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 Mais qui a fait ces merveilles ? - Feat Rafiki - Terminé

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MessageSujet: Mais qui a fait ces merveilles ? - Feat Rafiki - Terminé   Jeu 9 Jan - 23:21


    Il parait que je suis douée de mes dix doigts, pour beaucoup de choses. Sans doute que c'est génétique, puisque ma mère est une artiste internationale reconnue, enfin, quand on pouvait parler à l'internationale, car aujourd'hui, c'est plus compliqué. Enfin, je ne saurais trop dire, peut être que cela n'a rien à voir après tout, ou que tout a un rapport avec ça. Je suis née prématurée, autrement dit, quand je suis sortie du ventre de ma mère, je n'étais pas totalement finie d'être formée mais les médecins ont réussis par des prouesses incroyables à sauver ma petite vie qui était encore bien fragile. Et finalement, je ne garde aucun séquelle de cette naissance bien trop en avance. Qu'est ce qui a provoqué ceci ? Ma mère ne me l'a jamais vraiment dit, peut être qu'elle a fait quelques choses qu'il ne fallait pas, à moins que ce ne soit que moi qui voulait être en avance sur mon temps, dans de bien nombreux domaines, je ne saurais tellement dire ce qui se cache derrière cette naissance, mais peut être qu'il y a plus que ce que l'on veut bien me dire, ou que l'on croit tous. Je n'ai jamais posé tellement de questions, je sais juste ce qu'on a bien voulu me dire mais après tout, qu'est ce que cela me ferrait si j'en savais vraiment plus ? Rien, sans doute rien du tout. J'avais donc entendu parlé d'une galerie d'art qu'il y avait en ville, elle se trouvait tout proche d'un petit parc où j'aimais me promener parfois, dans Congo Square. Avec l'été permanent, il y faisait bon se promener, qu'il fasse seulement 15° ou 35°, même si là, ce n'était pas la même chose. En tout cas, je me rendais donc dans cette petite galerie qui était apparemment bien réputée, surtout qu'elle abritait en ce moment les oeuvres d'un certain Rafael Morienval. Je ne le connaissais pas encore, le nom en lui-même ne me disait même rien du tout pourtant, j'avais entendu dire au Masquerade que ces peintures étaient d'un très bon goût. Je voulais donc en avoir le coeur net, et je m'étais rendue là-bas. En regardant l'une des peintures, je me retrouvais à côté d'une beau jeune homme.

    " Ces peintures sont vraiment merveilleuses, vous ne trouvez pas ? "

    Je m'adressais à la personne à côté de moi, j'espérais qu'elle avait les mêmes goûts que moi et qu'elle n'était pas là justement pour admirer la galerie des horreurs.


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« Le prodige et le monstre ont les mêmes racines. »

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↳ Citation : C'est de cela dont j'ai vraiment peur. D'être véritablement un monstre. Je n'ai pas envie d'être un tueur, mais je ne peux pas m'en empêcher.
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MessageSujet: Re: Mais qui a fait ces merveilles ? - Feat Rafiki - Terminé   Ven 10 Jan - 10:39




Je ferme les yeux, alors que mes doigts fins effleurent la toile, encore vierge, qui se trouve devant moi. Un fin sourire s’étire sur mes lèvres, alors qu’ils commencent à dessiner des formes immatérielles et éphémères en reconnaissant les moindres grains du tissu. Sans ouvrir les yeux, j’attrape le crayon gris qui est toujours à portée de ma main, et j’esquisse les premiers traits. Ca ne sert à rien que j’ouvre les yeux, je sais ce qui est en train de se profiler sous mes coups de crayon. Son visage. Le Sien. C’est toujours ainsi que je commence mes toiles. Avant même de La connaître, je dessinais ses traits avec mes mains maladroites à l’époque. Toujours les yeux fermés, ma nature à moitié animale me permet de compenser ma vue par mon odorat et mon sens de l’équilibre, j’allume la chaîne hifi. Une musique calme, mon crayon, mes pinceaux… Mes gestes sont doux alors qu’ils reportent sur un paysage immaculé la marbrure des forêts d’hiver dont le loup se rappelle. Les minutes s’égrènent, j’ai ouvert les yeux à présent, pour me concentrer sur les touches de colère que les yeux du loup posent sur les traces infimes dans la forêt enneigée qui éclot sur la toile. Des touches de colère, des pointes de couleur. Je repense à New York, je repense à Azzura.

Soudain, le téléphone sonne, et je me crispe une fraction de secondes. Le sursaut que m’a causé ce bruit inattendu a fait dévier mon trait. Je lâche un juron, avant d’attraper le téléphone portable coupable de ce vacarme. Une alarme ? Mes yeux s’écarquillent légèrement. J’avais oublié ce fait. L’exposition. Celle la même où j’ai revu Orfeo. C’est son dernier jour, aujourd’hui, et on m’a demandé d’y être. Forcément. Je soupire, en éteignant l’alarme du téléphone, et en posant le pinceau que je tiens toujours en main. Faire acte de présence, oui, c’est vrai, ils me l’ont demandé.

Une dizaine de minutes plus tard, me voilà devant la porte de l’exposition. Je me compose un visage de circonstances : léger sourire, intérêt quelconque. La confiance en moi, je n’ai pas besoin de l’inventer, tout comme l’autosatisfaction : tous les deux apparaissent naturellement dans mon maintien, alors que je range mes lunettes de soleil. La lumière trop vive heurte mes yeux de loup lorsque je n’y prends pas garde. Je rentre dans la galerie, et après m’être entretenu quelques minutes avec le directeur, il m’indique la salle où se trouvent mes peintures. Je le remercie en un mot, avant de laisser mes pas me guider vers Crépuscule, ma petite favorite. Des tons ocre, marron, vert foncé d’un bois enneigé. C’est le loup qui l’a peinte, celle là, et je le sens dans toutes les touches de couleur qui tombent sous mes yeux. Crépuscule. Parfaite. Habituellement, lorsque je revois l’une de mes toiles plusieurs semaines après l’avoir peinte, je me crispe et grimace en voyant ses défauts ressortir à outrance. Là, je ne me lasse pas de ma toile. Et j’aime ça. " Ces peintures sont vraiment merveilleuses, vous ne trouvez pas ? " J’arque un sourcil, en me tournant vers la provenance de la voix. « Plaît-il ? » Ses propos arrivent à mon cerveau, et un sourire se dessine sur mes lèvres. Ma voix se débarrasse de ce ton étonné, alors qu’elle reprend, amusée : « Assurément. Le peintre a une vision originale du monde qui l’entoure. Ce doit être un homme intrigant, ce… » Je fais semblant de chercher mon propre nom sur la toile, et mes yeux trouvent d’eux-même ma signature écrite en patte de mouche. « Morienval. Rafaele Morienval. » Ma langue a fourché, en prononçant mon ancien prénom à la place de l’attendu Rafael. Rafaele. Mon accent italien, que l’on aurait pu croire effacé par sept cent ans d’animalité, ressort pourtant. Je l’ignore, et passe outre, en observant la jeune femme. « Amatrice d’art ou simple visiteuse ? » Ignorer son accent, c’est le meilleur moyen pour que la personne n’y prête pas plus attention que ça. Je me demande rapidement ce qu’elle doit penser actuellement de l’homme qui lui parle. Mon costume, ma posture, il est clair que je ne suis pas des plus défavorisés. Je me demande aussi si elle va me reconnaître. En tant qu’homme du Président, et garde du corps, je n’apparais sur aucune photo de façon clairement visible. En revanche, dans les magasines d’art, je suis la nouvelle coqueluche des passionnés, n’étant connu que depuis moins de deux ans, et pourtant millionnaire. Ces peintures sont vraiment merveilleuses. Voilà des remarques qui expliquent le simple mot de millionnaire. Que des personnes dépensent des milliers pour mes toiles me dépasse sans me surprendre puisque mon appartement lui-même est soigneusement décoré d’œuvres diverses et si la plupart sont de moi, quelques unes ont été achetées aux enchères.

