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 A Kind of Memories (pv)

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MessageSujet: A Kind of Memories (pv)   Ven 3 Jan - 22:55

A Kind Of Memories.
I’m friends with the monster, That’s under my bed, Get along with the voices inside of my head, You’re trying to save me, Stop holding your breath, And you think I’m crazy, Yeah, you think I’m crazy. I wanted the fame, but not the cover of Newsweek, Oh well, guess beggars can’t be choosey,Wanted to receive attention for my music, Wanted to be left alone in public, excuse me, Been wanting my cake, and eat it too, and wanting it both ways, Fame made me a balloon cause my ego inflated, When I blew, see, it was confusing, Cause all I wanted to do is be the Bruce Lee of loose leaf, Abused ink, used it as a tool when I blew steam. I’m friends with the monster That’s under my bed.

████████████████████████████████████████████


Elle était rentrée chez elle après une autre journée dans les rues de la Nouvelle-Orléans. Une autre journée à vendre sa marchandise. Une autre journée, qui ressemblait à s'y méprendre à toutes les autres. Alors, quand elle en eu assez d'attendre que son prochain client daigne se présenter au rendez-vous qu'ils s'étaient donné, elle avait quitté les lieux sans plus tarder, lassée. Elle avait claqué la porte de son appartement, une pointe d'amertume dans le regard, et était allée s'affaler dans son canapé en appuyant sur un bouton de la télécommande. L'écran posé à quelque mètres d'elle s'anima, les couleurs s'entrechoquaient et une voix féminine se détachait du téléviseur. Elle se redressa brusquement sur son sofa en cuir et fronça les sourcils, décontenancée par ce qu'elle voyait. Une vieille connaissance. Une amie, perdue de vue depuis longtemps, ainsi postée devant un pupitre, prônant les bonnes intentions du gouvernement, totalement convaincue par son discours, sûre de ce qu'elle avançait. La sorcière lâcha une injure en italien avant de se recentrer sur la douce voix de celle qu'elle avait connue muette, renfermée, traumatisée, radicalement changée. Jusqu'à sa couleur de cheveux et son nom, inscrit en bas de l'écran. Ange Dalton.

[...]

Le bruit blafard et résonnant lui brisait les tympans. Elle ne supportait pas le bourdonnement incessant que faisait la rame de métro en entrant en gare. Encore moins le sifflement aigu des freins glissant sur les rails comme une craie mal appuyée sur un tableau noir. Tout cela lui était insupportable. Et pourtant, elle était là. Assise sur un banc miteux, elle patientait depuis de longues minutes que son wagon arrive enfin. Sans succès. Il ne daignait pas montrer le bout de son nez, malgré tout ces horaires pré établis qui, visiblement n'étaient pas respectés. La station faisait peur à voir. Traîner la nuit ici relevait du défi. Voir du suicide. Même elle, la trafiquante, n'avait pas pour habitude d'y mettre les pieds. Elle préférait souvent marcher, respirer l'air frais, impur, de la Nouvelle-Orléans. Mais ce soir-là, elle n'avait pas vraiment eu le choix. On lui avait donné rendez-vous. Ici. Avec en jeu une somme importante qui pouvait lui assurer de vivre encore quelques mois sans problème. Alors, malgré ses réticences, elle s'était exécutée. Pour une fois, elle avait pris sur elle. Elle n'avait rien dit, ne s'y était pas opposée et avait juste cheminé jusqu'au Metro Light Rail, un air renfrogné sur le visage. La transaction s'était effectuée sans encombres. Son client avait quitté les lieux après le paiement qui s'était déroulé dans la plus grande discrétion dans un coin sombre de la gare. Elle s'était alors retrouvée seule, dans la grand hall, avec près de deux mille dollars dans le sac qu'elle portait en bandoulière, bien camouflés et hors de portée dans une enveloppe épaisse. Mais c'est sans peur, rassurée par la détention de ses pouvoirs, qu'elle attendait. Quelqu'un d'autre voulait la voir à l'autre bout de la ville, alors pour la première fois depuis des mois, elle avait décidé de le prendre, ce métro.

Le claquement de talons chevauchant les escaliers de la bouche se firent entendre. La sorcière releva la tête vers ce qu'avait perçu son ouïe fine. La silhouette de la jeune femme se dessinait au fil des marches qu'elle dévalait. Élancée, svelte, toute en jambe. Absolument divine. Elle avait l'air d'une femme d'affaire. Son visage était celui d'une poupée de cire. Fin, rond, une peau diaphane, des yeux envoûtants. Et des cheveux d'une blondeur déconcertante. Elle ne la reconnut pas tout de suite, mais quand ce fut le cas, la sorcière fut incapable de retenir un soupir désabusé. Les pas de la blonde se rapprochèrent de plus en plus et le tintement de ses chaussures sur le sol se faisait de plus en plus assourdissant. Puis, elle stoppa sa course à deux pas de la rame. Comme Natascia, elle se mit à attendre. La sorcière se remémora leur ancienne complicité, la manière dont elle l'avait prise sous son aile, la façon dont elle avait essayé de l'aider. Et surtout, le procédé, qu'elle considérait infâme, de la blondinette pour mettre la sorcière de côté, et en profiter pour rejoindre le casting fermé du gouvernement. Traîtrise. En colère, elle quitta le vieux banc qui menaçait de s'écrouler et marcha dans sa direction. Ferme. Redoutablement affectée. Bien plus qu'elle ne l'aurait pensé. « Qu'est-ce que tu fais la, jolie blonde ? », lui murmura la sorcière à l'oreille, contenant du mieux qu'elle pouvait son impulsivité. « Le gouvernement ne t'as pas fourni de voiture de fonction que tu te retrouves dans le métro ? ». Elle ne pouvait plus lui faire confiance. Quelque chose s'était brisé entre elles. Elles avaient été séparées et rien ne pouvait les rassembler aujourd'hui. Elles étaient aux antipodes l'une de l'autre. S'en était fini des gentillesses. « Je te croyais muette mais qu'elle ne fut pas ma surprise en te découvrant porte-parole du gouvernement ! Ironique n'est-ce pas ? ». La sorcière voulait des explications. Et elle ne laisserait pas partir sa proie sans les avoir obtenues. Elle savait que la fragilité apparente de son ancienne amie n'était qu'une façade. Alors elle ne voulait pas s'y fier. Elle ne voulait plus se fier à personne.
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Sink me in the river at dawn

