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 Hiding behind an empty face {pv.}

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MessageSujet: Hiding behind an empty face {pv.}   Dim 3 Nov - 20:43


Hiding behind an empty face
a day for ghosts
It's time to forget about the past. To wash away what happened last. Hide behind an empty face, don't ask too much, just say. 'Cause this is just a game. It's a beautiful lie. It's a perfect denial. Such a beautiful lie to believe in. A quiet desperation's building higher. I've got to remember this is just a game © WILD HEART

Il m’agace. Au plus haut point. Plus sa présence se fait étouffante et plus mon envie de le semer devient forte. Depuis ma fugue, Il s’est vu obligé de me coller une baby-sitter aux basques. Chacune de mes sorties en villes est accompagnée par ce type. Carrure imposante et balourdise ahurissante, pour se fondre dans la masse et avoir l’air discret, il y a mieux. J’ai eu le déplaisir de le trouver en train de m’attendre devant mon lieu de travail. Reprendre mes affaires là où je les ai laissés, même de temps à autre ne pourra pas me faire de mal. Changer d’air et oublier pendant une pauvre journée tout ce qui m’attend une fois rentré à la ‘maison’. Cette appellation m’écorche la langue, me fait frissonner tant elle sonne faux. Même au milieu du désordre qui règne dans mon esprit. Et maintenant que j’essaye de me frayer un chemin à travers la foule, j’ai encore moins envie de retourner m’enfermer dans ma nouvelle cellule. Certes plus plaisante que la précédente, mais les barreaux sont toujours bel et bien présents. Je m’éloigne du centre-ville, bifurque dans une ruelle sombre, étroite au possible dans l’espoir de le semer. J’y crois le temps d’un battement de cœur avant de le voir s’engouffrer à ma suite, la mine fermée et un pli de mécontentement sur son front de brute.

« - Qu’est-ce que tu fous ? C’est pas par là.
- Les raccourcis, tu connais ? » Je ne le regarde même pas, parle à une ombre derrière moi en accélérant le pas. J’y réfléchis depuis un moment déjà, à un moyen de le semer et de m’en débarrasser. Et plus on s’éloigne du chemin menant au Garden District, plus l’espoir d’y parvenir s’échappe. Il me glisse entre les doigts et me laisse un goût amer sur la langue. Je triture nerveusement la fermeture éclair de mon sweat, l’ouvre et la referme sur un rythme irrégulier comme si cela peut m’aider à réfléchir. Il se racle la gorge, manifeste son irritation. Une sorte de menace pour me faire rebrousser chemin. Le seul capable de m’intimider et de me faire oublier mes envies de rentrer tard, malheureusement pour mon chien de garde, n’est pas présent. Resté sagement cloitré dans son château de cartes branlant, à hurler ses ordres à des types tremblants jusqu’au bout des orteils. Non mon pauvre, tu n’arriveras pas à me plier à ta volonté ridicule. Et sans crier gare, je bifurque à nouveau. Accélère le pas au passage pour me donner plus d’avance.

Je n’ai aucune idée de là où je me trouve. Je ne savais même pas qu’une usine abandonnée se trouvait là. Un hasard bienheureux qui me donne là une belle occasion de le perdre pour de bon. Et moi aussi au passage, mais je m’en fiche. Ce n’est pas grand-chose, mais j’en retire une certaine fierté, de pouvoir disparaître de la vue de ce pot de colle et le semer dans un dédale de couloirs lugubres au possible.

« - N’y compte même pas. Si tu fais ça… » Ses menaces me font sourire. Le ton n’est pas crédible, à mille lieux du Sien. Au final, Il restera le seul capable de vraiment m’impressionner. Et même si je prétends le contraire, Ses menaces me touchent et m’effraient. Je joue à l’autruche avec Lui, tente de le convaincre d’une chose tout en essayant de m’en convaincre moi-même. L’écho de l’avertissement résonne sur les murs nus, devient lointain à mesure que je me faufile dans ce dédale d’acier. La discrétion est quasi impossible, le sol est jonché de débris de verre que j’écrase malgré ma prudence. Je retrouve peu à peu mon rôle d’ombre. D’entité furtive et qui se veut invisible pour disparaître de la vue des prédateurs. Une habitude qui me colle à la peau tant elle m’a été utile et vitale pendant des années. Et lorsqu’enfin je referme une porte miteuse derrière moi, le front contre le panneau métallique, mon cœur est au bord de l’implosion. Battant à tout rompre contre mes côtes, douloureux au possible, il m’empêche de respirer correctement. L’adrénaline dévore mes veines et malgré mes tremblements d’angoisse, la situation a quelque chose de fortement plaisant.

Je suis seul au milieu du silence lugubre régnant en ces lieux. Je retiens mon souffle et me concentre sur ce vide, pour capter la démarche lourde de ma baby-sitter. D’abord distante et difficilement audible, elle se fait plus nette à mesure qu’il se rapproche. Je laisse la porte, recule et m’échappe à nouveau par une ouverture dans le mur. La nouvelle salle est poussiéreuse au possible, jonchée de débris et de machines en apparence endormies. Le vent qui s’engouffre dans les fenêtres éventrées fait courir des frissons le long de mon échine. Je me suis jeté tête baissé dans un décor de film d’horreur. Devenant le héros d’un teen-movie ridicule et angoissant au possible. Et à nouveau, le bruit régulier de pas sur le sol. Mon cœur manque un battement et j’ai l’affreuse impression de me retrouver coincé. D’avoir joué au plus malin pour me retrouver fait comme un rat. Moi qui le prenais pour un imbécile, je me suis lourdement trompé. Malgré mon sang qui se glace, je soupire d’agacement. Rumine ma rancœur et me mords la langue pour retenir tous les reproches et autres méchancetés qui peuvent venir se glisser contre ma langue.

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Do I have to run and hide ?

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MessageSujet: Re: Hiding behind an empty face {pv.}   Lun 11 Nov - 13:50







Loki & Norman Bates



Meryll A. Rosenwald & Aleksi S. Lenaïk









Halloween bat son plein dans les rues de La Nouvelle Orléans. Les bonbons remplissent des sacs déjà plein à craquer et les rires des gamins se mêlent aux hurlements préenregistrés diffusés dans les haut-parleurs. Il est grand temps pour vous d’enfiler votre plus beau costume et de vous mêler aux monstres et fantômes errant déjà dans la ville. Vous avez oublié de réserver un costume ? N’ayez crainte cette année, le cimetière du coin de la rue et les anciens mythes s’invitent à la fête et vous réservent bien des surprises. Pour vous prouver à quel point ils meurent d’envie de s’amuser, ils vous offrent le temps d’une soirée, un aperçu de leur existence et de leurs pensées. Prêt à vous embarquer dans une partie de jeu de rôles grandeur nature ?

{Inutile de jeter des regards apeurés aux alentours. Vous avez eu la mauvaise idée de vous aventurer dans des lieux déserts aux décors macabres et aux seuils lugubres. Le silence qui y règne sera brisé lorsque s’élèveront vos chuchotis et vos hurlements d’horreur. En effet, des esprits tyranniques ont décidé de se divertir en prenant possession de vous. Loki (Meryll), le dieu de la discorde selon la mythologie nordique. Norman Bates (Aleksi), un personnage atteint de dédoublement de la personnalité. Impulsif, rusé et irresponsable, Loki s’attirera probablement les foudres de Norman lorsque celui-ci devra faire face à sa personnalité la plus dangereuse. Son humeur étant labile, il pourra également se transformer en chien docile au contact de Loki. Comme dans toutes festivités, vous ne contrôlerez plus rien. Laissez-vous emporter dans cette frénésie. Joyeux Halloween. }

Cette soirée sera certainement inoubliable et vos hôtes feront tout leur possible pour se montrer à la hauteur de leur réputation.



