AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 « inside the outsider » ㄨ cordelia&wesley

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Féminin
↳ Nombre de messages : 4621
↳ Points : 6573
↳ Date d'inscription : 24/10/2013
↳ Age : 27
↳ Avatar : + nina dobrev.
↳ Age du Personnage : + 26 yo - 743 yo.
↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
↳ Niveau de Compétences : + niv. 4 HBIC
↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
↳ Citation : + « don't let her smile fool you, don't let her eyes confuse you ... red lips always lie. »
↳ Multicomptes : + unique compte.
↳ Couleur RP : + rosybrown



Feuille de perso
↳ Copyright: (c) poupée morose + tumblr, etc.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: « inside the outsider » ㄨ cordelia&wesley   Dim 24 Nov - 3:47




just because you know my name doesn't mean you know my game

« J’ai retiré plus de choses de l’alcool que l’alcool ne m’en a retirées. » avait dit Winston Churchill. Un homme d’état britannique sans intérêt, tout du moins, aux yeux de la brunette qui n’était pas de la même époque, mais il fallait donner son dû à ce vieil homme sur ces sages mots. L’alcool, cet ennemi perçu comme tel par toute l’humanité, cette nuisance aux principes, fatal à l’Homme, pernicieux de par cette concupiscence de pêchés à laquelle était soumis n’importe quel homme suite à la consommation de cet élixir, cette soif malfaisante. Pourquoi tant de médisance à l’égard de ce seul remède à tous les maux de ce monde? Un aigre fiel, une rosserie perfide et sotte auxquels s’adonnaient volontiers des sceptiques. Cordelia, elle, avalait ce venin sans l’once d’une hargne, si ce n’est peut-être dans cette impatience à laquelle elle se vaquait dans de telles circonstances. Un venin chaud, un poison ravivant chaque once de sa douce et frêle gorge, un pêché auquel elle se livrait sans combat, oubliant les principes mêmes de vertus…qu’elle ne possédait pas de toute façon. Elle trouvait dans ce flux un réconfort inégalable, des réponses à ses questions. Peut-être pas à ses problèmes, mais la sorcière n’en demeurait pas moins une fervente admiratrice.

Et dans ce sens, la prédatrice agréait aux discours du bon Churchill. Elle leva d’ailleurs son verre à son honneur, bien que personne ne se doutait de cette intention derrière ce geste pourtant anodin. Faisant retomber froidement, mais non pas pour le moins machinalement le verre contre le comptoir de marbre de la place, elle fit signe au garçon de lui servir un autre verre. Elle haussa un sourcil, cet air désinvolte, mais aussi condescendant agrafé à ce visage aux lignes et courbes pourtant si inoffensives. Son index, infaillible représentant de son inéluctable impatience, vint à frapper le bord de son verre, alors que la détentrice de ce magnifique doigt pencha la tête et plissa les yeux, mettant au défi ce pauvre homme, comme elle savait si bien le faire avec la race masculine de cette espèce. Une fois dignement servie, une malice étira ses lèvres en sourire espiègle à l’image de sa titulaire. Apportant le verre à ses lèvres prestement maquillées d’un subtile rose, elle sentit ce liquide brûlant s’attiser peu à peu dans sa gorge, laissant derrière lui cet arrière-goût légèrement embrasé. Une sensation que semblait partager chaque personne présente, bien que les raisons semblaient différer. Pour l’un, cette ardeur se trouvait dans l’impétuosité du panorama que leur offrait ce spectacle d’enjambées, de coups de bassin plus sensuels les uns que les autres, de tissus s’affaissant au sol, exaltant véhément ce sentiment d’ébullition. Pour l’autre, cette effervescence se retrouvait dans ce bouillonnement que ce liquide cuivré ou cristallin causait en eux, cette fébrilité frénétique à laquelle se livraient leur gorge desséchée. Un stimulus, parmi tant d’autres, mais soigneusement choisi pour sortir de cet état d’atonie. Cordelia se trouvait vraisemblablement dans la deuxième catégorie. Certains venaient parfois pour les deux, mais c’était rare. Le seul intérêt que la brunette portait à ses danseuses des nuits, c’était l’attention qu’elles attiraient sur elles dans des places similaires, lui permettant de faire profil bas de son côté. La dernière chose dont elle avait besoin c’est qu’on vienne lui chercher des poux dans un tel endroit. Malheureusement, avec cette longue liste d’ennemis n’éprouvant qu’abjection et infamie à son égard, il était difficile d’avoir un peu de repos. Bien heureusement pour elle, le Little Darling lui offrait scrupuleusement le plaisir d’être en paix. Occupant tous ses mécréants à ses trousses dans des danses endiablées trouvant carburant dans l’indécence de leurs employés et âme dans l’argent de ces pauvres hommes, Cordelia avait l’honneur plus que rare de pouvoir se détendre.

Détente, un synonyme de plaisir chez la sorcière. Et ce mot prit tout son sens lorsqu’elle aperçut à travers son verre, de nouveau vide, la silhouette nébuleuse et imprécise d’un homme. Déposant son verre sur le comptoir, ce visage indistinct sembla enfin reprendre ses traits, délaissant cette nature insaisissable. À l’opposé, la distinction de ce visage familier vint ébaucher un nouveau sourire taquin. Bondissant de ce tabouret, la sorcière ne semblait avoir aucune difficulté à recréer sa dégaine habituelle ; cette démarche suave et lente, molle et désinvolte, comme si elle nageait dans un océan de gélatine. Arrivant à ses côtés, elle attrapa insolemment le verre que s’apprêtait à lui tendre une, elle en était certaine aux yeux de Wesley, charmante serveuse et l’ingurgita tout en prenant place à ses côtés, concluant le tout par un long soupir presque similaire à un gémissement suave. Elle retira finalement sa veste, dévoilant sa peau tendrement hâlé de ses fins bras, mais surtout de son décolleté, arme plus du tout si secrète de la brunette. « Bien le bonsoir bel inconnu. » souffla-elle suavement mais surtout légèrement amusée, prétextant ironiquement l’attitude d’une demoiselle ayant encore une certaine innocence, ce à quoi Cordelia ne pouvait plus prétendre.  La sorcière leva légèrement le cou et redéposa son regard sur la demoiselle qui semblait toujours indisposée par le comportement grossier et discourtois de la séductrice, bouteille à la main, bouche grande ouverte.  « Hmmm, merci, c’est aimable de votre part. » dit-elle de cette voix hypocrite en attrapant cette fois-ci la bouteille complète des mains de la barmaid, la délaissant encore plus importunée par les actes de la belle. « Dégages, maintenant. » cracha-t-elle avec dédain et fiel, roulant lentement les yeux, avant de retrouver un semblant de satisfaction en regardant à nouveau le visage de cet homme sur qui elle connaissait peu de choses si ce n’est son affection pour l’alcool qu’elle partageait avec lui. « Aurais-tu la bonté de m’accorder  un peu de ton temps? J’ai terriblement besoin d’un peu de divertissement. » Dit-elle de cet air taquin et espiègle propre à sa personne. « J’ai ramené un petit présent. » dit-elle innocemment, comme si c’était quelque chose qu’elle avait ramené de chez elle, alors qu’elle l’avait volé sous ces magnifiques yeux bleus. Elle haussa un sourcil comme en guise d’interrogation, s’apprêtant à lui servir un verre. Il pouvait se montrer résiliant pour le peu qu’elle en avait à foutre. Elle savait se montrer convaincante de toute façon.



made by ℬlue ℐⅴy

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.


Dernière édition par Cordelia N. Hopkins le Dim 12 Jan - 20:03, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: « inside the outsider » ㄨ cordelia&wesley   Dim 24 Nov - 20:37

Il pouvait encore sentir son âme brûlante, fiévreuse, inassouvie et inapaisée, anxieuse de rixes. Le membre de la garde noire maudit son précédent adversaire dans son for intérieur. Wesley avait eu la préscience que s’enrôler dans ces combats illégaux n’était pas judicieux ; il avait su qu’il ne rencontrerait là que des marginaux cherchant à glaner de l’argent facile mais l’appel du combat avait pris le pas sur sa logique, il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même. C’était ainsi que le Spadassin s’était retrouvé, dans un combat organisé et illégal, face à un amateur dont la complexion était plus adipeuse que musculeuse, à la garde maladroite, manquant cruellement d’aplomb. Windsor avait compris dès le prime abord que cette escarmouche ne serait qu’une vaste plaisanterie, une perte de temps. L’assistance, ayant puisé dans sa bourse pour voir couler le sang, serait tout aussi désappointée que notre protagoniste. Magnanime, ce dernier avait même eu l’extrême grâce de laisser son antagoniste lui décocher une droite directe, portée à sa pommette. Le mouvement avait manqué de célérité et de force, n’occasionnant qu’une très superficielle plaie et n’ayant fait coulé qu’une unique larme de sang. Au vu de ce piètre spectacle, la foule s’était mis à scander des insultes et à huer. Wesley, comprenant parfaitement leur déconvenue, et décidément luné très favorablement aujourd’hui, avait consenti à rassasié le public. Rappelez-vous les temps immémoriaux du Colisée de Rome, quoi de plus efficace pour apaiser une foule hargneuse qu’une exécution, une mise à mort, une crucifixion au vu et au su de tous ? Wesley avait mis un terme à cette pitoyable exhibition d’un crochet du gauche dans le flanc de son adversaire. Celui-ci, rompu par la douleur sourde et diffuse, le souffle coupé, s’agenouilla. Erreur fatale. Sa dextre gauche jaillit et se saisit des cheveux du malheureux tandis que l’autre s’éleva dans les airs. La pauvre âme, d’ores et déjà comateuse, vit sur son enveloppe charnelle s’abattre une pluie diluvienne et continue de coups, à l’impact ravageur et sauvage. Wesley pouvait sentir les os du faciès de son adversaire être broyé sous ses assauts incessants et frénétiques. Après quelques agonisantes secondes, il suspendit ses cruelles attaques. Le visage patibulaire de l’homme n’était plus que pulpe sanguinolente et tuméfiée, dont le corps inerte n’était plus suspendu que par la traction de Wesley. La foule, devant un tel déferlement de violence, était devenue quiète, à contrario des instincts primaires et bestiaux du déchu. Ce dont notre protagoniste raffolait, c’étaient des échauffourées dantesques, ardents, les luttes à mort pour la survie, l’appréhension délicieuse qui lui prenait les tripes  lorsque le dénouement du combat était incertain. Ces mêmes pulsions belliqueuses et pugnaces qui, éveillées par l’odeur du sang, s’étaient étirées et animées dans les méandres de son être mais n’avait pas été assouvies, quémandant à présent leur dû.

