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 Je ne suis pas saoul, c'est l’enivrement c'tout. - Pv. Ezra -

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Sink me in the river at dawn

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MessageSujet: Je ne suis pas saoul, c'est l’enivrement c'tout. - Pv. Ezra -   Ven 27 Déc - 16:56


Oh! Je t'ai pas dit q't'étais mon frérot?

Demain, elle serait blonde. Cette révélation l’amusait grandement. Le regard fixé sur son reflet dans le miroir, elle s’imaginait abandonnant sa chevelure longue et brune pour devenir une de ses poupées aux longs cheveux doré qui avait bercé son enfance. L’excitation s’emparait de son corps et elle sautillait comme l’enfant qui sommeillait encore dans sa personnalité. Son sourire illuminait la pièce et son nouveau prénom, sa nouvelle identité prit son envole. Elle était un ange, c’est ce que sa prestance dégageait. Elle pouvait prendre part, elle pouvait devenir le visage du gouvernement et chercher à le changer en même temps. C’était ce que voulait Nikolay. Une démocratie équitable pour le peuple. Retirer le pouvoir des mains privilégié.

À cette pensée réjouissante, une image déprimante la surprise. Un visage, des traits autrefois aimé et qui l’avait repoussé sans scrupule pour une raison ridicule. Son cœur se serra au point de lui faire mal et les larmes ne tardèrent pas à venir chatouiller ses yeux. Non. Elle ne voulait pas y penser. Aujourd’hui Théodora n’existait plus. De toute façon, il devait être mort depuis de longues années. D’une grande goulée d’air, Éris voulu changer ses idées. Revenir à l’excitation et non pas à la nostalgie, si lourde à portée.
Surtout, qu'elle savait pertinemment ce qui suivrait, si elle se laissait dériver sur ce sujet. Elle se remémorerait ses années de mariage et là, elle ne pourrait se retenir de tout briser dans cette pièce. Non, elle ne pouvait se laisser allez. Pas en ce jour où elle pouvait enfin repartir à zéro. Enfilant une veste légèrement plus chaude, elle quitta le confort de son appartement pour mieux venir se perdre jusqu'au bar le plus proche.

Dévastant le barman d’un battement de cil et ne s’y connaissant absolument pas en alcool désormais consommé, la nouvelle miss se contenta de se fier à plus connaisseur qu’elle. « Apportez-moi n’importe quoi, qui m’aide à passer la soirée avec bonne humeur! » Rapidement exaucé, Éris trouva refuge dans un liquide ambré qui n’avait jamais franchi ses lèvres auparavant. D'un verre à l'autre, elle perdit le compte, pour finir par rire de tout et trouver que le sol n'était pas très stable à cette heure de la nuit. Était-ce elle où le barman avait le nez croche? Et pourquoi pissait-il le sang? Est-ce que cela avait un rapport avec sa main baladeuse qui avait soudainement disparu? Gloussant, ses joues légèrement rosie, la femme animale quitta le lieu sans se soucier de ce qu'on dirait. De toute façon, demain elle redeviendrait impeccable et on ne la reconnaîtrait certainement pas.

La fraîcheur de la nuit réveilla le peu de sens, qui lui restait et, si ce n'avait été de sa nature, elle aurait finie par s'effondrer. Pour une fois, que sa résistance lui servait à quelque chose, Ange n'allait pas s'en priver. S'assurant que ses pieds avançaient bien l'un après l'autre, elle se laissa allez à une marche de santé. Concentré comme jamais, Éris ne remarqua pas la silhouette d'homme qui se rapprochait et ne pu l'éviter. Le percutant de plein fouet, elle se retrouva sur les fesses, riant trop fort et la tête tournant. « Je crois que je vais être malade. » Cette pensée, prononcée à voix haute, lui provoqua un nouvel accès d'hilarité. Juste avant qu'elle ne se force pour regarder qui lui avait barré le passage. Le trouvant aussi grand qu'un géant, elle ne pu se retenir. « Vous êtes ridiculement grand monsieur ou, est-ce moi qui ait rétrécis? »

L'espace d'une seconde ses yeux virent trouble, avant de lui rendre une vue plus perçante que la normal. Les traits du jeune homme lui parurent familiers. Trop. Elle eut même peur d'avoir découvert Kyran par hasard, mais la superposition des deux visages s'effaça, révélant l'homme qu'était devenu le petit frère de celui-ci... Son demi petit frère, dans la logique des choses. Bien, que pour l'instant elle cherchait encore qui pouvait bien être cet inconnu, pas vraiment inconnu.

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MessageSujet: Re: Je ne suis pas saoul, c'est l’enivrement c'tout. - Pv. Ezra -   Mar 31 Déc - 2:07

Ses doigts se crispent machinalement sur sa veste. Délaisser son uniforme, c'est accepter de redevenir celui qu'il tente d'abandonner à l'entrée des urgences et qui trop souvent le poursuit jusque dans ces vestiaires, qui ne le lâche pas tant qu'il ne revête pas les habits d'un autre, de celui qui croit pouvoir retenir des âmes à défaut de recréer la sienne. C'est son utopie personnelle, la course qu'il mène après une rédemption inaccessible. Il sait qu'il joue sa propre mascarade en franchissant ces portes tous les jours. Il a conscience d'être une vraie farce mais c'est cette mise en scène ridicule qui lui permet de continuer à avancer malgré tout. Tout, c'est un Siècle de crève-cœurs, de cris étouffés et d'une succession d'absence. Quand il passe son blouson à la fin de son service, il accepte quelque part la fin de sa fuite et le retour à la réalité. C'est dur de souhaiter être quelqu'un d'autre, s'inventer cette identité rêvée, avoir l'impression de la vivre et devoir ensuite la laisser choir à chaque fois qu'il faut battre en retraite, quitter les lieux. Son travail a toujours été son seul exutoire et ça, depuis qu'il a repris forme humaine. Il veut oublier de la façon la plus saine qu'il connaisse. Sven se souvient des promesses tacites qu'il a offerte à Kitty, il se souvient de la dépravation de son frère et de leur père avant eux. Il connaît la finalité et ça l'effraie d'envisager parfois cette solution de facilité. Le découragement est sournois mais cette faiblesse ne remporte pas la partie. Il n'a plus touché un seul verre depuis sa rencontre avec la sorcière et il trouve ça encore plus stupide de renoncer à ça maintenant que les aliments pour les mortels, ne sont que cendres dans sa bouche. Ezra finit par enfiler son manteau avec une raideur certaine. Il est éprouvé par cette existence qu'il traîne sans y trouver un réel sens au fond. Ce soir, quand il sort de l'hôpital, il ne sait plus vraiment si ses bonnes résolutions en valent vraiment la peine.

