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 Kyli&Cordy | Kiss me or Kill me

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MessageSujet: Kyli&Cordy | Kiss me or Kill me   Lun 13 Jan - 5:33

Kiss me or Kill me
Cordelia ∞ Kylian


did you miss me? i thought you were dead. well, i came back for you. i thought you didn't care. come on, kiss me or kill me. which will it be? we both know that you are only capable of one.


Un frisson parcourait sa nuque, un long et irritant frisson qui grimpait sur son épiderme. Kylian sentait ses muscles se contracter et ses sens s’endormir. Ce n’était point une douleur qui persistait, mais un simple désagrément qui refusait de tourner les talons. Il marchait machinalement sans véritablement y réfléchir, secouant le coup de vent qui s’imprégnait sur sa peau d’un léger coup de tête. Pourquoi devait-il toujours aller là où il faisait froid? Bien évidemment, l’été berce toute la Nouvelle-Orléans, mais pour celui qui se baladait sur quatre pattes avec de grandes oreilles il y a quelques mois, une fraîche soirée au Nord de la ville, c’était suffisamment froid pour se plaindre. Mais était-ce mieux ainsi? Qu’il concentre son esprit sur son inconfort plutôt que sur les regards? Les regards de méfiance ou pire encore : le silence. Storyville n’avait jamais été un coin fréquentable. Du moins, un coin parfois plaisant pour un homme noyé dans la solitude, les distractions ne manquaient pas : entre femmes, alcools et drogues, il y avait le choix. Ce n’était ni la quantité, ni la sélection qui rebutait le jeune Daybreaker, mais plutôt la qualité. Or, il devait avouer, il n’était point un saint et connaissait ses rues. Mais, depuis quelques jours, Storyville n’avait plus la même allure. On y trouvait plus cet éclat. Un éclat de liberté et de débauche alimenté par un marché noir et prospère. Il fallait dire, lors des temps durs, les distractions de haut calibre étaient toujours en demande. Le luxe ne courut jamais dans ses rues, ce fut plutôt les rats. Pourtant, la misère et la pauvreté n’avaient jamais écrasé leur verve. Au contraire, la vigueur des habitués avait toujours surpris Kylian. Vivant sous un lit de magots et de crasse, dormant enrobés d’une brume mythique, leur vie de bohème suivait le rythme de leurs faibles cœurs. L’indigence n’avait rien d’un poème, c’était plutôt une courte phrase lugubre, vidée de sens et remplie de fautes. Et pourtant, dans cette insécurité frôlant la folie naquit une micro société où la violence est maîtresse. Dans les faits, c’était tellement peu fréquentable comme endroit et les meurtres étaient tellement fréquents que la police n’osait même pas s’y aventurer, mais Kylian essayait de lui trouver un certains charme. Peut-être était-ce une sorte de compassion qu’il exprimait en tentant d’extirper la pitié du quartier du Nord, lui qui avait vécu avec si peu de moyens durant toute sa jeunesse. C’était définitivement son vécu qui perturbait sa perception.

Malheureusement, sa nouvelle nature ne semblait pas coïncider avec les dernières nouvelles. La percée de zombie au Nord de la ville angoissait la population entière. Inquiète et martyrisée par l’inattendue, elle s’enfermait derrière une muraille farouche et muette, prétextant favoriser sa survie. Kylian savait qu’il était une proie, qu’une erreur de sa part pouvait l’identifier au monde et l’exposer à la chasse des Shadowhunters. Sa simple présence ici attirait les regards. Sa simple présence ici paraissait douteuse. Or, il est vrai qu’elle était inhabituelle, mais elle n’était pas anodine. Pour être sincère, Kylian ce serait bien passé de la touche frisquette et de la panique tellement présente qu’elle commençait à faire travailler son cœur comme s’il courait un marathon. Mais, il devait être ici. Il rejoignait un homme, très influent dans le réseau frauduleux, qui avait de précieuses informations à lui donner. Et que ne ferait-il pas pour faire un demi-pas supplémentaire vers les failles du gouvernement? Se pavaner devant l’antre de la bête enroulé dans du bacon? Bien sur. Et c’est ce qu’il fit, en attendant dans l’ombre à un coin de rue, surveiller par l’oubli. Lorsqu’il comprit que son voyage fut futile et que sa cause était perdue, il rebroussa chemin. Mister Knightley s’était fait posé un lapin et il n’était pas prêt de l’oublier. Comme quoi, l’odeur du bacon avait fini par attirer toutes sortes de petites bêtes. Sur son chemin du retour, il réalisa en quelques instants qu’il était suivi. Il dût se mordre la lèvre plus d’une fois pour résister à l’idée de se retourner  sous l’effet de la surprise et de dévorer les trois voyous à ses trousses. Pour être franc, Kylian n’avait toujours pas mangé aujourd’hui et la faim devenait irrésistible. Mais la raison fut plus forte, être démasqué ici, c’était suicidaire. La fuite. Fuir était la seule solution. Marcher. Vivement, mais avec nonchalance. Un pas saccadé derrière l’autre. Kylian devait semer ses agresseurs, il avait l’avantage d’une vitesse supérieure. Mais était-ce sage de se risquer dans un labyrinthe à peine exploré alors que l’ennemi en possède une carte dans son esprit? Lorsque le gérant se heurta à un cul-de-sac, il apprit la réponse à ses dépens. La distance entre Kylian et les bandits diminuaient, alors qu’il faisait toujours face au mur de brique qui le coinçait. Il entendait leurs pas, lourds et lents, de plus en plus forts. Il pouvait s’imaginer leurs mimiques victorieuses, éblouissant leurs visages sales. Kylian glissait une main derrière sa nuque, agrippant la peau de son cou, combattant contre toute sensibilité dévorante. Son mouvement était machinal, obsessif et inquiétant. Il frottait constamment l’arrière de son cou, remontant à sa tête, comme s’il tentait de planter ses doigts dans sa chair, comme s’il tentait d’arracher ses idées noires de son esprit. Tout comme un chien salivant devant un steak, l’auras de ses hommes l’appelaient. Une exigence incessante et enivrante. Et lorsque la distance entre eux fut négligeable, Kylian se retourna, animé par une soudaine illumination. Son ombre pouvait le sortir de tous ses soucis. Un homme l’approcha, prononçant des phrases que le daybreaker n’écouta pas. Sa seule réponse serait son fantôme noir qui le réduirait au silence. Mais lorsque Kylian voulut s’exécuter, il sentit son ombre à peine se trémousser sur son dos et sa faim s’amplifier. Oh non. En état de jeûne, ses pouvoirs étaient inaccessibles. Devant le silence de Kylian, le voleur n’attendit guère longtemps avant de lui mettre une droite en pleine figure. Et le combat s’engagea, à trois contre un, Kylian n’eut plus le choix. Il commença à vider l’un des hommes de son âme, mais fut interrompu par une lame qu’on planta dans son dos. Prenant du recul, le daybreaker resta un instant immobile à quelques pas des bandits qui se munirent tous d’une lame. Déjà qu’il n’avait jamais été le plus efficace en corps à corps, -mais tout de même débrouillard- il devait maintenant s’assurer qu’aucun autre objet tranchant ne pénètrerait sa chair. D’ailleurs, il arrivait à peine à prendre conscience de la gravité de sa blessure tellement l’adrénaline le pompait. Un petit instant, cette situation le fit sourire, lui rappelant de merveilleux souvenirs de son enfance où il fut le souffre-douleur de nombreux camarades. Mais ce joyeux sarcasme fut court, alors qu’on le menaçait à nouveau. Dans les faits, ses chances de survie étaient ridicules.

