de plus ses nombreux talents.

La belle plante redéposa ainsi son regard de prédatrice indomptable sur l’ex-policier, le regardant droit dans ses yeux émeraude qu’elle chérissait tant. Il semblait sérieux quant à ses précédentes questions et la sorcière ne manqua pas de renchérir davantage, toujours avec la même technique. « Tu vois, Connor, je crois que tu te poses les mauvaises questions. Au lieu de me demander pourquoi suis-je encore là et combien de temps compterais-je rester, peut-être devrais-tu plutôt te demander pourquoi tu ne m’as toujours pas fichu dehors. » Petite interrogation qu’elle suspendait en l’air. Petite pause. Rapidement, son regard audacieux sembla mettre le beau blond au défi. « Ne me sors pas tes foutaises d’hospitalité, si je n’étais pas la bienvenue, je ne serais pas là présentement. » dit-elle sans l’once d’une hostilité malgré les mots qu’elle employait. Mais elle ne faisait que s’approcher là où elle voulait réellement en venir. « Je t’ai manqué. Tu peux l’avouer, tu sais. Ce n'est pas comme si une de tes nombreuses conquêtes étaient là pour t'entendre le dire. » dit-elle avec un air condescendant et suave.

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Dernière édition par Cordelia N. Hopkins le Sam 25 Jan - 23:05, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: « you're under my skin » ㄨ cordelia&connor   Jeu 7 Nov - 12:41

La sagesse n'était pas le premier adjectif qui viendrait à l'esprit de Connor pour décrire Cordelia, pas étonnant donc qu'elle ne mérite pas vraiment d'être récompensée à Noël, remarque qui au passage fit rire légèrement le garagiste. Il la voyait plus volontiers comme une petite peste, capricieuse à ses heures mais surtout habile manipulatrice pouvant faire tourner son monde autour de son petit doigt. Il connaissait son sens habile de la répartie et savait très bien qu'il s'engageait dans une voie qui nécessiterait de sa part d'user lui aussi au mieux de ces qualités afin d'obtenir des réponses à ses questions. Mais elle eu tôt fait d'essayer de reporter l'attention sur lui plutôt que de s'étendre sur ce qui caractérisait son absence de sagesse, le blond leva les yeux en soupirant « Moi qui pensait que les cancans et rumeurs n'étaient pas ton truc, on dirait que je me suis trompé. » il fit un petit sourire en coin, glissant une pointe d'arrogance dans son attitude « Comme toute la populasse lambda qui fait ce monde. », il savait que bien qu'elle se fonde dans la masse pour des raisons de paranoïa avérée, son égo revendiquait sa singularité, sa volonté d'être malgré tout unique en son genre et de l'affirmer.
Fidèle à lui même parce qu'il était bien sûr hors de question de faire des faux-semblants dans son propre logement, Connor n'avait aucun scrupule à afficher son petit côté macho mais cependant toujours avec humour, et puis si ça pouvait donner des idées ou envies de fée du logis à la belle sorcière c'était toujours ça de pris. Valait-il mieux pas trop croire au Père Noël justement, au pire elle serait juste la jolie plante d'intérieure qui manquait au décor de cet appartement. Mais c'était trop réducteur la concernant, bien que l'idée eu amusé le jeune homme quand il y pensa. Si elle n'était pas si futée, maline et donc potentiellement dérangeante pour ses petites affaires il aurait pu tout à fait envisager de ne voir que les côtés agréables de cette compagnie inattendue que Cordelia lui offrait.

Séductrice hors pair aux milles ficelles et à la capacité d'adaptation impressionnante, le mécanicien se laissait bien volontiers embobiner, il pouvait toujours essayer de résister ça ne durait qu'un temps et sa faiblesse masculine résident dans son cerveau reptilien, celui de ces bas instincts le titillait toujours d'avantage dès lors qu'il repensait à la silhouette très plaisante de sa squatteuse. Elle maniait le ton doucereux et la mine aguicheuse avec un équilibre parfait, arrachant un petit soupir à Connor « Une chance pour toi que je sois en bonne forme alors. » elle savait très bien qu'elle serait toujours désirable à ses yeux et il sous entendait que le seul frein aurait pu être son épuisement, mais depuis qu'il avait délaissé quelques uns de ses plaisirs chimiques il avait constater à quel point il était dans une meilleure forme physique et cela n'impliquait pas uniquement ses prouesses en tant qu'amant.
Voilà justement qu'elle évoquait ses talents, il n'avait pas besoin d'un dessin au vu de la relation qu'ils entretenaient la référence tombait sous le sens. « Oh tu prends même la peine de soigner mon égo, c'est adorable de ta part Cordy. » lâchait-il en riant, il n'était pas dupe et même si c'était flatteur il savait pourquoi elle le faisait. Même si au fond il pouvait y avoir une certaine sincérité dans cette remarque de sa part. Toujours est-il qu'il n'en savait pas tellement plus sur ce qu'elle comptait faire et Connor savait combien c'était risqué de la laisser avec des idées derrières la tête sans s'en soucier un minimum. D'autant plus alors qu'il avait quelques affaires à préparer qui nécessitait de pouvoir être tranquille, non pas qu'elle fût emmerdante mais en véritable fouine qui se respecte elle ne manquerait pas de mener sa petite investigation si malheureusement elle flairait quelque chose.

Ce que la brune faisait de mieux était sans aucun doute de retourner les choses à son avantage, retournant la question à son expéditeur en lui demandant s'il ne fallait pas plutôt qu'il se questionne sur les raisons qui faisaient qu'il ne l'ai pas encore mise dehors. Le blond fit une légère moue de contrariété, il n'aimait pas franchement qu'elle réussisse si facilement son coup. Prenant même le luxe de le défier du regard comme si ça suffirait à ce qu'il avoue que d'un certain côté il était content de la voir.
Avec un air détaché il s'assit sur le bord de la baignoire « Tu ne peux pas totalement remettre en question mon hospitalité, sinon tu te serais retrouvée dans la rue au milieu des zombies et autres êtres sympathiques à peine quelques minutes après t'être rhabillée le soir où nous nous sommes croisés. » il fit un petit sourire en coin « Une chance que je ne sois pas d'une telle ingratitude. Non ? ». Malgré des petits côtés détestables comme tout un chacun ou ce que pouvait en dire une certaine membre du Conseil, il avait des valeurs et jeter dehors quelqu'un pour qui il avait du respect entrait en contradiction avec celles-ci. Un peu de la même manière dont elle s'était approchée de lui pour lui faire une confidence, Connor se penchait vers elle jusqu'à son oreille et chuchotait « Le seul manque que je connaisse c'est celui que je ressentais quand je n'avais pas ma dose. », son pire manque restait cependant celui de son addiction faite de chair et d'os dont le prénom comptait sept lettres. Il déposait ses lèvres juste sous son oreille, frôlant sa peau parfumée « Mais c'était bien essayé ma belle. ». En réalité elle avait raison, il était content de la revoir et en quelque sorte elle lui avait manqué mais il ne pouvait pas se permettre de lui laisser prendre cette avance en l'avouant clairement, question de stratégie et de prudence.
Il se redressait affichant un petit sourire satisfait, alors que sa main dégageait un peu de mousse qui masquait un panorama intéressant sur sa poitrine « Est-ce que tu partagerais ma baignoire ? » demandait-il avec un petit air malicieux « Je sens cette terrible contraction au niveau de mes épaules et de ma nuque, c'est... Très désagréable. » il jouait celui qui quémande un peu d'attention, autant profiter de la situation, surtout que la belle brune ne serait sûrement pas contre le fait d'accéder à sa requête. « Il faut bien que j'ai des avantages à ne pas te mettre dehors, non ? » provoquait-il en souriant. Connor savait bien lui rendre la monnaie de sa pièce, un des fondements de leur complicité, plutôt inattendue lorsqu'on connaît le caractère de chacun. Histoire de l'aider à se décider il retirait son t-shirt, le regard brillant de malice. « Tu sais quoi ? Je suis même prêt à t'écouter me parler de ces rumeurs que tu as entendu, ces trucs de bonnes femmes, tu vois ? » il en rajoutait alors une couche « Ne suis-je pas un hôte charmant ? ».
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MessageSujet: Re: « you're under my skin » ㄨ cordelia&connor   Jeu 7 Nov - 23:14




you're under my skin, just stay right there, i want you there

Le garagiste fut prit d’un léger rire suite à la remarque de la sulfureuse plante sur le Père Noël, ce qui ne manqua pas de soutirer un sourire espiègle et sincère à la brunette. Non pas qu’elle était véniellement fière de son coup, loin de là, ce n’était que des mots après tout. Non, ce qui la faisait sourire, c’était Connor tout simplement. L’apollon avait définitivement un rire et un sourire à faire chialer les minettes. Cependant, si elle était une fine joueuse dans l’élocution des discours, Connor se débrouillait tout aussi bien. Et lorsqu’elle tenta de reporter l’attention sur lui, elle goûta à son propre petit poison. Cela dit, il s’était définitivement trompé. Cordelia n’était pas du genre à croire les rumeurs, tout du moins, pas lorsque le sujet de ces dernières gravitaient autour du beau blond, mais ça ne voulait pas dire pour autant qu’elle ne leur prêtait pas une attention sélective et singulière. Elle s’était trompée, affirmait donc le bel homme devant elle. Mais comme toujours avec Connor, ce n’était pas suffisant. Il eût tôt de la rabaisser un peu, de lui faire une remarque qui ne soutira à la brunette qu’une désinvolture nonchalante et aux semblables inexistantes. C’était son petit truc à elle. Battant lentement des cils jusqu’au dernier mot soufflé de cette bouche qu’elle aimait pourtant tant, elle se contenta ensuite de rétorquer : « Ce n’est pas moi qui couche avec toute la populace lambda, en revanche. » dit-elle d’abord. Elle plissa les yeux et fronça un peu son petit nez. « Une vraie marie-couche-toi-là. » ajouta-t-elle d’un ton neutre, finement calculé par la manipulatrice. Elle avait tout simplement jugé qu’un ton subjectif aurait pu laisser place à de l’ambigüité, ce quoi en temps normal elle aurait privilégié, mais voulant que sa remarque soit poignante, sans être méchante, elle avait opté pour l’autre option. Malheureusement, ses airs diaboliquement taquins la trahissaient. Son attitude, toujours aussi désinvolte, démontrait bien que ce n’était qu’un jeu, un jeu auquel elle prenait un malin plaisir à l’embobiner. La brunette ne manqua pas, ce la dit, de remarquer qu’elle n’était pas la seule à y prendre un certain plaisir.

Ce n’est que lorsqu’elle flatta subtilement son égo sous des remarques candides sur ses nombreux talents sous les draps (ou ailleurs, pour être honnête) qu’il sembla être prit d’un autre rire d’éclats. De son côté, la sorcière ne nota que de la façon dont il l’avait surnommé, encore une fois avec un petit air condescendant. Il semblait presque se demander si elle était sincère. Connor n’était pas assez bête pour remettre en question ses prédispositions au lit, surtout lorsqu’on observait sa longue liste de conquêtes, mais elle aimait bien semer le doute du mieux qu’elle pouvait, bien qu’elle était plus que sincère quant à ses aptitudes. Mais s’il y avait bien une chose que Connor faisait mieux que donner de bon coup de bassin, c’était mentir. Ironique lorsqu’on savait, comme Cordelia le savait elle-même, qu’il fût jadis un flic dont l’honnêteté ne connaissait pas d’obstacles. Les temps avaient bien changé, oui, et la brunette comptait bien mettre son petit nez là où il ne fallait pas, au plus grand désarroi du beau blond. Une joute verbale prit part, comme à leur grande habitude, ce qui mena la jolie plante à le défier du regard, le forçant presque à lui avouer que si elle était toujours là, c’est parce qu’il désirait que cela soit ainsi. Cependant, elle était parfaitement au parfum qu’elle n’aurait ce genre d’aveu d’emblé. Pas avec Connor, cela dit. Là était tout l’intérêt du jeu, cela dit. Tout serait si ennuyeux et pénible dans le cas contraire. Il s’approcha donc de la sorcière en s’asseyant d’un air détaché sur la baignoire. L’envie de le tirer par n’importe quel bout de tissu que ces petits doigts trouveraient et de le plonger dans la baignoire la tilta, mais elle chassa rapidement cette idée, la jugeant trop immature, même pour elle. Connor ne manqua pas de faire allusion à ces zombies traînant dans les rues de la Nouvelle-Orléans, mais la vérité, c’est que la brunette n’arrivait même pas à faire la différence entre ces derniers et les hommes comme Connor. Ils voulaient tous la croquer, en fin de compte. Sourire en coin, remarques misogynes, et c’était reparti pour une autre tournée. Mais Cordelia aimait bien ce Connor, alors elle n’allait pas s’en plaindre. Au contraire, elle entra innocemment dans son jeu. « Une chance pour qui exactement ? » se contenta-t-elle de souffler de manière candide et bien trop angélique, faisant allusion à ce que Connor avait à gagner contre ce qu’elle avait à gagner elle. Elle flattait son propre égo dans ce cas-ci. Après tout, cette vue n’était-elle pas le plus beau cadeau que l’on pouvait offrir à un homme ?

Elle arriva là où elle voulait en venir. Le défiant à lui avouer qu’elle lui avait manqué, elle s’était approchée de son corps, si proche du sien. Il approcha son visage du sien, laissant la brunette perplexe, jusqu’au moment où elle vint susurrer à son oreille. Si le timbre de sa voix, à la fois rauque, mais chaude, lui caressa tendrement les tympans, ses mots étaient aussi venimeux. Il fit glisser ses lèvres sur sa peau, ne la délaissant pas sans frissons. L’effet qu’il lui faisait était bien trop fort et la brunette n’aimait pas cette dépendance. Bien essayé, poursuivit-il. Digne du garagiste tout cela. Il se doutait probablement qu’elle n’allait pas lâcher le morceau. Mais que pouvait-elle dire? Elle ne pouvait pas se permettre de dire que s’il ne lui manquait pas, elle n’avait qu’à partir…car, elle partirait où exactement? Il n’était pas question de retourner faire la cour à un de ces vieux débris avec lesquels elle ne tirerait aucune satisfaction. La brunette se vit donc dans l’obligation de se taire, ce à quoi Connor sembla sourire de satisfaction en rétroaction. Elle se doutait bien qu’il devait être fier de son coup, mais elle tenta de rester le plus désinvolte possible. Il ne suffit qu’un simple geste de la part de l’ex-flic pour raviver la brunette de son espièglerie. Lorsqu’il déposa sa main sur sa poitrine dans le but de dégager sans honte la mousse lui camouflant le panorama qu’il désirait tant admirer, Cordelia se vit prendre à nouveau d’un frisson qu’elle arrêta immédiatement en se mordant la lèvre inférieure. Malice dans ces beaux yeux verts émeraude, c’était une qualité qu’elle affectionnait voir chez le blondinet. Cela dit, fine manipulatrice, la sorcière savait se montrer convaincante dans sa nonchalance. « C’est ta baignoire, aux dernières nouvelles. Tu fais ce qu’il te plait. » Souffla-t-elle en haussant les épaules d’un air dégagé. Bien sûr qu’elle voulait partager la baignoire avec celui qui fût jadis une flamme, mais pourquoi lui avouer alors qu’elle pouvait jouer à lui implanter des idées quelconques? Il lui fit le coup de la contraction au niveau de la nuque qui soutira d’abord à la sorcière un haussement de sourcil face à un tel numéro, surtout de la part de Connor, bien qu’elle finisse par la suite par pouffer un certain rire amusé. « Mon pauvre Connor. Pourquoi ne prends-tu pas des anti-inflammatoires? » proposa-t-elle en faisant un signe de tête vers la pharmacie un peu plus loin. En temps normal, elle ne l’aurait peut-être envoyé balader comme ça, mais comme elle se doutait bien du petit jeu que jouait Connor, elle avait décidé de rentrer dans ce dernier, tout en faisant part de sa nonchalance bien à elle.  Bien évidemment, il fallait s’attendre, surtout avec lui, à ce genre de remarques provocatrices. « Et moi qui croyait, avec une naïveté déconcertante il semblerait, que mon beau sourire était suffisant. » Elle jouait les innocentes, comme d’habitude.