L’étreinte de Morphée lui restant interdite à cause de ce bouillonnement tumultueux et intrinsèque, Wesley avait été contraint de s’en aller musarder dans les rues afin d’apaiser son âme, se laissant porter par ses pas. Déambulant sans but dans les dédalles de ruelles malfamées du quartier Nord, il déboucha sur un établissement où l’enseigne au néon vomissant sa lumière criarde lisait « Little Darlings ». Le Shadowhunter n’allait sans savoir la nature notoire de ce temple de l’érotisme mais n’y avait encore jamais mis les pieds. Il pouvait entendre la clameur tamisée d’une musique débridée provenant de l’intérieur. Sa main se saisissant déjà de la poignée, il hésita une seconde et sonda ses envies. Avait-il réellement envie de plonger dans ce lieu de débauche, de décadence ? Personne ne lui ferait la mercuriale. Poussant la porte, il s’immergea dans cet océan de luxure. Sur une vaste estrade se déhanchaient sans équivoque de magnifiques danseuses aux courbes généreuses et affriolantes. Se mélangeaient des hommes d’affaires ventrus et cossus au regard torve et divers autres scélérats, bercés par l’illusion d’une séduction consentie et d’une attraction mutuelle. La salle était plongée dans la pénombre, ça et là de faibles éclairages diffusaient une lueur tamisée, on pouvait y sentir une odeur d’alcool et de cigarette. L’établissement suintait la turpitude, le dévergondage, le sexe, c’était une aura presque palpable, ce goût ineffable que l’on avait sur le bout de la langue. Une impudicité et une indécence avilissantes dans lesquelles il était si bon de se prélasser. Du coin de l’œil, Wesley pouvait discerner un homme gras et une demoiselle exquise fusionner dans une danse charnelle, une promiscuité obscène, taraudant des instincts basiques. Voilà une ambiance qui seyait parfaitement à notre protagoniste. Il pouvait déjà sentir une concupiscence malsaine s’éveiller en lui, il pouvait apprécier maintenant plus que jamais le fardeau qu’avaient été six années d’abstinence, plus d’un lustre sans s’abreuver des voluptés onctueuses de la chair, de la sexualité. Secouant légèrement son chef afin de rendre plus limpide son flux de pensées, Wesley prit la direction du bar en vue de se désaltérer d’un autre de ses vices ; la boisson. Une barmaid blonde et sémillante lui tendit un verre bourbon qui fut happé au passage par un tiers parti qui, déjà, ôtait son affublement, découvrant ainsi un décolleté qui, il en était sûr, en avait déjà laissé plus d’un pantois. Wesley ne se priva pas d’une œillade à peine dissimulée ; après tout, n’était-ce pas là l’unique fonction de ce genre d’atours, être ostentatoire ? « Bonsoir » fit-il d’une voix chaude, non-décontenancé par cette intrusion. Le chien du gouvernement sentit malgré lui ses lippes s’incurver en un sourire en coin. Force était de reconnaître le caractère attrayant de son vis-à-vis : cette crinière ondulante et rutilante, ces yeux sombres et pétillants, cet épiderme mate – il se demanda distraitement quel goût aurait cette peau hâlée sous ses lèvres dévorantes et affamées. Wesley se vit contraint de déglutir avec difficulté lorsque ce songe interdit traversa son esprit. Il pouvait sentir que sous cette ingénuité feinte, cette façade fallacieuse, se tapissait une nature plus sulfureuse, plus tentatrice, une véritable vamp, si la façon dont elle avait invectivé ses ordres à la serveuse était quelque indicateur. Peu lui importait ; ses affres de plus tôt s’étaient évaporées et, bien que sa répartie cinglante fut sans doute roidie par le manque de pratique, il était d’humeur folâtre et volage. « Hé bien, comme tu as fait fuir la demoiselle à qui je comptais demander une danse, j’imagine que je suis tout à toi. » dit-il, une lueur chatoyante dansant dans ses prunelles. Il opina du chef pour accepter son invitation à boire. « Wesley » se nomma-t-il, tendant une dextre meurtrie et ecchymosée par la rixe. Rien que de mouvoir sa main l’élançait, les phalanges étaient probablement brisées mais il fit son mieux pour dissimuler la dolence occasionnée. « Es-tu une habituée de ce genre d’endroits ? » fit-il insolemment, son faciès se fendant en un rictus arrogant. Il extirpa du revers de sa veste de cuir une cigarette qu’il cala à la commissure de ses lèvres et en proposa une à sa interlocutrice, attendant la réplique, le fantôme d’un demi-sourire hantant toujours son visage. Il avait le pressentiment qu’il allait être satisfait de cette joute verbale. De ce sempiternel et machinal mouvement, il embrasa sa clope, le flamboiement du briquet se reflétant un fugace instant dans ses yeux. Il en tira une longue bouffée, contemplant la tête inclinée la demoiselle. Pourquoi l’avait-elle abordée ? Par ennui, ou pour un motif ultérieur ? Inconsciemment, il gratta sa barbe naissante, pensif. « Et si je te divertis, comment me rendras-tu la pareille ? »
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 4621
↳ Points : 6573
↳ Date d'inscription : 24/10/2013
↳ Age : 27
↳ Avatar : + nina dobrev.
↳ Age du Personnage : + 26 yo - 743 yo.
↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
↳ Niveau de Compétences : + niv. 4 HBIC
↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
↳ Citation : + « don't let her smile fool you, don't let her eyes confuse you ... red lips always lie. »
↳ Multicomptes : + unique compte.
↳ Couleur RP : + rosybrown



Feuille de perso
↳ Copyright: (c) poupée morose + tumblr, etc.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « inside the outsider » ㄨ cordelia&wesley   Mar 26 Nov - 18:56




just because you know my name doesn't mean you know my game

Ses prunelles caféinés rencontrant ce ciel azuré, elle se délecta de cette lueur y gîtant subtilement, preuve tangible et irréfutable de l’incidence qu’avaient les charmes de la sorcière sur ce nouveau parti. Se doutant pertinemment que ce petit jeu d’aménité ne leurrait aucunement le bel adonis, elle s’enthousiasmait à voir quelqu’un dont acuité et discernement dépassaient les facultés d’un poisson rouge. Une bouffée d’air frais dans cet environnement dévoyé. Voyant ses lippes s’étirer en un fin rictus tout aussi subtil, mais bien loin d’être timide, elle arqua un sourcil de cet air aguicheur qu’on associait que trop bien à la sorcière. Il voyait clair dans son jeu, et ça ne déplaisait pas la belle brunette. Sulfureuse créature, ses manières insidieuses démontraient sans l’once d’une honte sa véritable nature, fallacieuse et sournoise jusqu’à la moelle des os. De son côté, elle pouvait voir en lui un énième homme brisé, par les temps, par le passé, par les vices, peu importe ce qui lui plaisait, mais le tout était visible. Un homme brisé à jamais, éperdument drapé dans les ténèbres. Sémillant, ou tout du moins, aussi sémillant puisse-t-on être dans de telles circonstances, il lui fit part de son approbation. « Mots pour mots ce que je souhaitais entendre. » souffla-t-elle de ce timbre chaud, une brise suave soufflant de ses lippes rosies.

L’idée de l’avoir rien que pour elle l’enchantait comme des friandises subjugueraient un gamin encore bercé par l’innocence et la naïveté.  Une malice bien propre à la sorcière se jucha sur son fin visage et ce bref rictus ne cessa de s’étirer lorsqu’il lui fit signe de lui verser un verre. Haussant les épaules avec une certaine réjouissance enfantine, elle pencha la bouteille dans le verre qu’elle lui avait précédemment happé avec une insolence qui n’avait semblé ébranlé le blondinet, remplissant ce dernier assidûment. Elle se leva ensuite de son tabouret afin et s’étira pour empoigner discrètement un soda quelconque ainsi qu’une deuxième bouteille de ce remède aux maux les plus accablants, cette fois-ci, un tiers-parti les rejoignait et ce dernier avait un nom similaire à la belle Cordelia : tequila. La sorcière fût d’ailleurs amusée de l’entendre se présenter au moment où cette réflexion traversa son esprit. Wesley. Un prénom qui le convenait étrangement bien. N’allez pas chercher plus loin, c’était tout simplement comme ça.  Il lui tendit la main, mais elle lui fit signe de cet index si mince et frêle de patienter quelques secondes, pas nécessairement insolente pour une fois. La sorcière versa les deux ingrédients de son bonheur dans un nouveau verre, un sourire étirant ses lèvres. Puis, poudrant de sel cette peau mate, ce timbre sainement hâlé par le soleil de la Nouvelle-Orléans, elle lécha, sans surprise, lascivement cet épiderme agréablement parfumé. Un coup, un revers, l’alcool était ingurgité et elle soutira une grimace bien maîtriser malgré tout. Elle emprunta, toujours avec cette fine discrétion qui faisait d’elle ce personnage si intéressant, une tranche de citron qui perchait sur le rebord d’un verre des hommes d’affaires à côté d’elle et y mordit avec la même grâce dont elle avait fait preuve tout au long. Mais ce dont elle avait surtout fait preuve, c’était cette capacité irréfutable à s’approprier tout et n’importe quoi, sans remords, sans hésitation. Ce qu’elle voulait, elle prenait. Et Wesley ne serait pas l’exception à la règle. Il en avait probablement pleinement conscience, et la brunette avait l’intuition que ça ne lui déplaisait pas.

L’idée de lui sortir un prénom quelconque lui avait passé par la tête, mais elle aimait ce spécimen. Pas étonnant étant donné son faible pour les blonds. « Cordelia. » ajouta-t-elle enfin, serrant la main que lui avait tendit. Elle haussa un sourcil à la vue de cette douleur qu’il tentant en vain de camoufler, un détail qu’elle notait astucieusement au fin fond de sa mémoire, un détail sur lequel elle comptait jouer dans peu de temps, lorsque l’occasion serait la bonne. Lorsqu’il lui demanda insolemment si elle était une habituée de cet endroit, comme si les endroits qu’elle fréquentait avaient une quelconque signification pour cette demoiselle, maître du paraître, mythomane et caractérielle. Cordelia laissa se dessiner sur ces belles lippes un sourire condescendant, peut-être légèrement taquin, complètement désinvolte et indifférente aux remarques qui glissaient sur sa peau comme de l’eau. Et comme à sa grande habitude, elle s’apprêtait à lui offrir une demi-réponse. « Disons que je sais reconnaître un nouveau visage quand j’en vois un. » Il lui proposa ensuite une cigarette qu’elle refusa silencieusement, sa réponse toute dans l’expression de son faciès. Cordelia le regarda alors tirer une bouffée longue et lente, observant les petits détails qui se dévoilaient à elle. Wesley semblait être un personnage relativement aisé à cerner. Un homme brisé, dans tous les sens du terme, friand des cigarettes et de la satisfaction que pouvaient apporter l’alcool et les femmes. Elle se demandait que pouvait-il y avoir de plus à ce personnage? Encore demeurait-il à savoir s’il y avait quelque chose de plus à n’importe quel homme. Se grattant la barbe, il en venu à lui demander ce qu’il avait à gagner à la divertir, et elle reconnaissait là bel et bien un homme. Un sourire espiègle embrassa ses lèvres, puis elle croisa les bras, adoptant de nouveau cet air de mollesse et de désinvolture qu’on lui connaissait trop bien. « Je ne sais pas. Qui sait, peut-être t’aiderais-je à te débarrasser de cette vilaine barbe! » Elle haussa les épaules, un léger sarcasme audible dans ce timbre de voix toujours aussi suave malgré tout. Elle s’approcha de lui, déposant ses deux mains sur les cuisses adjacentes du beau blond, et susurra à quelques centimètres de son beau visage : « Je ne suis pas un ange, mais je sais me montrer reconnaissante. Ne t’en fais pas. » Et immédiatement, elle démontra ses réelles intentions en agrippant la bouteille de Bourbon proche de lui, se versant à nouveau un verre. Secouant ce dernier et regardant cet alcool marbre se balancer de droite à gauche dans l’espoir de se faufiler de cette prison de verre, elle décida de poursuivre son petit manège, un air toujours aussi décontracté. « Enfin, encore faut-il savoir si tu es apte à entrer dans la partie. Mon petit doigt me dit que tes mains ne te serviront pas à grand-chose ce soir, et Dieu sait que la dextérité est une qualité primordiale. » Dit-elle en plissant légèrement les yeux, cet air défiant agrafé à ces prunelles maronnes, abritant cette lueur digne de la prédatrice insatiable qu’elle était.



made by ℬlue ℐⅴy

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.