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MessageSujet: Re: Hiding behind an empty face {pv.}   Sam 16 Nov - 10:07

Goutte écarlate qui s'écrase sur le sol poussiéreux, puis une autre qui glisse sur sa peau d'albâtre pour se pendre au bout de son doigt qu'elle porte bientôt à ses lèvres gourmandes pour en cueillir l'âcre fruit. Ses longues jambes se croisent et se décroisent à mesure que les sempiternels rouages de son esprits s'accordent dans la cadence du mécanisme de sa réflexion, alors que ses grands yeux clairs se laissent aller à la contemplation de cet autre. Macabre vision de ce corps inerte qui gît sur le sol, immobile, pas même agité d'un dernier soubresaut nerveux, recouvrant le sol d'une marre cramoisie qui déjà se fige. Infâme meurtrière, elle a pourtant failli à ses principes de chasseurs, et aujourd'hui, cachée le temps d'un soupir par les murs branlants de ces entrepôts abandonnés, elle se demande ce qu'elle va bien pouvoir faire de ce corps. Trop lourd pour être porté ailleurs, trop mort pour être dévoré, trop froid pour en récupérer quoi que ce soit ; elle n'a été que trop naïve en pensant qu'elle arriverait à l'attirer, trop candide à l'idée qu'il se laisserait faire quand elle se nourrirait de lui.

Ce n'était pourtant pas la première fois, ni la dernière, mais le monde avait changé, le contexte aussi ; il était désormais plus difficile de laisser traîner des corps sans que l'on ne vienne chercher un coupable. De son temps, il suffisait d'accuser les loups, les fous, la magie noire, ou bien même gens du voyage qui ne cessaient de faire des allers et retours dans une Europe déjà bien tourmentée par des puissances qui grondaient. Ce n'était désormais plus le cas, si l'on connaissait l'existence de la magie, on connaissait aussi l'existence de ceux qui, comme elle, étaient morts, s'étaient échappés de leur enfer sans pour autant être toujours ce qu'ils avaient été lors de leur premier séjour sur terre. Les mordus, condamnés à vivre sans vraiment vivre, à aspirer les souvenirs et la vie des autres par un simple touché, les forçant à devenir plus empathique que ce qu'ils avaient toujours été. Tout cela la dégouttait, et c'était ce dégoût le plus totale qui l’entraînait vers le fond. Dégringolade exquise qui l'avait changé, la faisant passer de plus en plus souvent de la gentille bibliothécaire introvertie à ce démon de la tentation qui se laissait toujours plus tenter par la chair dans son coté le plus luxurieux et le plus gourmand.

Elle serait restée là des heures durant, croisant puis décroisant ses longues jambes fuselées, léchant le sang qui m'acculait ses doigts depuis qu'elle avait poignardé cet inconnu, victime d'une faim qu'elle ne pouvait ni ne savait maîtriser. Seulement ce calme apparent, à peine troublé par sa lente respiration, profonde, vola en éclat quand un long grincement suivit d'une porte qui se claquait résonnèrent au travers de l'alignement de pièces sombres et vides de ces lieux depuis déjà bien longtemps désertés. Son cœur s'accéléra, pas tant par la crainte de se faire surprendre en ses lieux que par la surprise que cela éveilla en elle ; vivement elle se remit debout, remettant de l'ordre dans sa tenue qui se trouvait être marquée par ce temps qu'elle avait ainsi passé assise sur une vieille caisse éventrée. Puis frottant ses deux mains, l'une contre l'autre comme pour tenter d'effacer les marques de son exactions sans pour autant y arriver. Elle se sentait prise par une certaine curiosité, de celle qui vous force à aller voir ce qu'il se trame dans les plus sombres endroits en vous riant du danger ; mais restait à savoir si elle allait au devant du danger ou si le danger n'était pas déjà à l'intérieur.

Un pas après l'autre, lentement développé, souple pour atténuer le claquement de ses hauts talons sur la dalle de béton qui recouvre le sol. Un pas et encore un autre avant que ne cesse sa course, se sentant faible, nauséeuse, et finalement cherchant rapidement quelque chose, un appui, auquel se rattraper. Son esprit se perd, se faisant avaler par cette horrible sensation de ne plus être seul. De ne plus être de son propre corps. Elle hurle de cette douleur qui lui vriller les tempes, mais aucun son ne vient traverser la barrières de ses lèvres carmins. Il n'y a que ce rire qui dénote d'une certaine puissance, une force qui n'est pas la sienne mais qui est capable d'écraser tout sur son chemin. Présente et pourtant absente à la fois, elle sent sa propre conscience se mêler à celle d'un autre sans qu'elle ne puisse rien y faire, et prisonnière de son propre corps elle se sent emporter par cette fureur infernale qui l'envahit. Ses yeux, qui ne le sont plus vraiment, suivent le mouvement de cette main qu'elle ne contrôle plus, l'examinant tout en sentant un sourire s'étirer sur son visage. Sourire cruel comme elle n'en n'a jamais eu. « Oh, il semblerait que je sois tombée sur une bien vilaine demoiselle », sa propre voix résonne au travers de son crâne, sa propre voix mais sans que n'y transparaisse ses émotions, sa façon d'être, c'est une autre personne qui parle, une autre âme qui à prit possession de son corps le temps d'un instant. Elle ne panique pas, mais sent tout de même monter le long de son échine une tension que l'autre s'empresse d'effacer comme si de rien n'était, cet autre bien plus puissant qu'elle ne l'a jamais été, cet autre que nul ne semble pouvoir arrêter.

Elle s'essouffle à vouloir se débattre, mais rien n'y fait, et lentement elle se fait submerger pour qu'il ne reste que lui. Lui, qui marche déjà vers ce bruit qui ne cesse de résonner en travers de ses longs couloirs abîmés, démarche conquérante et port de tête digne de tous les plus grands souverains de cette terre. Il pousse déjà une porte, et c'est en vainqueur qu'il se pose dans l'encadrement de la porte face à cet inconnu qui lui tourne le dos.  « Le comité d'accueil je suppose ? Faut il que je me montre menaçant pour que ce peuple d'attardés ne se décide enfin à posé genoux à terre devant moi ?! » ; parlant bien plus pour lui que pour cet autre homme qui envahit cet univers qu'il semble vouloir faire sien, il fait un pas de plus dans la pièce, faisant claquer les hauts talons de Meryll avec une cadence presque militaire.
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MessageSujet: Re: Hiding behind an empty face {pv.}   Dim 17 Nov - 21:26


L’attente et le silence. Je me suis jeté dans la gueule d’un monstre d’acier et de béton. Les doigts posés contre le métal froid de la porte, je retiens mon souffle et ne cesse de me demander si j’ai choisi la meilleure option. Je ne l’entends plus, le martèlement grossier de sa démarche de lourdaud inutile. Je sursaute et me retourne, le cœur battant comme un dément. Je scrute le fond de la salle. Ne perçoit rien de plus si ce n’est les bruits émanant de mon propre cœur, et le goutte à goutte régulier d’une fuite quelque part dans un coin. Il m’a semblé pourtant. Je suis certain d’avoir entendu quelque chose. Le murmure de talons sur le sol. Je secoue la tête, affiche un infime sourire sur mes lèvres sèches, amusé malgré tout par ma bêtise. Et cette violente angoisse qui me prend aux tripes pour un rien. Je me suis laissé glisser à terre, le dos calé contre la porte. Mes paupières se ferment et je laisse ma respiration recouvrer son calme. Il va me tuer le jour où Il apprendra ça. Ma vaine tentative de fuite. Encore une. Elle ne sera certainement pas la dernière. J’ai beau me promettre de me tenir tranquille, c’est plus fort que moi. Un vilain réflexe dont je n’arrive pas à me défaire. L’enfermement me fait horreur, et me retrouver avec une escorte n’a rien de plaisant non plus. A nouveau je me remets à plisser les yeux pour trouver la source d’un murmure qui résonne dans mon esprit. Je suis en train de devenir fou. Et plus je tente de lutter contre cette sensation dérangeante, plus son emprise s’étend. L’asphyxie menace et j’ai l’affreuse impression que mon crâne va se briser en mille morceaux. La douleur m’aveugle, et lorsque je tente de m’agripper le front, mes mains refusent de m’obéir. C’est subtil, le refus de mon être à répondre aux ordres de ma raison. A peine un fourmillement, et mes pensées se brouillent. Le flou n’est là que pour masquer l’intrusion. L’arrivée impromptue et violente d’une nouvelle mémoire. D’un nouveau cerveau qui appose son autorité sur ma personne.