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MessageSujet: Re: Mais qui a fait ces merveilles ? - Feat Rafiki - Terminé   Ven 10 Jan - 16:01

    Je n'avais pas pris le temps de venir ici avant le dernier jour de cette exposition. J'en avais entendu parler, mais je me disais que je viendrais, un jour ou l'autre, mais on se rends rapidement compte que le sablier de la vie tourne et se retourne à la vitesse de l'éclair. Ainsi, bien qu'ayant mes après-midi de libre, travaillant seulement aux alentours des 19h de nombreux soirs par semaine, je venais ici alors que cette exposition non permanente allait pliée bagages vers d'autres cieux, ou simplement retrouvée le placard. Mais j'avais tellement envie de la voir que finalement, j'étais là à contempler ces peintures. Je me disais que peut être je pourrais en faire dans ce style si je trouvais la musique douce qui accompagnerait mon imagination à ce moment là. Pourtant, même si j'aimais ce que mes pupilles pouvaient voir, je ne ferrais sans doute jamais ce genre de peintures, et puis l'artiste les avait fait, en quoi serais-je originale si je m'inspirais de lui ? Il faut pour chacun une source d'inspiration. Pour certains la nature est une belle source d'inspiration, certains ont une muse, une femme qui leur inspire leur plus belle création, même si pour certains, leur simple imagination faisait tout le travail. Mais j'aimerais bien savoir qui n'a aucune source d'inspiration. L'imagerie de nos jours avec tout ces effets spéciaux est quelques choses d'important à la télévision. Enfin, tout cela était avant que notre monde ne devienne pour ainsi dire apocalyptique, car depuis 2 ans à présent les choses ne sont plus les mêmes. Je n'ai jamais été pourtant si nostalgique de ce monde plus calme. Il faut dire que j'avais voyagé dans ce monde, suivant ma mère, artiste à la renommée internationale.

    Je me demandais ce que ma soeur penserait de ces toiles. Elle vivait une vie plutôt simple par rapport à moi, elle n'était pas l'encyclopédie de la maison, même si elle savait faire les choses elle aussi, tout semblait être plus simple pour elle. Elle n'avait pas la même sensibilité à l'art que moi, il faut dire que ce soit dans la musique, la peinture ou encore la sculpture, j'en avais toujours fait plus et bien souvent mieux qu'elle. Elle était dans le coma, mais en fermant les yeux, je la voyais, juste là, à peine plus grande que moi, regardant cette peinture, me disant qu'elle était assez quelconque, que c'était une forêt, et qu'une photographie était aussi belle que ça. Je souriais à cette pensée, voyant qu'un jeune homme était à mes côté à présent. Je l'avais interpellé sans le connaître lui disant que je trouvais cette peinture devant nous magnifique, merveilleuse. Il semblait dans un premier temps étonné que je lui parle. Nous fixions tout les deux la même toile, ne serait-il pas sympathique d'en dire tout le bien que nous en pensions, ou au contraire débattre de notre point de vue qui pouvait être différent sur l'oeuvre. Pourtant, je ne le regarde pas, mon regard reste fixé droit devant moi, sur cette forêt enneigée notamment. L'homme à mes côtés semble être d'accord avec mes propos. Il a un petit accent italien semblerait-il, je pourrais le reconnaître dans le mile. Je n'y suis pas resté très longtemps, mais durant quelques mois, il y a quelques années, nous avons fait escale à Milan. J'ai quelques notions d'italien, j'ai des notions de nombreuses langues à vrai dire, mais n'étant pas restés très longtemps dans certaines villes, la langue resta une barrière.

    " Comme disait Pablo Picasso : je ne peins pas ce que je vois, je peins ce que je pense. Ce très cher Rafael Morienval a assurément agit de la sorte pour ce Crépuscule. "

    Je restais toujours focalisée sur la toile puis l'homme me demanda alors si j'étais amatrice d'art ou en simple visite dans la galerie. Je souriais à cette question et me tournant vers l'homme, je me rendais compte de qui il était. Il était le peintre lui-même de cette peinture. Il n'avait émergé de la masse depuis peu, depuis que le monde était partie de travers me semble-t-il. Je n'ai pas le souvenir d'avoir entendu parler de lui avant cela mais même si je connais beaucoup de choses, je ne suis pas infaillible.

    " Grande amatrice d'art monsieur Morienval. Vous êtes un expert en la matière, il n'y a aucun doute possible ! "

    Et je lui faisais un sourire plus franc accompagné d'un petit signe de tête, comme une mini révérence bien que le geste soit complètement dépassé de nos jours.
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MessageSujet: Re: Mais qui a fait ces merveilles ? - Feat Rafiki - Terminé   Ven 10 Jan - 19:02