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MessageSujet: Re: Kyli&Cordy | Kiss me or Kill me   Mer 15 Jan - 23:22





Se laissant traîner dans se quartier indigent de la Nouvelle-Orléans, Cordelia observait les décors fétides, putrides, rebutant son humeur, lui laissant cet arrière-goût dégueulasse et écœurant au fin fond de sa gorge. Tout cela lui donnait envie de se réfugier au Little Darlings et de laisser un vieux Bourbon faire le tout, de purifier cette gorge où l’aversion avait prit niche. Vêtue comme à sa grande habitude, un slim noir drapant ses longues et fines jambes, un décolleté de la même couleur, avant de finir avec une veste entrouverte qui complétait le tout, elle ne pût s’empêcher de penser que sa simple présence dans ce quartier le rendait déjà un peu moins écœurant. Roulant les yeux face à tout et rien, la sorcière se demandait réellement si le bar en valait réellement la peine. Dieu sait qu’elle pourrait tout simplement se réfugier chez Connor, dans un confort qu’elle n’avait littéralement pas connu depuis des siècles, mais Storyville lui offrait une bien meilleure tanière que n’importe quel autre quartier. Personne ne viendrait la trouver aussi. D’apparence si superficielle et capricieuse – elle l’était un peu, à vrai dire – personne ne s’imaginerait qu’elle oserait s’aventurer dans des ruelles aussi macabres. Pourtant, c’était le cas et lorsqu’elle justement s’aventura dans l’une d’entre elles et apperçu des pauvres hommes sans manières s’attaquer violemment à un jeune homme, elle ne pût s’empêcher de rouler les yeux, tout en se frottant la tempe. Comment pouvait-on être aussi pathétiques et imbéciles? La sorcière s’apprêtait à brousser chemin avant qu’elle ne mette un nom sur l’un des visages. Kylian. Elle observa donc la scène, là camouflée dans les ténèbres, discrète et silencieuse comme elle l’avait toujours été, avant d’être pris d’un élan de bonté qu’elle n’arriva pas à expliquer. S’approchant ainsi avec cette démache désinvolte habituelle, elle cloua ces truands dans des illusions horribles ; mort, décapitation, torture, n’importe quoi qui pourrait les immobiliser ou tout du moins les occuper le temps qu’elle s’approche du corps étalé sur le sol froid de la ruelle. Levant un sourcil, la démone put enfin confirmer ce qu’elle pensait ; c’était bel et bien lui.

Elle ne put s’empêcher de pouffer un rire discret, étouffé entre ses lippes tendrement rosées et suffisamment pulpeuses, alors que ces dernières s’étiraient dans un sourire en coin à la vue du jeune homme à ses pieds. Sa carcasse longeant aux côtés des talons hauts de la sorcière, elle fût tentée de le pousser du pied, question d’avoir une meilleure vie sur son visage tendrement camouflé dans cette obscurité. Mais elle n’était pas dupe, elle savait pertinemment qui se trouvait à ses pieds. Un homme, cela va de soi, mais par n’importe lequel. Celui-là, elle le connaissait. Elle le connaissait que trop bien, d’ailleurs. Et, bien malheureusement pour la démone, c’était réciproque. Lui aussi l’avait vu sous toutes ces facettes, même celles que les hommes les plus éperdument amoureux de la sorcière auraient souhaités un jour découvrir. Il les connaissait tous, et au lieu de l’apaiser, ça la dégoutait plus qu’autre chose. Elle se demandait d’ailleurs si le sauver de cette attaque de truands avait été l’idée la plus perspicace qu’elle ait eu. Vraisemblablement, elle aurait mieux fait de le laisser pourrir comme tous les autres déchets trainant à Storyville, mais c’était différent avec lui. Malgré tous les efforts qu’elle faisait pour l’oublier, leur passé demeurait, fort, inébranlable et attaché à sa place. Elle ne pouvait changer cette façon dont il avait prit soin d’elle alors qu’elle venait tout juste de sortir de Darkness Falls, elle ne pouvait pas non plus oublier cette vulnérabilité à laquelle elle s’était honteusement adonnée suite à cet évènement, complètement déboussolée et dépaysée par ce nouveau monde dont elle avait seulement eu rumeurs. Certes, il ne lui fallut pas plus de quelques semaines pour retrouver son confort habituel dans ce monde, et aussitôt décidé, elle avait disparu dans les ténèbres comme elle savait si bien le faire. Évènement quelconque pour la sorcière, mais tragique épisode pour le beau brun qui tomba justement dans les ténèbres suivant les jours de son départ. Cordelai n’était aucunement la cause de ces derniers, malgré ce que nombreux pourraient penser de la créature sulfureuse, mais elle n’avait nul doute, comme avait n’importe quel homme, elle serait celle à blâmer pour leur malheur. On lui avait trop souvent mis la faute sur le dos pour que cela ne lui cause qu’un seul remord ou un quelconque sentiment de regret ou d’amertume.  Ce beau brun – dénommé Kylian – était un pilier de son passé, tout du moins celui dans ce nouveau monde, mais il ne représentait aucune valeur à ses yeux, ou tout du moins c’est ce dont elle essayait de se convaincre après lui avoir justement sauvé la vie. « Mon pauvre, tu ressembles vraiment à rien. » persifla-t-elle, désinvolte, mais insolente, un contraste qu’elle contrôlait à merveille, alors qu’elle toisait ce teint un peu pâle, ces traits éreintés et probablement harassés par la douleur dont il était victime.

La brunette fit quelque pas autour de la carcasse ensanglanté de cette connaissance du passé, le regardant se vider moins en moins de cette essence de vie écarlate. Il semblait même prendre une allure plus que modeste plus les secondes passaient. Laissant la sorcière perplexe quelques instincts avant qu’elle ne décide de se préoccuper sur des choses plus importantes, mais surtout plus pénibles. Les corps de ces assaillants jonchant le sol, coincés dans des illusions qu’elle leur faisait présentement subir, la sorcière ne voyait pas réellement d’autres solutions que de se débarrasser d’eux. Dieu sait que n’importe qui l’ayant rencontré pensait très peu d’elle, qu’elle n’était qu’une psychopathe comme une autre, une meurtrière sans réels motifs, certains pensaient même qu’elle prenait plaisir à trancher la chaire. Ils ne pouvaient pas être plus loin de la vérité. Cordelia n’opérait de la sorte seulement pour survivre. Elle savait pertinemment que si elle laissait ces hommes vivres, ils réussiraient à la retrouver elle, et essaieraient de prendre sa revanche sur elle. Tout cela lui donnait la sensation d’avoir les mains attachées dans le dos, de ne pas être totalement et ultimement libre. Ce qu’elle détestait plus que tout, en somme. La brunette attrapa ainsi l’une des lames que possédaient un des ses truands, la regarda quelques secondes avant de les enfoncer dans la gorge de chacun d’entre eux. Avec froideur, mais certainement pas avec plaisir. La plante sulfureuse ne faisait seulement ce qu’elle savait qu’elle avait à faire, rien de plus, rien de moins.

