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 Blazing Fall {PV}

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Masculin
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↳ Date d'inscription : 20/10/2012
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MessageSujet: Blazing Fall {PV}    Mer 4 Déc - 14:33



We clawed, we chained our hearts in vain.

We jumped, never asking why. We kissed, I fell under your spell, a love no one could deny.



La vapeur brûlante d'une énième infusion se détachait de la limpidité de la pièce. Dans les carreaux maculés de pluie, son reflet aurait pu être celui d'un vieil homme. Les cernes apparentes de nombreuses nuits sans sommeil venaient se plaquer sous l'azur de ses prunelles. Un quotidien qui commençait sérieusement à lui peser sur les épaules. Un poids immense, insupportable que même lui ne pourrait surmonter. Leurs rires vinrent caresser ses tympans, mais il les trouva d'une absurdité affligeante. Il venait se consoler, persuadé que ces boissons finiraient par l'achever. Tendant le bout des doigts vers une ataraxie qu'il voulait à tout prix retrouver. Il aurait voulu être sourd, ne plus entendre les obscénités derrière cette porte immaculée. Il imaginait Cora, les mains sur les hanches, scrutant de ses rétines polaires le moindre intrus. Le choix n'aurait pas pu être plus parfait. Il balaya du regard son refuge, le trouvant un peu démodé. Enfilant son manteau noir sur son dos, le sorcier quitta les lieux. Quelques danseuses s’agrippèrent à son cou, enjôleuses aux intentions réfléchies. Les goûtes gelées d'un temps orageux se glissèrent sur son visage. Il pouvait sentir l'odeur nauséabonde des vagabonds mélangée à celle de nouvelles drogues dont il ignorait le nom. La luminosité des immenses lettres affichant l’appellation de son club s’éloignèrent petit à petit, pour ne former qu'un nuage rose imperceptible sous une pluie torrentielle. Il aurait voulu la suivre, mais elle n'avait laissée aucune trace. Elle avait disparu, telle une voleuse prête à être condamnée. Les mois s'étaient écoulés, ternes et maussades. Il n'avait même pas tenté de la retrouver, se laissant submerger par un chagrin qui lui était jusque là inconnu. Les souvenirs de leur dernière rencontre lui avaient laissé des stigmates dont la plaie n'avait toujours pas cicatrisée. Il avait abandonné toute idée de la revoir à nouveau. Son cœur saignait sans qu'il soit capable de stopper l'hémorragie, sans qu'il en ait véritablement l'envie. Il souffrait, mais résistait à cette douleur. Orgueilleux au possible, imaginant la belle dans les bras d'un autre, dépourvue de remords.

Le sorcier pénétra dans ce qui semblait être un bar au luxe inexistant. Loin de ses habitudes, lui qui était un client fidèle des plus grands restaurants de la Nouvelle-Orléans. Il avait ce besoin vital de se détacher de la routine. L'air de la pièce était vicié et sentait la bière. Quelques hommes à l'esprit brouillé par l'alcool et à la barbe naissante étaient affalés sur leurs chaises. Leurs regards vitreux se posèrent sur le ministre, accompagnés de quelques ricanements. Sans un mot, il s'installa dans un coin bercé par l'obscurité, posant ses bras sur la table rongée par des créatures aux dents longues et aux rétines effrayantes. Le mage blanc se sentait observé, il pouvait apercevoir du coin de l’œil leurs regards fixés sur lui. D'un geste de la main il infiltra dans leurs crânes vides, l'illusion d'une belle femme aimante prête aux pires blasphèmes en leur compagnie. Souriant en constatant le changement immédiat de l'expression de leurs visages. L'ambiance tamisée du restaurant n'enlevait en rien son apparence lugubre et miteuse. Les habitués venaient noyer leur mélancolie dans ces verres poussiéreux, installant leurs fesses grasses sur ces chaises à peine confortables pour y passer ne ce serait qu'une petite heure. Les tables usées avaient perdu de leur éclat. Quelques tableaux venaient habiller les murs sinistres dans l'espoir de leur donner de la joie. En vain, l'endroit dégageait une certaine nostalgie, comme si autrefois les rires d'enfants l'avaient inondé par leur douceur. Il ressentait cette force mystique s'introduire dans les pores de son épiderme. Cela le fit frissonner. Ce lieu était hanté. Les esprits d'une époque révolue n'avaient toujours pas retrouvé la lumière, soucieux de l'avenir du quartier. Il haussa les épaules, indifférent aux problèmes d'un passé qu'on ne pouvait plus réparer. Il alluma une cigarette, crachant la fumée par les narines. Il avait épié les clients, tentant d'adopter la même démarche pour passer inaperçu. Il leva alors la main, s'adressant à la serveuse dont le visage était dissimulé par la noirceur du bistro.  « Excusez-moi madame. Ce serait possible d'avoir le repas du jour ? Mais avant, j'aimerais bien déguster un verre de whisky s'il vous plaît. » Sa politesse provoqua quelques railleries de bas étage. Il aurait peut-être du les tuer avant de s'installer. Il préféra les ignorer, évitant un carnage. Ses sphères bleutées vinrent à nouveau se poser sur la barmaid, intrigué par cette fine silhouette aux courbes généreuses. Il ne pouvait donner de couleur à sa crinière, mais il avait l'impression de reconnaître une certaine élégance dans ses gestes. Il sentit sa respiration devenir irrégulière. Il avait l'impression que quelqu'un avait enfoncé un couteau dans sa cage thoracique. Ses poings se fermèrent, les phalanges blanchies par l'effort. Il transpirait, bougeait dans tous les sens, incapable de trouver la position adéquate. Une bombe venait de s'abattre sur lui et il ne savait comment réagir. Peut-être était-il trop tôt pour en tirer des conclusions hâtives.

