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 I bet you never ever felt so good (théo)

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MessageSujet: I bet you never ever felt so good (théo)   Mar 24 Déc - 16:50


No light, no light in your bright blue eyes
I never knew daylight could be so violent
A revelation in the light of day
You can't choose what stays and what fades away

Florence+the machine - No light, no light + fuckyeahgaspard@tumblr - amber-daily@tumblr



L’air était frais, les nuages tourmentaient le ciel. Les yeux levés vers celui-ci, ses iris reflétaient son image sans imperfections. Une petite moue figea le visage de la jolie blonde qui se demanda pendant un instant s’il allait pleuvoir.  Son regard se déposa sur le paysage qui s’offrait à ses yeux.  Le lake st Catherine était mystérieux et paisible à la fois. Tout ces nénuphars rendaient l’atmosphère bucolique. Les jambes étendues, allongée sur l’herbe, Seraphina tentait de se détendre, tiraillée par la faim qui grondait en elle tel un animal en quête de nourriture. Se pinçant les lèvres jusqu’au sang, la jeune femme balança la tête en arrière faisant bouger ses bouclettes blondes en secouant la tête légèrement, dégageant sa nuque. Elle profitait des derniers rayons de soleil, avant que tout ne soit bafoué par le mauvais temps. Le bruit ambiant de la faune résonnait comme une berceuse. Ses paupières s’ouvrirent, son iris s’agrandit, sa vision devint plus claire. Cela faisait maintenant qu’elle était devenue cette «chose ». C’était une humaine, bien entendu mais avec quelque chose qui avait changé en elle. Seraphina grimaça en pensant à ce souvenir où son fiancé (ou plutôt le fiancé de sa défunte sœur) lui avait infligé cela. C’était comme devenu une malédiction avec laquelle la jeune blonde essayait de rendre plus belle et plus douce. Elle avait appris à vivre avec cette faim, toute la nourriture du monde n’avait plus aucun goût sous sa langue, seul ce flux, abstrait mais pourtant si délicieux apaisait son corps. Peu de fois, elle tuait, elle l’avait déjà pour son propre plaisir, car ôter la vie, elle savait si bien le faire. Son père en était la preuve. Sa jalousie envers sa sœur était un leitmotiv bien ancré, elle avait grandi dans l’ombre sans éveiller les moindres soupçons. Il n’avait été qu’un vulgaire moyen pour faire éclater cette émotion qui la ravageait. Maintenant, une nouvelle vie s’offrait à elle. Nouvelle-Orléans. Cette ville aux multiples facettes, qui était hors temps. Ces nouveaux « pouvoirs » qui faisaient parti d’elle la rendait puissante et dangereuse à la fois. Dangereuse car elle ne maîtrisait pas tout, devant subvenir à  son besoin quotidien, une nécessité qu’il ne fallait pas oublier.  

Seraphina tourna la tête vers la droite et observa le peu de personnes qui se baladaient autour du parc. Arquant les sourcils, la jeune femme croyait avoir lu quelque part que cet endroit était le lieu d’un triste évènement. Plusieurs corps avaient été en effet trouvés dans le lac et tous étaient des femmes. Penchant sa tête, songeuse, la jeune femme fit plus attention à la flore qui recouvrait l’étendue d’eau. Des nénuphars. Ceux-ci reflétaient son tempérament, glacial. A la vue de ses courbes, nombreux sont ceux qui se réchauffaient, mais lorsque la machine était en marche, la glace absorbait cette flamme en un éclair et la cristallisait. C’était l’effet Seraphina, qui battait le chaud et le froid en même temps, qui fascinait et qui semblait porter le diable en elle. Du bout de ses doigts fins, elle en effleura un qui était à sa portée. Les fleurs étaient sa passion, un vecteur de sentiments dont peu de personnes en comprenait vraiment le sens. Soudain, ses yeux se plissèrent, entendant des pas se rapprochant. Cette odeur. Elle la reconnaissait, celle d’un métamorphe et pas n’importe lequel non. Théodore. L a jeune femme huma son odeur qui imprégnait sa peau comme le premier jour où elle avait posé sa main sur sa peau. Des souvenirs s’échappaient de sa mémoire pour se remémorer cette soirée qu’elle avait passé avec lui. Sauvage, intense. Se mordillant la lèvre, la jeune blonde fit comme si cette présence n’était pas à sa portée. Frustrée de ne pas savoir quel animal sommeillait en lui, elle savait que ce n’était pas un agneau. Elle s’empara du nénuphar juste devant elle, un sourire sur ses lèvres peintes avec un rouge à lèvres. Cette journée allait définitivement lui plaire.

Elle savait qu’elle n’allait pas s’ennuyer avec lui, qu’importe la tournure qu’allait prendre leur rencontre même si le pêché de la luxure n’était jamais bien loin. Dans son esprit, il y avait Gypsy, la jeune femme qui avait prit le cœur de Théodore et que Seraphina avait tué, non seulement pour se nourrir mais aussi par plaisir. Elle tuait rarement les femmes, mais affamée, il n’y avait qu’elle dans les parages, attiré malgré elle dans une fin douloureuse dénuée de douceur. Tout cela n’était que pure coïncidence qu’elle rencontra par la suite le jeune homme anéanti. Elle n’avait eu aucun mal à le faire glisser dans sa toile et rythmer leurs corps dans une cadence effrénée. La belle liane y avait inséré son poison, son essence. Seulement, la veuve noir a ressentit un plaisir non mesurable à celui-ci, la laissant pantoise et interdite.  Elle voulait qu’il lui parle, qu’il l’effleure afin qu’elle ressente son toucher puissance mille, désirant faire exploser son épiderme sous ce contact plaisant et qui lui arrachait des frissons interminables dans sa colonne vertébrale. Posant délicatement son nénuphar près d’elle, la jeune femme joua avec une mèche de ses cheveux et la regardait qui brillait au soleil, irradiant l’espace qui l’entourait d’une lumière attirante. Fermant les yeux, elle laissa ses sens en éveil au moindre toucher, au moindre bruit qui pouvait surgir, à part cette mélodie que formait les pas du jeune homme. Bientôt il saurait, il sentirait sa présence particulière, car partout où elle allait, elle laissait un souvenir impérissable.
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MessageSujet: Re: I bet you never ever felt so good (théo)   Sam 4 Jan - 18:42