Tu vois, je t’avais dit qu’il se laisserait faire. Mais j’ai peur, il est fragile. Trop peut-être pour nous. Mon chéri, pourquoi lui ?

«  - C’était le meilleur choix, mère. Tu verras, tu seras fière de moi. » Ma voix résonne contre mes tempes, me paraît affreusement étrangère malgré ces notes pourtant connues depuis longtemps. L’angoisse n’est plus là. Mon cœur bat à un rythme lent, affreusement lent. Je n’ai plus le loisir de paniquer. A vrai dire, je ne ressens que peu de chose. Un calme apaisant, et la frénésie d’une dévotion malsaine qui me dévore. J’ai l’impression d’entendre la voix de ma mère dans ma tête. Ce n’est pas elle pourtant, il y a quelque chose de différent dans sa façon de s’exprimer. Norman, chéri, tu n’es pas seul… Je sursaute à peine en entendant ce prénom. Etranger et si familier. Une tiédeur bienfaisante m’envahit et un sourire chaleureux s’affiche sur mes lèvres. Statique, je ne bouge pas. L’autre n’en a pas l’intention. Ses délires apparaissent devant mes rétines. Et j’ai beau lutter, m’échiner à vouloir les faire disparaître, rien n’y fait. Je m’épuise bêtement, et lui concède plus de place. Je me sens à l’étroit dans ma propre chair, et je viens de perdre le restant de contrôle qu’il me restait...

La voix féminine qui résonne dans la pièce me sort de ma rêverie. Perdu dans la contemplation de ces mains à présent miennes, l’effet de surprise me fait légèrement sursauter. Je plisse les yeux et inspecte la nouvelle venue des pieds à la tête. Charmante, vraiment très charmante. Il semble la connaître, dans sa mémoire je trouve quelques éléments la concernant. Pas grand-chose de bien intéressant, au fond il est loin d’être bien intéressant. Il n’y avait que sa présence en ce lieu qui le rendait attirant. Un corps certes bien différent du mien, mais peu importe. Il est habité de pulsions meurtrières qui me fascinent. Refoulées, mais délicieusement bien présentes. Quelque part dans ce petit crâne qu’il est contraint de partager avec mes pensées. Je n’aime pas la façon dont tu la regardes. Pourquoi fais-tu toujours cela avec elles ? Je suis la seule que tu dois regarder comme cela. Je baisse la tête, courbe l’échine devant le ton menaçant de ma mère. Mes doigts se frôlent, tapotent sur ma cuisse avant de s’écraser à terre. Je me relève, laborieusement. Il a abandonné la lutte mais quelque part, il continue d’exercer un semblant de contrôle sur la mécanique. La remarque de la jeune femme m’intrigue. Je reste immobile, partagé entre l’envie de me rapprocher de cette créature, à la fois attirante et étrange, et la pulsion assassine que ma mère pousse dans mon cœur. Je ne peux pas la laisser prendre le dessus, pas maintenant. Si je le fais, cette liberté sera compromise. Je me racle la gorge pour gagner en assurance et reporte mon attention sur la prénommée Meryll.

« - Tout seul, et je suis un comité d’accueil ? » La voix, ma voix m’étonne. Elle a quelque chose de fragile, mais est aussi étonnamment puissante. Lui aussi est ‘malade’. On me disait schizophrène, lui aussi il l’est un peu. « - Je peux savoir ce qui amène une demoiselle comme vous dans un endroit pareil ? »  Norman, qu’est-ce que tu fais ?  « - Je me montre agréable, mère… » Un sourire s’esquisse sur mes lèvres alors que j’avance enfin d’un pas. Gauche et déséquilibré, il m’en faudra deux de plus pour trouver un semblant d’aplomb. C’est ce rapprochement qui me permet de mieux apercevoir les détails de sa tenue. Et le rouge qui teinte encore légèrement sa peau diaphane. Il l’a senti lui aussi, l’odeur du sang. Et quelque chose en lui s’agite. Je le sens, dans mes entrailles. Les tremblements sont infimes, plaisants à souhait. Je m’apprête à me rapprocher encore et à tendre la main, pour faire les présentations mais quelque chose me retient. Une autre part de moi veut rester prudente. Me pousse à me montrer méfiant et hésitant devant elle.

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MessageSujet: Re: Hiding behind an empty face {pv.}   Lun 18 Nov - 18:28

Impayable furie dont la colère n'a d'égale que la fierté du parasite, elle se débat, hurle, rage, et enrage mais rien n'y fait. Sombre fauve désormais enfermé dans une cage faite de souvenirs qui ne sont pas les siens, elle peut voir au travers de ses méandres oubliés des jours heureux, d'autres qui le sont beaucoup moins, mais c'est dans un courant de haine qu'elle dérive. Puissant, infernal, elle ne voit déjà plus la lueur de la réalité, et c'est au bord du gouffre que se mêle ses souvenirs malsains à sa propre mémoire dont il pioche les éléments avec parcimonie. Il sait désormais que cet homme qui se tient devant lui, n'est pas un inconnu, qu'il n'est plus tout à fait un humain, pas vraiment un sorcier non plus. Plus vraiment vivant mais pas non plus mort, alors que dans son corps comme dans celui qu'il occupe, coule l'essence d'une mysticité nouvellement découverte dont il commence à entrevoir toute la potentialité. Et elle, prisonnière contrainte au mutisme le plus désagréable qui soit, elle griffe les parois de sa cellule capitonnée alors que les miasmes de sa folie commence à atteindre ses pensées qui semblent si tendres à coté de celles du démon. Tout se fait écrasé, tout est ébranlé, et finalement plus rien ne tient, il ne reste plus que des ruines. Démon qui se prend pour un Dieu descendu sur terre, tout droit sorti des vieilles légendes germaniques et scandinaves, de ces histoires que son père aimait à raconter les soirs d'hiver, de ces histoires qui de son temps étaient connues de tous mais désormais oubliés. Elle hurle son nom alors qu'elle le retrouve en train de dérivé au milieu des débris de sa mémoire qui vole en éclat à chaque coup boutoir que l'invité indésiré assène pour la faire lâché prise. Ultime fracas et le dernier lien avec la réalité se casse, elle n'est désormais plus rien pour ce corps qu'il manipule à son aise. Plus rien, pas même cette petite voix que l'on peut entendre quand tout se fait silencieux, plus qu'une ombre muette, sourde et aveugle, que l'on a enfermé à double tour dans une forteresse d'infamie, là où elle lui laissera faire tout ce que ses nouveaux pouvoirs pouvaient lui offrir comme opportunités.