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↳ Opinion Politique : *Insérer une bombe ici* Quel gouvernement?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3, 4 en transformations et mère de l'année et 1, faiblesse à l'argent.
↳ Playlist : Black Roses by Clare Bowen. Follow me down by The pretty reckless.
↳ Citation : « Nights avoiding things unholy, Your hand slips across my skin. I go down on you so slowly, Don't confess none of your sins. »
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MessageSujet: Re: A Kind of Memories (pv)   Lun 6 Jan - 3:45


Qu'ai-je bien pu te faire?

La lumière bleutée se reflétait sur sa fourrure tigrée. Sa gueule humait le parfum délicat de la sueur, tandis que percher en hauteur, l'animal grondait. On l'avait poursuivi, on l'avait traqué. Telle l'infâme chose qu'elle était. Ni femme, ni louve. Elle était une forme de vie qui n'existait plus à cette époque-ci. Être pourchassé par des adolescents drogués ou saoul n'aurait pas dû l'étonner. Les nouveautés, les bizarreries plaisaient une fois sous l'effet de stupéfiant.
Elle entendait encore leur rire hystérique alors, qu'elle devait courir de toutes ses forces pour les éviter. Qui avait eu la brillante idée d'inventer quelque instrument pour les rendre plus rapide? Bouillante d'adrénaline, elle n'arrivait toujours pas à se concentrer. Ses vêtements n'attendaient qu'elle, comme chaque fois qu'elle venait profiter de sa seconde nature en toute discrétion, mais son cœur ne voulait pas ralentir. À l’intérieur de sa gueule il y avait ce goût métallique qui ne cessait de lui rappeler cet instant où elle avait fait jouer de ses crocs pour s’en sortir. Il y avait peut-être, aussi un peu de chaire. Elle ne pouvait ou ne voulait pas s’en rendre compte. Tremblante, elle dû se contenter de se recroqueviller et d’attendre que sa peur diminue. Emportant avec elle, le stress si mal gérer lorsqu’elle se trouvait sous sa forme de loup de Tasmanie.

Il ne lui fallut que quelques minutes pour se retrouver en plein contrôle de ses actes et dès lors, elle entreprit de reprendre forme humaine. Elle se souvenait de cette conversation avec une autre femme atteinte de sa malédiction. Il paraîtrait que le changement était douloureux, que l'on avait l'impression que nos os se brisaient pour changer de forme. Elle se souvenait de l'étonnement qui l'avait envahi et de la compréhension, face à son épuisement, suite à ce changement. Si douleur il y avait, la fatigue était normale. Bien, que pour elle... Cette sensation lui était inconnue. Que pouvait-on ressentir lorsque l'on souffrait?
En y réfléchissant, elle avait retrouvé son corps de femme et ses formes si appétissantes pour les hommes. Une autre chose qu'elle n'arrivait pas à comprendre en ce monde et qui la dépassait depuis de fort longues années. Boudeuse, elle s'assura de ne pas avoir été blessé avant d'enfiler sa robe noire qui lui servait pour des rencontres officielles. Talons haut et boucle d'oreille en place, elle entreprit de revenir sur ses pas.
Le silence qui l'entourait, à cette heure tardive, ne tarda pas à se faire envahir par les cris encore hystériques de ses poursuivants. « Je crois qu'il a été par là. VITE LES MECS! ON VA LE PERDRE! » Soupirant devant tant de désagrément, Ange se contenta de continuer sa route, croisant le premier, puis le second sans aucun problème. Ce fut le troisième idiot qui s'arrêta en la regardant avec une expression de gourmandise, qu'elle-même réservait à une part de gâteau. « Mais qui vois-je? Un ange venu me donner du plaisir. » Son propre prénom utiliser à travers des paroles scandaleuses la rendirent frustré. « Oh! Allez ma jolie! Tu n'as pas idée des plaisirs que je pourrais te procurer. »

Alors, qu’il faisait mine de se rapprocher, un souvenir lui vint en aide. Elle se revit avec Kyran, apprenant comment déstabiliser tout homme sur cette terre. Bien, qu’elle n’avait aucune idée du pourquoi ce geste causait autant de réaction en ce temps, Éris savait pertinemment que ça pourrait l’aider. Prenant de l’élan, elle lui balança son pied entre les jambes et s’enfuit en s’excusant. Certaine qu’on allait la suivre, elle prit le premier chemin qui pourrait la cacher quelques temps et atterrit dans le métro.
À peine avait-elle reprit ses esprits, qu'une voix familière et agréable se fit entendre. Bien, que ses paroles ne firent que la rendre perplexe. « Qu'est-ce que tu fais la, jolie blonde ? Le gouvernement ne t'as pas fourni de voiture de fonction que tu te retrouves dans le métro ? Je te croyais muette mais qu'elle ne fut pas ma surprise en te découvrant porte-parole du gouvernement ! Ironique n'est-ce pas ? » Fronçant les sourcils, Ange tenta tout de même de lui sourire. Son visage était impénétrable, mais aimable. Comme elle avait prit l'habitude d'afficher depuis quelques jours. « Natascia! Tu n'as pas idée à quel point je suis heureuse de te voir. » Sans comprendre le pourquoi, elle résista à l'envie de la prendre entre ses bras. Une intuition, sûrement. « J'aime bien marcher et puis... J'étais en état de choc à l'époque. Je n'arrivais pas à dire ne serait-ce qu'un seul mot. Mais, tu le sais bien non? »

