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 This feeling comes and goes [PV Aileen]

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Féminin
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↳ Playlist : We Might Fall - Ryan Star / Running up that hill - Placebo / Broken Crown - Mumford & Sons / Everybody wants to rule the world - LORDE / Bad Blood - Bastille / Lydia - A Fine Evening For A Rogue / Placebo - Where is my mind PLAYLIST YOUTUBE

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MessageSujet: This feeling comes and goes [PV Aileen]   Dim 22 Déc - 14:58

Paupières clauses, bras croisés et souffle régulier, la farce est intacte. Se repose t-il ? En quelque sorte. Cela fait plus de trente heures qu'il n'a pas quitté l'hôpital. Pour ses collègues, c'était s'allonger ou rentrer, sans compromis. Il a choisi le plus simple en mobilisant l'un des lits prévus à cet effet. Confondrait-il à ce point son lieu de travail et son appartement? On peut parfois se poser cette question. Retrouver une pièce creuse brillant par l'absence de vie, ne motive pas l'urgentiste à délaisser cet endroit. Il faut avouer que l'insomnie se cache également derrière ce choix. Connaître ce fléau et l'accepter plutôt que de le combattre n'est pas aussi intelligent qu'il n'y paraît. Mais après plus d'un siècle d'existence, on peut plus ou moins parier sur sa maturité à gérer ses propres ennuis personnels. Sa mascarade lui permet au moins de détendre partiellement ses muscles noués et il parvient même contre toute attente à somnoler légèrement. Les bruits étouffés qui lui parviennent, entretiennent facilement cette apathie. N'y a-t-il rien de mieux comme berceuse que le sentiment d'être isolé de l'agitation, de réussir à la percevoir en sachant qu'on peut l'ignorer ? Le répit que cette émotion lui offre est sans appel. Le temps s'écoule sans grandes difficultés, noyé dans ses songes décousus et incohérents. Quand la porte s'ouvre brutalement, il se redresse d'un seul bond, déjà aux aguets. On a besoin de lui de toute évidence. Ezra s'étire rapidement pendant que l'infirmière le briefe sur la situation en le pressant de rejoindre une ambulance qui n'attend déjà plus que lui. Il acquiesce d'un hochement de tête, attrape au vol ses affaires qu'il a soigneusement posé près de son chevet avant de filer droit sur le couloir qui le mène au véhicule. Il salue l'ambulancier en se jetant presque dans l'habitacle avant de vérifier le contenu de son sac et de faire l'inventaire silencieusement de ce dont il dispose. Ce dernier lui fait le point sur la situation durant le trajet d'une voix monocorde et insipide. Il est blasé, c'est étrange de se dire qu'on finit par banaliser la gravité d'une situation à force d'y être confronté. Pourtant, l'ancien peacekeeper n'échappe pas à cette règle. Il y a un moment où il faut savoir se protéger après tout. Le récit est bref - un accident impliquant trois voitures, d'autres équipes sont déjà sur place. Apparemment, au moins deux blessés graves.

Le jeune homme laisse son regard s'agripper au décor défilant derrière la vitre alors que les sons du gyrophare lui comprime les méninges jusqu'à se transformer en une migraine latente. Le duo de lumières que ce dernier projette sur leur environnement proche ajoute au climat sonore, une touche dramatique qui n'en finit pas d'effrayer passants et automobiliste. Parfois, il a plus l'impression que leur passage signifie le danger ou la mort que le secours. Il ne s'attend pas à une haie d'honneur mais la panique qu'il lit dans le regard des autres, est très étrange à son sens, voir anachronique. N'est-ce pas frustrant pour le monstre qu'il est, de susciter dans ses rares moments de bienveillance professionnelle, une autre forme de crainte ? Mais ce métier, n'est-ce pas un rachat de conscience honteux en premier lieu ? Il ne peut le nier totalement. Un virage serré, un juron du conducteur et un sursaut du passager. Les piétons s'écartent brusquement des passages cloutés et le lieu convoité se matérialise. D'autres jeux de halos bleutés et vermeils se joignent aux leurs un peu plus loin, un ballet de teintes s'opèrent doucement sur le quartier. Ce spectacle attire une foule de curieux qu'Ezra juge malsains. Quand il pose un pied à terre et réajuste son sac sur son épaule, il songe un moment à disperser les petits malins qui dispensent de leur commentaire bruyant, leur morale de bas étage à leurs voisins en pointant du doigt ci et là les victimes de la route. Il doit se faire violence pour ne pas se réattribuer tout seul son ancien rôle. Il laisse néanmoins un regard dur à l'assemblée avant de se diriger vers la personne qu'on lui indique qui n'a pas encore reçu de soins. Il enjambe la distance qu'il l'en sépare avec détermination. Ses prunelles balaient les carcasses métalliques accidentées avec sévérité. Le souci avec le boulot qu'on lui confie sur le terrain, c'est qu'il réveille d'autres instincts qu'il doit taire. Il n'est pas là pour rappeler à l'ordre. Il est là pour aider et secourir – il a tendance à parfois l'oublier. De sa démarche empressée, il atteint la silhouette vers laquelle on l'a guidé. Des pleurs se mêlent au brouhaha derrière lui et entretiennent une lassitude qu'il ne s'explique pas. Il soupire en effaçant le restant de mètres qui l'éloigne de sa patiente. La nuit promet d'être longue et elle n'a pas encore débutée.