Il marche d'un pas vif et cueille la fraîcheur nocturne avec délice après la chaleur suffocante des soins intensifs. Il se dirige vers son appartement en laissant ses yeux effleurer les façades en quête de... quelque chose. Peu importe quoi. Il a envie de faire taire cette lassitude, de ne plus accepter docilement cet état et cette solitude sans limites. Ses démons le matraquent de suggestions, ces vieilles succubes lui promettent cette paix intérieure inespérée. Il faut passer pour ça par des sentiers battus, tordus et trop souvent douteux. Ce prix, il ne peut le payer alors pourquoi même l'envisager ? Pourquoi relâcher ce code de conduite maintenant ? Il ne sait plus où il en est mais continue sa progression en se donnant la conviction de connaître ses desseins. Son esprit en chantier ne l'afflige que de trop de mémoire. L'enseigne d'un bar l'attire alors au milieu de cette incertitude. Sirène au chant uniquement visuelle et déjà gustatif, elle rejette sur le trottoir des épaves dont la simple vue distille davantage de doutes dans la tête de l'urgentiste. Sa main effleure doucement les divers endroits qui semblent encore palpiter sous la douleur des coups infligés. Sa paume atterrit très vite sur sa tempe gauche – sa préférée, celle qu'il cognait toujours en premier et en dernier. L'ouverture et la fin du bal en quelque sorte. Il appuie ses doigts à cet endroit précis en cherchant à susciter le souvenir de ce poing s'y logeant. La boisson ne justifie pas tout de ses actes mais elle les a favorisé néanmoins. Il ne doit pas devenir ça, cette chose capable du pire. Toujours confus et transposé dans une autre époque, il ne prête pas attention à la silhouette qui se déplace dans sa direction. Quand ils se heurtent, il sursaute et s'excuse en grommelant entre ses dents étroitement serrées. Il ne parvient même pas à la rattraper quand elle est déséquilibrée.

La jeune femme, assise au sol, émet alors une drôle de conclusion à cette chute impromptue qui le laisse perplexe durant quelques secondes avant que son hilarité ne le désarme totalement. Il tente de décrisper ses traits sur un sourire qui n'atteint pour autant pas ses yeux face à sa seconde remarque. Elle est éméchée – l'odeur, l'attitude, tout y est et vu le quartier... Prudemment, il s'accroupit près d'elle et vérifie d'un simple coup d’œil qu'elle n'a rien. « Je crois que vous êtes ridiculement tombée après avoir heurté un géant.  » L'ancien peacekeeper attrape doucement le bras de la jolie brune et l'aide à se relever lentement. Il garde sa main sur son coude le temps d'être sûr qu'elle puisse retrouver un certain équilibre. Les lueurs blafardes du réverbère proche les percutant lui donnent la sensation d'une familiarité qu'il ne s'explique pas encore. Très posément, il tente de l'aider avec ce qu'il lui reste de bon sens. D'une voix ferme et assurée,, il lui intime un ordre - déformation professionnelle. « Vous devriez prendre un taxi. » Il est dangereux de se promener seul par ici, surtout lorsqu'on est une femme et ivre. N'est-il pas lui-même une créature néfaste errant et ramassant de pauvres petites carcasses ? Il s'inquiète de son cas pour des raisons purement égoïstes. Elle le détourne de ses projets initiales, elle abolit facilement sa lutte. « Vous voulez que j'en appelle un ? » Ses grands yeux bleus le perturbent quand il s'y perd. Cette impression de déjà-vu ne le quitte pas mais ça lui échappe complètement. Quelque part, il sent qu'il ne veut pas se rappeler. Il grimace en se concentrant encore plus sur ses traits. Mais où a-t-il pu la côtoyer ?

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MessageSujet: Re: Je ne suis pas saoul, c'est l’enivrement c'tout. - Pv. Ezra -   Ven 3 Jan - 17:25


Oh! Je t'ai pas dit q't'étais mon frérot?

« Je crois que vous êtes ridiculement tombée après avoir heurté un géant. » Sur les fesses, la tête tournant comme seule l'alcool savait faire, sa langue n'en restait pas moins délié et habile. Dans son délire, elle voulue attraper sa propre poitrine et soupirer de plaisir, avant de confirmer son plaisir de ne pas avoir rétrécis. S'épargnant ainsi, l'horreur de perdre le peu de seins qui étaient siens. Toutefois, ce geste et cette phrase, si naturelle à cette seconde précise, resta au creux de sa gorge. Les yeux rétrécis, alors, qu'elle s'essayait de définir les traits de l'inconnu, l'ange ne pu que se remettre à rire de son manque de discernement. Agir d'une façon aussi libertine et ce, devant un inconnu... Nikolay l'aurait sans aucun doute sermonné. Elle ne devait pas oublier les mots et les gestes interdits en public et encore plus, devant un étranger. Non, elle ne pouvait pas.

La gentillesse que témoigna le mur humain, qu’elle avait percuté suffit à faire naître le sourire à la Dalton que l’on avait si souvent complimenté. De nouveau sur ses pieds, étourdis, mais soutenu, elle ne pu que se féliciter de ne pas boire régulièrement. « Vous devriez prendre un taxi. » Trop distraite pour remarquer le regard de son sauveur, Ange n'en fronce pas moins les sourcils devant l'ordre qui retentit. La suggestion était utile, le ton autoritaire la rebiffa. Elle avait toujours été docile, mais jamais obéissante envers une personne qui ne s'était pas encore présenté. « Vous voulez que j'en appelle un ? » Frustré et imbibé, elle fut obligée de laisser passer quelques secondes pour que tout ne cesse de tourner autour de sa personne et qu'elle puisse, enfin, fixer son regard sur l'homme en question. Bien, que manquant de jugeote, Éris ne pu se retenir de lui dire sa façon de percevoir son ordre. « Hey monsieur le géant, ce n'est pas parce que vous êtes dix fois ma taille et on ne parle pas de ma force physique que vous avez le droit de vous montrer autoritaire! »

Chancelant légèrement, c'est avec une force non contrôlé que la jeune femme s'agrippa à l'urgentiste. Sa nature n'aidait en rien à ce qu'elle n'enfonce pas ses ongles dans les vêtements de celui qui l'avait aidé. Secrètement, elle remercia le ciel de ne pas avoir agrippé sa peau. Puisqu'elle détestait blesser autrui. « M'efffinnn... Mais enfin, le taxi n'est pas une mauvaise idée. » À cette phrase, elle s'éclaircit les idées et pu simplement regarder son inconnu, qui fit naître une image oubliée. Elle se revit attendant dans sa robe de soie, devant cette maison délabrée. Observant un adolescent avec qui, elle n'avait jamais échangé un mot. Se demandant si lui aussi avait besoin du réconfort que Kyran venait chercher auprès d'elle.

Surprise, elle lâcha prise pour mieux se retrouver de nouveau sur les fesses. Son expression troublée, alors qu'elle continuait de fixer ce visage venu la hanter depuis... une toute autre époque. Ce n'était pas possible. Les deux frères étaient morts depuis plusieurs dizaines d'années. Il n'était pas possible qu'ils aient survécu et encore moins conservé une telle jeunesse. Secouant sa tête, tel l'animal qu'elle avait été pendant plus d'un siècle, elle prit le temps de vraiment le regarder. La génétique pouvait-elle lui jouer un tour? Un descendant quelconque qui serait l'exacte réplique de ce garçon?
Restant au sol, c'est un prénom qui s'échappa d'entre ses lèvres d'alcoolique d'un soir. « Sven... » Ange était trop surprise pour ne dire quoi que ce soit d'autre.