Hj: Désoler, mon rp est affreux  pale 

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MessageSujet: Re: A Kind of Memories (pv)   Ven 10 Jan - 22:12

Elle n'avait plus rien à perdre. Sa vie avait été chamboulée. Aucun rêve, aucune envie n'avaient eu le temps de germer dans son esprit de fillette. Elle avait été brisée, son âme brûlée vive par son père, adepte de l'inceste. Tout n'était plus que désolation autour d'elle. On lui avait volé son enfance, elle avait été sauvée des flammes par celui qui aurait du venir à bout d'elle même, entreprit de survivre au cœur des Enfers avant de renaître. Mais jamais elle n'avait cru à son avenir. Elle n'en n'avait pas, elle n'en avait jamais eu. Elle était condamnée par son passé à ressasser sa souffrance, ce sentiment d'abandon qu'elle ne connaissait que trop bien. Cette impression douloureuse à souhait qui l'habitait depuis son plus jeune âge et qui refusait de la libérer, qui refusait de lâcher son emprise sur elle, une emprise si forte qu'elle avait choisit de céder elle-même à la débauche. Malgré les années passées à cohabiter avec cette sensation indéfectible, elle ne s'y était jamais vraiment faite. Chaque déception, chaque abandon, venant remuer le couteau dans la plaie encore ensanglantée. Un poignard bien ancré dans sa chaire de sorcière qui refusait de la laisser respirer à plein poumons. Alors, si elle était condamnée à vivre éternellement blessée, pourquoi ne pas en profiter pour expier ses détracteurs. Aujourd'hui, elle n'avait tout simplement plus rien à perdre. Rien.

Selon elle, Ange faisait partie de ceux-là. Elle était de ceux qui l'avait abandonnée. De quelque manière que ce soit, Ange avait été là, puis avait disparue comme une pluie d'été impromptue. Elle lui était venue en aide il y a de cela quelque temps. Pas immémoriaux, mais les jours s'étaient écoulés péniblement depuis que leurs chemins avaient été séparés. Et elle ne parvenait pas à digérer la manière dont leur relation avait pris fin. Alors que la métamorphe refusait catégoriquement de laisser quelques mots sortir de sa bouche, s'expliquer lui semblait tellement désagréable, elle avait été là. Pour la soutenir, l'épauler dans ses moments de doute, ces moments où elle ne reconnaissait rien du monde qui l'entourait. Visiblement, cela n'avait pas été suffisant pour la petite blonde qui s'était enfuie bien vite vers d'autres horizons lorsque l'occasion se présenta. Inacceptable pour la sorcière qui ne concevait pas l'amitié de cette façon. Ce jour-là était pour elle une opportunité d'obtenir les explications qu'elle attendait depuis longtemps. Des explications qu'elle n'avait jamais su déceler dans les yeux de l'ancienne jeune fille fragile et muette. Mieux vaut tard que jamais, dit-on. Alors soit, ce sera maintenant.

« Heureuse ? Oui, heureuse, c'est le mot je crois... », lança-t-elle dans un feulement grave teinté d'amertume. Ses iris sombres en disaient long sur ses intentions. Malgré tout la volonté du monde, elle ne serait pas parvenue à déguiser sa rancœur. « Moi aussi, je suis heureuse de te voir, Ange. Et aussi heureuse de voir que tu a retrouvé ta voix après tout ce temps passé à la boucler ! », continua-t-elle, exaspérée par la situation, elle ne parvenait plus à rester polie. Son commentaire suave s'était complètement fondu dans l'ironie. La couleur de ses sarcasmes ne pouvaient être que bien vive, aux vues de son état d'agacement. Elle se laissa porter par la douce voix récemment découverte de la jolie blonde, abasourdie par son calme, l'air aimable qu'elle arborait et les traits fins de son visage. Ange, porte-parole du gouvernement. Si on le lui avait dit, elle ne l'aurait certainement pas cru.

« Et bien je vois que tu t'es bien remise de cet état de choc, comme tu dis... », insinua-t-elle en se mettant à tourner autour de la jeune femme, comme un vautour guettant une proie. La femme qu'Ange était devenue était bien différente de celle qu'elle avait connue. La demoiselle totalement introvertie, réservée, silencieuse, taciturne et fragile avait laissé place à une femme resplendissante, à un sourire radieux qu'elle semblait ne jamais quitter, sans parler de son minois aimable qui avait du conquérir bien vite toute la population. Deux femmes aux antipodes l'une de l'autre et qui pourtant habitaient le même corps. Difficile à croire. « Mais qui es-tu donc petite Ange ? », répliqua la sorcière. « Car, malgré que je me sois démenée pour toi, au final je ne sais même pas à qui j'ai à faire. Alors, si tu permets, j'ai quelques questions à te poser », commanda-t-elle en fronçant les sourcils. Elle ne laissait pas vraiment le choix à son interlocutrice. Elle poserait ses questions, lèverait les doutes qui subsistaient et comprendrait enfin la personnalité complexe qu'était celle d'Ange.
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MessageSujet: Re: A Kind of Memories (pv)   Jeu 16 Jan - 22:53

Reunion and Dressing-down
Je ne comprends pas, pourquoi tu te montres aussi hostile? Je ne t'ai rien fait. Pourquoi? Explique-moi.