Dernière édition par Cordelia N. Hopkins le Dim 12 Jan - 20:03, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: « inside the outsider » ㄨ cordelia&wesley   Jeu 5 Déc - 18:15

Capricieuse, espiègle, inconstante, la dénommée Cordelia ne cessait d’attiser l’intérêt et la convoitise de notre homme de main du gouvernement. Elle versait tantôt dans l’ingénuité feinte, tantôt dans la frivolité, deux faces qu’elle arborait de manière discontinue. Le paradoxe était divertissant à voir, une véritable succube s’échinant à prendre des airs de vestale. Néanmoins, et autant que cela froisse son égo de mâle viril et dominant, Wesley devait concéder que c’était bel et bien cette enchanteresse qui tenait les rennes dans le petit jeu auquel ils s’adonnaient. Oh hé bien, il n’aurait qu’à blâmer ses rouages rouillés si quelqu’un venait à lui faire remarquer.
Windsor ne put endiguer une moue désapprobatrice de se peindre sur son visage lorsque son interlocutrice descendit d’une traite un verre de tequila ; il avait horreur de cet alcool. La laissant prendre son temps afin de concocter tous les suppléments nécessaires à ce breuvage, le Shadowhunter laissa son regard se balader au travers de la pièce. C’est alors qu’il le vit ; l’homme obèse et misogyne qu’il avait tenu sous le joug de son Colt quelques jours auparavant dans le cabaret Masquarade. Décidément, ce quidam avait une libido aussi dantesque que sa panse. L’inconnu avait sollicité les services d’une danseuse brune sulfureuse, aux courbes bien entendu généreuses. Il la regardait d’un regard torve, où dansait un feu-follet malveillant, impur, pervers et tenait en sa main graisseuse une large liasse de billets, les glissant subrepticement dans l’atour très léger de la demoiselle. Sa langue épaisse et humide passa sur ses lèvres charnues. Wesley eut l’intuition que ce répugnant personnage allait céder à son impulsion très bientôt ; son front dégarni et ridé suintait déjà de transpiration. Le déchu entendit la voix chaude et agréable de Cordelia l’adresser, il recadra ainsi son œillade azurée sur la tentatrice, par souci de bienséance ; il ne souhaitait guère galvauder cette altercation plein de promesses pour une telle broutille. « Tu as l’œil aiguisé, c’est en effet ma première fois. » dit-il joueur, ses palabres enlacés d’équivoque. Il reporta son attention sur l’homme putride juste au moment opportun ; sa dextre libre, sur laquelle l’on pouvait clairement discerner une alliance rutilante capter la lumière tamisée, s’élever en vue claquer l’auguste postérieur de l’employée de ce charmant établissement. Appelez-le puéril ou inutilement vindicatif, Wesley ne put que ployer à l’incoercible tentation : il siffla l’homme. Ce dernier, figé dans son mouvement, détourna lentement la tête et lorsqu’il aperçut notre protagoniste, sa bouche s’entrebâilla, ses yeux porcins s’écarquillèrent et sa main retomba mollement sur l’accoudoir du siège dans lequel il était vautré. Passant d’hagard à frénétique, l’homme repoussa la jeune femme, lui jeta son argent à la figure et déguerpit. Ravi, le Spadassin ricana allègrement, goguenard. Dés à présent, il pouvait vouer son attention absolue à l’exquise nymphe assise à ses côtés et répliquer à ses provocations. « Pourtant, les femmes de goût raffolent de ma barbe. » dit-il, feignant la surprise et l’innocence, ses sourcils haussés. Afin de dissimuler le sourire qui menaçait de briser son masque factice, il porta à ses lèvres le verre de bourbon et en but une lampée. Le goût était puissant et rustique, presque âpre à ses papilles et le flamboiement du liquide ambré remonta les pentes de son œsophage. Frappant le cul de son verre vide sur le bois verni du comptoir et laissa échapper un grondement de délectation. Cordelia n’avait en effet rien d’un séraphin, Wesley n’était que trop conscient de ses petites mains sur ses cuisses, laissant une empreinte ardente à travers la fabrique de son jeans et de son souffle tiède piquant son épiderme. Néanmoins, au fil de ce badinage, le membre de la Garde Noire recouvrait peu à peu ses marques, les reliques de son jeu de séduction rôdé par les années passées mais éternelles. D’un aplomb dont il ignorait l’origine, il rapprocha son faciès encore davantage de celui de la demoiselle, à une distance indécente, ses prunelles opalines vrillant dans ces abysses chocolatés , il pouvait voir cette flamme ardente, presque tangible, se mouvoir langoureusement en ces yeux intenses et lascifs. Sa langue darda à l’extérieur afin d’humidifier ses lippes soudainement sèches et d’une voix basse et vibrante, il fit part de toute son outrecuidance. « J’ai ouï-dire que ma main gauche, qui plus est intacte, ne manque absolument pas de doigté. De surcroît, je ne me sens pas d’humeur à utiliser mes mains ce soir. » fit-il, reprenant ses distances, se penchant légèrement en arrière. Il tira une nouvelle fois sur sa clope, gardant quelques instants cette nuée délétère dans ses poumons et l’exhala, contemplant distraitement les circonvolutions fumeuses s’étioler dans les airs. La serveuse blonde posa un cendrier en face de Wesley, qui la remercia d’un clin d’œil. L’employée sourit joliment, replaçant d’une main quelque peu maladroite une mèche dorée, ses joues se rosissant imperceptiblement. Le Windsor coula un regard à Cordelia en se mordillant la lèvre inférieure, attendant patiemment le contrecoup qui n’allait assurément pas se faire désirer longtemps.
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 4621
↳ Points : 6573
↳ Date d'inscription : 24/10/2013
↳ Age : 27
↳ Avatar : + nina dobrev.
↳ Age du Personnage : + 26 yo - 743 yo.
↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
↳ Niveau de Compétences : + niv. 4 HBIC
↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
↳ Citation : + « don't let her smile fool you, don't let her eyes confuse you ... red lips always lie. »
↳ Multicomptes : + unique compte.
↳ Couleur RP : + rosybrown



Feuille de perso
↳ Copyright: (c) poupée morose + tumblr, etc.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « inside the outsider » ㄨ cordelia&wesley   Ven 20 Déc - 8:15




just because you know my name doesn't mean you know my game

Posant ses tendres iris cacao sur la carcasse ventripotente qui apparaissait attiré l’attention de son interlocuteur, attention que la sorcière semblait priser, mais n’obtenait pas entièrement, Cordelia comprit enfin ce qui semblait tant vouloir la priver de toute l’attention qu’elle voulait. Un regard, cette fois-ci adressé à Wesley dont, si le physique semblait être fortement plus avantageux, se retrouvait tout à l’instar dans un piteux état. La seule différence, c’est que ça en faisait le charme d’un seul de ces deux-là. Conversant dans cette espièglerie et désinvolture propre à sa personne, elle observait malgré tout avec une fine et discrète perspicacité chacun des gestes du blondinet. Constatant ainsi cette aversion bien trop palpable que causait en lui cet obèse misogyne, elle plia les yeux, se questionnant sur les valeurs et morales du jeune homme. Qu’en était-il vraiment de ces dernières et de cette soudainement répugnance face à un tel spécimen? Agissait-il ainsi dans la simple intention de l’impressionner elle, créature indomptable, ou n’était-ce là que l’égo de la sorcière qui caressait son propre esprit de douces paroles comme celle que tout tourne autour d’elle, alors que ce n’est bien évidemment pas le cas? Pourtant, dieu sait que ce genre d’attitude probablement considéré comme noble et méritoire d’encouragements et autres louanges ne lui donnerait aucun point de son côté à elle. La brunette n’avait que faire qu’une trainée parmi tant d’autre se faisait assénée le postérieur d’une belle claque. C’était le dernier de ses soucis et si le spadassin tenait à jouir des plaisirs de la vie, il adopterait fort probablement une désinvolture similaire à la séductrice. Mais il n’était question d’ici vraisemblablement que de morales et autres sottises qui, sans exceptions, la poussait dans les bras de Morphée encore plus vite qu’un somnifère le pouvait. Ce n’est pas un psychopathe non plus dont elle avait besoin pour s’émoustiller, au contraire, ces derniers l’ennuyaient tout autant dans leur supposé, mais surtout pathétique, aspiration d’originalité. Non, ce dont elle avait besoin, c’était quelqu’un d’assez éperonnant, un esprit suffisamment aiguisé. Cordelia avait perçu cette lueur chez Wesley, elle espérait surtout ne pas s’être trompée.

Ce n’est que lorsqu’il lui fit part de sa remarque sur les femmes de goût qu’elle retrouva cette petit lueur qu’elle avait jadis vu en lui, cette flamme qui le rendait différent de Bob l’obèse ou de Jean-Pierre le vieux crouton, cette étincelle qui le rendait…excitant. Ceci dit, il en va de soi que sa remarque lui soutira un pouffement de rire mi-vexé, mi-amusé, car c’était bien évidemment de bonne guerre. Tout du moins, c’est de cette façon qu’elle décidait de l’interpréter. Mais ce n’était pas la sorcière qui manquait de répartie et aussi tôt, elle répliqua de cette voix nonchalante, comme si elle ne faisait aucun cas du beau blond : « Hmm, je vois. Laisses-moi deviner. Cette barbe te donne l’impression d’être viril et masculin… » Une légère pause, des doigts qui se baladent furtivement dans cette danse lascive et aguicheuse sur les cuisses de l’heureux élu en question. « Si j’étais toi et que je devais porter la barbe pour affirmer ma virilité face aux ‘femmes de goût’, et bien…  je la remettrais en question. » Mimant les guillemets sur les mots "femmes de goût", son visage semblait démontrer qu’elle le prenait en pitié, comme un petit enfant qui aurait été maltraité ou avec qui la vie n’a pas toujours été bien généreuse. Le petit jeu de séduction de la sorcière poursuivit son cours lorsque ses mains, indécentes et perfides, toutes à son image, s’aventurèrent en terrains presque glissants. Lui avouant qu’elle était loin d’être un ange et qu’elle saurait se montrer reconnaissante, elle pût observer cette fougue s’exaltant dans le regard azuré du hunter alors que leurs visages respectifs s’approchèrent dans des distances indécentes et que leurs lèvres se montraient sur leur plus beau jour. Toute fois comme toute bonne chose, ce petit jeu de tentation prit fin, laissant le bel apollon répliquer à la remise en question précédemment assignée à sa supposée dextérité.