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MessageSujet: Re: Je ne suis pas saoul, c'est l’enivrement c'tout. - Pv. Ezra -   Jeu 9 Jan - 0:22

La lumière diffuse se plaque contre sa peau et engendre un jeu d’ombres dérangeant. Depuis qu’il a accosté l’encre de ses yeux, il ne parvient plus à s’en détacher. Une vieille sensation l’engourdit alors qu’une boule grossit dans sa gorge. Sa mémoire corporelle semble plus infaillible que celle de l’esprit. Lui se replie en silence et laisse volontairement des blancs. Appeler un taxi, n’est-ce pas une sorte d’urgence à la congédier ? Peut-être ne veut-il pas se rappeler ? Troublé, il sourit néanmoins à la jeune femme éméchée quand elle s’offusque de son accès d’autorité. Il ne la lâche pas pourtant et s’apprête à répliquer quand elle finit par abdiquer aussi soudainement. Malgré sa confusion, il ne peut voir la brunette que comme sa sauveuse ce soir. Cette rencontre est salvatrice, oui et il compte bien la remercier en s’assurant qu’elle rentre en un morceau à bon port. Lentement, il extirpe son téléphone de sa poche en gardant son rictus accroché à ses lèvres - amusé et surtout soulagé de ne plus être soumis à une tentation qu’il ne peut supporter. Tellement concentré sur le numéro qu’il compose machinalement, à savoir les renseignements, il ne la voit pas s’effondrer mais sent que sa prise lui échappe et immédiatement, abandonne son opération précipitamment pour regarder si elle n’a rien de cassé. Il s’accroupit pour se faire et la tient par une épaule pour mieux la contempler. « Ça va ? » Elle semble choquée. Son teint a perdu tout semblant de couleurs et elle le détaille avec tant d’intensité qu’il se sent soudainement embarrassé et un peu plus déconcerté. Ses doigts vont chercher le poignet de la brunette mais se stoppent net avant de pouvoir mesurer ses pulsations car ce sont les siennes qui s’accélèrent subitement. « Par… Pardon ? » Non. Elle ne peut pas avoir… ?

Sven. C’est une entaille, une blessure, un trou, un gouffre. Le givre, la supplique, l’agonie. C’est ce qu’il n’est plus. C’est ce qu’il veut oublier. L’invoquer dans son espace, c’est le torturer. Qui est-elle pour oser secouer les fantômes ? Ezra relève la nuque pour percuter le regard de l’étrangère et la toiser avec austérité. Cette identité déchue gît près du corps de Kitty. Personne n’a le droit de l’arracher à ce repos éternel près de la seule personne qui ait compté et qu’il lui ait témoigné un semblant d’affection. Gratter sa tombe, enfreindre la morale, déranger les morts. Qui est cette insolente ? Sven. Une telle violence renaît, une telle douleur aussi dans son sillage. Tant de sentiments voués à la destruction et à la déception. Il retire ses doigts d’elle, il ne supporte déjà plus ce contact. « Qui… » Doucement, les morceaux se remettent en place. Il ne sait plus exactement d’où elle vient, pourquoi, ni dans quelles mesures elle l’a connu mais c’était une amie. Une amie de son frère, pas la sienne. A son tour, la pâleur s’introduit sur ses pommettes alors qu’il parvient à refréner le grognement qui manque de poindre dans sa gorge. Comme si la prononciation de ce nom n’a pas suffi, il faut que sa simple présence projette le même chaos.

Le norvégien se redresse lentement en contenant autant son effroi que son envie de fuir sans se retourner. Son ton devient rude, sec et contraste nettement avec son attitude bienveillante antérieure. « Je crois que vous confondez, mademoiselle. » Il s’éloigne de quelques pas symboliquement pour mettre de la distance entre lui et ce passé impitoyable. Tout devient menaçant dans son environnement proche. Comme un animal que l’on aurait débusqué, il ne préfère songer qu’à son repli. Cependant, il s’empare de son téléphone à nouveau et cette fois-ci, déterminé, contacte les bons services. Il parle vite et avec fermeté afin qu’on réponde le plus rapidement possible de l’autre côté de la ligne, à sa requête. Pourquoi ne pas l’abandonner là ? A part appuyer sur de vilaines cicatrices, elle n’a rien fait de mal. « Un taxi doit arriver d’ici dix minutes. Mais vous ne devez pas bouger d'ici. » Il peut partir maintenant, n’est-ce pas ? « Bonne soirée. » Il ne peut pas pousser le vice et attendre qu’elle soit en sûreté dans l’habitacle. Dans son ivresse, elle risque même de finir par se perdre dans les rues, tomber inconsciente dans un caniveau. Cela ne l’inquiète dont plus ? La vérité, c’est qu’il a peur d’elle, de ce qu’elle signifie et de ce qu’elle ramène inéluctablement avec elle. D’ailleurs comment peut-elle encore se tenir là devant lui ? Et lui, alors ? Les mêmes raisons ou à peu près. Il y a plusieurs explications mais il ne veut même pas savoir laquelle lui permet d’exister. Ça n’a pas d’importance. Ne plus souffrir, par contre, ça en a. Son instinct de survie lui fait tourner les talons.

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MessageSujet: Re: Je ne suis pas saoul, c'est l’enivrement c'tout. - Pv. Ezra -   Mar 14 Jan - 0:20

Alcohol and Kinship
L'alcool aidant, j'ai fait un rêve. Tu étais devant moi, terrorisé à l'idée que je connaisse ton prénom. N'est-ce pas hilarant? Puisque non seulement tu es mon frère, mais... Tu es aussi, décédé, depuis plus d'un siècle!


L'alcool lui faisait tourner la tête. Bien, que la situation lui éclaircissait les idées de façon étonnante. Peut-être, était-ce son coeur qui palpitait si fort, que l'enivrement n'arrivait pas la faire perdre connaissance. Elle pouvait constater les effets de son excès, sentant frissonner ses muscles et constatant à la perfection, que son équilibre avait préféré prendre le large. Ses fesses endolories, enfin, c'est ce qu'elle aimait penser, la brunette fixait le visage du revenant. Les larmes lui montant aux yeux. Derrière ses traits, elle reconnaissait celui qui l'avait empêché d'avoir une famille. Brûlante de confusion, elle n'arrivait plus à dire un mot, maintenant qu'elle avait prononcé son prénom.
Elle cherchait à analyser son expression troublée, voulant lui attribuer une erreur. Elle ne pouvait pas avoir raison. Il en était hors de question, tout simplement. Apeuré d'avoir raison, son souffle s'accéléra. La laissant plus chancelante que jamais et ce, même si son corps se trouvait sur le sol gelé. À cet instant précis, un monstre aurait pu l'attaquer qu'elle n'aurait rien dit. Voulant l'aider, il avait tendu la main vers elle et c'était figé au son de sa voix. Son propre malaise, semblant être transmis à Sven, ce frère ignorant son titre. « Par... Pardon ? » Sa voix avait mûri, comme l'homme qu'il était devenu. La dernière fois qu'elle l'avait aperçu, l'adolescence l'avait envahi. À ces souvenirs, le temps sembla se suspendre. Qu'avait-elle fait de cette histoire? L'enterrer pour ne pas mourir de douleur et essayez d'oublier qu'elle avait abandonné les seules personnes partageant son sang.  