Cordelia détourna le regard, faisant des vagues dans la baignoire avec ses mains, alors que la mousse semblait se bercer contre son corps dans une danse sensuelle. Elle ne faisait même plus attention à ce qu’entrevoyait Connor et ce qu’il ne voyait pas. Par contre, ses belles prunelles maronne furent rapidement convoquées par le beau blondinet lorsque ce dernier retira son chandail, ne laissant pas la sorcière de marbre. Un sourire malicieux en coin, elle ne manqua pas d’observer chacun des fins détails de son torse qu’elle estimait tant. Tout homme se devait d’être en forme et Connor dépassait de loin ce niveau. L’ex-junkie, quant à lui, lui proposa d’écouter les rumeurs qui se disaient à son sujet, tout en se qualifiant d’hôte charmant. L’instant de quelques secondes, elle plissa les yeux, réfléchissant à ces derniers mots. Il y avait probablement une part de vérité dans les discours qui se disaient à son égard, d’où son intérêt pour savoir ce qui se dit à son sujet. Il y avait toujours un problème. Comment différencier le vrai du faux? Cordelia ne vit pas d’autres choix que de se conformer aux caprices du beau blondinet si elle souhaitait obtenir des réponses. Réponses qu’elle n’allait pas obtenir de plein gré, bien évidemment, mais elle s’y connaissait en langage du corps, elle saurait donc y trouver sa part de vérité. « Charmant n’est pas vraiment le mot que j’emploierais. » dit-elle avec désinvolture en levant les sourcils une fois ses yeux posés à nouveau sur le torse nu du bel apollon. Vous vous doutez bien que la brunette n’était pas réellement du genre à employer des mots comme ‘baisable’, bien que c’était là tout le fond de sa pensée présentement. La brunette retourna ainsi la tête et ferma tendrement les yeux, se laissant apaiser par l’eau encore tiède du bain. Une sensation de plaisir pour son épiderme, bien qu’on était loin de la sensation que lui procurait le toucher de Connor. L’ignorant complètement quelques secondes, elle ouvrit les yeux à nouveau et d’un air légèrement moqueur, elle ajouta : « Tu ne crois quand même pas que je vais me mettre à quatre pattes et t’aider à retirer ton jean, tout de même? » le questionna-t-elle. En temps normal, elle l’aurait peut-être fait, et elle aurait probablement fait plus que ça aussi par la suite, mais elle avait beaucoup à gagner à ne pas jouer les filles faciles avec Connor. Mais cette idée de le pousser dans l’eau lui trottait toujours la tête, aussi stupide pouvait-elle être. La sorcière leva ainsi une jambe pour venir déposer son pied sur le bassin du jeune homme, agrippant l’extrémité de son jean avec ses doigts de pied. « Tu n’as plus quatre ans, tu sais comment t’y prendre. » rétorqua-t-elle d’un air insolent, mais toujours aussi séducteur malgré elle. Et sur le coup, elle rapprocha sa jambe, attirant avec elle le corps entier du blondinet dans la baignoire.

Elle avait tant de questions. Tant de choses qu’elle voulait savoir à propos de Connor. Ce qu’il trafiquait, avec qui il trafiquait, pourquoi trafiquait-il, etc. Quelles étaient ses intentions dans le passé, quelles sont-elles à présent? Si cette histoire de gouvernement tient réellement la route? Bien qu’elle ne préférait pas y penser vu sa paranoïa aigue à l’égard de ce groupe de personnes. Et surtout que comptait-il faire à présent? La belle plante savait pertinemment que Connor, malgré les apparences et ce qu’on pouvait de dire de lui (ou de n’importe quel autre junkie), en avait beaucoup plus dans la cervelle qu’il ne le laissait paraître. Tant de choses à savoir, en si peu de temps et surtout avec si peu de moyens. Mais Cordelia saurait l’amadouer, elle en avait toujours été capable. « Tu me pardonneras pour ton jean, hein, mais tu ne me semblais pas prêt à te jeter à l’eau…littéralement. » dit-elle en émettant un pouffement de rire à ses propres propos. Son égo n’avait décidément pas de limites. Sa curiosité non plus, d’ailleurs. Voilà pourquoi elle laissa son égo de côté pour se concentrer davantage sur les réponses qu’elle attendait de Connor. « Tu sais ce qui est ironique? Pour une personne qui n’aime pas parler de toi, beaucoup de gens aiment bien jaser sur ta petite personne. Je suppose que ça compense. » Dit-elle d’abord avec cette mollesse habituelle. La brunette en rajouta une couche aussitôt. « On dit que Monsieur n’est plus celui qu’il était avant. Traître, opportuniste, rebelle, instable, drogué. Qui l’aurait cru? » Dit-elle presque d’un air choqué. La vérité, c’est qu’elle se foutait sincèrement de ce que les autres pouvaient bien dire sur lui. Elle voulait se faire sa propre idée. Elle s’approcha de lui, venant faire glisser lascivement son index droit sur son torse, regardant tendrement la direction que prenait son doigt sur cette étendue de peau masculine, avant de remonter ses prunelles caféinés vers le regard émeraude du garagiste. Elle attrapa son visage doucement d’une main et caressa sa joue juste au dessous de son œil gauche. « Tant d’amertume adressée à ses pauvres petits yeux verts. C’est à se demander ce que tu as bien pu leur faire pour qu’ils aient tant de choses à dire à ton sujet. » Mieux valait rester vague et ambigüe, surtout qu’elle ne savait pas grand-chose, d’où la nécessité d’amener ce genre de questions en jeu et d’observer ce que son corps lui dirait.

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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.


Dernière édition par Cordelia N. Hopkins le Sam 25 Jan - 23:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « you're under my skin » ㄨ cordelia&connor   Mar 19 Nov - 13:33

Une marie-couche-toi-là, mais c'est que la belle brune avait de la répartie !  La réplique avait le mérite de surprendre Connor que le qualificatif amusait plus qu'il ne le vexait, surtout venant de Cordelia. « Ah si seulement. » répondait-il dans un souffle. Comme si la situation prétendue était à des années lumières de sa réalité à lui. Ce qui en soit n'était pas tout à fait faux, il avait des aventures de temps à autre mais pas dans un nombre incalculable, d'autant plus que son amante régulière, Ruby était loin de rentrer dans la catégorie de la populasse lambda. Mais il savait que sa squatteuse favorite adorait en rajouter histoire de donner plus de poids à son propos. Subtil utilisation de la légèreté dans ses paroles pour affirmer une certaine emprise sur qui voulait bien donner du crédit à ses mots.
Il appréciait cet air lisse que Cordelia affichait, comme si rien ne la touchait que tout glissait sur elle sans jamais pouvoir l'atteindre. D'autres devaient trouver ça agaçant mais lui s'y retrouvait un peu, surtout dans son ancienne version, bien plus tempérée que l'actuelle. Ils avaient bons nombres de points communs sur certains aspects de leurs personnalités. Pour le moment le garagiste se félicitait de voir plus au moins clair dans le jeu de la belle brune, en sachant bien qu'à tout moment elle pourrait certainement se jouer de lui pour obtenir ce qu'elle souhaitait, mais pour l'instant cela restait bon enfant. Depuis leur rencontre, c'était comme si un pacte silencieux avait été passé entre ces deux là. Une entente cordiale sur ce qui convenait de faire ou non, de dire ou pas, peut-être cela venait du contexte même dans lequel ils avaient fait connaissance. Et malgré que la confiance totale et aveugle n'était pas envisageable pour Connor, il laissait volontiers à cette charmeuse une place de choix dans son estime. Les conséquences n'en seraient que plus rudes si elle le décevait par une quelconque trahison, mais le mieux restait de ne pas lui en donner la possibilité.

L'air de rien, minaudant comme si elle était l'innocence même alors que chaque geste était calculé pour titiller sa faiblesse d'homme, Cordelia l'amenait gentiment sur le terrain qu'elle souhaitait explorer. Il aurait pu saluer l'habilité de la manœuvre s'il avait été plus naïf, mais cela ne suffisait pas. Là était d'ailleurs tout l'intérêt, elle raffolait des challenges comme tous ceux qui ont ce même esprit vif. Le garagiste ne se répandrait jamais en aveux affectueux ou autre marque direct de considération, si elle voulait se sentir valorisée, appréciée, il lui faudrait attraper les signes discrets qu'il dissimulerait ça et là, le plus souvent inconsciemment. Plus que de ne lui dire qu'elle lui avait manqué, il avait au contraire renier la formule en la détournant. Elle le tenait par ses formes féminines avantageuses, les avantages qu'il en tirait et le plaisir de sa compagnie mais de son côté c'était la distance, ce côté inacquis l'obligeant sans cesse à redoubler de malice pour tenter de l'avoir dans sa poche.
Il aurait tort dans son propre logement de ne pas profiter un peu de ce qu'elle lui offrait. La vue bien que ravissante n'était plus suffisante pour le beau blond qui décidait de s'inviter dans sa propre baignoire que visiblement elle adorait occuper. Il prit la peine de demander un semblant d'autorisation plus pour le principe qu'autre chose, ce à quoi elle lui répondit que c'était sa baignoire. Ah qu'est-ce qu'il appréciait de l'entendre dire de sa bouche, oui il était le maître en ces lieux et elle ferait bien de toujours le garder à l'esprit. La carte de l'homme à la nuque endolorie cherchant un prétexte pour que l'on s'occupe de lui ne fonctionnait pas si bien et elle lui répliquait sans une once de compassion qu'il n'avait qu'à prendre des anti-inflammatoire. Réponse facile pour une requête aussi futile qu'inventée par le garagiste mais ça n'était qu'un moyen de chercher à lui prouver que si elle ne se rendait pas utile sa présence n'avait nulle intérêt. Là encore ça n'était pas totalement la vérité mais ça il se garderait bien de le lui faire savoir. « J'évite autant que possible. Avec mes antécédents, ce n'est pas franchement le mieux que j'ai à faire. » il pourrait vite retomber la facilité de prendre des cachets pour les maux physiques mais également les maux psychologiques et repartir dans ses travers de junkie. Remontant à peine la pente il souhaitait à tout prix ne pas être aussi stupide et faible. En parlant de faiblesse, Cordelia évoquait son sourire qu'elle pensait suffisant elle avait en un sens une part de la vérité, même si d'avantage que de voir sa mine joyeuse il préférait bien d'autres possibilités liées à ses jolies lèvres.

La meilleure manière de savoir ce qu'elle savait ou non était de lui laisser penser qu'il allait, de bonne grâce, accepter de l'écouter lui faire part de ces cancans dont les femmes sont friandes. Mettre en avant son machisme, jouer les désintéressés pour en savoir d'avantage c'était une stratégie très facile à mettre en place pour Connor, même pas besoin de se forcer. Tout comme lui, la brune n'était pas dupe et ils se connaissaient assez bien pour savoir quand l'un ou l'autre avant une idée en tête. Sa tentative de l'amadouer pour qu'elle joue les femmes attentives avait échoué mais ça n'était que partie remise. Cependant il n'était pas contre l'idée qu'elle l'aide à se déshabiller, ce que cela pouvait ouvrir comme perspectives était tout à fait de son goût. Malheureusement pour lui elle ne joignait pas les actes à la paroles, lui lançant qu'il était assez grand pour le faire seul. Certes c'était vrai mais il n'aurait pas été contre un petit coup de main, il haussa alors les épaules « Tant pis je... » pas le temps de finir qu'elle l'entraînait dans la baignoire par un revers de la jambe auquel il ne s'était pas attendu. Un sourire malicieux étirait ses lèvres « Quelle impatience. » le moins que l'on puisse dire c'est que la patience n'était pas une vertu qu'elle possédait. Enfin niveau vertu elle n'en avait sans doute pas beaucoup.
Il se foutait pas mal de son jean, bien qu'il aurait été plus agréable de ne pas avoir la sensation du tissus mouillé sur ses jambes mais tant qu'il restait dans l'eau ça irait. En réalité ça n'était pas vraiment qu'il la rejoigne qui avait titillé son impatience mais plutôt ce qu'il lui avait fait miroiter si elle accédait à ses requêtes à lui. Chasseuse d'informations hors pair la curiosité était son moteur et il pouvait le voir dans la lueur de ce regard charmeur qu'elle n'avait de cesse de poser sur lui. En entendant sa petite analyse de la situation il leva les yeux avec un petit rire léger « Rumeurs et quolibets, ça ferait un bon titre de série B tu ne trouve pas ? » lâchait-il avec un désinvolture qui flirtait avec une petite amertume. A nouveau il posait son regard sur elle, penchant légèrement la tête sur le côté avec un petite air presque condescendant « Oh non... Me dis pas que ? Toi aussi tu te laisse influencer par tout ce qui se raconte ? » il savait que non, ou plutôt il l'espérait. Mais ça lui rappelait un peu trop une visite de la part de Roxanne dont le but était de savoir si oui ou non ce qui se racontait était vrai. Mais qu'est-ce qu'elles avaient toutes ces bonnes femmes à vouloir des vérités alors qu'elles même ne sont pas foutus d'être honnêtes ?
« Il n'y a que les cons qui ne changent pas. Tu ne connais pas ce petit dicton ? » il fronçait légèrement les sourcils, pas franchement enclin à faire état de ce qu'il avait été et ce qu'il était maintenant. Elle avait raté des épisodes, tant pis pour elle. Le Connor qu'elle avait connu lorsqu'il était sorti prison avait changé, il avait connu des bas frôlant l'Enfer puis une remontée laborieuse au prix de lourdes remises en question et de souffrances. Son regard s'était assombri en repensant à cela mais il chassa rapidement ce bref moment de repli sur lui quand il sentit l'index de Cordelia contre son torse. Appréciant ce contact, la sensation de ces lignes qu'elle traçait sur sa peau sans que ça n'ai de signification particulière mais c'était agréable. Ce qui le fut d'avantage c'était cette main qu'elle posait sur sa joue. Le blond perçu cette caresse comme un geste maternant bien que ça n'était sans doute pas l'intention de la séductrice, lui le reçu ainsi. Il ne la quitta pas du regard mais restait impassible alors qu'elle tentait une nouvelle approche, glissant des mots dont la connotation presque compatissante ne le laissait, malgré lui, pas indifférent. « Il faut bien trouver un coupable, une figure pour porter ce dont on ne sait finalement pas grand chose. » répondait-il avec nonchalance.

Un soupir s'échappa de ses lèvres « Je ne suis ni blanc comme neige, ni le diable en personne. Je sais ce que j'ai fait et pourquoi, c'est bien là l'essentiel non ? » il arquait un sourcil comme s'il lui demandait son avis « On me prête bien plus d'actes que ce qu'il en est réellement. Mais tant qu'on ne m'emmerde pas avec tout ça, je m'en fout. » il posa une main sur l'une des jambes fines de la belle brune, caressant sa peau lisse « Ne crois pas qu'un peu de mousse, de l'eau chaude et ta présence, aussi charmante soit-elle, vont me faire m'épancher sur des histoires que je préfère laisser dans le passé. » il lui adressa un petit sourire en coin « Je me concentre sur mon avenir, le futur et ce que je pourrais en faire. En cela j'ai changé, oui. Et n'en déplaise à certains mais je ne reviendrais en arrière pour rien au monde. » il ne masqua pas sa détermination, tant pis si ça éveillait d'avantage la curiosité de Cordelia. A la fois c'était un moyen de lui faire comprendre que personne n'avait intérêt à se mettre en travers de son chemin, elle compris. « Étant donné que je ne pense pas que les rumeurs aient franchi les frontières, j'en conclue que tu étais plus ou moins dans les parages. Or je n'ai pas eu de tes nouvelles et il a fallut que le hasard fasse son oeuvre pour que nous nous retrouvions. » l'effet des retrouvailles l'avait quelque peu éloigné de cette conclusion mais c'était l'occasion de reposer le cadre « Si tu voulais vraiment savoir ce qu'il en était, tu n'avais qu'à venir demander. Mais... Je n'ai vu personne. » y avait-il une pointe de reproche dans ses propos ? Peut-être bien. Mais c'était d'une logique implacable, non ? Lueur de défi dans le regard et sourire charmeur aux lèvres, Connor attendait les justifications de la jolie brune.
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MessageSujet: Re: « you're under my skin » ㄨ cordelia&connor   Mer 20 Nov - 0:14




you're under my skin, just stay right there, i want you there

Un repli de jambe, un corps à l’eau, tout s’enchaînait tellement rapidement…et elle adorait ça. Cette prestance à laquelle ils s’adonnaient tous les deux. Ces deux joueurs qui, pourtant, faisaient bien souvent preuve d’une mollesse, ou tout du moins, d’une désinvolture aux semblants d’indifférence, un air lisse que rien ne peut transgresser, aimaient plus que tout sauter directement au dénouement. Cordelia, à l’instar de Connor, était du genre à commencer par le désert, par ce qu’il y a de plus délectable et voluptueux. Une course au plaisir, à la satisfaction, à la jouissance des sens. D’où l’importance que la brunette accordait à chacun de ses gestes. Ses mouvements, tels des draps sous le vent, avaient une fourberie ensachée d’une grâce, une élégance à laquelle elle se dédiait avec une nonchalance jamais vue. Son toucher se devait d’être tendre et doux, ses caresses, elles, lascives. Une lenteur, une fois de plus, paradoxale à son caractère. Son regard, défiant, soutenu. Pas agressif, mais fort. Ses pores se devaient de transpirer d’une odeur enchantante, un parfum coquet et sensuel. Bref, cette importance qu’elle accordait aux sens n’était que plus observable dans cette situation dans laquelle elle se devait d’amadouer Connor. Un homme aux allures pourtant tellement simplistes, mais à l’esprit brisé et détourné, un adversaire de taille, peut-être plus involontairement que volontairement. Le beau blond souligna son impatience, suivi d’un sourire malicieux auquel elle se permit de répondre d’une même malice, sinon encore plus dévastatrice. Un haussement de sourcil accompagnant cette vue, elle haussa les épaules dans cette indifférence si particulière qu’elle vouait à tous les propos qu’on pouvait bien lui dire. « Il y a de bien pire défauts. » se contenta-t-elle donc de souffler, se fondant à nouveau sous ce panorama de mousse. Elle était bien placée pour parler, son impatience était probablement son défaut le plus mignon. La sorcière n’avait pas cette certaine crédulité à laquelle Connor pouvait encore prétendre au vu de son intégrité et de ses nombreux principes moraux. Quant à la brunette, elle, disons que tout cela était loin derrière son joli petit cul. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, mais elle a vite désenchanté après tant d’années à son actif. Il fallait l’avouer, la demoiselle avait une expérience à laquelle peut de gens pouvait s’identifier.  