Les mains nouées dans son dos, les jambes solidement encrées au sol, sa posture n'est que plus conquérante face à cet autre homme au teint maladif dont la folie ne semble plus être à prouvé. Mais des deux, on ne saurait vraiment dire lequel est le plus atteint. Rire aspiré à peine audible tant il est étouffé, alors que l'autre cesse sa petite marche, comme une marionnette dont le tireur de ficelles aurait été appelé ailleurs, poupée au teint cireux que le dieu ne quitte pas des yeux, remettant en marche son propre mouvement. Chaque pas résonne dans le silence assourdissant de ses lieux, il tourne lentement autour de cette créature pleine de médiocrité et dont la vie ne tient plus qu'à un mince fil que personne n'arrive à couper. Il pourrait se faire Nornes pour cet homme là, mais il préfère de loin l'observer pour s'en amuser, s'amuser de cette folie si éloignée de la sienne, bien loin de cette psychopathie qu'il mêle avec aisance avec sa mégalomanie constante. « Agréable ? Délicieusement imprévisible, et déconcertant, il ne m'a été donné que trop peu de choix la malchance de croiser pareil folie. Voila que l'on se parle seul, et que l'on ne sait se mordre la langue face à la grandeur de mon être ? », velouté, chaude, teintée d'une pointe de cynisme, la voix de Meryll n'est plus aux prises avec les tensions de jadis, et c'est toute la cruauté des mots qui se fait entendre. Déjà se dessine l'idée qui lui passe par la tête atteignant les esprits ici-présent bien avant que les simples paroles ne soit formulées par les lèvres gonflées d'un plaisir que jamais Meryll n'a connu. « Peut être devrais-je te couper la langue?! Non, bien sûr que non... », nouveau rire, assez calculé pour être inquiétant, juste assez long pour montrer à quel point il s'amuse de cette situation.

Il est un éternel joueur, et c'est dans le corps d'une de ses créatures les plus fourbes qu'il soit qu'il se sent le plus puissant, plus sulfureux et assurément plus hasardeux, extirpant des poches de Meryll ce couteau qui a déjà connu les tourments de la mort et dont la lame est encore marqué par le sang de l'inconnu qui gît à quelques mètres de là. La lame salie luit sous l’éclat de l'astre lunaire qui passe au travers des tôles trouées du toit de l'entrepôt, il joue avec, faisant tourner le couteau entre ses mains habiles, et pourtant si petites à côté de celles de son corps originel. « Tu devrais te la couper toi même ! », il cesse de marcher, venant se poser derrière l'inconnu, le corps de la jeune femme frôlant presque le dos de cet homme qu'elle connaît mais avec qui elle n'a jamais partagé autant de proximité. Le couteau toujours à la main, il en vient à poser le plat de la lame tout contre la joue du jeune homme, ne cherchant pas à le blesser, pas même à l'effrayer, voulant simplement jauger les sentiments de cet autre et jusqu'où sa folie le conduira.  « Et peut être qu'une fois que plus personne ne saura lui répondre, cette petite voix, cessera de se faire entendre.  Accepte donc, c'est un service que je te rends dans ma grande miséricorde. »
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MessageSujet: Re: Hiding behind an empty face {pv.}   Mar 19 Nov - 20:45


Quelque chose me dérange. Un malaise déroutant qui s’insinue dans les moindres recoins de ce pauvre corps. Il est d’une émotivité troublante, ses nerfs à fleur de peau seraient capables de se briser au moindre geste trop brusque. Tendus à l’extrême, ils semblent néanmoins habitués à la pression. Comme s’il avait passé sa vie à se contrôler. Je me laisse entraîner dans les nuances sombres de ses souvenirs, en oublie pendant un instant l’autre présence dans la pièce. Les talons sur le sol résonnent à nouveau. Le bruit fait courir d’infime frisson sur mon échine et malgré moi, mes doigts se resserrent contre le tissu épais de son sweat-shirt. Je repose mon regard sur Meryll. Le malaise vient de là. De cette femme qui diffère des images que je peux trouver dans la mémoire de ce cerveau. Elle reste fort plaisante, mais le changement dans son regard ne m’inspire rien de bon. Un peu comme celui de ma mère, avant qu’elle ne laisse la colère glisser sur ses lèvres. Ô ses lèvres… Les siennes aussi sont si parfaites. Comment peut-il la détester ? Se méfier d’elle ? En cherchant un peu plus loin dans sa mémoire, je pense en discerner la raison. Mes lèvres se plissent, un infime dégoût s’y accrochant avant de céder sa place à une interrogation soudaine. Un froncement de sourcil agite la surface lisse de mon front. Méfie-toi Norman, cela ne me dit rien de bon. Elle a raison, mais je ne lui réponds pas. Seulement dans ma tête, gardant pour moi mes réflexions par crainte que la jeune femme ne les entende. Je recule, d’un pas quelque peu hésitant. Je me sens perdu, tiraillé entre tant de choses différentes que je m’y perds.

« - Je ne parle pas seul. Elle… Juste là. » Perdu dans mes explications, je montre vaguement de la main un coin de la pièce. Elle se tenait juste là, ma mère, avant que je ne tourne la tête. Je ne suis jamais seul. Jamais. Elle est toujours avec moi. C’est à elle que je parle, et non pas au néant qui m’entoure. Les autres ne peuvent pas comprendre, ils ne savent rien. Ils ne nous comprendront jamais, tu le sais. Elle encore moins. Regarde la, à se croire supérieure. Elle ne l’est pas chéri, personne ne l’est face à toi. Le rire qu’elle lâche ensuite me glace le sang et je recule à nouveau. Le malaise gagne en puissance, et j’en perds mes moyens. Il ne se serait pas laisser faire, je le sens qui s’agite dans un coin de mon crâne. L’éclat de la lame, à peine perceptible et pourtant aveuglant fait s’envoler les battements de mon cœur. Si calme jusqu’à maintenant, voilà qu’il distille dans mes veines d’emprunts la douce chaleur de l’adrénaline. Il la connait, plus que je le croyais. Petit Aleksi, dont la vue du sang l’indispose autant qu’elle l’excite. Malgré moi, j’esquisse un infime sourire, à peine un frémissement du coin des lèvres. Du coin de l’œil je suis ses mouvements, et je me fais violence pour rester le plus immobile possible. Cacher les tremblements qui dévorent mes mains, la nervosité qui crispe mon échine et dérange l’ordre pourtant bien établi de mon souffle. Et c’est la fêlure. Le froid de l’acier contre ma joue en feu achève de briser mes dernières limites. Le barrage cède et la faiblesse m’envahit. Les secondes défilent, s’égrainent et enfin je me décide à faire glisser la lame de ses doigts pour l’enfermer dans les miens. J’ignore la chaleur de son corps contre le mien, le trouble naissant qui s’appose sur mes reins tant la proximité est grisante, et contemple l’écarlate sur l’acier. Norman, qu’as-tu l’intention de faire ? « - Elle a raison… » Arrête immédiatement !
Je lève la main, tremblante, elle s’arrête en pleine course. Suspendue dans le vide, les tressaillements disparaissent. Et je sens mes traits qui se durcissent, possédés par un nouveau souffle. Dangereux.
Tu en as assez fait, laisse-moi la place avant de faire quelque chose de stupide! Et avant même que je ne l’en empêche, je fais volte-face. Coincée entre mes doigts crispés, la lame déchire les tissus et entaille la peau fragile du bras de Meryll. A mon tour d’étouffer un rire glacial. Assassin alors que je m’éloigne de ma cible.

« - Tu sais ce que tu peux en faire de ta grande miséricorde ? Qui es-tu pour nous parler comme tu le fais ?! » Le défi suinte de ma voix, sèche et inflexible. J’y perçois même les notes de celle de ma mère, à peine perceptible au milieu de ces notes trop graves pour vraiment lui appartenir. Mes doigts se serrent un peu plus contre la lame, jusqu’à en craquer. Je sens mes articulations qui deviennent douloureuses. Gênantes. « - Ma pauvre petite, il serait temps que tu redescendes sur terre. Les délires de grandeurs n’ont jamais amusés personne. » Lâchais-je en balançant le couteau à ses pieds avec un certain mépris. Je la toise, le regard le plus froid possible. Elle a pris le contrôle, le temps d’un instant. Et en un battement de cœur, elle me laisse seul. Seul avec les traces sanglantes de son passage. J’ai froid tout d’un coup, et malgré moi, je baisse les yeux, courbe l’échine. Comme si après mon geste insensé, je recherchais un quelconque pardon. Je n’aurais jamais pu lui faire du mal. C’est elle qui m’y force. A chaque fois, c’est de sa faute. Pitié Norman, arrête de geindre, tu le voulais toi aussi. Et toutes les autres fois aussi. Je n’y suis pour rien. « - Non, tu mens… » Ce n’est qu’un murmure qui s’échappe de ma gorge sèche. Un tressaillement au fond de ma gorge, que je suis le seul à entendre. Une plainte lourde d’une tristesse qu’elle fait peser sur mes épaules. Et qui m’épuise.