Natscia l'avait réconforté. En ces premiers instants où elle avait reprit forme humaine. La panique avait submergé la jeune femme et le choc l'avait plongé dans un mutisme bienveillant. Ses sens avaient surchauffé, la laissant dans un état d'incompréhension insoutenable. Si ce n'avait pas été de cette jolie sorcière, Ange n'aurait jamais survécu. À ses yeux, elle avait une importance dans sa vie. Bien, que la vie les aient séparées à New-York. Lorsque, Nikolay l'avait prit sous son aile.
Heureuse de la revoir, elle ne comprenait pas la froideur qu'elle détectait auprès de la jeune femme. Ni l'ironie que ses paroles semblaient déverser. Ange avait l'impression de s'être égaré dans une autre dimension. Que s'était-il passé? « Heureuse ? Oui, heureuse, c'est le mot je crois... Moi aussi, je suis heureuse de te voir, Ange. Et aussi heureuse de voir que tu a retrouvé ta voix après tout ce temps passé à la boucler ! » L'animal en elle voulait montrer les crocs, fuir à toute jambe devant le regard menaçant de la sorcière. Mais, l'humaine ne pouvait se résoudre à accepter la situation. Ce n'était pas possible. Autrefois, elle avait trouvé du réconfort auprès de cette jolie frimousse et non pas, cette impression alarmante de danger.

« Et bien je vois que tu t'es bien remise de cet état de choc, comme tu dis... » Cette sensation oppressante  d’être chassé, d’être la proie affolait son instinct, mais rien ne paraissait. Elle savait appliquer les règles de survie en tout temps et que ça la blesse ou non, devant cette nouvelle version de Natascia, Ange ressentait le besoin de se protéger.  « Mais qui es-tu donc petite Ange ? Car, malgré que je me sois démenée pour toi, au final je ne sais même pas à qui j'ai à faire. Alors, si tu permets, j'ai quelques questions à te poser. »

La porte-parole se retenait de ne pas trembler. La situation ne lui plaisait pas et sa dernière transformation était trop récente pour que son double instable soit entièrement endormi. Ses sens lui disait que les idiots courraient l’étage plus haut, cherchant encore cette blondasse qui avait eu beaucoup trop de culot. La situation pouvait virer au cauchemar sous peu, mais Ange n’avait d’yeux que sa compagne. Celle qui, pour une raison inconnue avait sorti ses cornes de diablesse en cette soirée.

Sans le vouloir, sa voix se fit douce, mais stable, lorsqu'elle répondit à l'attaque. « Des questions? Que veux-tu savoir? Pourquoi, après plus d'un siècle passer sous la forme d'un animal et découvert que tout ce que je connaissais avait disparu, ma voix a refusé de me revenir? C'est sur ce sujet, il me semble, que tu veux me questionner. Alors, vas-y, à toi je ne cacherai jamais rien. » Elle était sincère. Mais, l'image de toutes ses heures auprès de la sorcière lui chatouillait la mémoire. La rendant plus faible d'une seconde à l'autre. Il y avait trop de retrouvailles en peu de temps cette semaine et elle ne se sentait plus de tout affronter seule.
Le silence retomba et son cœur accéléra. Plusieurs personnes arrivaient et ils ne semblaient pas tout à fait vivants. Plissant le nez de dégoût, elle se demande ce qui pouvait bien descendre les marches. Du coin de l’œil, elle se mit à surveiller l’entrée. Soudainement prête à prendre la fuite de nouveau.

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MessageSujet: Re: A Kind of Memories (pv)   Dim 19 Jan - 22:20



Comme si tout était normal. Comme si rien n'avait changé. Comme si rien ne s'était passé. Comme si leurs chemins ne s'étaient jamais séparés et que le temps n'avait pas eu d'effet néfaste sur leurs deux personnalités aux antipodes l'une de l'autre. Ange lui parlait comme si son attitude n'avait pas été décevante pour elle. Comme si cela avait été tout naturel qu'elle se détourne d'elle au profit d'un autre. Une infidélité comme une autre. Mais le pire dans tout ça, c'est qu'elle n'avait même pas cherché à se battre pour garder son ancienne protégée auprès d'elle. Elle savait pertinemment qu'elle serait en sécurité avec cet homme. Si cela n'avait pas été le cas, jamais elle ne lui aurait laissé la possibilité de la quitter de cette façon. Au fond d'elle même, la sorcière avait pleinement conscience que ce dénommé Nikolay serait bénéfique pour la blondinette. Elle n'avait jamais douté de son honnêteté et de sa bienveillance envers la jeune métamorphe. Et cela la rendait tout à fait irritable. Contrariée qu'un autre qu'elle même puisse être plus utile au rétablissement de son amie. La vérité, c'est qu'elle était terriblement déçue de ne pas avoir mené à bien la mission qu'elle s'était personnellement attribuée. Comme une tâche qu'elle se devait d'accomplir, quelque chose d'immuable qu'elle s'était mis en tête. Et de ne pas voir l'objet de sa réussite accompli la rendait effroyablement frustrée. Spoliée par sa propre volonté. Une volonté bienfaitrice que ne se manifestait pas si souvent que cela. Et malgré tout, Ange continuait de s'adresser à elle comme si elle ne s'était jamais vraiment quittée. Comme si cette déchirure n'avait rien causé chez la skinchanger. Alors que la sorcière, elle, l'avait particulièrement mal vécue. Et de ce fait, ne pouvait s'empêcher d'éprouver cette rancœur qui la caractérisait ostensiblement.