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MessageSujet: Re: Blazing Fall {PV}    Ven 27 Déc - 10:47



On lui avait promit une renaissance. Quelque chose de nouveau et merveilleux qui bouleverserait sa vie et enverrait au tapis les mauvaises habitudes et les pensées sombres qui l’habitaient. Elle aurait du se sentir comme une autre femme, plus libre, plus heureuse, plus belle. Mais tout ce qu’elle voyait dans le miroir était une coquille vide. De la personne qu’elle avait été autrefois, elle avait l’apparence, les intonations et même les souvenirs. Mais tout lui semblait entouré d’une mystérieuse brume, comme si des siècles s’étaient écoulés depuis la dernière fois où elle s’était sentie elle-même. Faith Ziegler l’intimidait, la perturbait ; ses réactions lui paraissaient peu naturelles, empreintes de calculs et de faussetés qui lui étaient étrangers. Et pourtant elle lui manquait cruellement. Chaque matin, la jeune femme tentait fébrilement de reconstruire cette incroyable assurance qu’elle lui prêtait, parce qu’elle se savait incapable de résister seule aux assauts de la réalité, parce qu’elle ne connaissait pas d’autre manière de combattre l’adversité non plus. En réalité, Faith était prisonnière de ses progrès et de son passé, ses démons la faisaient moins souffrir qu’autrefois mais leur présence dans sa vie quotidienne s’était également accrue. Elle n’était pas tout à fait une nouvelle personne mais plus vraiment la même qu’autrefois non plus. Les états intermédiaires et les demi-teintes ne lui plaisaient pas plus qu’autrefois, voilà au moins un point sur lequel elle s’avérait constante. Puisant habituellement sa force et son inspiration dans l’excès, sa nouvelle vie aurait du être une déflagration de nouveautés mais au lieu de ça elle se laissait dépérir dans une morne existence où tout avait l’apparence de l’habitude sans jamais s’y rapporter vraiment. On lui avait vendu les habitudes et la routine comme les garants d’une plus grande stabilité alors elle avait finit par oublier l’incroyable ironie avec laquelle la vie s’appliquait à bouleverser tous ses plans. A chaque fois.

Ses rares économies avaient fondu plus rapidement qu’elle ne l’escomptait, ce n’était pourtant pas le motel miteux dans lequel elle avait élu domicile qui dévorait ainsi sa maigre fortune. Mais le gouvernement s’était largement servi au passage pour financer un internement jamais requis par la jeune femme. Reprendre sa carrière là où elle l’avait laissée n’avait jamais été option. Les opportunités dans cette profession étaient suffisamment rares pour la décourager à chercher. Sa convalescence puis son retour anonyme à la vie active lui avaient permis de réaliser à quel point elle n’était rien –du moins sans cette multitude d’hommes puissants et aisément manipulables qui lui avait permis de décoller par le passé. Avec du recul, Faith avait conscience de l’adresse avec laquelle s’était construite, parvenant à s’élever de façon discrète et raisonnable dans la société sans jamais ne rien devoir à qui que ce soit. Elle avait également conscience que cette période était révolue. Cette espèce d’hystérie qui l’avait peu à peu gagnée les mois précédant n’était pas la seule raison de son isolement social, à vrai dire la jeune femme était même persuadée que sa folie était passée relativement inaperçu. Non, la véritable raison du vide intersidéral de sa vie sociale s’expliquait par la longueur de son absence et surtout de la superficialité de ses rares liens. Avec la résignation de celles qui se savent plus ou moins perdues, Faith s’était tournée vers le seul autre emploi qu’elle n’ait jamais connu.

Sa nouvelle occupation n’avait rien à envier à sa brève expérience de serveuse à l’époque où elle tentait de financer ses études. Il faut dire que le dinner dans lequel elle officiait actuellement était passablement miteux et la clientèle se fondait parfaitement dans le décor désuet et d’une propreté douteuse de celui-ci. Ses traits encore empreints des stigmates de l’accident qui avait bouleversé son adolescence avait relativement protégée l’étudiante d’alors des inconvénients du métier. A l’époque, ses cicatrices lui conférait un aspect suffisamment fragile et repoussant pour décourager la clientèle et ses supérieurs de la malmener. Paradoxalement, alors qu’elle se trouvait au paroxysme de cette instabilité mentale qui la guettait depuis toujours selon les dires de son médecin, Faith ne pouvait plus compter sur sa physionomie pour la protéger. Sa vie se résumait à un combat quotidien contre la crasse qui envahissait le restaurant tout en esquivant les mains baladeuses et bravant les avances peu ragoutantes du reste du personnel comme de la clientèle, engoncée dans un ensemble défraichi accordé aux couleurs criardes de l’établissement. Elle s’efforçait justement de faire disparaitre les traces poisseuses d’alcool marbrant le comptoir lorsqu’un nouveau client franchit la porte. Suivant les conseils de son unique collègue et alliée, elle avait finit par cesser de regarder les clients, les reléguant à une espèce de concept éloigné de sa propre réalité et ne posant sur eux qu’un regard vaguement absent lorsqu’elle prenait commande ou acceptait un pourboire. Cependant, un brusque changement dans l’ambiance ordinaire se faisait sentir, comme si l’individu était parvenu à troubler la totalité des clients par sa simple entrée, la poussant à relever les yeux. Effectivement, l’écart entre la médiocrité du restaurant et le luxe que reflétait la tenue de l’homme suffisait à déconcerter, sans compter l’exquise politesse avec laquelle il passa commande. Quelque chose dans l’intonation de l’étranger troubla la jeune femme, elle y décela presque immédiatement un accent familier la forçant à relever les yeux une fois encore et tenter de percer la pénombre à la recherche des traits que son esprit associait à ce ton.

L’instant choisi pour leurs retrouvailles n’aurait pas pu être plus cruel pour son égo. En son for intérieur Faith le soupçonnait de chercher à la punir une fois de plus, à railler ses innombrables présomptions en la surprenant au cœur même de sa misère. Elle avait pleinement conscience que son état de santé et la thérapie avaient laissé leurs propres marques. L’image que lui renvoyait le miroir n’était que l’ombre de ce qu’elle avait été ; peau diaphane, traits tirés et joues légèrement creusées. Sans doute expiait-elle avec un peu de retard toutes les nuits blanches et les excès de sa vie d’antan. Mais ce qui ne parvenait pas à refroidir les remarques licencieuses des ivrognes et de son ignoble supérieur ne manquerait pas de frapper Wayne. Incorrigible amateur des grâces du sexe opposé, il ne manquerait sûrement pas de remarquer l’altération visible de sa séduction dans cette atmosphère pesante et cet uniforme grotesque. Elle recula encore de quelques pas derrière son comptoir, avec l’espoir illusoire que l’obscurité ambiante parviendrait à la soustraire à ses coups d’œil inquisiteurs. Ses mains serrées sur le torchon crasseux avec lequel elle essuyait sur le bar tremblèrent légèrement lorsque la serveuse vint lui transmettre sa commande. Acceptant avec soulagement cette occasion d’occuper ses mains, elle attrapa la bouteille de spiritueux la plus proche et versa une grande rasade d’un geste expert.

