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 Viens vers la lumière - Feat Aeryn

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MessageSujet: Viens vers la lumière - Feat Aeryn    Jeu 9 Jan - 22:15

    Les choses sont parfois marrantes, ou pas selon les points de vues, mais j'ai commencé ma vie ici, et selon toutes vraisemblances, il y a de grandes chances pour que je la finisse ici, comme si ma vie n'avait été qu'une petite boucle. La Nouvelle Orléans, Washington, Seattle, Londres, Sydney, Johannesburg, voici quelques villes que j'avais pu visiter grâce ou à cause de ma mère. Parce que du coup, je n'ai pas tellement eu le temps de visiter toutes ces villes, du moins pas comme j'aurais pu l'espérer. Jusqu'à ce que ma soeur tombe dans le coma, je ne vivais la vie que dans ces aventures à elle. Elle me disait le soir venu ce qu'elle avait pu faire durant ces journées. Je ne comprenais pas forcément pourquoi elle agissait de telle ou telle manière, mais à l'époque j'avais cette innocence, innocence que j'ai toujours un peu, à quelques parts. J'ai grandie dans ma tête, physiquement, je suis devenue une belle jeune femme, je ne peux pas cracher sur mon physique, il est assez agréable à regarder, mais ce n'est pas le plus important pour moi vous savez. J'ai des amis, et je veux les aider. Même si j'ai mes péchés, j'essaye de bien faire, de ne faire de mal à personne, c'est dur, difficile, mais je crois que j'y arrive plutôt bien, non ? Mon métier de barmaid n'aide pas trop parfois, les jeunes gens bourrés essayent de me draguer, et même ceux qui ne sont pas bourrés d'ailleurs, mais ça fait partir du charme de la profession. J'aime tellement jouer du piano aussi, l'un de mes films préférés reste d'ailleurs La Leçon de Piano. Vous connaissez ? Comment ça, vous ne connaissez pas ce film ? C'est un péché digne des pires sacrilèges. Je jouais d'ailleurs la musique du film qui était sortie, il y a maintenant 21 ans. J'avais entendu la mélodie dans ma plus tendre enfance et elle était si belle que cela m'avait profondément marquée. Du coup, quand j'étais un peu nostalgique, il m'arrivait de la jouer au piano. Pourtant, ce soir, je n'avais pas spécialement envie de m'approcher de ce si merveilleux instrument. Il n'y avait pas tellement de monde au Masquerade, mais le personnel était peu présent. Du coup, je devais en priorité servir les clients, plutôt que jouer du piano. D'ailleurs, de nombreuses connaissances étaient là ce soir ...
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MessageSujet: Re: Viens vers la lumière - Feat Aeryn    Ven 10 Jan - 9:39

21h00. L'heure apparaît sur le four de ta cuisine, plongée dans l'obscurité. Tu as toujours apprécié les appartements à l'écart de tout éclairage, te promener dans l'ombre de la nuit et la tranquillité de tes murs, cependant cette fois-ci ta tête repose contre le placard, et, debout, tu contemples la nuit, l'épaule appuyée au mur. Quelque chose te dérange, un besoin de ressortir, de ne pas simplement traîner chez toi jusqu'à trouver un semblant de sommeil. Tu te connais, plongée dans tes pensées comme tu l'es, tu vas forcément en venir aux souvenirs qui fâchent, à tes démons, à des questions sans réponses et des blessures qui ne cicatrisent pas. Alors tu mets à jour ton rouge à lèvre et saisis la première veste griffée que tu trouves, soit un blazer gris perle qui traînait dans l'entrée. Un coup d'oeil dans le miroir te rassure; même en proie au doute, tu restes superbe, et cela te conforte dans l'idée que tu es formidable.
Tu connais les rues le soir, tu les connais trop bien. De petits groupes ivres se promènent, riant très fort, une diversion parfaite pour certaines filles qui négocient leur passe au feu rouge, ou pour cet homme, dans sa voiture à vitre teintée, qui glisse sa marchandise à un homme d'affaire à l'abri de l'angle des caméras de surveillance. Tu t'amuses de toute cette vie, ou chacun, l'ivrogne, la pute et le dealer, espère que personne ne le remarque, qu'il semble "normal", qu'il se fond dans la masse. Mais toi qui renie la masse, tu sais qu'ils sont là et te contente de sourire. A chaque fois, tu te fais la même réflexion: est-il normal que la société soit ainsi? Que les autorités se voient bernées à ce point par les citoyens lambdas, eux-même bernés par les malfrats. Est-ce le "mal" qui l'emporte sur le "bien"? Ou la liberté est-elle revendiquée au point d'ignorer la loi? Encore une fois tu souris, ne ralentissant pas tes pas, emmurée pour le reste du monde dans ton arrogance et ton élégance.
Ainsi tes pas te mènent jusqu'au Masquerade. Ce cabaret te plait bien, il respire le fric et la luxure, mais au moins, il respire. L'atmosphère était incomparablement plus recherchée que dans tous les bars de la Nouvelle Orléans réunis, et les gens beaux, et bien habillés. "Superficielle.." aurait pu soupirer un passant s'il avait entendu tes pensées, mais ça n'a rien à voir! Tu aimes te trouver dans un endroit où les gens sont là pour se plaire, pour se montrer sous leur meilleur jour et épuiser les alcools du bar avec raffinement. Boire des pintes au pub local ne te collait pas forcément à la peau.