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MessageSujet: Re: Hiding behind an empty face {pv.}   Jeu 21 Nov - 18:39

Éclat de la lame de ce couteau déjà suintant sous les halos de l'astre hommage à la belle Séléné, elle glisse lentement entre ses doigts pour venir prendre place dans celle de cet inconnu qui ne l'était pas tant. Un instant il sert entre ses mains, si fermement que les jointures de ses doigts sous la pâleur de la lumière dans laquelle ils baignent, leur donne cette couleur grise ; cadavérique et macabre. Et le sourire luisant se dessine sur les lèvres pleines de la belle dévoilant des dents luisante, et c'est avec une délectation malsaine qu'il suit les mouvements de cet autre qui semble prêt à lui obéir comme enivré par le bien-fondé de ses paroles. Seulement, sans crier gare, les choses s'inverse, la machine fait marche arrière, la voix change, et c'est d'un coup rageur que le couteau fend l'air venant effiler la chair du corps de Meryll. Et tout vole en éclat, il n'y a plus que ces battements de cœurs qui se font tambours, et résonnent jusqu'à ses tempes vrillées ; elle repousse cette présence qui l'écrase, elle hurle et se débat face à cette douleur qui la rend plus folle que jamais. Les souvenirs affluent par centaine, et c'est plié par la douleur d'un souvenir qui se plante dans son cœur, qu'il se met à hurler au travers d'elle. Un cri strident teinté d'horreur et de souffrance ; un cri qu'elle n'a pu pousser alors que son souffle s'évanouissait pour la première fois ; et tordu par cette douleur, les mouvements saccadés de ses mains viennent saisir la peau froissée par la cicatrice d'une mort lointaine. Tout n'est plus rien, plus rien d'autre que cette brûlure qui lui ronge les chairs, elle peut se débattre dans sa cage aux fers rougis, il ne la laisse pas sortir mais laisse s'écouler sa rage au travers de la sienne, mêlant l'horreur de ses souvenirs à cette haine qu'il a pour le genre humain.

L'échine courbée, le souffle désormais court, lentement ses doigts se délassent cessant de griffer cette blessure ancestrale qu'elle laisse à la vue de tous. Et le regard plein d'une haine qui semble émaner de tout son être passe de cet homme qui cherche un pardon qui ne peut venir de Meryll, à cette entaille dans sa chaire. Longue estafilade qui brûle à peine plus que le reste de son corps fou d'une douleur incontrôlable issu d'un souvenir qui se fait à chaque instant un peu plus vivace et tellement plus vorace de leur lucidité à eux deux mélangées. La colère gronde tout autant que ce grognement qui lui remonte le long de la gorge faisant vriller ses cordes vocales, menace qui grandit alors qu'il se redresse tout en se tenant ce flanc désormais déchirés. Les tissus naguère écarlates noircissent de ce sang de mort qui déjà se tarit à la source, alors que les chairs séparées se rapprochent déjà pour ne refaire qu'une ne laissant sur son chemin que la trace, infime et pâle, d'une cicatrice. Le souvenir d'une estafilade trop légère. Un vestige de plus sur un corps déjà marqué par tant de marques d'une vie, et d'une mort qu'elle ne peut vaincre, juste subir ; pourtant la simple idée de pouvoir guérir ainsi, plus rapidement que le commun des mortels lui plaît plus que cela le surprend. Alors il cherche, rapidement, passant en revue tous les souvenirs de celle dont il occupe le corps, son flair le menant vers une énième porte fermée dans son esprit qu'il souffle comme l'on soufflerait une simple plume d'oiseau, mettant ainsi la main sur ce qu'elle gardait jusqu'alors enfermée. Il sait désormais, il sait qu'elle n'est pas qu'une humaine revenu du monde des morts, pas qu'une simple femme qui tue plus pour le besoin que pour le plaisir. Et sans hésiter, sans que rien n'est pu prévoir le moindre de ses mouvements il fond de nouveau sur cet autre, la main en avant qui se plaque sur sa bouche. Cette bouche qui insupporte celui qu'il croit être, cette bouche qu'il voudrait voir close à jamais si ce n'est pour l'entendre hurler de douleur et d'infamie.

« S'il est temps pour quelqu'un de redescendre sur terre, c'est bien à toi ! », et peut être pour la première fois il peut ressentir la faim. Cette immense faim qu'elle s'évertue à cacher au fin fond d'elle, la remplaçant par des artifices alors qu'elle préfère se délecter des chairs encore chaude de ses corps qu'elle découpe dans sa folie anthropophage. «A GENOUX! » Prédateur parmi les prédateurs, il découvre bien vite que ce n'est pas de nourriture physique qu'elle a besoin mais bien et bien celle de l'esprit, d'avaler encore et encore les souvenirs, les sentiments et surtout la douleur de ceux qu'il touche au travers elle. Sa main froide sur ce visage encore juvénile, il peut sentir affluer en lui la somme de plusieurs mémoires, et c'est autant de force qu'il ressent alors que sa main retombe déjà ton contre lui, comme le ferait un poids mort. Il renâcle, trop mécontent contre celle qui ne cesse de se débattre, galvanisée par cette furieuse envie de se venger autant contre son envahisseur que contre celui qui osa la projeté dans un passé qu'elle ne souhaitait plus jamais revivre. Elle hurle en son propre intérieur que si quelqu'un doit le tuer cela ne sera personne d'autre qu'elle, et que s'il le faut elle lui arrachera le cœur de la poitrine pour mieux le dévorer encore palpitant. Mais il ne l'écoute déjà plus, tentant de refermer les portes qu'elle a entrouverte par sa colère ; la clé se brise, et Meryll reprend petit à petit la place qu'il lui est dû. Pourtant ce n'est rien d'autre qu'un bras qu'elle arrive avec tout le mal du monde à garder inerte, et c'est la fureur venimeuse d'une âme empoisonnée qui vient s'enrouler autour de son esprit pour mieux l’étouffer dans ses tentatives difficiles de conquêtes. « Infâme petite peste ! Reprends la place qui t'es due ! Disparais ! » crache t'il furieusement tout en s'efforçant de redonner vie à ce membre devenu plus gênant qu'utile.
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MessageSujet: Re: Hiding behind an empty face {pv.}   Ven 22 Nov - 22:58


La plaie et le sang. Cette vue m’insupporte. Elle me titille les sens et je me perds dans un flot d’images. Certaines m’appartiennent. Un motel que je connais par cœur, une cuisine en désordre et une mare de sang. A cela s’ajoute le bruit de l’eau qui se brise contre la céramique d’une baignoire et les hurlements d’une femme. Et ceux d’une voix masculine. Assassiné de sang froid dans un couloir sombre de ce qui semble être une prison. Il a déjà tué. Je comprends mieux d’où vient cette attirance pour le sang et la douleur qui l’accompagne. Il sait ce que cela peut faire, et cette simple estafilade dévore ses entrailles avec une telle force qu’elle me fascine. Je ne peux détacher mon regard de sa peau blafarde, de cette plaie sanglante qui est déjà en train de disparaître. Sous mes yeux, le sang noircit et s’efface. Incrédule, je me surprends à reculer d’un pas. A fouiller dans la mémoire de ce corps pour tenter de comprendre. De trouver une explication logique à une telle chose. Il est mort. Tout autant que moi. Mais pourtant bien vivant. Et il rejette cette chose. Elle et tout ce qu’elle peut lui offrir. Un tel pouvoir, enfermé dans une simple enveloppe relève de l’impossible. Une erreur de la nature qui possède malgré tout un tel potentiel que cela en est effrayant. Elle est comme lui. Un détail de plus qui permet de rendre plus limpide le lien qui peut les retenir ensembles. J’en oublie la menace et n’ai pas le temps de faire quoi que ce soit pour éviter le rapprochement. Elle m’agrippe comme une vulgaire poupée. Le corps réagit avant mon esprit, il réagit avant moi et agrippe violemment le poignet de cette main qui nous entrave. Réveille-toi Norman bon sang. Tu vas te laisser faire encore longtemps ? Ne m’oblige pas à reprendre les choses en mains. « - Non. » Je le murmure malgré des dents fermement serrées. Ma mâchoire en devient douloureuse. A qui parles-tu comme ça ? Ma réponse se meurt sur ma langue. Détruite par un afflux soudain de souvenirs. Je n’ai rien demandé cette fois. Je me perds dans le regard de Meryll, m’y accroche alors qu’une sensation de faiblesse est en train de m’envahir.