Prête à tendre le verre à sa collègue, elle suspendit son geste à mi-chemin avant de tourner les talons et quitter sa cachette. Avec une détermination qui l’époustouflait elle-même, la jeune femme se dirigea jusqu’à la table de son ancien amant. Le verre claqua avec plus de force qu’escomptée sur la table en formica, versant un peu de son contenu sur les doigts de la jeune femme au passage. D’un geste machinal, elle les porta à ses lèvres pour aspirer les gouttelettes de breuvage alcoolisé avant de s’asseoir en face de l’homme.

« Alors M. le ministre, depuis quand vient-on s’encanailler dans des coins aussi sombre ? »
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MessageSujet: Re: Blazing Fall {PV}    Mer 5 Mar - 23:39


L'esprit brumeux et les rétines affaiblies par ce qu'il croyait être un mirage, le sorcier semblait avoir plongé dans un état second. Une dimension parallèle le submergeant dans des souvenirs le coupant de toute réalité. Reliques perturbantes, l'enfonçant un peu plus dans la déraison. Accompagnées d'une crainte marginale de se retrouver pris au piège. Bordé par ses tourments les plus insensés. Sa main tremblante reflétait toute l'angoisse qui venait discrètement s'emparer de lui. Anesthésié, sous l'effet irrévocable d'un cocktail volcanique mélangeant réminiscence et démence, l'américain eut l'envie de glousser. Un rire fébrile s'échappa de sa trachée, provoquant une mélodie macabre dans la pièce maculée d'abominables visages. Seule la lumière de l'astre lunaire s'invitait dangereusement à travers les stores épais de poussière. Endroit miséreux, renvoyant l'infortune de ces âmes échouées. Noyées de chagrin et de détresse, désireuses d'être sauvées. Les mesquineries assassines venaient se mêler à la pestilence qui envahissait la salle. Et puis sa voix, douce et mélodieuse vint caresser ses tympans. Camouflant le bruit sourd s'abattant sur sa table. Il l'ignora, portant le verre à ses lèvres et avalant le délicieux nectar. Liquide fiévreux le ramenant de force vers le réel de ses prunelles émeraudes. « Je t'en prie, prends tes aises. Je suis sûr que tu as beaucoup de choses à me dire. » Lâcha-t-il, la mâchoire contractée. Il aurait pu interpréter le rôle d'un gamin capricieux, mais sa rupture - si on pouvait la considérer comme telle - douloureuse lui avait appris à ne pas toujours se comporter comme un fumier. Son cœur saignait pour elle, mais l'hémorragie n'était peut-être pas assez abondante pour qu'il puisse lui pardonner tous ses péchés. Il avait juré qu'il disparaîtrait de sa vie, mais jamais il n'aurait cru qu'elle puisse en faire autant. Les mots lui cramaient la langue. Il souhaitait la voir s'effondrer sous le poids insupportable de ses reproches. L'insulter, rien que pour le plaisir de la voir pleurer. « Je peux te retourner la question. J'osais espérer que tu valais mieux que ça, mais apparemment les mauvaises surprises sont ton point fort. » Ironisa-t-il, mal à l'aise par l'ambiance austère qui s'installait entre eux. Finissant son breuvage, il alluma une cigarette, crachant la fumée dans sa direction. « Alors Ziegler, où étais-tu passée ? » Inutile de préciser que le ministre avait imaginé leur rencontre un peu plus explosive. En vérité, à l'instant où il prononça ces paroles, il retenait tant bien que mal le venin toxique qu'il aurait aimé disperser. Il finirait par céder à ses pulsions, mais il n'était pas assez idiot pour l'humilier devant ces êtres perfides et risquer de la perdre une deuxième fois. « Je vois que tu as lâché la blouse blanche pour un uniforme un peu plus... audacieux. » Ses rétines se posèrent sur les formes agréables de son interlocutrice, lui volant un sourire.

Écrasant le bout de nicotine sur un cendrier à moitié brisé, il se pencha sur la table, son visage se rapprochant de celui de Faith. L'ancien flic ajusta sa cravate, l'air commençait sérieusement à lui manquer. « Pourquoi es-tu partie comme ça ? Tu t'es envolée du jour au lendemain. Tu aurais pu au moins avoir la délicatesse de me prévenir. » Les lippes crispées et le regard cadavérique, le ministre contemplait la source de tous ses ennuis. Pétrifié, il avait la malsaine impression d'être hypocrite. Pourquoi vouloir se la jouer compréhensif ? Pourquoi devait-il tolérer l'indifférence de Faith ? « Depuis combien de temps es-tu ici ? » Les questions se suivaient telles des fusées. Le temps s'écoulait et avec lui toute l'impassibilité dont il avait fait preuve jusqu'à maintenant. Il maudissait ce jour où il l'avait menacé de quitter sa vie définitivement. Son impulsion s'était retournée contre lui, le montrant du doigt, sans une once de pitié. Ce malheureux épisode se baladait encore dans les affres impétueuses de son âme. Encore une fois, elle le poussait à être haineux, le révoltant de par son attitude grotesque, ignorant le chagrin qu'elle ne cessait de lui infliger. Elle était devenue la protagoniste de ses songes, lui provoquant des hallucinations. Inconsciemment, il soulageait son amertume dans les bras d'une autre, cherchant en vain un peu de reconnaissance. Jamais il ne s'était senti rassasié. Il se sentait trahi et abandonné. Il avait mis tous ses espoirs sur cette femme. La seule à modérer son tempérament de feu, la seule capable de tenir allumée la flamme d'un sentiment bien plus puissant que tous les autres, mais aussi celle qui le rendait si faible. Peut-être n'était-elle que le fruit de ses chimères, peut-être qu'elle n'était jamais revenue. Pour s'en convaincre, l'illusionniste fit glisser le bout de ses doigts sur la peau satinée des joues de la jeune serveuse avant de les reposer, soulagé. « Tu m'as manqué Faith. »

