AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 « Tempo cancella rancori ma non i ricordi. » [pv Stain]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

« Le prodige et le monstre ont les mêmes racines. »

Féminin
↳ Nombre de messages : 1017
↳ Points : 1930
↳ Date d'inscription : 29/11/2013
↳ Age : 24
↳ Avatar : Jared Leto
↳ Age du Personnage : 36 ans - 788 ans
↳ Métier : Chef des Services Secrets et de la protection rapprochée du Gouvernement.
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4 - Niveau -58 en communication verbale - Vue : 0.5 à chaque œil
↳ Playlist : Wolf || Bleeding out || Save me || Te he echado de menos || Ego
↳ Citation : C'est de cela dont j'ai vraiment peur. D'être véritablement un monstre. Je n'ai pas envie d'être un tueur, mais je ne peux pas m'en empêcher.
↳ Multicomptes : Andreï C. Ievseï, Nolan A. Wiggins
↳ Couleur RP : darkcyan



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) MØRPHINE.
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: « Tempo cancella rancori ma non i ricordi. » [pv Stain]   Mer 11 Déc - 17:26




Lorsque l'on a passé des siècles sous forme de loup, et que l'on redevient subitement humain, tout change. Et surtout : tout a changé autour de nous. On doit réapprendre à vivre et surtout on doit apprendre à s'insérer dans le cours du temps et de la technologie. Tout est différent parce que l'évolution est passée par là. Téléphone, Voiture, Internet, Ordinateur... tout ce qui est électronique et électrique.

Si je me suis fais à l'odeur et au bruit assourdissant des voitures, au ronronnement de l'électricité et à l'Histoire qui s'est produite sans moi, il y a une chose que je n'ai pas encore apprise et que je ne compte pas encore apprendre : la conduite. Les voitures sont d'une vitesse qui me dépasse et dont la maîtrise me semble aléatoire.

Mon chauffeur prend un rond-point ; mon coude s'appuie sur le bord de la fenêtre, alors que mes yeux clairs glissent sur l'asphalte qui défile sous les roues du véhicule. Le chauffeur brise le silence qui règne depuis notre départ, une douzaine de minutes plus tôt selon ma montre, en m'informant qu'il nous reste encore la moitié du chemin à parcourir, « si le trafic ne se densifie pas et reste aussi fluide » J'acquiesce sans un regard, en pensant à la réunion que je vais avoir et aux dossiers dans la pochette à côté de moi. Et en pensant à Azzura et Orfeo aussi. Un téléphone sonne, me sortant de mes songes, et j'aperçois la tête du chauffeur qui se penche par réflexe sur le côté, sûrement pour savoir d'où provient la sonnerie. Moi, je n'ai aucun doute sur ce point, puisque mon mobile vibre dans la poche de ma veste. Alors que ma main va le chercher, le temps semble se dilater. Et jouer avec nous. Il s'accélère brutalement, ralentit si brusquement que j'ai l'impression qu'il s'arrête, et soudain il redémarre aussi brutalement. Un juron, un crissement de pneu, un autre juron et un cri. Puis le choc. Violent. Le temps se dilate encore, pour que le froissement de tôle parvienne à mes oreilles dans une lenteur angoissante. Ma ceinture de sécurité me sauve la vie, et me scie l'épaule en même temps. Le choc me projette contre le siège de devant, contre mon siège derrière moi, et un deuxième choc – une troisième voiture impliquée ? - m'envoie violemment contre la vitre. C'est trop rapide pour que je songe à quoi que ce soit.

Le temps s'arrête, une dernière fois. Après s'être joué de nous, il nous laisse respirer. Et le silence. Brutal. Immobile. J'entends ma respiration, j'entends mon cœur qui bat dans ma poitrine au rythme d'une litanie qui me chante tu es en vie.

Les sons reviennent peu à peu à mes oreilles, et les saturent aussitôt. On m'aide à m'extirper du véhicule. Je chancelle sans être capable de dire le moindre mot. Des accidents, j'en ai déjà eu. Mais pas de cette violence. Une calèche à quatre chevaux qui se renverse ne peut rivaliser avec une voiture roulant à 90 km/h. Pourtant, je reprends peu à peu mes esprits. On me fait asseoir sur le bord de la route, les lumières des ambulances m'éblouissent rapidement. Heureusement, il n'y a pas de grands blessés ou de décès, me dit un urgentiste. Il me passe une couverture sur les épaules alors que je respire, silencieux. Je saigne à la tête, mes cheveux sont poisseux. C'est normal d'après eux : toute blessure crânienne saigne beaucoup, même lorsqu'elle est superficielle. Mais ils craignent une commotion cérébrale. Mon poignet est foulé, voire cassé. J'ai des bleus un peu partout. Je sais que ce n'est pas grave, que je vais guérir rapidement, mais ma voix ne veut pas sortir, et je me retrouve dans une ambulance, en partance pour les urgences. Les idiots. Je me passe la main sur le visage, un peu tremblant, encore sous le choc de la violence. Ils m'ont forcé à m'allonger. Je vais bien, pourtant. La douleur de la fracture, je connais ça : à chaque fois que je me transforme, je connais ça. J'y suis habitué, et je la supporte. Et elle commence déjà à guérir. Les portes de l'ambulance s'ouvrent, je me lève pour en sortir seul. Ma voix revient: « Je n'ai rien, je vous assure. » Forcément, ils ne me croient pas. Dès que j'en vois l'opportunité, je me lève, en repoussant les mains qui m'invitent à rester assis : « Je vous dis que je n'ai rien, b#rdel, vous allez me laisser y aller ? » Les gens m'exaspèrent. Je lève les yeux au ciel, en me rasseyant dans un coin. Je n'ai pas envie d'attendre des heures. J'avais une réunion – visiblement je peux faire une croix dessus – mais plus encore l'atmosphère aseptisée, mais aussi chargée de cette odeur de sang, de l'hôpital répugne et excite le loup en même temps. Mes yeux glissent le long des murs, ma main arrache avec délicatesse la compresse placée sur ma tête : je sens que la plaie se cicatrise déjà. Mon poignet gauche, en revanche, est encore douloureux et coincé dans une attelle que le loup abhorre déjà. Soudain, mes yeux se heurtent à une silhouette connue. Je fronce les sourcils. Je tente aussi de remettre un nom dessus. J'avoue avoir du mal. Les années sont passées, le loup ne ressent rien de particulier face à cet homme. Même si mes souvenirs sont revenus, même s'ils me frappent parfois d'une clarté nette, ils ne sont aussi, parfois, que des filaments de brume qui se sont emmêlés. Comme c'est le cas pour cet homme. Je sais qu'il est comme moi: le loup le reconnaît comme un membre de la même espèce. J'ai son nom sur le bout de la langue. Je me lève en direction de l'homme, que j'observe avec la minutie du loup sans le moindre scrupule. Je le décortique, je le dissèque du regard. Sans ciller. « On... Excusez moi... nous nous connaissons, non ? » Alors même que la question s'échappe de mes lèvres, je me rends compte de ma bêtise. Je parlais un peu plus tôt de souvenirs nets qui percutaient mes pensées, et bien c'est le cas à cet instant. Tous mes souvenirs le concernant me frappent comme des vagues d'un orage percutent les falaises. « Ezio ? » Ezio ? Mon accent italien est ressorti avec violence lui aussi. Tout n'est qu'une question de violence, finalement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t1062-rafael-a-morienv

Féminin
↳ Nombre de messages : 9021
↳ Points : 475
↳ Date d'inscription : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Aleksi S. Lenaïk & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #1999b5



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « Tempo cancella rancori ma non i ricordi. » [pv Stain]   Jeu 12 Déc - 20:47


On se repose si facilement sur ses acquis. Pendant des mois il s’était reposé sur ses dons. Brulant sa vie par les deux bouts, jouant au masochiste le plus complet sans se soucier des conséquences. Il savait, que son corps ne garderait aucune séquelle. Que toutes ses blessures partiraient. Sept siècles d’expérience, réduits en cendres d’un seul coup. La chute avait été rude, et le retour au niveau qu’il pouvait posséder aux prémices de sa malédiction l’avait rendu fou. Il s’était échiné à tenter de rattraper son retard, s’infligeant un supplice continuel pour retrouver sa tolérance à l’argent. Mais le loup était resté sourd à ses appels. Incapable de sortir de sa cage par sa seule volonté, il restait enchaîné à l’astre lunaire. Contraint d’attendre que les choses rentrent dans l’ordre à une vitesse beaucoup trop lente à son goût. Et depuis sa chute, il se rendait compte à quel point le temps pouvait passer lentement. Il était arrivé là depuis une pauvre semaine, et pourtant il avait l’impression d’être resté allongé dans ce foutu lit depuis des mois. A subir les visites incessantes de toubibs tous plus inutiles les uns que les autres. Il avait dû écouter leurs histoires et leurs interminables explications sans sourciller. Alors qu’il crevait d’envie de leur faire bouffer perfusions, moniteurs et autre gadget médical. A maintes reprises il avait failli exploser. Les faire taire à coups d’insultes, laisser parler sa colère afin de faire disparaître cette boule dans sa gorge. S’énerver un bon coup pour arrêter d’être sans arrêt sur les nerfs. A cran, et pourtant totalement vide. Pas une seule fois, il n’avait trouvé la force de les envoyer promener. Il se murait, pour la plupart du temps, dans un silence de plomb. Les mots étaient inutiles dans une situation pareille et il n’avait rien à dire. Persuadé que sa voix se briserait sous la force de son chagrin. On lui avait répété à plusieurs reprises qu’une opération serait terriblement risquée et douloureuse vu l’état de ses vertèbres. Que les résultats n’étaient pas certains. La douleur était le cadet de ses soucis, il avait appris à la tolérer à chaque nouvelle pleine lune. Avait appris à l’apprécier aussi au fil de ses soirées de débauche.

Il avait presque réussi à se faire une raison. A accepter la punition qui lui était tombé sur le coin du museau. Résigné à passer le restant de sa piteuse existence au milieu de cette blancheur aseptisée dont l’odeur lui retournait toujours les tripes. Une autre journée. Une autre visite de médecin, et avec elle un nouveau test. Juste pour vérifier si, par miracle, les sensations dans ses jambes amorphes étaient revenues. Il avait toujours ce ridicule espoir. Celui de ressentir l’infime contact du stylo contre son mollet. A chaque fois, son cœur accélérait la danse. Pour ralentir aussitôt, et retourner à sa lente morosité. Le moral dans les chaussettes, il avait vu sa jauge de bonne humeur baisser encore d’un cran en voyant entrer dans son nouveau chez lui, le fauteuil qui lui servirait de moyen de locomotion. Un loup à roulettes, on aura jamais vu ça… La prochaine lune lui faisait peur. La perspective de se retrouver aussi emprisonné dans la peau de son loup et de devoir rester sur place, l’effrayait. A quoi bon avoir un fauve dans le ventre, si l’animal se transforme en vulgaire chien de salon. Il le bouda carrément, ce pauvre fauteuil, sagement immobile à côté de son lit. Attendant le bon vouloir de son fessier pour pouvoir prendre vie. Il préféra s’abrutir le peu de neurones qui lui restait devant les stupidités que le poste de télévision accroché face à lui pouvait débiter. Il en avait horreur, de ces foutues machine. La simple utilisation de la télécommande le dépassait. Et à part regarder l’engin sous tous les angles et paniquer devant tous les boutons, la pauvre machine restait sagement posée sur sa table de chevet.

« - Tu devrais en profiter, aller dehors un peu. Ca te ferait du bien… » Ca me rendra mes jambes de voir le soleil peut être ? Il se garda bien de cracher tout son venin à la figure de la pauvre infirmière. A force de la voir à longueur de temps, et d’être dépendant de sa présence à certains moments de la journée, il avait fini par la tolérer. Voir à l’apprécier. Ce fut donc en sa compagnie et celle de son toubib incompétent qu’il finit par abandonner son lit. Et qu’il se retrouva face à un nouvel obstacle auquel il n’avait absolument pas pensé : la maîtrise de l’engin. Ca semblait tellement facile quand il s’agissait des autres. Ceux dans son état qui se déplacent avec aisance au milieu de ceux dont les membres fonctionnent correctement. Ce n’était qu’une fois à leur place qu’il réalisa à quel point ces autres pouvaient être égoïstes. A rester sur le chemin et le contraindre à faire lui-même le tour. A ne pas tenir une porte pour qu’il puisse passer. Le simple fait de sortir de sa chambre et de quitter le coin des soins intensifs lui taillada les nerfs en mille morceaux. Et au passage, lui coupa l’envie d’aller mettre le museau dehors. Nous nous connaissons non ? La question l’interpella et l’obligea à se brûler les paumes pour arrêter son bolide. La voix fit courir la chair de poule sur ses bras. Poussa son cœur à s’emballer. Il avait presque finit par l’oublier. A rayer son existence de la sienne. S’en souvenant seulement à chaque fois qu’il croisait la cousine cinglée. Ezio… Ca aussi il aurait aimé l’oublier.

« - Sûrement… Stain, ça fait longtemps que l’autre est passé à la trappe. » Il poussa un soupir, et se força à lever la tête pour poser son regard sur ce fantôme de son passé. « - Ton anti-rides fait des miracles c’est hallucinant, ou alors c’est ton chirurgien… C’est pour ça que tu es là, pour les retouches ? Hum, il a oublié d’effacer un petit pli, juste là… » Lâcha-t-il, crevant d’ironie en désignant le visage familier, quelque part au niveau du coin des yeux. Pour quelqu’un qui n’avait pas ouvert, ou peu, ouvert la bouche en une semaine, il retrouvait bien facilement l’usage de sa langue et du cynisme qui l’accompagnait. « - Elle t’envoie m’apporter des fleurs ? » Une nouvelle pique acerbe, venant se poser sur la première. Il était trop de mauvais poil pour se montrer civilisé et faire preuve d’un semblant de gentillesse. Pourtant, quelque part dans les fibres pourries de son cœur, il en avait envie. De ranger sa rancœur dans un coin, ne serait-ce que pour un instant. Juste pour oublier sa détestable situation et se laisser charmer par les fantômes du passé.