Il va de soi que cette réplique soutira à la tigresse un sourire plein de malice, bien trop amusée par la tournure des choses. Regardant le chasseur déposer sa cigarette contre ses lèvres qu’elle observa prestement, Cordelia vit l’occasion idéale d’ajouter son grain de sel, surtout qu’elle pouvait l’observer faire de l’œil à la serveuse. Il suffit à la sorcière de s’approcher de quelques centimètres, d’emprunter ce ton chaud qui lui venait presque naturellement et le tour était joué. « Tant pis. C’est toi le perdant dans cette histoire après tout. » ajouta-t-elle toujours de cette manière désinvolte, comme si elle remettait en question ce qu’il aurait pu lui procurer et qu’elle louangeait ce qu’il se serait procuré à lui tout seul s’ils étaient seuls tous les deux entre quatre murs.  Elle attrapa ainsi la cigarette des lèvres de Wesley pour venir la déposer entre ces lippes délicatement couvertes de ce rose subtile, mais sensuel, tirant finalement sur celle-ci seulement pour l’exhaler entre les lippes du jeune homme dans ce soupir suave qu’elle maîtrisait à la perfection. Mais ce bel artifice n’était qu’un manège pour ce qu’elle avait réellement en tête : alors que la fumée s’inhalait lascivement d’une bouche à l’autre dans ce semblant de baiser de fumée, Cordelia apporta la cigarette contre la main que de la serveuse trainant sur le comptoir. Son cri de douleur força bien évidemment les deux joueurs à lui apporter leur attention de nouveau. « Oops. » se contenta-t-elle de dire aussi innocemment que possible, mais un rictus la trahit aussitôt. Puis, la brunette jeta cette fois-ci la cigarette derrière son épaule de manière insolente, fidèle à elle-même. Elle n’était pas particulièrement fan de la cigarette et si elle était persuadée que Wesley avait un paquet entier, elle prenait un malin plaisir à l’imaginer se mettre à genou pour la ramasser au sol. « Quelle maladresse. C’est l’alcool, que voulez-vous, je suis un poids léger. » Adressa-t-elle à ses deux interlocuteurs en se versant un verre de bourbon. La serveuse les quitta pour s’occuper de d’autres clients et Cordelia savourait enfin sa solitude regagnée aux côtés de ce bel inconnu. « Alors dis-moi, Clark Kent, s’il y a bien une chose que la belle plante adorait, c’était surnommer ses interlocuteurs de références quelconques, et bien souvent de mauvais goût, serait-ce un passe-temps que de venir en aide aux demoiselles du Little Darling qui sont abordées par des hommes perfides, ou plutôt une obligation? Dans tous les cas, tu es un vrai gentleman, qui l’aurait cru ?» Plissant les yeux, d’un air curieux, elle s’accouda sur le comptoir, tenant sa tête avec nonchalance à l’aide de sa main, toujours et à jamais aussi espiègle et furtive.



made by ℬlue ℐⅴy

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.


Dernière édition par Cordelia N. Hopkins le Dim 12 Jan - 20:04, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: « inside the outsider » ㄨ cordelia&wesley   Mer 25 Déc - 2:22

Avec une lenteur compassée, clope au bec, Wesley ôta sa veste de cuir, découvrant ainsi son t-shirt blanc en col-V qui soulignait l'envergure de ses épaules et épousait à merveilles le pourtour de ses biceps saillants et proéminents. Certes, d'aucuns pourraient arguer que cette musculature notable ne soit pas naturelle, le Shadow Hunter s'injectant de manière coutumière diverses hormones stéroïdiennes et autres amphétamines, il n'en demeurait pas moins que son mérite était intact car atteindre un tel développement musculaire nécessitait une discipline martiale et un entraînement inexorable presque quotidien. N'y voyez pas là un quelconque besoin de forfanterie, une coquetterie mal placée ; ce presqu'ascétisme auquel il s'astreint n'est voué qu'à la recherche de performances – si bien au dedans qu'au dehors du ring – et non pas à un souci d'esthétisme. Néanmoins, si son culte de la forme olympienne l'aidait à glaner ça et là l'intérêt féminin, pourquoi s'en priver? Toutefois, une petite voix en son for intérieur ne cessait de lui répéter qu'il faudrait plus qu'un tour de bras imposant pour se voir accordé les faveurs de la belle.

Suite à la réplique cinglante de l'attrayante créature, l'on pouvait discerner l'ombre d'un sourire flotter sur le faciès du déchu. Elle avait ce je-ne-sais-quoi d'intangible, cette aura qui émanait d'elle, cette insolence et cette espièglerie lui conférant un charme singulier auquel il était tant ardu de résister qui continuait à alimenter l'envie de Wesley de jouter verbalement, de croiser le fer avec elle. « Oh, je considère ne pas avoir besoin d'une barbe pour être viril. Ce sont dans ses actes que l'on reconnaît un homme vrai, entier. » fit-il d'une voix calme. « Je te concéderai néanmoins que ça me donne un air plus rude, moins lisse qui s'avère utile dans mon domaine professionnel. » lâcha-t-il distraitement.  À contrario de ce que laissait présager son indolence feinte, la brute n'était que trop conscient des doigts étrangers vagabondant sur ses quadriceps, embrasant avec une expertise incendiaire ses terminaisons nerveuses, mettant tout son corps en émoi, ayant l'impression que ces foulées erratiques laissaient derrière elles une trace brûlante. Il la contempla passivement s'approcher de lui dans une promiscuité qui en était presque indécente, pouvant dépeindre en détails ses lèvres charnues incitant à la débauche, peinturlurées de rose, captant savamment la luminosité tamisée de la pièce. Comment ses anciens camarades d'infortune le formulaient encore, avec leur élégance caractéristique ? Ah oui, une bouche à ne pas tomber enceinte. Il fut secoué par un léger rire suite à ce souvenir. Cette expression distinguée lui seyait à merveilles, à croire qu'elle fut façonnée à sa gloire.  Toujours sans broncher, il la laissa lui subtiliser sa cigarette, la porter à ses lèves, en inhaler une légère bouffée et, d'une maladresse feinte, brûler la délicieuse serveuse, qui glapit de douleur. Wesley tenta vainement d'afficher une moue réprobatrice, sans succès. Il ne put masquer son sempiternel sourire en coin de filtrer au travers de son masque austère. C'était une femme impudente et intempérante, qui allait au devant des choses et les pliait à sa volonté. Si rivalité il y avait, rivalité elle éliminait. Le milicien se sentit étrangement flatté de la manœuvre de la succube, témoignage flagrant qu'elle souhaitait son attention focalisée sur elle et sur elle uniquement, peu importe ce qui lui en coûtait. L'alcool, c'est cela ajouta-t-il in petto, ses opales roulant dans leurs orbites. Ainsi donc, son égo poli dans le sens du poil, il ne bisqua pas lorsque la plantureuse nymphe jeta avec désinvolture son mégot par dessus son épaule. « Hé bien, Harley Quinn, premièrement je pense que je correspondrais mieux au rôle du super-vilain que du héros fit-il, tapotant sa lèvre inférieure du majeur et de l'index, les yeux plissés, affectant une réflexion intensive, mais pour répondre à ta question, oui, il se trouve que j'aime à jouer au preux chevalier en armure étincelante volant au secours de la damoiselle en détresse. » Il haussa une épaule, feignant l'innocence. « Rien de plus efficace pour arriver dans les bonnes grâces de la dinde de base. » Le Shadow Hunter tapota sa tempe avec insolence, faisant mine de dire il y en a là-dedans. « Néanmoins, ce type et moi avons des antécédents qui remontent à plus loin. » Il se garda bien de mentionner que la source de la discorde venait de son complexe du héros. « Si je partage avec toi tous mes secrets et stratégies façonnés par des lustres d'observation et de pratique, c'est parce que j'ai le sentiment que tu n'es pas une dinde de base. Il marque une courte pause pour plus d'effet. J'ai plutôt l'impression que tu es une dinde édition de luxe. » Il disait cela sans animosité aucune, Wesley n'était pas un individu que l'on pourrait taxer de misogyne, loin s'en faut, il aimait les femmes. Néanmoins, le déchu avait eu cette pulsion impromptue, ce désir ardent de pousser la provocation à son paroxysme, voir si un tel brandon désarçonnerait son interlocutrice ou si au contraire cela décuplerait son aspiration à dominer l'échange de manière exponentielle. Cela augmenterait la fougue de la joute, électriserait la discussion, érigerait la tension à son summum. Windsor, lorsqu'il était encore un éphèbe, avait eu une unique conversation, assez mortifiante, au sujet de la gent féminine avec son illustre oncle. Voyez-vous, Aleksei, sans être nanti d'un physique de bellâtre, avait ce magnétisme animal qui faisait tourner la tête des femmes telles des girouettes dans un vent de tempête, une prestance à la renommée faisant écho aux quatre coins de l'État. Ainsi donc, aux yeux de son neveu juvénile, ses palabres sur le sujet étaient d'or. Son unique précepte était le suivant : décèle la chose qu'elle désire le plus et nie-la lui. Selon l'interprétation du hunter, ce que Cordelia souhaitait le plus était l'attention, que l'on se pâme devant sa beauté sculpturale. Certes, peut-être avait-il exacerbé la chose mais Wesley était anxieux de connaître la tournure des choses.
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 4621
↳ Points : 6573
↳ Date d'inscription : 24/10/2013
↳ Age : 27
↳ Avatar : + nina dobrev.
↳ Age du Personnage : + 26 yo - 743 yo.
↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
↳ Niveau de Compétences : + niv. 4 HBIC
↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
↳ Citation : + « don't let her smile fool you, don't let her eyes confuse you ... red lips always lie. »
↳ Multicomptes : + unique compte.
↳ Couleur RP : + rosybrown



Feuille de perso
↳ Copyright: (c) poupée morose + tumblr, etc.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « inside the outsider » ㄨ cordelia&wesley   Sam 28 Déc - 2:20




just because you know my name doesn't mean you know my game

Harley Quinn. La sorcière haussa un sourcil, légèrement surprise aux premiers abords d’un tel choix de personnage pour la décrire, mais rapidement elle vit où voulait en venir la brute, et elle pencha la tête, haussa les épaules, agréa, le tout dans cette désinvolture lascive qu'on lui reconnaissait. À vrai dire, à ses yeux, Cordelia se reconnaissait davantage dans les grandes lignes de Catwoman. Les origines de ce personnage fictif sont divergentes, mais convergent toutes à un point, point pilier du passé de Cordelia entre autre : Catwoman est très souvent l'incarnation d'une femme abusée, violentée qui doit mourir pour changer d'identité, prendre le contrôle de sa vie et se venger. N’est-ce donc pas là sa propre histoire dans sa plus grande austérité et vaste limpidité? Une jeune demoiselle abusée puis reniée qui ne trouve que la mort, et éventuellement la renaissance, comme porte de sortie ? Mais bien évidemment, cela, le spadassin n’en avait strictement aucune idée. La brunette ne lui en voulait pas : elle n’était pas du genre à partager ce genre de bêtises sur son passé qui l’importunaient plus qu’autre chose. Les confidences tragiquement misérables avaient pour effet de défriser cette belle chevelure maronne qu'arborait la tigresse.  Puis, elle mentirait si elle vous dirait qu’elle n’assume pas son rôle et son image de vilaine. Ainsi, on pouvait avancer qu'Harley Quinn aussi avait son charme. C’était la conclusion à tirer. Cependant, la sulfureuse créature ne semblait pas être la seule à endosser le rôle de super-vilain : c’était le cas de Wesley aussi, semblait-il. Un sourire, tendrement moqueur, s’esquissa sur les lippes sensuelles de la demoiselle alors qu’elle l’écoutait tergiverser dans un discours légèrement contradictoire. Pourtant, si ce dernier n’avait peut-être pas l’allure de l’héro, il semblait bien avoir les valeurs et les mœurs propres à ces personnages. Les cicatrices, les blessures aux mains, cette supposé virilité feinte par cette pilosité au visage, ce col-V dévoilant sans honte ces muscles saillants, rien de tout ça la dupait elle. Au mieux, il était tout comme elle, un anti-vilain. Abusé, et forcé à devenir cette autre force, opposée à l’héro de leur histoire respective. Tout cela lui donnait envie de gerber, pour être honnête.  