« Qui... » Cette expression, son recule. Elle su, même si elle n'avait aucune preuve, que son visage lui était revenu. Il était bel et bien, son plus jeune frère. Celui qui n'avait jamais eu la chance de la connaître. Comment avait-il réagi en apprenant leur lien, par Kyran? L'avait-il seulement appris? « Je crois que vous confondez, mademoiselle. » La distance sembla se creuser. Il mentait mal à ses yeux. Sans le savoir, il se montrait cruel envers Ange, qui avait toujours cherché à ce qu'on ne la repousse plus. « Un taxi doit arriver d’ici dix minutes. Mais vous ne devez pas bouger d'ici. Bonne soirée. »  L'image de son dos, s'éloignant d'elle froidement. Elle l'avait déjà vécu de son aîné et détestait revivre une situation semblable. Était-ce dans les gênes de leur père, que d'abandonner la femme qu'elle était? Rendu instable par ses émotions et la sensation étant amplifiée par l'alcool, Théodora ne pu que se mettre à rire. Évoquant le son d'un grincement désagréable. Le visage allant se cacher contre ses mains, tandis qu'une ou deux larmes de rage naissaient à la commissure de ses yeux.

Son esprit s'emmêlant, lui remémorant la déchirure qui s'était inscrite profondément en elle, lorsqu'elle avait vécu son premier abandon, puis son second et tous ceux qui avaient suivi. On n'avait pas cessé de l'effacer, de l'oublier. On ne l'avait jamais aimé comme on lui promettait ou lui faisait miroiter et ce soir, elle avait assez. Même le frère qui ne la connaissait pas, lui tournait le dos. Qu'est-ce qui pouvait bien clocher chez elle? Lentement, elle réussit à se relever. Ignorant le morceau de vitre qui avait écorché sa paume et qui laissait s'écouler un peu de son sang. « Vous devez avoir un problème toi et ton frère! Incapable d'affronter une situation, un tant soit peu difficile. Bien entendu! Il est toujours mieux de tourner le dos et d'oublier. De ce foutre de ce que les autres vivent comme réalité. Il n'y a que vous et votre pathétique petit nombril. Moi je suis blessé, autant détruire autrui pour me remonter le moral! La la la la la! » À cet instant précis, elle était plus pathétique qu'elle ne voulait l'admettre. Sa voix avait semblé glaciale et méchante, mais si on la regardait, elle pleurait en silence. Elle était capable de maîtriser chacune de ses expressions devant une caméra, mais devant Sven, elle ne le pouvait pas. Il se demanderait certainement la raison d’une telle crise, mais la réponse était bien plus complexe pour Ange, que pour celui qui l’avait provoqué.

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MessageSujet: Re: Je ne suis pas saoul, c'est l’enivrement c'tout. - Pv. Ezra -   Mer 22 Jan - 23:12

Les sons ? Bien sûr, il les perçoit mais trop occupé à s’évaporer, il ne préfère pas se retourner pour en comprendre la cause. Après tout, il ne la connaît pas et la réciproque est valable d’ailleurs en toute logique. Ça le surprend qu’elle ait réussi à retrouver son identité alors que lui peinait à la replacer dans le bon contexte. Ils se sont tout juste croisés. Il s’apprête à traverser la rue pour la laisser le séparer de cette apparition. Naïvement, il pense pouvoir l’écarter aussi simplement et aussi symboliquement qu’en changeant de trottoir. Sauf qu’à son étonnement, elle se remet à lui parler et que contre toute attente – même la sienne, il se voit se retourner pour lui faire face à nouveau. Sa colère, il ne la comprend pas et elle semble honteusement injustifiée. A-t-elle quelque chose à reprocher à son frère ? Ce n’est peut-être qu’un mauvais transfert sur la mauvaise personne ? A moins que l’alcool lui emmêle suffisamment les pensées pour qu’elle invente et extrapole une histoire vieille d’un Siècle ? Pourquoi est-il à ce point intrigué ? Il ne le devrait pas. Ce qui s’est passé entre elle et Kyran ne le regarde pas et au-delà de cette simple constatation, il ne veut rien savoir. De toute évidence, il s’est montré odieux avec elle pour une raison ou l’autre. Pas besoin d’un dessin pour le deviner, elle a été plutôt claire là-dessus et connaissant l'autre protagoniste, ça n'a rien de surprenant. Que peut-il pour elle à part compatir ? C'est ça qu'elle attend? Des excuses "différées"? Il n’apprécie clairement pas d’être à ce point rangé  à la même enseigne et surtout, de devoir subir une fois de plus, les frasques de son frère. D'ailleurs, est-il aussi égoïste que son aîné ? Peut-être bien. Mais il ne cherche pas à détruire autrui. Du moins, il ne le désire pas du tout. C’est pour ça qu’il ne supporte pas sa nature et encore moins les actes que posent son frangin. Mais peu importe.

Ou peut-être pas. Il ne veut pas partir sur ces derniers mots sans au moins les réfuter. N’est-ce pas stupide de se justifier sur quelque chose qui n’a point lieu d’être ? La fierté. Oh, il lui en restait très certainement. Même cet être qui ne s’estime pas tellement au fond, parvient à mobiliser assez d’orgueil pour la détromper – ou du moins en esquisser la défense avant qu’elle ne termine son procès. Il n’a pas à le faire mais il ne s’écoute déjà plus penser. Sa voix sort avec froideur alors qu’il se tient droit, crispé. « J’ignore ce qu’il vous est arrivé, mademoiselle. Mais je pense que vous ne réalisez pas votre état actuel. » Son regard court sur la fine trainée de sang roulant sur le poignet de la jeune femme. Elle tient à peine debout et elle est, de toute évidence, légèrement blessée. Ses sourcils se froncent alors qu’il continue cependant sa tirade. « Quelqu’un qui aurait cherché à vous détruire, n’aurait pas pris de son temps pour appeler un taxi. » Lentement, il s’avance vers elle et la détaille pour trouver la provenance de cette blessure. A quoi joue-t-il ? Il serait malheureux qu’un urgentiste ne vienne pas en aide à une personne présentant une quelconque lésion. Encore cette histoire de professionnalisme et de rachat de conscience ? Il semblerait, oui. Mais pas que… Le norvégien n’a pas choisi cette voie par simple rédemption. Mais s’avouer les autres raisons est aussi facile pour lui que de reconnaître qu’il est inexorablement lié à Kyran à tout point de vue.

L’ancien peackeeper analyse bien vite la paume de la brunette et le morceau de verre échoué juste à côté d’eux. Ses doigts lui prennent la main pour se faire. Il a l’atroce impression que les siennes sont gelées quand il s’en sépare. L'ancien métamorphe extirpe un mouchoir propre de sa poche et emballe la main de l’accusatrice rapidement. Il faut qu’elle désinfecte ça mais elle le verra bien d’elle-même le lendemain matin. Il ne va pas l’amener aux urgences pour une égratignure. Il a arrêté le saignement. Le reste est littéralement entre ses mains. Il noue prudemment le tissu autour de sa chair avant de reculer à nouveau. Très posément, il articule ses ultimes recommandations. « Le taxi va arriver. Si j’étais vous, je m’adosserais à un mur en attendant. » Il n’a pas l’intention de la traîner jusqu’à la façade du bar pour qu’elle attende sagement. Il compte bien mettre un terme à cette entrevue sordide sur le champ. Ce qu’il fait dans la seconde qui suit « Au revoir. » Il la plante à nouveau là en tournant encore une fois les talons et en enfonçant ses paumes frigorifiées au fond de sa veste. Il espère que le véhicule ne tardera pas tout de même mais vu son ébriété, il doute qu’elle puisse faire quelques mètres avec un équilibre aussi incertain. Pourra t-elle fournir son adresse au chauffeur ? Ce n’est pas son problème. Non, ça n’est pas son problème.