Je contemple ma toile, en sachant exactement où regarder pour en voir ses subtilités invisibles à qui n’en est pas l’auteur. Je la contemple, en me souvenant très exactement de chaque instant passé à la peindre. Chacune de mes toiles est un enfant que j’ai mis au monde, voilà mon impression. Chaque toile, du moins, qui s’est terminée en chef d’œuvre à mes yeux et que j’ai accepté de partager au grand public ; chaque toile dans laquelle j’ai réellement versé une partie de mon âme. Crépuscule est la plus belle, Crépuscule est la plus réussie, parce qu’elle transcende la violence, la mélancolie, la peine et le meurtre qui habitent chaque pore de ma peau. C’est amusant de voir que c’est devant elle que j’ai retrouvé celui que j’ai condamné au bûcher alors que nous partagions le même sang, le même nom, la même vie. A croire que Crépuscule est voué à me faire comprendre pourquoi elle est le parfait miroir de mon âme. « Comme disait Pablo Picasso : je ne peins pas ce que je vois, je peins ce que je pense. Ce très cher Rafael Morienval a assurément agit de la sorte pour ce Crépuscule. » Ce Crépuscule. Ce très cher. Sa manière de s’exprimer m’agace et m’intrigue en même temps. Elle me donne l’impression de vouloir me faire croire qu’elle connait Rafael et Crépuscule bien plus qu’une simple visiteuse, et qu’en même temps, elle les méprise. Voilà que je prends la mouche pour rien. Mon orgueil aime être flatté, mais il se crispe dès qu’il suspecte la moindre trace de moquerie. Je ne suis pas ainsi habituellement, ou alors juste avec les personnes que je ne connais pas. Auxquelles je ne confère pas le droit de caresser mon ego à repousse-poil. Je détache mon regard de la jeune femme, le reportant sur ma toile, avant de lui demander si elle n’est qu’une simple passante curieuse, ou si elle parle en connaissance de cause. Je sens qu’elle se tourne vers moi, et du coin de l’œil, je m’aperçois de sa surprise. Et bien, oublions l’incognito. Il me semble qu’il n’y a aucun doute à avoir sur le fait qu’elle a reconnu en moi le peintre dont elle admire l’œuvre. Sa réponse me confirme ce ressenti. « Grande amatrice d'art monsieur Morienval. Vous êtes un expert en la matière, il n'y a aucun doute possible ! » Son sourire et son signe de tête trouve un écho en moi, alors que j’opine légèrement du chef pour rendre plus tangible ma salutation. « Grande amatrice ? Vous m’avez reconnu, je ne peux donc que vous croire. » Je repense à la citation qu’elle a prononcée, et à sa signification. Grande amatrice ? J’en suis moins sûr. « J’imagine que ce Picasso dont vous me venez de me citer une phrase est peintre lui aussi, mais je peux vous dire qu’il est également un imbécile. Ce n’est pas parce que le résultat n’est pas proche de votre réalité que ce n’est pas ce que le peintre a vu. » Mon regard se fait sévère, comme à son habitude. Je n’apprécie pas qu’on se leurre à ce point sur la signification de mes toiles, encore moins de Crépuscule. En réalité, c’est surtout le loup qui n’apprécie pas. Il est susceptible, comme moi, et ce paysage, cette forêt, c’est celle qu’il a vue, c’est celle qui l’a hébergé pendant des mois, c’est un souvenir lointain certes, mais c’est un souvenir. « Mon interprétation, c’est plutôt qu’un peintre représente sa vision du monde, et c’est parce qu’elle est unique que ses œuvres le sont aussi. Lorsque je vois Crépuscule, je ne vois pas qu’une simple forêt, Miss… » Mon ton réclame un prénom. Mes doigts s’approchent de la toile, avant de l’effleurer. « Je vois une partie de moi qui contemple cette forêt. Je vois des choses que personne d’autre que moi ne pourra voir, mais que tout le monde perçoit inconsciemment. » Tout en parlant, mes doigts effleurent des parties précises de la toile. « Ici, de la neige. Des empreintes de pattes, si légères que l’on pourrait croire que le loup qui a marché dessus n’a fait qu’effleurer de ses coussinets les cristaux de glace. Là, l’écorce de l’arbre, l’écorce burinée par l’âge. » Je ne parle pas de la violence, je ne parle pas de la noirceur de mon âme qui ronge cette toile dans l’obscurité de la forêt représentée. Mes yeux bleu clair se posent dans ceux de la jeune femme, alors que je recule d’un pas pour m’éloigner de la toile. « Votre Picasso est un idiot. Parce qu’une toile n’est pas ce que pense son peintre, mais la représentation d’une Vérité qui échappe à tout le monde sauf à l’artiste qui l’a attrapée dans ses doigts et déposée délicatement sur son œuvre. » Votre Picasso. Parce que ce n’est pas le mien. Je ne le connais pas, le contraire eut été étonnant, et je n’ai aucune idée de son style de peinture. Mes œuvres, à moi, sont teintées de celles qui ont bercé mon enfance, et je les imagine donc légèrement surannées. Son Picasso doit avoir une vision de la peinture qui m’échappe et que, je dois bien le dire, je méprise un peu. La pensée de l’artiste n’est pas séparée de ses autres sens. Ce serait ridicule.

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MessageSujet: Re: Mais qui a fait ces merveilles ? - Feat Rafiki - Terminé   Sam 11 Jan - 3:12

    J'observais cette toile, ou plutôt j'avais comme l'impression que cette toile m'observait. Je n'arrivais pas à décrocher mon regard de celle-ci comme si elle cachait tout un tas de chose que je cherchais à découvrir. Le spectacle qu'elle donnait était à la fois réaliste mais laissait place à une certaine interprétation. J'en cherchais le sens, mais je n'en aurais nullement besoin car on allait me dire ce que je devais savoir à propos de ce Crépuscule. En parlant avec cet homme, je n'avais pas pu m'empêcher de citer une citation connu d'un grand peintre du siècle dernier. Mais apparemment, je faisais fausse route, je n'allais pas dans la bonne direction, je ne suivais pas le bon chemin comme si mes pas allaient me mener tout droit en enfer. J'étais comme ça, j'aimais citer des hommes connus de la plupart d'entre nous, pas parce que je les admirais, mais parce que cela était une seconde nature, celle où j'ai appris tellement de choses, de nombreuses inutiles mais je ne pouvais pas garder ça pour moi. La connaissance se partage, et j'aimais la faire partager, mais Monsieur Morienval n'avait pas spécialement apprécié mes paroles, tout du moins, c'était le ressenti que j'avais après sa longue, très longue tirade à propos de sa peinture, de son chef d'oeuvre que j'avais comme qui dirait insulté ou presque. Il me demandait si j'étais amatrice d'art, et je lui répondais que oui, puisque je l'avais reconnu. Je ne sais pas s'il était si connu que ça, mais pour moi, il n'y avait aucun doute possible, c'était bien lui et son début de réponse me le confirma bien. Cependant, ma citation de Picasso qui était un peintre bien différent de lui ne lui plaisait guère. Mais ces propos étaient étonnants. Il ne semblait pas connaître Picasso puisqu'il supposait qu'il était un peintre. D'où sortait-il pour ne pas le connaître ? Qui était-il ? J'avais envie de le savoir, mais peut être que je lui poserais la question après. Pour le moment, je l'écoutais et l'observait attentivement. Il le traitait donc d'imbécile, ce qui me fit sourire légèrement. Je n'avais pas de contre arguments pour le moment, alors je le laissais parler et agir comme si sa toile possédait un certain magnétisme et qu'en s'approchant, en la frôlant, il pouvait en faire ressortir toutes les qualités, en faire ressortir toutes les explications, tout ce qu'il avait voulu dire à travers ce tableau. A un moment de son explication, il demande subjectivement mon nom que je lui donne.

    " Miss Isis, Isis Whitefield. "

    Je n'ai rien à ajouté, je ne veux pas le couper dans son élan d'explication, d'interprétation de cette peinture qu'il semble apprécier à un haut niveau. Ces propos s'accompagnent de gestes, comme pour mieux les expliciter, et j'aime ce qu'il me dit. Il n'essaye pas de me séduire, même lorsqu'il me regarde dans les yeux, mais il a un charme fou quand il explique, défends son oeuvre. Puis il me répète que "Votre Picasso" est un idiot. Cela me fait sourire à nouveau, comme si ce fameux peintre était quelqu'un que je connaissais personnellement.

    " Je pense que tout cela est très subjectif Monsieur Morienval. Picasso était un illustre peintre du XXème siècle et il n'a pas fait d'aussi belles choses que votre oeuvre devant nos yeux. Disons que son style était beaucoup moins réaliste que le votre, je ne suis pas certaine que la comparaison puisse se faire. En tout cas, j'ai aimé vos propos, on aurait dit que la toile était vivante quand vous la frôliez, c'était somptueux. Vous semblez être particulièrement fier de Crépuscule. Où se trouve le lieu qui vous a inspiré cette toile ? Il existe toujours ? "

    Que dirait-il de ce que je venais de dire ? Répondrait-il à mes questions ? Ou les éluderait-il ? Je n'en savais rien, mais le personnage me plaisait. On aurait dit qu'il venait d'une époque lointaine, si lointaine que je ne l'avais pas connue ...
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MessageSujet: Re: Mais qui a fait ces merveilles ? - Feat Rafiki - Terminé   Dim 12 Jan - 22:03