Tu sais quels sont les gens que tu pourrais croiser ici, mais tu as une idée bien précise derrière la tête. Jamais tu n'aurais cru cela possible, mais tu as bel et bien envie de voir Isis. Cette fille qui s'est abattue sur toi comme un bon samaritain en manque de pêcheur à sauver, t'exaspérant et t'accablant avec ses efforts que tu pensais vains. Et voilà qu'elle est ton amie, qu'elle te connaît bien mieux que la plupart de tes fréquentations, qu'elle tient à toi et que tu tiens à elle, que tu commences à te dire que si elle venait à avoir un soucis, tu incendierais les biens de celui qui aura osé lui faire du tort. Et tu te dis que c'est mal, dans un sens, que tu es faible et attachée, ce que, fidèle à tes habitudes, tu effaces en te disant que non, cette fille n'est pas un point faible, c'est une poussière (car tous, nous sommes poussières) qui a touché ta sensibilité, qui vaut la peine que tu t'en occupes, qui mérite ta personne exceptionnelle. Tu souris seule sous ces réflexions et entre dans le Cabaret, déposant bien vite ton vestiaire.
Les lourds velours rouges, la salle construite toute en rondeur, le bar somptueux et la cacophonie environnante te font l'effet d'un duvet dans lequel tu t'enveloppes. Tu respires les smoking et les robes de créateur, les effluves de champagne, le flot de conversations mondaines, la propreté, l'application des serveurs qui, à la moindre erreur, sortiraient du cabaret par la porte arrière pour se trouver un nouvel emploi. Tout cet univers, bercé par un piano tout droit sorti d'un Saloon, t'englobe, comme si tu rentrais chez toi. D'ailleurs il y a quelques années, tu aurais sûrement songé à racheter l'endroit pour en faire tes quartiers.
Tu t'approches du bar comme une fille de la maison, sans regarder autour de toi ou sans chercher du regard un serveur pour te renseigner. Assise au bar, jouant de tes talons vertigineux dans le vide, admirant d'un oeil distant la scène, tu commandes une vodka-glace, te tournes de trois-quart, et avise enfin l'objet de ta venue.
Elle ne t'a pas vu, et le contraire t'aurait étonnée, voir même déçue. Isis travaille, et s'affaire bien plus à remplir ses services et à repousser les clients trop entreprenants qu'à guetter l'apparition d'une quelconque amie. Seulement malgré le manque apparent de personnel ce soir, elle avait sans doute commencé à 19h, comme souvent, et les heures s'étaient suffisamment écoulé pour que la fin de son service approche. Ainsi tu sirotas ton glacial alcool pur, et finalement, te levais avec ton verre pour t'asseoir plus près de sa zone de travail. Tu tapotas l'épaule d'un homme attablé devant elle, qui avait réglé ses trois whisky depuis longtemps, et en quelques mots entendus tu pris sa place. Isis était juste devant, en train de prendre commande auprès d'une bande de jeunes hommes venus admirer les filles du Cabaret. Tu t'appuies sur la paume de ta main, nonchalante, et lance un regard amusé, tranchant avec ton expression faciale d'ennui mortel, à ton amie.

« Isis! »

Ta voix claire interrompit net la conversation des garçons, qui retenaient légèrement la belle le temps de prendre leur commande, sans pour autant l'importuner. Seulement quand les têtes se tournèrent vers toi, toi grande créature solitaire à visage de femme fatale, Isis fut sans doute la seule à ne pas perdre ses moyens.