_________________


flesh and bones

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t55-squirrel-s-hunter-

« Le prodige et le monstre ont les mêmes racines. »

Féminin
↳ Nombre de messages : 1017
↳ Points : 1930
↳ Date d'inscription : 29/11/2013
↳ Age : 24
↳ Avatar : Jared Leto
↳ Age du Personnage : 36 ans - 788 ans
↳ Métier : Chef des Services Secrets et de la protection rapprochée du Gouvernement.
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4 - Niveau -58 en communication verbale - Vue : 0.5 à chaque œil
↳ Playlist : Wolf || Bleeding out || Save me || Te he echado de menos || Ego
↳ Citation : C'est de cela dont j'ai vraiment peur. D'être véritablement un monstre. Je n'ai pas envie d'être un tueur, mais je ne peux pas m'en empêcher.
↳ Multicomptes : Andreï C. Ievseï, Nolan A. Wiggins
↳ Couleur RP : darkcyan



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) MØRPHINE.
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « Tempo cancella rancori ma non i ricordi. » [pv Stain]   Ven 13 Déc - 23:06




« - Sûrement… Stain, ça fait longtemps que l’autre est passé à la trappe. » L'autre ? Je lui fais un sourire sans joie. Moi, c'est le e qui est passé à la trappe, et tout le nom de famille. Rien de plus. Je ne suis pas aussi radical qu'Ez... Stain, donc. Son soupir trouve un écho en moi, et je prends conscience lorsqu'il lève la tête qu'il n'est pas debout. Et pas simplement assis non plus. Avant que je ne puisse lui poser la moindre question sur le fauteuil roulant qui le traîne, il fait une remarque sur le temps qui nous sépare de notre dernière rencontre : « - Ton anti-rides fait des miracles c’est hallucinant, ou alors c’est ton chirurgien… C’est pour ça que tu es là, pour les retouches ? Hum, il a oublié d’effacer un petit pli, juste là… » J'hausse un sourcil, ne sachant trop réagir. Les mots sortent seuls, alors que je m'adosse au mur le plus proche. « Au moins, j'ai essayé de faire quelque chose pour m'arranger, moi. Tu es plus bas que la moyenne des gens pour éviter que des innocents deviennent aveugles en voyant ton visage ? » Bonjour toi aussi, cher ami. J'ai pris le parti de ne pas me vexer. En même temps... pourquoi me vexerai-je ? Je sais quel reflet j'ai, même si je m'étonne chaque matin devant la glace de ne pas croiser le regard doré d'un loup. Je sais que je n'ai pas pris une ride, réellement, que le temps est passé sur moi comme de la neige sur les montagnes : une fois fondue, la montagne revit et se pare de toutes les couleurs du printemps, sans sourciller. Lorsqu'Ezio reprend la parole, je l'écoute avec toute mon attention, le fixant sans ciller, encore une fois. « - Elle t’envoie m’apporter des fleurs ? » Pardon ? « Pardon ? » De qui parle-t-il ? Suzanna ? Azzura ? Une autre personne de notre connaissance dont le souvenir m'échappe actuellement ? Je fronce les sourcils : « Si elle conduisait la voiture à laquelle je dois ma venue ici, alors oui, sûrement. Sinon, je ne vois pas de qui tu parles. » Mon regard glisse sur le fauteuil, et sur ses jambes. « Mais j'imagine que si tu y tiens à ce point, je pourrais t'en trouver pour ta tombe. » Cynisme ? Moquerie ? Je ne sais moi même pas vraiment. Je m'humecte les lèvres, en prenant conscience que je suis en chemise, et que ma veste est dans la pièce d'à côté. Ou je suis censé être, moi aussi. On a enlevé ma veste, pour mieux regarder mes bleus ; on a remonté mes manches pour me placer cette attelle qui me dérange déjà et que je me retiens d'ôter. Il ne s'agit que de quelques heures à patienter, pour moi, mais ça me semble horriblement long. Je frissonne légèrement en indiquant un ensemble de chaises un peu plus loin. « Tout le monde n'a pas son siège à portée de pattes, on va s'asseoir » Ce n'est pas une question. Non. Ce n'est pas un ordre non plus, ou du moins ma voix n'en a pas l'inflexion. Dans tous les cas je vais m'asseoir, c'est un fait, en essayant de reboutonner ma chemise. Ma patience, pourtant bien là, s'effrite rapidement. Quelle idée d'avoir des boutons aussi petits. Ce n'est pas que je suis particulièrement gêné d'être torse presque nu, mais c'est aussi qu'il ne fait pas très chaud dans le couloir. Je réfléchis. Il est un skinchanger à cause de moi dans un sens, et je suis comme lui à présent. Je devrais le détester, et pourtant face à lui, je me rends compte que le temps a effacé toute la rancune que je pouvais avoir envers lui. Ou presque. Les sept cents ans passés en loup ont épuré la plupart de mes sentiments. Soit ils se sont totalement effacés comme un coup d’éponge sur une ardoise écrite à la craie, soit, au contraire, ils se retrouvent enflammés et accentués au point que je n’arrive, parfois, plus à les reconnaître. Par chance pour Ezio, ma rancune fait partie de la première catégorie : le brouillard l’a fait disparaître aussi sûrement que son nom de ma mémoire, jusqu’à ce que je le revoie. Mes yeux clairs observent Ezio. Stain. Je ne suis pas un grand bavard. Mais il faut dire que c’est étrange de se retrouver face à une personne que l’on a connu, avant. Ces personnes se comptent sur les doigts d’une main. Et il faut dire qu’avec Orfeo, nous ne sommes pas partis d’un bon pied. Avec Azzura… ce n’est pas la même chose. J’inspire. Avant de tendre une main droite neutre à mon ancien ami : « Rafael Morienval. Peintre. » Je fais une pause. « Et loup, parfois. » A lui de se présenter, s’il le désire. Je n’ai rien à cacher : mon nom, mon nouveau nom, est connu désormais. Et il doit bien savoir que je suis comme lui à présent, vu l’odeur que je dégage et qu’il dégage aussi. Il ne me vient pas à l’esprit que ça puisse ne pas être le cas.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t1062-rafael-a-morienv

Féminin
↳ Nombre de messages : 9021
↳ Points : 475
↳ Date d'inscription : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Aleksi S. Lenaïk & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #1999b5



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « Tempo cancella rancori ma non i ricordi. » [pv Stain]   Sam 14 Déc - 19:56


Les retrouvailles n’étaient pas du tout comme ce qu’il avait eu tendance à imaginer. Dans ses délires, quand il se prenait à le croire toujours en vie. A ce moment, il avait encore ses jambes, nourrissant encore une profonde rancœur à l’égard de l’ancien bourreau. N’aspirait qu’à une chose, le voir mort. Lui faire payer sa trahison et tous les autres coups qu’il avait pu laisser dans le contrat. Il avait sa part de tort dans l’histoire, il en était pleinement conscient. Mais c’était toujours plus simple de reverse la faute sur un autre. De se dire que cette amitié n’était qu’un leurre, depuis le début. Qu’ils n’avaient fait que se détester depuis le départ. Plutôt que de s’avouer qu’il avait besoin de l’italien. Sa langue se déliait et déversait un flot de moqueries qui le dépasse. Il se la mordit au passage, dans l’espoir d’endiguer la tempête. Il ruminait depuis une semaine, avait eu le temps de faire croître l’orage menaçant sous sa peau. Manque de chance, il semblerait que la tempête aller éclater sur le souvenir debout devant lui. Debout… Il en avait toujours joué, de sa taille, agrandissant l’écart entre lui et ceux plus petits pour se donner des airs de faux dominant. Contrôler son monde et obliger les autres à lever les yeux sur lui. Et maintenant, la situation c’était inversée. C’était lui qui se retrouvait contraint de lever le nez pour pouvoir regarder son interlocuteur dans les yeux. Et Dieu sait qu’il détestait cela. De se retrouver dans une telle position de faiblesse. Surtout face à Rafael. Sa réplique lui fit esquisser un infime sourire. Du même ton que le soupir qu’il avait laissé échapper un peu plus tôt. Fatigué et triste. A peine amusé par le renvoi de balle annonçant une discussion des plus charmantes.

« - C’est pour pouvoir frapper là où ça fait plus facilement mal si l’on me fait une seule remarque sur mon âge. » Lâcha-t-il en accompagnant ses mots d’un sourire, tout aussi cynique que ses paroles. Quelque chose pour s’arranger… Il ne saurait dire pourquoi, mais la phrase lui restait en travers de la gorge. Distillait un goût amer sur sa langue qui venait s’ajouter à celui déjà présent depuis sa chute. Il l’avait regretté, son existence d’animal sauvage. Ces siècles d’errance passée dans la peau d’un loup. Loin de se soucier du reste du monde, juste de ses problèmes de fauve. Dormir, chasser, manger… Une simplicité qui lui manquait depuis qu’il était revenu à l’état de bipède. Petit humain dépassé par un nouveau monde et de responsabilité lui tombant sur la tête sans qu’il ne le veuille vraiment. Il tira malgré lui sur sa blouse, obligeant le tissu à glisser sur ses genoux pour camoufler ses pattes inconsciente. Gêné par le regard que put lui lancer Rafael. Il ne s’y faisait décidément pas, à sa nouvelle condition. Son égo continuant de le ronger même maintenant, le poussant à devenir un brin paranoïaque et à voir de la pitié ou de la moquerie dans regard qu’il pouvait croiser. « - De la cinglée qui te sers de maitresse. Je n'aime pas les roses et les trucs imposants, fait simple le jour où ça arrivera. » Un haussement d’épaule cette fois. Ayant pour unique but de rendre son attaque plus légère. D’effacer un tant soit peu toute la rancœur qu’il avait pu insuffler à sa première tirade. Le simple fait d’évoquer Azzura faisait grouiller la rage sous sa peau. Alimentait cette colère silencieuse qu’il emmagasinait en lui depuis des jours. Il était devenu une bombe à retardement. Une machine de destruction qui attendait la goutte de trop pour exploser et lâcher tout ce qu’il retenait enfermé dans son pauvre cœur. Fatigué, lui aussi, de battre pour rien. Pour personne. Qu’il s’arrête, il s’en foutait maintenant.  Ce pessimisme lui mettait les nerfs en pelote. L’agaçait au plus haut point tant il devenait obsédant. Et même en essayant, en s’accordant quelques intermèdes de légère bonne humeur, la morosité revenait au grand galop. On va s’assoir… Tu te fous de ma gueule ? Il se fit violence pour ne pas l’envoyer promené. Faire volte-face du mieux qu’il le pouvait et retourner s’enfermer dans sa chambre. Pour ne plus mettre le nez dehors avant que cette histoire soit réglée. Si elle se règle un jour. Il hésita à le suivre. Resta planté là un moment, avant de se décider à  le rejoindre. Pour se stationner à côté de son siège. Il inspecta la main tendue vers lui comme si c’était la première fois qu’il en voyait une de sa vie. T’es sérieux ? Ou tu veux que je te la bouffe ? Il haussa un sourcil, interdit puis reporta son attention sur Rafael. Là au moins il n’avait pas besoin de se tordre le cou pour être à sa hauteur. Une sage idée en fin de compte.

« -  Stain Greyjoy. Loup à roulettes. » Lâcha-t-il finalement après un long moment de silence, serrant sa main avec ce qui pouvait ressemblait à de la chaleur. Chanteur accessoirement. Shadowhunter remercié il y a peu… Mais ça il était incapable de le dire. L’entendre, prononcé par sa propre voix venait à rendre la chose réelle. Ils étaient venus récupérer son uniforme pourtant, et toute la panoplie de parfait petit soldat fournit à l’inscription. Malgré tout, il continuait de se dire qu’il récupérerait sa place, comme le lui avait promis son collègue. Il avait fini par l’aimer ce boulot. De nouvelles présentations, pour oublier le passé ? C’était Ezio et Rafaele qui avaient un différend après tout, pas eux. Pas leurs nouveaux eux du moins. « - Peintre… J’ai toujours su que les bourreaux avaient la fibre artistique. Tu peins tes modèles avec leur sang ? » Il évita de croiser le regard de son ancien ami. Reporta son attention sur le va et vient incessant qui régnait dans le couloir. Tu m’étonnes que je dorme mal, on se croirait dans un moulin.