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MessageSujet: Re: This feeling comes and goes [PV Aileen]   Dim 22 Déc - 18:15

    Il est de ces jours où rien ne se passe. Les heures défilent et vous vous enlisez dans l'ennui. Chacun de vos mouvements en viennent à s'imprégner d'une intense lassitude. Même un paresseux possède une existence plus fascinante. Du moins pour cette journée. Pardon ? À quoi vous attendiez vous ? Je n'allais aucunement vous faire une enivrante mélopée sur la morosité qui l'avait envahi. La poésie ne m'apprécie guère et ce sentiment lui est rendu avec intérêt . Admirez cette générosité. En êtes-vous capable ? Non, évidemment. Vous prenez sans jamais donner. Vous êtes une infâme créature. Incapable de laisser apparaître votre dentition sauf pour mordre, dénuer de toutes envie d'offrandes si celles-ci ne vous apportera aucun bénéfice. Vous êtes pire que le diable...Vous êtes tel...un percepteur ! Sans âme et clémence. Si j'ai bientôt fini ? Ce que vous êtes emm...énervant . Je fais comme notre demoiselle, je cherche à tuer un temps qui ne semble pas vouloir passer. Mais aucune activité manuelle ne m'intéresse contrairement à elle. Demandez moi de faire un pliage et vous aurez une boule de papier. La dextérité d'Aileen n'avait plus à faire ses preuves depuis des années. Grue, poussin...les volatiles n'avaient plus de mystères pour elle. Elle savait les modéliser à la perfection. Aucun petit pli ne venait enlaidir ses œuvres. Ah, non...Ce n'était pas un canard que la jeune femme s'amusait à créer. Il y'en avaient assez suspendues au-dessus d'elle. Une décoration personnelle que nul autre office de détective ne possédait. Et qui intriguait certains clients. Des conventionnels, pour ne pas changer. Ce monte en était peuplé. Oublions ! Concentrons sur ces mouvements de doigts si fluides, si légers...Se synchronisant parfaitement pour donner naissance à sublime rongeur. Il ne vous plait pas ? Tant pis, l'humaine en est satisfaite, n'est-ce pas ce qui compte ? Un petit sourire aux lèvres, elle en vient même à prendre un feutre pour peaufiner les détails. Bien sûr qu'Aileen pourrait quitter le bureau, elle est libre de ses actes après tout ! Mais qui c'est ? Peut-être qu'une âme égarée viendra franchir le seuil. Pourquoi ne pas avoir simplement prit un numéro de téléphone comme moyen de contact ? Tous n'étaient pas à l'aise à l'autre bout du combiné. Elle la première...

    Enfin ! Un signe du ciel ! Dieu peut donc être miséricordieux ? Pourquoi ces gros yeux ? Ah oui...Je m'excuses, vous êtes content ? Je ne ferais plus de commentaire à caractère religieux. Et je ne croise même pas les doigts ! Regardez ! De toute façon je ne faisais que traduire sa pensée. Je ne suis qu'une partie de sa conscience après tout. Et Aileen s'étonnait de pareil miracle. Il ne restait que quelques minutes avant la fermeture. Un client comme parmi tant d'autres qui souhaitait une consultation à domicile. Une vieille sans nul doute...Elles n'aimaient pas se bouger. Mais leurs poches étaient souvent remplie et leurs quêtes n'avaient rien de compliqués. Un animal disparu ou une fils à retrouver ne donnaient aucun fil à retordre pour la demoiselle. Alors certes, oui, je vous le concède, il n'y avait rien de palpitant mais ne vous l'avais-je pas déjà affirmé ? Que l'américaine n'aspirait nullement à une vie d'aventures ?

    Glissant son enfant de papier dans sa poche, la jeune femme attrapa une veste pour se faufiler dans sa voiture. Bien évidemment qu'elle ferma l'office ! Vous aimez les détails inintéressants. Voulez savoir à combien elle se mit à rouler ? Non ? Alors taisez vous et cessez de poser des questions pareilles ! Vous me faites perdre mon temps. Vous devriez plutôt faire attention à la route. Ce qu'Aileen ne faisait pas d'ailleurs. Occupé à écrire un sms d'une main (tâche peu aisée et que je vous déconseille), la demoiselle ne vit pas le véhicule la précédant freiner brusquement. Le choc vous a surprit ? Moi aussi. Et, à mon grand étonnement, je suis encore une fois d'accord avec vous. Une inconsciente ! Une irresponsable ! Voilà ce qu'elle était ! Ce qu'elle en pensait ? Vous devez le deviner. Que ce n'était pas son jour évidemment ! Pourquoi fallait-elle qu'elle tombe sur de tel chauffard ? Et cette saleté de cheville...La douleur s'était relancée. Un mouvement...Aïe...Et encore ce mot ne désignait suffisamment l'atroce souffrance que la blessure lui procurait. Cassé ? Merde ! Merde ! Merde! Certains missions seraient irréalisables. De l'argent en moins ?