« Isis ma belle, sers moi un verre et je te jure que je te règle les pourboires que tu perds si tu arrêtes ton service maintenant!  »

Pour appuyer tes mots, tu avais pris ton sac à main sur les genoux, lui souriant sincèrement et très largement, tournant très légèrement sur ton tabouret de bar. Le pire, c'est que tu étais capable de tout, à cet instant précis. Si Isis t'avait répondu qu'elle ne pouvait pas vis à vis de son patron, tu serais aller payer le patron lui-même, ou négocier intensément à coup de sourires et de menaces. Tu voulais voir ton amie et peu de choses t'en empêcheraient.
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MessageSujet: Re: Viens vers la lumière - Feat Aeryn    Ven 10 Jan - 15:31

    J'étais là depuis déjà un petit bout de temps, mais je n'en avais pas marre, nullement, j'aimais bien mon métier, même si j'avais une préférence pour celui de pianiste puisque j'excellais véritablement dans ce domaine. En tant que barmaid je gérais aussi très bien, mais le plaisir n'a jamais été le même à vrai dire. Je peux vous faire à peu près n'importe quel cocktail, je m'étais même amusé à créer le Masquerade, un cocktail que nous ne trouvions qu'ici, et j'en étais à l'origine. Apparemment, il plaisait bien, mais il ne se vendait pas tellement plus qu'un autre, mais cela était une petite fierté néanmoins. Un jour que j'étais venue l'après-midi pour faire un peu de ménage, je m'étais dis que je pouvais faire quelques choses de plus pour ajouter encore une petite plus value à ce cabaret qui était déjà très prisé. C'est un des lieux les plus branchés de la capitale, et j'en fais partie. Même si vous ne me connaissez pas vraiment, si vous venez de temps en temps ici, vous penserez me connaître, de vue comme ça, au détour d'une table ou derrière le somptueux comptoir qui était mon royaume. Même si officiellement le jour le cabaret est fermé, il y a en permanence du monde par ici. Bien souvent, dans l'après-midi, il n'est pas rare d'entendre de la musique sortir de ces murs, et pour cause, ce sont les répétitions qui se font. Pour que chaque spectacle soit parfait, chaque soir, on s’entraîne dans la journée. Lorsque mon tour arrive pour jouer du piano, je n'ai pas besoin de m'entraîner ici, je peux le faire chez moi. Car oui, je possède un piano, l'un des rares objets de luxe que je possède, disons que j'ai réussi à obtenir un vieux piano, et que je l'ai remis au goût du jour, le façonnant de mes doigts pour qu'il rende un son des plus mélodieux. J'avais fait de même avec le piano se trouvant ici, et le son qui sortait de ces entrailles était simplement parfait. Ce soir, le personnel était réduit, comme s'il fallait faire des économies, à moins que ce ne soit simplement le fait que nous n'attendions pas tant de monde que ça, je ne savais pas trop. La fréquentation ici est pourtant très régulière, on y voit souvent les même têtes. Certaines personnes viennent ici et lorsqu'elles s'accoudent au bar, elles n'ont limite pas besoin d'ouvrir la bouche que leur verre est déjà devant eux. Je le fais pour quelques personnes, même si je préfère toujours demander avant de servir. Et ce soir ne déroge pas à la règle.

    Alors que je suis en train de servir une petite triplette de jeune gens, j’aperçois Aeryn du coin de l'oeil. Je ne fais pas plus attention à elle pour le moment, je suis avec d'autres clients, et chaque client à son importance. Alors qu'elle vire tranquillement le soûlard ayant bu plusieurs whisky de la main, elle m'interpelle alors. Les jeunes se retournent bien malgré eux vers la belle jeune femme et si nous étions dans certains dessins animés, leur mâchoire serait tombée au sol et leurs yeux se serait exorbité. Comme si Aeryn pouvait leur faire perdre leur moyen. Enfin, ces garnements sont encore jeunes et ils sont là pour les danseuses. Même si mon amie n'est pas une danseuse, cela n'enlève rien à sa beauté, son charme et sa classe naturelle. Les garçons règlent alors leur boisson et s'en vont voir un autre spectacle, différent, mais tout aussi charmant. Elle veut que je lui serve un verre puis me demande si je peux terminer mon service maintenant, dans l'instant. Je sens à son ton que je ne peux pas refuser. Je ne regarde même pas l'heure, vu le spectacle qui se prépare, je sais qu'il ne me reste pas grand chose à tirer pour aujourd'hui, et puis, au pire je pourrais rester plus demain, ce n'était pas gênant. Sa demande n'était en tout cas pas anodine, et si cela ne m'inquiétait pas plus que ça pour le moment, je me demandais bien dans quoi elle avait pu se fourrer. Je ne serais pas forcément d'une grande aide pour ces ennuis. Mais après tout, elle avait peut être simplement envie de parler. Je lui sers alors le même verre que précédent, une petite vodka devrait faire l'affaire. Evidemment, c'est offert par la maison.