Visiblement, que je lui donne ainsi Picasso semble lui faire plaisir puisqu’elle sourit. A moins qu’elle ne se moque en réalité de moi, ce qui m’agacerait davantage. Oh, pas que je suis actuellement particulièrement agacé, heureusement pour elle, mais on ne sait jamais. Et mon ego est particulièrement sensible, je ne l’ai jamais nié, ou presque. Je me suis reculé pour finir mon petit monologue par une vue sur l’ensemble de ma toile. Et une nouvelle critique de Son Picasso. J’observe cette Isis sourire encore ce qui m’amène à penser qu’elle va dire quelque chose, et je la toise de mon air légèrement mondain, en attendant qu’elle s’exprime. " Je pense que tout cela est très subjectif Monsieur Morienval. Picasso était un illustre peintre du XXème siècle et il n'a pas fait d'aussi belles choses que votre oeuvre devant nos yeux. Disons que son style était beaucoup moins réaliste que le vôtre, je ne suis pas certaine que la comparaison puisse se faire. En tout cas, j'ai aimé vos propos, on aurait dit que la toile était vivante quand vous la frôliez, c'était somptueux. Vous semblez être particulièrement fier de Crépuscule. Où se trouve le lieu qui vous a inspiré cette toile ? Il existe toujours ? " Mais, miss Whitefield, je vous en pose des questions ? Je n’aime pas lorsqu’on m’en pose, je n’aime pas lorsqu’on essaye de me forcer à dire des choses que je ne veux pas spécialement dire. Les gens qui se contentent de ce qu’ils voient, je les apprécie. Ceux qui cherchent plus en profondeur, je m’en méfie. Enfin, ceux qui posent des questions, je les foudroie du regard. Avant de leur répondre ce que je leur autorise à savoir de moi, c'est-à-dire peu en général. D’ailleurs, il s’agit de répondre à Isis et à ses questions. Je prends le parti d’accepter ses compliments comme il se doit dans un premier temps. « Bien sûr que tout cela est subjectif, miss Whitefield. L’objectivité tue l’art, n’avez-vous donc rien écouté de ce que je viens de vous expliquer ? » Mon ton ne transporte en rien un reproche, à la limite une légère déception. Et de l’agacement, oh oui. De l’agacement. Voilà ce qui fait frémir ma voix et me fait lever les yeux au ciel. « Un artiste qui perd toute subjectivité n’est plus un artiste, c’est un journaliste, c’est un gratte papier quelconque. Un artiste qui se veut objectif n’est qu’un meurtrier de plus, sauf qu’il n’a tué personne d’autre que sa propre créativité. » Heureusement que tu es subjectif, dans ce cas là, Rafael. Imagine toi meurtrier… Cesse tes sarcasmes, Loup. Je suis un monstre, je suis un assassin, je suis un meurtrier, mais je n’ai pas touché à ma muse et je ne me suis pas trahi moi-même, c’est cela l’important. Tu ne t’es pas trahi ? Cesse de m’importuner. Laisse moi tranquille parler d’art, parler de peinture, laisser moi un instant retrouver au travers d’une subjectivité que l’on me reproche selon toute apparence, la complicité qui m’a lié aux premières heures de ma vie à celle que j’ai aimée plus que tout. Passé ? Pourquoi ce temps fini, pourquoi cette nostalgie ? Parce que je suis parti trop loin dans mes pensées, et que cette Isis mérite peut être mieux que de simples reproches en réponse à ses compliments et à ses questions. J’hausse les épaules légèrement. « Crépuscule est un chef d’œuvre, tout le monde le dit et je ne peux que l’affirmer. Crépuscule, au contraire de son prénom et de son atmosphère, est un joyau pictural. Alors oui, j’en suis fier. A raison il me semble. » Prétentieux ? Orgueilleux ? Non, je me qualifierai de réaliste. La critique est unanime à propos de Crépuscule. Pourquoi ? Parce que c’est le loup qui l’a peinte, le loup qui a utilisé mes mains pour manier le pinceau, ma bouche pour la décrire. Les couleurs, ces zones floues et pourtant si incroyablement réalistes, c’est ce que le loup voit lorsqu’il se fond dans un paysage forestier. « Cette forêt est un de mes souvenirs, un peu flou, je l’admets. Un vieux souvenir, rien de plus. » Un vieux souvenir d’un vieux loup pour lequel des siècles se sont effilochés comme des rayons de brume à l’aube d’une journée glacée. Toujours aussi sérieusement, je rajoute d’un ton égal : « Il suffit de voir le reste du pays pour avoir un tel paysage en mémoire, aujourd’hui. » avant de clore ce sujet de discussion en changeant la donne et en l’interrogeant, elle. « Et vous, Miss ? Vous peignez je suppose. » Je regarde autour de nous, les toiles qui nous entourent et qui côtoient Crépuscule, et les passants, les visiteurs, qui regardent d’un œil vide les peintures exposées. « Profession, passe-temps ? Vous êtes plutôt du genre Picasso j’imagine… » De la moquerie dans ma voix ? Loin de là. Et sans ironie. Je ne me moque pas, ou du moins ça ne s’entend pas.

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Dernière édition par Rafael A. Morienval le Jeu 16 Jan - 14:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mais qui a fait ces merveilles ? - Feat Rafiki - Terminé   Jeu 16 Jan - 14:53

    Ce Rafael Morienval semblait être un sacré personnage quand même, mais cela me plaisait, il y avait matière à discuter avec lui au moins, il n'était pas du genre contemplatif, mais bien démonstratif, à parler, pas pour ne rien dire, mais pour étayer une thèse qui tenait bien debout, à première vue. Peut être fallait-il lire entre les lignes, lire qu'il était le meilleur et que personne ne lui arrivait à la cheville. Son ego semblait être à la mesure de sa verve. Je n'étais pas du même acabit, cela ne faisait pas de doute, mais je savais manier les mots, peut être aussi bien que mon pinceau, même si cela n'était au final pas comparable. J'étais une artiste dans l'âme, à cause ou grâce à mes parents, je ne saurais dire si cela m'est plus bénéfique que néfaste. En tout cas, même si je travaille au Masquerade, je pourrais sans doute vivre de mon art, mais avec la tempête qui s'est abattu sur le monde depuis deux ans pratiquement, je préfère vivre en sûreté ici à la Nouvelle-Orléans et travailler dans un endroit plutôt sûr par rapport à d'autres. J'aimais tellement me rendre à mon travail chaque soir, soit pour servir les gens, soit pour les émerveiller à travers ma musique et mon chant. Parce que oui, je composais aussi de la musique, alors parfois, il m'arrivait de leur proposer mes propres compositions au piano, notamment en hommage à ma soeur qui est dans le coma depuis trop de temps à présent.

    En tout cas, je lui avais parlé, j'avais même pris le risque de lui poser une ou deux questions pour faire connaissance, pour tisser un lien, pour que nos avis sans doute divergents puissent peut être se compléter. Mais peut être que ce cher Rafael n'aimerait pas cela. Dans une toile comme celle que nous avions devant les yeux, il y avait forcément un lieu de référence. Il n'avait pas pu peindre cela comme ça, en imaginant à 100% ce lieu. Il y avait une source d'inspiration. J'aurais aimé voir cet endroit, j'étais persuadée qu'il pourrait moi aussi m'inspiré quelques choses de magnifique, mais peut être étais-ce le jardin secret du peintre qui était à mes côtés et qu'il ne voudrait nullement dévoilé ces secrets le mieux garder. Je l'avais senti dans son regard, il n'aimait pas les questions, sans doute parce qu'elles étaient trop intimes, qu'elles le mettaient mal à l'aise, ou que j'étais juste trop curieuse, pourtant, je m'efforçais simplement d'être la jeune femme sociable avec la star qui était à mes côtés. Enfin, il était une star dans son domaine mais tout le monde ne le connaissait pas sans doute. Sinon, il aurait une horde de groupies autour de lui voulant un autographe, n'importe où, même sur des parties intimes de leur corps. En tout cas le peintre s'attarde longuement sur ma première phrase et notamment le mot "subjectif". La peinture laisse tellement de place à l'interprétation et ça il en était pleinement convaincu. Mais si le débat pouvait être intéressant, je n'avais nullement envie de me lancer dans celui-ci, car à mon sens, il avait raison, cela ne servait à rien d'en rajouter une couche. Ce qui m'intéressait, c'était plutôt ces réponses à mes questions. Qu'allait-il me révéler à propos des secrets de composition de cette toile ? Comme je m'y attendais, il ne me dit rien ou presque sur son lieu d'inspiration. Qu'est ce que cela voulait dire ? Je ne savais pas trop, et à vrai dire, je préférais ne pas m'aventurer sur une pente trop savonneuse. Il me posa alors des questions à son tour. Finalement, nous allions peut être pouvoir apprendre à nous connaître un petit peu puisque nous avions la peinture en commun, et peut être plus que ça. Il me disait donc que ce paysage pouvait facilement se trouver dans le coin. Je n'étais pas bien convaincue, mais je ne disais rien de spécifique. Je répondais donc à ces questions en toute franchise.