La demoiselle déposa ainsi ses iris marron dans les yeux du beau brun qui semblait déjà reprendre de ses forces étrangement. Lentement, elle se pencha, ne cessant de soutenir ce regard azuré qu’elle chérissait tant. « Que vais-je faire de toi, hein Kylian? » souffla-t-elle, relevant sa tête du bout de lame qu’elle tenait toujours dans sa main frêle. « Allez, lèves-toi. » ordonna-t-elle presque. Suite à cela, elle se releva, reprenant une certaine posture droite, mais toujours aussi désinvolte et nonchalante, alors qu’elle continuait de s’éloigner de lui, faisant claquer ses talons sur le sol froid de cette ruelle sordide dans lequel ils s’étaient tous les deux aventurés, stupidement de la part de Kylian et étrangement héroïquement de la part de la sorcière. Elle se laissait amadouer de plus en plus à présent qu’elle était de retour dans ce monde, chose qui lui déplaisait plus que tout, qui la faisait griser comme rien d’autre. Il ne fallait surtout pas lui montrer qu’au fond, elle lui était reconnaissante de l’avoir jadis aidé, il ne fallait pas lui montrer que si elle était très loin de l’aimer, elle ne le détestait pas non plus, contrairement à la moitié de la population qui lui faisait rouler les yeux dans les situations les plus anodines et futiles. Cordelia se retourna alors, faisant valser cette longue chevelure brune, épaisse de par ces magnifiques boucles, mais soyeuse de par le soin dont elle lui concédait. « Dis-moi, mon chaton, ta mère ne t’a-t-elle jamais appris qu’il ne faut pas s’aventurer dans les quartiers malfamés à des heures si tardives? » concéda-t-elle d’abord, avant de lever les sourcils et de pencher la tête de façon nonchalante pour poursuivre ce pic qu’elle avait débuté : « Je suppose qu’elle est morte avant de te pouvoir te le dire. Tragique, vraiment.» persifla-t-elle, un léger sourire vicieux s’esquissant sur ses lippes. Dure, méchante, vicieuse, froide, sournoise, une salope de première classe, une vraie de vraie conasse. C’était un peu ce qu’elle était, ou tout du moins, ce qu’elle avait toujours été ces derniers siècles, l’innocente Narcissa du treizième siècle enterrée à jamais le jour où elle s’était pendue.


_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: Kyli&Cordy | Kiss me or Kill me   Jeu 16 Jan - 9:23

Kiss me or Kill me
Cordelia ∞ Kylian




Un cri. Un cri bestial. Viril. Brut. Animal. Un cri de douleur. Rauque. Perçant. Un cri exprimé par la chair déchirée. Un cri venant du corps et dominant l’esprit. La première fois qu’une lame l’avait lacéré-pas dans le style égratignure, plutôt dans le style morbide-, il avait peut-être 13 ans. Il s’était fait embêté par des garçons plus âgés et vu que Kylian se défendait, un des petits voyous avait sorti son couteau suisse. Le plus petit avait réussi à s’en sortir, mais s’était fait planté la lame dans la cuisse. Lorsqu’il était gamin, il se battait souvent et d’une certaine façon, cela lui servait aujourd’hui : il avait appris à se défendre avec le temps. Puis, à chaque blessure, sa mère était là. Sa tendre sorcière qui le consolait une fois à la maison et qui prenait soin de lui. Elle faisait disparaître ses blessures comme par magie. Ou plutôt, grâce à sa magie. Avec humour et délicatesse, elle savait panser son corps et son esprit en une question de minutes. Mais aujourd’hui, Kylian était seul -gracieuseté du gouvernement-   face à ses démons et ses tourments. Mais particulièrement seul face à trois hommes armés. Pour être sincère, il s’en sortait plutôt pas mal, mieux que je ne l’aurais cru même. Être un daybreaker avait ces avantages. Sa vélocité et ses sens surpassaient ceux des hommes. Mais encore plus remarquable, Kylian souffrait de famine. Une famine constante. Dévorante. Persistante. Irritante. Une faim qui transformait le prédateur en monstre. Un monstre sans contrôle et dont l’entendement frôlait la folie. Et pourtant, longtemps, le meurtre rebutait Kylian. Il n’était pas un ange, mais définitivement pas insensible à voler des vies. Aujourd’hui, il commençait tout juste à cohabiter avec cette fatalité au profit de ses pouvoirs croissants. Or, le contrôle qu’il avait sur sa faim était toujours extrêmement limité. C’est pourquoi il se battait sans manifester sa douleur-ou du moins, un bon mélange d’adrénaline, de folie et de faim-, à peine quelques grognements pouvaient fuir de sa bouche, mais sans plus. Alors qu’il entendit quelques claquements de talons au bout de la ruelle, ses adversaires commencèrent à se tortiller dans un tourbillon de supplices. Devant leur vulnérabilité, Kylian s’immobilisa, debout, prenant conscience de son souffle accéléré et de son cœur suractivé. Mais il prit surtout conscience de ses blessures et de l’importante perte de sang qui le fit s’effondrer au sol –ou peut-être même s’évanouir -. Il resta coincé entre l’état de transe et la conscience quelques instants, alors que les claquements félins de talons se rapprochaient de ses oreilles. Kylian les entendait distinctement, mais il ne les reconnu pas immédiatement, ils n’attirèrent pas son attention d’emblée. Pourtant, il connaissait si bien cette démarche unique. Ces pas forts, autoritaires, sensuels. Le daybreaker aurait dût la reconnaître il y a bien longtemps. Mais sa demi-conscience ne semblait pas aussi vive d’esprit. « Mon pauvre, tu ressembles vraiment à rien. » Il eut besoin de sa voix cristalline pour ouvrir les yeux. Cette sonorité, ce ton, cet air faussement compatissant…ses détails-là, ses sens ne pouvaient les ignorer. Il l’aurait reconnue parmi des milliers cette voix si familière qui avait rempli ses rêves un certains temps à New York. Kylian se retourna en s’appuyant sur son dos pour poser ses yeux sur ce mirage perdue, mais impossible à oublier. Comment effacer ses traits divins, cette chevelure bouclée et soyeuse, ses lèvres fines et juste assez pulpeuses. Cordelia. Perdue. Innocente. Faible. Paniquée. La première fois qu’il l’avait vue, elle semblait sortir d’un champ de bataille, elle semblait avoir vécue une guerre incessante, avoir été victime d’une peur constante. Il lui offrit ses bras pour la protéger, même si elle n’en voulait pas. Il lui offrit son toit. Son temps. Son affection. Sa protection. Sa vie. Ses lèvres. Son lit. Mais dès qu’elle eut tout ce qu’elle voulait de lui et qu’un premier obstacle se dressa sur leur passage, malgré tout ce qu’ils avaient partagé, elle prit la fuite comme une voleuse. Il découvrit à ses dépends sa nature volage. Égoïste. Manipulatrice. Opportuniste. Lâche.  À cause d’elle, son frère ne voulait plus l’écouter. À cause d’elle, il ne réussit pas à sauver sa mère. À cause d’elle, sa vie perdit son sens. Elle l’avait trahi, utilisé, manipulé, abandonné. Et pourtant, il l’avait…Non. Pas ça. Ce mot là était trop poétique pour Cordelia. Trop sensible pour Cordelia. Trop fort pour Cordelia. Elle n’avait pas eue droit à ce privilège. Elle aurait pu, mais elle avait fuit avant. Et s’il y avait bien une chose pour laquelle il pouvait lui être reconnaissant, c’était bien ça : qu’elle soit partie avant. Avant que l’attachement ne se transforme. Avant qu’elle ne prenne trop d’importance à ses yeux. Avant que son départ ne devienne trop douloureux. Désormais, elle n’était que Cordelia. Un démon de son passé. Une simple et franche salope. Du moins, c’était ce qu’il avait fini par se convaincre de croire en se le répétant suffisamment. Mais en la revoyant ce soir, malgré son état misérable, elle ne le laissait nullement indifférent. Elle animait une haine, une rancœur et une douleur. Tout en ravivant un désir, une fragilité et des fantasmes. Il ignorait si c’était sa tête qu’on avait cogné trop fort, mais il hésitait fortement entre la violer dans la ruelle ou la dévorer. Le dilemme était en cours de délibération.