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MessageSujet: Re: Blazing Fall {PV}    Dim 16 Mar - 14:28







le monde de Danny











Edition Spéciale {Diffusée en vrai RP}




Éteintes, en veille, allumées sur un programme que vous avez choisi, les télévisions ont toujours eu pour habitude de répondre à vos désirs. Il en va de même pour les radios, les ordinateurs. Les téléphones pour ceux qui en possèdent. Mais soudainement, les engins électroniques se mettent à agir d’eux-mêmes. Dotés d'une volonté propre. Changeant de programme, sortant de veille ou s’allumant tout simplement pour se brancher sur une émission qui ne vous plaira absolument pas. Le Gouvernement a tout prévu. Infiltrer tous les foyers de la ville pour que l’annonce soit vue, lue ou entendue de tous.

« J'aime partager. J'ai toujours été comme ça, garder les secrets ce n'est pas pour moi. Pas quand le reste du monde peut aussi en profiter et s'en amuser. Pour réchauffer un peu vos petits cœurs en cet hiver qui perdure, voici une édition spéciale, qui risque de faire de belles étincelles. J'en suis tout chose, j'en verserais presque une petite larme. Et vous aussi, j'en suis certain.
The game is on...

rumor has it


- AIDEN Northwild ; Enregistrement vidéo :
Si la plupart de la population semble avoir compris que pour sa propre sécurité il est fortement déconseillé de mettre le nez dehors après le couvre-feu, d’autres en revanche, semblent ne pas vouloir se plier aux règles. Je ne donnerais pas de nom pour éviter tout... Oh si allez, je vais vous en donner. Un surtout. Notre cher Aiden. En parfait ado qui se rebelle, il n’en fait qu’à sa tête et se balade tranquillement une fois la nuit tombée. Et comment fait-il pour passer au travers des patrouilles ? En payant les patrouilleurs pardi ! Les pots de vins circulent, passent entre les mains de soldats supposés faire régner l’ordre. Je doute que tu trouves de nouveaux Peacekeepers à corrompre mon cher Aiden, et si j’étais toi, je ferais une croix sur les escapades nocturnes. Tu as eu de la chance jusqu’à présent, mais la roue tourne. Et je doute que tu apprécies ce qui t’attends si tu venais à être surpris en flagrant délit. Je dis ça, je dis rien…

- aleksi lenaïk ; Récidive :
Condamné pour avoir fourré son nez dans des affaires d’Etat classées secret défense. Il semblerait que dix années de prison ne lui ont pas suffi car ce cher petit Aleksi est en train de retomber dans ses travers. Une source sûre m’affirme que l’informaticien se change en hacker de haut vol une fois ses heures de travail achevées et qu’il tente depuis plusieurs mois déjà de s’infiltrer dans les dossiers secrets de notre cher Gouvernement dans le but de le voir s’effondrer.
Qui l’eut cru, lui qui a l’air si inoffensif derrière ses lunettes de parfait petit geek ? Pas moi. Et si j’admire son travail, notre Président lui, voit ces tentatives d’un très mauvais œil et prépare déjà la contre-attaque. Un conseil, Leksi, évite de mettre le nez dehors pendant quelque temps et arrête de te prendre pour un Résistant. Tu n’en as pas la carrure.

- Angus Rasmussen ; Rumeur :
Il se prétend Résistant. Clame à qui veut l’entendre qu’il nous déteste, et que notre cher Président et son Gouvernement doit être renversé au plus vite. Il a gagné sa place dans la Résistance, j’en suis sûr. Ils sont tellement aveugles, qu’ils sont incapables de voir quand on se moque d’eux. Mes chers petits, vous avez un mouton noir dans vos rangs.
Car si Angus prétend vouloir la destruction de l’ordre établi, une fois sa chemise retournée, il œuvre pour ce même ordre avec toute la dévotion du monde. Surpris ? Si j’étais vous, je renforcer les tests d’entrée, pour éviter de vous retrouver une nouvelle fois dans ce cas de figure à l’avenir.

- Aurora Abatucci ; Enregistrement vidéo :
La nuit tombée, les rues de la ville se vident. Au coin de l’une d’elle, une ombre se profile. Les talons claquent sur le sol et la jeune femme courtement vêtue, s’arrête pour retrouver une de ses camarades. Elles attendent patiemment qu’un client vienne demander leur service. D’autres talons se font entendre, et c’est Aurora qui entre en scène. Elle se montre enjôleuse avec les deux prostituées, puis sans crier gare, les massacres de sang-froid, à la manière de Jack L’éventreur.

Qui aurait cru ça ? Qu’une si délicate personne serait capable d’agir avec une telle barbarie ? Et ensuite accuser un assassin mort il y a des siècles ? Franchement, Aurora, tu aurais pu trouver mieux. A mois que ce crime n’ait été motivé par une jalousie quelconque ? Elles avaient marché sur tes plates-bandes c’est ça ? Parlementer aurait peut-être pu régler les choses, tu devrais y penser pour la prochaine fois. Ça t’évitera de passer pour une folle sanguinaire.

- Azzura DiMercurio ; Enregistrement vidéo :
Une forme noire se distingue parmi les hautes herbes. Il s’agit d’Azzura. Perdue au fin fond du bayou sauvage, une arme à feu en main, elle semble tout droit sortie d’un film d’horreur. Des cernes bleutés trônent sous ses yeux. Elle a le teint blafard et les joues creuses.
« - Suis-je la seule à le voir ? ». Saisie d’un violent tremblement, elle manque de tomber à la renverse. Elle lance des paroles dans le vide.
« - Espèce d’ordure. Tu n’es pas réel. Tu es mort il y a plusieurs siècles. Disparais avant que… ». A qui s’adresse-t-elle ? Aucune silhouette ne la surplombe. Aucun interlocuteur à l’horizon. Elle est entourée d’arbres solitaires. Plus loin, un homme est avachi dans la vase. Sans crier gare, elle lui tire une balle en pleine tête. Dans un état de confusion mentale, elle enchaine sur un nouveau monologue.
« Qui suis-je ? ». Coupable, elle prend la fuite.