« Tu sembles oublier, ma chère, que j'ai vécu l'enfer moi aussi, et cela est loin d'être une figure de style », psalmodia-t-elle, un tant soit peu agacée par les réflexions qu'elle pensait désobligeantes de la jolie blonde. « Mais comme tu as pu le constater, je m'en suis sortie, ou presque. C'est précisément pour cette raison que j'avais fais le choix de te venir en aide à l'époque où tu ne semblais être que l'ombre de toi même », proféra ensuite la sorcière. Elle aurait pu lui réciter tout leur parcours commun. Lui faire avaler toute cette colère qu'elle avait gardée au plus profond d'elle même pendant des mois et des mois, cet excès d'indignation qui ne cessait de lui revenir en tête. Lui faire cracher sans mal qu'elle n'aurait pas du agir ainsi, qu'elle n'aurait pas du lui tourner le dos alors qu'elle avait tant voulu l'aider. Que si elle n'avait pas été là pour elle à ce moment précis, peut être que la skinchanger n'aurait pas connu cette folle montée en grade. Qu'elle ne lui avait jamais dit le moindre "merci" pour ce qu'elle avait accompli pour elle. Pour tout ces moments passés à lui faire reprendre pieds. A la laisser se reposer sur son épaule. Lui faire entendre raison. Elle aurait voulu lui dire tout cela. Lui crier qu'elle lui en voulait assurément pour le peu de reconnaissance qu'elle semblait avoir. Lui hurler qu'elle lui avait manquée. Mais ça, jamais. Elle était bien trop fière pour lui avouer.

« Tu es tellement différente. Ne fais pas l'étonnée. Tu savais très bien qu'un jour ou l'autre je te retrouverais. Tu savais que je voudrais des explications... », lui confia-t-elle d'une voix soudainement plus calme. La sorcière venait seulement de comprendre la raison pour laquelle elle était si rancunière vis à vis de la petite blonde. Elle n'avait jamais vraiment cherché à le savoir, à vrai dire. Mais maintenant qu'elle s'en rendait enfin compte, cela lui paraissait évident. Cependant, il n'était pas question pour elle d'abandonner son masque de sorcière piquée au vif et colérique. Impulsive, elle n'abandonnerait pas son air renfrogné aussi facilement. En bonne italienne de souche qu'elle était, elle ne pouvait tout simplement pas se permettre de paraître faible ou quoi que ce soit d'autre aux yeux de quelqu'un d'autre. Même à ceux d'Ange. Surtout pas à ceux d'Ange. « J'ai des milliers de questions à te poser Ange et... », commença-t-elle sèchement. Mais quelque chose d'autre, quelque chose d'extérieur la fit tiquer. Quelqu'un approchait. Ou plutôt quelques uns. Ils étaient peut être trois ou quatre. Encore à une bonne distance des deux jeunes femmes mais les talents de sorcière de Natascia lui permettait d'assurer qu'ils n'avaient de bonnes intentions pour elles.

« Pas ici », se coupa-t-elle ensuite en saisissant brutalement le bras de la métamorphe. « Qu'est ce que tu dirais de marcher jusqu'à la prochaine sortie ? », exigea ensuite la sorcière en accélérant très légèrement le pas. Si elle pouvait ressentir chaque pas posé sur le sol du métro à cet instant précis et pouvait en deviner les intentions de leurs propriétaires, elle ne pouvait cependant pas deviner de quelle nature ils étaient. Rien ne pouvait encore la lui indiquer alors plutôt que de prendre des risques inconsidérés, elle préférait se laisser guider par son instinct. Elle était une sorcière, mais elle n'avait en rien l'âme d'une véritable guerrière. Alors plus elle évite le combat, mieux c'est pour elle. D'ailleurs, certains s'en souviennent encore. Peut importe. Elle n'allait pas laisser Ange seule ici à la merci de certains démons sortis d'on ne sait où. « Tu as de la chance que nous ne sommes pas à Darkness Falls... », souffla-t-elle ensuite sans vraiment y penser. Peut être Ange ne saisirait-elle même pas cette douce allusion à son passé de sorcière damnée mais ce n'était pas vraiment le moment de dérouler toute cette période de sa vie alors que quelque chose qui, pour l'instant, restait non identifié marchait sur leurs pas et semblait poursuivre leur odeur d'albâtre.
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MessageSujet: Re: A Kind of Memories (pv)   Dim 2 Fév - 1:41

Reunion and Dressing-down
Je ne comprends pas, pourquoi tu te montres aussi hostile? Je ne t'ai rien fait. Pourquoi? Explique-moi.