Il n'y a que les âmes désespérées qui comprennent l'importance de l'errance. Depuis quelques temps Théodore avait cette sourde impression d'avancer dans ville construite de brouillard. Par instant la douleur lui mordait le cœur avec acharnement pour l'empêcher d'oublier ce que fut sa douce existence avec sa gitane. Pourtant elle n'était pas sa première perte, mais elle restait cramponnée à sa peau, le tourmentant, lui faisant regretter d'avoir effrayé cette pauvre humaine qui s'était ensuite engouffrée dans la nuit pour une dernière fois. Cette histoire le tourmentait maintenant jour et nuit, l'amenant à se comporter comme un homme qu'il n'avait plus été depuis qu'il avait été arraché à sa vie par une sorcière. L’inhibition de l'alcool était un refuge accueillant. Il se réveillait à chaque fois un peu plus lâche, honteux avant de recommencer, de se replonger dans cet oubli réconfortant. C'était dans cet état qu'un ange blond lui était tombé dessus dans le bar dans lequel il avait l'habitude de passer la nuit à vider son porte-feuille. Lamentable était le mot qui suintait des pores du métamorphe. Effondré sur le comptoir, le barman ne se souciait plus de lui, le croyant inapte à avoir une conversation cohérente. Ses cheveux imbibés d'une fine couche de sueur, étaient libéré du gel qui les maintenait sur son crâne. Ses mèches caressaient son front à chaque fois qu'il remuait la tête. Son regard était éteint, sombre, ce qui lui donnait un air mauvais. Son haleine devait être insupportable et pourtant, cet ange blond avait décidé de se poser prêt de lui et de s'adresser à lui. Au début il lui avait à peine répondu, lui jetant parfois des regard farouches, puis il s'était calmé. Cette dame était d'une beauté à couper le souffle et animait en lui un désir bestial décuplé par les effluves du rhum qu'il avait avalé un peu plus tôt. Il ne lui résista donc pas lorsqu'elle l'invita à le suivre à l'extérieur. Ce soir là, Théodore s'oublia complètement et ne se soucia pas plus de sa compagne pour assouvir ses envies. C'est à ce moment qu'une part de lui-même se perdit dans les bras de Seraphina.

Depuis ce soir là, les rencontres se faisaient de plus en plus rapprochées. Si parfois Théodore se montrait brusque et violent avec elle, son cœur lui s’adoucissait et laissait de plus en plus de place pour cette créature mystérieuse. Une passion fiévreuse s'était emparée de lui étouffant sa douleur. Il avait remplacé ses nuits dans les bars pour celles dans les bras de Seraphina. Il ouvrait peu à peu son cœur, mais restait sur ses gardes, ne lui révélant pas sa véritable nature de métamorphe, de peur qu'elle ne l'abandonne sous le coup de la peur.

La journée était belle et accueillante, c'était certainement pour cette raison que ses pas l'avaient mené vers le lac St.Catherine. L'odeur fraîche provenant du lac lui faisait du bien. Il avait reprit ses habits d'homme d'affaire, lui donnant un air beaucoup plus présentable que ces derniers jours. Passant lentement entre les humains qui avaient décidé eux aussi de venir passer cette merveilleuse journée à cet endroit. Quelque chose vint cependant troubler sa promenade. Une odeur particulière qu'il pouvait reconnaitre entre mille. L'odeur de Seraphina. Elle n'était pas loin de lui du tout, lui faisant dos, étendue sur l'herbe fraîche. Un petit sourire séducteur vint prendre place sur le visage du métamorphe qui voulu rejoindre cette femme, mais à ce moment précis une dame derrière lui poussa un cri d'horreur. Se retournant, Théodore aperçut deux hommes, l'un plaquant l'autre sur le sol. La femme tentait d'aider son compagnon, mais il était déjà trop tard, l'homme qui entravait son corps en profitait pour mordre sa chaire, répandant du sang sur le pull blanc de l'humain. Un cri guttural sortait de ses lèvres, étouffé par la douleur. Déjà tous les passants s'affolaient autour de lui.

Le métamorphe se décida à agir. Il se tourna rapidement vers son ange et franchit la distance qui les séparaient. Sans lui adresser une seule parole, il plaqua sa main sur la bouche de Seraphina et la souleva comme si elle n'était qu'une poupée de chiffon, la plaquant contre son torse « Si tu cries tu risque d'attirer l'attention de cette créature sur nous. » souffla t-il dans son oreille en espérant la calmer.

Pour lui, elle n'était qu'une humaine avec des envies sexuelles un peu plus sadiques que la moyenne. Il ne lui venait pas à l'esprit qu'elle était peut-être beaucoup plus dangereuse que son apparence laissait trahir...
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