_________________


flesh and bones

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t55-squirrel-s-hunter-

« Le prodige et le monstre ont les mêmes racines. »

Féminin
↳ Nombre de messages : 1017
↳ Points : 1930
↳ Date d'inscription : 29/11/2013
↳ Age : 24
↳ Avatar : Jared Leto
↳ Age du Personnage : 36 ans - 788 ans
↳ Métier : Chef des Services Secrets et de la protection rapprochée du Gouvernement.
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4 - Niveau -58 en communication verbale - Vue : 0.5 à chaque œil
↳ Playlist : Wolf || Bleeding out || Save me || Te he echado de menos || Ego
↳ Citation : C'est de cela dont j'ai vraiment peur. D'être véritablement un monstre. Je n'ai pas envie d'être un tueur, mais je ne peux pas m'en empêcher.
↳ Multicomptes : Andreï C. Ievseï, Nolan A. Wiggins
↳ Couleur RP : darkcyan



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) MØRPHINE.
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « Tempo cancella rancori ma non i ricordi. » [pv Stain]   Mar 17 Déc - 11:06




Echange sympathique, échange charmant. Echange instructif, surtout. Il me parle de fleurs, de celle à qui il doit le fauteuil roulant qui le traîne dans les couloirs. Mon regard glisse sur lui, sur ses épaules qui se haussent, alors que mes sourcils se froncent. « - De la cinglée qui te sert de maitresse. Je n'aime pas les roses et les trucs imposants, fais simple le jour où ça arrivera. » Je lâche un petit ricanement, tout en m’interrogeant sur celle qu’il nomme ma maîtresse. Je me crispe, aussi, c’est certain. Maîtresse… voilà qui brûle de sarcasme et de dégoût. « Si tu continues de parler d’elle ainsi, c’est certain que je vais vite devoir te trouver un ornement pour ta tombe… » Ma voix n’est qu’un murmure qui s’envole et disparait. Je lui propose qu’on aille s’asseoir, et avec cet air guindé qui me colle à la peau je me dirige sans attendre de réponse. J’ai cette attitude autoritaire, j’ai cet air méprisant de celui qui ne suspecte même pas qu’on ne fasse pas ce qu’il ordonne lorsqu’il l’ordonne. Petit bourgeois exécrable Oh, que tu as raison, Azzura. Un petit bourgeois. Et alors ? Je lui tends une main pour enterrer une hache que j’ai enterrée il y a des années. Rafael Morienval. Voilà sous quel nom on me connait, voilà sous quel nom je vis. Et toi, Ezio, ou Stain, et toi ? Il hausse un sourcil, j’arque un sourcil en miroir. Incertain quant à l’analyse à faire de ce mouvement. « -  Stain Greyjoy. Loup à roulettes. » Loup… loup, comme moi. Loup paralysé. Loup. Comme moi. Il me sert la main. « - Peintre… J’ai toujours su que les bourreaux avaient la fibre artistique. Tu peins tes modèles avec leur sang ? » Bourreau. Je décide de ne pas être vexé, et pourtant il a bien raison. Bourreau, c’était mon rôle. Que j’accomplissais avec merveille, et que l’âme prédatrice du loup regrette parfois. « Non, avec leur âme et leurs souffrances. Tu devrais essayer, ça paye bien et ça offre toujours des natures mortes assez joyeuses. » Cynisme ? Non, réalité. Leur âme, oui, mais pas que. Parfois, Azzura éclate sous mon pinceau, parfois ma peinture retranscrit ce que voit le loup. Je me fais la remarque qu’Ezio doit être l’une des rares personnes sur Terre à pouvoir comprendre d’où viennent mes peintures et surtout par quels yeux elles sont faites.  « Et en dehors de traîner ta carcasse comme un infirme, que fais-tu d'autre ? » Interrogatoire ? Peut être. J'aime avoir les réponses à mes questions. Les os de mon poignet se réparent dans une lenteur traînante que je sens par le biais du moindre nerf de ma main. Je repense à Orfeo. Et à Azzura. Je ne suis vraiment pas dans la même situation avec Ezio actuellement. Au moins, j’ai vécu la même chose que lui, au moins cette fois je sais ce qu’il a pu ressentir, et je ne le hais pas de part sa nature. Une première. « A croire que… si nous n’étions pas de base des sorciers le terme m’arrache la gorge, me brûle la langue, et mon mépris pour ces personnes est clairement visible. nous étions voués à devenir leur instrument. » Je ne sais pas exactement ce qu’il m’est arrivé pour que je devienne d’un jour à l’autre à moitié animal et qu’il ne me soit pas permis de mourir, mais je sais que c’est lié aux sorciers. A un sorcier en particulier, même si j’ignore lequel. Joie. Nous étions voués à devenir leur instrument Est-ce tout à fait vrai ? J’ai une puce sous la peau, et ce n’est pas à des sorciers que je la dois. Victime, peut être. Maudit, assurément. Les sorciers, encore les sorciers, toujours les sorciers. Je les hais, je les déteste. Ils ont ruiné ma vie, et maintenant on m’ôte le droit de les tuer. Je n’arrive pas à comprendre ce qui me fait aimer Azzura, et pourtant cette question même me semble stupide. Il n’y a rien à comprendre, il n’y a qu’à… admettre. « Dis moi, E… Stain Ce nom sonne dans ma bouche comme le nom d’un étranger. Ce qu’il est. Il faut que j’arrête d’imaginer le connaître. Mes souvenirs remontent si loin dans le temps qu’ils ne sont plus très nets. Je connais les événements, mais pas toute la temporalité des faits. Qu’est ce qui t’a mené aux Etats-Unis ? Nous n’avions même pas conscience qu’il y avait un autre continent, et pourtant sept siècles plus tard, nous nous y retrouvons,… Devons nous appeler ça hasard, ou malchance ? » Il est une chose de reprendre les caractéristiques de homme, il en est une autre de comprendre l’évolution qu’a suivi l’Humanité pendant toutes ces décennies. La Lune. L’Amérique. Les Guerres. La technologie… C’est effrayant et surtout déroutant. Cette voiture même à qui je dois ma présence ici… la dernière fois que nous nous étions vus sous forme humaine, le Soleil tournait autour de nous, et nous étions le centre de l’Univers, dans notre Italie, notre Rome natale. Et maintenant… maintenant,… des hommes partent dans l’espace, dans les airs, traversent des océans d’une immensité qui me dépasse presque. Chemise, cravate, pantalon, costard… voilà ce qui remplace les parures de la cour italienne. Je me fais parfois l'effet d'une antiquité sortie d'un musée. Et c'est dans ces moments, entre autre, que je peins.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t1062-rafael-a-morienv

Féminin
↳ Nombre de messages : 9021
↳ Points : 475
↳ Date d'inscription : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Aleksi S. Lenaïk & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #1999b5



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « Tempo cancella rancori ma non i ricordi. » [pv Stain]   Jeu 19 Déc - 20:38


Il ne pouvait pas s’en empêcher. C’était devenu un vilain automatisme. D’affubler Azzura de tous les maux, et de l’évoquer avec un mépris des plus évidents dans la voix. Il avait atteint sa limite, le point de non-retour. Plus encore maintenant qu’il avait l’affreuse certitude d’avoir perdu Cora. En partie sa propre faute, il en rejetait néanmoins un infime morceau sur les épaules de cette sœur trop protectrice et agaçante. Pour alimenter le feu de sa haine. Il craignait de le voir s’éteindre, au même titre que les sensations dans ses jambes. Que son immobilisme le transforme en un légume, hermétique à tout sentiment, toute activité si ce n’est celle de se morfondre à longueur de journée. Ca passerait, ce n’était qu’une triste passade. Un moment de sa vie qu’il devait surmonter. Il finirait par l’effacer cet air maussade sur son visage, retrouverait cet aplomb qui avait été le sien des années durant. A Rome, puis ici, sur ce nouveau territoire. Son humour en serait transformé malgré tout, le cynisme deviendrait une part entière de ses répliques, il en avait pleinement conscience. Une évolution comme une autre au final. « - Evidemment, je n’en attendais pas moins de toi. » Lâcha-t-il en lui adressant un infime sourire. Ravalant le venin venu lui caresser la langue, inspirant profondément au passage pour chasser la colère qui recommencer à grouiller sous sa peau. Il se faisait violence, pour ne pas craquer. Pour laisser tout ce que la présence de son ancien ami pouvait lui inspirer. Un retour dans la passé qui faisait ressurgir tout ce qui avait pu les unir. L’amitié, quasi-fraternelle, écrasée par la rancœur et la trahison. C’était stupide de s’accrocher à tout ça, après tant de siècles passés dans la peau d’un animal, il avait presque réussi à tout oublier. Pour tout se reprendre dans la figure une fois de retour dans le monde civilisé. « - Je n’ai pas cette patience, et la peinture n’a jamais été mon fort. » Lâcha-t-il dans un souffle, le regard perdu dans le vide face à lui. Que fais-tu d’autre ? La question le laissa de marbre. A la surface du moins, alors qu’en profondeur, l’orage grondait. Ses doigts se crispèrent sur le tissu blanc lui servant de vêtement. Signe extérieur de la colère grondant sous sa peau. Tout était prétexte à l’énervement en ce moment. Il s’en était moqué de sa situation. Tolérait ce genre d’humeur de bas étage lorsqu’il sortait de sa bouche, mais dès qu’un autre lui faisait remarquer l’état dans lequel il se trouvait, l’attaque lui restait en travers de la gorge.

« - Chanteur, quand l’envie me prenait. » Il allait devoir se contenter de cette simple réponse, Stain se mordant la langue lorsque le dernier mot lui échappa. Ravalant la suite pour la laisser pourrir sur sa langue. Les questions, encore et toujours, il commençait à ne plus les supporter, elles aussi. Son lot quotidien depuis une semaine. Des suites de questions dont les réponses restaient inlassablement les mêmes. Un dialogue de sourd en somme qui lui tapait de plus en plus sur les nerfs. Le mépris avec lequel il s’exprima lui arracha un sourire amer. Leur passé commun semblait les rattraper, laissant ressurgir une vieille aversion envers ces mages qu’ils avaient dû chasser et éliminer. Elle continuait de le poursuivre, et s’il avait réussi à l’oublier lorsqu’il s’agissait de sa cousine, les autres restaient des créatures infâmes à ses yeux. Il dut réfléchir un moment, et fouiller dans sa mémoire pour se souvenir. Se rappeler comment il était arrivé ici. Les souvenirs du loup s’effaçaient peu à peu. Remplacé par ceux qu’il était en train de se créer jour après jour.

« - Un cirque ambulant. J’étais l’animal de la compagnie de la gamine du patron de ce joyeux bordel. Malchance ? Non, c’est le contraire. Au lieu de pourrir dans un caveau avec le reste de notre famille, on a pu garder un œil sur le monde. » Echapper à la pourriture et l’éternité en compagnie des tares de sa propre famille, en se glissant dans la peau d’un loup. Ce qu’il avait considéré comme une pure malédiction les premiers jours, était finalement devenue, pour lui, une véritable chance. « - Quant à nos retrouvailles, je ne sais pas trop quoi en penser. Le monde est affreusement petit apparemment. » Désinvolte, il haussa légèrement les épaules, reportant un maigre instant son attention sur son interlocuteur avant de suivre du regard un gamin et son médecin. Si l’époque n’avait pas changé, il aurait presque eu l’impression de ne jamais avoir quitté Rome. D’être resté sur place, enfermé dans un autre corps à attendre la délivrance. Tous là, comme il y a sept siècles. Les repas de famille serons animés c’est au moins ça. Il en esquissa un sourire tant imaginer la situation avait quelque chose de cocasse. Tout finirait en dispute générale c’était certain, et il serait presque capable de prendre l’un des convives pour le plat de résistance. C’était un bon moyen pour se débarrasser des réunions familiales. « - Tu t’es fait ça avec un pinceau ? » Il accompagna ses mots d’un signe de tête en direction de son poignet, avant de sonde, pour la première fois, le bleu intimidant de ses prunelles. Une question stupide, dont la réponse était évidente, mais Stain était curieux de connaître la raison de sa présence ici.

_________________


flesh and bones

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t55-squirrel-s-hunter-

« Le prodige et le monstre ont les mêmes racines. »

Féminin
↳ Nombre de messages : 1017
↳ Points : 1930
↳ Date d'inscription : 29/11/2013
↳ Age : 24
↳ Avatar : Jared Leto
↳ Age du Personnage : 36 ans - 788 ans
↳ Métier : Chef des Services Secrets et de la protection rapprochée du Gouvernement.
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4 - Niveau -58 en communication verbale - Vue : 0.5 à chaque œil
↳ Playlist : Wolf || Bleeding out || Save me || Te he echado de menos || Ego
↳ Citation : C'est de cela dont j'ai vraiment peur. D'être véritablement un monstre. Je n'ai pas envie d'être un tueur, mais je ne peux pas m'en empêcher.
↳ Multicomptes : Andreï C. Ievseï, Nolan A. Wiggins
↳ Couleur RP : darkcyan



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) MØRPHINE.
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « Tempo cancella rancori ma non i ricordi. » [pv Stain]   Ven 20 Déc - 21:58