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MessageSujet: Re: Je ne suis pas saoul, c'est l’enivrement c'tout. - Pv. Ezra -   Lun 3 Mar - 21:38

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L'alcool aidant, j'ai fait un rêve. Tu étais devant moi, terrorisé à l'idée que je connaisse ton prénom. N'est-ce pas hilarant? Puisque non seulement tu es mon frère, mais... Tu es aussi, décédé, depuis plus d'un siècle!


« J'ignore ce qu'il vous est arrivé, mademoiselle. Mais je pense que vous ne réalisez pas votre état actuel. » Quelque chose sombrait au tréfonds de son être. Elle avait l'impression qu'un gouffre s'ouvrait pour mieux avaler ses souvenirs que l'alcool rendait aussi instable que son propre équilibre. Les joues en feu, à force d'avoir trop bu, la demoiselle ressentait à peine le liquide chaud qui collait le long de sa peau. Elle n'y faisait pas attention. Son bien-être ayant été relégué au second plan, lorsqu'elle avait reconnu les traits de ce personnage venu la hanter. Comment pouvait-on hanter de sa vie? Ce n'était pas logique, son esprit avait tendance à s'embrumer. Avait-elle fait une bêtise en s'enivrant de ce liquide ambré? « Quelqu'un qui aurait cherché à vous détruire, n'aurait pas pris de son temps pour appeler un taxi. » Si, elle avait préféré ignorer la première tirade, la seconde réussie à rencontrer une certaine forme d'écoute... Auprès de cette femme chancelante.

Un regard se voulant ironique fut lancé au jeune homme, qui s'était rapproché et semblait examiner sa peau. Figé, elle le laissa faire les larmes s'écoulant sur ses joues, lui donnant l'impression d'être encore plus fiévreuse. Inconsciente de sa blessure, elle suivi ses mouvements sans un mot, cette gentillesse ou ce geste instinctif lui faisait mal. Elle voulait qu'il la traite en traîné, qu'il l'abandonne, comme les hommes de cette famille. Au lieu de quoi, il lui rappelait cette époque lointaine où l’aîné des deux se laissait cajoler.
Le rouge de sa peau ne lui échappa et c'est une grimace qui accueillit cette découverte. Nikolay allait encore la sermonner, encore plus s'il la découvrait dans cet état. Un rire énigmatique lui échappa tandis que son corps retenait les sanglots que provoquait ce simple rapprochement. Elle n'aurait pas dû se montrer aussi faible, mais c'était plus fort qu'elle. Ange a conscience qu'elle aurait dû grimacer, lorsqu'il apposa le tissu pour arrêter le sang. Mais, la douleur elle ne la connaissait pas sur le plan physique. « Le taxi va arriver. Si j'étais vous, je m'adosserais à un mur en attendant. » Un taxi? Pourquoi partirait-elle? Son esprit était envahi par les souvenirs qui lui rappelaient sa première identité. Théodora. Ce n'était certainement pas le moment de retourner auprès de son homme. « Au revoir. »

C'était net, c'était définitif. La panique la submergea. Elle avait tant voulu connaître ce petit frère, qu'elle avait ignoré par dévotion d'âme. La faiblesse dont elle avait fait preuve, la hantait depuis son retour à l'état humain. Un grognement de peur semblait rouler le long de sa gorge, seul vestige de l'animal en elle. Dans une impulsion irréfléchie, elle s'élança et s'agrippa au chandail de l'urgentiste. La tête tournant, elle adossa son crâne contre son dos. Sachant pertinemment, qu'elle n'aurait pas dû. « Je t'en supplie... » Fermement accroché, elle prend quelques secondes pour se taire. Prise entre l’envie de tenter la fuite et celle de s’expliquer. « Je ne sais pas si tu m’as oublié. Tu en aurais le droit, je n’étais pas présente pour toi. Mais, je t’en supplie ne me rejette pas. Je voulais te rencontrer lorsque je l’ai découvert. J’aurais tout fait pour te voir. » Ses paroles devaient sonner étrange pour Ezra. Mais, envahit par un état presque second et emplit du désir d’être proche de ses frères, Ange n’avait pas conscience qu’ils étaient pratiquement des inconnus. Encore moins, que Kyran n'avait jamais dit qui elle était réellement.


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MessageSujet: Re: Je ne suis pas saoul, c'est l’enivrement c'tout. - Pv. Ezra -   Lun 10 Mar - 1:06

Délirante et délurée, il faut donc la distancer. Ses talons se tournent à l’instar de ses pensées. Il cherche déjà à l’oublier. Mais chaque ombre dessinée sur ce trottoir le menace imperceptiblement. Témoins silencieux de retrouvailles saugrenues, elles se complaisent du spectacle et se languissent inéluctablement de ses regrets. Elles n’attendent qu’une seule chose, qu’il se confonde à leurs pourtours, qu’il nourrisse allégrement toutes les nuances qu’elles projettent habilement sur ce pan d’asphalte. Là où le noir s’affirme, le gris se décline. Cette pénombre conspire en silence pour ternir ses traits autant que sa mémoire sans jamais la masquer définitivement. Il franchit les limites de lumière que les réverbères lui allouent pour les rejoindre. Sans craintes et sans attrait non plus, il les toise durant une poignée de secondes mais sa course est dérangée aussi subitement. Comme un sauvetage vain, deux mains s’agrippent au textile qu’il porte et l’immobilise de ce fait à mi-chemin entre la parcelle de ténèbres et le halo qui crayonne encore sa mâchoire avec précision. Ce n’est pas pour le préserver qu’elle s’est jetée sur lui et pas pour l’agresser non plus bien que cette hypothèse retienne son attention quelques instants. Ses petites paumes qui se resserrent fébrilement, ne sont pas menaçantes. Elles ne cherchent pas à susciter la moindre douleur physique mais engendre inévitablement, un autre revers de souffrance – celui qui provient de l’esprit et qui est plus mortel car doux, lent à s'installer et addictif par bien des aspects. Ses mains le retiennent, elles le supplient. Elles le maintiennent captif. Le norvégien veut se défaire de ce filet. Les animaux n’apprécient pas les cages et l’aigle qui ne cohabite pourtant plus avec lui, semble lui instiller cette évidence dans les veines. L’adrénaline roule et chemine voulant laisser place à l’action.

Mais quand la tête de cette étrangère se pose contre son dos, elle abolit toute résignation. N’y a-t-il pas pire acte que celui qui consiste à nier la détresse d’autrui ? Cela dépasse la simple empathie. Ses plaies sont partagées, il se reconnaît dans cette ruine. Ce n'est pas un semblant de sollicitude. C’est de l’égocentrisme à son paroxysme. Ezra en est d’ailleurs tétanisé. Ce front inconnu soudoie sa carcasse honteusement afin qu’il lui prête une nouvelle oreille. C’est une erreur de rester. C’est un délit de la chasser. Sa requête a débuté avec un contact et se poursuit avec une politesse déplacée. N’a-t-elle pas déjà brisé la barrière de la courtoisie ? A moins que les mots ne soient qu’une arme pour le soumettre, une liane supplémentaire pour nouer pieds et mains ? Les secondes de silence qui s’allongent à la suite, ne résolvent pas ce mystère. Son mutisme finit par se dissoudre pour laisser place à un autre degré d’intimité qu’il n’explique pas. Cette inconnue divague, s’éclipse dans une contrée qu’aucun d’eux ne reverra plus jamais. N’est-elle pas simplement trop enivrée pour discerner sa réalité ? N’est-ce pas qu’un malentendu à dissiper ? Comment peut-il aider cette femme qui l’implore pour des raisons absurdes ? Mentir sur son identité semble futile et tordu. Elle a déjà secoué les morts, gratté la terre. Il faut remplacer le cadre avant de pouvoir échapper à ses démarcations.