    " Voilà pour vous mademoiselle Elyatis. J'arrive dans une petite minute, vous est-il possible de patienter ? "

    C'était une question de rhétorique évidemment. Elle voulait me parler, passer un moment avec moi, c'était une certitude, alors elle patienterait. Je passais donc rapidement derrière pour me laver un peu les mains et passer à présent devant le comptoir pour m'asseoir à ces côtés.

    " Alors ? J'attends mon argent. "

    Fis-je avec un magnifique sourire amusé. Je m'attendais à peu près à tout avec elle, mais elle pouvait encore me surprendre, même si commençais à bien la connaître, plus qu'elle ne le voulait évidemment.
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MessageSujet: Re: Viens vers la lumière - Feat Aeryn    Mar 14 Jan - 15:44

Tu étais ravie d'avoir fait ton petit effet, et ton sourire s'élargit lorsqu'Isis, en visionnaire, déposa une nouvelle vodka-glace sur le comptoir.

" Voilà pour vous mademoiselle Elyatis. J'arrive dans une petite minute, vous est-il possible de patienter ? "

Tu réponds par un simple clin d'oeil entendu. Il est rare que tu viennes ici en réelle amie, sans aucune arrière pensée, simplement pour discuter, contempler la foule et les spectacles, pour boire un peu et te changer les idées. De plus, depuis ta transformations, tes sautes d'humeur t'ont rendue un peu moins fréquentable; il t'arrive maintenant d'éviter les foules, de vouloir rentrer chez toi et ne voir personne, de couper ton téléphone quand tu fatigues. Mais ce soir, tes nerfs sont calmes, tu es clairement disposée à échanger, à écouter aussi, car ce n'est pas forcément chose gagnée en ta présence, et surtout à t'intéresser un peu plus à ton ange gardien.
Car au fond, cette enfant t'intéresse. A chaque fois que tu l'as vue, un sentiment étrange de satisfaction t'es resté, comme si tu parlais à une égale, alors que ta tendance irait à mépriser une serveuse de la sorte. Après tout, tu te dis que si tu peux te faire passer pour une antiquaire en ayant fait tes armes dans la mafia, une fille brillante peut se cacher derrière la jolie blonde qui débarrasse votre table en fin de service. Et pour cause, tu as vu la belle se défendre au piano, et tu dois lui reconnaître un talent certain pour la musique, ce qui t'encourage à la croire bien moins creuse qu'il n'y paraît.
Une dernière fois tu te laisses distraire par l'endroit et étends ton regard jusqu'à la scène où deux magnifiques créatures vêtues de plumes rouges et de plumes noires se livrent à un échange entre amour et violence, sans que tu ne puisses réellement conclure à une chorégraphie de cabaret ou un numéro de pole dance particulièrement bien orchestré. Tu te rappelles les effluves des caves dans lesquelles s'entraînaient les filles, à l'époque où tu les vendais, et soudain tu t'imagines le Masquerade comme l'un des hauts lieux de la mafia locale.
Des images, transperçant la nuit, de bus banalisés chargés de Svetlana et autres Olga, blondes, ingénues, grandes et fines, destinées à être employées dans les locaux les plus glauques que tu aies connus. Et toi, faisant ton marché, impartiale, prête à voir le quart d'entre elle mourir sous les débordements de certains clients et l'autre partir dans des cabarets de bas étages, où tu perdais souvent trace de leur traitement. A bien y réfléchir, tu avais du envoyer un bon nombre d'entre elles à l'abattoir, aveuglée que tu étais par le gain et la vulgarisation de ces bouts de viande.
Voir ces deux filles danser là, sur la scène, parées d'un sourire illuminateur, c'était te ramener à des souvenirs d'illégalité et de débauche, et tu es consciente du sourire qui se tisse sur son visage à l'évocation de ces souvenirs, là où beaucoup auraient frissonné et commandé un autre verre, pour oublier.
Ainsi tu t'arraches à tes pensées, et t'écarte légèrement lorsqu'elle s'approche, afin de lui laisser toute l'aise de s'asseoir.