Elle me relâche et je recule. Mes jambes tremblent et finissent par se dérober sous un poids devenu trop lourd à porter. Décidément trop fragile. J’ai l’impression de suffoquer et je tente vainement de remplir à nouveau mes poumons d’air. Des voleurs. De vulgaires voleurs. Mais toi tu refuses d’en user. Quand ta volonté dirige, tu es incapable de t’y résoudre. Moi qui le trouvais inintéressant, voilà qu’il est en train de devenir un sujet d’analyse fort passionnant. Il n’est pas humain… Norman te rends-tu compte de tout ce que nous pourrions faire avec de telles capacités ? Ne le laisse pas filer, par pitié. Détruis-le… Le détruire, et conserver cette apparence… L’idée me fait hésiter, accélère les pulsations de ce cœur bien vivant. Il s’affole, s’insurge et lutte à nouveau pour reprendre le contrôle. Sa volonté, aussi puissante soit-elle ne suffira pas à ébranler la nôtre. Cette mainmise que nous avons sur lui. Pas encore. La faiblesse n’est que passagère, le temps de récupérer l’énergie qu’elle m’a volé et ce ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Un de plus à rajouter à la décrépitude de sa pauvre mémoire. Les mots résonnent dans le silence. Dans mon crâne et s’y répercutent jusqu’à m’en donner la migraine. Petite peste… Je fronce les sourcils et la scrute, surpris par la fureur de sa voix et ce qu’elle a pu dire. Seigneur, tu n’as toujours pas compris ? Elle a subi le même sort que lui. « - Comment le sais-tu ? » La certitude avec laquelle elle s’est exprimée me laisse perplexe. Comment peut-elle en être aussi certaine ? Une quinte de toux m’échappe, je m’écorche la paume de la main sur le sol et tente de me relever malgré la faiblesse possédant encore mes jambes. J’esquisse un sourire, cynique et glacial. Elle est toujours là, revient se heurter contre mon cœur et mon cerveau pour se faire une place sur les traits si fins de ce visage.

« - Voilà que toi aussi, tu te mets à parler seul… Il n’y a personne d’autre ici, à moins que ce soit une habitude pour toi de te traiter de peste. »  La voix vacille, se teinte à nouveau de notes plus féminines et efface les aspérités causées par les restes d’un accent dont je ne parviens toujours pas à déterminer l’origine. Mes doigts défroissent les plis des vêtements, les lissent avec application comme elle le faisait avec ses robes. Se glissent dans les poches pour y chercher Dieu seul sait quoi. Ils ne trouvent rien, hormis des clés, quelques papiers froissés, un briquet et des cigarettes.  « - Une petite perte de contrôle on dirait ? Quel dommage, ça enlève toute crédibilité à tes délires de grandeur. » Susurrais-je, un sourire mesquin se pose sur mes lèvres. Mère… Le murmure glisse sur mes lèvres, silencieux alors que je m’approche lentement du corps immobile de Meryll. La démarche a changé, plus assurée, elle se pare de cette sensualité qui lui est propre. Ce savant mélange d’assurance et de séduction. Du bout du pied, j’envoie valser la lame souillée un peu plus loin dans la poussière. Le crissement du métal sur le sol fait courir d’infime frisson le long de mon échine. Je ne sais pas ce qu’elle a l’intention de faire. Je suis devenu le pantin de sa volonté et cela m’effraye. La distance s’efface, s’étiole à mesure que le bruit de mes pas s’envole pour résonner contre la tôle au-dessus de nos têtes. Mes doigts se posent sur son épaule, délicats et pourtant empreint d’une certaine force. Je la frôle, laisse ce corps se glisser contre le sien et ma bouche caresse son oreille.

« - Méfie-toi chéri, la petite peste est en train de te rejeter. » Un rire léger s’échoue sur mes lèvres qui abandonnent la douceur de sa peau. Mes doigts décrivent la courbe de son épaule, s’abandonnent un instant dans les boucles brunes avant de retomber contre mon flanc. Séductrice, elle aura finalement reprit les rênes d'une partie que je suis en train de perdre. Et la tournure des événements me déplait. Arrête, mère, je t’en prie, je ne le supporterais pas…

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MessageSujet: Re: Hiding behind an empty face {pv.}   Lun 2 Déc - 12:32

Douce chaleur, terrible moiteur qui enrobe son âme pour mieux en étouffer la colère qui la submerge. Elle devrait se battre, marteler sa prison de ses poings devenus fébriles jusqu'à ce que le sang en ruisselle, mais elle sait que tout a été joué au moment même où il a aspiré la vie d'Aleksi, ou tout du moins de cette créature qui l'habite. C'est toujours la même histoire, toujours la même sensation étrange de flottement, elle se sent comme aspirée dans les souvenirs et les pensées de cet autre dont il s'est nourri. Désormais elle peut voir les images d'une autre vie que la sienne, parfois elle entrevoit celle d'Aleksi mais la plupart n'ont rien à voir avec son passé. C'est l'histoire d'un homme, d'un tout autre homme rongé par des sentiments œdipiens trop forts, il est submergé par cette mère qui a même fini par prendre place dans sa tête. Il est comme elle avec le dieu nordique, assujetti à un parasite qui prend toujours plus de place et qui lentement grignote la force que l'on se donne pour le vaincre. Et lui, comme elle à cet instant a perdu face à ce monstre qui le draine et le digère lentement, elle n'a plus la force alors que lui se nourri de celle que son corps lui offre. Il n'y a plus de violence dans le corps de Meryll, il n'y en a plus car la faim a disparu et ses propres souvenirs se sont fais chasser par ceux dont elle est désormais imprégnée. Tout son corps vrombi de fureur, il ne s'agit plus de la sienne, il ne reste plus rien de la colère qui lui permettait de résister à cet envahisseur, elle lâche prise cette place qu'elle avait réussi à ce faire au travers de son propre corps. Elle lâche tout s'en vraiment s'en rendre compte, ses mains glissent, sa force s'amenuise, et finalement elle tombe dans un sommeil qu'elle n'est pas certaine de pouvoir contrôler. Elle plonge dans le fleuve des souvenirs des plus heureux au plus malheureux sans pouvoir rien n'y faire, mais si elle n'y succombe pas, elle s'y réfugie comme protéger par cette stase qu'elle s'impose maintenant qu'elle semble être rassasiée et tellement impuissante face à ce mal qui la ronge.