Surréaliste. Voilà le mot qui peut englober tout ce qu’il se produit depuis un an et demi. Surréaliste. J’ai retrouvé mon frère, que je pensais mort et enterré jusqu’à la fin du monde. Il n’avait aucune raison de venir me hanter, il n’avait aucune raison de réveiller une culpabilité que j’avais tuée dans l’œuf aussi vite que possible pour ne pas m’autodétruire. Tout comme il n’y a aucune raison, aussi, que parce qu’un accident m’a conduit à l’hôpital, je retombe sur une connaissance, et que cette même connaissance et moi, nous arrivions à communiquer, dans un certain sens, sans avoir envie de s’étrangler. Une nouveauté visiblement. Le loup s’allonge en moi pour fermer les yeux et somnoler tranquillement, et j’ai envie de faire de même, tout en interrogeant Ezio, et en répondant à ses remarques. Que fait-il, que faisait-il, qu’est ce qui l’a amené ici… mes questions doivent sembler à interrogatoire, et ce n’est pas faux. Ma voix a cette pointe d’inflexibilité que j’ai gagnée en donnant des ordres, et mes yeux ont tendance à fixer sans ciller la personne face à moi. Je réceptionne ses réponses avec la méfiance qu’il se doit, en les classant dans les données à vérifier sans la moindre confiance en leur véracité. Pourquoi suis-je comme ça ? Depuis quand ? Je n’en ai aucune idée. Le loup ne juge de la qualité de la viande que lorsqu’elle palpite encore un peu de vie entre ses crocs. Le loup ne se contente pas de simplement humer l’air pour savoir où va sa proie, il la rejoint pour lui sauter dessus et se sentir supérieur en gagnant ce combat de carnivore. Chanteur ? Prenait ? C’est fini ? Que fait-il maintenant ? Cette question s’affirme alors qu’il répond à la dernière que j’ai pu lui poser. « - Un cirque ambulant. J’étais l’animal de la compagnie de la gamine du patron de ce joyeux bordel. Malchance ? Non, c’est le contraire. Au lieu de pourrir dans un caveau avec le reste de notre famille, on a pu garder un œil sur le monde. Quant à nos retrouvailles, je ne sais pas trop quoi en penser. Le monde est affreusement petit apparemment. » Sa remarque m’arrache un sourire. « Bien trop petit de toute évidence… » Animal de compagnie donc… d’un cirque… Aberrant… déshonorant. Je n’aurai jamais pu faire ça, c’était certain. Je n’ai pas vraiment de souvenirs de ma période en forme de loup, que des flashs et des sensations purement lupines que je retrouve dès que je prends la forme animale qui m’a choisi. Des sensations d’une liberté infinie, d’une temporalité qui disparait au profit d’un Présent unique et complet. J’hésite à faire une remarque à Ezio sur la manière dont il a du gaspiller ses années lupines, mais il me prend de court en désignant mon poignet d’un mouvement de tête. « - Tu t’es fait ça avec un pinceau ? » Ca ? Je regarde l’attelle, dans une grimace qui en dit long sur mon amour de ce piège qui m’immobilise. Ses yeux heurtent les miens, et je fronce les sourcils. « Ca ? Je ne sais pas exactement. Mon chauffeur a quitté la route des yeux, et en quelques secondes c’était un carambolage avec une masse de tôle froissée au milieu, qui était anciennement ma voiture. Enfin, celle du chauffeur… » J’hausse les épaules, qui me rappellent le bleu causé par le choc et la ceinture de sécurité. « Tout ça c’est produit à une vitesse inimaginable… ce n’est pas avec des carrosses que j’aurai pu être habitué à ça… Mais bon… » Nouveau haussement d’épaule. « Au moins ça va guérir rapidement… Et toi ? Qu’est ce qui t’a amené à te traîner lamentablement dans un fauteuil ?» « Et pourquoi ne guéris-tu pas ? Ou alors tu guéris, mais c'est incroyablement long, non ? Les restes de ta domestication ? » Oui, cette histoire de domestication m’intrigue. Beaucoup. Je me force depuis qu’il l’a mentionnée à me remémorer mes années de loup, mais je n’y trouve que le froid, la faim, la chasse et la sensation extraordinaire de liberté exemptée de pensées complexes qui ont guidé mes pattes jusque sur ce continent. Pourtant, tu as bien du traverser l’océan, d’une manière ou d’une autre, non ? Oui. Non. Enfin, si, forcément, mais le loup ne veut pas s’en souvenir. Il sait juste qu’il faut se méfier de la nourriture facile, et que les barreaux d’acier ne cassent pas sous les crocs, ni même lorsqu’on se jette dessus à plusieurs reprises. Et que la mer, ce n’est pas fait pour les loups, malgré l’expression illusoire dont certains peuvent user. « Sincèrement, Ezio, qu’est ce… Stain, pardon, qu’est ce qui a pu t’amener à t’abaisser à n’être un vulgaire animal de compagnie… ton derrière paralysé qui t’empêchait de chasser ? » Et toi, tu t’es vu avec la puce que tu as dans le bras, celle là même qui t’a empêché de tuer Lorenzo lorsque tu en avais la possibilité, celle là même qui te menace par sa simple présence, qui assure ta fidélité et loyauté déjà acquise à un Gouvernement que tu protèges ? Etrange réflexion. Mais je suppose qu’Ezio ignore tout de ma fonction. Je laisse des secondes s’écouler, que je compte minutieusement. Je prends le temps de réfléchir à tout ce qu’il a dit, avec la minutie du loup associée à la mémoire de l’humain. Ce n’est pas que le loup ne retient pas, c’est juste qu’il ne fait attention qu’à ce qui est présent, ou ce qui est dangereux, à éviter, ou encore ce qui est intéressant et donc mémorable. A retenir. « Je viens de…Tu as vu Azzura ? » Et Cora ? Celle que je cherche, celle que je veux trouver. Pour que je trouve la personne qui nous a vendus, Azzura et moi, et que je mette la main dessus. Et les crocs dans sa gorge. Le loup est sanguinaire, mais peu m’importe, pour le moment.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t1062-rafael-a-morienv

Féminin
↳ Nombre de messages : 9021
↳ Points : 475
↳ Date d'inscription : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Aleksi S. Lenaïk & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #1999b5



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « Tempo cancella rancori ma non i ricordi. » [pv Stain]   Sam 21 Déc - 20:11


La gêne devenait presque palpable sous sa peau. Grouillait comme des vers pour lui donner la sensation que tout un microsystème répugnant était venu se glisser sous sa chair blafarde. L’agacement aussi, venait s’ajouter à cette joyeuse civilisation. Un invité malvenu qui le prenait à la gorge et la lui tranchait sans le moindre mal. Il commençait  à avoir du mal à reprendre son souffle. Les questions que l’ancien bourreau pouvait lui assener comme des coups de massue lui donnait l’impression d’être sa victime. De faire face à son ancien lui, l’Inquisiteur posant d’abord quelques questions de routines avant de passer au stade supérieur devant l’entêtement du supplicié à ne pas répondre. Ou d’oublier la moitié de la demande en cours de route. Eludant les éléments qui le dérangeaient le plus pour ne pas avoir à trahir. Dans son cas, c’était pour ne pas paraître plus petit qu’il ne pouvait déjà l’être. Et éviter de lui montrer à quel point sa vie était devenue misérable. Combien il pouvait la détester depuis une pauvre semaine. Le début de la fin. Sept pauvres jours, qui lui avaient paru interminables. Sept pauvres jours inscrivant le rythme de ce que serait son quotidien à présent. L’échantillon lui donnait la nausée, et l’envie de tout arrêter maintenant pour ne pas avoir à subir une semaine aussi lamentable, encore et encore. Il finirait par sortir d’ici, il en était persuadé. Pour aller où ? Chez lui ? Et insulter le moindre meuble qui viendrait se jeter sous ses roues ? Les portes, trop étroites pour seulement vouloir le laisser passer ? Il se renfrogna rien qu’en y pensant. Faillit passer à côté de la réponse de Rafael tant ce constat venait de lui écraser le crâne. Et le cœur. Un accident de voiture donc ? Tu devrais marcher plutôt, ça te ferait du bien.

« - Ah, la modernité et ses engins métalliques. Pas si costauds au final. Monsieur a un chauffeur, un privilège de peintre j’imagine ? » Il en doutait fortement. Et au fond, il était persuadé que lui aussi, ne lui disait pas tout. L’infirme était peut être stupide, mais pas totalement con. Les chauffeurs ne sont réservés qu’à une certaine classe, et pas tout le monde ne peut se payer le luxe d’en avoir un. Il fronça les sourcils, détailla un peu plus la silhouette de l’homme assis à côté de lui. Serais-tu toi aussi devenu un chien de Gouvernement ? Les vieilles habitudes ont la vie dure apparemment. A nouveau, il se détourna. Evita soigneusement de croiser un regard qui finirait d’achever sa pauvre patience. Au moins ça va guérir rapidement… Péteux. « - Une mauvaise chute. » Le ton venait  de changer. Sa voix s’enveloppa de cette froideur habituelle, celle qui faisait surface dès qu’il voulait couper court à la discussion. Celle dont il usait du temps de sa première existence pour faire flancher quiconque. Il ne dira rien de plus à ce sujet. Aucune explication, rien. Même lui refusait de se souvenir de cette soirée. Il l’avait effacé de sa mémoire à son réveil, déchiré en mille morceaux pour garder en mémoire une dernière rencontre beaucoup plus agréable. Ou peut-être avait-il fait cela dans l’espoir d’oublier qu’Elle était la responsable de son état. « - Ma domestication n’a rien à voir là-dedans. C’est irréparable, ils le disent tous, et mes piètres dons ne pourront pas changer ça. » Il se redressa du mieux qu’il le put sur son fauteuil, reprenant un semblant de hauteur. Négligeable, et pas suffisant pour pouvoir être intimidant. Il l’a perçu dans sa voix. Ce petit quelque chose montrant que le comportement qu’il avait pu avoir pendant ses années de loup, avait quelque chose de déplaisant à ses yeux. Il en secoua légèrement la tête, pas étonné pour un sous devant ce genre d’attitude.  

« - La solitude me pesait. J’avais eu mon lot de grand espace et de chasses interminables. Mon loup n’a pas la noblesse du tien, il semblerait. Il s’en fout, de vivre entouré d’humain. C’est toujours mieux que des tableaux miteux, comme compagnie.» Méfie-toi, mon derrière paralysé ne m’empêchera pas de te faire bouffer ton attelle et ta suffisance avec. L’autre question qui fâche. Le sujet de discorde qui lui sauta à la figure comme le petit démon ridicule de la boite à ressort. Ses traits se figèrent, s’imprégnèrent d’une aversion certaine lorsque le prénom interdit résonna dans son crâne. Sans même qu’il ne le pense, ses doigts vinrent se glisser sur la roue de son moyen de transport. Caressants, prêts à agir si jamais le marteau continuait de se fracasser sur sa tête. Tu es en train de tout gâcher… Après la noirceur, un sourire se colla sur ses lèvres. Infime d’abord, plus assassin ensuite. « - Pour l’avoir vu… Je l’ai très bien vu même. Brave petite qui fait la putain devant des étrangers libidineux et s’improvise bucheron une fois les papiers verts à l’abri dans son corset. » Lâcha-t-il avec toute la légèreté du monde et un haussement d’épaule tout aussi désinvolte. Elles n’étaient pas comme ça, les danseuses du Masquerade. Il le savait très bien. Mais enjoliver la chose était au-dessus de ses forces. La trainer dans la boue encore et encore devenait son passe-temps favoris. Une nouvelle activité pour remplir ses journées statiques à en crever. « - On ne change pas une famille de détraqués et de dépravés, même sept siècles après. » Famille, le mot lui déchira la langue. Lui qui s’échinait à rejeter les membres gênants de sa famille un à un, surtout Sa sœur aînée, il venait de la mettre dans le même panier que lui. Qu’Elle surtout.  Continues d’enfoncer le clou, et s’il attaque tu feras quoi ? Je sonnerais les toubibs et leurs gorilles. Imaginer la scène manqua le faire éclater de rire tant tout ceci était ridicule. Il se mordit la langue pour se retenir. Un fou rire, après ce qu’il venait de cracher ne ferait qu’envenimer les choses.

_________________


flesh and bones

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t55-squirrel-s-hunter-

« Le prodige et le monstre ont les mêmes racines. »

Féminin
↳ Nombre de messages : 1017
↳ Points : 1930
↳ Date d'inscription : 29/11/2013
↳ Age : 24
↳ Avatar : Jared Leto
↳ Age du Personnage : 36 ans - 788 ans
↳ Métier : Chef des Services Secrets et de la protection rapprochée du Gouvernement.
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4 - Niveau -58 en communication verbale - Vue : 0.5 à chaque œil
↳ Playlist : Wolf || Bleeding out || Save me || Te he echado de menos || Ego
↳ Citation : C'est de cela dont j'ai vraiment peur. D'être véritablement un monstre. Je n'ai pas envie d'être un tueur, mais je ne peux pas m'en empêcher.
↳ Multicomptes : Andreï C. Ievseï, Nolan A. Wiggins
↳ Couleur RP : darkcyan



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) MØRPHINE.
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « Tempo cancella rancori ma non i ricordi. » [pv Stain]   Sam 28 Déc - 16:40