Atteinte du syndrome de la bougeotte, la demoiselle a souvent besoin de changer d’air. Elle ne refusera certainement pas de passer un séjour chez les fous. Allez, souris. Stain viendra t’apporter des oranges. C’est certainement mieux que de croupir dans une cellule, n’est-ce pas ? Avant d’enfiler ta blouse blanche, pense à m’offrir une danse privée.

- Brashen Hall ; Rumeur :
Il en faut des nerfs d’acier pour rejoindre les rangs de notre belle armée. Tous les Shadowhunters vous le diront : leur boulot n’est pas une mince affaire. Et Brashen ne dira pas le contraire. Derrière ses beaux yeux de glace se cache en fait un être au tempérament de feu. On me rapporte que le soldat aurait tendance à perdre son sang-froid durant certaines missions. Et suspects, comme témoins, payent le prix de ces pertes de contrôle.
Brashen, abîmer les potentielles sources d’informations ne sert à rien et n’aide pas pour les enquêtes. Bien au contraire. Achète-toi des fléchettes ou un bon punching-ball pour soulager tes pulsions, ça vaudra mieux pour tout le monde. Ou alors mets-toi au yoga.

- Carys Lemoyne ; Rumeur :
Si certaines femmes peuvent fermer les yeux sur les incartades de leur fripon de mari, surtout quand il y a un train de vie luxueux à la clef, aucune n'aime se récupérer à cause de lui toutes les infections qui trainent. A force de fourrer leur nez (et pas que, hélas) entre les cuisses de la peu farouche et visiblement peu reluisante Carys, un tas d'hommes politiques se retrouvent désormais avec des démangeaisons purulentes et des maladies vénériennes fort compromettantes. Et qui paye l'addition ? Leurs pauvres épouses tiens, bien obligées d'accomplir leur devoir conjugal de temps en temps.
Déjà que sa bouche pulpeuse, ses tenues ne laissant aucune place à l'imagination et ses seins dignes d'une actrice pour films X leur refilaient à toutes des complexes et de l'urticaire ! La prostituée de luxe est à présent la bête à abattre, un vrai comité de femmes bafouées s'est ligué contre elle et planifie d'ores et déjà de détruire Carys. Avoir un peu de répit lorsque le chéri veut se soulager oui, être la victime d'une contagion massive, non. Messieurs, la prochaine fois un conseil : sortez couverts ! Il est toujours fâcheux de voir son épouse hystérique prendre les armes, et quelques précautions vous éviteraient à coup sûr de nombreux désagréments. Comme par exemple dormir sur le canapé miteux du salon, avec pour seul doudou votre nid à MST.

- Connor Blackpearl ; Enregistrement vidéo :
Jackson Square à la tombée du jour. Le parc se vide, et les camés sortent de l’ombre. Ils déambulent dans les allées, s’offrent le loisir de tirer sur leurs joints en toute quiétude. Dans un coin plus éloigné, Connor semble être en pleine discussion avec d’autres drogués.

Il se disait guéri. Moi je pense sérieusement qu’il a fait une rechute et qu’il retrouve régulièrement ses potes de fumette pour partager de bons délires. Ils volent haut les éléphants roses, Connor ? Et mon petit doigt me dit, qu’en plus d’en consommer, notre cher Connor se serait lancé dans la vente de drogue. Parait que ça paye bien…
Tu me donneras quelques tuyaux, si jamais je songe à me recycler dans ce domaine. Allez, plane bien Conny, faut bien la tester avant de le vendre pas vrai ?

- Cora DiMercurio ; Enregistrement vidéo :
Seuls dans un appartement dévasté par le bordélisme aigu de son propriétaire, Cora sagement assise à l’autre bout du canapé comme si son compagnon avait la peste n’en mène pas large.
« Cora : Ce n’est même pas tout à fait ma sœur, ma mère préférait aller voir ailleurs. » La révélation semble lui coûter et elle ne fait que la murmurer du bout des lèvres, à un Stain qui n’en mène pas large lui-non plus.


Que j’aime cette famille. Les révélations fusent et ne se ressemblent pas. Après le cousin qui rêve de fourrer son museau sous les jupons de la sœur aînée, voilà que la cadette avoue sa bâtardise. Tu penses vraiment que ta chère sœur continuerait de te considérer comme telle quand elle verra ça, Cora ? Elle qui a tant de principe et de belles valeurs. Moi je dis, il vaut mieux être enfant unique, ça évite des tas de problèmes. Mais entre nous, je suis bien curieux de voir à quoi ressemblera votre prochaine réunion de famille, ça va être épique tout ça !

- Cordelia Hopkins ; Rumeur :
Mes oreilles et mes yeux ne me mentent jamais. Et Dieu sait que je les laisse traîner partout. J’ai récemment aperçu, dans les recoins insalubres de Storyville, la jolie petite Cordelia. En train de déambuler au milieu des ruelles sombres et malfamées. Et accompagnée qui plus est. Mais entre nous, celui qui l’accompagnait ne devait pas être là pour lui servir de vigile, vu la frénésie qui s’est emparée de Cordelia lorsqu’elle s’en est prise à trois bourges venus chercher des poux dans ses jolis cheveux. Les pauvres sont morts égorgés comme de vulgaires cochons. En revanche, en ce qui concerne son inutile garde du corps, j’ignore encore de qui il s’agit… Mais j’y travaille, n’ayez crainte.