" Alors ? J'attends mon argent. "

Ses mots t'arrachent un sourire étincelant; elle lit parfaitement dans ton jeu et en profite sans hésitations, ce qui te conforte dans l'idée que oui, ta relation avec cette fille est clairement une relation de confiance. Tu ouvres légèrement ton porte monnaie et en sort deux billets de cent dollars, que tu dissimules subtilement entre tes doigts pour les faire glisser sous un dessous de verre jusqu'à elle.
Si, pendant un instant, elle avait cru que tu ne tiendrais pas ton engagement, les doutes devaient à présent être évaporés.

« Tiens, ça devrait te régler cette soirée, et peut-être même celle de demain! ≫ Glisses-tu, alors que tu te doutes qu'une somme pareille pourrait facilement aller jusqu'à financer les trois soirs suivants.
Tu continues à descendre ton verre comme si ç'eût été de l'eau, jouant de la pointe de tes ongles sur les serviettes du bar, jusqu'à atteindre un hypothétique point qui te pousse à t'arrêter, relever la tête et reporter toute ton attention ton amie.

≪ Alors Isis, quel est le sermon du jour? ≫ lance-tu avec bonne humeur, comme tu aurais pu lui demander la météo du lendemain ou son état d'esprit de la soirée.
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MessageSujet: Re: Viens vers la lumière - Feat Aeryn    Jeu 16 Jan - 15:42

    Aeryn était là, et pour le moment, elle était encore sobre, en même temps, elle venait d'arriver, elle n'en était qu'à son deuxième verre, son préféré, à savoir une petite vodka-glace. Je lui demandais évidemment si elle pouvait patienter, et elle me répondit par un petit clin d'oeil, je déposais du coup un petit sourire sur mes lèvres. Je ne sais pas si elle avait prévue quelques choses ce soir, mais j'étais persuadée d'une chose, nous passerions la soirée ensemble. Que voulait-elle ? Je ne le savais pas encore, mais très bientôt j'en saurais plus. Elle ne vient jamais ici simplement pour discuter et boire un verre, je la connais, elle a toujours quelques choses en tête, et ce n'est pas forcément bien, c'est même en général plutôt mauvais. Je sais qu'elle trempe dans des affaires qui ne sont pas très nettes, même si je ne sais pas précisément ce que c'est. Même si je m'intéresse à elle, je ne suis pas du genre à tout connaître de A à Z de sa petite vie pleine de dangers. Mais je sans quand même tout un tas de chose sur la belle grecque. Elle aime tellement faire la fête, que cela pourrait en devenir dangereux pour elle, sa langue se déliant facilement. Heureusement pour elle, je n'ai jamais pris le temps de trop écouter ce qu'elle avait à me dire dans ces conditions là, parce qu'entre les choses incompréhensibles qu'elle prononce, il y a forcément une partie véridique, mais je ne me suis jamais amusé à défaire le vrai du faux. Pourtant, j'en ai vu des gens complètement à l'ouest après avoir trop bu entre ces murs, Aeryn a été l'une des premières, pour cela que j'ai essayé de l'aider à rejoindre la lumière. Cela me fait tellement penser à ce film, Star Wars, où le héros principal va vers le côté obscur. Aeryn est dans ce côté là, mais je m'efforce de la faire venir vers la lumière, et ce n'est pas gagné. Pourtant, ce soir encore je vais essayé de jouer de cet instrument là, sans la brusquer, tout en douceur.