Le garagiste sembla prendre les propos qu’on disait à son égard avec une certaine désinvolture qu’on associerait à la brunette justement. Un roulement de yeux et un léger rire pour enterrer pour de bon l’hypothèse que ce genre de bêtises l'affectaient. En effet, il ne semblait pas particulièrement blessé. Tout du moins, pas dans le contexte actuel. Certes, demeurait-il à savoir s'il ne faisait pas que jouer un jeu, feintant et camouflant ce que bon lui plaise. La sorcière était peut-être paranoïaque, mais elle ne s’attardait pas non plus à de telles futilités, surtout lorsqu’elle avait bien mieux en tête ; comme, par exemple, des images concupiscentes du garagiste dans toute sa simplicité si vous voyez où elle veut en venir. Il prolongea ainsi cette désinvolture en tentant une blague qui ne soutira qu’un fin sourire à la brunette. Muette, elle préféra se taire, analysant la situation dans ce calme qui lui était propre, un calme qui badinait davantage avec cette mollesse précédemment conférée. Mais suite à son léger penchement de tête et ce sourire condescendant qu’il octroya à la sorcière, cette dernière plissa légèrement les yeux, cherchant à voir où il allait en venir, bien qu’elle se doutait fortement qu’il arriverait droit au but. Sarcasme à l’appui, il lui demanda si elle aussi se laissait influencer par tout ce qu'on raconte, se fichant cordialement de la tête de la sorcière. La brunette ne se contenta que de pouffer un léger rire en haussant les épaules de cet air de réjouissance enrobé de désinvolture. « Pourquoi pas? Après tout, je sais que ce qu’ils racontent à mon sujet n’est pas bien loin de la vérité. » Cordelia le défiait un peu avec une telle phrase. Une vérité, pourtant. En effet, ce qu’on disait à son propos n’était pas loin de la vérité. Certes, comme dans toutes ses situations de radotage, il y avait sa part de bêtises (comme ceux qui la croyaient réellement morte, mais ça, ça ne déplaisait pas à la lâche demoiselle), mais lorsque les gens affirmaient qu’elle n’était qu’une garce égoïste, manipulatrice et exploiteuse… et bien ils n’avaient pas réellement tord. D’où l’interrogation de la brunette sur cette part de vérité qui se logeait dans les propos aux égards de l’ex-junkie. Qui croire, qui ne pas croire? Quoi croire, quoi ne pas croire? Tant de questions et si peu de réponses. Et pourtant Dieu sait que le beau blond était disert, où tout du moins avait la parole facile…trop facile, parfois, pensa-t-elle. Pas sur ce sujet, malheureusement.

Connor poursuivit en lui demandant si elle connaissait le dicton : ‘il n’y a que les cons qui ne changent pas’. Elle fit mine de réfléchir ironiquement, bien qu’elle connaissait parfaitement ce proverbe, sous toutes ses variantes d’ailleurs. « Pas faux. » se contenta-t-elle d’ajouter avant de se rapprocher afin du jeune homme, dans une tentative mièvre de séduction, une autre parmi tant d’autres qui suivront. L’index se baladant furtivement sur ce torse qu’elle affectionnait tant, mais pas autant que ce visage d’apollon qu’elle caressa d’une main tendre. Un sourire s’ébaucha sur ces lèvres rosées, un sourire qu’elle tenta tout de même de camoufler étant donné qu’elle souriait à l’effet qu’elle attisait chez le garagiste qui tentait de prétendre une indifférence à laquelle même le plus grand des idiots n’aurait pas cru. Il maîtrisait, cela dit, un peu mieux le débit de sa voix, avec lequel il lui poussa avec nonchalance prétextée quelques mots quant aux propos qu’elle venait de tenir. La belle eût un léger rire presque condescendant et répliqua immédiatement. « Hmm, au risque de me répéter, je me demande une fois de plus, pourquoi toi? Pourquoi pas un autre? Réfléchis-y un peu mon lapin. » Le questionna-t-elle, prétextant une innocence à laquelle personne ne croyait non plus, et sachant pertinemment qu’il y avait tellement plus derrière cette histoire. Cordelia entrait cependant dans des territoires périlleux et elle en était pleinement consciente. Demeurait-il à savoir combien de temps Connor la laisserait patiner sur cette glace fendillée. Un soupir s’échappant des lèvres de Connor, la sorcière écouta le garagiste s’épancher sur les raisons de son demi-silence, fixant ces lèvres dont elle aimerait mieux voir sous autre action que le discours, si vous voyez où elle veut en venir.  « Encore faut-il que tu assumes ce que tu as fais, non? » laissa-t-elle filer doucement hors de sa bouche sensuelle, arquant elle aussi un sourcil réciproquement à la recherche d’une réponse. Des petits mots ambigus sur lesquels pourrait réfléchir Connor. Il y avait une différence non-négligeable entre savoir ce qu’on a fait et l’assumer. La belle plante avait déjà son idée quant à la catégorie dans laquelle se trouvait le jeune homme. Un sourire malicieux joncha les lèvres de la sorcière lorsqu’il affirma qu’il ne préférait pas se faire emmerdé sur le sujet. Trop tard, vraisemblablement! Ses prunelles caféinés regagnèrent ainsi les yeux verts de Connor lorsque ce dernier plaça sa main contre sa peau, frêle et sensible. Si elle savait se montrer nonchalante la plupart du temps, il était toujours plus ardu de le demeurer lorsqu’un contact physique, surtout un contact du genre, entrait en jeu. Les mots du jeune homme ne lui apportèrent, cela dit, pas autant de plaisir que ses caresses le long de sa jambe. Cordelia aurait du s’y attendre, surtout avec le blondinet. Cette réticence à parler de son passé et de rassasier la curiosité de la sorcière rendait cette dernière légèrement furieuse. Un soupir se fit entendre, alors qu’elle fronça légèrement les sourcils. Restant de marbre au sourire en coin - aussi beau soit-il - du blondinet, la demoiselle l’écouta barguigner sur l’importance qu’il accordait au futur, à l'opposé du futur. C’était un peu hypocrite de la part de la brunette de le pousser dans ce coin et lui demander d’avouer tous ces petits secrets étant donné que c’était quelque chose qu’elle abhorrerait elle-même, mais c'était un peu ça la vie, une partie d'hypocrisie.

La conversation prit une toute autre tournure à une cadence assez rapidement. Cordelia, toujours aussi nonchalante, se contentait de le regarder droit dans les yeux. Ils étaient intensément proches l’un de l’autre, rendant le tout encore plus tendu, mais surtout plus excitant. « J’avais d’autres chats à fouetter. » se contenta-t-elle de dire en faisant les gros yeux, de manière insolente. Se doutant bien que cela ne la mènerait nulle part d’être aussi froide, elle  plaça ses deux mains sur le torse du garagiste qui s’entretenait davantage depuis leur première rencontre, semblait-elle remarquer avec une certaine réjouissance. « Tu veux que je sois vraiment honnête avec toi, Connor? » lui demanda-t-elle comme si elle lui laissait la possibilité de choisir, et pire encore, comme si elle allait réellement être honnête avec lui. Elle n'en demeurant pas moins convaincante, en revanche. « À l’époque, disons que j’étais encore plus dans le trouble que je ne l’étais il y a quelques jours quand tu m’as trouvée. Crois-moi, en m’éloignant de toi, je t’ai rendu un grand service. » Dit-elle d’abord alors que ses mains arrivèrent enfin au bas du ventre du jeune homme, titillant impatiemment le bord de son jean. Cordi' se mordit la lèvre inférieure sans même s'en rendre compte, probablement l'effet que lui faisait cette magnifique vue. Elle poursuivit : « Je ne voulais pas qu’il t’arrive quoique ce soit. Tu ne peux quand même pas me reprocher de me préoccuper de toi et de ton bien-être? » Souffla-t-elle de ce timbre de voix chaud et enivrant, alors que ses tendres mains firent descendre le jean dont Connor ne s’était toujours pas débarrassé. Elle le descendit aussi bas que possible étant donné sa position actuelle et remonta enfin ses mains pour les placer autour du cou du blondinet. « Bien évidemment que j’ai toujours été dans les parages, mon poussin. Si tu ne m’as pas vu, c’est peut-être parce que tu ne regardais pas aux bons endroits, ni aux bons moments. » Dit-elle en plissant les yeux comme pour souligner une certaine bêtise chez le jeune homme, comme si il aurait se douter de cette réalité. « Tu devrais savoir maintenant à quel point je préfère garder profil bas. Montrer ma petite bouille au premier résistant à l’époque, disons, que ça n’aurait pas été très brillant de ma part, tu en conviendras. » Cordelia fronça le nez, toujours aussi espiègle dans ses airs et attitudes. La séductrice approcha ainsi son visage, effleurant les lèvres du jeune homme avec les siennes, y laissant tout de même sa chaude respiration traverser d’une bouche à l’autre. Remontant lascivement le long de sa joue, pour arriver à son oreille, elle y déposa quelques mots de ce timbre de voix aromatisé qu’elle maîtrisait tellement bien : « Tu n’as vu personne certes, mais j’étais bien là Connor. Plus d'une fois, d'ailleurs. Comme, par exemple, la fois où on t’a tiré dessus dans une raffinerie et que tu as été hospitalisé. Tu étais allongé sur ton lit, somnolant paisiblement. » laissa-t-elle suspendre en l'air d'un ton léger, suave, lent, qui vendait presque du rêve. «Tu es tellement mignon quand tu dors, je n’ai pas osé te réveiller. Un vrai petit ange. » Dit-elle avec une certaine coquinerie, teintée de malice. Le point fort de cette conversation, c’était l’ambigüité de la chose. Était-elle sincère? Racontait-elle seulement une partie de la vérité? Se jouait-elle de lui? Est-ce que ces faits étaient la preuve d’une certaine affection qu’elle éprouvait envers le garagiste ou était-ce seulement de la manipulation pure et dure? Tant de questions auxquelles Cordelia avait bien évidemment les réponses. Tout l’opposé de Connor.

Connor était l’un des rares hommes qui lui faisaient réellement de l’effet. Tout était physique, mais ça n’en demeurait pas moins enivrant. Si c’était ses lèvres à elle qui se glissaient lascivement sur la peau chaude du jeune homme, elle semblait ressentir autant de jouissance que lui, ou tout du moins, à y prendre un malin plaisir. La brunette déposa ainsi quelques baisers dans le cou du bel apollon, faisant tomber quelques mèches de sa longue et soyeuse chevelure brune contre son visage. La demoiselle s’arrêta cependant soudainement, prise par une réflexion qui venait de la frapper. Elle releva son visage à la hauteur de celui du jeune homme, l’index en l’air, et accompagnée d’une moue de réflexion, la sorcière ajouta : « Maintenant que j’y repense. Il y avait aussi cette fois où tu t’engueulais avec ta copine. » Dit-elle d’abord. « Roxie, ou  je ne sais trop quoi. » dit-elle dédaigneuse, roulant les yeux. Elle n’était pas jalouse, tout du moins pas tant qu’elle avait accès au corps de Connor. Son amour, elle pouvait s’en passer personnellement. « Je dois t’admettre que l’idée de me pointer au beau milieu de cette dispute d’amoureux tellement adorable ait frôlé mon esprit, mais encore une fois, j’avais mieux à faire. » conflua-t-elle finalement en s’éloignant de l’ex-junkie, prenant avec elle le jean de ce dernier, le retirant entièrement cette fois-ci. Elle se colla au bord opposé de la baignoire, un regard incitateur, un sourire malicieux qui en disait beaucoup sur ses intentions. « L’eau commence à devenir froide, tu ne trouves pas? Un peu de chaleur humaine ne nous fera pas de mal. » Laissa-t-elle passer lentement entre ses lèvres maquillées et juste légèrement pulpeuses. La mousse, elle aussi semblait se dissiper peu à peu, dévoilant à la même cadence des parties du corps de la sorcière. Rien de nouveau pour le garagiste, mais elle savait qu’il saurait se délecter.

made by ℬlue ℐⅴy


_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.


Dernière édition par Cordelia N. Hopkins le Sam 25 Jan - 23:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « you're under my skin » ㄨ cordelia&connor   Lun 25 Nov - 17:37

L'assaut était lancé et la belle brune saurait enregistrer la moindre petite information que Connor laisserait filtrer. Elle essayerait par tous les moyens de lui tirer les vers du nez et il savait très bien quelle était sa stratégie favorite. Le garagiste pouvait se montrer désinvolte et peu intéressé par la conversation que Cordélia tentait de mener, mais ça ne suffisait pas à la décourager. Tenace et mauvaise perdante, elle n'allait pas le lâcher si vite et ça il le savait ! Elle voulait des réponses à son sujet, quelque chose à se mettre sous la dent au cas où, mais au cas où quoi ? Ça c'était la question que lui se posait. Que se cachait-il derrière cet intérêt bien trop poussé pour être honnête ? L'entente était au beau fixe entre eux mais Connor n'en demeurait pas moins prudent. Fort de ses expériences passées, il s'était renseigné sur la jeune femme, une tache ardue car elle était très forte dans l'art de la dissimulation et de la disparition.
La brunette était tantôt empreinte d'une douceur toute calculée, tantôt habitée par une légère frustration et l'ex-junkie savait grâce à ces indicateurs qu'il ne s'en sortait pas trop mal pour le moment. Si elle était friande du pourquoi de ces rumeurs à son sujet, lui aurait bien voulu savoir qu'est-ce qu'elle avait bien pu faire pendant ces mois passés. Mais pour l'instant il ne menait pas vraiment la danse, sans doute parce qu'il profitait un peu trop de leur proximité et du contact qu'elle avait savamment établis entre eux. Répliquant du tac o tac à chacune de ses tentatives d'esquives la séductrice allait même un peu plus loin en insinuant qu'il n'assumait pas ses actes. La remarque arrachait à Connor une petite moue de mécontentement « Hum... Non . J'assume ce que j'ai fait, les erreurs comme ce que je pense avoir été des bons choix. Je donne l'impression que ça n'est pas le cas ? » réponse qui ne suffirait pas à la fouineuse, mais la seule qu'elle obtiendrait pour l'instant. Réalité partielle seulement puisqu'il avait été pris d'un fort sentiment de culpabilité quant à des décisions induites dans son esprit flouté par la drogue. Mais c'était cette même culpabilité qui lui avait permis de reprendre ses esprits par la suite et de renouer avec ses valeurs d'origines.  

Autant que cela pouvait fonctionner sur lui, le garagiste savait l'effet de ses mains sur la peau légèrement hâlée de la belle manipulatrice. Leur faiblesse l'un envers l'autre résidait  dans cette indéniable attirance physique, cette connexion qui rendait tout si simple puisque finalement leur entente pouvait bien se passer de mots tant que le désir de l'autre était maintenu. Arme que Connor ne se gênerait pas pour utiliser s'il ne craignait pas qu'elle retourne cela à son avantage. S'il voulait réussir à reprendre le leadership de la conversation il fallait qu'il se montre subtil, chose toujours plus difficile pour un homme, surtout comme lui, que pour une femme spécialiste dans l'art du paraître. Mais au fond sous cette logique implacable que le garagiste venait de lui servir, se dissimulait une recherche d'information teintée d'une pointe de reproches inconscients.
Loin de sembler prise au dépourvu Cordelia affirmait avec aplomb avoir eu d'autres chats à fouetter, expression soigneusement choisie qui mit en tête à l'ex-junkie des images plutôt amusantes. Il l'imaginait, fouet à la main en quête d'autres hommes à mettre à sa botte à la manière d'une dominatrice. Mais cela ne durait qu'un bref instant, car le regard intense et captivant de la belle accrochait le sien tandis qu'elle maintenait avec ses mains une pression sur son torse. Transcription physique de son intention de le voir rester à sa place ? Volonté de le maintenir dans une position intuitivement inférieure à elle. Le blond ne prit pas sa proposition d'être honnête au sérieux, certes la question n'attendait pas de réponse mais il savait déjà le caractère impossible de la chose. Elle n'était jamais totalement honnête, le tout était de savoir démêler ce qui était sincère de ce qui ne l'était pas et ça n'était pas une mince affaire. Pourtant la musicalité de sa voix, le rythme qu'elle imposait à ses paroles rendaient l'ensemble terriblement convaincant. Y croyait-il ? Pas totalement, il voyait là une version très édulcoré de la réalité, pour qu'il se sente mis en valeur alors qu'en réalité elle ne faisait que protéger ses arrières à elle. Connor décrochait en sentant ses doigts fins dans le bas de son ventre, flirtant avec le bord de son jean dont elle défit bientôt les boutons pour le descendre, emmenant du même temps son boxer et les mettant ainsi presque à égalité sur le plan de la nudité. Sans même qu'elle n'ait à le lui demander il avait rendu sa tâche plus aisée, se retenant néanmoins de répondre à cette envie qu'il avait de délaisser la discussion pour s'adonner à autre chose de bien plus agréable.