    « Putain de bordel de dieu »

    Oui encore lui. Ne lui en veuillez pas, les jurons ont tendances à facilement traverser ses lèvres. Euh...Ce que l'humaine faisait ? Elle sort un papier et un crayon idiot. Vous ne pouvez pas le voir ? Quand à ses écrits, ce n'étaient que de vagues calculs de ses pertes. Il y'avait plus important ? Elle sortirait de son engin quand les secours arriveraient. De toute façon elle ne pourrait pas sortir d'ici facilement. Et son arcade sourcilière saignante aurait mérité un joli pansement. Sa manche finirait par ne plus suffir. Ces gens qui frappaient à sa fenêtre pour prendre de ces nouvelles ? Aileen les éconduisait d'un vulgaire signe de main. Jusqu'à ce qu'un bras surgisse. En peu de temps, la demoiselle se retrouva dehors. Oulah...Tous allait trop rapidement vous ne trouvez pas ? Irritant. D'autant plus qu'on la retirait de son confort. Son sourire hypocrite sur son visage, cherchant à rassurer les secouristes allaient finir par s'effacer. Oh que oui ! La détective se sentait prête à mordre à la moindre remarque désobligeante. Ou à une venue déplaisante.

    « À jurer contre Dieu voilà qu'il m'envoit le Diable. Seriez vous venu prendre mon âme? Ou peut-être allez vous m'offrir la votre en guise d'un paiement que je n'ai toujours pas reçu. »

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MessageSujet: Re: This feeling comes and goes [PV Aileen]   Mar 24 Déc - 0:03

La voiture qu’il atteint, ne semble pas être la plus mal en point. Il espère pouvoir en dire autant de son conducteur.  L’odeur de l’essence lui chatouille les narines quand il arrive à hauteur de la portière. Il fronce les sourcils en observant un début de fumée s’échapper doucement du capot pour mourir assez rapidement dans l’air. Dangereux ? Il l’estime. Quand il se penche vers la vitre du véhicule, il réalise que sa passagère ne regarde nullement dans sa direction. Elle est vraiment restée là depuis le choc ? Elle doit être désorientée. Il inspire plusieurs goulées d’air avant de délivrer l’accès à l’habitacle. Il se penche vers elle, analyse sommairement la plaie sur son crâne. Elle s’agite, elle est consciente. Parfait. « Bonsoir mademoiselle. » Très prudemment, ses doigts se posent sur son bras alors qu’il lui explique calmement la situation. « Je crois qu’il vaudrait mieux que vous vous écartiez de votre véhicule pour votre sécurité. » Il la tire très doucement de là en veillant à ne pas trop la secouer au cas où un traumatisme crânien est à craindre. Il a remarqué le vertige accompagnant son redressement et a adapté en conséquence sa prise en posant sa seconde paume sur ses épaules pour l’immobiliser. Il attend patiemment quelques secondes qu’elle reprenne un peu ses esprits. S’il l’a reconnue ? Son professionnalisme l’a fait s’axer sur les blessures apparentes avant de s’arrêter à l’ensemble de ses traits donc avant qu’elle ne s’exprime, non, il n'a pas pris le temps de le réaliser. Ses intonations et la prise de conscience le font  articuler un sourire à demi-tordu. Aileen Forbes – la soi-disant détective de talent. Ezra accueille ses propos avec beaucoup d’ironie. Il est déjà las de devoir se battre contre pareil animal mais il ne peut pas se défiler. Il est urgentiste ce soir avant d’être un homme qui ne supporte pas l’incompétence et l’insolence d’une femme. Elle n’est d’ailleurs pas qu’une humaine, elle est déjà une patiente.