Il ne se retourne pas. Encore trop lâche pour la jauger, encore trop troublé pour prétendre le contraire. Il se complait du peu d’obscurité offert pour tracer autour de leurs corps d’un âge oublié, le présent. « J’ignore de quoi vous parlez. Mais … Je pense que vous me confondez. Je ne suis pas… » L’urgentiste respire une fois, deux. La troisième inspiration est avortée par cette urgence à prononcer ce prénom. Il claque sur sa langue avec mépris. « …Kyran. Je ne vous connais pas. » Mais ne l’a-t-elle pas elle-même souligné plus tôt ? Le jeune homme ne saisit pas ses propos qu’il rejoue à plusieurs reprises dans son crâne. Cela n’a ni queue, ni tête. Sa seule explication est qu’elle se trompe réellement, qu’elle agit par mauvaise interprétation, qu’elle diffère son affection. « Je ne peux rien faire pour vous, mademoiselle, je suis désolé. » Et il l’est sincèrement. Les victimes de son frère sont un peu les siennes par extension. Il n’a pas réussi à le convaincre de suivre le bon chemin. Il n’a pas suffi, il n’a jamais su être sa seule cause. Il s’est trouvé d’autres guerres à mener en refusant de voir la vérité. Le seul combat qu’il ait jamais fui est celui contre sa propre personne. Il est son propre ennemi à l’instar de l’ancien peacekeeper. Mais ce dernier refuse de l’admettre et préfère lentement se retourner pour dénicher la coccinelle de son chandail avant qu’elle ne le prenne pour son perchoir. Ses mains s’emparent de ses fins poignets et les écartent calmement. « Vous devez rentrer chez vous et vous reposer. Demain, vous aurez les idées plus claires. » Son regard se penche sur le sien pour cueillir de nouveaux souvenirs, quelques fragments qui ne signifient rien. Rien d'autre que leur absence de discussions à l'époque. Pourtant, il ne peut plus partir – pas sans appréhender l’obstination de la brune. Le taxi ne doit plus tarder. Chaque minute a semblé durer des heures.

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MessageSujet: Re: Je ne suis pas saoul, c'est l’enivrement c'tout. - Pv. Ezra -   Ven 11 Avr - 17:01

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L'alcool aidant, j'ai fait un rêve. Tu étais devant moi, terrorisé à l'idée que je connaisse ton prénom. N'est-ce pas hilarant? Puisque non seulement tu es mon frère, mais... Tu es aussi, décédé, depuis plus d'un siècle!


L’alcool lui montait à la tête, rendant ses joue rougie et lui chauffant le sang dans les veines. Pourtant, elle s’en fichait parfaitement. Il était là, à trois mètres tout au plus et se montrait si inaccessible. Sven, celui qu’elle avait toujours regretté de ne pas connaître… Tout semblait se confondre dans son esprit. Les traits de Kyran lui revenait en mémoire, sa vue se troublait par des larmes qui ne coulaient que par intermèdes irréguliers. Sa gorge semblait si asséché. Elle voulait retrouver son lit soudainement. Retrouver le confort de l’appartement de Nikolay. Oublier qu’elle avait un jour découvert avoir de la parenté. Plus jamais elle n’avalerait d’alcool, plus jamais. Ses effets lui déplaisaient.  S’étirant la nuque et prenant sur elle, en fermant les yeux pour éviter de perdre l’équilibre. Elle l’écouta lui répondre, sentant l’émotion la submerger. « J’ignore de quoi vous parlez. Mais … Je pense que vous me confondez. Je ne suis pas… »
Un rire léger et triste lui échappa. Il ne savait pas, il n’avait jamais su et ne voyait sûrement qu’une pathétique loque. « …Kyran. Je ne vous connais pas. » Si cruel était cet instant. Elle avait toujours rêvé d’avoir une famille et on lui refusait à nouveau. On la blessait si souvent et jamais, la porte parole n’apprenait. Aimé et se montrer aimante état sa pire faiblesse. « Je ne peux rien faire pour vous, mademoiselle, je suis désolé. » Secouer d'un spasme, elle ravala ce qu'elle ressentait. Laissant un masque peu convaincant, remplacer son expression troublée. En tant normal, elle contrôlait parfaitement ses expressions. Qu'avait-elle fait en se laissant écarter de son comportement habituel? Plus jamais, elle s’en faisait la promesse.

Instable, Ange avait l'impression d'être de retour dans cette chambre qui lui avait appartenu. Rouler en boule sur le sol, entièrement nue. En état de choc. De toutes ses épreuves, elle était la seule qu'elle n'avait jamais vraiment su pardonner. Mais, le principal concerné était sûrement mort à l'heure qu'il était. Avait-elle le droit de s'incruster dans la vie de Sven pour mieux obtenir ce qu'on lui avait refusé auparavant? « Vous devez rentrer chez vous et vous reposer. Demain, vous aurez les idées plus claires. » Le contact de ses mains sur ses poignets l'obligea à le regarder de nouveau. Quelle vision pathétique pouvait-il avoir de la femme complètement saoul et pathétique qu'elle était? Les chocs avaient peut-être réveillé quelques peu ses neurones, mais elle n'en restait pas moins très loin de son meilleur.

Son ouïe affiné entend parfaitement la voiture qui se rapproche à leur rencontre. Prenant sur elle, Ange rompit le contact en titubant. Lui adressant un sourire triste et désillusionné. « J'ai été idiote de croire qu'il t'en aurait parlé. Pourquoi l'aurait-il fait? Il m'avait déjà mise à l'écart. » De nouveau un rire lui échappa. Si un certain orgueil ne s'était pas développé en un fragment de seconds, la jeune femme aurait sûrement terminé sur le plancher. À trembler de tout son corps. Soudainement prise d'une furieuse envie de meurtre, elle regarda droit dans les yeux du jeune homme. « Par curiosité, Kyran ne t'a jamais parlé de mon père? Ni du fait, qu'il était le même que le vôtre? Non. Bien entendu. » Refermant ses bras contre son torse, elle regarde le taxi arrivé. Ne sachant pas quoi faire d'autres que de rentrer. Elle avait confronté une de ses peurs les moins contrôlables et seul son état l'avait empêché d'en prendre vraiment conscience.