Lentement mais sûrement, avec tout son savoir faire en la matière, Cordelia l'embobinait gentiment et il avait commencer à perdre le fil dès lors que ses mains s'étaient dangereusement rapprocher de ce qui faisait de lui un homme. D'un ton doucereux elle lui prouvait qu'il avait tort d'avoir douté de sa proximité, si elle semblait absente ça n'était qu'une impression. Une partie de lui savait qu'il ne devait pas apporter de crédit à cela, et l'autre partie avait besoin de croire que c'était la réalité. Ses arguments étaient valables, et elle l'endormait d'avantage avec sa séduction si simpliste et pourtant si efficace. Le garagiste se laissait happer par le chant de la sirène (de baignoire, c'est mieux que rien) se demandant, si elle n'avait pas vraiment été dans le coin, comment elle aurait pu savoir qu'il s'était fait tirer dessus comme du gibier alors que l'info avait été étouffée. Le reste n'avait pas de prise sur lui, il se foutait pas mal qu'elle puisse le trouver mignon en dormant. Non ce qui l'intéressait vraiment ça n'était définitivement pas cela et le doute le rendait rarement docile.
A chaque nouvelle parcelle de peau qu'elle embrassait il retenait un frisson, elle savait y faire il ne pouvait pas le nier et l'effet était au rendez-vous. A choisir, Connor préférait qu'elle passe le temps ainsi plutôt qu'à essayer de lui soutirer des informations. Malheureusement la brune s'arrêtait subitement dans son petit manège fort agréable, retrouvant sa mine de belle emmerdeuse, celle qui vient d'avoir une idée qui lui a traversé l'esprit. Mais elle venait de trébucher sur le choix des mots, dommage pour elle, tout ce travail de mise en condition avait pourtant été sur le point d'adoucir le garagiste. Évoquer Roxanne et tout ce qui avait pu se passer entre eux était une erreur, d'autant plus en qualifiant leur altercation de dispute d'amoureux. Balayant d'un seul coup le maigre progrès qu'elle avait fait en le travaillant au corps. Adorable, n'était vraiment pas l'adjectif qui qualifiait le mieux ces mots qu'ils s'étaient crachés au visage avec la Chef de la Résistance et il avait comme un retour de l'amertume ressentie à ces instants passés.

Cordelia reculait en le débarrassant totalement de son jean, malicieuse et provocante en lui proposant d'activé la chaleur humaine pour contrer l'effet irrémédiable du refroidissement de l'eau. « Tu sais ce qui est adorable ? » lâchait-il avec un air amusé alors qu'à ce moment il ne l'était pas tant « C'est cette façon que tu as de me considérer comme un gamin dont la mère n'a pas le temps de regarder le dessin. ». Le garagiste eu un petit rire nerveux et répéta à voix basse « Dispute adorable... » il secoua la tête avant de s'éloigner de son côté de la baignoire pour se rapprocher de là où était son interlocutrice. Tirant sur ses jambes fines pour l'attirer à lui, les plaçant de part et d'autre de sa taille il posait ses mains sur ses genoux pour ensuite les laisser glisser le long de ses cuisses. Cette jeune femme qui partageait sa baignoire était une sorte de fantasme en chair et en os et si elle ne l'était pas elle faisait en sorte de le devenir. Les hommes peuvent s'avérer plus bavards une fois certaines tensions évacuées et l'ex-junkie ne dérogeaient pas à cette règle. Alors Connor savait que s'ils en venaient aux coups de bassin, il n'allait sans doute plus répondre de rien et elle se féliciterait de sa victoire.
Si pour le moment il n'allait pas laisser ses pulsions prendre le dessus il devait cependant laisser croire à Cordelia qu'il ne tarderait pas à céder. Il approchait ses lèvres des siennes les mordillant légèrement « On parle comme des gonzesses, c'est normal que l'eau refroidisse. », il l'embrassait brièvement avant d'ajouter « J'apprécie que tu m'avoue avoir été dans le coin, mais que pour me protéger tu préférais rester loin... C'est touchant. ». Le garagiste s'appliquait à lui laisser croire qu'il avait mordu à l'hameçon, répondant positivement à son invitation par quelques caresses qu'il accompagnait de baisers soigneusement déposé dans le cou de belle brune. Il jouait en sachant que c'était risqué pour lui, qu'il aurait tôt fait de se faire embarquer dans son propre piège en ne pouvant plus s'arrêter. La stratégie nécessitait du contrôle. Paradoxale pour quelqu'un qui avait eu la faiblesse de se faire entraîner dans la spirale infernale de la drogue, mais il était ressorti plus fort de ces épreuves et sa volonté n'en était que décuplée. Certes il la désirait, et l'envie de passer à des choses plus sérieuses ne lui manquait pas mais il se décidait à tout  stopper en reculant un peu.
Un petit sourire moqueur étirait ses lèvres alors qu'il se mettait à rire « Tu baisse de pied ma belle. On doit pas avoir assisté aux même disputes... Et si tu comptais sur cette pseudo compassion pour m'encourager à la confidence, c'est raté. ». Il prit son visage entre ses mains, fixant son regard dans le sien et chuchota « On sait tous les deux que tu n'es pas ce qu'on pourrait appeler un ange gardien. Et si tu veux me faire plaisir autrement qu'avec de parfaits moments de baise, alors tu peux commencer par arrêter de me prendre pour un con. ». Il fallait que ça sorte, les paroles mielleuses de la belle brune avaient fonctionné jusqu'à ce qu'elle évoque Roxanne et fasse retomber comme un soufflet tous ses efforts. Cette proche réussite avait été relégué loin derrière dès que le tourbillon de sensations négatives qui entourait ce sujet épineux s'était manifesté. L'avertissement à présent donné si elle voulait bien l'entendre, Connor se levait, bien décidé malgré l'envie à la laisser sur sa faim. Qui a dit que les femmes avaient le pouvoir ? Certes là ça ne tenait à pas grand chose et il valait mieux pour lui qu'elle se vexe plutôt qu'elle le tente d'avantage... Mais c'était au moins un très bon début. Il affichait alors un sourire de parfait petit con « Qui est la plus bitch de nous deux, hein ? ». Encore une chose qui pouvait les rapprocher, alimenter cette complicité, qui restait cependant toujours sous conditions que l'un des deux ne franchisse pas le pas de trahir l'autre...
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MessageSujet: Re: « you're under my skin » ㄨ cordelia&connor   Mer 27 Nov - 1:08




you're under my skin, just stay right there, i want you there

Adossée de nouveau au bord de la baignoire, ses prunelles maronnes alternaient entre le corps dénudé et plus que délectable de Connor et la mousse se dissipant peu à peu naturellement sous l’effet de son pire ennemi : le temps. Son corps, timidement recouvert de ce filet de mousse persistant, semblait plaire plus que jamais au beau blond. Il lui demanda si elle savait ce qui était réellement adorable suite au discours qu’elle avait précédemment tenu. « Toi? » souffla-t-elle de cette voix presque inaudible dans ce qui ressemblait plus à un soupir qu’à autre chose. Ne vous méprenez pas, l’idée de répondre « Moi » lui était passé par la tête, mais disons que dans cet humeur folâtre et frivole qu’elle empruntait lorsqu’elle était aux côtés de Connor, elle avait préféré lui faire un compliment, plutôt que de flatter son propre égo, bien que l’idée lui soit passé par la tête. Quant à Connor, disons qu’elle arrivait très bien à voir à travers son petit jeu. Cet air amusé drapé à son visage des plus agréables à regarder, mais elle pouvait y déceler cet agacement sous n’importe quelle facette de son corps. Ses muscles davantage tendus, une veine proéminente, cette lueur dans les yeux. Ce n’était pas une vision effrayante, au contraire, cette animosité bien dissimulée avait un certain charme, surtout lorsqu’il tentait en vain de lui faire croire qu’il n’en demeurait pas moins amusé. Le contraste était admirable. Lorsqu’il lui fit part de cette façon dont elle avait de le traiter comme un gamin, elle prit ses mots à un tout autre niveau et lui fit la moue d’une mère offusquée des propos que tenait le gamin devant ses beaux yeux bruns. Un petit rire nerveux suivit la petite crise du garagiste, alors qu’il répéta les mots que Cordelia avait employé pour décrire ses relations tendues avec Roxanne. Mais la sorcière demeura de marbre face à tout cela. De nature indifférente et désinvolte à la base même, ce n’était surtout pas les problèmes de couple de l’ex-junkie qui allait soutirer en elle une quelconque empathie ou apitoiement. Elle n’arrivait pas à garder le compte de leur relation qui lui paraissait trop ennuyeuse et fastidieuse, malgré leurs disputes incessantes. Juste d’y penser lui donnait un terrible mal de tête.

Migraine qui disparut aussitôt qu’elle sentit les mains masculines et fermes du garagiste qui glissèrent lascivement contre l’épiderme fébrile de ses cuisses, frémissant à ce contact pourtant si simple, mais pas pour le moins désagréable. Cette sensation qu’avait l’ex-junkie avait ce léger goût amer. Il était complexe de garder un esprit vif, de garder en tête ses premières intentions lorsqu’elle en venait presque à perdre la tête lorsqu’il caressait sa peau affectueusement hâlé par la canicule de la Nouvelle-Orléans. Il approcha son visage du sien, leurs lèvres, éternellement attirées, telles des aimants, et elle fixa ses yeux émeraudes d’un air presque attendrie, presque. Cordelia haussa les épaules à sa remarque sur leur discussion de gonzesse : elle en était une et bien heureusement pour lui, d’ailleurs. Ils s’embrassèrent l’instant de quelques secondes, secondes qu’elle savoura bien évidemment avec malice, avant d’ouvrir à nouveau ses yeux et de les déposer à nouveau sur Connor qui tenait à présent des discours sur ce qu’elle lui avait avoué plus tôt. La sorcière préserva la même expression désinvolte, non pas parce qu’elle ne croyait pas le beau blond, mais tout simplement parce qu’elle n’en avait très peu à foutre, comme à sa grande habitude. C’était ce qu’elle était. « Que puis-je dire? J’ai toujours été une grande sentimentale! » Cette même ingénuité feinte comme elle en avait l’habitude. Les mains du bel apollon continuèrent de glisser lentement contre le corps imberbe de la sorcière, la faisant frémir sous ses caresses tendres, paradoxales à cette image de dur qu’il pouvait cultiver parfois. Lorsque les lèvres du bel homme se collèrent lascivement à sa peau humide de son cou, la brunette se contentait de se mordre la lèvre inférieure dans un réflexe de contrôle. Ses baisers coulissant lascivement et sensuellement, elle plaça une main douce dans le cou du jeune homme, remontant lentement vers ses cheveux qu’elle agrippa tendrement.

Grippe qu’elle lâcha lorsqu’il se mit à rire, soutirant comme réaction chez la sorcière un sourcil arqué. Elle plissa ensuite les yeux légèrement, la bouche légèrement ouverte, s’interrogeant sur ce qui pouvait bien faire rire le beau blondinet. Sa langue fit pratiquement un 360 dans sa bouche à l’écoute de ce que lui racontait Connor sur sa tentative pour l’amadouer qui avait vraisemblablement échoué. Il attrapa le visage de la sorcière entre ses deux mains fermes, il lui parût futile de se défendre étant donné la pression qu’il exerçait. Mais comme toujours avec elle, ce fiel acerbe de la sorcière disparut aussitôt laissant place à un pouffement de rire condescendant et moqueur. Il se leva alors et elle fût amusée par le panorama que lui offrait l’ex-junkie. Ce corps de dieu dénudé et à peine couvert de mousse. Cordelia en vint même à se lécher subtilement les lippes dans une espièglerie sournoise. Lorsqu’il fit ce commentaire sur qui était la plus ‘bitch’ entre eux deux, elle se vit prise d’un rire taquin.  « Ah mais Connor, on sait très bien tous les deux que ça a toujours été toi. Une vraie de vraie salope, il y a pas à dire. » Dit-elle en articulant bien chacun de ces derniers mots, d’un air exagéré et une voix bien trop importunée pour être sincère. Ce n’était pas le cas, loin de là, elle gagnait haut la main dans cette manche, mais lui donner la victoire semblait propice dans les circonstances actuelles. Puis, elle ne pouvait pas le laisser partir comme ça et elle en était pleinement consciente. Non par seulement parce qu’il l’avait laissé sur sa faim et que Connor était probablement un des hommes les plus désirables qu’elle ait rencontré dans sa longue vie, mais aussi parce qu’elle savait pertinemment qu’il cachait quelque chose. Il ne voulait pas parler de son passé? D’accord, elle s’en fiche. Cordelia sait où mettre son vilain petit nez pour obtenir ce genre d’information. Mais il y avait ces choses que Connor gardait pour lui-même, ses plus grands secrets, ses plans si on veut. Ça, la sorcière à la longue crinière brune le savait très bien. Elle n’était pas stupide, c’était clair comme de l’eau de roche que l’ex-policier avait bien plus en tête que de réparer de vieilles bagnoles dans un garage de pacotille. C’était de ça dont elle était tellement curieuse. Certes, il y a avait aussi d’autres facteurs. Premièrement, elle était du genre à obtenir tout ce qu’elle voulait, et baisser les bras ne serait pas dans sa nature. Elle était aussi une séductrice, malheureusement dotée d’un égo fragile. La dernière chose dont elle avait besoin présentement c’est qu’on lui refuse ses avances. Et puis, c’était Connor, quand même. Il y avait tellement plus derrière les intentions de la brunette.

La brunette se leva alors secouant cette longue cette crinière ondulante et rutilante, chevelure qu’elle soignait tout aussi bien que le reste de son corps, un traitement qu’elle jugeait tellement important et dont nombreuses négligeaient. Dévoilant ainsi et enfin entièrement son corps imberbe au regard verdâtre de son interlocuteur, elle plaça une main sur ses hanches, prenant une dégaine désinvolte et typique. « Lapin, si tu souhaites qu’on arrête de te prendre pour un con, peut-être faudrait-il arrêter d’agir comme un con dont l’intellect ne dépasse pas celui d’un poisson rouge, hein, tu en dis quoi? » Une remarque par rapport à ce qu’il venait de faire. S’arrêter, alors qu’elle savait très bien qu’il en fantasmait tout autant qu’elle. Elle lui tapota la joue comme le ferait une grande sœur avec son petit frère, par exemple, et s’approcha davantage pour susurrer à son oreille. « C’est la même charade pour les, comment tu disais, parfaits moments de baise. Agis comme un homme et pas un gamin, et peut-être que tu y auras le droit.  » Elle le défiait cette fois-ci. Pars, et tu seras éternellement considéré comme un gamin, tombe dans le vice et tu seras considéré comme un homme, un vrai. Sa main droite vinrent caresser l’épaule du bel apollon, avant de remonter délicatement dans le derrière de son cou  qu’elle caressa. « Tu vois, mon minet, ce que je n’arrive pas à saisir et je compte sur toi pour m’aider à y arriver,  c’est pourquoi tu m’accordes si peu de confiance alors que tu n’as, à priori, rien à cacher. » Là encore elle le défiait, c’est ce à quoi il prétendait, mais Cordelia n’était pas dupe. La sorcière poursuivit : « Je suis une vilaine manipulatrice, c’est ça? » dit-elle en croisant ses bras sous sa poitrine, feintant un air innocent de jeune fille, la moue comprise. Un paradoxe admirable avec cette poitrine à présent gonflée par ce geste. « Boouh, qu’est-ce que je peux bien te faire comme mal, hein? » La sorcière leva les sourcils, interrogeant le beau blondinet. Elle déposa un baiser sur son cou d’abord. « Ça? » Son espièglerie habituelle étira ses lippes en un sourire malicieux, peut-être même légèrement sournois, alors qu’elle se dirigeait à présent vers les lèvres de Connor qu’elle embrassait sensuellement, mais surtout lentement. « Ou ça, peut-être? » ajouta-t-elle avant de tirer sur la lèvre inférieure du blondinet qu’elle tenait fébrilement entre ses dents quelques secondes. La brunette n’avait pas fini, et avait encore mieux à lui offrir. Elle déposa son index sur les lèvres naturellement rosées de Connor comme pour l’empêcher de répondre à sa précédente question et ajouta de cette voix frêle, mais coquine : « Non, attends, j’ai encore mieux. » Elle fit glisser lascivement ses lèvres contre le torse nu du garagiste, ses mains suivant le même mouvement, seulement, accompagné de ses ongles qui longeaient eux-aussi ce même parcours.