Même s’il ne peut pas l’éconduire, il peut toujours répondre à ses sourdes provocations. Elle ne semble pas avoir perdu le Nord d’ailleurs, malgré l’accident. Elle doit tenir mieux la route psychologiquement qu’il aurait pu le croire. L’ancien peacekeeper doit même noté la pertinence aveugle dont elle fait preuve dans le choix de ses adjectifs. Il soupire tandis que ses doigts fouillent son sac en quête de sa lampe témoin. « J’ignore qui de vous ou moi possède encore ce dont vous qualifiez d’âme. Mais en tout cas, vous ne brillez pas par l’âme du professionnalisme. Et personnellement, si je suis à l’image du Diable, je doute également entrer également dans cette catégorie. » Son irritation est à peine perceptible tandis qu’il ne se gêne pas pour se décharger de son énervement antérieure. Parler est une bonne chose après un accident de cette envergure – même si c’est normalement pour rassurer. Elle a ouvert le bal et il possède un prétexte pour la suivre sur ce chemin. Il trouve l’objet convoité et sans rien lui demander, il pose son index et son pouce sur ses paupières pour les écarter avec fermeté avant d’analyser la rétractation de sa pupille. Ok, tout est normal. « Ma seule dette, je la dois à l’état et à ses citoyens. J’ai tu votre incompétence à leur dépend. » Rude ? Il est épuisé et sa patience a tendance à s’amoindrir. Il éteint la lumière avant qu’elle ne l’aveugle complétement et réajuste la lanière de sa sacoche avant de se préparer à bouger. Il a constaté la fracture à la cheville et ne lui demande pas plus d’explications. Il passe son bras sur ses épaules et le sien sur sa taille pour la soutenir. « De toute évidence, vos aptitudes pour la conduite sont aussi étincelantes que votre capacité à faire preuve de sérieux. Venez. » Il ne lui laisse pas le choix à vrai dire. Il la traine de force jusqu’à l’ambulance un peu plus loin. Il la fait s’asseoir sur le rebord à l’arrière de la camionnette, ne prenant pas la peine de la porter réellement à l’intérieur pour la poser la civière. Il doit d’abord l’ausculter.

En premier lieu, il sort des compresses qu’il applique sur sa blessure au front. « Tenez ça un instant. » Il force sa coopération en relâchant sa paume de l’objet pour attraper un tensiomètre et l’enrouler autour de son bras. Les questions d’usage s’échappent de ses lèvres machinalement à la suite tandis qu’il exerce une pression importante sur l’outil qu’il a entre les doigts. « Avez-vous des vertiges ? Des nausées ? » Ses prunelles fouillent les résultats et les note dans un coin de son esprit. Sa tension est un peu élevé – pas surprenant vu la collision. Le jeune homme retire le brassard et le pose à côté d’elle avant de s’agenouiller pour analyser sa jambe. Il la prend entre ses paumes doucement et la remue avec précaution avant d’arrêter soudainement. « Vous vous êtes cassée la jambe. » C’est une affirmation et non une question. Il se redresse pour revenir sur sa plaie suintant. « Vous souffrez d’autres douleurs ? D’autres symptômes à signaler ? » Il jette les morceaux de tissus imbibés de sang pour les remplacer par de nouveaux. Il doit recoudre ça et vite. Dans un souci d’équité, il a veillé à ne pas entrer en contact avec son regard - histoire de ne pas être tenté à se montrer peu serviable. L’idée le titille déjà suffisamment comme ça pour qu’il y ajoute un peu plus de braises. Non, il doit rester consciencieux. Quelque chose lui dit que ça ne sera pas très simple longtemps.

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MessageSujet: Re: This feeling comes and goes [PV Aileen]   Mar 24 Déc - 14:37

    Non ! Ne vous fatiguez pas à me poser la question, je peux aisément la deviner. D'où lui venait cette haine des ambulanciers ? Pourquoi l'uniforme blanc l'agaçait tant ? L'odeur qui émanait de ces anges médicaux n'était que celle de la mort. Et ce paradis sanitaire était demeure de grande vermine. Des voleurs ! Oui ! Vous souvenez vous des Nephilims ? Bon, certes, nous n'avons pas tous eu des cours de catéchisme. Moi non plus mon ami et pourtant je ne manque pas de culture. Ah ? Vous les connaissez ? D'où votre remarque irritante ? Bien. Alors je n'aurais pas besoin de vous les présenter ? Vous m'épargnez une certaine tâche. Je ne suis pas là après tous pour vous instruire. Quoi que...Ne seriez vous pas en train de mentir pour vous rendre intéressant ? Je m'en doutais. Je vais encore devoir tout faire. Issues de ces créatures divines et d'humaines, ils ne laissaient de répit à ceux qui les côtoyaient. Nulles qualités ne pouvaient les décrire. Haït du Seigneur, le ciel avait verser ses larmes de détresse sur une Terre qu'ils avaient bafoués. Si tous auraient du périr par les flots, lui non. Par un mystère qui lui était propre, il avait survécu. Il errait à présent, agissant comme un démon. Cruauté, individualisme, méchanceté...Aucun défauts ne lui étaient épargnés. Mais un de ces traits animait son être. Il brillait dans son regard. Animait-il son âme, sujet de leur conversation ? Il était fort probable, du moins s'il en possédait une. Oui la cupidité illuminait son iris. Il ne savait la cacher. Comment n'avait-elle pas pu la remarquer ? La naïveté de la demoiselle avait du la duper. L'humaine n'avait pu refuser de venir remédier à une intense détresse. Et lui...Ce secouriste avait abusé de sa gentillesse. Souvenir sombre, la demoiselle l'avait refoulé. Oh vous avez raison. Elle aurait pu le traquer pour qu'il lui donne son du. L'idée l'avait hanté pendant des semaines. Mais sa maturité l'en avait empêché. Elle n'y gagnerait rien ainsi. Puis ses poches n'étaient aucunement vide. Elle n'allait pas se rabaisser à son jeu ! Se battre pour quelques petites pièces n'auraient aucun intérêt. Vous vous demandez pourquoi la détective avait alors remit le sujet sur le tapis ? Ne connaissez vous pas tous ces idéaux affirmant que la meilleure défense était l'attaque ? Et bien Aileen l'appliquait. Si elle ne disait rien, ce serait lui. Peut-être que non ? Dans le doute mieux valait se protéger. Puis sur le fond, n'est-elle pas mesquine? Et un brin rancunière. Pardon ? S'amuser ? Oh de là à dire que cette venue incongrue animerait sa soirée...Mais si elle pouvait évacuer son mécontentement, pourquoi s'en priver ?