Et lui, brûle de cette colère qu'elle a provoqué, il n'a que trop peu l'habitude qu'on se mettre au travers de son chemin, trop peu l'habitude qu'on ai la force de le contré. Il reste Loki, dieu Asgardien, modèle de sorcellerie et de vilenie. La guerre était perdu d'avance, elle l'avait perdu, et il l'avait enterré puis de nouveau enfermé pour goutter à la tranquillité d'un esprit qu'il ne partageait dès lors plus vraiment. Désormais, il n'a plus besoin de se battre contre  qui que ce soit, il peut prendre toute la place qu'il veut sans se soucier de quoi que ce soit si ce n'est de cette homme qui se tient devant lui. Allure beaucoup plus féminine, et gestes déplacés pour un homme aussi frêle ; on pourrait lui imaginer des hanches qu'il ferait balancer d'un coté puis de l'autre dans une démarche volontairement voluptueuse. Mais le résultat qui en découle reste grotesque, il n'est qu'un homme qui tente de se parer des atours d'une femme, et c'est sans aucun charme que Loki se laisse approcher, sans être accroché ni intrigué par la féminité qui devrait découler de ces gestes calculés. Et comment pourrait il en être autrement alors qu'il se prend encore pour un être supérieur, pour quelque chose de plus haut, de plus racé que l'Humain qui se trouve face à lui. Il a beau savoir que cet Aleksi n'est plus vraiment ce qu'il devrait être, il a beau avoir comprit qu'il n'est pas plus maître de ses actes qu'elle, Meryll, est maître des siens. Il sait, car elle est comme lui, et lui sait tout d'elle, il sait ainsi qu'il a un pied dans la tombe, et un pied dans la vie ; mais cela ne change rien pour lui. Il ne suffit pas que d'un changement mineur dans une vie pour gagner le respect d'un être comme lui, il faut plus toujours plus, et ce plus manque à cet homme qui se dresse face à lui.

Les regards ne s'échangent pas, et déjà alors qu'il caresse de son souffle la peau de son visage, que son corps frôle le sien, les doigts fins de Meryll, dont les ongles encore colorés du sang de sa précédentes victimes, viennent attraper le menton de cet homme. Il ne serre pas, et la violence n'est pas de mise, mais il le force à le regarder dans les yeux, imposant une certaine distance entre son visage et le sien. « Tu ne devrais pas me sous-estimer, car de toi à moi je ne suis pas le plus faible d'entre nous. », sourire cruel qui s'étire les lèvres pulpeuses de Meryll, et les yeux couleurs lagons de celle-ci laisse déjà paraître l'idée même de la douleur qu'il s'imagine imposer, il se mord la lèvre inférieure d'impatience, et c'est en entrant dans le jeu mesquin de cet esprit déranger qu'il vient caresser la joue de l'homme pour mieux venir saisir ses cheveux à plein poignée. Il tire en arrière exposant la gorge de l'homme envoûté par les fantômes d'un passé que personne ne connaît vraiment, venant nicher sa tête au sein de cette brèche qu'il a lui même ouverte, les longs cheveux de Meryll venant chatouiller autant son propre visage que la peau exposée de son adversaire. « Je peux d'abord régner sur toi avant de m'atteler au monde ! », voix sourde qui couvre à peine les battements d'un cœur qui s'affole de bonheur à la simple pensée d'un règne plein de mégalomanie. « Si faible, comment compte-tu me résister ?! », soupir d'extase alors que l'une de ses mains vient s'accrocher au dos de cet homme, tandis que l'autre redescend caressante tout contre son visage anguleux et masculin continuant à absorber cette énergie, ces souvenirs, cette pensée qu'il s'approprie. « Tu n'en as même plus le pouvoir, et bientôt tu n'en auras plus la force, tout comme elle qui s'est endormie pour me laisser la place.  Il n'y a plus lieux de rejet, je suis ici maître, là ou bientôt tu ne seras plus que pauvre créature faiblarde. », l’étreinte se fait plus physique, alors qu'il enfonce les ongles de Meryll autant dans son dos que dans cette joue qu'il caressait il n'y a pas si longtemps que cela .
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MessageSujet: Re: Hiding behind an empty face {pv.}   Mar 3 Déc - 21:04


Elle s’est engagée sur une route dangereuse. Escarpée. Je ne pourrais pas la suivre sur cette voix. Si elle chute, je ne pourrais rien faire pour l’aider tant ce comportement m’écœure. Je ne supporte pas la voir agir ainsi avec d’autres. Un simple regard un peu insistant me retourne les tripes, me donne envie de détruite cet autre qui a détourné sa si précieuse attention de ma personne. Le défigurer pour qu’il ne possède plus rien d’attirant. Seulement une enveloppe cousue grossièrement. Les pulsions assassines se distillent dans mon corps d’emprunt. L’informaticien serait capable de lui faire du mal. Je me laisse charmer par la volupté de cette femme, la regarde avec des yeux autres que ceux de ma mère ou ceux d’Aleksi. Leurs pensées, si proches, me tourmentent. Il répugne à blesser autrui et pourtant, il n’est qu’un assemblage de colère et de violence. Un parfait mélange de lumière et de ténèbres. Et au milieu de tout ça, son cœur qui s’en retrouve écartelé, qui ne sait plus quelle symphonie jouer. Le rythme en est discordant, il s’emballe puis ralentit. Malgré son absence de réaction, il garde encore un semblant de contrôle sur son enveloppe. Elle m’avait promis qu’il se laisserait faire. Que je n’aurais pas à cohabiter avec un autre, seulement elle. Je m’en suis indigné lorsque je réalisais qu’il ne comptait pas abandonner aussi facilement. Mais maintenant que je le sens tout contre ma peau, que ses pensées se mêlent aux nôtres, je réalise qu’il n’est pas un ennemi. Mais un allié. Ne commence pas à jouer à ce jeu-là Norman, il n’a rien faire avec nous. Tu es en train de le laisser se glisser entre nous mon chéri. Non, je garde encore une main sur lui. Il est trop faible pour pouvoir reprendre le contrôle. Et quand bien même, il n’en manifeste pas le désir. C’est dans son habitude, d’encaisser, de laisser faire avant que la corde ne lâche. Et ne libère tout le mal qui le consume. Et l’autre en face de nous ne le comprend pas. Elle ignore tout de lui, et les quelques souvenirs qu’elle a pu lui dérober ne sont pas suffisants pour révéler tout ce qu’il garde fermement enfoui dans un coin de sa tête.

Elle m’oblige à croiser son regard. Je me dérobe le temps d’un battement de cils avant de céder. Il y a quelque d’envoûtant dans la folie qui habite l’azur de ses yeux. Quelque chose de fortement malsain aussi. Oblige-le à utiliser ses dons. Elle en sait plus que nous et je n’aime pas ça. La caresse de ses doigts sur ma peau m’électrise. Et titille les névroses de ma mère. Qui voit là une réponse à son petit manège, et l’occasion rêvé de revenir sur le devant de la scène. Ce n’est qu’un leurre. Il a beau posséder quelque chose de fin et de fragile dans ses traits, il n’a rien d’une femme. Rien d’attirant pour une créature comme celle qui possède Meryll. Mais elle s’en fiche, trop borné dans ses idées pour seulement voir ce que moi je peux lire dans ces yeux glacés. A sa merci, un sourire se dessine malgré tout sur mes lèvres, mes doigts cherchant son poignet pour venir s’y enrouler. Toujours avec cette sensualité, qui nous écœure tous les deux.

« - En es-tu bien sûr ? Tu n’es plus rien ici, juste un petit Dieu prisonnier dans un corps de femme. Où est la grandeur là-dedans ? » Le sourire devient assassin, la séduction reste là, quelque part dans les notes graves de sa voix. Mais le ton a changé. Le défi pèse sur mes paroles. La provocation aussi. Il aime ça, jouer avec les nerfs des autres, les provoquer jusqu’à ce qu’ils s’emportent. Un suicidaire, qui se fichent pas mal des répercussions tant il n’a rien à perdre. Il le connait pourtant, celui qui possède le corps de la jeune femme. Lui aussi vient des pays du Nord. Et connait la mythologie des terres de ses origines par cœur. Où crois-tu que j’ai pu trouver de qui il s’agit ? Si tu faisais des efforts, tu l’aurais su de suite. « - Ils t’arrêteront avant même que je ne franchisse les portes du bureau du Président. Mon pauvre chéri, la seule chose sur laquelle tu vas pouvoir régner, c’est ton égo. » Les muscles se crispent, se tendent et se relâchent au rythme de mon cœur qui s’affole. Je sens une nouvelle fois l’énergie qui se glisse hors de mon corps. Et nos souvenirs qui s’échappent. La douleur en devient secondaire, celle qui me brûle la joue et l’autre, plus infime dans le creux de mon dos. « - Dois-je aussi m’attendre à m’attirer le courroux de ton cher frère, petit Dieu ? » Malgré toute son envie de gagner la partie, sa réplique devient faiblarde. Fais quelque chose Norman ! Elle perd pieds et appelle à l’aide. M’envoie sur le devant du champ de bataille tout ça pour ne pas perdre la face devant Meryll et son hôte. Les doigts autour de son poignet resserrent leur étreinte, font blanchir articulations et rougir la peau blafarde de la jeune femme. Tant de force dans une si frêle carcasse. Il fulmine de rage. Indigné de voir ainsi son histoire s’étaler devant des yeux étrangers. Son affreuse existence et tout ce qu’il a pu endurer. Les jambes tremblent et un hoquet de douleur m’échappe. Puis un sursaut lorsque l’on se met à frapper contre la lourde porte d’acier de la salle.  