Une voiture. Cet engin est incroyablement complexe, incompréhensible, et dangereux à mes yeux. Et étrangement, il vient de justifier cette opinion en m’envoyant à l’hôpital après un accident aussi saisissant que soudain. Inattendu. J’explique à Ezio que ce sont les véhicules à essence, ceux qui parcourent maintenant la surface de la Terre, lui donnant une senteur particulière et une noirceur à l’image de la bêtise des hommes qu’elle n’avait pas des siècles plus tôt. Sa réplique à ce propos me fait sourire : quelle autre réaction pourrais-je avoir ? « - Ah, la modernité et ses engins métalliques. Pas si costauds au final. Monsieur a un chauffeur, un privilège de peintre j’imagine ? » Oui, j’ai un chauffeur. Je comprends maintenant mon erreur : ce n’est pas donné à tout le monde d’en avoir un. La réponse la plus simple, et la première qui le vient à l’esprit, est celle que je lui donne : « Et bien… disons que les habitudes ont la peau dure : comme avant, je ne fais pas parti de la lie de la société. Être peintre est une chose, vendre ses toiles en est une autre, qui m’a été relativement aisé, sans surprise. » Prétentieux ? Orgueilleux ? Peut être, un peu. Mais j’ai mes raisons, puisque, après tout, les faits sont là. Morienval est un nom qui se fait dans le milieu de la peinture. Je lui fais la remarque qu’il est censé guérir vite, de toutes ses blessures, et qu’il est étrange qu’il reste dans un fauteuil, et cette fois, j’ai l’impression d’avoir touché une corde sensible. Les vibrations se propagent le long de la toile, je les sens presque alors que sa voix se refroidit, et que son attitude change. « - Une mauvaise chute. » Voilà qui est clair et obscur à la fois. Obscur, parce que des chutes j’en ai fait plusieurs sous ma forme lupine, et d’autres sous ma forme humaine, et que je n’ai jamais du me traîner comme un infirme suffisamment longtemps pour maîtriser l’engin roulant. Clair parce que je sais sans le moindre doute qu’il ne me dit pas tout, et qu’il ne veut pas aborder le sujet. Et donc, que ça risque de m’intéresser. « - Ma domestication n’a rien à voir là-dedans. C’est irréparable, ils le disent tous, et mes piètres dons ne pourront pas changer ça. » Il se redresse, moi, je reste droit, les bras et les jambes croisés en ménageant mon poignet. Là aussi, j’ai touché une corde sensible, ou tout simplement mon ton légèrement intrigué mais surtout… étonné, méprisant, dédaigneux. « - La solitude me pesait. J’avais eu mon lot de grand espace et de chasses interminables. Mon loup n’a pas la noblesse du tien, il semblerait. Il s’en fout, de vivre entouré d’humain. C’est toujours mieux que des tableaux miteux, comme compagnie.» Là, c’est moi qui tique. Mes tableaux miteux ? Il s’est regardé, lui, avec son derrière enfoncé dans un fauteuil qui limite ses déplacements. Et chanteur, pense-t-il que c’est bien mieux ? Au moins, moi, je n’ai pas changé en sept siècles. Je suis toujours Rafaele Renzacci au fond de moi, et ça se voit dans mon maintien, ça se voit dans ma posture, et surtout dans mon niveau social que j’ai atteint avec une simplicité qui la ferait croire génétique. Les secondes s’effritent entre nous, et je remonte le cours de notre conversation pour voir comment nous en sommes arrivés là. Je remarque soudain que nous avons parlé d’Azzura. Comment ? Il l’a vu ? Je lui pose la question avant d’avoir pu tourner sept fois ma langue dans ma bouche. Erreur ? Je l’ignore. Au moins, je ne lui ai pas parlé de Susanna. Encore une fois, la toile d’araignée vibre, et la corde que j’ai pincée entre mes doigts vibre d’un son grave. Sensible. Sujet sensible, puisque ses traits se figent. Encore une fois. Ses doigts glissent sur la roue, et je le sens prêt à… à quoi ? Partir ? Avancer ? Que veut-il me faire, me rouler sur les pieds ? Une menace intimidante, assurément. Ses lèvres se retroussent dans un sourire, et j’hausse un sourcil, m’attendant au pire comme réponse. « - Pour l’avoir vu… Je l’ai très bien vue même. Brave petite qui fait la putain devant des étrangers libidineux et s’improvise bucheron une fois les papiers verts à l’abri dans son corset. » Je me crispe. Comment ? « Pardon ? » Voilà que je siffle entre mes dents un pardon qui n’a rien de cordial. Je décroise les jambes, les faisant glisser, prêt à me lever, maintenant. « - On ne change pas une famille de détraqués et de dépravés, même sept siècles après. » Mon poing se serre et file vers la mâchoire de Stain. J’espère que son fauteuil va tomber en arrière sous l’impact, qu’il va devoir se traîner dans le couloir et ramper jusqu’à sa chambre. La douleur de mon poignet convalescent me fait plisser les paupières, mais je l’ignore. Presque. « Donc tu l’as vue. » Je pourrais me lever pour accentuer son rachitisme provoqué, mais je me contente de le toiser d’un regard noir, malgré mes iris de la couleur du ciel, et d’un sourire menaçant : « Vu le joli portrait que tu viens de me faire de ma femme, » Souviens toi en, c#nnard, « je m’étonne que tu n’aies pas fait carrière dans l’art toi aussi. Une telle imagination, c’est un talent rare. Aussi rare que ta c#nnerie de toute évidence. » Je m’appuie contre le mur, et croise à nouveau les bras. « Ta haine à l’égard d’Azzura est sans fondement. Tu ne blâmes pas la bonne Di Mercurio. » J’avais décidé de lui laisser une seconde chance, en m’apercevant que les souvenirs de nos rancoeurs s’étaient estompés, pour ma part, grâce au loup qui n’avait pas voulu se charger de rancunes inutiles. C’est pour ça que je le fixe droit dans les yeux, avec une seule proposition aux lèvres : Tu peux dire ce que tu veux sur Cora, mais ne touche pas à Azzura. « Ecoute moi bien, Ezio : » Pas de Stain qui traîne : je parle à mon ancien ami. Ou à son fantôme. « … » Ecoute moi bien, mais je ne sais pas quoi te dire. Et écoute donc mon silence, que ça t’enseigne ce que j’ai à te dire. Je secoue lentement la tête, en fermant les yeux. Ecoute moi donc, Ezio. Je me suis pris la tête avec Azzura, je me suis pris la tête avec Orfeo. J’ai envie d’étrangler et de torturer Susanna, et j’ai massacré la famille de Noah, ce qui me donne une vague idée de quelles seront nos retrouvailles quand j’arriverai à lui mettre la patte dessus. Alors écoute-moi bien Ezio : tu dois être l’un des rares romains avec qui je peux avoir une relation cordiale. Alors s’il te plait, ne me donne pas une bonne raison de t’étrangler. « Tu es ridicule. »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t1062-rafael-a-morienv

Féminin
↳ Nombre de messages : 9021
↳ Points : 475
↳ Date d'inscription : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Aleksi S. Lenaïk & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #1999b5



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « Tempo cancella rancori ma non i ricordi. » [pv Stain]   Dim 29 Déc - 17:49


Il commençait à lui taper sur les nerfs. Ce foutu pantin rempli d’un orgueil qui était peu à peu en train d’écraser le sien. Sa seule présence lui montrait à quel point il était devenu minable. L’ombre de ce qu’il fut. La splendeur de l’Inquisiteur avait disparu, rongée par des années passées dans la peau d’une bête. La noblesse de son nom, il l’avait laissé de côté. L’abandonnant comme on abandonne de vieux vêtements pour rejoindre le rang qui était réellement le sien : celui des rejets de la société. Il s’était alors rapproché de sa pauvre mère, oubliant tout ce que l’on avait tenté de lui inculquer dans sa jeunesse pour faire de sa seconde existence une vie d’insolence et de dépravation. Le regard des autres lui importait peu. Celui de Rafael était pourtant en train de réveiller le loup tapis dans son ventre. Il se faisait déjà les crocs contre ses propres os. Mordait la chair à présent insensible pour tenter de sortir l’ancien Shadowhunter de sa léthargie. Monsieur se croit supérieur, Mossieur vend des tableaux qui lui permettent d’étaler sa science devant le commun des mortels. Diable ce qu’il pouvait être agaçant, aussi dérangeant qu’une tique sur son dos. Il serra les dents pour ravaler sa bile et tous ses sarcasmes. Pour garder un tant soit peu de contrôle mais la simple mention d’Azzura fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase de sa patience. Prêt à prendre ses roulettes à son cou, Stain resta néanmoins en place. Le ton venait de changer de l’autre côté du terrain. Il en esquissa un infime sourire. Aussi sombre que son regard qui évitait soigneusement celui du peintre. Une erreur de parcours qui lui valut un charmant coup dans la figure. D’imperceptibles tremblements se heurtèrent contre sa peau, gagnant en force à mesure que son cœur accélérait sa sombre course. Frapper de la sorte, en plein milieu d’un couloir plein de monde. Donc tu l’as vue. Je n’ai pas été assez précis ? Attends, je vais en rajouter une couche. L’infirme se redressa une seconde fois, sentit le restant de ses muscles valides se contracter à l’extrême lorsqu’il effaça du bout des doigts le sang qui s’échappait de sa lèvre ouverte. Un premier nerf lâcha, suivit d’un second. Le rire fut d’abord silencieux, perdu quelque part entre ses côtes. Avant de franchir le seuil de ses lèvres et de se déverser entre eux. Un fou rire un brin forcé au début. Franchement amusé ensuite tant la réaction de son ancien ami avait quelque chose de comique. Sa femme… Le mot lui coupa l’herbe sous le pied et calma son hilarité.

« - Je ne suis pas peintre, mais je fais des efforts. J’aurais pu en faire un encore plus aboutit, mais vu ta réaction, je pense que c’est suffisant. » Siffla-t-il en lui adressant un regard des plus noirs, brûlant d’une espièglerie certaine. La partie devenait enfin intéressante. Titillait ses nerfs et commençait à satisfaire ses envies de conflit. Depuis son arrivée ici, il les cherchait. Sans cesse. Essayait vainement de trouver un moyen pour combler sa solitude et son ennui. Pour se persuader aussi, qu’il était toujours capable de tenir tête à quelqu’un et de se défendre sans passer pour un parfait imbécile. Un nouveau sourire, ou du moins une ébauche. « - Le compliment me touche. Pas aussi rare que ça, la tienne la surpasse j’ai l’impression. » Les pincettes venaient d’être abandonné. La prétendue gentillesse aussi. Il ne la méritait pas. Et venait de lui prouver. Suffisamment en tout cas pour que, et l’homme, et le loup, se sentent blessés, et demandent, l’un comme l’autre, réparation. Sans fondement ? Il manqua avaler sa salive de travers. Et tourna vivement la tête vers lui pour sonder la glace de son regard. Il se fout de ma gueule ? Il avait toutes les raisons de monde de la détester. Et cela depuis sa plus tendre enfance. Il la blâmait pour tout. Avait tenté de mettre de l’eau dans son vin pour finalement vider la bouteille entière d’alcool dans une misérable goutte de flotte tant la sorcière était devenue détestable à ses yeux. Il avait aussi ses raisons pour blâmer Cora, mais ça, l’autre n’avait pas à le savoir. Ses histoires de ‘couple’ ne regardaient que lui.

« - Oh crois-moi, mon frère, j’ai toutes les raisons du monde de la haïr. Et c’est réciproque, je te rassure. » L’ancien bourreau avait choisi la plus exécrable des deux. La moins agréable à regarder aussi peut être. Son cœur se pinça, lança un violent élan de douleur entre ses côtes qui lui coupa le souffle. Il posa sa main sur sa poitrine, ferma un mince instant les yeux pour chasser la tristesse venue se glisser contre ses paupières. Toute la haine du monde, toute la rancœur dont il était doté n’étaient malheureusement pas suffisantes pour effacer des siècles de dévotion, et une tristesse des plus corrosives. Quand il sortirait de là, que tout irait mieux, Elle serait la première qu’il irait voir. Quitte à devoir écraser son égo et implorer Son pardon. Il n’avait plus rien à perdre. Mais tout à tenter. J’écoute, je ne fais que ça. Il s’attendait à tous les reproches du monde. Mais pas à ça.

« - Tout ce cirque pour me dire ça ? Je n’ai pas eu besoin de toi pour le savoir tu sais. » Un silence, entrecoupé par une voix grésillant dans les haut-parleurs. Les bips incessants des moniteurs dans les chambres voisines et les allé-venus des infirmières. Un tumulte qui finit par s’affaiblir, pour les laisser seul dans ce foutu couloir. A son tour de jouer les brutes. Sans prévenir, il attrapa le bras de Rafael. Serra l’attelle avec force et contraignit le pauvre poignet malmené à prendre un angle des plus incongrus. L’agilité avec laquelle il exécuta son geste le surpris. Et distilla une certaine chaleur dans son cœur. « - Appelle-moi encore une fois comme ça, et je te fais bouffer ta langue. Avise toi seulement de me reparler de la folle qui te sers de femme, de me dire quoi faire, et de lever la main sur moi, et tu te retrouveras veuf et défiguré à vie. Tes dons de loup aristo ne pourront rien pour toi, crois-moi. » Il n’avait pas levé la voix. Il n’en avait pas besoin. Son timbre venait de retrouver cette glaciale éloquence qui le fit lui-même trembler la première fois qu’il s’entendit parler. Perdu dans les ténèbres d’un cachot humide, sous les rues d’une Rome puant le vice et infestée de vermine. Traits de pierre au regard de ténèbres qui sondèrent le visage de cet être revenu le hanter au moment où il en avait le moins besoin. Il serra encore un peu, entendit les os craquer sous la force de sa poigne. Aperçu dans la finesse de ces traits l’ombre de la douleur. Un spectacle des plus agréables à ses yeux qui fit naître sur ses lèvres un sourire assassin. « - Je suis ridicule, mais toi tu es pitoyable. Tellement pitoyable. » Il finit par le relâcher, sans le moindre ménagement. Sans le quitter des yeux.