    Ah...Ne vous l'avais-je pas dit ? Que cet énergumène ne pourrait se taire sur leur inimitié commune ? Regardez comment il l'attaquait ! La jeune femme n'avait fait que le taquiner et voilà qu'il l'insultait ? Ce que la demoiselle allait faire ? Rien...Du moins pour l'instant. Son sourire mauvais et se regard meurtrier serait sa seule réponse. Son orgueil avait certes été touché, mais ses capacités d'analyses étaient toujours intactes. Et elles étaient excellentes quoi qu'en puisse dire cet idiot. Il y'avait en lui une lassitude. Un ennui qui suintait. Alors pourquoi ne pas jouer sur cette corde ? Ses railleries marcheraient peut-être, elle n'en savait rien. Mais le mettre hors de lui n'était pas son principal objectif, n'avez vous donc rien écouté ? Quand à revenir discuter sur ses compétences...L'américaine savait parfaitement qu'il ne pourrait reconnaître son talent. Il la méprisait, sans raison apparentes. Oh certes, elle ne faisait rien dans la précipitation et voilà ce qu'il lui reprochait. Fallait-il envoyer une lettre à ce cher Père Noël pour lui demander d'offrir à ce cafard une once de patience ? Un capricieux . Un enfant gâté. Tout pour attirer la sympathie.
    Vous l'avez remarquer. Votre vision est plus fine que je ne l'aurais songé. Comment pouvait-elle s'affairer à répliquer alors que ses doigts parcouraient les poches de son sauveur ? Non, je ne vous le permets pas ! Ce n'était pas du vol. Elle récupérait ce qu'il lui devait. Par des petites pièces ? C'était le début de la fortune mon cher...Vous n'y connaissez rien, on ne méprise pas une petite somme. Bien investi, elle pourrait se révéler profitable. D'accord, Aileen profitait de la situation. L'attention de l'ambulancier ne devait pas être porter sur son vêtement. Alors elle tentait. À ses risques et périls même si elle ne craignait pas de réelles revendications. Que pouvait-il faire ? La lâcher ? Ce ne serait guère professionnel. Et il se devait d'aider une pauvre malheureuse en détresse. Ce serait une grave faute de ne pas le faire !

    « Des vertiges ? Des nausées ? Pas encore. Mais peut-être pourriez vous faire en sorte que je puisses en avoir et d'ici quelques mois je pourrais réclamer une pension alimentaire. »

    Ce que vous manquez d'humour. Evidemment qu'Aileen ne le charmait pas. Il n'avait rien de plaisant au risque de le répéter. Mais le sarcasme faisait parti intégrante de son être. D'autant plus qu'elle se moquait du jugement que cet homme pouvait porter sur elle. Puis la lueur dans son regard témoignait de sa malice. Tel un chien sur son os, la détective ne l'épargnerait pas de si tôt.

    « Mes oreilles sifflent, ne saignent-elles pas ? Une langue aussi affûté qu'une épée et plus pointue que celle d'une vipère ne cesse d'agresser mon ouïe »
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MessageSujet: Re: This feeling comes and goes [PV Aileen]   Mar 24 Déc - 16:09