- Ezra Reilly ; Enregistrement vidéo :
Jackson Square, la nuit tombée. Trois silhouettes émergent des ombres. Aleksi en pleine discussion houleuse avec un dealer visiblement peu enclin à satisfaire la demande de son client. Ezra, qui tente d'instaurer un peu de calme en bon ancien Peacekeeper qu'il est. Le coup de feu part, éventre le silence. Et le dealer s'effondre sous le regard médusé de l'informaticien. L'arme à la main, Ezra, lui est impassible.
« Ezra: -Il faut qu’on se débarrasse de lui maintenant. Le coup de feu risque d’attirer du monde. »


Classe, même avec du sang sur les mains. C'est tout un style, que dis-je, tout un art, et Ezra le maîtrise à merveille. Tuer pour un Peacekeeper fait partit du contrat, mais pour un urgentiste... C'est pas supposé être l'inverse? Dans le langage commun, on appelle ça un meurtre mon petit Ezra, et de sang-froid qui plus est. Et après tu critiques les autres, regarde toi dans une glace avant de continuer à blâmer les joyeux de la gâchette et des coups gratuits.

- Faith Ziegler ; Photo choc :
Elle est belle. Charme n’importe qui avec ses yeux envoûtants. Ah, Faith… Qui ne vendrait pas son caniche ou son poisson rouge pour passer ne serait-ce qu’une pauvre heure en sa compagnie ? Si quelqu’un peut lui résister, qu’il lève la main immédiatement. Moi je suis conquis, mais… Parce qu’il y a toujours un ‘mais’. La belle n’a pas toujours été aussi parfaite. Preuve à l’appui, j’ai déniché au fin fond de dossiers oubliés d’un hôpital tout aussi oublié, des photos qui auraient de quoi retourner le cœur du plus aguerri des Shadowhunters.
Et comme j’aime partager, je vous dévoile aujourd’hui en direct, le VRAI visage de Faith Ziegler. Frankenstein avait une fille, la voici !

- Isis Whitefield ; Rumeur :
Mon petit doigt me dit, et mes petites sources aussi, que la si dévouée Isis n’agit pas par simple bonté d’âme, et que les visites qu’elle rend régulièrement à sa sœur cachent quelque chose. La pauvre demoiselle, suite à un grave accident, se retrouve en séjour permanent à l’hôpital. Et qui aurait causé cet accident ? Allez, faites un effort… Isis pardi !
Alors ma belle, tu as quelque chose sur la conscience ? Tu peux arrêter de jouer la gentille grande sœur dévouée, la mayonnaise risque de ne plus prendre maintenant.

- Jezebel Redfern ; Enregistrement vidéo :
Majestueux et imposant, un tigre au pelage d'une blancheur immaculée se propulse sur une femme visiblement terrorisée. Elle n'a pas le temps d'esquiver la bête qui s'est jetée sur elle, tombe sur le bitume lourdement. Sans pitié, l'animal l'éviscère, dévore ses organes dans un bain d'hémoglobine en prenant soin de prolonger l'agonie plus que de raison. La pauvre femme hurle durant ce qui semble s'éterniser des heures, d'un cri qui déchire le silence et glace le sang. Le félin finit par l'achever en lui arrachant la gorge, puis se recule. Et recouvre rapidement forme humaine. C'est une femme entièrement nue qui se révèle, la bouche maculée d'écarlate et le visage impassible. Aucune grimace de dégout sur ses traits, Jezebel s'essuie les lèvres avec froideur et contemple son œuvre. Avant de lever le regard vers son collègue shadowhunter, rester sur le bas-côté tout ce temps. Il lui tend la veste d'ébène qui va en principe avec son uniforme sombre, non sans jeter une œillade lubrique sur ses courbes dénudées. A côté du corps qui vient de se faire déchiqueter, on en aperçoit un autre qui git : un petit garçon dans un état presque aussi déplorable que celui dans lequel a été laissé ce qui devait être sa mère.

Sauve qui peut ! Résistants, protestataires, marginaux réfractaires et autres rebuts de la nouvelle société, mieux vaudrait abandonner vos activités illégales au risque de vous faire dévorer. Milicienne modèle, Jezebel est toujours prête à se faire péter la panse avec un bon festin. Et quoi de mieux que la chair fraiche et croquante à souhait de vos enfants pour enfoncer le clou ? Aussi givrée qu'un iceberg, plus affamée qu'une ogresse, tu devrais tout de même apprendre à manger propre ma chère. Si j'ai toujours eu un faible pour les reines de glace, il n'y a rien de pire pour stopper ma libido que les souillons qui ne savent pas se tenir à table. A bon entendeur, salut !

- Kyran Hogan ; Révélation familiale :
On choisit ses ennemis, mais pas sa famille. Je suis certain qu’Ezra aurait préféré pouvoir choisir sa famille plutôt que ses ennemis. On croyait cet adorable petit urgentiste fils unique, mais que nenni. Il a un frère. Et quel frère, mes aïeux, je me damnerais pour en avoir un pareil. Je vous le donne en mille : le très charismatique Kyran partage ses gênes avec notre ancien Peacekeeper.
Ca vous en bouche un coin pas vrai ? J’ai eu du mal à y croire moi aussi. Mais en regardant de plus près, on trouve des ressemblances assez frappantes chez ces deux-là. Ah ! Les joies de la génétique.

- Lawrence Blain ; Enregistrement vidéo :
La tension est palpable, à son comble. Mis en joue, Lawrence ne reste pas en position de faiblesse bien longtemps. Avec une vivacité à faire pâlir le plus entrainé des Peacekeepers, il désarme son adversaire et le met à terre. Sans une once d'hésitation, sans un seul élan de pitié pour la personne qui lève les mains en signe de capitulation et entrouvre les lèvres pour supplier, il tire avec son revolver et l'abat de sang-froid.

Il se prétend simple mécanicien, clame à qui veut bien l'entendre qu'il ne se rappelle plus de rien. C'est qu'il joue particulièrement bien la comédie le gentil petit soldat. L'amnésie a bon dos mon beau Lawrence, quand on voit comme tu pouvais exécuter un homme sans sourciller il y a encore quelques mois. Allons à moi tu peux bien l'avouer, tout ça c'était de la pure comédie non ?