La sorcière –qui portait si bien son nom– se releva en contournant l’accumulation de sang dont il avait été dépouillé. Pendant ce même instant, Kylian réalisait l’état minable de son cadavre. Ses blessures n’étaient pas si majeures, c’était la vie liquide qui s’était échappé de lui qui était dramatique. Heureusement, la coagulation précoce et la production de globule rouge étaient extrêmement rapides chez les Daybreakers, même novice. Alors qu’il reprenait des couleurs, il vit Cordelia planter froidement une lame dans les gorges de ses agresseurs. Il devait avouer que le spectacle le fit frissonner. D’abord, il n’imaginait tout simplement pas sa Cordelia faire une telle chose, même si plus rien d’elle ne le surprenait vraiment.  Et deuxièmement, même s’il s’habituait à prendre des vies, il le faisait toujours proprement. Sans éclat digne des films d’horreur. Mais alors qu’elle s’exécutait, Kylian réalisa enfin quelque chose de singulièrement perturbant : elle lui avait sauvé la vie. Avec cette variable de plus dans l’équation, plus rien ne balançait. Elle aurait pu le laisser pour mort. Elle aurait pu passer à côté de lui et continuer sa route sans savoir s’il allait peut-être mourir ce soir. Mais qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire qu’il meurt? Eh bien oui, mon cher ami, cela devait certainement lui faire quelque chose pour qu’elle intervienne. Et contre son gré, pendant quelques longues secondes, Kylian sourit. Mais ce fut bref. Sincère, mais éphémère. Elle ne pouvait pas tout se faire pardonner d’un geste. Il ne pouvait pas tout oublier en une soirée. Et il n’avait pas véritablement besoin de s’en convaincre pour y croire, Kylian était bien trop borné et rancunier. Il souhaitait du plus profond de son coeur goûter à sa vengeance. Il voulait lui faire payer. «Que vais-je faire de toi, hein Kylian?» Le jeune homme baissa les yeux vers la lame qu’il avait sous le menton, voulant bien prendre conscience de sa position avant d’ouvrir la bouche. Puis il posa son regard dans le sien. « Je sais pas. Que vas-tu faire de moi, Cordelia. Tu me surprends d’être simplement toujours là, normalement, tu prends la fuite lorsque je suis à mon plus bas. » Il changea de ton lorsqu’il prononça son nom complet pour souligner le ridicule dont elle avait fait preuve en prononçant le sien en entier. Non mais, sincèrement. Cela faisait bien longtemps qu’il avait dépassé ce stade. Il lui répondit d’un léger pic, pas très offensif, pas très dérangeant, juste assez pour lui exprimer son mécontentement de la voir. . «Allez, lèves-toi.» Kylian exécuta l’ordre sans se faire prier, il n’apprécierait pas particulièrement le sol glacé. Il regarda alors la jeune femme s’éloigner lentement, fixant chaque pas qu’elle faisait. Il resta immobile, attendant la phrase. La première vraie phrase qu’elle allait lui dire après tout ce qu’il venait de se passer. Après tous ses mois de silence. «Dis-moi, mon chaton, ta mère ne t’a-t-elle jamais appris qu’il ne faut pas s’aventurer dans les quartiers malfamés à des heures si tardives? Je suppose qu’elle est morte avant de te pouvoir te le dire. Tragique, vraiment.» Alors là. Si elle ne souhaitait recevoir aucune tendresse de sa part ce soir. Elle visait juste. Très très juste. Elle touchait le seul sujet qu’il ne fallait pas. Sa mère. Elle n’avait aucune pitié. Mais tant mieux, il n’avait pas l’intention de lui en montrer. Kylian choisit de rester calme. Il choisit de rester de marbre alors que tout son être se révoltait à l’intérieur de lui. Il lui aurait sauté à la gorge, là, maintenant, tout de suite, sans réfléchir. Mais au contraire, un sourire amer se dessina sur son visage. Il garda ses deux mains dans ses poches et il lui répondit d’une froideur qu’elle n’avait jamais connue de sa part. Il lui servit sa propre comédie. « Oooh… Mais comme tu me fais pitié, ‘Delia. Tu disparais pendant 1 an et demi, tu me sauves la vie parce qu’au fond, tu ne supporterais juste pas de vivre dans un monde où je ne serais pas et tu tentes de couvrir tes traces de sensibilité en remuant le couteau dans ma plaie la plus profonde. Allez! C’est trop faible de ta part, t’as pas mieux que ça? J’crois que t’as oublié deux choses dans ton approche, ‘Delia.  » Il termina sa dernière phrase en relevant le doigt, comme un professeur qui s’apprête à nous éclairer de son savoir. Mais pour être bien certains qu’elle comprenne son explication, il prit le temps de s’approcher pour réduire la distance entre eux à peut-être un mètre. « Premièrement, tu n’es pas la seule à avoir changé depuis le premier jour où on s’est rencontré et de deux… » Pour lui dévoiler la seconde partie de son discours, Kylian s’avança encore, réduisant la distance entre eux à presque rien. Ses mains étaient toujours calmement posées dans ses poches et pourtant, il n’avait rien de rassurant. Il termina son monologue en rapprochant ses lèvres de son oreille comme l’aurait fait un enfant pour dévoiler un secret. Il baissa même légèrement le volume de sa voix.
« T’as… égorgé… mon repas. »
Il prit une pause entre chaque portion de sa phrase. Le daybreaker la prononça lentement, avec une pointe d’énervement qui s’accentuait. Et dès qu’il émit son dernier mot, Kylian bondit sur elle de sa vitesse surhumaine, en un instant, il la plaqua contre le mur. Son avant-bras droit fut placé juste au dessus de sa poitrine pour l’immobiliser contre la brique et sa main gauche avait plongé directement pour la main droite de la jeune femme pour empoigner la lame qu’elle avait entre ses doigts, l’empêchant ainsi de l’utiliser contre lui. Pour être bien certains qu’elle ne pourrait fuir, il coinça son propre corps contre le sien. Cette nouvelle position éveilla des pulsions assez différentes des premières, mais cela ne suffisait plus pour l’épargner. Elle ne connaissait pas sa nouvelle nature. Son nouveau tempérament. Ses envies meurtrières. Non, tout cela lui était inconnu, mais elle allait y goûter. Voyons comment elle allait le soumettre à ses illusions destructrices alors qu’il lui arrache doucement son âme. C’est d’ailleurs ce qu’il ne se fit point patienter de faire. Dès qu’il entra en contact avec sa peau, il commença à extraire la vie en elle. Peut-être qu’en temps normal, il aurait été plus doux. Pas nécessairement plus gentil, mais assurément moins… brutal. Malheureusement pour elle, ce soir, la faim surpassait le désir, la haine et la gratitude. Plus rien n’avait d’importance aux yeux de Kylian, plus rien, sauf satisfaire cette insupportable besoin. Ce vide impossible à remplir.