    " Oui, je peins aussi, et non, je ne suis pas comme Picasso, je dirais que je suis plus réaliste tout comme vous. Je ne peins pas tellement la nature, du moins pas comme dans Crépuscule, je préfère des visages, des lieux emblématiques ... J'aurais bien voulu en faire ma profession, mais c'est plus un passe-temps. Je vis plus de la musique que de mes peintures. Cela fait longtemps que vous peignez ? Parce que si mes souvenirs sont bons, vous n'êtes pas connu depuis plus de 2 ans, non ? "

    Est ce que ma question lui plairait ? Je n'en savais rien, mais je voulais juste connaître l'expérience qu'il avait dans la peinture, si je pouvais savoir évidemment.
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MessageSujet: Re: Mais qui a fait ces merveilles ? - Feat Rafiki - Terminé   Lun 20 Jan - 15:31





Elle me pose des questions : une attitude compréhensible, certes, mais il a le don de me refermer comme une huître et de m’agacer plus que tout. Je n’aime pas les questions, parce qu’il n’est pas possible la plupart du temps de donner une réponse franche. Et contrairement à ce que bien des gens peuvent croire, la franchise m’est plus naturelle que le mensonge. Donc je n’aime pas les questions, lorsque je suis leur cible, et c’est pour cela que je saisis la première occasion que je trouve pour inverser la donne et l’interroger elle. " Oui, je peins aussi, et non, je ne suis pas comme Picasso, je dirais que je suis plus réaliste tout comme vous. Je ne peins pas tellement la nature, du moins pas comme dans Crépuscule, je préfère des visages, des lieux emblématiques ... J'aurais bien voulu en faire ma profession, mais c'est plus un passe-temps. Je vis plus de la musique que de mes peintures. Cela fait longtemps que vous peignez ? Parce que si mes souvenirs sont bons, vous n'êtes pas connu depuis plus de 2 ans, non ? " Je l’écoute avec toute l’attention que je suis capable de rassembler, et ce n’est pas peu. Je suis un loup au plus profond de mon âme, et c’est le loup qui fixe sans ciller la jeune femme. Elle peint des visages, donc. Des lieux. Les peintres qui ont la même sensibilité que moi à la réalité du monde qui nous entoure sont donc plus nombreux que ce que je ne peux le penser. Je suis parfaitement conscient que la plupart de mes pensées sont égocentriques – et je ne m’en offusque pas le moins du monde. Musique, donc, plus que peinture. « La musique de notre époque, je remercie mon éducation qui m’a permis d’éviter l’écueil du votre époque qui se dresse à chaque fois devant moi, n’a aucun sens selon moi. Ce n’est que du bruit, rien de plus. » Tout comme la peinture, je ne reconnais pas les œuvres contemporaines comme faisant réellement partie de la famille de l’art. J’étais été bercé par l’art médiéval, et quoique je puisse en penser, c’est ainsi que je conçois tout le domaine artistique. Les chants brutaux et arythmiques me vrillent les tympans, l’art abstrait n’est que fumée à mes yeux. Je suis né avec les musiques douces, avec les peintures réalistes. Peut être est-ce ce qui a fait mon succès ces deux dernières années : un retour à l’ancien, un retour à l’inconnu, une approche de l’art que les contemporains ont perdu de vue. Je n’ai pas encore eu l’occasion de m’interroger et de m’intéresser à ce que font réellement les artistes de mon époque, pour la simple raison que cela ne m’intéresse pas le moins du monde. Profondément égocentrique, je sais que je le suis. Seul ce que je fais, moi, m’intéresse. Picasso ? C’est un nom. J’en saurai ce que l’on m’apprendra, mais je n’ai aucun intérêt à aller me renseigner moi-même sur un autre artiste. Aucune volonté de le faire non plus. « Sans vouloir vous offusquer, bien sûr. » rajoute ma pensée en songeant que je viens très certainement de la blesser. En soi, je ne suis pas le moins du monde gêné, je n’ai fait que dire ce que je pensais, mais je comprendrais aussi tout à fait qu’elle le prenne mal. Même si la musique actuelle n’en est pas selon moi, je doute que pour ses compositeurs ce soit le cas, hormis s’ils sont particulièrement stupides. « Je ne suis en effet connu que depuis une douzaine de mois. Mais je peins depuis mon enfance. » Depuis que j’avais appris à écrire, depuis que j’avais appris à manier un pinceau. Depuis que le visage d’Azzura avait commencé à s’imposer de force à mon esprit et que je n’avais pu que le poser sur une toile, affinant d’année en année un peu plus mes traits, assurant mes gestes, mes courbes. « L’art ne s’apprend pas. C’est un don, qui se dévoile et qui s’impose comme étant une vérité. Si vous êtes doués, vous ne pouvez pas ne pas exister, vous ne pouvez pas ne pas être reconnus comme étant un artiste. » Je lui offre un petit sourire. « Je ne suis connu que depuis que j’ai la possibilité de me faire connaître. Voilà tout. Avant… ce n’était pas ma priorité. » Et ça ne l’est toujours pas, d’ailleurs. Ma priorité est tout autre : elle n’est que sang, que meurtre, que mort et agonie. Celle des sorciers bien évidemment. Ma priorité tient en un mot : vengeance. Sournoise, agressive, carnassière. Sale, aussi, bien sûr. Je me demande un court instant si cette Isis peut se douter de la violence et du sadisme qui habitent au fond de moi. Ce n’est qu’une humaine selon toute probabilité, aussi sourde et aveugle au surnaturel que le reste de ces congénères. Même si c’est à certains de ses pairs que je dois la puce encore active dans mon avant bras qui limite mon champ d’action et m’interdit de tuer celui que je veux voir mort. « Et vous, quelle est votre priorité, Isis ? Que faites-vous dans la vie, et qu’auriez vous voulu faire ? » Musicienne, artiste, si je comprends bien ce qu’elle m’a dit pour le moment.