_________________


flesh and bones

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t55-squirrel-s-hunter-

« Le prodige et le monstre ont les mêmes racines. »

Féminin
↳ Nombre de messages : 1017
↳ Points : 1930
↳ Date d'inscription : 29/11/2013
↳ Age : 24
↳ Avatar : Jared Leto
↳ Age du Personnage : 36 ans - 788 ans
↳ Métier : Chef des Services Secrets et de la protection rapprochée du Gouvernement.
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4 - Niveau -58 en communication verbale - Vue : 0.5 à chaque œil
↳ Playlist : Wolf || Bleeding out || Save me || Te he echado de menos || Ego
↳ Citation : C'est de cela dont j'ai vraiment peur. D'être véritablement un monstre. Je n'ai pas envie d'être un tueur, mais je ne peux pas m'en empêcher.
↳ Multicomptes : Andreï C. Ievseï, Nolan A. Wiggins
↳ Couleur RP : darkcyan



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) MØRPHINE.
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « Tempo cancella rancori ma non i ricordi. » [pv Stain]   Mer 1 Jan - 17:52





Ne me donne pas une bonne raison de t'étrangler. S'il te plait, Ezio. Ne me donne pas une bonne raison de réveiller le loup et de serrer mes longs doigts autour de ton petit cou le temps de te voir devenir rouge, suffoquer, peiner à respirer et finalement lâcher prise, lâcher tous les efforts que tu pourrais faire pour rester en vie. Ne me donne pas une bonne raison, parce qu'il ne me faudra pas beaucoup pour perdre mon sang froid. Tu dois savoir où sont mes limites, non ? Vas-y, insulte encore une fois Azzura, et tu retrouveras sans difficulté le bourreau que tu as connu, et non le peintre plus ou moins tranquille qui est face à toi. Amuse toi à jouer avec moi sur ce terrain, et ce sera autre chose que mon poing que tu te prendras dans la figure. Je fixe Ezio, sans la moindre trace de sourire sur on visage. Je ne suis pas un homme qui rit facilement, je ne suis pas du genre bon vivant, je suis malheureusement plutôt dans la catégorie sérieux, impassible et grave. Dommage pour lui. « - Oh crois-moi, mon frère, j’ai toutes les raisons du monde de la haïr. Et c’est réciproque, je te rassure. » Des raisons ? Il en a peut être mais aucune ne sera acceptable à mes yeux, alors on peut dire que sa haine est sans fondement. Aucune rancune ne saurait être acceptable et fondée lorsque sept siècles sont passés. Et toi, que fais tu selon toi ? Ne sont-ce pas des rancoeurs et des rancunes ineffacées qui te poussent à retrouver Susanna pour lui faire payer? Oui. Non. Peut être. Ce n'est pas la même chose, du moins voilà ce que j'essaye de me faire croire dans une mauvaise foi qui ne me trompe même pas. Je me convaincs que ce n'est pas la même chose, c'est le principal. Je lui demande de m'écouter. J'ai envie de lui dire beaucoup de choses. Trop, peut être, et c'est pour cela qu'un long blanc suit ma demande. Ecoute moi, Ezio. Ecoute moi bien, écoute mon silence, écoute cette absence de paroles qui en dit long sur ce que je veux te dire. Ecoute moi bien. Il est ridicule.

Il est ridicule. Voilà ma conclusion. Pauvre, faible, ridicule elle aussi, mais au moins, le tout est dans le ton. « - Tout ce cirque pour me dire ça ? Je n’ai pas eu besoin de toi pour le savoir tu sais. » Un silence. Un silence entre nous deux, alors que la vie de l'hôpital fait une timide venue dans notre bulle. Une voix dans un haut parleur, des pas autour de nous, des cris, des mots. Je me rends compte qu'en fait, nous ne sommes pas que tous les deux dans ce couloir, chose que j'ai oubliée ces dernières minutes. Je suis déstabilisé par tous ces bruits que je perçois. C'est sûrement pour cela que je me fais avoir par surprise. La main d'Ezio jaillit et attrape mon poignet malmené un peu plus tôt. Pas tant malmené que ça, par rapport à ce que mon ancien ami lui fait subir, en lui faisant prendre un angle inhabituel avec une force qui me prit à défaut. Ma bouche s'ouvre dans un son inaudible. Le loup n'a pas l'habitude d'être blessé par un autre, il n'a pas l'habitude d'être malmené comme une petite proie sans défense. Mon orgueil non plus, et voilà qu'une nouvelle blessure se rajoute à la liste. « - Appelle-moi encore une fois comme ça, et je te fais bouffer ta langue. Avise toi seulement de me reparler de la folle qui te sers de femme, de me dire quoi faire, et de lever la main sur moi, et tu te retrouveras veuf et défiguré à vie. Tes dons de loup aristo ne pourront rien pour toi, crois-moi. » Il n'a pas haussé le ton, et je me rends bien compte que ca aurait été plus qu'inutile. Je me contente de le fixer du regard, mes yeux bleu brillant du froid de la glace arctique. Il serre davantage mon poignet et je tente un mouvement de recul qui ne fait qu'accentuer la douleur. J'ai bien trop d'orgueil pour lui demander de me lâcher, j'ai un ego beaucoup trop important pour utiliser mon autre main. Alors je livre mon poignet à sa colère, en attendant mon heure. En pâlissant davantage, et en écrasant la douleur dans une ombre qui me fait plisser les paupières. Le sourire qui naît sur les lèvres d'Ezio a pour seul résultat que je prévois le moindre de mes mouvements dès qu'il m'aura relâché. J'ai la patience inépuisable du loup solitaire qui attend que le lièvre fasse le mouvement qui le trahira dans son camouflage sylvestre. Le lièvre est devant moi actuellement. Le lièvre se joue de moi, mais il suffit d'un seul mouvement de travers pour que je le prenne à la gorge et que j'entende le petit craque de sa nuque qui lui fera pousser son dernier soupir. Ne me donne pas de raison de t'étrangler, Ezio voilà ce que je lui ai demandé. Il ne m'a pas écouté. Dommage pour lui. Je lui ai laissé une chance de ne pas faire échouer nos retrouvailles et il l'a piétinée. « - Je suis ridicule, mais toi tu es pitoyable. Tellement pitoyable. » Ses doigts se détachent de mon poignet et aussitôt je le place en sécurité tout contre mon torse, alors que ma main droite attrape son cou. Mes doigts trouvent sans la moindre difficulté sa gorge, pressent contre sa paume d'Adam, alors que je me lève à moitié. Je ne peux pas utiliser mon autre main puisque l'attelle n'est plus d'aucune utilité et qu'il va falloir plusieurs minutes pour que la douleur s'atténue, mais ce n'est pas grave. Je le soulève du fauteuil pour le plaquer contre le mur avant de le lâcher. Je donne un coup de pieds dans le fauteuil, avant de cracher : « Touche moi encore une fois, et tu n'auras pas le temps de me voir veuf. Mes dons de loup aristo, comme tu le dis si bien, au moins ils me servent à quelque chose et pas juste à décorer. » Je lui donne un coup de pied, pour appuyer mes propos. « Tu ne touches pas. A. Azzura. Tu m'as compris ? » Je m'accroupis pour me mettre à son niveau. « Je suis peut être pitoyable, Ezio... Je me délecte de ce prénom qu'il m'a demandé de ne plus prononcer. Je suis peut être pitoyable, mais au moins je ne m'abaisse pas ça. Je ne m'abaisse pas à haïr quelqu'un pour des faits vieux de sept cent ans. » Menteur, Rafael, menteur. Tu n'es qu'un menteur. Oui, je sais. Je le sais que je suis en train de lui mentir, les yeux dans les yeux, sans ciller, sans tressaillir, sans l'ombre d'un doute. Je lui mens par principe. Parce que ça vaut le coup de tenter, parce qu'une chance existe pour qu'il reporte sa haine sur Susanna, sur quelqu'un d'autre et peut être même sur la personne à qui il doit sa paralysie. Sauf s'il la doit à Azzura. Sauf si. Je lui mens parce que s'il existe la moindre chance, je la tente. C'est avec ce raisonnement que j'ai sacrifié mon frère, c'est avec ce raisonnement que je ne changerai pas d'un pouce mon attitude si la situation se représente à moi. Suis-je un monstre parce que je pense ainsi? Je n'en ai aucune idée. Je fais un pas en arrière, essayant de remettre mon attelle en place. Finalement, j'abandonne en la jetant par terre dans un juron qui tranche avec le maintien dont je fais habituellement preuve. « Dis moi que tu effaces l'ardoise, quelques soient tes raisons, sinon je... » Sinon je te tue ? Le pourrais-tu, Rafael ? Avec quoi, ton poignet brisé ? Ton pinceau ? Tu comptes l'étouffer avec ta chemise ? Comment comptes-tu t'y prendre si tu termines ta phrase ? Tu sais bien que les menaces n'ont lieu d'être que si la sanction tombe réellement après. Oui, je le savais. Mon grand père me l'avait appris consciencieusement. Je serre les dents en remettant mon poignet droit : il serait mal avisé qu'il se répare dans une position peu commune. Finalement, je termine ma phrase : « Je trouverai bien un moyen de te forcer à le faire. » Menace ? Toujours. Je suis possessif, protecteur et orgueilleux, ce qui fait un cocktail explosif lorsqu'on l'associe au fait que je n'ai strictement aucun problème à ne pas être un gentil gars.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t1062-rafael-a-morienv

Féminin
↳ Nombre de messages : 9021
↳ Points : 475
↳ Date d'inscription : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Aleksi S. Lenaïk & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #1999b5



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « Tempo cancella rancori ma non i ricordi. » [pv Stain]   Ven 3 Jan - 20:35


Passer du tyran impassible à la poupée de chiffon en moins d’un clin d’œil. Devenir la victime quand on a mené la danse le battement de cœur précédent. Et voilà que maintenant, la main assassine venait de changer. Lui écrasait la gorge à tel point qu’il en avait le souffle coupé. Il agrippa le poignet du peintre, y mettant toute sa hargne pour le faire lâcher prise. Il craignait pour la suite. De se retrouver dans une situation de faiblesse. Il ne saurait pas quoi faire dans un tel cas. Sa condition était trop récente pour qu’il sache comment réagir. Comment répliquer face à un ennemi en pleine possession de tous ses moyens. Frapper, éviter les coups. Répliquer sans réfléchir, des automatismes qu’il connaissait par cœur. Bien rôdés, à tel point qu’ils étaient devenus ses meilleurs alliés, une fois que les mots cessaient d’être douloureux. Lui qui, pendant un temps, refusait à user de la violence. Maintenant il était trop tard pour reculer. Pour reprendre les habitudes qui collaient si bien à la peau d’Ezio. Rafael se leva. L’infirme repoussa avec encore plus d’ardeur le bras qui le privait d’air, sans toutefois parvenir à le faire lâcher prise. L’angoisse, pernicieuse se vautrait contre ses entrailles. Engluait son cœur pour le forcer à ralentir sa course. Sans succès, l’organe continuait de battre avec véhémence. Pas besoin d’avoir des jambes en plein état de marche pour savoir qu’il ne reposait plus que sur du vide. Il se mordit la langue lorsque son dos heurta le mur, ravala toute la haine venue se glisser sur sa langue. Et ferma les yeux pour ne pas se retrouver tenter d’arracher ces billes bleuâtres, affreusement dérangeantes à regarder. Lui arracher les yeux et les lui faire bouffer. L’idée eu quelque chose de plaisant, juste avant qu’il ne s’effondre à terre comme une vulgaire chaussette. Trop portée, trop utilisée, elle se retrouvait balancée dans un coin de la pièce, prête à être oublier. A finir dans la poussière. Il ne le sentit qu’à moitié, le coup qui acheva de le traîner dans la poussière. Et se surprit à remercier son handicap qui parvenait à atténuer les pires douleurs.

« - Si ce ton fonctionne avec tes pinceaux, tu m’obtiendras rien de moi de cette manière. Je n’ai jamais accordé la moindre importance aux menaces, je ne vais certainement pas commencer pour toi. » Cracha-t-il sans chercher à contenir sa rage. Il n’y parviendrait plus. Plus maintenant. Elle était devenue trop importante pour rester sagement contenue dans son cœur. Au diable l’amitié et les souvenirs qu’ils pouvaient partager. Avec ce qu’il venait de faire, Rafael n’était plus rien à ses yeux. Ou du moins, plus grand-chose.  Ezio… Encore une fois, il revenait sur le tapis celui-là. Il faut que je te  le dise en italien peut être ? Le loup gratifia son homologue d’une œillade des plus sombres, l’accablant de tout le poids de sa colère et de sa rancœur. « - Dit lui aussi, à ta femelle, qu’elle est pitoyable. Elle qui continue de m’en vouloir pour être devenu trop proche de sa sœur. » Il avait dû se faire violence pour rester poli. Garder un semblant de contrôle, même si au fond, il l’avait perdu au moment où il abandonna son fauteuil. Et la sécurité qu’il pouvait représenter pour lui à présent. « - Si elle pouvait crever étouffé par son égo, ça nous ferait une belle jambe. » Il le murmura plus pour lui que pour le fiancé despotique.

« - Ah ouais ? Et ils te servent à quoi tes foutus dons ? Frapper des adversaires en position de faiblesse ? Soigner les pauvres petits bobos qu’ils pourraient t’infliger ?! »  Ces simples mots lui firent affreusement mal. Tout comme le fait d’être contraint de lever la tête pour le fusiller du regard. L’humiliation. Il connaissait ce mot par cœur pourtant. Mais se retrouver là, à genoux devant cet égocentrique de bas étage. Il avait la douloureuse impression de se retrouver des années en arrière, le dos en sang, déchiré par les coups d’un père tournant déjà les talons, pour passer à autre chose. Sept siècles, et le souvenir qu’il en conservait restait ancré à sa mémoire avec toute la clarté du monde. Comme si tout c’était passé la veille.  Il voulut se relever. Prit appui sur ses mains et ordonna à ses jambes de le porter. Son cerveau visualisa parfaitement la scène, mais ses jambes elles, restèrent désespérément statiques. Le cœur au des lèvres, prêt à se déchirer, accablé par le poids trop lourd d’une humiliation sans nom, laissa une plainte déchirante s'échapper de ses lèvres. Il tenta de la retenir du mieux qu’il put, sans succès. Expression de sa douleur qui attira l’attention d’une infirmière. Un simple coup d’œil et déjà elle s’agenouillait à côté de son patient, la panique tirant ses jolies traits.  « - Stain ! Mon Dieu, est-ce que ça va ? » Elle glissa son bras sous le sien pour l’aider à se relever. Attirant de son main le fauteuil à eux pour permettre au loup d’y installer à nouveau. Elle finit enfin par jeter un regard suspicieux et franchement hostile au peintre.  « Monsieur, je vais devoir vous demander de…
- Ce n’est rien Lauren. Une bêtise vraiment, je me suis trop penché en avant. » L’excuse était ridicule, mais il l’avait prononcé avec une telle honnêteté qu’elle sembla le croire. Il posa sa main sur le bras de la demoiselle, lui adressa un regard qui se voulait rassurant pour la persuader que la situation était sous contrôle. Qu’elle pouvait retourner à ses affaires sans s’inquiéter pour lui. Il l’avait remarqué, bien avant sa chute. La silhouette noire se détachant sur un fond blanc immaculé. Jurant affreusement avec le reste du décor, le Shadowhunter était en pleine discussion avec le toubib s’occupant de son ancien collègue. Le petit incident avait sans nul doute réussit à attirer son attention. Et voilà qu’il s’avançait dans leur direction, une main proche de la ceinture, prête à dégainer au moindre problème. Stain l’arrêta d’un geste. Leva la main dans sa direction, accompagnant le geste d’un infime signe de tête. L’autre obtempéra, laissa son regard glisser de l’un à l’autre, méfiant à en crever. Il finit par acquiescer, puis tourna les talons pour disparaître au bout du couloir. Il avait été contraint de tout abandonner. Mais cette réaction de la part du militaire lui fit chaud au cœur. Un simple geste qui lui donna l’impression de toujours faire partit de leur rang. D’avoir conservé son grade et les hommes à son service. Il se redressa sur son fauteuil, agrippa les roues de l’engin avant de se rapprocher du peintre. Sa dernière phrase aurait presque pu le faire rire s’il ne gardait pas en travers du gosier l’affront qu’il venait de lui faire.