« - Je sais que t'es là, le maigrichon! Ouvre cette putain de porte, immédiatement ! » Je l’avais totalement oublié, mon garde du corps. Je relâche ma prise, plonge mon regard dans le sien au moment où une sombre lueur traverse mes prunelles. Le bras se tord, épouse la cambrure de son dos et ses reins se heurtent contre le mur. Mes hanches se collent aux siennes, il n’y a plus rien de sensuelle dans ce contact. Juste une menace, silencieuse et pourtant hurlante. Et mon bras qui vient se poser en travers de cette gorge si fragile. J’ai repris le contrôle, juste le temps d’inverser les rôles. Juste le temps de recouvrer un peu de force et d’arrêter l’hémorragie. « - Faiblard peut-être, mais contrairement à toi, je ne suis pas seul. » Je pèse un peu plus sur mon bras, cherche à la priver d’air. Il m’a rendu ma place, et se mure dans le silence. Refuse de me laisser le contrôle sur ses pouvoirs. J’en rage. Et ma mère aussi.

_________________

Do I have to run and hide ?

I get the feeling just because. Everything I touch isn't dark enough. If this problem lies in me. I'm only a man with a chamber who's got me. I'm taking a stand to escape what's inside me. I'm turning to a monster. And it keeps getting stronger.
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MessageSujet: Re: Hiding behind an empty face {pv.}   Dim 22 Déc - 22:05

Belle aux bois dormants dont le corps n'est qu'une énième relique tombée entre les mains de l'ennemi, il domine du haut de sa puissance et ne laisse à aucune chance à qui souhaiterait se mettre sur sa route. Mais aussi puissant puisse-t-il être dans son monde, les difficultés ne font que commencer dans celui des humains. Lui, ce grand dieu menteur, ce manipulateur, sorcier illusionniste n'avait jamais vécu que dans le coton d'une vie différente, indifférent à la maladie, à la vieillesse, et à tant d'autres choses encore auxquelles Meryll ne pouvait résister. Bientôt, il sentirait les affres de la faim, la torture de la fatigue, et la faiblesse humaine ne lui serait alors plus une donnée inconnue qu'il pointait du doigt, mais une réalité qu'il aurait à loisir de vivre. Une faiblesse on ne pouvait plus humaine, même si l'humanité de Meryll pouvait encore être remise en question, à laquelle s'ajoutaient tous les autres problèmes liés à la personnalité même de celle dont il avait emprunté le corps. Loki, fils du géant des glaces, né pour régner, se laissait toujours dominer par les faiblesses qu'il tenait des forces qu'on plaçait entre ses mains. Il pouvait agir comme il le souhaitait, il pouvait faire comme bon lui semblait, réfléchir aux meilleurs chemins à prendre, monter les plans les plus recherchés qui soient, toujours était qu'à la fin, il perdait. Dans tout son cheminement, il y avait toujours une petite faille. Une simple petite faille dont il n'avait pas mesuré l'importance, et cette simple faille fissuré petit à petit les fondements de l'ordre qu'il avait lui-même établi. Colosse au pied d'argile, l'expression n'avait jamais prit autant de sens qu'à cet instant où de grand dominant, il comprenait toute l'importance de la faiblesse de son féminin face à celui de son adversaire. Sa folie, son ingéniosité, tout ce qui faisait ce qu'il était ne pouvait lui permettre de vaincre la force pure et la haine rageuse qu'Aleksi mettait en œuvre face à lui.

Et suffoquant d'un air qui lui manquait abominablement laissant vibrer ses cordes vocales dans un râles haletant d'une agonie flagrante. L'air se raréfiait et ses poumons se faisaient fourneaux d'une douleur qui lui brûlaient les entrailles alors que cette bouche, objet de mille et une tentations, se desséchait à force d'effort pour respirer. Il avait beau se débattre, chacun de ses gestes ne faisaient qu’amplifier la douleur qui s'éprenait de son corps jusqu'à ce que ses yeux cessent de voir clairement ce qui se trouvaient autour d'eux, jusqu'à ce que sa vue se trouble pour ne plus pouvoir voir autre chose que ce regard glacé qu'il posait sur elle. Il n'y avait plus rien si ce n'était le bourdonnement incessant de son sang qui coulaient à une vitesse infernale dans tout son corps, suivant la chamade d'un cœur qui tambourinait comme jamais. Il prenait conscience, que trop tard, de son inconscience et de cette fatalité dont il se faisait la victime. Ce n'était plus un jeu de pouvoir, pas plus qu'un jeu de jolis mots que l'on se jetait à la figure en espérant que l'autre s'écriait « touché ! », non, c'était un jeu de mort et c'était au porte de la mort qu'il lâcha à contrecœur cette emprise qu'il avait sur ce corps.

La libération soudaine et inattendue ne fit pourtant pas s'ouvrir les yeux désormais clos de la belle endormie, elle n'est désormais plus rien d'autre qu'un corps désarticulé qui pèse de tout son poids autant contre ce mur contre lequel il la repoussait que sur ce bras qui la maintient. Mais déjà son corps glisse sur le sol poussiéreux, et il est presque étrange de la voir ainsi sans vie, sa poitrine se soulevant à peine à chacune de ses inspirations. Loin d'elle l'inquiétude à l'idée de savoir ce qu'il adviendra de son corps, elle n'est plus rien d'autre qu'une pauvre créature au teint pâle qui a été doublement vaincu en cette étrange soirée. Rien d'autre qu'une poupée morbide qui gît sur le sol. Qu'importe l'avenir, qu'importe les cris qui leur parviennent par delà la lourde porte en fer ; il n'y a désormais plus rien. Rien que la douceur de la libération qui se fait soudainement sentir, rien d'autre que la douce chaleur qui prend lentement possession de son corps, à peine plus que le silence de son âme désormais solitaire et de cette paix qui à désormais regagner tout son corps.

Et il faudra à peine plus d'une goutte d'eau de pluie qui aura roulée le long du toit de taules trouées avant de tomber dans le précipices de l'usine désaffectée. La caresse de l'eau froide sur ses joues rosies par la chaleur retrouvée, et voilà que ses grands yeux éclairés fixent la lune au ciel élevé. Lentement, par des gestes saccadés et rendus difficile par un sommeil qui était tout sauf naturel, elle se redresse, laissant son regard se tourner vers ses lieux désormais vide de toute présence. Le moindre de ses mouvements s'en vient à résonner, et elle ne peut s’empêcher de porter à son cou ses mains froides et poussiéreuses, cherchant du bout des doigts la cause de cette douleur qui enraille la voix comme lui enserre la gorge. Rien ne lui revient, comme si tout avait été effacé de ces derniers instants où il l'avait enfermé. Il n'y a rien. Plus rien. Si ce n'est la douleur qui persiste et la marque de cette main qui a noirci sa peau dans l'effort d'une mort qui n'a finalement pas été donnée des heures bien avant que l'éveil n'ai sonné.
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Hiding behind an empty face {pv.}

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