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MessageSujet: Re: Je ne suis pas saoul, c'est l’enivrement c'tout. - Pv. Ezra -   Sam 19 Avr - 0:10

Dans la chair de son interlocutrice, les ombres s’incrustent et s’entremêlent. Masque imprimé sur sa peau, patchwork sombre, tissé de cris muet - un discours qu’elle tient avec ses prunelles. Le regret traine, s’attarde dans ses yeux pour une raison qui lui échappe. Un chagrin immuable qui semble avoir pris pour destination finale, un point de passage, un relais tout au plus. Ezra ne veut pas être cette tangente qui la lie à ce frère aux vices innombrables. Il le refuse mais s’obstine à demeurer fermement perché sur ce pan de trottoir alors que la route scande son nom depuis une éternité. Plus il reste, plus elle agrippe sa curiosité et en fait des avions en papier qu’elle disperse sur son chemin. S’il tourne les talons, il piétine chaque part de vérité. Quelle vérité ? Celle qu’elle détient, à propos de Kyran semble-t-il. Pas d’ailes, pas de messager, elle s’est trompée d’oiseau voyageur. Il s’apprête à lui souligner cette évidence pour la énième fois ce soir quand elle recule soudainement, vacillante. Rictus qui n’atteint pas ses iris froides, éteintes. Ce regard pesant lui ôte toute dureté du visage pour laisser place à une simple incompétence à discerner ses intentions et le thème de cette discussion. Ses mots saupoudrent cette expression mitigée d’un trouble plus grand encore. Que se passe-t-il au juste ? Cette inconnue est ivre. Que croit-elle lui avouer dans cet état ? Que croit-elle pouvoir lui apprendre quand ses propres jambes peinent à supporter son poids dérisoire ? Et lui, qui croit-il rassurer en analysant l’ébriété de son interlocutrice ? L’alcool n’en dort pas toujours la conscience, bien souvent il la propulse. Le mensonge s’efface trop souvent au profit de la réalité qui se manifeste dans son plus simple appareil. Dévêtue de jolies termes savoureux, l’édulcorant en moins, crue, nue. Il appréhende donc. Tellement que lorsqu’elle laisse un léger rire s’évaporer entre eux, il sent son sang se glacer.

Ses pupilles condamnent les siennes aussi soudainement. Agression oculaire peu préoccupante pourtant quand sa bouche lui délivre  la fameuse communication qu’il croyait avoir à transmettre. La nouvelle se plaque contre sa poitrine et le comprime tellement qu’il se voit reculer de deux pas. C’est insensé. Il toise la créature avec rigidité. « Qui êtes-vous ? »  Son poing droit se serre assez fort pour que ses ongles se ruent dans son épiderme et qu’il en ressente de légers lancements. Citer la figure paternelle a achevé le peu de générosité que l’ancien peacekeeper avait pu mobiliser à l’égard de cette jeune femme irresponsable qui titubait assez pour ne pas pouvoir aligner ses pieds sur le bitume. Pour qui se prend-t-elle ? La colère surplombe ses intonations, elle a une belle vue d’ensemble sur la fébrilité sonore qu’elle efface dans son sillage. « Je ne vois pas de quoi vous parlez. » Il serre la mâchoire jusqu’au craquement avant de croiser les bras sur sa poitrine. « Vous êtes entrain de me dire que nous avons… Qu’il aurait été avec votre mère ? » Le choc laisse place à une placide ironie qui se détecte au-delà de son ténor, dans son attitude. « Et que cela fait donc de nous… ? » Son rire s’échappe, glauque et sarcastique. Oui, Kyran aurait très bien pu lui cacher ça. Oui, son père aurait très pu avoir des liaisons avec d’autres femmes. Mais non, il n’y croit pas un seul instant. Pourquoi ? Sûrement pas pour des raisons purement rationnelles. Redevenu sérieux, il la considère d’un regard sévère et intransigeant. Le jugement donc. Elle est juste désespérée et grisée  par une soirée trop arrosée. Rien de plus. « J’ignore ce qui vous a amené à échafauder ce genre de théories, mademoiselle mais je ne peux pas vous aider à retrouver Kyran ou à entrer en contact avec lui, peu importe les histoires que vous comptez me fournir. Si je peux vous donner un conseil, ne vous approchez plus de lui. Il ne vous apportera rien de bon. » Il relève la nuque et réalise enfin la présence du taxi. Il lui indique d’un mouvement intraitable le véhicule. « Rentrez chez vous et oubliez le. Oubliez-nous. Le passé appartient  au passé. » Il respire profondément plusieurs goulées d’air en analysant la teinte des yeux voisins. Longtemps, il a jugé que le bleu étendait sa malédiction. Il les liait inexorablement à cet homme violent.  Les hématomes, d’abord et puis, ces iris. Celles de son aîné, les siennes. Pourquoi faut-il qu’il en déniche la même amertume dans celles d’une étrangère ?

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Alcohol and Kinship
L'alcool aidant, j'ai fait un rêve. Tu étais devant moi, terrorisé à l'idée que je connaisse ton prénom. N'est-ce pas hilarant? Puisque non seulement tu es mon frère, mais... Tu es aussi, décédé, depuis plus d'un siècle!


« Qui êtes-vous ? » Même pour une femme saoule, le changement semble flagrant. L'agressivité contenue assaille chacun des mots que son frère lui dit. Ange ne peut rien y faire, elle n'aurait peut-être pas dû lui parler. Lui avouer toute cette histoire ainsi. Ses bras se resserrant plus fortement contre sa propre personne, elle l'observe se refermer comme une huitre. Qu'a-t-elle fait? « Je ne vois pas de quoi vous parlez. » Chacune de ses contractions et des craquements que sa colère contient, semble un coup de fusil aux oreilles de la louve de Tasmanie. Elle aurait voulu s'enfuir. Oublier qu'elle avait même croisé la route de Sven.

« Vous êtes entrain de me dire que nous avons… Qu’il aurait été avec votre mère ? » L’ironie, la blesse, même si son esprit embrumé apaise la sensation. Elle sait parfaitement que demain ne sera pas une bonne journée. Dans la distance qui s’impose, elle détecte les ressemblances de ses deux frères. Revivant secrètement l’instant où Kyran l’avait rejet avec ce même regard. Ces mêmes yeux bleus qui pouvaient se montrer si cruelle et qu’elle s’entêtait à rendre plus humain. Pourquoi semblait-elle aussi surprise du résultat? Elle ne pouvait tout simplement pas revendiquer un quelconque lien, ici dans cet état. Son arrogance la frappe et libère sa conscience, si ce n’est de son corps.

« Et que cela fait donc de nous... ? » Le lien est évident, nul besoin de prononcer le mot à voix haute. Ça n'en aurait été que plus cruel pour la brune. Silencieusement, sans même bouger un muscle, elle sent les larmes qui coulent le long de ses joues. Ignoré par Sven, qui ne semble même plus remarquer quoi que ce soit derrière son indignation. Devant elle, Théodora voit un homme qui possède beaucoup de ce qu'elle appréciait chez leur aîné. Qui avait-dit que les membres de leurs familles n'étaient pas faits pour gouverner? Sûrement quelqu'un qui n'avait pas connu les seuls liens de sangs qui lui restaient. Elle était peut-être soumise, mais certainement pas eux. Elle était peut-être faite pour aimer... Eux, elle en doutait maintenant.  En cet instant précis, elle ne pouvait que souffrir de cette histoire pathétique. « J'ignore ce qui vous a amené à échafauder ce genre de théories, mademoiselle mais je ne peux pas vous aider à retrouver Kyran ou à entrer en contact avec lui, peu importe les histoires que vous comptez me fournir. Si je peux vous donner un conseil, ne vous approchez plus de lui. Il ne vous apportera rien de bon. »
L'ange se retient de ne pas tomber à la renverse. Le choc avait figé jusqu'à l'eau qui s'échappait par ses yeux. Il était en vie? Lui aussi? Laissant s'écouler un gémissement, la jeune femme ne peut que trembler. Non, elle ne pouvait pas affronter cet homme. Cette figure si emblématique de son passé. Elle ne le pouvait pas. Les traits de Kyran se dessinèrent dans son esprit, son sourire lorsqu'il la voyait apparaître. Secouant sa tête dans tous les sens, elle les chassa pour mieux les remplacer par ceux de Nikolay. La seule personne qui avait soigné ses plaies au lieu de lui en ouvrir de nouvelle.