L'hostilité flottait dans l'air, répandant un parfum d'insécurité et d'incompréhension, dans une ambiance déjà chargé par le danger et la crasse. Ange en détestait l'ambiance et pourtant, elle s'y trouvait. Fixant de son regard troublé la femme qui l'avait cajolé, qui l'avait rassuré quelques mois auparavant, la femme se demandait ce qui avait pu changer autant entre elles. Oui, elles ne s'étaient pas revues, mais ce n'était pas faute d'avoir désiré revoir ses traits. Déstabilisé, la blonde n'en revenait pas. Elle essayait même de contrôler ses propres expressions, réussissant grâce à la pratique de son nouveau métier et de son histoire si porté sur les apparences.
« Tu sembles oublier, ma chère, que j'ai vécu l'enfer moi aussi, et cela est loin d'être une figure de style. Mais comme tu as pu le constater, je m'en suis sortie, ou presque. C'est précisément pour cette raison que j'avais fais le choix de te venir en aide à l'époque où tu ne semblais être que l'ombre de toi-même. » Sa gorge s'assécha, elle détestait ce sentiment oppressant qui semblait poindre plus rapidement qu'elle ne l'aurait voulu. Elle reconnaissait les prémices de cet instant où tout son corps frissonnait de par le malheur qui s'abattait sur ses épaules. La tension sembla se développer plus rapidement que les paroles blessantes de Natascia. « Tu es tellement différente. Ne fais pas l'étonnée. Tu savais très bien qu'un jour ou l'autre je te retrouverais. Tu savais que je voudrais des explications... » Cette sècheresse dans cette simple phrase, avait le don d’exacerber les prémices de la peine qui envahissait déjà les pensées d’Éris, la porte parole au cœur plus doux que celui d’un bébé.

Que pouvait-elle réponde à de telles accusations. Devant la caméra, en présence d'une autre personne, elle était douée pour obtenir ce qu'elle voulait et camoufler les informations nécessaires. Pourtant, le regard de la sorcière la paralysait. Elle était trop impliquée auprès de cette dernière pour réagir professionnellement. « Je... Ne vois toujours pas pourquoi tu réagis ainsi... » Mais, à peine eut-elle le temps de chercher une suite à cette phrase, que son odorat l'a mise en alerte. La mort ambulante approchait à grands pas et la rencontrer n'était pas dans ses intérêts. « J'ai des milliers de questions à te poser Ange et... » Elle ne fut pas la seule à s'interrompre. Elles avaient toutes deux l'instinct de fuir. Il semblait évident, que ni l'une ni l'autre n'allait tarder à le faire, d'ailleurs.
« Pas ici. Qu'est ce que tu dirais de marcher jusqu'à la prochaine sortie ? » La poigne contre sa peau fragile, l'agaça, mais sans protester elle suivit la sorcière. Vraiment heureuse à l'idée de s'éloigner de ces créatures répugnantes. « Tu as de la chance que nous ne sommes pas à Darkness Falls... » Elle parlait de ce monde chaotique? Elle avait raison. Ce lieu, Andreas lui en avait parlé et si, son ancien époux lui avait semblé à sa place, Ange ne s'y voyait absolument pas.

Elles s'enfonçaient plus profondément à l'intérieur du métro, lorsqu'un cri retenti, forçant la skinchangers à ce boucher les oreilles. Son ouïe affiné était autant une malédiction qu'une bénédiction. De la chaire semblait se déchirer à mesure qu'un des monstres mordillait l'humain qui n'avait pas eu de chance. Un grognement plus animal qu'humain s'échappa d'entre ses lèvres et elle lança un regard inquiet à Natascia. « De ce que j'ai pu comprendre, tu m'en veux. Mais, si on n'accélère pas, on va finir en sandwich. Personnellement, comme mort j'ai rêvé mieux. » Sur ce, elle ravala sa salive et lança un regard implorant à sa compagne. « Tu pourras même me frapper pour te défouler si tu veux, une fois qu'on sera loin de ces... Zombies. »

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MessageSujet: Re: A Kind of Memories (pv)   Lun 17 Mar - 22:46


La complexité de ses propres sentiments avait le don de la rendre particulièrement irascible. Elle qui se croyait si détachée, ses apparences tellement fières de n'avoir personne à qui se raccrocher. Elle en oubliait même ce que cela pouvait être d'aimer. Ce sentiment dévorant de pouvoir tout partager et cette envie dévastatrice de tout connaître de l'autre. Elle avait déjà connu ce sentiment. Plusieurs fois. Et elle en avait fait les frais, à chaque fois. Elle pensait pouvoir faire face, ne plus s'éprendre de personne. Vivre seule, en recluse. Mais vivre mieux ainsi. Elle pensait pouvoir oublier l'abandon. Elle pensait sa carapace assez solide pour que personne ne parvienne à la percer. Visiblement elle se trompait. Ange avait réussi. Avec ses airs de petite fille perdue, déboussolée. Ses yeux miroitants et son regard de poupée étaient venus à bout de la sorcière revêche. Et malgré tout le temps qu'elle avait passé à prendre soin d'elle, la blondinette ne comprenait pas. Osant même prétendre ne pas comprendre la raison qui la poussait à se montrer si hostile envers elle. Mais pourtant, tout cela était tellement limpide.

« Tu en deviendrais presque pathétique ma belle, avec tes sourires préfabriqués tout droit venus du Gouvernement », affirma la sorcière alors qu'un ricanement sourd s'échappait de ses fines lèvres rougies. Au départ, elle n'avait pas souhaité devenir blessante. La méchanceté n'était pas son genre. Si elle savait se défendre, attaquer sans raison apparente n'avait jamais été son fort. Mais cette-fois ci, tout le ressentiment qu'elle pouvait porter à la porte-parole avait pris le dessus sur ses intentions. Elle ne contrôlait plus vraiment ses dires et se laissait porter par le flot de paroles qui lui venaient tout naturellement en bouche. En empoignant le bras frêle de la blondinette, elle sentit son agacement au travers des frémissements de sa peau. Mais peu lui en importait. A ce moment précis, la sorcière ne pensait qu'à une chose : trouver la sortie et rejoindre la lumière. Vite. Un hurlement retentit. Perçant. Un cri de panique, mêlé à de la peur. Un humain, évidemment. Le cri fut assez puissant pour que l'ouïe de métamorphe de son acolyte soit mise à mal. S'en suivit le silence. Comme un trou béant dans le vacarme général. Pesant sur elles tel une sorte de grande faucheuse dont on pressent la venue. La chaire se déchirait sous les crocs de ces créatures tout droit sorties de l'enfer. La pauvre victime n'avait rien vu venir et finissait sa misérable vie en guise de repas pour rôdeur.