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MessageSujet: Re: Kyli&Cordy | Kiss me or Kill me   Sam 18 Jan - 21:47





Une apparence calme, un visage froid, terne, sans émotions. À priori convaincante, cette apparence ne dupait pas pour autant la sorcière. Elle savait pertinemment qu’elle avait ciblé un sujet tabou, un terrain sur lequel il ne fallait pas s’aventurer, ou tout du moins, pas elle. Parce qu’il lui en voulait à elle. Parce qu’il lui mettait la faute sur son dos à elle. C’était tout simplement impossible pour la sorcière d’oser penser à placer quelques mots sur ce sujet, tout du moins aux yeux de Kylian. Et pourtant, elle l’avait fait. Elle avait tergiversé sur ce sujet qu’il ne fallait pas aborder, dont elle n’était pas autorisée au vu de ses actions passées, mais depuis quand Cordelia avait-elle besoin d’une quelconque autorisation pour se permettre quoique ce soit? Elle comptait bien causer sur tout ce qui lui plairait bien. Et ce n’est certainement pas Kylian qui l’en empêcherait, malgré cette affection qu’elle avait eu à son égard lors de son arrivée dans ce nouveau monde. Une affection qu’elle croyait dissipée à présent qu’elle s’était adapté à toutes ces nouvelles conditions et qu’elle avait quitté le navire, mais il semblerait qu’elle n’ait pas pu s’empêcher de lui sauver la vie. Ce n’est pas pour autant qu’elle tenait absolument à reprendre contact avec lui ou quoique ce soit. Au contraire, elle pourrait disparaître, là, à nouveau, sans préavis. Elle avait seulement tenu à lui sauver la vie, lui rendre l’appareil, pour ce qu’il avait fait. Une bonté de cœur qu’elle ne se connaissait pas et qui, à vrai dire, la rendait presque malade. Cordelia observait ainsi la carcasse qu’elle venait de sauver, toujours aussi perplexe de cette guérison rapide, mais les métamorphes étaient reconnus pour cela, pensa-t-elle. La démone observa aussi ce masque de marbre se fracasser, laissant transparaître un fin et discret sourire amer, un sourire qui trahissait ces vrais sentiments, ce qu’il ressentait au fin fond de lui. Ce n’est qu’ensuite, sur ses propres lippes rosées, qu’un sourire s’ébaucha discrètement. Un sourire narquois, un air railleur accroché à ce visage de séductrice. Ceci dit, elle ne put s’empêcher d’hausser un sourcil lorsque le brun renchérit sur leur petite dispute. Pitié, faible, Monsieur utilisait définitivement les gros mots, et surtout, des choses qu’elle aussi ne voulait pas entendre de son côté. Sensibilité, quel mot horrible. En réaction à cette brève altercation, la sorcière se contenta de hausser les épaules, d’un air indifférent, peut-être même un peu ennuyé, alors qu’elle croisait les bras au dessous de sa poitrine, les deux sourcils eux aussi haussés. « Et quelles sont-elles? Je suis certaine que tu meurs d’envie de m’en parler. » Dit-elle en roulant les yeux, blasée, indifférente, ne démontrant ni même l’once d’une fracture dans son masque à elle. Kylian était peut-être doué pour mentir, mais la belle plante le faisait depuis sept siècles à présent, ils ne jouaient tout simplement pas dans la même cour.

Il leva le doigt en l’air, tel un professeur qui a un dernier mot à dire à ses étudiants avant qu’ils ne quittent la classe. Perplexe, la sorcière leva d’abord un sourcil une énième fois, avant de pouffer un léger rire, beaucoup plus amusée par la situation qu’autre chose. Kylian et Cordelia se ressemblaient sur ce point : ils abordaient tous les deux le sujet dont il est question avec une certaine raillerie, une ironie quelconque, avant de finir avec une froideur. La brunette attendait donc patiemment que le bel apollon tronque cet air railleur pour un masque plus froid et lisse. Se rapprochant tous les deux l’un de l’autre, sans aucune frayeur dans les yeux, rien qu’une certaine compétitivité, ils s’observaient tous les deux. Kylian causait, Cordelia, elle, écoutait. Bien que sa nature désinvolte donnait l’impression qu’elle n’écoutait pas vraiment, ses oreilles étaient grandes ouvertes à ce qu’avait à lui dire le beau brun. Lui faisant part qu’elle n’était pas la seule à avoir changée, elle eut presque envie de le remettre à sa place, de lui confesser qu’elle avait toujours été comme ça aussi loin puisse-t-elle se rappeler, que cette vulnérabilité qu’il avait vu il y a deux ans n’avait peut-être pas été feinte, mais elle n’avait pas été naturelle pour autant. Ça serait trop lui dire, cela dit. Il ne méritait aucunement ce genre de confessions, non plus aimait-elle dévoiler ce genre de choses à son propos. Non, elle se tût, patientant pour la deuxième chose que voulait lui avouer Kylian, qui se baissa et s’approcha de son oreille comme pour lui dévoiler un secret. La sorcière ne s’attendait définitivement pas à une déclaration d’amour, au contraire, elle se préparait à une verve acerbe de la part du jeune homme, mais ce n’est pas exactement ce que lui souffla le beau ténébreux dans ses oreilles. Plissant les yeux, plus que perplexe, la sorcière n’eut à peine le temps de digérer l’information qu’on venait de lui transmettre qu’elle se faisait déjà bondir dessus dans le but d’être dévorer. Ironique, n’est-ce pas? Dos plaqué froidement et sauvagement contre un mur, l’avant-bras musclé du jeune homme vint s’écraser sèchement contre la poitrine de la démone, et sa seule arme de défense fit neutraliser. Elle sentit le besoin de rouler sa langue plusieurs fois dans sa bouche, allant presque à se mordre l’intérieure de sa joue rien pour colère de cet affrontement de la part de cette vieille connaissance qu’elle venait de sauver.