Insolente, encore. Oh, elle ne semble pas avoir été assez bouleversée au point d’en perdre ses mauvaises manières. Elle a la tête dure. N’est-ce pas la mauvaise herbe qui est la plus résistante après tout ? N’est-il pas injustement rude avec cette jeune femme ? Qu’elle n’ait pas bien fait son travail à son goût est un fait mais ne peut-il pas dépasser ce stade alors qu’il a face à lui la blessée et non la détective ? Il pourrait en blâmer sa fatigue chronique du moment d’en être responsable mais il sait que ce n’est pas entièrement le cas. La fouille de ses poches alors qu’il la conduit à l’ambulance ne l’aide pas vraiment à changer d’opinion à ce sujet. Elle est sans gêne aucune et même s’il ne prend pas ses gestes déplacés pour une intrusion immédiate dans son espace personnel, il ne peut s’empêcher de se demander à quel point l’appât du gain motive ses actes au quotidien. Encore un vice, un défaut qui alourdit son jugement. Il la fait s’asseoir et débute l’examen rapidement. Avant de poser de lancer son interrogatoire, il est plutôt satisfait de l’absence de conversation entre eux. S’attend-il à des répliques précises, courtes et efficaces ?  Heureusement que non car elle le mène complétement en bateau, bien qu’il s’agisse dans ce cas d’une procédure visant à l’aider. Sa santé ne l’intéresse-t-elle pas ?  L’urgentiste rigole ironiquement face à sa première tirade. « Il est vrai que l’insémination artificielle fait des merveilles. Mais il y a déjà assez à faire avec le restant de votre corps actuellement. Et je doute que ce moyen soit le plus efficace pour vous enrichir. Vous aviez plus de chances avec mes poches. » Il la suit dans son jeu ? Il tente de se montrer aussi ironique qu’elle vu que de toute évidence, il ne va pas pouvoir être aussi sérieux qu’il le souhaiterait – ou du moins cela ne le mènera que vers une violence intérieure qu’il tente déjà de refouler. Il n’approuve toujours pas son comportement mais il n’a pas l’intention de se disputer avec une patiente. Il prend sur lui ? Quelque chose comme ça.

Vu qu’elle refuse toujours plus de coopérer, il doit se débrouiller avec sa propre analyse – ce n’est pas une première de toute manière. Sa pique sur sa façon de la provoquer lui arrache un lourd soupire. « Je vois. Et je doute que ça s’arrange dans les heures à venir si vous continuez à faire preuve d’autant de puérilité. Vous risquez de terminer sourde et donc de devenir potentiellement muette. C’est plutôt encourageant à vrai dire. » Sa voix est calme malgré tout. Il lui répond sur le même ton après tout. Elle s’amuse, alors lui aussi. Toujours sans lui demander son avis et cette fois-ci sans même la prévenir – elle l’a assez agacé pour ça, il la soulève en passant un bras sous ses jambes et un sur sa taille afin de la hisser vraiment à l’intérieur de l’ambulance et de la placer sur la civière. Avec sa cheville cassée, il n’a pas d’autres choix. Il sort aiguille, fil, seringue et désinfectant de son sac et dispose le tout à côté d’elle avant de s’accroupir et d’ôter délicatement les compresses de son front. « Des allergies particulières ? Des antécédents médicaux à connaître ? »  Il préfère poser tout en même temps histoire d’aller plus vite. Avoir des réponses censées d’adulte ? Il ne l’espère même plus mais il continue d’appliquer la méthodologie tout de même à la lettre pour laver sa conscience professionnelle. Il est drôle qu’il cherche d’ailleurs à blanchir cette dernière quand on connaît sa nature et ses crimes antérieurs. Raison de plus ? Oui, raison de plus pour être au moins professionnel dans un métier qui se veut témoin d’une rédemption précaire.

Très posément en préparant l’injection, il lui rappelle le principe des secours au cas où butée dans sa bêtise, elle l'ait omis. « Je vous signale que c’est pour votre santé et votre bien. Il serait tellement dommage qu’on vous administre quelque chose qui vous achèverait. »  Il lui offre un rictus sarcastique à la suite. Une menace ? Pas vraiment. S’il voulait vraiment attenter à sa vie, il sait plutôt ce qu’il ferait et ça ne nécessiterait rien d’autres qu’un contact sommaire entre sa paume et une parcelle de son épiderme. Il pourrait presque être tenté mais jamais en service, il ne se permet de dévier dans son chaos. Heureusement, d’ailleurs. Avant d’endormir localement sa blessure ouverte, il s’arme d’un coton et d’une bouteille d’alcool. « Ça va piquer. Ne jouez donc pas la surprise. »  Il dispose le désinfectant sur sa plaie très prudemment et la nettoie avec soin avant de jeter l’ouate souillée pour faire sa piqûre très rapidement. Il prend la liberté et caler sa tête entre ses doigts pour se faire. Et en deux secondes, c’est réglé. Par simple habitue, il lui explique la suite des opérations. « Ça va nécessiter quelques points. »  Il prépare le matériel à la suite. « Je vous administrerai un antidouleur pour la cheville. On vous posera un plâtre à l’hôpital. »  Il arrive à omettre à quel point elle est frustrante ? Plus ou moins. Son détachement miraculeux est aussi lié à son épuisement. Il ne peut pas placer sa concentration sur tout et dans ce cas précis, c’est une aubaine.