Avançant que cette feinte prenant racine dans ce stéréotype prisé du chevalier en armure étincelante menait tout droit vers l’entrecuisse des jeunes demoiselles, ou comme il aimait le préciser ‘dindes de base’, il tapota sa tempe, tentant tant bien que mal de souligner qu’il y avait plus qu’elle ne le pouvait le penser dans cette tête. Elle ne fût pas bien impressionnée, mais elle lui accorda quand même un fin sourire espiègle, bien que ses yeux, roulant vers les cieux, la contredirent malgré elle. Rien de bien méchant, mais elle ne gobait pas toutes les belles paroles que lui sifflaient le beau déchu. Elle jouerait plaisamment les sottes si cela pouvait lui soutirer quoique ce soit. Ceci dit, Cordelia semblait tout de même avoir remarqué une certaine affection de la part de son interlocuteur pour sa repartie, alors ça demeurait sujet à réflexions. Poursuivant sa lancée sur cet individu qui semblait faire naître chez le déchu amertume et aversion, la survivante souffla d’un timbre de voix blasé : « Intéressant. » Opposant ses dires rapidement par la bouteille attrayante de bourbon qu’elle attrapa comme pour se donner une échappatoire à ces concours de masculinités non-affirmées. Cet alcool rustique, puissant, ce venin ardent, cet élixir qu’elle avalait, certes, avec une certaine réticence, mais dont les effets providentiels ne la laissaient pas sur sa faim. Une chaleur fervente, ravivant frénétiquement sa gorge et ses sens, dans une hargne qui contrastait si bien avec la douceur apparente de son corps, mais oh si bien trompeuse. Insolence à laquelle son interlocuteur répondit d'ailleurs sans manquer de grâce et d’habileté dans son exécution. Camoufler une insulte d’un compliment : elle en était presque touchée qu’il s’adonne à de telles prouesses psychologiques pour l’atteindre. Presque. Il ne lui soutira à nouveau qu’un sourire, cheminant entre l’espièglerie et la sournoiserie - des mots d’ordre avec elle. De cette distinction habituelle avec laquelle son corps fonctionnait, cette mollesse, cette désinvolture, cet air lisse - ce que vous voulez - elle apporta à nouveau son verre sur ses tendres lippes, finissant sa gorgée d’un soupir presque sensuel. « C’est dommage que de ton côté, tu ne sois vraiment qu’un pigeon de base. » dit-elle en penchant la tête, mimant une moue désolée comme elle savait si bien le faire. « Mais ne t’en fais pas, je n’ai rien contre les pigeons. Ainsi, noyons ton inconcevable et insurmontable chagrin face à ce tragique destin dans l’alcool, veux-tu? » Proposa-t-elle en penchant la bouteille de Bourbon vers son verre, versant de ce venin dans cette prison de verre sans même qu’il ne lui donne son accord – elle n’en avait jamais eu besoin de toute manière. « Ce qui est d’autant plus dommage, ceci dit, c’est que j’ai ouï-dire que les pigeons de base et les dindes de luxe ne faisaient pas bon ménage. Quel gâchis. » Souffla-t-elle, toute aussi sensuelle qu'indécente, faisant référence à tout ce qui aurait pu se passer et qui ne se produira plus jamais, bien que ça l'amusait plus qu'autre chose.

Elle laissa ainsi l’enivrante odeur du bourbon caresser ses sens, haussant ses épaules, presque fébrile, et avala une énième gorgée de cet élixir agreste mais savoureux. Il va de soi que la brunette se sentait davantage d’humeur à jouer. Pas étonnant étant donné les circonstances et l’avance qu’elle avait sur le jeune homme quant à sa consommation.  « S’il te plait, mon pigeon, assouvis ma curiosité. Il est évident que tu ne connais absolument rien au luxe, courte pause, longeant ses iris maronnes de manière verticale sur la déplorable carrure de Wesley, loin de toute définition associable au luxe. Une pique comme une autre, de bonne guerre une fois de plus, cela va de soi. Que fais-tu donc avec une dinde de luxe? Aurait-on envie de goûter à l’inconnu? deuxième courte pause alors que son regard caféiné perce dans ce ciel azuré, sulfureuse et tentatrice créature qu'elle était. Qui pourrait t'en blâmer? J’ai entendu dire que j’avais bonne chaire après tout... » conclut-elle, séductrice jusqu’à la pointe des cheveux, arborant tout de même cet air fallacieux qu'était cette ingénuité feinte qu'elle affectionnait tant. La sorcière faisait clairement référence à la chaire des dindes qui étaient élevées pour celle-ci. S’il y avait bien une chose que Wesley devait apprendre le plus vite possible sur Cordelia, c’est qu’il n’était pas aussi facile de l’atteindre et ce n’était certainement pas avec ce genre de piètres épithète dérisoires qu’elle allait s’offenser. Toujours aussi désinvolte, la balle lancée dans le camp adverse, Cordelia attendait patiemment que le beau blond lui fasse preuve de répartie, comme il l’avait si bien habitué au cours de la soirée.



made by ℬlue ℐⅴy

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.


Dernière édition par Cordelia N. Hopkins le Dim 12 Jan - 20:04, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: « inside the outsider » ㄨ cordelia&wesley   Sam 4 Jan - 22:31

De tous temps, la survie du Séraphin noir avait dépendu de deux éléments primordiaux ; d'une, sa capacité à être en contrôle de la situation, de faire preuve de suffisamment de facultés cognitives afin d'échafauder des stratagèmes lui permettant de conserver une avance confortable sur ses antagonistes et l'autre, le facteur intimidation, cette peur insidieuse qu'il induisait au sein de ses ennemis, le respect qu'il asseyait. Que ce fut dans l'organisation ou en prison, Wesley avait su se hisser dans les plus hautes strates de la hiérarchie sociale, son acuité intellectuelle et ses airs truculents ne l'ayant failli. Un redoutable amalgame de brutalité et d'érudition, il était notoire dans le milieu que cet affranchi était une force à ne pas sous-estimer. Néanmoins, voilà que ce même personnage, inspirant jadis l'effroi dans les rangs de ses concurrents, se faisait malmener par cette frêle jeune femme. Impavide, insolente, elle tournait le Hunter en dérision, balayant tous les brandons de celui-ci de sa sempiternelle indolence. La joute verbale tournait à son avantage, elle avait l'ascendant sur lui. Imaginez donc sa frustration ! Même si, en faisant preuve d'introspection, il devait concéder que ces provocations et le fait d'avoir déniché un adversaire capable de le mettre en déroute le divertissaient tout autant. Nonobstant le caractère plaisant de la mercuriale, l'égo masculin, concept pouvant apparaître grotesque et inepte à certains, véritable fondement de l'existence pour d'autres, de la brute avait été meurtri et il se devait de laver cette infamie au plus vite. Laissant son interlocutrice déblatérer, Windsor sortit derechef son paquet de cigarettes du revers de sa veste de cuir. Remarquant qu'il n'en contenait plus que trois, l'ex-truand lâcha un soupir d'exaspération. Il en saisit une, la faisant tourner entre ses doigts quelques instants, contemplant l'idée de la consommer sur-le-champ. Il y renonça, la calant derrière son oreille ; il devait les économiser, quelque chose, une vague idée lui taraudant le subconscient, le faisait penser qu'il allait être coincé ici encore quelques temps et que son irritation n'allait aller qu'en s'accroissant. De plus, il s'agissait là de la marque la plus répandue, qu'il avait trouvé dans une échoppe à proximité, et ces cigarettes d'un label médiocre étaient franchement dégueulasses. Jouant avec son zippo, Wesley prit le verre que venait de lui servir Cordelia, trempant ses lèvres dans le liquide enivrant, savourant cet arôme tellurique et réconfortant, s'abandonnant à la chaleur diffuse, sentant l'acerbité de son esprit s'oblitérer au contact de ce pernicieux alcool. « À voir ton engouement pour la boisson, je soupçonne ne pas être le seul à avoir des démons à empoisonner. » Il avait dit cela d'une voix neutre, avec une très légère once de douceur ; ce n'était pas une provocation, tout au plus une honnête constatation. Néanmoins, Wesley n'était pas dupe, il n'allait pas sans savoir que ce genre de sollicitude n'allait pas amadouer la succube. L'effet inverse était même plus que probable. « J'ai aussi entendu dire que les opposés s'attiraient. » Cette fois-ci, son impudence était de retour dans toute sa splendeur, sonnant ainsi la fin de la trêve qu'il leur avait accordé. Il avait trouvé le pic de la belle exhilarant, ayant l'envie presque irrépressible de rire à gorge déployée. Lui, ne pas rien connaître au luxe ? Lorsque les affaires avaient atteint leur apogée, les rentrées pécuniaires avaient afflué avec une prolixité presque indécente. Toutefois, tout nanti qu'il était, il ne pouvait se permettre d'arborer des apparences fastueuses et ostensibles, tout d'abord car cela éveillerait les soupçons et ensuite car il ne versait pas dans ce genre d'absurdités. « Je ne voudrais pas paraître pédant, Cordelia, mais tu ne devrais pas juger un livre sur sa couverture. » Il ne fut guère loquace mais si elle était dotée d'un tant soit peu d'acuité intellectuelle, elle verrait fort bien où il voulait en venir. « Ensuite, pour répondre à ton impertinente question, je n'en sais trop rien pour tout te dire. Puis-je te rappeler que c'est toi qui m'as abordé et qui me tiens la manche depuis lors ? » dit-il avec une inflexion chantante dans la voix. Bien que la compagnie ne lui déplaisait guère, ce n'était là que la stricte vérité ; elle avait initié le contact et le taraudait depuis. « Je ne doute pas qu'une dinde de haute volée telle que toi aies une chaire délicieuse mais j'imagine que, toi qui a l'air de tant apprécier les plaisirs de la table, ne va pas sans savoir que la viande de pigeon, tout basique soit-il, s'avère être un mets des plus exquis lorsque cuisiné de la bonne façon. Tout ce dont tu as besoin, c'est de suivre les injonctions que l'on te donne et d'avoir le bon tour de main, et hop ! Fit-il en claquant des doigts, te voilà partie pour le septième ciel. » avait-il débité grivoisement. Bien qu'il eut glissé ça et là quelques provocations, il s'escrimait à tirer la conversation vers des eaux moins troubles que la confrontation frontale, telles que les échanges lourds d'équivoques et de connotations.
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 4621
↳ Points : 6573
↳ Date d'inscription : 24/10/2013
↳ Age : 27
↳ Avatar : + nina dobrev.
↳ Age du Personnage : + 26 yo - 743 yo.
↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
↳ Niveau de Compétences : + niv. 4 HBIC
↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
↳ Citation : + « don't let her smile fool you, don't let her eyes confuse you ... red lips always lie. »
↳ Multicomptes : + unique compte.
↳ Couleur RP : + rosybrown



Feuille de perso
↳ Copyright: (c) poupée morose + tumblr, etc.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « inside the outsider » ㄨ cordelia&wesley   Lun 6 Jan - 18:10




just because you know my name doesn't mean you know my game

Le chasseur, toujours aussi byzantin dans cette subtile tentative – ou tout du moins, elle visait à l’être – de dissimiler son manque patent de répartie un tant soit peu épurée par une prétention intellectuelle quelconque, avança aussi furtivement une brute pouvait-elle le faire qu’au vu de son engouement pour cette solution à tous les démons qu’était l’alcool, elle avait probablement nombreux de ces derniers à noyer, tout à son instar d’ailleurs. Cette confidence apportée d’une voix neutre, peut-être même avec une certaine amertume, soutira à la sorcière un léger pouffement de rire, occasionné par l’alcool qui prenait enfin effet sur elle, il semblerait. Elle haussa les épaules, toujours aussi nonchalante, peut-être même beaucoup plus à présent qu’elle semblait pleinement embrasser les effets de cet élixir ambrée. Elle ne se moquait pas réellement de Wesley, peut-être plus de cette sollicitude presque inattendue entre deux individus, mais au fond, ça ne lui déplaisait pas plus. Non pas car la sulfureuse créature avait besoin d’une épaule sur laquelle se lamenter, et elle espérait fortement que ce n’était pas ce dont souhaitait l’ex-truand, auquel cas elle le trouverait plus que pathétique. Car, malgré ce que l’on pourrait penser, elle tenait le jeune homme dans une certaine estime. Certes, il était un cuistre, mais il avait vraisemblablement un certain charme qu’elle ne pouvait négliger. Peut-être était-ce seulement l’alcool ou réellement un physique fort agréable doublé d’une présence admirable. À vrai dire, la brunette n’en savait rien. Elle savait encore moins si elle allait se rappeler de lui demain. Mais oublier un si beau visage, ou tout du moins, ce qu’elle pouvait apercevoir sous cette vilaine barbe, serait une tragédie. Une vraie de vraie, digne des grandes lignes de la tragédie grecque. Bref, c’était un beau faciès.