Un sentiment d’asphyxie ne tarda pas à se faire ressentir alors qu’elle comprit enfin ce à quoi elle faisait face. Kylian n’était plus le métamorphe qu’elle avait jadis rencontré, il était à présent une énième création de ces satanés zombies. Un vrai monstre, littéralement. Et elle connaissait que trop bien ce qu’il était en train de lui faire subir présentement. Perdant peu à peu de son essence de vie, elle savait pertinemment que si elle ne l’arrêtait pas, elle allait finir par mourir, vidée de cet énergie si vitale, et pourtant si éphémère. Cordelia ne tarda donc pas à contre-attaquer, à sa façon : une illusion. Rien de bien dramatique, bien qu’elle aurait pu le piéger dans une illusion cauchemardesque et macabre comme elle l’avait fait avec les truands, elle décida d’opter pour la voie sentimentale cette fois-ci. « Kylian, c’est moi, Cordelia. » commença-t-elle d’abord, alors que l’illusion prenait place. « Rappelles-toi, il y a deux ans, c’est toi qui m’a trouvé. Tu ne rappelles pas ce que tu ressentais à l’époque à mon égard? » Plus les mots s’échappaient de sa bouche, plus son illusion prenait forme dans la tête de Kylian, lui rappelant ses souvenirs enfouis au fond de sa mémoire, des souvenirs qu’il souhaitait probablement oublier à jamais, mais qu’elle faisait remonter à la surface pour qu’il soit un tant soit peu déstabilisé. Elle avait besoin que de quelques secondes durant lesquelles sa garde serait brisée, rien que quelques secondes pour se défaire de cette emprise. « Aurais-tu déjà oublié ce baiser? » souffla-t-elle, aussi sensuellement pouvait-elle dans de telles circonstances, alors que son souffle se voulait fragile par sa perte d’énergie croissante. Elle vint même à caresser l’avant-bras du jeune homme contre son buste, dans le but ultime de créer un contact physique déstabilisateur alors que l'illusion lui montrait ces images indécentes. Ne vous méprenez pas, elle n’était aucunement touchée par ces souvenirs, ce n’était pas son genre, mais elle espérait fortement que cela créerait le subterfuge dont elle nécessitait présentement. Lorsqu’elle sentit l’emprise de Kylian faiblir, elle se dégagea le plus vite qu’elle put, faisant quelques pas encore plus loin pour s’éloigner de son assaillant, mais surtout pour se donner le temps de retrouver de ses forces.  « Je te sauve la vie et c’est comme ça que tu me remercies? Adorable, dis donc. » Cracha-t-elle, imprudente et téméraire. Elle n’était définitivement pas en position de jouer les dures ou d’intimider le bel apollon sachant qu’il avait un net avantage sur elle présentement, mais la sorcière était plus que furieuse. Elle détestait se sentir faible, et présentement c’était le cas. « Petit conseil. Pour séduire une fille, il est préférable de ne pas la vider de son énergie dix minutes après l’avoir rencontré. » Persifla-t-elle, entre le désinvolte et l’irritation. Il fallait dire qu’elle ne savait plus sur quel pied danser.

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MessageSujet: Re: Kyli&Cordy | Kiss me or Kill me   Jeu 23 Jan - 6:57

Kiss me or Kill me
Cordelia ∞ Kylian




Son impudence n’avait aucune limite et elle lui prouvait bien en parlant de sa mère avec une telle apathie. De toutes les choses qu’elle aurait pu dire ou faire –car rien ne la retint de disparaître après avoir assassiné ses agresseurs–  elle choisit de s’attaquer à la seule chose qui pouvait réellement lui faire du mal. Mais ça, c’était du Cordelia tout craché, elle ne pouvait se contenter de faire quelque chose de bien sans tenter de le teinter d’impureté. Bien évidemment, Cordelia n’avait pas de cœur. Bien évidemment, Cordelia n’avait besoin de personne. Bien évidemment, Cordelia n’avait aucun remords. Jamais. « Et quelles sont-elles? Je suis certaine que tu meurs d’envie de m’en parler.» Indolente. Indifférente. Ennuyée. Il l’emmerdait profondément, du moins, c’était ce qu’il lisait sur son visage. Mais sa seule présence clamait le contraire. La démone ne se forcerait pas d’écouter des paroles qu’elle n’avait pas envie d’entendre, sinon elle aurait disposé avant même qu’il glisse un mot de plus. Non. Quelque chose piquait sa curiosité. Et pourtant, sa comédie était plus que convaincante, son expérience était implacable. La preuve : il avait cru qu’elle tenait sincèrement à lui. Il y avait cru tellement fort, que parfois il se demande encore si ce n’était réellement qu’un mensonge. Y avait-il eu une part de vérité dans cette affection qu’elle lui avait montré? Ou n’était-ce réellement qu’un acte de comédie? Était-il un acte manqué? Mais les questions se turent à mesure que les mois de silence passèrent. Plus aucun doute ne planait sur sa cruauté ou son insensibilité. Mais voilà qu’elle sortait de l’ombre pour poser un geste de charité et faire resurgir ces questions à nouveau. Elle le plongeait dans le doute et la confusion, comme si sa nouvelle condition ne lui suffisait pas déjà comme poids à porter.

Malgré l’air désabusé de la sorcière qui haussa à nouveau son sourcil, Kylian ne s’interrompit guère dans son discours. Que ça l’intéresse ou non, il allait dire ce qu’il voulait dire et il avait un petit pressentiment qu’il allait rapidement attirer son attention. Les deux prédateurs se défiaient du regard et juste avant le dévoilement final, Kylian se montra patient, savourant le silence et l’attention dont elle faisait preuve avant de bondir sur elle. Dévorer une sorcière de 7 siècles était nettement plus rassasiant que d’assécher de pauvres petits humains. Son énergie était bien plus riche et ce fut la toute première fois qu’il sentait enfin le vide se remplir. La satisfaction était divine et Kylian ne pouvait se concentrer sur nul autre que son assouvissement. La faim dominait son entendement, mais si seulement la raison pouvait percer cette folie. Kylian se mordit longtemps les doigts à l’idée de décimer des inconnus. Combien de temps la culpabilité allait-elle le ronger s’il réalisait être le meurtrier de la belle brune. Oui, il la haïssait de tout son être pour ce qu’elle lui avait fait, mais certainement pas au point de la tuer de ses propres mains. Kylian était bien trop humain pour délibérément et froidement causer la perte d’un homme. Mais il n’était plus un skinchanger. Il n’était plus un homme. Il était un monstre.  « Kylian, c’est moi, Cordelia. Rappelles-toi, il y a deux ans, c’est toi qui m’a trouvé. Tu ne rappelles pas ce que tu ressentais à l’époque à mon égard?» Son regard impassible, cruel, animal et complètement vide d’humanité laissa percevoir des traces d’émotivité. Cette voix qui l’avait si longtemps bercé imposait des images dans esprit. Mais pas des images anodines, des images de son passé, des souvenirs oubliés, des mémoires cruelles. L’illusion de Cordelia était affaiblie par les circonstances, mais nullement futile. Or, le monstre affamé tentait de se battre contre la sensibilité de Kylian qui faisait surface alors qu’elle lui forçait de se remémorer ses moments.  « Aurais-tu déjà oublié ce baiser? » Cette fois, Kylian se laissait complètement plonger dans l’illusion. L’intensité du souvenir surpassait sa faim qui se comblait.  