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MessageSujet: Re: Mais qui a fait ces merveilles ? - Feat Rafiki - Terminé   Lun 20 Jan - 18:03

    J'avais envie d'en apprendre un peu plus sur lui, sur ce personnage qui semblait être haut en couleur, normal me direz-vous pour un peintre, quoique, certains doivent être aussi plat qu'une planche à pain, non ? Enfin, je n'avais pas tellement l'occasion de parler avec de véritables artistes, mais Rafael Morienval en était vraiment un. Il semblait avoir un ego démesuré, mais cela faisait partie de ce qu'il était, et au fond, ça m'intéressait. En tout cas, il ne semblait pas tellement apprécié les questions que je lui posais. Je ne savais pas pourquoi, je faisais la conversation de façon très amicale, je ne voulais pas froisser son âme d'artiste en tout cas, car certains sont assez susceptible, et il semblait faire partie de cette catégorie mais je pouvais me tromper. En tout cas, il m'avait lui aussi poser une question et je lui avais répondu en toute franchise. Oui, j'étais un peu comme lui au niveau de la peinture, mais mon art préféré restait la musique, musique qu'il ne considérait que comme du bruit. Alors oui, je suis d'accord, certaines musiques contemporaines n'étaient que ça mais celle que je faisais ne ressemblait en rien à du bruit, du moins, je le trouvais. Il ne voulait pas m'offenser mais je ne l'étais pas. Les goûts sont dans la nature. En tout cas, j'avais envie de l'inviter un de ces soirs au Masquerade pour qu'il m'entende jouer du piano. Je ne sais pas depuis combien de temps cet instrument existait mais il était très ancien, et même s'il s'était bien entendu modernisé, il restait le même ayant traversé les décennies avec le même succès.

    " Il est vrai que la musique moderne, enfin un certains style de musique n'est que du bruit sur un certains rythme, ce n'est pas très mélodieux, mais je vous promets qu'avec un piano, toute mélodie est merveilleuse. "

    Je ne savais pas ce qu'il en penserait, ce qu'il aurait à me dire à propos de cet instrument. Peut être qu'il en dirait là aussi du mal, il ne semblait pas être prompt à faire de compliments. Il avait la critique plus facile visiblement, mais cela ne me dérangeait pas. Je savais que j'avais cette capacité à faire changer d'avis les gens sur certaines choses. Peut être qu'en parole, je ne le pourrais pas, mais s'il vient un soir m'écouter sur mon lieu de travail, cela pourrait changer. Ainsi, il peignait depuis son enfance, c'est génial ça, mais avant il n'avait pas l'intention de se faire connaître, jusqu'à il y a peu donc. Pour lui l'art ne s'apprenait pas, nous étions naturellement doué pour ça. Il n'avait pas tord à ce niveau là, je ne pouvais pas le nier. J'avais été douée depuis ma naissance, précoce contrairement à ma grande soeur qui était plus ordinaire.

    " Oui, nous sommes doué ou pas naturellement pour l'art, je suis entièrement d'accord avec vous. Et puis notre vie change, et les priorités qui vont avec aussi, vous étiez sans doute occupé par d'autres choses avant de vous livrez corps et âme dans la peinture. "

    Enfin, j'y étais allé peut être un peu fort en disant qu'il se livrait corps et âmes dans la peinture mais peu importe, il avait du comprendre l'image. Je n'avais pas osé lui demander ce qu'il faisait avant cela, car il devait bien faire quelques choses d'autres, peut être un travail d'usine ou quelques choses comme ça. Il en avait eu marre et avait tout plaqué pour devenir peintre à temps complet. Puis il me demanda alors quelle était ma priorité, ce que je faisais dans la vie.

    " Ma priorité c'est de vivre ma vie comme je l'entends, tout en m'efforçant de ne pas faire de mal autour de moi. Je sais, c'est un peu utopique, mais je suis comme ça. Actuellement, je travaille au Masquerade, je suis pianiste là-bas. Ce serait bien qu'un de ces soirs vous veniez là-bas pour m'entendre jouer, cela vous donnerez une autre idée de la musique d'aujourd'hui, mais je ne vous force en rien, même si cela me ferrait plaisir, vous seriez mon invité ce soir là. "

    Et par la même occasion peut être qu'il pourrait apporter l'une de ces toiles avec lui, histoire d'avoir un peu de publicité. Enfin, je disais ça mais je ne savais pas s'il accepterait ma petite invitation.
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MessageSujet: Re: Mais qui a fait ces merveilles ? - Feat Rafiki - Terminé   Dim 26 Jan - 15:49





Poli. On ne peut pas nier ce fait : je suis poli. Courtois. Aimable. Non, je n'irais pas jusqu'à l'amabilité. En revanche, il est certain que je suis poli. Peut être avec des manières d'un autre âge, mais je doute que ce soit particulièrement dérangeant, du moment que j'ai compris que les révérences ne sont plus d'actualité. Poli. Je suis donc poli, mais cela ne m'empêche pas d'être franc et direct, ce que les gens doivent certainement me reprocher en silence. Je sais sans difficuté tirer parti d'une situation pour atteindre mes fins mais lorsque ce n'est pas nécessaire, je m'abstiens d'employer la manipulation et l'intimidation. Mes mots secs concernant la musique, et mes excuses qui les suivent pour amoindrir leur dureté ne semblent pas l'offusquer plus que ça, ce qui me convient très bien tout en m'intriguant. Je sais que je viens d'agresser et de critiquer sans raison particulière – en dehors de mon ressenti face à ces musiques qui ne sont que du bruit discordant – ce dont elle vit selon toute apparence et même en considérant que tout le monde n'a pas la même susceptibilité que moi, je m'étonne de ne pas avoir plus d'agacement ou de vexation sur son visage. Cela me vexerait presque si mon orgueil n'accompagnait pas mon narcissisme. Sa réponse même manqua de m'agacer. "Il est vrai que la musique moderne, enfin un certain style de musique n'est que du bruit sur un certains rythme, ce n'est pas très mélodieux, mais je vous promets qu'avec un piano, toute mélodie est merveilleuse. " J'arque un sourcil, murmure un « Si vous le dites… » peu convaincu. Au XIIIe siècle, la musique n’était guère présente dans les mœurs. Et lorsqu’elle l’était, ce n’étaient que des chants, accompagnés dans le cas des troubadours, de vielles ou de cornemuse, voire de tambour. Rien élaboré, rien de bien construit. De l’orgue, peut être… Je n’en ai qu’un souvenir diffus, et très franchement, ça ne me dérange pas que ce soit le cas. Orgue, harpe, flûte, voilà ce qu’était la musique à mon époque. Lorsque j’ai découvert la multiplicité des instruments actuels, j’ai été suffisamment décontenancé pour me dire que ça ne m’intéressait pas plus que cela. Je suis un peintre, pas un musicien, et c’est très bien ainsi. « En dehors de la harpe et de la flûte, je suis un peu dépassé… » est un deuxième murmure que je lui soumets. Avant de changer de sujet, pour revenir sur un terrain moins sensible, et surtout moins inconnu pour moi. Je lui fais la remarque que le talent ne peut être acquis, qu’il est inné. Que l’on naît avec ou sans, que les années ne changeront rien à ce fait, et qu’il faut s’y faire. " Oui, nous sommes doué ou pas naturellement pour l'art, je suis entièrement d'accord avec vous. Et puis notre vie change, et les priorités qui vont avec aussi, vous étiez sans doute occupé par d'autres choses avant de vous livrez corps et âme dans la peinture. " Je fais une moue peu convaincue, encore une fois, devant son exagération. Corps et âme, corps et âme… Mon corps est au Gouvernement par le biais de cette puce qui limite mes actions, mon âme est corrompue et vendue à un loup, et à Azzura. Que reste-t-il pour la peinture ? Pas grand-chose, assurément. Mon esprit, peut être ? Ma nostalgie et ma tendance à rêver, parfois, lorsque la paix du prédateur nourrit chacune de mes cellules. Que reste-t-il pour la peinture, quelle place a-t-elle dans ma vie ? Le surplus d’émotions que je ne peux partager avec personne lorsque je suis seul dans l’imposante demeure que mes toiles m’ont offert. Ah, et bien voilà. Voilà au moins une des conséquences de la peinture dans ma vie : un apport d’argent. Ce n’est pas ainsi que je la conçois, certes, mais c’est déjà un élément de réponse à la question qu’Isis ne m’a pas posée.  Elle, en revanche, s’efforce de me répondre concernant sa priorité. Quelle est ta priorité dans la vie, Isis ? Ma question me semble creuse. Est-ce clair que sa réponse m’importe peu, que je ne l’ai posée qu’en écho à mes propres pensées, que sa réponse a autant d’importance pour moi que le souffle du vent lorsque je cours à quatre pattes dans la forêt ? " Ma priorité c'est de vivre ma vie comme je l'entends, tout en m'efforçant de ne pas faire de mal autour de moi. Je sais, c'est un peu utopique, mais je suis comme ça. Actuellement, je travaille au Masquerade, je suis pianiste là-bas. Ce serait bien qu'un de ces soirs vous veniez là-bas pour m'entendre jouer, cela vous donnerez une autre idée de la musique d'aujourd'hui, mais je ne vous force en rien, même si cela me ferrait plaisir, vous seriez mon invité ce soir là. " Je pousse un soupir, qui retranscrit exactement ce que je vais devoir formuler par des mots : elle ne m’intéresse pas, sa musique non plus, et encore moi de venir en tant qu’invité la voir au Masquerade. Je marque un temps d’arrête dans mon soupir. Masquerade ? Non. Ce nom me dit quelque chose. Et pour cause : je l’ai déjà entendu. Non : lu. Lorsque j’ai cherché à localiser Azzura, après avoir croisé Ezio à l’hôpital. Je semble d’un seul coup plus intéressé : « Ce serait un plaisir, Isis. Tu me feras peut être changer d’avis sur le piano. » Etrange comme ma voix et mon ton chaleureux peuvent être si peu en accord avec ce que je pense. Rien ne paraît sur mon visage du désintéressement total que j’éprouve pour la musique dont elle me parle – mon avis est fait et ne changera certainement pas – et je semble presque enthousiasme à l’idée de venir dans un lieu enfumé pour l’écouter proférer des sons criards par le biais d’un instrument incompréhensible et très certainement encombrant. « J’espère qu’il n’y a que très peu d’amateurs d’art, je préfère en règle général être incognito. » Un peu d’humilité dans l’océan d’arrogance et de prétention qu’hébergent mes yeux clairs ? Non, certainement pas. En tant que garde du corps du Président, et responsable de la sécurité des membres du gouvernement, il vaut simplement mieux pour moi rester dans l’ombre, et que mon visage n’apparaisse que peu dans les journaux. Un peu d’anonymat, beaucoup de discrétion… ça ne me dérange pas le moins du monde, tant que les gens qui me côtoient ont à l’esprit que je ne suis pas du même rang qu’eux.