- Li Mei Tyler ; Enregistrement vidéo :
Brisée, esseulée, c'est une beauté à l'expression brisée et à la silhouette amaigrie qui s'approche de son miroir. D'une force qui contraste avec son corps si frêle, son poing vient violemment percuter un miroir. Il se brise en d’innombrables éclats, avant que Li Mei ne se laisse couler contre le mur, anéantie. La main tâchée de sang, elle se recroqueville et éclate en gros sanglots. Puis relève la tête, une expression radicalement différente scotchée au visage. Les perles salées sont déjà balayées, et un sourire machiavélique se dessine sur ses traits. Elle éclate d'un grand rire, comme transfigurée.

Inquiétant, vous avez dit inquiétant ? Pas de panique Li Mei, les hommes en blanc vont très bientôt venir te chercher. A force les braves médecins vont finir par se retrouver débordés, si l’hôpital psychiatrique continue de se remplir de schizophrènes et de cinglés notoires dans ton genre. Les 7 ans de malheur que tu viens de récolter, tu vas pouvoir les couler paisiblement dans une camisole de force.

- Lorenzo Ruggieri ; Enregistrement vidéo :
La chambre respire le luxe. Et la luxure. Sur le lit, une créature aux courbes plantureuses se retrouve menottée au lit par son partenaire. Aguicheur, ce n’est qu’une mise en bouche avant la suite des festivités et déjà d’autres accessoires entrent en piste…

Il ne manque pas d’idées pour pimenter les parties de jambes en l’air. Ce cher Lorenzo a de quoi satisfaire ces dames, que ce soit dans son pantalon ou dans ses tiroirs. C’est beau, la jeunesse qui ose les nouvelles expériences. Et quoi de mieux pour explorer de nouveaux domaines que de fourrer son bulletin dans les urnes d’une femme politique de haut rang.

- Natascia Abatucci ; Enregistrement vidéo :
En plein bad trip, les pupilles vitreuses et le corps nerveusement agité de frissons intempestifs, c'est une Natascia de toute évidence droguée jusqu'à la moelle qui trébuche. Et se fait rattraper de justesse par l'homme qui l'accompagne dans son délire, visiblement très amusé et satisfait de la situation. Aspirée par la drogue qui pulse dans ses veines, la belle se répand en confidences douteuses sur ses connaissances résistantes. N'hésite plus à donner des noms et des détails sur le coup d'Etat ayant conduit à l'assassinat de notre regretté premier président. Elle a le temps de vendre tous ceux qui lui passent par la tête, avant l’atterrissage brutal et forcé. La descente des camés, plus douloureuse encore que la libération de l'envol.

Eh bien alors ma douce Natou, on ne t'a jamais appris à tenir ta langue ? La drogue c'est comme l'alcool, quand on la tient mal, autant éviter. Quoi que, la délation c'est toujours bien vu par chez nous et on peut dire que tu nous auras été d'une grande aide. Savais-tu que les petits camarades que tu as trahis sans même t'en rendre compte ont été arrêtés et exécutés dès les jours suivants ? Non ? Maintenant oui. La prochaine fois, tu choisiras peut être mieux les compagnons junkies avec qui tu te pique les veines. Ou tu te décideras peut être enfin à te sevrer, de toi à moi tu pourrais être sexy en diable sans cet air de cadavre ambulant qui te colle à la peau.

- Rafael Morienval ; Enregistrement vidéo :
Il transpire l’autorité, debout au milieu de ses hommes. En parfait chef de meute, Rafael donne ses ordres. Motive ses troupes et leur ordonne de trouver au plus vite la femme qui se trouve sur la photo qu’il agite sous leurs museaux. Cora DiMercurio. Un seul détail à retenir : il la veut vivante pour pouvoir la tuer de ses propres mains.

Il ordonne le Shadowhunter… Ah mais attendez, Rafael n’en est pas un… si ? Le pauvre petit ne digère pas d’avoir été recalé à l’examen d’entrer dans la si prestigieuse milice. A tel point qu’il ordonne et mène des troupes comme le ferait un parfait Shadowhunter. Rafael, tu devrais laisser faire les professionnels et de te contenter de faire ton boulot correctement.
Franchement, ce serait vraiment dommage que dans un élan de bravoure tu te foules un orteil ou te casse un ongle. Tu retenteras ta chance l’année prochaine qui sait.

- Roxanne Delaney ; Enregistrement vidéo :
Le tribunal est plein à craquer. L’accusé, un prétendu Résistant vient d’entendre sa sentence. Dans l’assemblée des jurés,Roxanne, acquiesce, visiblement satisfaite par le verdict, sous le regard impuissant du pauvre Résistant.

Qu’est-ce que ça fait de condamner à mort des résistants ? Pour Roxanne, apparemment c’est une vraie partie de plaisir. Je dois avouer, il y a quelque chose de grisant dans ce genre de situation. Le pouvoir, ah, quand on le tient, c’est dur de s’en défaire pas vrai Roxette ?

- Ruby Moriarty ; 'Accident' domestique :
Enjôleuse et lascive à souhait, la patronne du Masquerade est un fantasme vivant. Qui n'a pas déjà eu envie d'explorer plus en profondeur les coulisses avec elle lorsque les rideaux de son cabaret tombent ? Mais derrière ses airs de beauté fatale, se cache une ancienne femme au foyer modèle mais aigrie. Véritable cordon-bleu, son mari a fait les frais de ses talents de cuisinière. Le malheureux s'est assis sur son canapé, a mis les pieds sous la table basse en attendant que sa si délicieuseRuby vienne les lui masser et lui apporte sa bière. Quoi de plus normal ? Une épouse accomplie doit savoir relaxer son mari après une longue journée de labeur, je l'ai toujours dit.
Mais visiblement décidée à reprendre son indépendance, la belle a (tenez-vous bien) décidé de l'assommer à coup du gigot amoureusement farci tout l'après-midi. La folle furieuse n'a pas eu à s'acharner bien longtemps, le morceau de viande a rapidement eu raison du bougre et l'a laissé sur le carreau. Vous vous demandiez ce qui se cachait derrière ce joli minois ? Une ex taularde, qu'il vaudrait mieux laisser loin des fourneaux si vous ne voulez pas finir comme le dernier mâle ayant cherché à la domestiquer. Sinon, ce sera à vos risques et périls !