« Rentrez chez vous et oubliez le. Oubliez-nous. Le passé appartient au passé. » Ses mots ne furent que murmurer, mais elle savait qu'il l'avait entendu. Elle était seulement trop troublée pour savoir quoi faire. « Il est en vie... » La panique la submergea et la menaça d'une crise d'anxiété. Non, elle avait reprit sa vie en main, se promettant d'oublier la personne qui lui manquait plus souvent qu'elle ne l'avouait. Celui, qu'elle n'avait jamais réussi à détester, mais qui l'avait détruite lentement. Non. Le seul mot qui résonnait à ses oreilles. « Désoler. Je ne peux pas. Non. Non. » Le regard égaré, ne se fixant sur rien en particulier, Ange se mordit la lèvre pour ne pas sombrer dans la folie passagère de cette peur soudaine. « Vous avez raison. Le passé c'est le passé. À quoi bon courir après une chimère hen? Vous ne m'avez jamais vu. Vous ne m'avez jamais entendu. Surtout devant lui... Je... Je ne peux pas. » Son discoure confus et soudain distant, mena la jeune femme à se reprendre. Clopinant jusqu'au taxi, elle lui lança un dernier regard qui retenait l'entièreté de ses émotions. Sven, elle voulait bien l'affronter, mais la présence de ce second personnage d'autrefois avait eu raison de la femme forte qu'elle voulait être. Ce soir, elle avait besoin de Nikolay. Entrant dans l'automobile, elle ne prit pas la peine de regarder ce qu'il fit par la suite.

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Lose You
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MessageSujet: Re: Je ne suis pas saoul, c'est l’enivrement c'tout. - Pv. Ezra -   Dim 20 Avr - 23:51

Les odes qu'elle lui joue, portent des noms incongrus. Cascades pour ses joues et incompréhension pour ses yeux. L'offense semble naturelle pourtant. Ne peut-il donc la saisir ? La pluie déversée sur ses pommettes, laisse le loisir à ces quelques nuages fugueurs d'atteindre le regard d'Ezra. La météo s'assombrit et les cieux qui tiennent lieu de regards, s'assombrissent à mesure que le norvégien la rejette en masse sans même réclamer des empiècements de vérité. Futile ondée qu'il a invoqué en se buttant dans son historique personnel qu'il croit arrêté. Elle le dérange par sa tristesse au point de le rendre tristement dépendant. Comment détourner le visage ? Ses larmes sont un refuge pour l'orphelin toujours en fuite. Quelqu'un qui le considère assez pour lui prêter pareille réaction sans même le connaître au fond et sûrement par réelle méprise. Pourtant, personne n'a jamais pleuré pour lui. Il a pleuré Kyran. Il a pleuré Kitty. Mais n'est-ce pas désespérant d'être affecté pour quelques roulements opalescents sur le faciès d'une inconnue ? A croire que ce simple instant partagé sur un bout de trottoir avec cette étrangère, résumait à lui seul un objectif qu'il n'avait jamais pu caresser, ne serait-ce que du bout des doigts. Est-il donc conquis ? Inachevé, ce tableau ne comporte pour l'heure que quelques traits maladroits et à peine visibles pour un œil non avisé. Mais la trace reste. Et puis, ce murmure. Il ne signifie rien et peut-être... Pourtant, peut-être est-il un détail à relever. L'urgentiste ne le rattrape pas quand il court dans son environnement sonore parce qu'il évite soigneusement ses évidences. Elle s'excuse ce qui n'a de sens. Elle parle d'incapacité et l'ancien peacekeeper craint un instant qu'elle se juge inapte à le laisser. Il fronce les sourcils alors qu'elle capture sa propre lèvre. Des éléments ultérieurs se calent entre eux d'une façon abusive froissant l'esprit pourtant replié du jeune homme. Décousus ses propos se font lucides et puis, incohérents. Successions de torpeur et d'ouragan dans ses gestes, sa voix. Elle mène un bien étrange combat quand lui a décidé de rester en retrait pour contempler la bataille.

Elle emporte ses armes jusqu'au taxi ainsi que le brouhaha de cette lutte laissant démuni le déserteur sur son morceau de route. Il doit reprendre son chemin en oubliant cette guerre qu'il n'a jamais voulu jouer. Mais ce genre de choses va et vient sans le consentement des soldats qui sont simplement appelés au front. Pourquoi avoir fait la sourde oreille ? Admettre l'intolérable, que cachée quelque part, elle aurait pu partager son quotidien. Le sang ne trompe personne, il engendre des alliances et soude des personnes parfois totalement étrangères. A tel point qu'il en déteste son frère pour tout cet amour qu'il ne peut lui renvoyer à cause de ses erreurs au passé et au présent. Il conjugue dans toutes ses nuances les verbes qui l'éloigne. Et donc, il ne peut pourtant le prétendre mort, pas plus qu'il ne peut être affranchi de lui jusqu'à être indifférent. Si elle s'ajoute à l'ombrage du portrait familial, il aura un nouveau grief conséquent à l'égard de son aîné. Si son nom se perd quelque part dans leur généalogie, il aurait été un fou ignorant. Si elle existe bel et bien, il risque de s'y agripper. C'est dangereux pour son peu d'équilibre. Il s'agit donc d'instinct de survie déplacé. Lâche. Quand il s'observe dans une vitre proche, il interroge son apparence sur cette rencontre fortuite. Mensonge ? Comment peut-il éplucher le secret pour en dénicher la racine. Le coeur et le centre d'une histoire qui l'aurait alors, depuis longtemps, échappé. Une seule personne détient la réalité. La clé est pourtant un engrenage de la porte. Il ne peut pas aller Le voir. Il ne peut pas avouer être intrigué et il ne veut pas discuter de cette famille démolie avec une des principales causes de la conséquence. Il ne veut pas connaître l'existence d'une nouvelle brique à cette édifice. La façade n'est plus qu'un tas de débris. Ils sont tous fêlés et peu fiables. Ils n'ont jamais su tenir la distance contre l'érosion et les vents. Les Hogan ne sont pas des gens biens de toute manière et même si... Même si elle portait le nom de sa mère ou d'un autre homme – ça ne changerait rien. Elle serait souillée de la même hémoglobine et à leur image. Cette malédiction. Celle d'être née au mauvais endroit et conçue par la pire espèce. Il ne veut rien savoir. Pas même son prénom. Elle n'est personne. Il va l'oublier. Il veut l'oublier. Il peut l’oublier. Il espère l'oublier. Mais il ne dort pas cette nuit-là. Jusqu'au petit matins, ses lèvres continuent d'articuler des « si » destiné au néant. Le sien.

- Sujet terminé -

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    Close your eyes, so many days go by. Easy to find what's wrong, harder to find what's right. I believe in you, I can show you that I can see right through all your empty lies. I won't stay long, in this world so wrong. Say goodbye, as we dance with the devil tonight. Don't you dare look at him in the eye, as we dance with the devil tonight. Trembling, crawling across my skin. Feeling your cold dead eyes, stealing the life of mine. ©endlesslove
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Je ne suis pas saoul, c'est l’enivrement c'tout. - Pv. Ezra -

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