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MessageSujet: Re: This feeling comes and goes [PV Aileen]   Ven 3 Jan - 21:03

    Un rire? Venez vous de prendre plaisir à la remarque désagréable de cet ange déchu? Mais de quel côté vous trouvez vous? Judas! Vous nous poignarderez. Et vous n'aurez aucun remords. Je devrais vous abandonner ici. Ma route serait plus calme et empli de sagesse. Vous êtes de ces personnes sans aucune loyauté. Votre fierté? En avez vous déjà eu une? Comment ça je m'emporte? Je me sens mal pour cette petite...N'aurait-il de cesse de vouloir l'humilier? Et publiquement! Mais sûrement y faisait-il attention, à ce que ces vilemnies puissent être entendu de tous. Ce démon lui salissait sa petite réputation. Il n'en aurait donc jamais fini avec elle. Son commerce venait d'ouvrir et voilà qu'il ne tarderait à fermer. Et cet homme s'endormirait le sourire aux lèvres, satisfait de l'avoir détruit. Combien d'existence avait-il anéanti ainsi? Oh! Sûrement avait-il du rentrer dans le domaine sanitaire pour mieux agir. Détruire ceux qui étaient déjà au plus bas. Aspirait-il leurs âmes pour s'en nourrir? Aileen n'en aurait pas été étonnée. Aucun crimes ne pouvaient lui être épargné. Pardon? La demoiselle allait encore trop loin? Il est vrai que vous ne la connaissez guère. Vous finirez par vous habituez à son imagination délirante. Oui, ce n'était qu'une question de créativité. Même si l'américaine ne vivait pas dans un monde de solitude, elle aimait inventer. Son univers lui était propre. Et derrière son orgueil et ces airs de petite fille voulant jouer à l'adulte se trouvait une demoiselle qui aimait s'amuser. Plus qu'elle n'aimait le faire paraître. Peut-être n'était-elle pas aussi craintive de ce diable. Tout autant énervée? Elle aimait se l'imaginer. Sur le fond, cet idiot venait lui distraire une journée plutôt morne. La vieille? Il fallait apprendre à relativiser mon ami! Un appel et l'affaire serait réglée. Le baratin de la détective était un de ses plus forts atouts. Vous aurez tôt fait de le comprendre. Non ne me faite pas dire ce que je n'ai pas affirmé. Bien sûr qu'il y'avait en elle une forte contrariété. Qui ne l'aurait pas eu à sa place? Ses nerfs s'apaisaient juste doucement au grès de cette frustration évacuée sur Mr Reilly. Une peste...Vous n'avez rien écouté je présume.

    "Rien ne pourrait me faire taire, même une muselière."

    Une réplique sortie avec rapidité, un automatisme. Les joutes verbales avaient toujours fait parties de ses principales occupations. Il arrivait que la jeune femme les provoquent juste pour s'entrainer. Son expérience était sans égale. Quoi que l'énergumène en face d'elle...Il ne se débrouillait pas trop mal. Il pourrait exceller si il s'exerçait. La jeune femme ne voulait pas reconnaître son talent? Evidemment! Elle était bien meilleur que quiconque dans ce domaine. D'ailleurs en y réfléchissant, il était rare que ce type de discussion soit bonne enfant. La jeune femme avait des problèmes relationnels? C'est un bien grand mot. Disons que la demoiselle ne se souciait guère d'être aimé ou détesté. Les autres étaient le cadet de ses soucis.

    "J'ai des antécédents de rage. On a voulu m'euthanasier mais la loi n'est pas encore passé dans notre état."

    Ce n'était point une puérilité! Vous manquez totalement d'humour. Apprenez à vous dérider. Sa réponse avait plus de saveur ainsi vous ne trouvez pas? De toute façon, la demoiselle n'avait aucune allergie ni ancienne blessure. Ah si merde...Voilà qu'elle l'avait encore oublié! Pourtant la douleur la douleur bien présente aurait du le lui rappeler. Mais que voulez vous, cette tête brûlée n'était pas qu'un amas de défauts. Et elle savait encaisser la douleur. Son stoïcisme restait présent dans des situations où il en aurait abandonné bien d'autre.

    "Je me suis déjà fracturé la cheville il y'a quelques années. Double fracture avec entorse. Voyez, je sais parfois faire les choses pleinement et non à moitié. "

    Oh que c'était petit! Je ne lui accorderai aucun point si j'étais vous. Il n'y a rien de drôle là dedans. N'importe qui aurait pu la faire, même vous! Ou lui...Elle était aussi issue d'une certaine rancoeur. Après tout, même si la demoiselle pouvait oublier un instant sa haine envers lui, elle ne pouvait en aucun laisser de côté la fâcheuse tendance qu'il avait à ne pas vouloir admettre ses capacités de détective. Aileen le savait, elle n'était pas la meilleure. Mais elle n'était pas non plus la plus pitoyable.
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MessageSujet: Re: This feeling comes and goes [PV Aileen]   Ven 10 Jan - 0:41