- Sanjana Tamboli ; Enregistrement vidéo :
A la sortie d’un bar, Kylian se fraye un chemin au milieu des futurs clients attendant de pouvoir entrer à l’intérieur. A son bras : Sanjana. La belle Indienne n’en perd pas une miette, s’accroche au bras de son jules tout en sortant le grand jeu pour le séduire…

Après Kyran, voilà que s’ajoute à la liste des prétendants de Sanjana, le ténébreux Kylian… On reste dans le même registre non ? Tu aimes les prénoms en ‘K’ ma belle ? S’il n’y a que ça, je me rebaptise Kanny sur le champ. Et Ezra dans tout ça ? Fais attention ma jolie, tu vas manquer de place sur ton étagère à trophées si tu continues de tous les croquer comme des macarons. L’avantage au moins avec ce genre d’encas, c’est l’absence de prise de poids.

- Soren Blake ; Enregistrement vidéo :
On lui donnerait le bon dieu sans confessions, au jeune homme aux traits angéliques qui se fond dans la foule. Il parait inoffensif, mais sans crier gare il agresse violemment un homme dans une ruelle déserte. Sans raisons apparentes, pour le simple plaisir de détruire, Soren roue de coups sa victime. Les poings tâchés de sang.

Et voilà mes petits, ce qui arrive quand on ne prend pas ses cachets contre l'hyperactivité et les pulsions meurtrières ! Impitoyable et fort bien entrainé, Soren aurait toutes les qualités requises pour intégrer l'armée du gouvernement. Manque peut être un peu de discipline, et quelques cours de yoga pour canaliser ce trop-plein de rage et d'énergie. Attention à ce qu'il ne vous coince pas dans un coin sombre, pour faire de vous son punching-ball vivant.

- Stain Greyjoy ; Enregistrement vidéo :
Dans une loge du Masquerade, Azzura s'adonne à une petite séance de rangement avant de monter sur scène en tenue légère. Sauf que la loge en question se trouve être celle de Stain, chanteur à ses heures, visiblement peu satisfait du travail de rangement de la demoiselle. Après avoir échangé quelques formalités et autres phrases assassines, l'orage passe et la température monte d'un cran. Assise sur le bureau, Azzura allume une cigarette, mutine et un brin sensuelle. Face à elle, Stain, visiblement absorbé dans la contemplation de la tenue de la demoiselle.
« Azzura : - Il ne manquerait plus que l’uniforme et les menottes et tu réaliserais mon fantasme. Approche…
Stain : - S’il n’y a que ça, laisse-moi le temps de me changer… »


Le ténébreux Shadowhunter n’en a pas perdu une miette, dévorant du regard le corps quasiment dénudé de la danseuse. Dévorer du regard ? Pour moi, il était plus en train de la déshabiller sans la moindre pudeur. Une ne lui suffit pas, il flirte maintenant avec la sœur aînée avec une désinvolture à couper le souffle. Moi je dis, chapeau !
Tu croyais vraiment que la tromperie resterait secrète ? Il faut toujours faire preuve d’une extrême prudence lorsque l’on joue sur deux tableaux Stain. Réserve-moi un entretien, je rêve de connaître les détails croustillants de cette soirée. Et je te donnerais quelques conseils pour tromper tes belles en toute discrétion.

- Wayne Sudworth ; Enregistrement vidéo :
Le bar est insalubre, miteux au possible. Douteux et pas très recommandable. Le genre de bars dont la clientèle n’a rien de fréquentable. Cela ne semble pas déranger outre mesure la silhouette qui vient d’en franchir la porte, bousculant au passage un ivrogne incapable de tenir sur ses pieds. Bien décidé à ne pas passer sa soirée debout, Wayne s’avance jusqu’au comptoir, et pose son fessier sur un siège. Non sans avoir demandé à son précédent occupant de dégager, le tout avec les bons mots. En parfait séducteur qui se respecte, Wayne, une fois un verre à la main pour épancher sa soif, se met à la recherche d’une proie pour passer le temps et combler sa solitude. L’alcool dans les veines, échaudé par l’ambiance enfumée et étouffante régnant dans le bar, le séducteur ne tardera pas à trouver une proie. C’est dans un coin à l’abri des regards que le couple éphémère termine sa course, Wayne ne perdant pas un seul instant pour dévorer les amygdales de son partenaire. Lascif et sulfureux au possible.

Ne cherchez pas l’erreur, vous avez bien vu. Notre très cher ministre a l’air d’être passé de l’autre côté de la barrière. Et il semble aimer ça en plus. Je dois dire, à force de passer ces journées à côtoyer des hommes en costards-cravates, pas étonnant que l’on finisse par avoir envie de voir ce qui se cache sous le costard. Alors Wayne, content de ce que tu as pu trouver ?

- Wesley Windsor ; Enregistrement vidéo :
Sur le ring de fortune, au milieu d’une foule se composant des délaissés de la société, les deux adversaires s’affrontent. La violence du combat attise les acclamations du public, renforce les paris qui ne cessent de pleuvoir sur la tête des deux participants. Au même titre que les coups. C’est à l’aide d’un magnifique crochet du droit que Wesley parvient à mettre K.O son adversaire. Il quitte le ring, sous les hués et les applaudissements, en sang, bien vite rejoint par un type lui procurant un sachet de poudre, pour fêter sa victoire.

Toute cette testostérone, moi ça me rend tout chose. Ce qui me rend tout chose aussi, c’est un Shadowhunter qui fourre ses poings dans des histoires de combats illégaux et qui consume de la drogue refilé par un subalterne visiblement habitué à ce genre de recel. Tu es supposé veiller à ce que ce genre de chose n’arrive pas, Wesley, tu es au courant ? On me murmure aussi que Kyran serait dans le coup, et que ton fournisseur travaillerait pour lui… Deux mythes qui s’effondrent d’un coup, donnez-moi un mouchoir, j’ai la larme à l’œil.


the show must go on


Ça en fait de la lecture tout ça mes enfants. De quoi occuper vos tristes soirées de solitude, maintenant que le monde entier connait votre petit secret. Mes yeux et mes oreilles traînent partout et ne manqueront pas de trouver d'autres révélations pour satisfaire votre soif de ragots. Les gossips, une bien belle invention.
Watch out my dears! »


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Blazing Fall {PV}

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