Une fois le pic prestement évincé de ses tendres lèvres, elle se permet tout simplement de l’observer, séductrice, peut-être légèrement sensuellement cocasse, une dégaine désinvolte, un air nonchalant, une allure languissante, toute aussi lascive que sa sensualité bien singulière. Ceci dit, lorsque ses douces oreilles attendirent l’ineptie qui se retrouvait dans cette prétention à ne pas se considérer pédant, la sorcière fût contrainte de taire un éventuel éclat de rire dans son verre, escamotant ce rire à l’aide d’un autre effluve de bourbon caressant les fin-fonds de sa gorge dans un parfum embrasé et typique à cet alcool. Wesley avait un réel charme. Il était beau garçon, il ne va sans dire. Mais il était particulièrement pédant. Ceci dit, la brunette n’y voyait là aucun défaut en tant que tel. Aurait-elle une acuité intellectuelle similaire à la sienne, elle en ferait la vanterie et ce sans l'once d'une honte, hâbleuse à jamais – mais avec raison. Mais ça, c'était Cordelia. Faisait-elle quoique ce soit avec un seul sentiment de honte? Pas vraiment, non. Wesley était définitivement un homme intelligent, ou tout du moins, un homme éloquent, à la verve qui serait ce qui aurait de plus séduisant chez le beau blond si ce n'était pas pour ce remarquable physique qui plaisait bien aux caprices superficielles de la belle brunette. Dommage qu'il se cachait sous une présumée modestie en laquelle ne croyait pas la sorcière. C'est donc sans réelle émotion quelconque qu'elle l'écouta exprimer ses sentiments oppressés d'égo masculin offensé par la victoire d'une 'femelle' dans une joute verbale à laquelle il espérait probablement gagner. La créature, descendue du ciel pour certains, élevée droit des Enfers pour d'autres, mais réellement sortie du puits d'amour de sa mère – c'était beaucoup moins romanesque, vous en conviendrez - avait décidé de laisser un certain répit au beau Spadassin, lequel en avait profité pour glisser un énième discours parsemé d'équivoques et connotations que sa vive verve lui permettait de faire preuve. « Le septième ciel, dis-tu? C'est que Monsieur n'a pas peur de vanter de sa capacité sous la couette. Ironique puisque tu sembles arborer une certaine modestie face à ton acuité intellectuelle, laquelle, contrairement à la première, tu as déjà prouvé les mérites. » souffla-t-elle lascivement, légèrement espiègle, un énième pic sans réelle saveur ou sens derrière tout ça. Se décontractant de cette façon désinvolte, badine et détachée, elle alla déposer lentement son doigt dans le col du chandail blanc luisant que revêtait son interlocuteur, cernant ses muscles saillants. « Je crois en effet avoir le bon tour de main que tu sembles tant convoiter. Comme à sa grande habitude, elle marqua une pause, témoignant qu'elle allait contre-enchérir sur sa propre offre dans très peu de temps. Ce qu'elle fit seulement après s'être légèrement rapprochée du bel apollon. En revanche, je n'ai jamais vraiment été du genre à suivre des ordres. » Cordelia attrapa la bouteille de bourbon et remplit de nouveau le verre du blondinet. Sa tolérance à l'alcool était définitivement plus admirable que celle de la sorcière. Pas étonnant, certes, mais il pouvait au moins en tirer mérite si cela pouvait l'aider à le consoler de quelconques échecs cuisants étouffant son égo masculin. Amusée, espiègle, et toujours d'humeur à taquiner la brute, elle s'avança toujours aussi nonchalamment dans un discours pas très choquant de sa part. « Mais n'aies crainte, je suis certaine que ces très jolies demoiselles aiment bien suivre les injonctions qu'on leur donne. Et si tu glisses un billet de plus, elles aboieront peut-être. Une autre pause, lui laissant le temps de réfléchir à ce qu'elle venait de dire et d'apporter une précision. Non, pour ces beaux yeux bleus, c'est fort probable qu'elles le feront volontiers. » dit-elle alors qu'elle admirait ces iris azurés, toujours aussi frivole à l'égard du bel homme.

Wesley ne lui semblait pas réellement du genre à apprécier une partie facile. Dieu sait qu'il aurait pu se priver le venin de la sorcière, surtout à cette heure, mais payer une danseuse sans saveur pour un plaisir écourté et probablement bâclé n'en valait peut-être pas plus à ses yeux. Tout du moins, c'était l'impression qu'il lui donnait. « Mon petit doigt me dit, mais tu es libre de le corriger, après tout il est probablement tout aussi ivre que moi ajouta-t-elle, se pensant comique, alors que ce n'était qu'un autre effet de l'alcool. il me dit que tu ne tires probablement aucun de plaisir lors de ce genre de partie de chasse facile. Ce ne sont pas ces danseuses qui vont te refuser quoique ce soit. » Calant ce qui restait dans le fond de son verre, elle demeura silencieuse, le regard braqué sur une seule danseuse en question, pas particulièrement plus séduisante ou différente des autres. Un silence légèrement ambigu, avant qu'elle ne coupe tout et ajoute : « Tu sais quoi Wesley? Tu as une éloquence admirable, mais je crois que je t'apprécierais davantage si tu étais à leur place. Je paierais même pour avoir une danse à vrai dire. Un regard séducteur, ses iris marrons perçant à travers le regard de Wesley, le mettant presqu'au défi. Elle savait pertinemment qu'il n'était pas du genre à se plier à ce genre d'activités, mais l'image lui plaisait. Elle ajouta, fidèle à elle-même. Enfin ça c'était si je n'étais pas certaine que j'arriverais à en obtenir une gratuitement. » Aguicheuse, elle se mordit la lèvre inférieure, prête à lui servir un autre verre. Le plus en aurait-il dans le système, le plus détendu se sentirait-il.



made by ℬlue ℐⅴy

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: « inside the outsider » ㄨ cordelia&wesley   Dim 2 Mar - 17:12

The Thorny Rose.


Se rencognant dans son siège, Wesley se massa mollement sa main meurtrie afin de gagner quelques précieux instants de répit dans cette joute verbale fiévreuse. Le colosse avait tout le mal du monde à clairement appréhender le fonctionnement cognitif de la belle. Plongé dans la noirceur de l'ignorance, il en découlait naturellement de faibles et maladroites tentatives de provocations, qui ne soulevait de la part de la nymphe qu'un léger rictus condescendant. À l'accoutumée, Windsor ne croisait que des femmes de joie ou issues de quartiers populaires, manquant cruellement de verve et d'esprit, ainsi donc, il n'était que naturel que son intérêt soit piqué lorsqu'il croisait telle créature, au diable les conséquences pour son égo puéril et caractéristique de la gent masculine. Ce n'était pas tant les railleries et le fait de perdre la face qui le frustrait – Dieu sait que sa vanité avait dû s'adapter face à ces tourments lors de sa débâcle avec Blake -  mais bien le fait de rester ignorant face à la nature et à la quintessence de la délicieuse demoiselle. Il appliqua plus de pression qu'il en était nécessaire sur sa phalange, qui craqua haut et fort et la douleur, traversant aisément le brouillard danse qu'était son esprit, créé par les volutes de l'alcool, lui arracha un sifflement. Wesley attrapa derechef son verre et en but une lampée, permettant ainsi à sa conscience de s'immerger un peu plus profondément encore dans l'indolence. Le milicien roula doucement des épaules afin d'y ôter la raideur qui s'y était accumulée, exhalant un court souffle entre ses dents serrées ; la trêve touchait à sa fin, il pouvait le sentir, bientôt la mystérieuse jeune femme le dérouterait encore par tantôt des marques d'égard, tantôt des piques bien senties. Wesley écarta les mains et haussa les épaules innocemment : « C'est un témoignage de la foi que je porte en mes compétences, que veux-tu. » répondit-il sans sourciller. « Je dois concéder que je croie moi aussi que tu possèdes ce tour de mains si prisé. Maîtrisé au prix de maintes heures d'entraînement, je n'en doute pas. » dit-il, gardant un visage impassible. Certes, réplique puéril et facile, il devait le concéder, il n'avait simplement pas pu y résister. Et puis, elle avait bel et bien l'air d'une croqueuse d'hommes, non ? Cette dernière jugea utile de préciser qu'elle ne pliait guère aux ordres, au cas où il aurait été trop idiot que pour le remarquer. Elle était incoercible et indomptable, tout en elle le criait – où n'était-ce qu'apparences, poudre aux yeux ? Elle n'aurait pas été à la première. « Flash News. » grinça-t-il sarcastiquement. Bien que la principale raison qui l'avait mené en ces lieux de turpitudes était bel et bien récréative – glisser quelques billets à une effeuilleuse dont la beauté physique était plus que sujette à l'interprétation – mais ce motif avait été supplanté par l'apparition de la rose aux épines acérées. Les tribulations d'une chasse ardue et effrénée lui fouillaient les instincts bien plus profondément qu'une partie facile et onéreuse de surcroît. Wesley suivit le regard de Cordelia et contempla quelques instants une danseuse, d'une platitude affligeante, se dandiner avec une mollesse sidérante. Ses yeux étaient las, perdus dans la distance, son numéro manquait de vigueur et d'attractivité. Un sinistre arlequin dénué de vie. Le Hunter fit la moue ; avait-il vraiment eu l'intention de payer pour un spectacle aussi médiocre ? « Étant estropié fit-il, brandissant sa main tuméfiée, je doute pouvoir te soumettre un spectacle satisfaisant. Néanmoins, toi, tu pourrais monter sur scène et montrer à ces effeuilleuses de bas étages à quoi un véritable numéro sensuel ressemble. » dit-il d'une voix blanche, vrillant ses iris azurés et intenses. Honnêtement, il ignorait si elle allait accepter son défi ou non, et bien qu'il ne l'avouerait jamais à âme qui vive, il espérait quelque peu que la belle morde à l'hameçon. « Bien sûr, je doute que tu en aies les tripes et, de surcroît, tu n'aimes pas qu'on te dise quoi faire, n'est-ce pas ? » fit-il dans un soupir, feignant la déception ; un jeu d'acteur qui pourrait mettre De Niro au chômage, à n'en pas douter. Se rencognant une énième fois dans son fauteuil, Wesley haussa un sourcil insolent à l'adresse de Cordelia.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 4621
↳ Points : 6573
↳ Date d'inscription : 24/10/2013
↳ Age : 27
↳ Avatar : + nina dobrev.
↳ Age du Personnage : + 26 yo - 743 yo.
↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
↳ Niveau de Compétences : + niv. 4 HBIC
↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
↳ Citation : + « don't let her smile fool you, don't let her eyes confuse you ... red lips always lie. »
↳ Multicomptes : + unique compte.
↳ Couleur RP : + rosybrown