    Je passe donc derrière pour me laver les mains et le visage. Je ne vais pas me changer, je suis très bien comme je suis, et j'arrive vers elle alors qu'elle contemple les deux danseuses sur la scène. A quoi peut-elle bien penser en les regardant ? Voudrait-elle être à leur place ? J'en doute sérieusement, mais leur vue la fait sourire, un sourire que je qualifierais de satisfaction. Je lui poserais peut être la question plus tard, pour le moment, je réclamais mon du, du moins ce qu'elle avait pu me promettre afin que ma soirée soit un minimum rentable. Pas que je sois vénale, loin de là, mais quand on me fait une promesse, on se doit de la tenir. C'est comme moi, si je vous fais une promesse, je la tiendrais quoiqu'il m'en coûte. C'est pour cela que j'essaye de faire des promesses qui ne sont pas hors de ma portée. Elle sourit alors légèrement sortant de son porte monnaie deux beaux billets de cents dollars qu'elle glisse habillement sous le dessous de verre de sa première vodka. Je les prends sans demander mon reste avec un petit sourire malin, et un regard qui voulait tout dire. Elle ne lésinait que rarement sur l'argent, ce n'était pas un problème pour elle. Vous allez me dire, l'argent n'était pas non plus un soucis pour moi, j'en avais, suffisamment pour faire ce que j'aimais faire. Après, ce n'était pas vraiment ma priorité, contrairement à celle que j'avais en face de moi qui aimait ça, l'argent, si son matelas pouvait être constitué de billets de 100 dollars, elle n'en dormirait que mieux, j'en suis presque sûre. En tout elle me glisse que cette somme coquette devrait me régler ma soirée et celle de demain aussi, et elle avait parfaitement raison. Si je voulais m'amuser avec elle, je pourrais peut être lui soutiré encore plus d'argent mais ce n'était pas mon but. Je préférerais qu'elle ne me donne rien et que nous puissions discuter comme deux jeunes femmes normales, même si le monde qui nous entoure n'a plus rien de normal depuis plusieurs mois à présent. Aeryn boit alors une bonne gorgée de son verre, comme si la vodka n'avait plus d'effets sur elle tellement elle avait l'habitude d'en boire. Puis elle s'arrête et me demande quel sera le sermon du jour.

    " Je ne sais pas, lequel as-tu envie d'entendre ce soir ? Tu sais que j'en ai tout un stock en réserve mais peut être que l'un d'entre eux te ferrait vraiment plaisir ce soir. "

    Et je lui lançais ce petit regard avec un petit sourire, comme pour lui dire que, quelques soit son choix, cela reviendrait au final au même. Tu ferrais en sorte de tirer Aeryn vers la lumière mais ça, elle le savait déjà, il ne lui restait plus qu'à choisir. L'Antiquaire avait donc de quoi faire, ou de quoi dire en l'occurrence.
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MessageSujet: Re: Viens vers la lumière - Feat Aeryn    Ven 24 Jan - 10:07

Tu contemples les allers et venues de ton amie, qui tour à tour passe de chaque côté du comptoir, se lave les mains, prend congé de la clientèle, et tu en viens alors à te demander comment avoir un emploi au Masquerade peut être une situation vivable. Tu n’as aucune idée de comment elle fait ; bosser toute la soirée dans une pièce close, sombre, embrumée de luxure, dans la cacophonie générale et les éclats de rire incessants devait être un réel enfer. A vrai dire, le métier de serveur t’avait toujours fascinée ; tu ne pouvais concevoir d’aller de tables en tables, d’apporter un double-cheese à la table 24 et un filet medium-rare avec salade à la 37, de croiser sur ta route quinze conversations différentes réparties sur une cinquantaine de personnes, et toi, être confinée au silence. Te promener, muette, entre les planifications de deux traders et la rupture de ce couple, là-bas, où l’homme fuit devant ses responsabilités et la femme pleure l’avenir potentiel d’une famille monoparentale. Non vraiment, la société te déprime, et en être la serveuse te tuerait sans doute.

Et le pire, c’était que ta chère Isis voulait aider tout le monde, et qu’il semblait tout naturel qu’elle travaille à satisfaire les clients du cabaret, mais que son job ne lui en donnait qu’une infime possibilité. Peut-être était-ce pour cela qu’elle jouait au piano : se vider la tête, ne pas être pour les autres, peut-être y retrouvait-elle une part d’elle-même qu’elle enfermait en présence de l’infinie masse de monde à sauver.