Vient-elle de se comparer à un chien ? Il semblerait. Voilà qui est, pour le moins, absurde. Ezra commence d’ailleurs à se demander si elle ne jure que par l’extravagance pour tenter de camoufler un autre aspect de sa personnalité ou si c’est simplement, la seule façon qu’elle connaît d’interagir avec son monde extérieur. L’un dans l’autre, son exubérance est particulière, voir extrême. Est-elle proche de la démence ? Oh pour déjà avoir assisté à des cas d’internements à l’hôpital, l’ancien peackeeper n’irait pas jusqu’à lui passer  la camisole pour un léger grain de folie et un franc parler légèrement agaçant. Par contre, il lui enfilerait volontiers pour avoir la paix et non pas pour une cause professionnelle. Plaidez l’aliénation de cette patiente ne devrait pas être très difficile si elle se comporte de la sorte avec tout le monde. Bonne interrogation, d’ailleurs. Se montre-t-elle aussi immature et imagée avec la Terre entière ? L’urgentiste commence à trouver ses cheminements légèrement inconvenants. Il ne va pas tout de même développer une fascination pour pareille animale ? Nous en revenons donc à cette bestialité dont elle semble se complaire en métaphores diverses. Ne peut-elle pas se prendre pour un être humain ? En est-elle seulement un ? Il est fort de la part d’un monstre de se poser une telle question, n’est-ce pas ? En tapotant sur sa seringue en un geste purement symbolique, il desserre la mâchoire afin d’ajouter un peu de délire à ses bêtises. « Si vous voulez, on peut y remédier facilement – loi ou non. Les bavures médicales sont plus fréquentes que l’on ne le croit et très faciles à excuser. Et si dans ce cas précis, nous rendons service à l’humanité – ce dont je ne doute pas, je suis prêt à le faire. » Ne devient-il pas de plus en plus exécrable ? Et pourquoi rentrer dans son jeu ? Il n’y gagne rien, si ce n’est assez de stimulation mentale pour ne pas sombrer dans sa propre lassitude.

Il arque un sourcil quand elle reprend la parole. Il n’y croit presque pas ses oreilles. Une réponse construite et enfin constructive, serait-ce le début d’un semblant de coopération ? Il n’est pas aussi optimiste, ni aussi utopiste pour l’envisager. D’ailleurs, il remet presque la véracité de ses propos en cause. Détestable ? Oh, il ne la pense pas menteuse compulsive mais si elle aime se jouer de lui, il y a de quoi le penser dans ce cas précis. Surtout que son obsession pour leur dernière entrevue n’a de cesse de parasiter leur discussion actuelle. Est-elle à ce point orgueilleuse pour faire passer ses rancœurs avant sa santé ? Non, ce n’est pas un sourire qui semble poindre à la commissure de ses lèvres. Sa joue tressaute juste un peu. Aussi bornée qu’elle, il n’avouera jamais être amusé par le grotesque de la situation et par les répliques complétement déplacées de son interlocutrice.   « L’autodestruction est loin d’être aussi louable qu’une quelconque activité professionnelle. Notez qu’on peut aisément compiler les deux mais je doute que ce soit votre cas. Mais soit, au moins, vous excellez assurément dans un domaine, je vous le concède. D’ici quelques temps, si vous continuez à vous améliorer sur cette voie, vous serez méconnaissable et sûrement inapte à vous déplacer de manière autonome. » Il prépare l’aiguille très tranquillement en parlant toujours d’une voix posée. « Et vous m’excuserez mais je crains ne pas pouvoir assurer le rôle d’ange gardien. Il paraît que je suis l’envoyé du Diable. » D’un geste souple, l’ancien métamorphe entame avec application la tâche qu’il incombe. Il recoud précautionneusement la plaie en calant toujours le crâne de la blessée dans sa paume. Cette proximité le fait prendre un peu plus de distance par rapport à leur conversation. Il doit rester professionnel et détaché pour se faire.

Si elle lui parle durant la manœuvre, il ne l’entend pas. Quand il termine et coupe le fil, il soupire lourdement comme pour évacuer la tension qui le comprime depuis plusieurs minutes. « Si à un quelconque instant, vous notez des pertes d’équilibre, la tête lourde, perte de conscience ou d’autres symptômes qui vous semble étranges, il faut que vous le signaliez. Vous avez l’air d’avoir pris un sacré coup sur la tête donc restez vigilante. » Avant qu’elle ne s’applique à démolir son sérieux à coup d’allégories, il s’empresse d’ajouter une petite précision. « Même les canidés ne peuvent résister à tous les chocs, quand même bien ils sont résistants et ont la tête dure. Se croire invincible ne vous rendra que plus vulnérable. » Il lui fait la morale ? C’est un peu dans ses gênes – enfin, il doute que la génétique est vraiment son mot dans cette histoire quand on voit l’immoralité de son frère mais… C’est dans sa nature dirons-nous. Sa nature d’abjecte créature destinée à se repaître de l’énergie vitale d’autrui ? Bien, disons juste que son Siècle d’existence ainsi que sa somme d’ennuis l’a doté d’une certaine arrogance. « Je vais vous poser une attelle le temps du trajet. Vous pouvez lever légèrement le pied ou pas du tout ? » Il range son matériel pendant ce temps et jette ce qui ne mérite pas d’être nettoyé et réutiliser – à peu près tout donc. Sauf la patiente. Dommage? Oh, il n'irait pas jusque là quand même.

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