Feuille de perso
↳ Copyright: (c) poupée morose + tumblr, etc.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « inside the outsider » ㄨ cordelia&wesley   Mer 5 Mar - 23:46




just because you know my name doesn't mean you know my game

L’enjôleuse, dans son plus bel art qu’est celui de la séduction, déposa son regard lascif dans les iris azurés du blondin, un ciel intense, une mer profonde. Ces prunelles caféinés faisaient pâle figure à côté, mais la sorcière était nantie de certains autres attributs et allouée de charmes que rêvaient de posséder bien des gens – probablement même certaines de ces blêmes danseuses. Leurs corps oscillant dans des mouvements las et éreintés, leur numéro n’avait plus rien de sensuel si ce n’est la vue d’un épiderme peu couvert. En somme, il n’était pas réellement étonnant de ne pas voir Wesley se galvaniser devant ces créatures de la nuit qui pourtant pouvaient être considérées toutes aussi attirantes que la sorcière… Ahem. Vous y croyez vous? Cordelia non plus, en fait. Consterné par la platitude du spectacle, le visage du Hunter ne manqua pas de s’éprendre d’une moue affligée, ce qui en soi alla retirer un fin, mais tout de même discernable, sourire à l’enjôleuse. Un sourire narquois, révélant toute sa sournoiserie dans un bref étirement de quelques muscles indistincts. La brunette puait de cette nonchalance pateline dont elle faisait preuve constamment. Plus qu’un simple parfum discret et sobre, cette désinvolture suspendue sur sa belle personne donnait la nausée à plus d’un. Certains, ceci dit, arrivaient à apprécier ce jeu chez elle. Le spadassin, lui, semblait naviguer entre deux eaux. Il était vraisemblablement appréciatif de cette lisseur chez la brunette, cette aptitude bien à elle de tout laisser couler sur son masque parfait. Tout comme il devait se désabusé à tenter de percer cette carapace, de mettre fin à ce petit jeu. En soi, cela relevait d’un jeu auquel Cordelia n’avait pas réellement de réticence à jouer, dans la mesure où elle savait qu’elle en sortirait vainqueur, alors que le bel apollon mordrait la poussière. Une image forte et délectable, un peu comme le voir se ruiner d’efforts pour arriver à son objectif allait laissée la sorcière railleuse.

Fidèle à sa petite personne, le milicien ne manqua pas de sortir des pénombres ces talents d’acteur qui, sans surprises, se révélaient à deux doigts d’être inexistants. Mais encore une fois, Cordelia n’était pas des plus exigeantes, elle lui accordait quelques points pour les efforts, aussi misérables soient-ils. Lorsqu’il lui proposa de monter sur scène, la succube ne prit même pas la politesse – non pas qu’elle possédait quelconques manières, de toute façon –  de retenir ses moqueries et gloussa dans toute sa présomption et nonchalance routinières. Il tenta, adéquatement l’avouerait-elle, de la piéger en s’attaquant à son égo, et plus précisément à ses tripes, mais les propos du jeune homme délaissèrent la sorcière toujours et aussi indifférente. Cordelia haussa ainsi les épaules. « Eh bien. À peine une heure en ma compagnie et tu as déjà résolue l’énigme et cerné toutes les facettes de ma personne. Qui serais-je à te donner ainsi tort après une telle prouesse? » Dit-elle en levant son verre à ce discours. Il allait devoir faire mieux que de prétendre l’avoir cerner en fond et en comble après quelques verres et d’une piètre pique à son égo. Malgré les dimensions démesurées que celui-ci pouvaient prendre dans les situations opportunes, la brunette – en fine joueuse qu’elle était dans cette grande partie de jeu qu’était la vie – savait le mettre de côté. De plus, le plaisir qu’elle se procurait à faire échouer toutes les tentatives du spadassin était bien émoustillant, et avant tout, bien plus fort que n’importe quel ressentiment duquel elle pourrait s’éprendre après les piques du jeune homme.

Contre-attaque. Car dans une joute du genre, Cordelia aimait bien avoir le dernier mot, ou tout du moins bien faire comprendre qu’elle maitrisait la situation. La succube, dans toute sa nature justement, se leva lentement. Ses mouvements  étaient lascifs, sans pourtant être las, son déhanché, lui, naturel rien que dans sa démarche alors qu’elle se débarrassait de la distance entre le blond et elle. Une main errante, douce, un toucher presque mielleux, tout à l’opposé de sa personne, ou tout du moins de la facette de l’élusive Cordelia Hopkins. Elle s’approcha alors de lui, penchant son corps vers le sien, comme si les deux corps s’écrièrent de l’envie de cette étreinte si charnelle. Ses lèvres effleurèrent les lippes bourrues du jeune homme avant de se diriger vers son oreille. Un timbre de voix sensuel, peut-être un peu grave tout en demeurant dans une féminitude qu’elle maîtrisait que trop bien pour ne penser que le tout n’était pas un jeu : « Tu es dans mon chemin, lapin. » Elle lâcha tout acte enjôleur, se laissant à nouveau dicter gestes et mots par son ivresse et sa coquinerie habituelle et attrapa une bouteille d’alcool se trouvant sur le comptoir derrière Wesley, dont elle n’hésita pas à brandir devant le jeune homme pour lui faire croire que c’était bien son seul intérêt ce soir. Ce n’était pas la première fois qu’elle piquait une bouteille, mais dans le but d’apaiser l’atmosphère, elle laissa quand même glisser : « Tu crois que la barmaid m’en tiendra rigueur? » dit-elle, fronçant le nez dans son ingénuité feinte éternelle. Elle trahit son propre jeu en roulant les yeux et laissant échapper un énième soupir. Elle versa un verre au bel homme, puis à elle-même, avant de finir avec un dernier propos. « Il n’y a rien de plus ennuyant que la rancune, crois-moi. » Elle pouvait bien causer sur le sujet, après tout, elle fuyait depuis presque sept siècles des gens qui, justement, étaient trop rancuniers. Mais trêve de plaisanteries, elle fixa le ciel azuré que représentait le regard du jeune homme : « Parlons un peu de toi, veux-tu? Dis-moi, que fait un solitaire comme toi dans la vie, autre que fréquenter les bars pourris et séduire les roses aux épines dans mon genre? » Dit-elle en levant un sourcil, nonchalante – sans surprise. Elle s’apprêta à prendre une gorgée de l’alcool bronze valsant dans son verre, mais elle jugea nécessaire de flatter un peu l’Hunter. « Si j’étais toi, je ferais attention à ce que je m’apprête à dire. Tu as gagné tous ces points, tu ne voudrais quand même pas les perde à présent, non? » Dit-elle, l’interrogeant de son air enjôleur, quoiqu’un peu railleur aussi. C’était vrai, elle l’aimait bien ce petit, autant lui avouer subtilement plutôt que de continuer à le rabaisser sans cesse. Après tout, les hommes aiment les femmes qui ont du chien, pas les chiennes.



made by ℬlue ℐⅴy

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: « inside the outsider » ㄨ cordelia&wesley   Lun 17 Mar - 22:14

La rythmique langoureuse du morceau jouant en arrière-plan sonore berçait Wesley, lénifiant son âme tourmentée, et, la quantité non-négligeable d'alcool qu'il avait ingurgité jusque là ayant sans l'ombre d'un doute un rôle prépondérant dans cet état de quiétude, il se sentait serein. Balayant pour une énième fois la salle d'un regard vitreux, le Hunter observa derechef les effeuilleuses se tordre paresseusement, ne prenant même plus la peine d'ajuster leur cadence au tempo changeant de la musique. Faisant fi de leur presque nudité éhontée jetée au su et au vu de tous, le milicien s'attarda quelque peu sur leurs expression faciales, leurs œillades ; il fut médusé par la platitude de ses observations : toutes semblaient mornes, neurasthéniques, absentes, comme si elles n'étaient plus que de sinistres pantins. Elles exerçaient leur profession sans fougue, sans zèle, sans réticence, sans dégoût d'elles-mêmes, juste un zeste de désenchantement teintant leurs mouvements. À la réflexion, Wesley se rendit compte que ce détachement, ce replis en elles-même était sans nul doute leur unique salut afin de ne pas être rebutées de vendre leurs corps à des individus répugnants et stupreux. Nonobstants ces révélations nouvelles, cela n'empêcherait certainement pas le déchu à recourir à de tels services ; l'empathie n'avait jamais fait partie de ses rares vertus.

Blasé par cet affligeant spectacle, la brute recadra sa complète attention sur l'inextricable mystère en face de lui. Tout opiniâtre qu'il était, Wesley devait concéder que ses investigations furent aux antipodes d'être probantes. Peut-être n'était-il simplement pas béni d'une acuité intellectuelle suffisante pour percer à jour l'énigme qu'était Cordelia ? Peut-être devrait-il cesser de chercher aussi ardemment des réponses qu'il ne recevrait vraisemblablement jamais. Désormais, il ferait tâche de plus de malléabilité, de flexibilité et allait simplement apprécier cette joute stimulante, en faisant fi de motifs ultérieurs. « Tu m'enverrais fort déçu si c'était le cas. » fit-il uniment. Soudain, il la contempla se déployer, se lever, fermer la distance entre eux et s'approcher dangereusement. La proximité était insoutenable, supplice indicible, le membre de la garde noire pouvait sentir le souffle brûlant de la nymphe lui picoter ses lippes avides, intoxiqué par la chaleur qu'irradiait l'enveloppe charnelle concupiscible de la belle, tentation suprême. Néanmoins, ce presque contact ensorcelant et évanescent fut très vite rompu, l'intensité momentanée volant en éclats, Cordelia se rencognant dans son siège et brandissant fièrement une bouteille nouvelle. Malgré lui, un soupir échappa d'entre ses dents serrées ; il avait encore dansé docilement dans le creux de sa main, tel un misérable arlequin. Encore cette espièglerie ostensible peinte sur ses traits joliment dessinés, succédant promptement à cette ingénuité feinte et insidieuse. Wesley se maudit de la trouver si attirante.  Il se saisit néanmoins du verre que venait de lui servir la rose et le porta à ses lèvres, sirotant le nectar, se demandant distraitement comme un gabarit comme elle pouvait ingérer tant d'alcool et faire montre d'une sobriété toute relative. Lui-même pouvait sentir l'étreinte doucereuse des vapeurs capiteuses lui capturer l'âme et il y avait fort à parier que s'il avait à se lever, son équilibre serait chancelant. Toutefois, lorsque la question de la rose tinta à ses oreilles, le Spadassin sentit la circonspection poindre sous la surface de sa conscience. D'aucuns diraient qu'il était, à l'accoutumée, assez récalcitrant à dévoiler des renseignements sur ses activités, qu'elles soient professionnelles ou, hé bien, ludiques. Farouche, il braqua sur Cordelia un regard calculateur ; la conclusion rationnelle serait qu'elle demandait cela par simple curiosité mais était-il réellement avisé de lui céder l'information ? C'était ce que son instructeur de formation lui avait psalmodié avec beaucoup de diligence : vigilance constante. Nul ne pouvait discerner au prime abord l'humain de l'impie, le vertueux de la crapule. Grattant distraitement sa barbe de sa main valide, Wesley décida de ne point se montrer paranoïaque – sans doute était-ce là le fait de son état d'ébriété. « Je suis Shadow Hunter. » fit-il, entre autres ajouta-t-il in petto, marquant une pause. « Et toi, si j'ose demander, que fais-tu, si ce n'est tourmenter de pauvres âmes égarées ? » dit-il, l'ombre d'un sourire flottant sur son visage. Une question aux apparences anodines mais recelant néanmoins une réelle curiosité ; le milicien s'interrogeait honnêtement sur les activités de cette créature enjôleuse. Assurément trop outrecuidante pour une profession banale, peut-être rencontrait-elle un homme nanti lors d'oaristys sporadiques ? Tout Blake pensa-t-il avec venin. Toutefois, l'heure n'était pas à l'amertume ni à la rancœur mais bien à la curiosité, à la soif de savoir.  
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 4621
↳ Points : 6573
↳ Date d'inscription : 24/10/2013
↳ Age : 27
↳ Avatar : + nina dobrev.
↳ Age du Personnage : + 26 yo - 743 yo.
↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
↳ Niveau de Compétences : + niv. 4 HBIC
↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
↳ Citation : + « don't let her smile fool you, don't let her eyes confuse you ... red lips always lie. »
↳ Multicomptes : + unique compte.
↳ Couleur RP : + rosybrown