Connor était un homme tenace, peut-être presque tout aussi orgueilleux, mais il était aussi opportuniste à l’image de Cordelia, et elle savait ce qu’elle avait à faire pour amadouer le jeune homme. Même si cela nécessitait de se rabaisser aussi bas…littéralement.  Il suffisait qu’il se laisse aller à ses étreintes charnelles pour qu’il se confesse à elle. Une fois exténué et rassasié, elle le savait de nature très diserte. S’attaquant à ce qui faisait de lui un homme, mais aussi sa première faiblesse face à une sulfureuse créature comme elle, elle s’efforça à lui procurer les mille et uns plaisir dont il désirait tant.


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_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.


Dernière édition par Cordelia N. Hopkins le Dim 12 Jan - 20:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « you're under my skin » ㄨ cordelia&connor   Mar 3 Déc - 12:38

Quel homme ne serait pas tenté de se laisser envoûter par les prunelles brunes de la belle Cordelia Hopkins ? Aussi attirante que vénéneuse, charmante manipulatrice s'appliquant à réunir toutes les données fondamentales pour devenir le fantasme d'un homme. En d'autres temps quand la vie ne l'avait pas encore écorché vif à grand renfort de souffrances, de doutes et de rage, Connor se serait naïvement laissé prendre au piège sans résistance aucune. Peut-être bien qu'il aurait même fini par devenir fou de la magnifique créature dont il aurait jugé être chanceux qu'elle se prélasse dans ses draps. Malheureusement pour elle, le seul fait que son cerveau reptilien d'homme ne le conduise à la désirer pour des raisons très basiques ne suffisait pas. Il fallait qu'elle en reste consciente, même si elle avait l'ascendant sur lui du simple fait qu'il ne résistait que rarement à une belle plante.
La laisser en plan lui coûtait mais sa détermination à ne pas se laisser embobiner devait rester la plus forte. Le garagiste s'était fait violence pour freiner cette envie de goûter encore et encore à la saveur légèrement sucrée de sa peau, de sentir sa douceur contre ses lèvres avides de lui arracher ne serait-ce qu'un frisson. Mais il avait comme motivation qu'elle se foutait quand même un peu de sa gueule. Son désir n'était pas feint ça il le savait et c'était pour cela qu'ils jouaient presque à armes égales, presque seulement car elle n'offrait pas de prises autres que celle-ci. Mais peu importe les enjeux qu'il y avait derrière cela, c'était le jeu qui amusait Connor. Jouer les salopes, tenter de se mettre au niveau de la brune, bien que se fût impossible et qu'il lui aurait fallu plus d'une vie pour y arriver, ça l'animait. Trop longtemps il avait été éteint, au fond d'un gouffre qui l'avait terni bien qu'endurci. Mais il avait plaisir à retrouver depuis peu une lueur pétillante dans le regard, une volonté autre que celle de se mettre la tête à l'envers en espérant que ça offrirait des jours meilleurs. Et si elle était une épreuve parmi tant d'autre Cordelia était également un très bon remède contre la morosité.

Jouer au con était sans doute une des activités favorites de Connor, il excellait dans le domaine et si ça avait été à l'origine de quelques échecs ça avait aussi été le point de départ de quelques réussites. Blessé il l'était, contrarié un peu aussi mais il en rajoutait volontiers une couche en espérant soit qu'elle se lasse soit qu'elle redouble d'inventivité pour parvenir à ses fins. Après tout si elle gagnait la partie elle aurait mérité quelques informations et il était certains en plus de cela de ne pas perdre au change. Du moins niveau plaisir, car sur le reste il perdrait inévitablement du terrain et devrait rester très vigilant pour ne pas risquer de se faire mettre des bâtons dans les roues. C'était ça le problème majeur avec la belle squateuse, sa faculté à lui donner envie de se reposer sur leur complicité. Pourtant il savait très bien que personne en ce bas monde n'était digne de confiance et surtout pas elle...
Connor commençait à être un peu indécis, devait-il rester dans le jeu au risque de s'y faire prendre ou tout stopper une bonne fois pour toute ? La foutre dehors, la menacer s'il le fallait et s'assurer d'être tranquille ? En était-il capable ? Rien n'était moins sur, comme une casserole elle le tenait par la queue et c'était bien là la prise la plus sûre que pouvait avoir une femme sur un homme. La belle semblait néanmoins contrariée par l'attitude de l'ex-junkie, peut-être avait-elle pensé qu'il n'oserait ou ne serait pas capable de renoncer ainsi à aller au bout de leur petit manège. Tout comme il l'avait fait elle se levait, dévoilant totalement sa nudité ce qui ne gâchait rien pour le garagiste. La vue enchanteresse aurait presque pu lui faire passer outre ce ton avec lequel elle s'adressait à lui. Le genre de remarque qui avait le don de lui hérisser le poils, il détestait qu'on tente de le mettre en position de faiblesse comme elle était en train de le faire. Oh il pouvait bien comprendre qu'elle l'ai un peu mauvaise qu'un homme lui résiste ne serait-ce qu'un peu mais de là à lui tapoter la joue comme elle le faisait, c'était limite. Et elle lui arrachait un petit rictus en lui susurrant à l'oreille qu'il devait agir comme un homme. Avait-elle donc la mémoire si courte ? Il lui semblait pourtant que bien plus d'une fois il le lui avait prouvé, mais elle souhaitait le piquer dans son égo, le provoquer pour que la réaction n'en soit que plus satisfaisante pour elle.

Cordelia se posant des questions cela n'augurait rien de bon et Connor en avait parfaitement conscience. L'attitude mielleuse aidait à faire passer le message, il ne la repoussait d'ailleurs pas mais ne s'était pas radouci pour autant. Il jouait la carte de l'indifférence, la regardant faire son numéro en prenant un peu de son attitude à elle, celle du détachement. Elle savait qu'il n'était pas bavard parce que justement il avait des choses à cacher, il lâchait un soupir « Oh épargne moi tout ça... Le discours tout fait. » il avait un petit air condescendant de celui qui veut dissuader l'autre de se donner tant de peine pour rien. Elle poursuivait dans son petit jeu mêlant autorité et séduction avec un équilibre subtil, une pointe d'agacement peut-être ? Difficile à dire puisqu'elle demeurait toujours aussi lisse qu'un lac un jour sans vent.
Les yeux de Connor quittèrent ceux de la sorcière quand elle prit cette attitude faussement boudeuse, bien plus intéressé par ses atouts féminins redoublant de volupté de part son attitude que par ce qu'elle pouvait bien encore baver. Le mot mal le fit cependant reconnecter avec la communication verbale de la brune, elle l'interrogeait du regard puis s'approchait pour reprendre l'avantage que le contact physique lui redonnerait presque inévitablement. Mais le garagiste baignait encore un peu dans l'amertume, suffisamment en tout cas pour limiter l'effet des lèvres chaudes qu'elle ventousait sur sa peau puis sur ses lèvres. Il demeurait fort et continuait de feindre l'indifférence en restant inerte, comme lassé par ce jeu alors qu'elle s'évertuait en tentatives de le radoucir. Il su que les choses n'allaient plus être si simples quand Cordelia affirma qu'elle avait mieux et que ses lèvres glissèrent le long de son torse, que ses ongles marquèrent quelques sillons sur son épiderme en lui faisant se mordre la lèvre et que son attaque fort bien portée le fit tressaillir.

Un petit sourire de satisfaction étirait ses lèvres, fier d'avoir au moins gagné une bataille. Elle était donc prête à descendre si bas ? Leurs positions dans l'espace ne sauraient mentir, littéralement il la dominait. Sa résistance l'avait conduite à se rabaisser ainsi tout en pensant que cela lui donnait du pouvoir sur lui. Ça n'était pas totalement faux mais il était celui qui avait le plaisir actuellement, elle le lui donnait bien volontiers en échange de quelque chose qu'elle n'était même pas certaine d'avoir. Connor appréciait tout autant ce que la brune était entrain de faire que d'avoir une femme ainsi à genoux devant lui. N'était-ce pas là une position plus qu'avilissante ? Bien qu'il eu de l'affection pour la belle brune cela restait terriblement jouissif et pas seulement pour l'acte en lui même. Il glissait ses doigts dans la chevelure brune de Cordelia comme une caresse qui saluait qu'elle mette autant de cœur à l'ouvrage. Et si elle n'avait pas été aussi douée pour lui donner du plaisir il aurait sans doute mis en œuvre l'idée de lui plonger la tête dans l'eau encore légèrement mousseuse de son bain. Et de l'y maintenir le temps qu'elle comprenne qu'il n'était plus un pantin, un gamin ou quoi que se soit d'autre, mais bel et bien un homme déterminé à ne pas laisser quiconque l'empêcher de mener son plan à terme.
Son excitation était à son paroxysme et son esprit s'embrumait gentiment sous l'effet des hormones du plaisir. La jolie plante savait se montrer convaincante et bien qu'il eu été très fortement tenté d'aller jusqu'au bout du plaisir avec tout ce que cela impliquait, il l'incitait à remonter à hauteur de son regard « Gardes en un peu pour toi... » soufflait-il en la plaquant contre le mur le long de la baignoire, collant son corps contre le sien sans pour autant lui donner pour l'instant ce qu'elle attendait. Ses iris vertes se fixèrent dans les siennes bien plus sombres, il lui offrit un petit sourire qui en disait bien plus que des mots. Abandonnant toute résistance, toute volonté de la laisser sur sa faim au risque de rester sur la sienne il céda à la tension qui n'avait cessé de grimper. Cette attirance magnétique entre eux semblait plus forte à chaque fois tant ils y trouvaient leur compte l'un et l'autre. Connor s'enorgueillissait à chaque soupirs qu'il lui provoquait, redoublant d'intention de lui montrer encore à quel point elle devait le considérer comme un homme. Elle était l'amante rêvée que beaucoup aurait voulu avoir, mais ce qu'il voulait c'était s'imposer comme étant l'un des meilleurs si ce n'est le leader de sa liste à elle. Certes la concurrence était rude et il était bien loin d'imaginer à quel point, mais peu importe puisque ça l'encourageait à se dépasser. Bien qu'ayant eu une avance certaine sur elle dans la quête du plaisir ultime, l'ex-junkie s'appliquait à faire durer l'instant autant que possible espérant semer le trouble dans son esprit, obtenir un peu de répit dans les investigations qu'elle menait.
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MessageSujet: Re: « you're under my skin » ㄨ cordelia&connor   Mar 17 Déc - 2:40




you're under my skin, just stay right there, i want you there

Caresse, dextérité, sensualité, des mots d’ordre lorsqu’on s’adonnait à un tel acte. Tout était dans l’exécution, aucun artifice, absolument rien pour cacher de quelconques lacunes. Lacunes qu’elle ne possédait tout simplement pas, de toute manière. Ceci dit, elle se donnait toujours à ce genre d’expérience comme si sa vie en dépendait, mais c’était le cas pour de bien d’autres expériences, beaucoup moins vénériennes. C’était un peu sa façon de pensée, si l’on veut. Elle se devait de donner corps et âme à ce quoi elle s’adonnait. Petit détail, la sorcière s’attendait surtout à un effort similaire de la part de tous ceux qu’elle côtoie. Elle ne joue pas avec ceux qui ne sont pas capables, ou pas résolus à lui donner leur cent pour cent. Ce qui, bien heureusement pour elle, mais encore plus pour le beau blond, était le cas de Connor. Elle avait cette certaine influence sur lui qui le poussait à se dépasser, à prouver quelque chose. Attitude d’homme ou seulement une irrésistible envie de l’épater elle, créature divine insatiable et intouchable? Elle ne s’était jamais réellement rendue compte de l’effet qu’elle avait réellement sur le garagiste, mais ce n’était pas pour lui déplaire. Cordélia aimait cette idée de fantasme, de cette perfection à laquelle il pouvait goûter, et peut-être apprivoiser un bref instant, mais ne jamais acquérir pour lui tout seul, qu’elle représentait aux yeux de l’ex-junkie. Certes, elle mentirait si elle disait qu’il la laissait de marbre de son côté et qu’elle se vaquait à ses actes charnels dans le seul but d’obtenir ce qu’elle voulait, sans même que l’idée d’un plaisir exceptionnel et singulier aux talents du blondinet ne lui chatouille doucement l’esprit. Consciente, et peut-être un peu irritée, de cette faiblesse, elle tentait quand même de régresser cette dernière, mais rien à faire. C’était une sensation inexplicable, quelque chose qu’elle ne retrouvait pas ailleurs, et probablement la seule raison qu’elle n’envisageait même pas plier bagages et disparaître à nouveau comme elle le faisait si bien. De nature insatiable, seulement un apollon comme le beau blond savait arriver à bout des désirs, fantasmes et attentes de la brunette. Se priver de lui ne serait donc pas très intelligent de sa part, vous en conviendrez. D’autant plus qu’elle pouvait se montrer très amer et acerbe lorsqu’elle n’a pas ce qu’elle désire. Capricieuse de nature, bien qu’elle le camoufle quand même assez bien et que ses caprices ne soient pas si nombreux, elle n’aimait pas trop être insatisfaite.

En revanche, pour espérer être satisfaite, il fallait donner envie à votre compagnon de vous satisfaire, de vous rendre l’appareil, surtout pour un homme comme Connor qui prenait ce genre de jeu à cœur. C’est ainsi que son manège se continua, ses lèvres glissèrent lascivement, longeant cette masculinité, cette virilité dont le garagiste était si fier. Les mains, toutes à l’image de Connor, masculines, viriles, fermes, peut-être légèrement rêches et dures, passèrent une main dans les cheveux ondulés de la sorcière. Cette chevelure brune ondulée, parfois peut-être un peu bouclée, couleur chocolatée, un peu comme ses iris. Une caresse, une incitation à continuer ce manège, peut-être même une marque d’appréciation, qui sait. Un sourire s’esquissa sur ses lèvres lorsqu’elles en eurent l’occasion et la liberté. Sourire qui prit des tournures bien plus sournoises, digne de cette grande prédatrice qu’elle était, lorsqu’il l’incita à remonter, et que leurs regards respectifs se croisèrent à nouveau. Il souffla dans son oreille, de ce timbre de voix chaud, malgré une certaine dureté qu’elle associait plutôt à son statut d’homme qu’autre chose. Oh, elle comptait bien en garder pour elle. Connor plaqua ainsi la sorcière contre le mur de la baignoire soutirant à la séductrice un soupire amusé qui ressemblait plus à un pouffement. « Joins le geste à la parole et on en reparlera peut-être après. » susurra-t-elle de manière sournoise, bien que l’on pouvait voir le plaisir immense qu’elle prenait à jouer ce petit jeu avec Connor. Leurs deux corps s’entrechoquant de manière provocatrice, dans cet espoir d’aguicher l’autre, cette intention de pousser l’excitation à son summum. Mais ce n’est que lorsqu’ils s’adonnèrent tous les deux à cette tentation qui les titillait depuis le début de leur conversation, cette attirance charnelle qu’ils ne semblaient pas pouvoir régresser malgré tous leurs efforts. La sorcière avait compris depuis fort bien longtemps qu’il était inutile de résister à ce genre de pulsions et que si c’était ce que son corps demandait, elle préférait lui offrir ce qu’il désirait tant justement.

Dos contre la paroi froide de la baignoire, le corps torride du garagiste contre le sien, ses jambes enlaçant tendrement ce corps de dieu, ses mains glissèrent, à l’opposé, sauvagement dans le dos de l’ex-junkie, y laissant de modestes sillons, preuves indubitables de sa satisfaction. Cou contre cou, la sorcière appréciait la sensation de cette fine barbe qui commençait tendrement à pousser sur le visage du beau garagiste, une sensation rugueuse, mais appréciable en soi, un peu comme l’acte en lui-même. Un soupir chaud, une respiration cassée, des gémissements feints que ce soit par orgueil ou par conscience du bruit qu’elle générait. Ce n’est que lorsque d’un bref moment de répits qu’elle en profita pour se défaire de cette étreinte, puis de déposer ses mains sur le torse brûlant de Connor.  Chaque parcelle du corps de la sorcière commandait la brunette à se défaire de cette distance qu’elle avait à nouveau déposée entre eux. Ce corps de diablesse réclamait les caresses incessantes, les touchers voluptueux et ce plaisir non-consumé, mais il attendrait. La brunette se rapprocha alors et déposa un tendre baiser sur les lèvres du blondinet, preuve qu’il n’y avait pas que du mal en elle, preuve qu’il restait encore un peu de tendresse. Tendresse qu’elle contrasta immédiatement en le poussant hors de la baignoire, sans même le ménager, dans une sauvagerie et une violence qui lui était propre. Un sourire mesquin s’ébaucha sur ses lèvres. Prenait-elle un plaisir sournois à le voir allongé sur le sol glacial alors qu’elle se tenait debout, aussi droite que sa dégaine désinvolte lui permettait d’être. « Ne fais pas cette moue-là. Je croyais que tu aimais bien être traité de la sorte. » Pouffa-t-elle avec cette présomption habituelle alors qu’elle passait ses mains dans sa longue crinière chocolatée, secouant ses longues boucles encore humides de leur petit manège dans la baignoire. Traité comme de la merde, traité comme un déchet. Il ne l’était pas à ses yeux, mais l’illusion était là. « Tu ne penses quand même pas que je vais te tendre la main? Lèves-toi, on n'a pas fini. » Dit-elle en haussant à la fois les sourcils et les épaules, de cet air machiavéliquement séducteur. Un signe aguicheur à l’aide de ses doigts, une lèvre inférieure mordue, et de nouveau, ils recommençaient. Elle prit le visage de Connor entre ses mains et lui offrit un baiser passionné digne de ce qu’il attendait d’elle. Et aussitôt, Connor se mit au boulot, encore plus motivé que jamais.