Enfin, elle prend place à côté de toi, te poussant à une légère rotation vers elle. « Je ne sais pas, lequel as-tu envie d'entendre ce soir ? Tu sais que j'en ai tout un stock en réserve mais peut être que l'un d'entre eux te ferrait vraiment plaisir ce soir. »
Tu éclates de rire, ravie de voir que ton amie n’est pas d’humeur « trop » moralisatrice, et qu’elle est en réalité aussi détendue que toi. Tu cherches alors l’inspiration dans les bouteilles qui tombent, tenues par leur base, du bar. Tu réfléchis visiblement, jusqu’à retrouver ton expression première et refocaliser toute ton attention sur ton amie. « Ok, j’ai un jeu à proposer. »

Le pire, c’est qu’elle sait à quel point tu peux te montrer malsaine, derrière une façade d’innocence à peine visible tant il est facile d’imaginer ton âme dotée d’un sourire carnassier aux mots qui vont jaillir de tes lèvres. Seulement, tu sais que tu ne mettras pas Isis en danger, quoi qu’il arrive. Tu tiens à cette fille et tu penses vraiment à t’amuser, et non à mal. « Je paye une bouteille, de ce que tu veux. » Tu détachais lentement tes mots, comme pour faire planer un suspense théâtral sur ton idée. « On la vide, et après, je te laisse me démontrer à quel point je – ou nous en l’occurrence – devrais arrêter de boire. »
Elle pouvait refuser, mais le jeu était d’autant plus vicieux qu’elles risquaient d’échanger leurs degrés de lucidité, ou de ne plus connaître cette dernière ni l’une, ni l’autre.
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MessageSujet: Re: Viens vers la lumière - Feat Aeryn    Ven 24 Jan - 22:52

    Ce soir, je n'avais pas vraiment envie de lui en mettre plein la tête. Elle avait compris le message que je voulais lui transmettre, celui de revenir vers la lumière, d'aider son prochain et tout et tout, chose que j'essayais de faire. Travailler était une chance en cela. En effet, le brassage de monde au Masquerade attirait des gens tout à fait honnêtes, mais aussi des gens un peu moins lisse, et les conversations étaient parfois étranges, mais instructives. J'arrivais en quelques instants à percevoir les âmes qui me semblaient être en détresse, me focalisant sur la conversation, même si ce n'était pas forcément évident. Enfin, il y avait tellement à faire dans ce monde enténébré, que j'essayais d'agir à mon niveau quand on ne me rejetait pas, parce que certains l'on agit de la sorte, ne voulant pas de mon aide. Quand c'était ainsi, je n'ai jamais insisté, chacun porte son propre fardeau, je ne suis pas obligée de porter celui des autres après tout même si je peux apporter ma pierre à l'édifice. Aeryn était un de ces cas là. Mais ce soir, je ne rajouterais pas forcément une très grosse couche à ce que j'avais déjà pu lui dire auparavant, enfin, cela dépendrait de sa réaction, mais ce soir, j'étais tranquille, le boulot s'était bien passé alors je ne vois pas pourquoi je devrais en vouloir à la grecque de me décrocher de celui-ci. En tout cas, ma petite phrase lui fait de l'effet puisqu'elle se met à rire, et moi aussi par la même occasion. Je me demande ce qu'elle va me sortir, car elle est capable de tellement de choses. Elle se focalise alors sur quelques bouteilles, je sens qu'elle va me proposer un jeu à boire, ou quelques choses comme ça. Et effectivement, elle me propose un jeu. Mon regard devient suspicieux, je me demande ce qu'elle va choisir comme jeu, mais je ne sais pas encore, je m'attends au pire venant d'elle. Puis, elle ouvrit à nouveau la bouche, je le savais, je commence à trop bien la connaître, mais est ce un mal ? Je ne sais pas trop si c'est un mal, en tout cas le jeu qu'elle me propose est mauvais, mais je sais être plus forte qu'elle. Elle voulait donc acheter une bouteille. D'accord, achetons une bouteille. Et si son sourire était carnassier, et joueur, le mieux était encore plus joueur.

    " Ce que je veux tu dis ? D'accord, je choisis et on boit ! "

    J'avais une petite idée derrière la tête. Je passais vite fait derrière le bar pour prendre une bouteille d'un alcool bien particulier. En fait, c'était un alcool plutôt banal, je voyais déjà la tête d'Aeryn, elle serait déçue mais elle avait parlé d'une bouteille et cela en était une.

    " Voilà, on boit cette bouteille là, ça devrait aller ! "

    Et je lui montrais donc la bouteille de bière que j'avais dans les mains. Elle faisait un litre, un beau litre et tout, c'était une bouteille mais peu de chance qu'on soit pompette. Je jouais son jeu après tout, n'est ce pas ?
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Viens vers la lumière - Feat Aeryn

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