Feuille de perso
↳ Copyright: (c) poupée morose + tumblr, etc.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « inside the outsider » ㄨ cordelia&wesley   Mar 25 Mar - 23:41




just because you know my name doesn't mean you know my game

Si la sorcière n’eût été aussi imbibée de ce nectar bronze – teinte que prenait tout bon Bourbon qui se respectait – elle aurait peut-être pu remarqué le regard calculateur, voire méfiant du spadassin. Or, il en était tout autre. Si sa vision demeurait modeste, si ses iris, aux couleurs réminiscentes du cacao au lait, paraissait plus vif que jamais et si elle s’avérait en toute capacité de s’adonner à une joute verbale admirable, Cordelia ne semblait plus penser distinctement. Rien de bien grossier ou d’observable, mais il était un peu dispendieux dans une situation comme celle-ci de se priver d’une telle acuité. La démone prit donc la sage, à son sens, décision d’arrêter de s’imbiber de cet élixir de vie. En revanche, cela ne signifiait pas qu’elle devait arrêter d’en proposer au pauvre blondinet. Il était plus grand, plus large entre autre ; en somme, il tenait vraisemblablement bien mieux l’alcool qu’elle ne pouvait elle-même espérer un jour. Et, éventuellement, tôt ou tard (avec un peu de chance, plus tôt que tard) l’alcool ferait de sa si prisée vigilance un état désuète auquel il n’aurait plus accès. Ce n’était pas réellement un plan machiavélique – auquel cas, il aurait été plutôt pathétique – mais simplement un moyen comme un autre de se donner un ascendant, comme elle chérissait particulièrement n’importe quel avantage qu’elle pouvait se mettre sous la main.

La main du jeune homme, bourrue et encore surmenée de ses activités antérieures qui n’étaient pas encore familières à la sorcière – qui, elle, en toute honnêteté, n’en avait rien à foutre –  s’approcha de sa barbe en fatras. Le son de ses ongles, rongés, éraillés, voire même fendus contre cette toison sur son menton ne soutira qu’un haussement de sourcil à la sorcière, qui étonnamment au vu de ses essors d’insolence et d’outrecuidance avec lesquels Wesley était bien trop familier à présent, avait tenté tout de même de dissimuler son dédain. La sorcière plissa d’ailleurs les yeux, se concentrant quelques secondes sur cette barbe aussi disparate qu’un salmigondis,  avant de pencher la tête et de regarder ailleurs alors que les mots, fraîchement sortis des lippes bourrues du milicien, drapés dans ce timbre de voix grave et virilement ferme, caressaient les douces oreilles de la brunette. Cordelia, a contrario de la certaine circonspection dont elle avait preuve plus tôt, roula sans la moindre subtilité les yeux et elle fit vibrer ses lèvres dans un pouffement presque inaudible. Un ‘shadowhunter’? Superbe. Il ne manquerait plus qu’il lui avoue qu’il était là pour lui enfiler les menottes – ce qui aurait pu attiser en elle une certain appétence charnelle si elle l’aurait trouvé un tant soit peu crédible dans le rôle dans l’alpha male. Disons que la succube avait l’étrange pressentiment qu’entre lui et elle, elle serait celle à devoir enfiler les menottes au chasseur malgré ce que l’on pourrait penser au vu de leur carrure respective. Il ne manqua pas de lui demander ce qu’elle faisait dans sa vie, ne ratant pas une énième invective subtile et loin d’être grossière ceci dit. La brunette esquissa un fin sourire sur ses lèvres collés l’une contre l’autre dans cet assortiment subtile d’un rouge à lèvre rosé aux teintes naturelles, puis elle se mit à réfléchir. Rapidement, cette petite moue de prétention contrefaite mura en une moue contrariée alors que la sorcière prenait connaissance de la insipide réalité. « Non… En fait, ça se restreint plutôt à ça, oui. » Dit-elle alors que les images de Connor, Soren, Aiden, Kylian et bien d’autres passèrent hâtivement dans sa tête, bien qu’elle chassa avec tout autant de hâte ces pensées. « C’est un constat tragique, je l'admets. » avoua-t-elle, nonchalante plus qu’autre chose. On voyait clairement que les mots n’avaient plus réellement de sens pour cette reine de glace. « Mais entre toi et moi, pourquoi me lasser alors que de sombres imbéciles sont prêts à vendre père et mère pour mes jolis petits yeux? » Pause, le temps qu'elle digère ce qu'elle de dire elle-même. « Enfin, yeux et autres, bien entendu. » Un roulement de yeux suivit. Elle était presque surprise des confidences qu’elle faisait ouvertement au blond. En soi, ce n’était pas réellement un secret ; elle avait tout d’une sale opportuniste enjôleuse, mais elle évitait généralement de vendre la mèche. La demoiselle fût prise d’un léger rire espiègle, probablement dû à l’alcool dont les incidents étaient vraisemblablement plus discernables. Rapidement, elle plaça sa main devant ses tendres lèvres, puis reprit un peu de son sérieux. « Et sinon, monsieur le ‘Shadow Hunter’ mettant l’emphase sur les derniers mots avec un timbre de voix se voulant solennel – bien qu’il était plus sarcastique qu’autre chose – elle marqua une certaine pause puis poursuivit : On t’a forcé la main ou tu prends réellement ton pied à jouer les Rambo pour le gouvernement? » Elle marqua une pause, un regard aguicheur lancé vers ces magnifiques iris azurés question de les soutenir dans une joute de regards, futile diversion alors qu’elle lui versait un énième verre. « Enfin, tu as les bras pour, alors, pourquoi pas? » Petit compliment sans valeur, mais ses airs de séductrice feraient l’affaire.



made by ℬlue ℐⅴy

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: « inside the outsider » ㄨ cordelia&wesley   Dim 30 Mar - 22:45



Bien que son acuité intellectuelle fusse quelque peu émoussée par la quantité non-négligeable de breuvage qu'il avait versé dans son gosier avide de telles saveurs, Wesley ne manqua toutefois pas de constater la moue irrévérencieuse qui avait crispé le faciès de la capiteuse demoiselle lorsque celle-ci avait ouï la dénomination de la profession du milicien. À croire que c'était là le seul genre d'expressions faciales dont Cordelia pouvait faire preuve. Néanmoins, le Palladium ne s'en offusqua pas ; il savait pertinemment que la garde noire était fustigée de maintes stigmates indélébiles. De surcroît, lui-même ne portait guère beaucoup d'égards à ce groupuscule abscons et encore moins à ce qu'une effrontée de l'acabit de la rose pouvait penser de lui. La seule convoitise du déchu était les prérogatives et la stabilité dont il jouissait grâce à son allégeance, le reste ne revêtait que peu d'importance à ses yeux. « Tragique, tout à fait. » fit-il, une inflexion railleuse dans la voix, son regard s'égarant, ses doigts pianotant sur le comptoir. En toute sincérité, il ne fut pas le moins du monde étonné par les palabres subséquents de l'enjôleuse, il s'était attendu à des occupations de cet ordre-là. « Donc quoi ? Tu vis aux crochets des abrutis que tu arrives à séduire ? C'est peu reluisant. » lâcha-t-il d'une voix blanche. Certes, il n'était vraiment pas le mieux placé pour discourir sur l'éthique des activités de ses interlocuteurs mais il n'avait pu empêcher cette invective de passer ses lèvres. Sans doute l'avait-elle méritée en définitive en faisant preuve d'une telle jactance.
Une nouvelle remarque, lourde d'une déférence feinte, fusa encore et Wesley ne put inhiber son soupir. « Yep, c'est un job qui me plaît, il est on ne peut plus simple et paye grassement. J'aboie quand on me dit d'aboyer, je mords quand on me dit de mordre. Ça ne met pas mes facultés intellectuelles à trop rudes épreuves au moins. » débita-t-il, préférant de se tirer une balle dans le pied lui-même et que laisser à Cordelia la satisfaction de le faire. Et puis, il n'avait pas menti : ce métier lui plaisait, lui permettait de laisser libre expression à la noirceur de son cœur impunément, de faire déferler sa hargne viscérale sur son prochain et d'être virtuellement intouchable. Le sibyllin but une nouvelle lampée de son bourbon, se faisant simultanément la réflexion qu'il levait le coude peut-être trop aisément et qu'il serait sage de freiner la consommation quelque peu. Son état d'ébriété pouvait déjà se faire sentir dans ses propos et dans son comportement, à ce train-ci, il n'allait pas tarder à s'emporter, que cela soit à cause de l'ensorceleuse ou d'un tiers parti. « Que feras-tu lorsque tes charmes auront fané ? » lui demanda-t-il de but en blanc, cette interrogation saugrenue lui traversant son esprit brumeux. Notez que cette question était somme toute fondée : Cordelia n'était pas éternelle, sa beauté finirait par s'étioler et le culte que lui vouaient certains hommes péricliterait parallèlement. Que ferait-elle alors, seulement armée de son insolence ?

Sans crier gare, son bipper se mit à sonner, signe que son devoir l'appelait. Wesley ne savait pas s'il se sentait soulagé ou contrarié d'être mobilisé de manière si impromptue. Se passant mollement une main sur le visage, il se demandait bien comment il serait à même de mener à bien de ce qu'on attendait de lui dans pareil état. « L'heure d'aller jouer les Rambo a sonné semblerait-il. » dit-il d'une voix lente. Posant un ultime regard sur la séduisante nymphe, il grava sur sa rétine tous les traits de son faciès, ses yeux sombres, son teint hâlée et ce sempiternel air d'insolence flottant sur son visage. « Je ne peux pas vraiment dire que je fus ravi. » commença-t-il « Mais ce fut somme toute un échange intéressant. » fit-il en se laissant couler de son perchoir. Il tanguait, titubait légèrement, son équilibre rendu quelque peu précaire par l'ivresse. C'était toujours lorsqu'on se relevait que les effets de l'alcool se faisaient le plus sentir. « À la revoyure, Cordelia. » conclut-t-il, allongeant ses pas vers la sortie, glissant un billet à la serveuse qu'il croisa. Lui qui était venu passer un calme et agréable moment en charmante compagnie, il avait eu droit à la place à une joute verbale acerbe qui, il lui fallait le concéder, fut assez uni-latérale. En définitive, il demeurait assez mitigé face à cette rose à épines. L'appréciait-il ou l'exécrait-il ? Il l'ignorait pour l'heure, sans doute verrait-il plus clairement la réponse lorsque les vapeurs d'alcool auraient déserté son organisme. Enfourchant sa Harley, le Hunter fut secoué d'un léger rire ; sacrées femmes, elles causeraient sa perte, il n'en était que plus convaincu de jour en jour.
Revenir en haut Aller en bas
 

« inside the outsider » ㄨ cordelia&wesley

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» FEEL THE GEEK.
» MSI paré pour Sandy Bridge, spécifications et vidéo ClickBIOS inside
» Inside The World (Jeu de Plateforme 2D) [Demo disponible]
» « eyes on fire » ㄨ cordelia&connor
» Osmose | Inside my War.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-