Dos contre mur, leurs corps brûlant d’ardeur l’un contre l’autre dans cette fusion à laquelle ils s’adonnaient tous les deux avec consentement. Ils avaient passé le cap de résister à ce genre de pulsions. Il n’était plus question que de satisfaire leurs désirs et fantasmes les plus inouïs. Insatiablement attirés l’un envers l’autre, comme des aimants, aussi cliché cela pouvait-il paraître, surtout aux yeux de la sorcière, les deux passionnés se perdirent dans ces étreintes forcenées, s’imprégnant de ses sensations enivrantes, savourant le doux son de leurs gémissements respectifs, plus graves dans le cas de Connor, plus feints et suaves dans le cas de la sorcière. La sensation de leurs lèvres glissant lascivement sur la peau encore brûlante de l’autre, de leurs langues vaquant à une danse sensuelle entre elles. Tous deux à la recherche de ce plaisir extrême, de cette satisfaction ultime, de cet orgasme tant prisé. En très peu de temps, ils atteignirent la chambre du beau blond, malgré un parcours violent contre les murs de sa demeure. Là où cette passion continua de les dévorer peu à peu, les laissant encore plus affamés l’un pour l’autre.  Il ne s’en doutait peut-être pas, mais Connor était un de ses rares prétendants à lui faire ressentir de telle sensation, c’était peut-être la raison pour laquelle elle s’était prise d’affection pour lui. Car il était plus qu’un simple bon coup sous la couette. Certes, c’était loin d’être un ami, encore moins un amour, mais leur complicité était indubitable et la sorcière avait compris depuis longtemps qu’il aurait été stupide de se débattre contre celle-ci. Ce n’est qu’après cette insatiabilité respective finalement rassasiée, trahie par ce long et suave gémissement qui logeait dans sa gorge avant d’atteindre ses lèvres rosées, qu’ils se défirent de cette longue étreinte qui les avait unis au cours des dernières et longues heures de bonheur. Tête au bas de son épaule, ses longues boucles brunes côtoyant le torse de l’ex-junkie, elle ferma ses paupières sur ces iris brunes, mais à vrai dire, elle n’attendait que ce dernier plonge dans les bras de Morphée pour poursuivre ce qu’elle avait en tête.

* * *

Quittant ainsi discrètement ce lit, aussi confortable pouvait-il être, et aussi bien pouvait-elle être dans les bras de cet amant fort talentueux. Disons que la sorcière avait réellement d’autres chats à fouetter. Tel un félin, elle déposa ses pieds sur le sol de la chambre de Connor dans un silence le plus total, avant de poursuivre son chemin jusqu’à chaque recoin de celle-ci. Curieuse, peut-être investigatrice plus qu’autre chose, elle fouilla ces derniers en l’espoir de trouver quelque chose. N’importe quoi. Rien qu’une petite chose à se mettre sous la dent, de quoi lui donner une longueur d’avance sur Connor qui ne semblait toujours pas prêt à cracher le morceau. La sorcière s’approcha alors du lit où se trouvait à ses côtés une table de chevet, fouillant dans le tiroir de la même façon qu’elle avait fouillé le reste de la pièce. C’est entre un paquet de préservatifs et des caleçons qu’elle trouva afin quelque chose d’intéressant : un flingue. Le prenant dans ses tendres mains prestement manucurées, elle plissa les yeux observant les détails de ce nouvel objet entre ses doigts. Son regard se déposa à nouveau sur le visage encore endormi du beau blond. Des pensées lui traversèrent l’esprit. Si la séduction ne fonctionnait pas, il y avait de bien d’autres moyens d’obtenir ce qu’elle voulait, beaucoup plus barbare, d’autant plus qu’elle aurait l’avantage de l’effet surprise. Mais la brunette pouvait déjà voir les conséquences d’un tel acte si elle n’en venait pas à bout. La dernière chose dont elle avait besoin, c’était de perdre un allié comme Connor. Cordelia roula ainsi les yeux, acrimonie et animosité prenant vie sur son visage. Légèrement découragée par la situation qui prenait, à son sens, bien trop de longueur. Que cachait-il, bon sang?!

Contournant le lit, elle se glissa toujours aussi discrètement sous les draps, écourtant la distance qui les séparait pour positionner son visage au dessus du sien. Passant une main lascivement sur ce torse musclé qu’elle avait embrassé toute la nuit, elle atteignit rapidement son cou et bien que l’idée de presser sur cette prise lui passa par la tête, elle se ressaisît et transforma ce geste à une caresse sensuelle comme pour réveiller le beau garagiste. « C’est le temps d’ouvrir les yeux, mon lapin. »  souffla-t-elle contre son oreille avant de glisser lascivement vers ses lèvres et de tirer sur l’inférieure qu’elle tenait entre ses dents. Collant sa poitrine toujours nue contre le torse de Connor, elle passa une main dans sa courte chevelure blonde. « J'ai eu le temps d'y réfléchir toute la nuit et... Je dois t’avouer que tu me laisses perplexe, sucre d’orge. Drogues, sexe à ne plus en finir, opportuniste, cachotier, armé d’un flingue proscrit par la loi…Dis donc, ce n’est pas très digne du flic intègre que tu étais dans le passé. »  Laissa-t-elle passer entre ses lèvres, accordant une dégaine innocente à son discours, comme pour le rendre encore plus moralisateur. Elle aimait bien piquer Connor sur son passé, car elle savait que c’était là que ça faisait mal. De plus, elle était aussi le seul rempart de son passé. Tous les autres avaient, soit disparu, soit ils étaient morts. Cordelia était un peu la seule chose qui le rattachait ce temps d’antan, ces souvenirs obscures. « Non pas que ça me déplaise »  Il fallait tout de même s’assurer de ne pas l’énerver, de le garder tranquille : la séduction était la clé pour y arriver. Mais la sorcière était de plus en plus impatiente. « Ne sois pas prétentieux. Peu importe ce que tu caches, peu importe ce que tu as en tête, tu n’y arriveras jamais seul. T’allier à quelqu’un ne fera pas moins de toi un homme si c’est ce qui t’effraie... »  Dit-elle en l’embrassant dans le cou. « Et qui de mieux comme alliée que moi? » dit-elle en prenant à nouveau sauvagement son visage entre ses doigts, digne de cette dominatrice qu’elle était. Elle fixa ses iris vertes dont elle adorait tant, et de son air perfide, elle mit au défi Connor de lui affirmer le contraire.

made by ℬlue ℐⅴy


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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.


Dernière édition par Cordelia N. Hopkins le Dim 12 Jan - 20:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « you're under my skin » ㄨ cordelia&connor   Mer 1 Jan - 20:18

Séductrice aguerrie dont les rouages étaient plus que bien huilés, Cordelia jouait ses gammes pour charmer encore d'avantage le garagiste. A croire que son seul credo se résumait à arriver à ses fins coûte que coûte, mais ça n'était pas Connor qui allait s'en plaindre actuellement. Le jeu en valait-il la chandelle ? Si elle était ainsi prête à se mettre à genoux et se laisser caresser la tête comme il l'aurait fait pour une chienne qui aurait docilement ramené sa balle, c'était son choix après tout. Malgré qu'il voudrait raisonner comme ça, l'ex-junkie avait tout de même plus de respect que cela pour son amante. Il aurait été hypocrite de ne pas reconnaître que ce jeu était d'abord et avant tout très plaisant, la stratégie passait en second plan le motif premier étant le plaisir. Quoi de mieux que de jouer la moindre information à la loterie d'une bonne partie de jambe en l'air ? En tout cas avec la belle brune Connor n'en connaissait pas de meilleure. L'un et l'autre se tenaient mutuellement par cette attirance quasi magnétique qui les faisait toujours se rapprocher, s'entrelacer, s'entrechoquer dans leurs ballets intimes. Inutile de compter encore les actes de cette pièce dont ils étaient les acteurs, celui-ci était un parmi d'autres.
Jamais lasse des courbes de la créature enchanteresse dont il caressait l'épiderme, son envie ne cessait de s'accroître. Tentant de la faire se languir il jouait sur son propre contrôle, se mettant au défi de résister à l'appel intense du plaisir charnel. Dans une brutalité toute contrôlée qui n'avait comme rôle que de satisfaire d'avantage l'insatiable manipulatrice, Connor cédait enfin à ses bas instincts. Appréciant particulièrement cette dualité dont faisait preuve Cordélia il se laissait volontiers embarquer dans ses désirs, nouveaux défis qu'il relevait avec beaucoup de zèle. Elle n'était pas exempte de douceur cette belle croqueuse d'homme, preuve en était ces moments où des gestes emprunt de douceur lui échappaient. Mais le contraste venait rapidement, et sa violence ne faisait qu'exciter d'avantage le garagiste. Elle jouait les dominatrices et ça l'amusait malgré le contact désagréable du carrelage froid sur sa peau. Jouant les amants dociles il se relevait, la passion brûlant dans ses yeux, prêt à consommer l'objet de ses fantasmes.

Ils heurtèrent plusieurs pans de murs de son appartement avant d'établir la zone finale de leurs hostilités dans la chambre. Bien que classique c'était là l'endroit clé pour laisser libre cours à l'expression brute de cette passion fiévreuse qui les animait. Amant habile et consciencieux, Connor ne laissait rien au hasard dès lors qu'il s'agissait de donner du plaisir à une femme car l'insatisfaction de sa partenaire était pour lui presque plus frustrante qu'un refus de partager un moment intime en sa compagnie... L'égocentrisme prenant le pas sur l'égoïsme. Du plaisir lui en prendrait toujours, c'était mécanique mais là où bien des hommes commettaient l'erreur de s'en tenir qu'à cela, le garagiste lui se montrait bien plus observateur et à l'écoute des signes que laissaient échapper ses amantes. C'était sans doute sur ce plan là que la complicité entre lui et Cordelia s'exprimait le mieux. Un terrain d'entente sur lequel l'un et l'autre, bien qu'ils restaient deux forts caractères, accordaient leur violon pour une symphonie voluptueuse d'extase.
A cet instant ils étaient deux junkies en train de prendre leur dose, l'orgasme étant nettement moins  nocif que l'héroïne ou la coke, Connor n'allait pas se priver de ce plaisir de la vie et surtout pas de partager ça avec la séduisante croqueuse d'hommes. Cette position de number one dans le top ten -au minimum- de la sulfureuse brune il la voulait et saurait l'obtenir. Audacieux, oscillant entre brutalité contrôlée et quelques soupçons de douceur finement amenés, il s'efforçait d'innover pour que qu'elle ne se lasse pas. Après tout il n'en était pas à leur coup d'essai, pas besoin d'être un couple pour qu'il faille pimenter un peu les moments comme celui-ci. L'ancien drogué mettait du cœur à l'ouvrage et donnait de sa personne, son corps perlait de sueur autant à cause de la chaleur qui émanait de leurs corps que pour l'effort physique que représentait cette quête du plaisir ultime. Alors quand enfin ces deux corps affamés l'un de l'autre furent repus, Connor payait le pris de sa dépense énergétique. Il s'endormit en toute plénitude avec en tête qu'après ça il pourrait presque mourir maintenant. Assommé par la fatigue de l'acte il ne sentit pas que Cordelia s’éclipsait et ne remarqua rien de sa petite investigation.

Une douce caresse le tirait du royaume des songes, il s'en extirpait difficilement et avec une pointe de regret en sentant l'appel de Morphée pour faire une nouvelle partie de carte. Ouvrant un œil alors que son inépuisable partenaire l'invitait à se réveiller en lui mordillant la lèvre. Malgré Qu'il aurait bien voulu dormir d'avantage, il appréciait le contact de la poitrine de la belle plante sur son torse. Nul doute que d'ici quelques minutes, pour peu qu'elle se serve de cet atout, l'effet libidineux de cette paire de seins à sa disposition serait très efficace. Trop mielleuse pour être honnête, le ton employé par la manipulatrice mit Connor un peu plus sur ses gardes. La fixant cette fois avec ces deux orbes biens ouverts, il lâchait un léger soupir en écoutant son petit monologue de femme perplexe. La connaissant il n'y avait rien de pire comme réveil... Dommage la nuit avait été fort savoureuse mais elle allait gâcher un peu le tableau à se mettre ainsi à bavasser. Quelque peu blasé de cette manie typiquement féminine de vouloir parler quand le silence demeurait le choix parfait pour communiquer, il n'avait pas saisi tout le contenu de ses paroles. C'est quand il en prit conscience que ses sourcils se froncèrent dans une mine emprunte d'un doute. Avait-il mentionné son arme à un quelconque moment ? Il n'en avait pas le souvenir en tout cas. Cette petite information distillé subtilement par la brune, lui mis la puce à l'oreille. Elle poursuivait sur sa lancée alors qu'il n'avait pas encore daigné dire un mot. Il sentit de l'impatience dans son discours, soudainement plus directe elle lui annonçait clairement la couleur et au delà du fait que ça n'arrangeait pas ses affaires il était reconnaissant qu'elle ne tourne pas autour du pot jusqu'à lui en donner mal à la tête.
Elle jouait bien le rôle de la maîtresse femme mais malheureusement pour elle ça n'impressionnait pas le blond qui se contentait d'afficher un petit sourire niais « Ça m'excite terriblement quand tu me parle comme ça. » il se mordit la lèvre, accentuant le geste pour lui donner une dimension ironique « Sors les griffes ma belle tu sais mieux que personne que j'adore quand tu laisse des marques sur ma peau. » il fit un petit grognement à la manière d'un félin puis changeant radicalement d'attitude levait les yeux avec un air blasé « Fouine tu es et fouine tu resteras ! » il posait les mains sur les siennes pour les écartés de son visage « Non pas que ça me déplaise... » reprenant ses propres mots il voulait la provoquer un peu, c'était de bonne guerre entre eux. Il éprouvait une certaine affection pour elle et s'il n'était pas aussi parano à ses heures sans doute l'aurait-il mise dans la confidence de son plan sans retenue. Sauf qu'il avait lui même été un traître qui en plus de cela avait trahie deux fois, son camp puis l'autre en renouant avec ses idéaux d'origines. Les rouages d'un plan voué à l'échec il les connaissait et c'était à tout prix ce qu'il voulait éviter. « C'est toi qui es prétentieuse actuellement. Tu te place comme l'alliée parfaite et tu pense que ça va suffire ? » il la questionnait du regard avant de poursuivre sans qu'elle n'ai eu le temps de répondre « Fouiller dans mes tiroirs n'est pas la meilleure preuve que tu ai trouvé si tu envisage de gagner ma confiance. ».