« - Cherche, j’espère que tu te trouveras quelque chose d’original. »  Le forcer à pardonner Azzura ? Cora s’échinait à le faire depuis des mois déjà. Sans succès. Alors si Elle ne parvenait pas à faire ployer sa volonté à haïr cette maudite sœur, lui n’y parviendra pas non plus. « - Pour te répondre, je ne ferais des efforts, que si elle en fait. » Autant dire que cela n’arrivera jamais. Et même avec la meilleure volonté du monde. Ils n’étaient pas fait pour s’entendre déjà à Rome, les choses ne changeraient pas maintenant. Ni l’un ni l’autre n’en avait envie de toute façon. « - Mais honnêtement, si tu espères assister à des repas de famille tranquilles, mon pauvre, tu te fourres ton attelle dans l’œil jusqu’au nombril. » Cynique au possible, la réplique se voulait cinglante. Claqua dans l’air pour briser le silence pesant revenu se glisser entre eux. Il hésitait à présent. Entre l’envie de rester là, à se limer les nerfs. Et celle de retourner se terrer dans sa chambre. Il avait suffisamment pris l’air pour aujourd’hui. Et sentait qu’il n’était pas prêt de remettre le nez dehors de sitôt. Pas tant qu’il serait dépendant des autres comme il pouvait l’être en ce moment. Pas tant qu’il serait dans cet état déplorable.

_________________


flesh and bones

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t55-squirrel-s-hunter-

« Le prodige et le monstre ont les mêmes racines. »

Féminin
↳ Nombre de messages : 1017
↳ Points : 1930
↳ Date d'inscription : 29/11/2013
↳ Age : 24
↳ Avatar : Jared Leto
↳ Age du Personnage : 36 ans - 788 ans
↳ Métier : Chef des Services Secrets et de la protection rapprochée du Gouvernement.
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4 - Niveau -58 en communication verbale - Vue : 0.5 à chaque œil
↳ Playlist : Wolf || Bleeding out || Save me || Te he echado de menos || Ego
↳ Citation : C'est de cela dont j'ai vraiment peur. D'être véritablement un monstre. Je n'ai pas envie d'être un tueur, mais je ne peux pas m'en empêcher.
↳ Multicomptes : Andreï C. Ievseï, Nolan A. Wiggins
↳ Couleur RP : darkcyan



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) MØRPHINE.
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « Tempo cancella rancori ma non i ricordi. » [pv Stain]   Sam 4 Jan - 19:11




Je viens de frapper un infirme, je viens de malmener un homme qui n’avait aucun moyen de riposte sérieusement. Et le pire, c’est que je n’en conçois strictement aucun regret, aucun remord. Je m’en contrefiche, et ça a le don de me sidérer. Ezio est humilié, à terre, sous mes yeux clairs que je ne daigne même pas de teinter de l’ombre d’une culpabilité qui serait, très certainement, attendue. Je n’en conçois pas non plus. Ou alors, mon armure la maintient loin de moi. Il se moque de mes menaces, je cille et tique. Visiblement, il est en colère. Avec raison, tu ne crois pas ? Oh que oui, avec raison. Tant mieux au moins nous sommes deux à être en colère. Je pensais que nos retrouvailles n’allaient pas être aussi catastrophiques que celles avec Orfeo, et bien je me trompais. Mais cette fois, la faute est partagée, et j’aurai essayé de lui tendre une main amicale. En le balançant contre un mur ? Il agresse encore Azzura, mais ma colère se contente de durcir mes traits alors que je m’éloigne légèrement, en me redressant. Attaque, vas-y Ezio, attaque moi verbalement, c’est tout ce que tu peux faire. Crache ton venin, crache le, tu ne peux pas m’atteindre. Mes foutus dons, au moins ils font leur travail. Oui, ils réparent mes petits bobos. C’est tout leur intérêt, vois tu, Ezio. Ils ne me laissent pas infirmes dans un fauteuil roulant, eux. Si je m’étais accroupi pour lui parler, maintenant je le surplombe dans une morgue et un air hautain que je ne contiens pas. Le loup jubile de voir l’autre animal aplatit devant lui. La défaite de son adversaire n’a qu’un seul résultat à ses yeux : il est le chef de la meute. Et ca, ça ne change pas malgré les siècles. Je l’observe essayer de se relever sans bouger d’un poil. Je pourrais lui tendre une main supposée secourable, je pourrais rapprocher son fauteuil, le soutenir, je pourrais faire tout cela, mais je me contente de m’adosser au mur le plus proche, les bras croisés, en faisant attention à mon poignet. Jusqu’à ce qu’une plainte s’échappe de ses lèvres. A ce point ? N’a-t-il vraiment plus aucun orgueil pour souffrir en silence ? Je sens que je me comporte comme un odieux c#nnard, je le sens dans tous mes nerfs, mais je rejette cette pensée. Il l’a mérité, voilà ce que me clame ma mauvaise foi évidente. Sa plainte a attiré l’attention d’une infirmière, qui s’agenouille à côté de lui. Je me contente de regarder autour de nous, alors qu’elle l’aide à se lever et à se réinstaller dans son fauteuil. « - Stain ! Mon Dieu, est-ce que ça va ? » Stain. Il se fait vraiment appeler ainsi ? Je lève les yeux au ciel brièvement. Déplorable. « Monsieur, je vais devoir vous demander de… » C’est à moi qu’elle parle ? Je la toise avec mépris, et plus encore lorsqu’Ezio intervient. En ma faveur ? Je n’ai besoin d’aucune aide. - Ce n’est rien Lauren. Une bêtise vraiment, je me suis trop penché en avant. » Je retiens un faible ricanement. Trop penché en avant. Et ça rime à quoi, ça ? Il avait l’opportunité de se débarasser de moi, et il sort une excuse pitoyable pour éloigner le regard hostile de cette Lauren ? Je soupire avant de l’appuyer, dans un petit soupire qui n’a rien de complice ou malicieux : « Oui, voilà, exactement. Heureusement que vous étiez là pour l’aide, Madame… » Courtois, poli, moqueur. Voilà, je suis moqueur, mais rien dans le ton de ma voix ne doit le laisser paraître. Je corrobore juste l’excuse d’Ezio, c’est tout. L’excuse ridicule. Un autre mouvement s’interpose entre moi et Ezio, auquel je m’apprêtais à dire quelque chose. Je suis le regard de mon ancien ami et aperçois une silhouette qui n’a pas sa place dans un hôpital. Un froncement de sourcil, et ma main caresse mon avant bras. En son sein se trouve une puce qui fait de moi l’un des clébards du Gouvernement. Mais de toute évidence je ne suis pas le seul. Ezio respire l’autorité malgré sa paralysie, alors qu’il arrête le mouvement de la silhouette d’un geste de la main. Mes yeux se plissent à nouveau, et voilà que je considère d’un autre œil le skinchanger paralysé. Voilà donc quelle était son occupation avant qu’il ne devienne un loup à roulette. Il était dans l’armée, dans un corps d’armée du moins. Ca se sent. Je suis dans mes pensées lorsqu’il se rapproche de moi, et fait écho à ma dernière phrase, prononcée après longue réflexion. Ma menace à peine voilée qui brillait par son absence de clarté. « - Cherche, j’espère que tu te trouveras quelque chose d’original. Pour te répondre, je ne ferais des efforts, que si elle en fait. » Faire des efforts ? J’hausse un sourcils. « C’est au moins déjà un point de départ. Tu vois que tu peux te montrer coopératif… » Je contourne le fauteuil, pour me réinstaller sur la chaise, comme un peu plus tôt auparavant. Rien ne s’est passé, si ce n’est mon attelle qui gît un peu plus loin et le regard toujours suspicieux de l’infirmière qui s’affaire un peu plus loin. « - Mais honnêtement, si tu espères assister à des repas de famille tranquilles, mon pauvre, tu te fourres ton attelle dans l’œil jusqu’au nombril. » Etrange. Etrange comme une situation peut dégénérer en un clin d’œil, pour redevenir normale dans un laps de temps à peine plus long. Nous venons de nous menacer, de nous agresser, et voilà que notre discussion repart sur d’hypothétiques dîners de famille qui s’achèveraient sur un massacre à grande échelle. Je fais rapidement les comptes dans ma tête : Orfeo veut me voir mort, je veux voir Susanna avec de la souffrance dans les yeux et plus un souffle dans la gorge, Ezio espère voir Azzura sous la forme d’un cadavre visiblement. Il n’y a guère que Susanna dont j’ignore encore quel grief elle pourrait avoir contre l’un d’entre nous. Dans tous les cas… « Crois moi, je ne l’espérais pas. Un tel repas se ferait dans une atmosphère des plus glaciales et s’achèverait par… quoi… un, ou plusieurs enterrements… » Je le toise, mais cette fois mes yeux se sont voilés d’une ancienne complicité qui existait entre nous. Je suis rancunier, mais avec Ezio, je n’ai pas envie de l’être. Tu conserves l’espoir que ta relation avec l’un des romains de ton ancienne vie ne soit pas catastrophique ? Exactement. Mais ce n’est pas pour ça que j’hésiterais une seconde s’il devait à nouveau me provoquer. D’ailleurs, en parlant de ça, je fais un mouvement de tête en direction de son ange gardien et de l’infirmière : « Je vois que tu as des gardes du corps d’une efficacité rare… » Ironique de dire ça, alors que je suis en quelque sorte moi aussi un garde du corps. « Tu me les présenteras, je suis curieux de les rencontrer... , mon ton devient plus sérieux, si c’est possible. Les habitudes ont la peau dure, visiblement. Nous voilà tous les deux au service d’un Gouvernement que nous ne connaissons que depuis… quoi… un an et demi ? » Je le fixe de mes yeux bleu clair. « Alors, Stain, dis moi… , je l’ai appelé Stain, qu’il s’estime flatté que je me prête à cette mascarade de changement de nom, que faisais-tu avant d’être paralysé ? » Moi aussi, je sais être autoritaire. Je l'ai toujours été, je suis l'aîné des Renzacci. Même si je n'en porte plus le nom, même si je l'ai rejeté, je porte toujours mon héritage dans mon maintien et dans mon sang. Mes doigts se glissent vers ma chemise, que je suis bien décidé maintenant à reboutonner. L’air frais du couloir commence à ébrécher ma patience face au froid, et mon poignet par deux fois malmené se remet lentement, m’autorisant un léger mouvement. Ca va suffire pour que je ferme ma chemise blanche abimée par l’accident. La veste anthracite qui l’accompagnait est restée dans la pièce où je suis supposé être.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t1062-rafael-a-morienv

Féminin
↳ Nombre de messages : 9021
↳ Points : 475
↳ Date d'inscription : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Aleksi S. Lenaïk & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #1999b5



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « Tempo cancella rancori ma non i ricordi. » [pv Stain]   Mar 7 Jan - 21:16


Les interventions auraient pu mettre un terme à tout ça. S’il n’avait pas levé la main ou chercher à se justifier aussi stupidement, il serait déjà de retour dans sa chambre. Seul. Loin de l’agitation provoquée par ces retrouvailles. Il regrettait maintenant, de ne pas avoir pris cette voie. Lauren allait le mettre dehors, pourquoi a-t-il fallu que tu t’interposes ? Il n’en savait rien. Avait beau tourner la chose dans tous les sens, il n’en savait absolument rien. Une part de lui s’accrochait à cette rencontre. Refusait de voir le peintre disparaître par peur de la solitude. De retourner se terrer dans le silence et reprendre son existence là où il l’avait laissé en quittant sa chambre. Il tapota ses doigts contre son fauteuil, au rythme d’une mélodie qu’il était le seul à entendre. Calme d’abord, elle gagna en nervosité lorsque les répliques revinrent se coller contre ses oreilles. Il esquissa un infime sourire, jaune et forcé lorsque Rafael reprend la parole. Coopératif ? Bien sûr qu’il l’était. Contraint de faire des efforts et de fausses promesses pour que la discussion s’arrête là. Que le sujet de discorde soit évincé au mieux pour lui éviter de perdre son sang-froid. Et pour faire quoi? Pas grand-chose vu son état. Un loup n’oublie pas. Et le dominant d’une meute peut facilement se retrouver à terre face à un rival. C’est lui, qui a mordu la poussière. Jeté plus bas que terre sans la moindre difficulté, il a fait preuve d’une vulnérabilité détestable face à son bourreau. Qu’il savoure sa victoire et sa position de chef de meute. Les rôles s’inverseront, il s’en faisait la promesse. Et ravalait au passage la bile venue effleurer sa langue. Après la colère, s’était à présent la rancœur qui s’infiltrait entre les fibres décomposées de son cœur.