***

«Et si tu ne réchauffais pas cet horrible sofa cette nuit?» Adossée contre le mur du salon, prête à sauter au lit, elle fit un petit détour pour venir chercher le skinchanger qui préparait pour la énième fois son divan pour sommeiller. Cela faisait un peu plus  d’un mois qu’elle vivait sous son toit et qu’il lui avait offert son seul matelas. Pour le confort et les caprices de la belle, il avait fait de nombreux sacrifices depuis son arrivée. Car s’il y avait bien une chose qu’elle avait toujours été, c’était bien une opportuniste. Kylian la regarda, vêtue de ses vêtements de nuit, tournant une mèche de sa chevelure ondulée entre ses doigts, un genou légèrement plié  pour dévoiler la sensualité de ses jambes, son regard de tentatrice. La volupté du spectacle était irrésistible. Kylian ne pouvait lui refuser une invitation dans son propre lit, aussi bien posée. Cela faisait quelques jours que le jeu de séduction devenait plus intense et le jeune homme s’était montré insistant pour atteindre une telle conclusion. Une fois couché à ses côtés, Kylian ne se fit pas attendre pour se coller à elle. Dormir en cuillère semblait pour lui une évidence à la suite de sa convocation, un premier pas vers l’assouvissement de ses désirs. D’habitude entreprenant, l’approche de Kylian était douce sans pour autant tourner autour du pot. Cordelia était un trésor qu’il désirait savourer et c’était pourquoi il était si patient avec son invitée. Mais lorsqu’il sentit sa peau qui paraissait si scintillante contre le béton de son salon il y a si peu de temps, Kylian se heurta à une froideur. «Continue de rêver mon beau.» Le skinchanger fit une moue tout en serrant d’avantage la jeune femme contre lui, laissant glisser un rire et un mécontentement entre ses lèvres. C’était de la triche tout ça, de l’allumer ainsi, de l’imaginer la réchauffer et de le rejeter. Il allait lui montrer ce qui arrivait aux aguicheuses qui passaient dans son lit. Chamailleries et tirailleries suivirent jusqu’à ce que la séductrice se retrouve à califourchon sur le fennec pour lui offrir un premier baiser tant désiré. Écourtant toute sentimentalité ou romance, la jeune femme clos les rêveries du gourmand en affirmant qu’il n’aurait droit à rien de plus pour cette nuit. Peut-être une prochaine fois, s’il était sage. La princesse se dégagea immédiatement de lui, retournant à sa place originelle pour tranquillement fermer les yeux. Kylian se retourna à son tour pour faire dos à la belle, bien enfoui dans son oreiller. Il devait bien se l’avouer, ce court baiser n’était pas anodin à ses yeux, malgré la méfiance qu’il vouait à ce sentiment fragile.

***

Reprenant ses esprits, chatouillé par la caresse de sa poitrine qui réveilla ses sens. Kylian rompit le contact direct qu’il avait avec son âme, cessant de siphonner son essence vital. Cordelia ne se fit point attendre pour s’éloigner rapidement de lui. L’entrepreneur déposa alors sa tête et ses poings fermés contre le mur qu’il avait utilisé pour coincer la sorcière. Son cœur se débattait dans sa poitrine, non seulement à cause de l’adrénaline qu’il sécrétait abusivement à chaque fois qu’il se nourrissait, mais également à cause de l’illusion indécente qu’elle avait plantée dans sa tête. Son souffle était rapide et bruyant. Le jeune homme céda sous une légère panique nerveuse en prenant conscience de ce qu’il aurait pu lui faire. « ‘Delia...Je... »  Le jeune homme s’interrompit. Non, il n’était pas désolé. Elle ne méritait pas d’entendre ses mots sortir de sa bouche. Elle ne méritait pas une telle empathie de sa part. Définitivement, il s’en voulait, mais pas assez pour terminer sa phrase. Et pourtant, Kylian en avait suffisamment dit pour qu’elle comprenne son intention et cela lui suffisait à effacer toute culpabilité sur son regard. Mais ce qui le convaincu d’avantage, fut le pardon que elle ne lui avait jamais demandé. « Je te sauve la vie et c’est comme ça que tu me remercies? Adorable, dis donc.» Retrouvant possession de son corps, le jeune homme tourna les talons en se décollant du mur pour lui faire face, laissant plutôt place à une colère engendrée par ses mots. Kylian avait toujours été impulsif, même s’il avait réussi à rester de marbre auparavant pour faire un coup théâtral.  « Je me suis répété la même chose maintes fois quand tu t’es enfuie, alors ferme-là.» Kylian était agacé, sec. Comment osait-elle lui sortir une réflexion pareille? « Petit conseil. Pour séduire une fille, il est préférable de ne pas la vider de son énergie dix minutes après l’avoir rencontré.» La rage le fit foncer vers elle et c’est en se rapprocha avec vélocité qu’il réalisa l’excellente forme dans laquelle il se trouvait. Hum. Cordelia était définitivement un repas très costaud.   « Je t’ai dit de te taire! » En s’avançant dangereusement vers elle, Kylian évacua sa rage sur une grosse poubelle qui trainait contre le bâtiment qui les confinait dans le cul-de-sac. L’innocent contenant de métal se fit éclater par un poing de Daybreaker enragé et légèrement dément. En ayant refait contact avec les moments magiques qu’il avait de Cordelia, il se rappelait par lui-même la suite douloureuse. Sa trahison. La perte de son frère. La mort de sa mère. En jouant avec son esprit, elle le força à renouer avec sa douleur égarée. Il dégénérait ainsi sa souffrance en violence, le seul moyen qu’il trouvait pour l’extirper à l’instant. Comme il la haïssait de toujours avoir une emprise sur lui. Comme il la haïssait.  