« Te frapper ? Tu plaisante j'espère », rétorqua la sorcière tout en continuant d'accélérer le pas. « Tu te trompes royalement si tu penses que c'est mon genre de frapper quelqu'un comme toi ». Mais cela signifiait quoi au juste, quelqu'un comme toi ? Elle n'en était pas certaine elle-même, et ne pouvait l'affirmer mais elle n'avait certainement pas voulu employer le mot amie pour elle. Tout se bousculait dans son esprit. Elle ne parvenait pas à mettre de l'ordre entre ce qu'elle ressentait et ce qu'elle voulait. Elle n'eut pas le temps de vraiment y réfléchir. Un grognement d'Ange suffit à la ramener à la réalité. La sorcière risqua un coup d’œil vers l'arrière. Il fallait savoir combien ils étaient. Et faire quelque chose pour se sortir de là. « Je suis d'accord avec toi, pour cette fois au moins », modéra-t-elle ensuite avant de reprendre plus calmement en continuant d'avancer vers la sortie. « Ils sont quatre. Je pourrais utiliser mes dons mais pas assez longtemps pour les retenir suffisamment. Il faut continuer encore un peu », énonça-t-elle posément. Rien de moins que la vérité. Mais il n'était pas question que les deux jeunes femmes finissent comme la pauvre âme déchiquetée de leur victime actuelle. « Tu peux m'expliquer comment ils ont fini par se retrouver ici ? », questionna ensuite la sorcière. Des rôdeurs en ville, dans le métro. Chose peu courante voir impossible quand on connaît la sécurité qui règne partout autour de la ville. Et pourtant, ceux-là étaient bien là. Et affamés.
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Sink me in the river at dawn

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MessageSujet: Re: A Kind of Memories (pv)   Ven 18 Avr - 16:57

Reunion and Dressing-down
Je ne comprends pas, pourquoi tu te montres aussi hostile? Je ne t'ai rien fait. Pourquoi? Explique-moi.


« Tu en deviendrais presque pathétique ma belle, avec tes sourires préfabriqués tout droit venus du Gouvernement » Si ces mots n'avaient pas été prononcé par ses lèvres, elle en aurait rigolé. Revêtant son image de parfaite potiche. Mais, dites par une femme qu'elle considérait comme son amie. La première personne à avoir prit soins d'elle depuis des dizaines et des dizaines d'années... Non, dans cette situation, elle ne pouvait que souffrir de ce regard critique. Comment pouvait-elle? Ne savait-elle pas que seule sa propre faiblesse l'avait tenu éloigné d'elle? Que son incapacité à quitter l'appartement qui la protégeait, l'avait coupé de toute vie sociale? Que s'était-elle imaginé? L'adrénaline battant à ses tempes et l'incompréhension lui enserrant le cœur, Ange n'arrivait pas à se remémorer les raisons qui poussaient toutes les personnes de sa connaissance à la fuir. Seul Nikolay demeurait à ses côtés.

La menace se rapprochait et à chaque centimètre en moins les séparant, l'odeur frappait les narines du skinchangers. L'odeur de la mort, de la maladie, de la violence, du sang. Une odeur entêtant excitant la bête en elle, l'animal habitué... À tuer pour survivre. Tout en levant le cœur à la femme qui préférait de loin, s'enfuir. Elle n'avait pas peur de souffrir, elle ne le pouvait qu'intérieurement. Mais, la promesse de ne plus risquer sa vie sans raison, l'empêchait de s'entêter. Le regard fixé vers les escaliers, elle attendit que son interlocutrice lui réponde. « Te frapper ? Tu plaisante j'espère. Tu te trompes royalement si tu penses que c'est mon genre de frapper quelqu'un comme toi. » Accélérant le pas, à son tour, Ange fini par l'observer à nouveau. Il y avait tant de rancœur dans ses propos. Elle voulait que cela arrête. Bouillant de tous les reproches, qu'on lui avait faits ses derniers jours, la femme due se mordre la lèvre jusqu'au sang pour s'empêcher de hurler. Crier son ressentiment lui aurait fait du bien. Sans tressaillir, elle laissa le sang perler sur sa lèvre. « Ces sourires je les garde pour les caméras. Certainement pas pour une femme que je croyais être mon amie. » Son ton avait été froid, sec et cassant. Un calme qui témoignait de la tempête qui faisait rage à l'intérieur de sa tête. Devait-elle payer le prix pour avoir choisi d'aider un ami? Tenter de changer le gouvernement de l'intérieur, sans pour autant être rebelle, était-il vraiment la fin du monde? Vouloir une démocratie libre, lui coûterait-elle chacun de ses liens si fragiles?