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MessageSujet: Re: Mais qui a fait ces merveilles ? - Feat Rafiki - Terminé   Lun 27 Jan - 17:44

    Le peintre n'est assurément pas un bon musicien, la musique ne semble même pas faire partie de sa vie, ou si peu, cela en est presque étonnant. Lorsque je lui parle du piano et des sons mélodieux qu'on peut en sortir, il ne semble pas du tout convaincu, mais alors vraiment pas, pourtant c'est la vérité. Il me parla de la harpe et de la flûte, des instruments qui existaient depuis très longtemps, mais il n'en connaissait pas d'autres. J'avais tellement l'impression qu'il venait d'un autre âge, qu'il était si vieux qu'il devrait être à l'état de momie, mais non, il avait le physique d'une personne de 40 ans environ, une quarantaine bien conservée à n'en pas douter. En tout cas, même si nous restons sur le sujet de l'art, la musique est à présent évitée, nous nous consacrons au talent, qui est inné, ou pas tant que ça. Même si nous avons une part de talent, l'exercice fait en sorte que tout se passe mieux, car sans cela, sans un entraînement régulier, notre talent n'étant pas exploité, il n'est pas au bon niveau, pas à celui qui doit être mais j'ai comme l'impression qu'il n'est pas forcément convaincu, ces petits soupirs ne sont pas des mots, mais ils en disent long sur les paroles que je peux dire. Je pourrais m'en offusquer c'est vrai, mais à quoi cela me servirait-il ? Nous sommes des inconnus l'un pour l'autre même si notre entente du moment est assez cordiale, il est clair que nous ne deviendrons pas les meilleurs amis du monde, en même temps, il faudrait en avoir envie, n'est ce pas ? Il me demande alors quelles sont mes priorités comme si cette question était plus un réflexe pour faire la conversation, une nécessité, comme si finalement, il s'en fichait bien. Pourtant, je lui parle très franchement. En même temps, ce que je dis n'a rien d'extraordinaire, et ne risque pas vraiment de mettre mon intégrité en péril, enfin, après tout, il y a des fous de partout, mais ce Rafael Morienval ne semble pas faire partie de cette catégorie. Je lui proposais donc de venir un de ces soirs au Masquerade. Et étrangement, il semble tout d'un coup très intéressé par cela. Qu'est ce que cela cache ? Je ne sais pas, je ne connais pas assez la personne pour laisser mon esprit divagué vers quelques choses de probable mais de non justifiable. Il se permet même de me tutoyer alors que jusqu'à présent nous nous étions contenté d'un vouvoiement. Cela ne me dérangeait pas plus que cela à vrai dire. Il me dit ensuite qu'il espérait sincèrement que les amateurs d'arts n'étaient pas trop nombreux là-bas, il préférait être incognito. A ma connaissance, l'art n'était pas vraiment le sujet principal des conversations du Masquerade.

    " Je serais ravie de vous faire changer d'avis sur le piano. En tout cas, les amateurs d'arts ne sont pas vraiment très nombreux au Masquerade, disons qu'ils ne vont pas vraiment là-bas pour ça de toute façon. "

    Que dire de plus ? Rien, il faut l'avouer, au cabaret, les gens viennent pour ma musique, ou les autres spectacles qui sont proposés, rien d'autres évidemment. Enfin, si pour boire aussi, c'est une chose importante, mais surement pas pour l'art qui se dégage du lieu. Rafael devrait ainsi être assez tranquille à ce niveau là. Mais peut être ne viendrait-il pas forcément pour ma musique et ma petite personne. Peut être qu'il y avait quelques choses ou quelqu'un là-bas qui l'intéressait au plus haut point, mais je ne faisais que supposer.
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MessageSujet: Re: Mais qui a fait ces merveilles ? - Feat Rafiki - Terminé   Ven 31 Jan - 18:03