Glissant une main sur le dos de la belle brune, Connor y dessinait du bout des doigts quelques formes abstraites « Tu ne sais rien de ce que j'ai en tête, comment peux-tu savoir que je n'y arriverais pas seul ? J'ai eu des mauvaises expériences en matière de travail de groupe... Il y a toujours des éléments moins efficaces, voir handicapant dans le lot. J'aimerais éviter un échec. ». Remontant sa main jusque sur sa nuque il la serra avec une certaine force et rapprochait son visage du sien « Je fais cavalier seul. » mentit-il, car en réalité il avait effectivement besoin d'un peu d'aide mais il savait en qui la trouver. Il l'embrassa avec force et conviction comme pour lui imposer sa vision des choses, profitant de son avantage en matière de force physique pour prendre le dessus sur elle, en tout cas géographiquement parlant. Il posait une main ferme sur sa poitrine pour la maintenir allongée contre le matelas, en profitant pour caresser l'un des objets de son désir « Tu es belle, intelligente... Maline. » il haussa les épaules avec une certaines nonchalance « Prouve moi que je peux avoir confiance en toi. » il approcha à nouveau ses lèvres des siennes « Ensuite je réfléchirais peut-être à revoir mes positions. » l'embrassant brièvement il se redressait ensuite en la libérant de son emprise, repoussant les draps nullement embarrassé d'être nu il comptait bien se rassasié d'une autre faim, alimentaire cette fois-ci.
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MessageSujet: Re: « you're under my skin » ㄨ cordelia&connor   Jeu 2 Jan - 3:48




you're under my skin, just stay right there, i want you there


Visage entre ces doigts, d’apparence frêles et fins, mais tellement plus poignants qu’on aurait pu l’imaginer – tout à l’image de Cordelia en soi, elle malmenait, à sa façon, ce tendre faciès qui savait, pour une raison qui lui était encore obscure, adoucir la sorcière au grand dam de cette dernière. Mais même dans cette position de supériorité, la sorcière semblait soutirer des sourires plus que niais au garagiste. Nonchalante, elle ne s’attarda pas trop longtemps sur ce rictus, aussi beau soit-il. En revanche, lorsqu’il lui avoua que ça l’excitait lorsqu’elle lui parlait comme ça, elle ne put s’empêcher de pouffer un léger rire, bizarrement sincère. Connor était un drôle de spécimen, aussi séduisant qu’impressionnant, c’était peut-être la raison derrière son attirance pour sa belle gueule et ce qui vient avec. Il se mordit la lèvre inférieure, renforçant la comédie de la chose, ne laissant pas non plus la brunette pantoise qui n’attendait rien de moins de la part de l’ex-junkie. Mais tout cela faisait partie de son charme. Il avait l’air d’un chien affamé, se léchant les babines et grognant d’excitation, mais même dans cette parodie, il était capable de s’accorder un certain charme que Cordelia n’arrivait pas à expliquer. Peut-être était-ce seulement ses beaux airs qui rendaient ses gestes, même les plus ridicules, aussi attrayants. Changeant ses airs de canidés pour ceux d’un félin en prétextant un grognement, il lui fit part de son affection pour les ‘griffes’ de la sorcière. Lui soutirant l’esquisse d’un sourire sournois, cachée sous le coin de ses magnifiques lippes, Cordelia, toujours aussi désinvolte et fidèle à soi-même, demeurait espiègle, mais silencieuse, attendant paisiblement la suite des évènements, parce qu’elle savait pertinemment que derrière ce genre de compliments pourvus d’ironie ne tarde pas bien longtemps les piques beaucoup plus agressives. Et elle ne fût pas déçue. Immédiatement, il troqua ces airs de bon joueur pour ceux d’un homme blasé, roulant les yeux au ciel, la traitant de fouine. C’est donc sous cet air lisse, cette mollesse désinvolte habituelle, qu’elle ne broncha pas, un simple sourire moqueur prenant vie sur ses lèvres. Il n’avait pas tord, pourquoi Cordelia se tuerait à le nier? Elle était une fouine, mais elle était aussi très maline. Elle savait où mettre son nez et où ne pas le mettre, et surtout elle savait, dans la plupart des cas tout au moins, qui ne pas froisser avec ce genre d’investigations. Connor ne faisait pas partie de ces personnes. Aussi menaçant pouvait-il paraître lorsqu’il était en colère, elle savait qu’elle ne risquait rien tant qu’elle jouait ses cartes comme il le fallait. D’ailleurs, c’était aussi réciproque pour lui. Elle comptait d’ailleurs bien lui faire comprendre.  La provoquant, empruntant une tactique qu’elle prisait bien elle-même, soit celle de resservir les mots de son interlocuteur dans le but de le défier, il défit l’emprise qu’elle avait sur son beau minois, lui soutirant une moue boudeuse qui disparut aussitôt que son espièglerie reprit le dessus. La sorcière se contenta de pousser un espèce de soupire sensuel, lascif, mais surtout amusé.

Surfant sur le sujet, le beau blond vint à lui retourner l’insulte, en lui affirmant que c’était elle qui était prétentieuse. Elle haussa les épaules, ce n’était pas réellement une grande nouvelle en soi. Ils pouvaient être tous les deux prétentieux à ce qu’elle sache. Toujours aussi lisse, bien qu’un peu amusée, elle continua de regarder le bel homme dans les yeux alors qu’il souligna que fouiller dans ses tiroirs n’était pas exactement la meilleure preuve de confiance. Une fois de plus, Cordelai vint à hausser les sourcils, dressant un air de circonstance, satisfaite et guère ébranlée par les accusations avancées. « Je cherchais quelque chose à me mettre sous la dent. » dit-elle d’un timbre de voix stupide, prétextant une énième blonde dépourvue de cervelle, une pimbêche sans répartie. Qui d’autre qu’une idiote irait chercher quelque chose à manger dans des tiroirs? Mais là était la blague tout simplement. Si elle se ridiculisait ainsi, elle se foutait ultimement de la gueule de Connor. C’était de bonne guerre, ceci dit. Mais, fine actrice, elle reprit immédiatement ses airs de séductrice, nonchalante, manipulatrice et éternelle créature.  « Même si tes nombreux slips et boxers m’ont en effet offert des visions fortes savoureuses et appétissantes, ce n’était pas exactement ce que j’avais en tête. Le flingue, en revanche... » Elle marqua une pause, intrigante et mystérieuse comme jamais, alors que sa main vint caresser le pectoral gauche du beau garagiste, là où se trouvait son cœur qui, s’il ne battait pas à la chamade, semblait quand même s’accélérer sous l’effet de leurs corps encore nus entrechoqués dans cette étreinte. « N’est-ce pas une preuve de confiance en soi, le fait que je n’ai pas tenté de tirer une balle dans ce cœur tout rond et si fragile alors que Monsieur dormait comme un petit bébé, vulnérable et sans défense? » Ce fût à son tour de l’interroger de ses iris bruns, elle tenta du mieux qu’elle pût d’afficher un air ambigu, ce côté sérieux tronqué à ce côté complètement amusé. Était-elle sérieuse? Blaguait-elle? Là était la question. Une manipulation parmi tant d’autres, un moyen d’échapper à l’ennui comme plusieurs autres. Au fond, elle ne voulait aucun mal à Connor, au tout au moins, il n’y avait aucune hostilité entre eux, rien que de la complicité, mais ça ne serait pas la première fois qu’elle jette un jouet par la fenêtre, éternelle capricieuse qu’elle est.

Cordelia sentit la main de Connor se balader dans ce dos encore nu, frêle, tout à l’opposé de l’épiderme légèrement accrocheuse et rustique des mains de Connor, exprimant promptement cette virilité et masculinité auxquelles il tenait tant. Ce n’était donc pas sans plaisir qu’elle le laissait tracer des formes abstraites sur cette peau tendrement hâlée, entrechoquant masculinité et féminité, rigidité et douceur, mais faisant surtout frémir les parcelles de sa peau encore chaude. Si émotionnellement, Connor n’était rien pour elle, malgré une certaine affection et complicité partagée, physiquement, c’était une toute autre histoire. Elle en redemandait, insatiable de ce plaisir, de lui si l’on veut. Il lui sortit une vérité en soi ; elle ne savait pas ce qu’il avait en tête. C’était vrai, elle ne pouvait pas le nier. Dieu sait pourtant que ça serait très pratique, parfois. Elle nota quand même qu’il semblait la décrire comme un élément moins efficace ou handicapant. Si une autre se serait offusquée, Cordelia demeurait toujours aussi lisse, peut-être même encore plus amusée. Après tout, ces piques réguliers étaient devenus la base de leur relation pour le moins complexe. Une fois son discours fini, elle sentit sa main se glisser furtivement dans sa nuque, puis la serra avec une force qu’elle ne pouvait elle-même pas recréer et rapprocha leurs deux visages, écrasant la distance qui se fût déjà presque inexistante. Ces quatre petits mots vinrent dresser un sourire moqueur sur le visage de la sorcière qui le prenait presque pour un gamin dont elle se foutait, mais rapidement, Connor lui rappela l’homme qu’il était en l’embrassa avec conviction et agressivité, un baiser auquel l’on pouvait s’attendre que de la part d’hommes dans le calibre du garagiste. La retournant sur son dos et écrasant son poids contre elle, il poursuivit dans l’exécution de cette image d’homme viril et fort, ce qui ne la déplaisait pas, au contraire. « Hmmm. Le dominé qui devient le dominant. C’en est presque poétique. » Avança-t-elle pour lui lancer une pique, mais au contraire, elle raffolait de ce soudain élan de virilité auquel s’adonnait dignement Connor, probablement bien plus fier de son coup qu’il ne le laissait paraître.

Et c’est donc, une fois de plus, avec des légers frissons dans le bas du dos, qu’elle réagit au contact de ce rustre épiderme contre la douceur de sa poitrine. La brunette se mordit la lèvre inférieure, subtilement, alors que l’ex-junkie emprunta une des tactiques pour laquelle était reconnue la sublime créature : ses airs de nonchalance incessants. Puis, elle n’était jamais contre quelques compliments pour agrémenter son égo suffisamment disproportionné, d’autant plus que ces derniers n’étaient pas très courant entre ces deux-là qui aimaient bien se sauter à la gorge dans le but de prouver quelque chose à l’autre. Ces lèvres effleurèrent ainsi les siennes, la laissant sur sa faim, inapaisable, mais surtout impatiente d’y goûter à nouveau. Ce fût bref, mais la délaissa tout de même réjouie. D’humeur cocasse, la plante prétexta une ingénuité, une innocence – un art dans lequel elle excellait de ces jours : « Mais je croyais t’avoir déjà fait part d’une preuve de confiance il y a quelques minutes? » en référence au fait qu’elle n’avait pas tenté de le tuer – pas encore. Mais cette candeur, aussi bien improvisée soit-elle, ne résista pas à la vu du corps nu de Connor qui s’était levé. Cette peinture, forte agréable pour les yeux, esquissa un sourire sur son visage, bien qu’elle tenta de le dissimuler. C’était dans ce genre d’occasion qu’elle se sentait terriblement faible, sourire à la vu d’un corps bien sculpté, frémir au contact d’un toucher de braise, c’était tellement puéril ; tellement humain. La sorcière ne pût s’empêcher de lever les yeux, légèrement blasée par ce jeu de confiance, tellement hypocrite de la part du beau blond, et elle comptait bien lui en faire part. « Tu veux la vérité? L’entendre de ma propre bouche? Tu ne peux pas me faire confiance. » Dit-elle, légèrement froide, sévère et terriblement sincère. Puis, elle se positionna sur le lit afin de faire face au beau minois du blond, le côté droit de son corps longeant le matelas. « Mais d’après ce que j’ai compris, toi non plus on ne peut pas te faire confiance. » Elle plissa les yeux et le défia du regard. Elle savait qu’on lui reprochait souvent ses trahisons, ou tout du moins, c’est ce dont elle avait eu vent. Bien évidemment, elle ne connaissait pas toute l’histoire et ce seulement parce que Connor lui-même avait refusé de lui en faire part, malgré les nombreux efforts de la belle sorcière. « Allez, Connor, tu n’es pas aussi idiot que tu en as l’air. Tu sais à quel point la défaite m’insupporte. Mon camp, ça sera celui qui arrivera à bout de l'autre, ce qui pour l’instant, tout du moins, me place de ton côté au vu de tes derniers exploits. Si ton plan est bien médité, je ne vois pas pourquoi tu échouerais et je ne vois pas pourquoi je te trahirais. » Laissa-t-elle suspendre en l’air, alors qu’elle attrapa une de ses boucles qu’elle fit tourner autour de son index. « À moins, bien évidemment, que ton plan soit pathétique. Ce qui expliquerait pourquoi tu ne me fais pas confiance, tu sais pertinemment que je courrais du côté opposé si je voyais que tu n’as aucune chance. Tu n’as pas tord, c’est pourquoi je ne t’en veux pas mon sucre d'orge. » Dit-elle en haussant les épaules, nonchalante. Au fond, c’était vrai, elle ne lui en voulait pas. Elle détestait perdre son temps, mais ce n’est pas comme si les craintes du blondinet n’étaient pas avérées. D’un autre côté, elle souhaitait aussi que sous-entendre que son plan n’était peut-être pas aussi bien qu’il ne l’aurait imaginé le pousserait à lui en parler. Ceci dit, elle était consciente que si ce plan se révélait réellement être bâclé, il ne lui en parlerait probablement jamais. Mais peut-être que sa place était réellement ailleurs? Elle avait donné une chance à Connor, une chance qu’elle n’aurait même pas accordé à un autre dans de telles circonstances. Cette complicité naissante entre les deux individus brumait les pensées de la brunette et elle s’en voulait presque d’avoir laissé une telle chose se réaliser.

« Puisque tu es déjà debout et que j’ai une petite faim, tu serais un ange si tu ramenais un petit déjeuner. J’imaginais des éclairs au chocolat, des muffins aux myrtilles, peut-être même que tu pourrais faire des  crêpes. Tu sais faire des crêpes au moins? Enfin, peu importe, quelque chose de léger. » Et elle était entièrement et honteusement sérieuse. S’il y avait bien quelque chose qu’elle aimait plus que les hommes et qu’elle prisait presqu’autant que sa servie, c’était la bouffe. Il fallait dire qu’elle avait passé des siècles se priver de ce genre de plaisir, et qu’elle redécouvrait à présent toutes ces saveurs. Cordelia se plaça alors confortablement dans le lit du garagiste, déposant les draps sous son corps, accompagnant sensuellement ces courbes que l’on pouvait toujours voir malgré tout. « Tu attends quoi? » dit-elle, toujours aussi inconsciente de le côté excessif de sa demande.  

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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.


Dernière édition par Cordelia N. Hopkins le Dim 12 Jan - 20:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « you're under my skin » ㄨ cordelia&connor   Dim 5 Jan - 19:58

Tout ses arguments trouvaient une réponse dans l'esprit vif de la fine manipulatrice qu'était Cordelia. Des années d'expérience en la matière qui lui donnait une répartie aussi brillante qu'agaçante. Mais Connor avait eu le temps de se mettre au parfum de cette faculté qu'elle avait à toujours savoir lui apporter une réponse, plus ou moins convaincante certes, mais une réponse quand même. Elle ne bafouillait jamais et semblait toujours tellement détaché de tout que c'était à ce demander pourquoi elle posait autant de question si elle se foutait de la réponse. En cela son petit jeu manquait de fluidité, et l'envers du décor demeurait qu'intérieurement sa curiosité et son désir de tirer son épingle du jeu dépassait tout autre chose. Le garagiste jouait bien volontiers au con, il laissait ceux qui le pensait stupide le croire mais la réalité était autre. Il n'avait rien du génie c'était un fait mais avec le temps il avait su développer son envie constante de se dépasser, d'être reconnu que ce fût auparavant en tant que flic ou plus récemment au sein de la résistance. Parfois le résultat n'était pas celui escompté, laissant une emprunte de frustration en lui mais au lieu de l'enfoncer un peu plus dans les profondeurs de l'enfer comme il y a de ça quelques mois, cela lui donnait désormais envie de réussir en redoublant d'effort. Finalement, ils étaient assez similaires tout les deux pensant à servir leurs intérêts avant ceux des autres.
Le rôle de l'ingénue ne collait pas du tout à la belle brune et ce malgré son talent d'actrice. La seule réaction de Connor fût de pouffer de rire dû moins jusqu'à ce qu'elle lui serve un argument plus poignant que les précédents. Était-ce une menace ? Peut-être bien que son esprit tordu lui avait soufflé l'idée de lui coller une balle dans le cœur mais le mobile aurait été difficile à comprendre. Ils n'avaient aucuns enjeux communs hormis celui de prendre du plaisir. La question fit cependant tiquer l'ex-junkie « Tu as décidément une façon bien à toi de prouver que tu es digne de confiance. » cela était sans doute à mettre sur le compte de la facilité avec laquelle elle pouvait obtenir la confiance, tout au moins des hommes, en quelques battements de cils puis quelques mouvements de bassins bien employés. Dommage pour elle qu'il fût un peu paranoïaque et finalement pas si faible que ce qu'il l'avait cru lui même. Peut-être se ressemblaient-ils trop pour arriver à se berner avec aisance, car la réciproque était aussi vrai du côté de la jolie sorcière.

De la même manière que la patience n'était pas une vertu que possédait Cordelia, le mécanicien n'aimait pas tourner autour du pot quand cela n'était pas nécessaire. Clairement avec elle ça ne servait à rien d'enrober les choses, sauf si c'était pour lui donner un peu de matière à digérer et qu'elle lui foute la paix au moins durant quelques temps. Mais là dans ce cas présent il était bien déterminé, comme il avait su l'être plus tôt, à poser un cadre avec lequel il ne transigerait pas. Elle devait faire ses preuves si elle voulait obtenir des informations sur ce qu'il mijotait, point. Quoi de mieux qu'une prise de pouvoir corporel pour appuyer son propos ? Ça avait en plus de cela le mérite d'être très agréable et d'éveiller certaines envies pourtant rassasiées plus tôt... Jamais lasse de son corps parfaitement sculpté, il prenait plaisir à se l'approprier au moins l'espace d'un instant. C'était clair qu'entre eux rien ne donnait de sentiment d'appartenance à l'autre.
Un petit sourire en coin naquit sur ses lèvres alors qu'elle parlait poésie en évoquant ce renversement de situation. Poétique n'était pas vraiment le mot qu'il aurait employé, mais il est un homme et c'est de vérité générale que la poésie n'est pas ce qui vient en premier lieu titiller l'esprit masculin. La dominer ainsi lui plaisait beaucoup et ça semblait, insidieusement du moins, parfaitement réciproque. La sulfureuse créature devait tout autant adoré mener la danse que de se sentir parfois fragile sous le poids d'un homme, en tout cas avec Connor et il était fier de cela car sa place dans le top ten en était que plus assurée. Mais là n'était pas l'enjeu, il ne devait pas se disperser s'il voulait être clair. Exprimant sans détour ce qu'il attendait d'elle et ce que ça pourrait induire de sa part à lui en retour il la délaissait en espérant qu'elle soit un peu frustrée qu'il ne lui donne rien de plus que ses lèvres un peu brutalement arrachées aux siennes.
Il était certain que ça n'allait pas forcément lui plaire, sans doute même trouvait-elle cela ridicule mais c'était ses règles du jeu à lui. Elle aurait tôt fait de se jouer de lui si elle le souhaitait vraiment sauf qu'il comptait bien ne pas être dupe et ne pas se tromper... Pas cette fois.