Le hurlement la laissa haletante et chancelante, l’espace de quelques secondes. La douleur dans ses tympans lui coupa la vue. Son rythme cardiaque accéléra soudainement, la laissant comme l’unique source de bruit dans le silence lourd qui régna par la suite. « Je suis d'accord avec toi, pour cette fois au moins » Son attention capter à nouveau par Natascia, elle pu reprendre une certaine contenance. « Ils sont quatre. Je pourrais utiliser mes dons mais pas assez longtemps pour les retenir suffisamment. Il faut continuer encore un peu. Tu peux m'expliquer comment ils ont fini par se retrouver ici ? »  La question intriguait aussi l’ange, qui cherchait dans ses souvenirs un semblant de réponse. « Je crois… Qu’il y a une brèche dans la sécurité. Une augmentation du nombre de zombies et de morts. Je n’en suis pas certaine, je devais avoir une réunion à ce sujet demain matin. »
Une autre odeur, parmi les morts qui se rapprochaient, au point d'empester les escaliers, surprit la porte-parole. Un sorcier, une odeur qu'elle connaissait. Il semblait ne pas se soucier de la présence des zombies, comme s'il ne se sentait pas menacer. Furieuse, elle agrippa le bras de sa compagne et se mit à courir. « Je te conseille de ne pas t'arrêter avant un moment. Ils ne sont pas notre pire soucis, si mon nez ne me trompe pas. » Sans plus s'expliquer, elle continua sa course sans lâcher Natascia. Elle tenait trop à cette femme pour l'abandonner, malgré ses propos blessant et cette tension imprévue.
Ce que les deux femmes ignoraient? C'est que la direction empruntée les mènerait dans une impasse. Dangereuse pour leur vie, elles n'auraient pas le choix de combattre.

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MessageSujet: Re: A Kind of Memories (pv)   Sam 31 Mai - 14:19


L'odeur putride émanant de ces créatures ni mortes ni vivantes venaient frapper les narines de la sorcière. De plus en plus proches des deux femmes, les monstres inconscients qu'ils étaient avançaient sans vraiment savoir où ils mettaient les pieds. Guidés par la seule senteur de chaire fraîche que leur évoquait un ange et une sorcière, toutes deux prisonnières d'un rame de métro douteuse. Elles aussi avançaient vers on ne sait quoi, espérant une issue, une échappatoire à cette situation de mauvaise augure. La sorcière profitait de sa course pour passer en revue toutes les possibilités qui s'offraient à elle pour tenter d'en réchapper. Rien de bien sûr ne lui vint. Elle se voyait déjà en train d'en découdre avec des morts, en vain. Après tout ce qu'elle avait traversé, jamais elle ne s'était imaginée devoir en finir de cette manière. Elle n'était pas la personne la plus ambitieuse que l'on puisse connaître, mais elle n'avait cependant jamais pensé terminer sa triste vie ainsi. Réduite en lambeaux par des monstres sortis de l'Enfer. C'est alors que la blondinette semblait perdre son calme. Sa voix se faisait plus sèche, son ton plus cassant. Malgré tout, elle semblait pourtant refuser de comprendre ce que la sorcière voulait lui faire admettre. Mais l'odeur se faisait plus insistante, les créatures persistaient dans leur quête de chaire et de sang. Le moment était donc malvenu pour régler ses comptes. Il faudrait d'abord leur régler le leur.

« Et bien, c'est rassurant de savoir que le gouvernement prend des dispositions lorsque l'urgence se fait sentir... », souffla la sorcière en ne prenant même pas la peine de masquer toute son ironie. Ange avait évoqué un faille dans la sécurité autour de la ville. Cette même sécurité qui était censée protéger tous les habitants de la Nouvelle-Orléans contre les horreurs innommables qui rôdaient en dehors de son enceinte. Et visiblement, cela n'affolait personne, pas même les plus hauts responsables du gouvernement qui jugeaient bon d'attendre jusqu'au lendemain matin pour en discuter autour d'un café. Un café avec lequel la sorcière espérait qu'ils s'étranglent tous, autant qu'ils sont.

« Si tu parles du sorcier qui semble aussi nous courir après, je ne vois pas pourquoi il échapperait à ces monstres et pas nous », lui répondit-elle alors que l'ange continuait sa course effrénée en lui agrippant le bras avec une force que la sorcière ne lui connaissait pas. Si le flaire de la métamorphe avait su détecter l'odeur d'une tierce personne un peu plus en arrière dans la rame de métro, elle n'avait pas non plus échappé aux sens aiguisés de la sorcière. Et Natascia ne s'était pas encore positionnée sur les intentions de cet homme. Elle ne savait pas encore si cela devait les réjouir ou plutôt les affoler de le savoir au même endroit qu'elles et surtout au même moment. Qui plus est, quelque chose que la sorcière n'identifiait pas non plus pour l'instant lui laissait penser qu'elles ne pourraient être sûres de rien le concernant tant qu'elles n'y seraient pas directement confrontées. Autant dire que les choses se gâtaient sérieusement pour les anciennes amies. Et ce n'était rien, comparé au mur qui venait alors se dresser juste en face d'elles. Littéralement parlant.

« Je crois que ce n'est définitivement pas mon jour, et je ne dis pas ça pour toi Ange », lâcha la sorcière en fixant désespérément le mur grisâtre et fissuré qui s’élevait devant elles un peu plus loin et qui leur barrait la route. Stoppant inéluctablement leur course pour la vie. Pas d'issue. Autour d'elles, il n'y avait que des murs et des rails. Les murs, elles ne passaient pas encore à travers, et les rails étaient trop dangereux pour être empruntés, surtout sans savoir à quel moment elles pourraient remettre un pied sur le quai. Les choix qui s'offraient à elle s'amenuisaient à mesure qu'elle y pensait. Elles en étaient arrivées au point de choisir leur mort. En somme, écrasées par le métro ou déchiquetées par des morts-vivants. Quelle classe. Quelle chance elles avaient. Alors sans réfléchir, elle passa sa main droite dans le bas de son dos et en tira son arme jusqu'alors coincée dans sa ceinture.


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