« - Demandé si gentiment, je ne pouvais que faire un effort. » Un léger rire vint secouer ses épaules. « - Glaciale ? Je dirais des plus enflammées plutôt. Un seul serait suffisant je pense pour que l’atmosphère change radicalement. Deux, pour être sûr de ne pas faire de bêtise. » Lâcha-t-il, comptant sur ses doigts pour être certain de ne pas faire d’erreur. Théâtral au possible. Inutile de réfléchir bien longtemps pour trouver un convive à éradiquer si jamais ils en venaient à se retrouver réunis autour d’une même table. Il doutait fortement qu’une telle occasion viendrait à se présenter. Il ne put s’empêcher de jeter un rapide coup d’œil en direction de l’infirmière. Affairée, mais néanmoins méfiante et trouvant le temps de gratifier Rafael de ses plus belles œillades assassines. Quant à son collègue, il avait disparu de son champ de vision. Tout en restant présent, son odeur continuait de flotter dans l’air, indiquant au Shadowhunter qu’au moindre souci, il sortirait de sa cachette. « - Il faut bien, avec tous ces rustres qui frappent pour un rien. » Un haussement d’épaule un brin désinvolte accompagne ses mots. « - Je doute que tu ais envie de les connaître. Ni eux de te rencontrer. » La légèreté de la réplique était tout ce qu’il avait de plus factice. Et le regard qui l’accompagna n’avait rien d’amusé. S’il oublia pendant quelques instants l’affreux que l’italien venait de lui faire subir, Stain revêtit bien rapidement son manteau d’animal rancunier à en crever. Un an et demi… Déjà. Le temps était passé si vite. Il avait l’impression d’être revenu de la glace de l’ancienne capitale, la veille seulement. Un retour forcé dans le monde des vivants qui lui était resté en travers de la gorge les premiers temps. Mais qu’il ne regrettait plus à présent.

« - Les Gouvernements ne changent pas. En surface seulement, rien de plus. » Les idéaux restaient les mêmes. Seuls les mots variaient. Les méthodes pour assoir un pouvoir ne varient pas d’une époque à l’autre. Ou si peu. Fatigué de s’abîmer dans la contemplation du sol, l’infirme releva le nez et prit le risque de soutenir ce regard des plus gênants. Sans sourciller. Ignorant la distance entre eux, celle infime, qui lui donnait l’impression d’être misérable et affreusement ridicule. « - Tu poses la question alors que tu connais très bien la réponse. » Souffla-t-il, les dents serrées. Il le sait c’est évident. Sa main effleura sa nuque, frôlant du bout des doigts la cicatrice ignoble qui y dormait. Ils s’étaient empressés de la refaire fonctionner, cette maudite puce. De l’incruster entre un peu plus profondément dans sa chair pour lui couper l’envie de vouloir à nouveau l’enlever. Même sans ça, il n’était pas prêt de recommencer. La douleur avait failli le tuer, il était hors de question de faire deux fois la même erreur. « - J’éradiquais la vermine. Inquisiteur, Shadowhunter, il n’y a que la tenue qui change. » Il haussa à nouveau les épaules, et se remit à pianoter, sur ses jambes cette fois. Pensif, il fixa ses doigts. Il avait du mal à s’y faire, à cette absence de sensation alors que ses doigts s’agitaient sur sa peau. Il fronça les sourcils, agacé par ce constat qui ne cessait de lui mettre les nerfs en pelote.

« - Je me doutais que la peinture n’était qu’une couverture. Toutou du Gouvernement aussi hein ? Cela ne m’étonne qu’à moitié. » Les vieilles habitudes collent à la peau. Ils n’étaient pas faits pour une existence tranquille et dépourvue du moindre problème. Forgés dans le sang et la violence, l’un comme l’autre. Sept cent ans après, il aurait été étonnant que les choses aient changés. Et avoir vécu autant d’année dans la peau d’un fauve n’avait fait qu’intensifier cet aspect de leur charmant caractère. Il en avait eu honte. Avait rejeté cette noirceur qui rongeait son cœur durant les premiers jours. Un acharnement que les jeux avaient dangereusement entamé. Le renversement du Gouvernement aura eu raison de sa volonté à vouloir conserver des barrières autour de son cœur. Il ne s’en cachait plus, ne le reniait plus, ce monstre qui lui dévorait les entrailles un peu plus chaque jour. Il était bien trop ancré à sa chair, la seule chose qu’il pouvait faire à présent, c’était apprendre à le contrôler du mieux qu’il le pouvait. « - Laisse-moi deviner… Peintre officiel du Président ? Non… Ce n’est pas assez honorable pour toi. Son chihuahua de garde personnel peut être ? » Il se pencha légèrement en avant, le coude sur l’accoudoir, il posa son menton sur sa main. Et détailla l’homme assit face à lui comme s’il le voyait pour la première fois. Il ne l’avait jamais vu dans les couloirs fréquentés par les petits soldats du Gouvernement. Jamais croisé non plus les rares fois où il avait été amené à visiter les bâtiments officiels. Et croiser le Président restait un honneur qu’il n’avait jamais eu. Un bon endroit pour se planquer, et vivre au-dessus du reste du monde. Vu le spécimen, ça n’aurait rien de vraiment étonnant. Il haussa un sourcil une fois son examen terminé. Mon vieux, tu ne fais pas dans la demi-mesure.

_________________


flesh and bones

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t55-squirrel-s-hunter-

« Le prodige et le monstre ont les mêmes racines. »

Féminin
↳ Nombre de messages : 1017
↳ Points : 1930
↳ Date d'inscription : 29/11/2013
↳ Age : 24
↳ Avatar : Jared Leto
↳ Age du Personnage : 36 ans - 788 ans
↳ Métier : Chef des Services Secrets et de la protection rapprochée du Gouvernement.
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4 - Niveau -58 en communication verbale - Vue : 0.5 à chaque œil
↳ Playlist : Wolf || Bleeding out || Save me || Te he echado de menos || Ego
↳ Citation : C'est de cela dont j'ai vraiment peur. D'être véritablement un monstre. Je n'ai pas envie d'être un tueur, mais je ne peux pas m'en empêcher.
↳ Multicomptes : Andreï C. Ievseï, Nolan A. Wiggins
↳ Couleur RP : darkcyan



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) MØRPHINE.
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « Tempo cancella rancori ma non i ricordi. » [pv Stain]   Mer 8 Jan - 18:24




Inquisiteur. C’est ce qu’il était, et c’est ce que je suis à présent, alors que je le dissèque à nouveau du regard. Qui es-tu exactement, qu’es tu devenu, quel déguisement as-tu dans cette époque qui n’est pas la nôtre mais que nous avons été forcés d’adopter sous peine de vivre l’éternité de notre mortalité en décalage avec une ère qui n’aurait pas du nous voir respirer. Ses doigts tapotent son fauteuil, et je ne reconnais aucun rythme. Le sien, peut être. C’est parce que son rythme n’est pas le mien que nous peinons à nous comprendre. C’est parce que nos rythmes ne sont plus synchronisés par une amitié que nous avons fragilisé avec la minutie des bourreaux que nous étions. Que nous sommes. Je n’interroge plus, mon travail n’est plus censé m’amener à tuer sauf cas exceptionnel – à dire vrai, il est même censé éviter qu’il y ait des fusillades… - mais je suis toujours un bourreau lorsque ma route croise un sorcier. Je suis un bourreau dans l’âme, parce que je n’ai aucun scrupule à exécuter qui que ce soit. « - Les Gouvernements ne changent pas. En surface seulement, rien de plus. » J’acquiesce. Il n’a pas tort : si bien des choses ont changé en sept cent ans, les fondements de la corruption humaine et les vices des puissants n’ont en rien évolué. Et nous non plus, au final. Toujours au service des plus forts, toujours au service de l’opportunité. Nous n’avons pas changé, je n’ai que peu changé personnellement. Et toi, Ezio, as-tu changé ? Que fais-tu pour ce Gouvernement ? « - Tu poses la question alors que tu connais très bien la réponse. » Je fronce les sourcils. Si je la connais ? Il n’est quand même pas… ses doigts effleurent sa nuque, et je capte du regard une cicatrice. Mon sang se glace en une fraction de secondes. Daybreaker ? Non. Je l’aurais senti. Non ? « - J’éradiquais la vermine. Inquisiteur, Shadowhunter, il n’y a que la tenue qui change. » Je me détends légèrement, alors que ses doigts recommencent leurs ballets arythmiques sur ses jambes. « En effet, du bureau au terrain, il n’y a guère qu’un pas à franchir, que tu as du sauter avec légèreté avant que la chute ne soit plus violente que prévue. » Provocation ? Non, si peu. Vraiment, si peu. En même temps, j’estime qu’il l’a cherché : le voilà ce que je veux être et ce qu’on m’interdit d’être. Du moins l’était il. Et il ne l’est plus à présent. Tant mieux. « - Je me doutais que la peinture n’était qu’une couverture. Toutou du Gouvernement aussi hein ? Cela ne m’étonne qu’à moitié. Laisse-moi deviner… Peintre officiel du Président ? Non… Ce n’est pas assez honorable pour toi. Son chihuahua de garde personnel peut être ? » J’hausse un sourcil : « Pour quelqu’un qui semble si amer de parler au passé, je te sens bien sarcastique devant ce que je fais. La peinture n’est pas une couverture, c’est un emploi à temps partiel. » Pourquoi ce ton vexé ? Oui, Rafael, pourquoi ce ton vexé ? Je l’ignore. Non, je souhaite l’ignorer, ce qui fait une nette différence. La peinture, c’est ce qui m’a rapproché aux prémices de ma vie de ma Muse, et c’est ce qui m’a permis de m’y accrocher alors que je réapprenais à vivre comme un être humain. La peinture, c’est un point d’ancrage dans mon univers, qui me permet de m’évader, qui me permet d’exister autrement que par ce que je suis, c’est une fenêtre sur l’univers que le loup voit lorsqu’il contemple le monde. Non, la peinture ce n’est pas une couverture. C’est une part de ma vie, c’est même un léger aperçu de ce que cachent mes prunelles si pâles. J’hausse les épaules. « Dans tous les cas, je te laisse faire les suppositions qui t’intéressent. Et qui te plaisent. Je… » « Monsieur Morienval ? » Je tourne la tête vers l’homme qui vient de m’interpeller. Baraqué, costume, il tient posé sur son bras ma veste de costume. Un de mes hommes, à n’en pas douter. Un de mes gardes du corps, attaché à ma sécurité et non à celles des personnes sur lesquelles je suis supposé veiller. Garde du Corps, oui, Ezio a vu juste. Suis-je si prévisible ? Garde du corps, donc, mais pas seulement. On peut dire que je suis le garde du corps officiel du Président, mais nous essayions de faire en sorte que mon visage ne soit pas connu du grand public. Coordinateur des protections de l’Etat. Je suis celui qui protège le Gouvernement, je travaille main dans la main avec les Services Secrets. En me donnant un bureau, on s’assure que je ne descends pas dans les rues de la Nouvelle Orléans pour satisfaire mon désir de vengeance et épancher une part de cette haine ancestrale qui me lie aux sorciers. Ils s’en sont assurés, les s#lauds, en me mettant en équipe avec l’homme que j’abhorre plus encore que ces sorciers. Pour que ma rage soit orientée vers lui, et non vers les sorciers. Pour que lorsqu’on me fait descendre sur le terrain, je reste sous contrôle. Tendu, je me relève. Noble, droit. Mon maintien d’aristocrate est amoindri par le sang qui macule encore le col de ma chemise, vestige d’une blessure crânienne qui n’est plus qu’un vieux souvenir pour mon corps. « Oui ? » « On vous attend. » On. Le Président ? Ou tout simplement ceux que je devais voir en réunion ? La réponse viendra bien assez tôt, je m’en doute. Je prends ma veste, et la passe en veillant à ne pas trop user mon poignet. Ma voix est indifférente, mais légèrement teintée de reproche lorsque je me contente de lui répondre un laconique « Vous avez mis du temps. », avant de me tourner vers Ezio. « Tu pourras dire à tes chiens de garde de ne plus se faire du souci, visiblement, nos touchantes retrouvailles tirent à leur fin. » Mes yeux se posent sur les siens, sans aucune morgue ni moquerie cette fois. Ma voix, elle-même, s’infléchit légèrement, comme pour montrer que, pour une fois, il n’y a que de la sincérité dans les mots dont elle est la messagère : « E 'un piacere vederti, amico mio. Anche se abbiamo qualche risoluzione diversa, eppure ... » C'est un plaisir de te revoir, mon ami. Même si nous avons quelques différents à régler, encore... Quelques différents ? Je suis gentil. Ce qu’il y a entre nous, encore, et ce qu’il nous faut régler, ce n’est pas compliqué : ça vient de Mercure.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t1062-rafael-a-morienv
 

« Tempo cancella rancori ma non i ricordi. » [pv Stain]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Ralentir le tempo avec Cubase.
» Partition Melody tempo harmony
» Afficher une image un plein écran
» Temporisation d'arrêt dans les cantons
» BK-7M - Faire varier le tempo automatiquement

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-