Connor n'eut pas longtemps à attendre pour qu'elle se manifeste, il fallait bien qu'elle démontre encore à quel point elle avait réponse à tout. Et quoi de mieux qu'un subite élan de sincérité pour réveiller l'intérêt du beau blond sur ce qu'elle avait à servir comme belles paroles ? Attrapant un  pantalon de survêtement qu'il enfilait, il se retournait ensuite en la regardant avec intérêt. Il lui adressait un beau sourire, content d'entendre cela de ça propre bouche comme elle le disait si bien « Ah bah enfin quelque chose de probant ! ». Elle s'empressait ensuite de lui dire qu'il n'était pas plus digne de confiance qu'elle et il haussait les épaules « Et alors ? En l'occurrence c'est mon plan donc... » élémentaire mon cher Watson ! Il n'allait pas s'auto-saboter sauf s'il en avait une excellente raison, mais à première vue ça n'était pas le cas. Cette fois il était disposer à l'écouter, bien plus qu'au réveil en tout cas et c'est même avec attention qu'il accueillait son discours qui, il devait le reconnaître, lui plaisait assez. La véracité des propos était plus probante et si elle était capable de clairement affirmer que si son plan était voué à l'échec effectivement elle l'enfoncerait, ça montrait qu'elle était au moins un petit peu prête à s'investir pour l'aider et rester dans le camp des vainqueurs.
Là où elle se trompait c'est qu'il avait confiance dans son plan, il se laissait suffisamment de temps pour que celui-ci soit aussi rodée qu'une machine de précision. Cependant il craignait plus que son impatience la conduise à agir stupidement ou à l'emmerder. Dans les deux cas de figure ça deviendrait un handicape, ce qu'il ne souhaitait pas. « Je sais ce que je fais. » lâchait-il en la regardant plus sérieusement « Et j'ai à cœur de le faire bien, pour réussir. » il se mit à rire « Sauf que ça nécessite de la patience, tout ce à quoi je réfléchis ça n'est pas pour demain. La question c'est de savoir si tu es disposée à respecter ça. Je sais que ce n'est pas tellement ton point fort... La preuve en est je n'ai même pas eu le temps de me déshabiller avant d'atterrir dans la baignoire. » bon la comparaison était bancale mais c'était pour illustrer un trait de personnalité que de toute façon elle ne pourrait pas démentir. Connor apprenait, non sans mal, à être plus patient et d'avantage réfléchis, il en allait de sa réussite et très sûrement de sa survie d'où le fait qu'il tenait particulièrement à être bien entouré. Mais pourquoi devrait-il se justifier ? Après tout si elle voulait en être c'était à elle de se conformer à ses attentes et pas l'inverse.

Son estomac criait famine et cette petite discussion était pour le moment close, de son côté en tout cas. Les grands esprits se rencontrent comme on dit, car il allait se diriger vers la cuisine quand avec son petit air autoritaire de princesse capricieuse elle lui suggérait de leur trouver un petit quelque chose à manger... Enfin un petit quelque chose digne d'un petit déjeuner dans un hôtel étoilé ou chez un amant très épris. Il arquait un sourcil en la regardant avec incrédulité « Ça sera tout Madame la Marquise ? » il n'y avait pas " Boy " tatoué sur son front ! Et s'il s'écoutait c'est elle qui aurait dû aller lui chercher à manger, pas l'inverse. Alors qu'elle s'enroulait avec élégance dans ses draps il l'observait ne bougeant pas d'un pouce. Bien entendu Cordelia ne mit pas longtemps à ce rendre compte que s'il n'avait pas filé en cuisine c'est que le petit déjeuner n'avançait pas. Avec son air habituel elle eut même le culot de lui demander ce qu'il faisait encore là. Avec un petit sourire il penchait légèrement la tête comme un connaisseur observerait une œuvre d'art ou plus dans son cas comme un homme materait une jolie femme mais c'est moins poétique. Faisant un geste vague la désignant dans son ensemble il se mit à rire « Comment tu veux qu'avec ça sous les yeux j'ai envie d'aller préparer des crêpes ? » il arquait un sourcil et ajoutait « Parce que oui je sais les faire. » il n'était pas le dernier des idiots.
Croisant les bras sur son torse il ne la lâchait pas du regard « Je pense qu'il va me falloir un peu d'encouragement et de soutien en cuisine... » levant les yeux il poursuivit avec nonchalance « Sauf si tu veux me faire une démonstration de ta capacité à patienter. Mais je ne garantis en rien le délai d'attente. » il fallait bien qu'il la taquine un peu. Après tout elle venait de lui donner des ordres dans son propre appartement qu'elle squattait, alors que dans la logique des choses, ou selon Connor, elle aurait dû ce lever prestement et leur préparer elle même un succulent petit déjeuner pour au minimum prendre soin de l'amant talentueux qu'il est. Bien évidemment cela aurait été possible dans un monde parfait où Cordelia ne serait pas elle mais au fond ça serait beaucoup moins amusant. Cependant, de bonne grâce il se rendait en cuisine pour préparer ces fameuses crêpes... Mais c'était surtout parce qu'il crevait de faim.
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MessageSujet: Re: « you're under my skin » ㄨ cordelia&connor   Mar 7 Jan - 2:46




you're under my skin, just stay right there, i want you there

Un aveu particulièrement sincère de la part de la brunette était définitivement chose rare. Événement que semblait d'ailleurs apprécier le garagiste dont les expressions faciales prirent immédiatement suite à son discours des tournures sérieuses. En effet, il semblait comprendre que derrière ces petits airs d'espièglerie et de curiosité se cachait réellement un certain intérêt pour ce fameux plan qu'il avait en tête. C'était plus qu'une simple question d'emmerder l'autre, la sorcière tenait à savoir ce qu’il complotait. Après tout, en vivant sous son toit, et s’envoyant en l’air avec lui, elle s’associait à lui qu’on ne le veuille ou non. Bien évidemment, sa discrétion ultime faisait en sorte que personne n’était au courant et d’ailleurs, elle ne comptait pas éveiller les soupçons d'aussitôt, mais Dieu sait qu’elle n’était pas particulièrement des plus chanceuses. Karma, certains diront, l’ordre naturel des choses diront d’autres. Mais lorsqu’il affirma fermement qu’il savait ce qu’il faisait, elle le crut. Pourtant, elle n’était pas du genre à croire le premier venu sur parole, mais avec Connor, c’était différent. Elle le croyait sur le coup, tout simplement. Cordelia releva donc la tête, légèrement intriguée, mais son sourire se voulait rassuré avec une touche d’espièglerie qui lui était bien propre. Un sourire qui s’étira, sans pour autant montrer les dents blanches de la sorcière, toujours dans des lignes salaces et sournoises, lorsqu’il lui fit son discours sur son impatience. Elle se doutait très bien que son plan n’allait pas se concrétiser du jour au lendemain, mais elle n’était pas contre l’idée d’être tenue au courant à l’avance question qu’elle calcule très bien son coup. La brunette avait été sincère avec Connor : elle visait avant tout la victoire, mais si les choses commençaient à être plus difficiles, elle aurait le temps de quitter le navire. Mais stratégiquement parlant, il était bien mieux de ne la tenir au parfum qu’au moment venu, ne lui laissant pas vraiment le temps de penser ce plan sous toutes ses facettes. En gros, Connor jouait bien ses cartes, bien mieux qu’elle ne l’aurait prévu. D’un côté, elle savait pertinemment qu’il était bien plus intelligent que cette image de gros abruti macho aux antécédents à la drogue et dépourvu de quelconque saveur qu’il pouvait parfois revêtir aux yeux de certains. Un personnage tellement plus complexe, en soit. La sulfureuse créature haussa les épaules d’un air nonchalant, léger, voire presque distrait lorsqu’il lui rappela son manque d’impatience lors la nuit précédente. Elle mima un « Oops » avec ces lèvres encore teintées, mais aucun son ne sortit de ces tendres lippes. Ça serait déjà trop accorder au beau blond. Mais comme elle avait réponse à tout – ou presque – elle décida quand même d’ajouter ce qu’elle en pensait : « Huh, la patience…Une vertu tellement surfaite, tu ne trouves pas? » l’interrogea-t-elle, coquine et désinvolte à souhait.

Tronquant sincérité sur sa sournoiserie pour une ingénuité, la sorcière énuméra ce qu’elle attendait de Connor dans son petit déjeuner. La brunette ne sembla pas tout à fait comprendre la réaction de l’ex-junkie qui semblait être légèrement incrédule face à sa requête. Vous en conviendrez que c'était plus ou moins ironique qu’il semblait presque à deux doigt de la lui refuser sachant qu’il était celui qui avait attisé cette faim en elle. Parlons de deux poids et de deux mesures! Lorsqu’il la qualifia de Marquise, elle pouffa de manière vexée, bien que ce fusse de bonne guerre entre eux. Ceci dit, alerte et vive d’esprit, elle ne manquait jamais de ressources pour répondre aux nombreux pics que lui envoyaient le beau blond. « Je ne sais pas, à toi de me le dire. Est-ce que tu es sur le menu? Si c’est le cas, je prendrais bien un morceau. La créature de séduction laissa les mots caresser les oreilles de Connor avant de contre-enchérir à nouveau sur ces propres mots. Quoique des croissants feront l’affaire sinon. » Aussitôt, elle se faufila sous les draps blancs du jeune homme, fuyant un léger courant d’air froid, probablement d’un ventilateur qui était là pour contrer la chaleur torride de la Nouvelle-Orléans. Épousant les courbes saillantes, mais gracieuses de son corps nu, les draps laissaient tout de même entrevoir une certaine nudité, nudité qui semblait plaire plus que tout au garagiste. Tout comme le jeune homme, la brunette avait elle aussi à un égo à flatter et si elle recevait souvent des compliments des hommes qui lui mangeaient dans la main comme des pigeons, elle aimait bien savoir qu’elle plaisait à un homme qui était un tant soit peu plus difficile à duper.

Impatiente, elle lui fit comprendre qu’elle attendait son repas et que de son côté, il était toujours planté là, devant ses yeux, à ne pas bouger. Lorsqu’il lui demanda comment voulait-elle le convaincre à se barrer aux fourneaux alors qu’elle lui offrait une bien meilleure vue dans la chambre, la sorcière fût prit d’un léger rire amusée et elle détourna le regard pour regarder le plafond quelques secondes, avant de redéposer son regard sur le beau blond. Certes, il n’avait pas tord, il avait bien plus à gagner à rester à la regarder qu’à aller lui préparer un petit déjeuner, quoiqu'elle ne se doutait pas qu'il était probablement tout aussi affamé qu'elle. Il conclut donc en lui affirmant qu’il savait bel et bien faire des crêpes. Cordelia mima ainsi une expression faciale forte impressionnée alors qu’ultimement, elle n’était pas réellement pantoise face à cette découverte. Elle décida même de pousser la dérision un peu plus loin. « Oh, heureuse de te l'entendre dire. Dix points pour Gryffondor. » Adorant glisser ici et là des références foireuses de la culture populaire, elle avait trouvé l'occasion idéale de glisser cette dernière suite à l'exploit que représentait la capacité de Connor à cuisiner des crêpes. « J’ai un marché à te proposer. Files me préparer un petit déjeuner et peut-être que, je dis bien peut-être, je te laisserais me faire un massage ensuite. » Ajouta-t-elle, ingénue et faussement bienfaisante, comme si elle n’avait absolument rien à tirer dans cette histoire et que Connor serait le seul à sortir heureux de ce marché. Mais c’était là tout le personnage de la sorcière. Fidèle à elle-même, en conclusion. Croisant ses bras sur son torse encore dénudé, la belle plante ne prêta pratiquement aucune attention à ce que tergiversait encore le beau blond, bien trop occupée à contempler les fins détails de cette anatomie presque parfaite, des abdominaux aux pectoraux. Son sourire en coin, satisfait et taquin, la trahissait dans cette admiration se voulant furtive. « Je crois que je vais rester ici à patienter. Il semblerait que j’ai besoin de te démontrer le peu de patience que je possède pour m’attirer ta confiance. » Dit-elle en lui faisant les gros yeux, exprimant clairement la dérision qu’elle apportait à son propre discours. Elle lui fit signe du revers de sa main de se barrer à présent, poussant ce rôle de donneur d’ordre à l’extrême, mais c’est bien parce qu’elle savait que l’égo masculin de Connor en souffrirait. Ceci dit, elle savait aussi le flatter lorsque nécessaire. « Qui aurait cru que ce pantalon de survêtement t’irait si bien au fait. N’oublies pas de serrer les fesses en sortant, question d’épater la galerie. » Ajouta-t-elle en se désignant via une main tout en prenant bien le temps d'admirer cette exquise vue. Bien évidemment, elle ne faisait ça que pour le taquiner. Un sourire se dessina sur ses lippes rosées, se sentant comme étant la digne gagnante de cette petite joute.

Le silence s’installa alors, bien qu’un certain chuintement des lève-tôt de la Nouvelle-Orléans se faisait entendre par le biais de la fenêtre entrouverte de la chambre du garagiste. Pour l’instant, le tout offrait un son de fond agréable, mais les sonorités jazz lui remontaient l’estomac lorsqu’elles se faisaient trop omniprésentes. Ce qui, malheureusement dans une ville comme celle de la Nouvelle-Orléans, n’était pas chose rare. La sorcière se leva malgré tout, non pas pour fermer la fenêtre, mais plutôt pour attraper une chemise appartenant à celui que l’on pourrait presque appeler son ‘colocataire’. Boutonnant qu’un seul bouton de cette dernière, elle avait jugé injuste de priver le pauvre Connor de cette vue à laquelle il s’était tant attaché au cours de la nuit. Cordelia se faufila ainsi sur la pointe des pieds dans les recoins de la chambre du jeune homme, fouillant dans les places qu’elle avait négligé la première fois. N’importe quoi pour l’occuper pendant ce délai d’attente insupportable. Sa faim ne faisait que s’aggraver et elle connaissait suffisamment Connor pour savoir que ce dernier était capable de la faire mijoter quelque temps rien que pour l’embêter. Un long soupir longea sa gorge, puis sortit de sa bouche dans une exaspération qui était bien familière à la capricieuse princesse.

Elle se laissa tomber sur le matelas du lit dans lequel elle avait justement passé cette nuit forte agréable et torride aux côtés du bel apollon, ses longues boucles marronnes s’étalant gracieusement sur les draps. Les minutes passèrent ainsi avec une lenteur à lui donner des envies meurtrières. Certes, la sorcière eût essayé d’ouvrir grand les oreilles pour tenter d’entendre si Connor ne cassait pas un œuf au sol ici et là, mais rien à faire. Un énième soupir se dégagea de sa bouche, en réponse à cette exaspération croissante. Se roulant tel une enfant de quatre ans sur le lit, n’importe quelle personne sensée n’aurait pas vu en elle une séductrice redoutable, une démone salace, une sorcière sournoise de première. Non, il n'y avait là qu'une enfant, capricieuse et impatiente. Ou tout du moins, c'est tout ce que c'en avait l'air. Se mettant dans les positions les plus loufoques, elle en arriva à avoir la tête au bas du matelas, les pieds et les mains en l’air et finalement le dos droit et ferme contre le matelas. À première vue, elle semblait surtout avoir fumé le dernier joint de Connor, mais elle souffrait juste d'un terrible et mortel ennui. Le garagiste ne manqua d’ailleurs pas de se pointer à ce moment-même, laissant la demoiselle bien plus que pantoise. Déboulant du matelas comme un vulgaire sac de pommes de terre sans l'once d'une grâce, elle défit cette position forte peu élégante et réminiscente d’une gamine. Cordelia se releva d’aussitôt, toussant et camouflant une légère honte naissante en elle. Ravalant sa salive probablement plus d’une fois, elle se laissa à nouveau tomber sur le matelas, cette fois-ci avec cette sensualité lascive qu’on lui accordait tellement souvent. Exposant ses délicieuses jambes, elle cracha d’un ton légèrement dédaigneux, probablement encore agacée, quoique bien plus humiliée de ce qui venait de se produire : « Tu en as pris du temps. » Et voilà qu'elle tentait déjà de mettre cette culbute loin d’être artistique derrière elle, espérant enterrer à jamais ce petit malaise.


 

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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.


Dernière édition par Cordelia N. Hopkins le Dim 12 Jan - 20:02, édité 1 fois
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