Je suis sévère avec la musique, je le sais bien. Mais dans un sens, ça se comprend puisque je ne suis pas musicien. Les seuls sons dont que je produis avec un certain savoir-faire sont ceux de mes victimes qui hurlent, comme mon frère sur le bûcher il y a si longtemps. Comme les gargouillis de la proie que j’égorge lorsque je suis loup. Ce ne sont pas des sons particulièrement mélodieux, j’en conviens, mais bon. Nous changeons rapidement de sujet pour passer à une hypothétique visite de ma part à son travail. Comme si je peux en avoir envie. Je ne suis pas spécialement quelqu’un de particulièrement sociable : la solitude me convient très bien et j’ai rarement envie de frayer avec mes pairs. Pourquoi donc alors, ma voix se fait elle si intéressée, si hypocritement intéressée même, lorsque je réponds d’une voix enjouée, passant au tutoiement tout naturellement, que je serai ravi de venir un soir, à condition que mon anonymat ne soit pas mis en jeu ? Pourquoi donc ? Parce qu’elle vient de me dire qu’elle travaille au Masquerade. Et Azzura y était Y est. Je ne sais trop. Si j’ai le moindre scrupule à me servir d’Isis pour voir Azzura ? Non, assurément non. Je ne m’embarrasse pas de scrupules, je ne m’embarrasse pas de remords, et j’exècre la culpabilité qui me révèlerait à moi-même tel que je suis vraiment si je m’y attardais une fraction de seconde. Alors non, je n’ai aucun problème à me servir d’une fille que je ne connais que depuis une vingtaine de minutes, sans me soucier de quoi que ce soit. Si elle peut me faire rentrer au Masquerade sans difficulté, je prends. Si elle peut ensuite me donner des informations sur ses collègues de travail, j’en profite. S’il faut pour cela imiter le quelconque intérêt pour une musique dont je n’ai que faire, et bien, je le ferai. Je pensais un peu plus tôt à ma franchise, qui pouvait souvent paraître abrupte et comme un manque de tact. Je me prouve maintenant à moi-même que je peux mentir avec la même facilité, sans que l’on ne devine le moindre changement dans mon attitude. Ce n’est pas de la prétention de ma part de penser cela, puisque Isis mord à l’hameçon. Et répond à ma question. " Je serais ravie de vous faire changer d'avis sur le piano. En tout cas, les amateurs d'arts ne sont pas vraiment très nombreux au Masquerade, disons qu'ils ne vont pas vraiment là-bas pour ça de toute façon. " J’hoche la tête, avec un petit sourire. Je suis passé au tutoiement, mais elle, elle a préféré continuer de me vouvoyer dans une attitude d’infériorité que j’apprécie. J’aime lorsqu’on marque une certaine déférence en ma présence, marque sûre que mon éducation et l’impact de mon Grand Père sur mon attitude est toujours bien présente dans mon comportement et mes pensées. Dois-je m’en inquiéter, m’en agacer, m’en repaître ou m’en satisfaire ? Je l’ignore. Tu te mens à toi-même, encore. Si je me mens ? Non, je ne pense pas. Tu détestes le fait d’adorer te comporter comme un Seigneur, Rafael. Comment ça ? Mon regard se perd dans le vide. Tu te complais dans ton rôle d’aristocrate et de maître, alors que tu n’es plus rien. Alors qu’à chaque fois que tu imposes ton autorité sur un autre, tu te rapproches un peu plus de Lui. Peut être… Peut être en effet est-ce vrai. Mais je n’en suis pas sûr. Et comme pour la culpabilité, je ne veux pas vraiment me poser la question. Tu es lâche. Non. Tu es lâche, parce que tu penses qu’en évitant d’y penser, tu ne le seras pas. Mais tu deviens le portrait craché de… « Assez. » Je m’aperçois que j’ai parlé à haute voix, ce qui montre l’importance de mon trouble. Je fronce les sourcils. M’excuser auprès d’Isis ne ferait que lui permettre de se poser des questions. Ce que je ne veux pas, bien sûr. Qu’elle suppose, qu’elle conclue ce qu’elle veut, mais qu’elle ne lance pas la conversation là-dessus. « J’étais dans mes pensées. Pas d’amateurs d’art dis-tu ? Très bien, je préfère ça comme ça. » Petite pause, le temps que mes yeux clairs se posent à nouveau sur Crépuscule. « Et bien Isis, je devrais peut être vous laisser poursuivre votre visite du musée. » Etrangement, mon Je devrais sonne comme si je lui donnais l’ordre de me laisser tranquille maintenant. J’ai eu ce que je pouvais espérer vouloir de notre conversation –même si je n’en avais aucune idée lorsqu’elle m’avait abordé – et il ne sert à rien de s’étendre inutilement sur des sujets futiles. Sauf si elle veut repartir sur une discussion concernant mon génie, mon talent et sur l’art dont je suis l’un des maîtres. A mon humble avis.

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MessageSujet: Re: Mais qui a fait ces merveilles ? - Feat Rafiki - Terminé   Dim 2 Fév - 15:56

    Il semblerait que pour le peintre, la musique ne soit pas particulièrement sa tasse de thé. Pourtant, je suis sur qu'à mon contact, il l'apprécierait mieux. Enfin, je ne sais pas, je suis peut être trop orgueilleuse sur mes talents, mais jamais personne ne m'a dit que ma musique n'était pas belle. En même temps, ce ne sont pas des choses qui se disent, mais Rafael semble être quelqu'un de terriblement franc et s'il vient me voir, il me le dira assurément. Encore faudrait-il qu'il vienne, car si l'invitation était lancée, il n'y avait rien d'écrire dans la pierre, je dirais plutôt que cette invitation était écrite dans le sable, un sable en bord de mer, qu'une vaguelette pourrait venir effacer. Mais peut être qu'il viendra. S'il ne semblait pas très motivé, le fait que je travaille au Masquerade semblait avoir changé la donne, pour une raison qui m'échappait encore. Mais je ne pouvais pas tout savoir, surtout concernant sa vie à lui, il avait sans doute un quelconque avantage à venir me retrouver là-bas, même si je n'étais peut être pas sa source principale de motivation. En tout cas, il semblerait qu'il veuille bien venir, en passant totalement incognito. Les gens ne viennent pas au Masquerade pour l'art, surtout pas celui dont il est l'auteur. La peinture n'est pas même un sujet qui revient souvent dans les conversations des clients. Enfin, s'il n'avait pas de chance quelqu'un pourrait le reconnaître ce soir là, n'est ce pas ? Oui, c'est un risque à prendre, enfin, un risque proche de zéro. Les gens viennent au Masquerade pour boire, et voir des jolies filles danser, vendre leur corps sur scène. J'étais belle, mais je n’exhibais jamais mes courbes sur la piste de danse, je n'avais pas été recrutée pour ça de la part d'Aiden. Mon domaine, c'était la musique, un peu le chant aussi, et je devais servir les gens quand c'était mon tour de jouer à la barmaid, mais la danse, non, ce n'était pas pour moi même si je savais que je pourrais y arriver avec l'entraînement adéquat. Le peintre sembla réfléchir sur le fait qu'il pourrait venir tranquillement au Masquerade, il semblait carrément perdu dans ces pensées, se demandant peut être si c'était une bonne chose qu'on ne puisse pas le reconnaître. Il lâcha un petit "assez", comme s'il se parlait à lui même. J'en fus quelques peu surprise, mais je ne disais rien, il enchaîna tout de suite sur d'autres paroles, ce n'était sans doute rien du tout. Il préférait donc ne pas être reconnu. C'était à la fois logique mais aussi un peu étrange. Il semblait être quelqu'un avec un ego d'une taille plutôt importante, pourtant, il ne voulait pas qu'on le reconnaisse. Je ne savais pas quoi en penser, mais après tout, cela ne me regardait pas. Nous étions toujours devant sa toile, et notre conversation pourrait durer encore des heures, pourtant, ce ne fut pas le cas. Il me dit que je devrais continuer la visite. Enfin, il ne le formula pas exactement de cette façon, mais il me fit comprendre que pour le moment, nous n'avions plus rien à nous dire, ce qui me fit sourire. Il y avait tellement de choses à dire sur ce qu'il y avait dans cette galerie.

    " Oui, vous avez probablement raison. Il y a beaucoup de choses à découvrir ici. Ce fut un plaisir de vous connaître. On se voit au Masquerade alors. "

    Et je lui faisais un petit sourire, accompagné d'un petit signe de tête, autrement dit, je lui faussais compagnie, tournant lentement les talons vers une autre oeuvre d'art, d'un autre artiste qui ne devait pas être là, juste à côté de moi.
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Mais qui a fait ces merveilles ? - Feat Rafiki - Terminé

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