Le ténébreux retourna son attention sur elle dès que l’impact fut complété avec la boîte à déchets, réduisant à nouveau la distance entre eux. Kylian la regarda avec intensité. Tout comme il avait voulu paraître impassible plus tôt, désormais, après ce qu’elle lui avait forcé de voir, il lui offrait toutes ses couleurs. Il lui permettait de lire ouvertement sa haine, sa rage, sa douleur, sa blessure. Le daybreaker n’avait plus envie de jouer, il allait droit au but. « Dis-moi ce que tu fais ici. Dis-moi juste pourquoi tu es ici, je ne veux pas de merde, pas de mensonges. Dis-moi ce que tu veux de moi, car s’il y a bien une chose que j’ai appris de toi ‘Delia, c’est que tu ne fais jamais rien pour rien.» Elle avait intérêt à lui donner les réponses qu’il voulait, car s’il y avait bien une chose dont ils étaient tous les deux bien au courant, c’était qu’elle était faible et que lui, il pétait la forme. Et pourtant, Cordelia n’était point désarmée. La fureur du jeune homme lui en avait fait oublier un détail fatal : à proximité d’elle, il devenait vulnérable. Désormais repu, son corps et ses instincts le heurtait de ses envies charnelles, ses fantasmes voluptueux. Il devenait particulièrement compliqué de se concentrer sur sa rancœur dans une telle position.  



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MessageSujet: Re: Kyli&Cordy | Kiss me or Kill me   Dim 26 Jan - 9:00




L’ingratitude, un vilain défaut. Dieu sait que son entourage en faisait la promotion ces derniers jours. Tous là à la blâmer pour absolument tout de mauvais qui leur était arrivé dans leurs piètres vies, à tout lui mettre sur le dos, et lorsqu’elle faisait enfin quelque chose digne d’une certaine bonté quelconque, on lui crachait à la figure, refusant de se montrer un tant soit peu reconnaissant. La gratitude, la reconnaissance, c’était définitivement des concepts trop compliqués pour ces Hommes, n’importe lequel à vrai dire. Elle lui fit donc part de sa pensée juste à temps, alors que le beau brun reprenait enfin de ses esprits – un peu comme elle à vrai dire – et il tronqua enfin cet air lisse, ce masque de marbre, pour un air qu’elle lui associait tellement plus, un air plein d’émotion, un air impulsif, et plus précisément, un air de colère cette fois-ci. Lui rappelant qu’elle avait quitté le navire lorsqu’elle avait remarqué qu’il coulait, il semblait toujours atteint d’une certaine rancœur. Il était beaucoup agacé par la situation, plutôt qu’en train de la bouder, mais elle fit tout de même un commentaire sur son comportement actuel. « Bouder à ton âge, vraiment ? » Un pouffement de rire, avant qu’elle ne poursuive en lui offrant de bonne grâce un petit service de séduction, car il avait définitivement perdu la main. Qui l’aurait cru? Lui qui était pourtant si doué en temps normal. Enfin, ça, c’était la vieille époque, si l’on peut dire. Il avait changé. Et c’étaient de bien faibles mots que de ne dire que cela. Un monstre. Ce croisement effrayant entre le Vivant et le Mort, l’Homme et…le zombie. Ne vous méprenez pas, Kylian avait toujours une apparence forte agréable, mais après son petit manège, il était dur d’outrepasser cette dure réalité. La brunette revisitait même l’idée de déguerpir à nouveau. Ne pas être stupide, ne pas se mettre davantage dans la merde ; juste, prendre ses pieds à son cou et fuir, comme elle savait si bien le faire. Mais sa curiosité gagnait sur elle… et son esprit vif, fébrile d’espièglerie et désirant jouer, semblait prendre le contrôle sur elle. Ses manipulations quelconques ne prenaient jamais fin avec elle et si elle avait bien compris autre chose, autre le fait que Kylian représentait à présent un plus gros danger qu’à l’époque, c’est qu’il semblait encore plus fébrile lorsqu’il était question de la sorcière. Sa nouvelle nature étant probablement derrière ce revirement, la démone n’allait quand même pas s’empêcher d’en profiter.

Ainsi, le beau ténébreux s’écria davantage, fouettant ainsi l’air de ces mots criards, acérant sauvagement les oreilles de la sorcière alors qu’il lui demandait de se taire. Quel respect. Quelle classe. Monsieur n’était plus du tout le gentleman qu’il était jadis, mais elle notait quand même l’emploie des mots. Ça ne demeurait pas trop vulgaire. Elle n’eût pas le temps pour davantage de constatations ou réflexions, car le jeune homme s’avança dangereusement vers elle, assaillant un poing solide à une poubelle qui traînait dans les parages. La brunette ne sursauta pas, mais elle avala quand même sa salive, prudente, malgré qu’elle n’était pas pour autant effrayée. Pas pour l’instant. « S’il te plait? Ça serait déjà un bon début, tu ne penses pas? » Elle n’arrêtait jamais. Peu importe le danger, elle semblait toujours vouloir le piquer un peu, continuer de valser dans cette danse désinvolte, arborant ses airs railleurs et présomptueux.  Et si irriter le bel apollon était définitivement risqué, Cordelia se satisfaisait à l’idée qu’elle avait et aurait probablement toujours une certaine emprise sur lui, que s’il venait à mettre de nouveau sa vie en danger, elle pourrait l’arrêter à nouveau. Prétentieuse? Certes, oui, mais ce n’était pas sans raisons.

Rapidement il lui accorda à nouveau une certaine attention, ce à quoi, d’humeur joueuse et taquine comme d’habitude, elle répondit avec un haussement de sourcil malicieux, le défiant de s’approcher un peu plus. C’était aussi provocateur, qu’elle ne le veuille ou pas. Lui qui était si sérieux et dont les flammes s’attisaient en lui et elle qui était d’humeur cocasse et désinvolte, ce n’était pas un bon mélange. Elle lui démontrait clairement qu’elle ne le prenait pas au sérieux, et il n’y avait rien de pire que ça pour irriter le jeune homme. Ce dernier, dont les iris azurés regorgeaient d’intensité, de rage, de fureur, ne perdit pas plus d’une seconde et fonça droit au but. L’entendre dire qu’elle ne faisait jamais rien pour rien lui soutira un fin rictus. Un sourire discret qui s’esquissa sur ses lèvres sensuelles, avant de disparaître à nouveau, laissant place à un petit jeu auquel elle jouait si souvent : l’ingénuité feinte. « Que sous-entendrais-tu? » dit-elle, prétextant être vexée par de tels propos. « Je suis ici parce que je m’ennuyais de mon beau lapin, voyons. Une demoiselle ne peut-elle pas avoir envie de revoir une vieille connaissance de temps à autre? » Tout était si bien calculé. Prétexter le fait qu’elle s’était ennuyé de lui, alors que même si elle était loin de le détester, elle n’avait pas pensé à lui lorsqu’elle avait prit fuite – c’était un peu son dicton, ne jamais regarder derrière soi. Voyant bien que ce dernier ne la croyait pas une seule seconde, elle décida d’abandonner ses gamineries, mais opta quand même une bonne habitude à elle : les demi-vérités, les demi-mensonges. « Ennui, curiosité, et cetera. J’avais besoin d’un peu de calme…Décidément, c’est pas gagné. » Dit-elle, blasée, mais haussant quand même les deux sourcils pour lui faire comprendre qu’elle parlait de lui et de son petit tour de ‘Daybreaker’ de tout à l’heure. Croisant les bras sous sa poitrine, elle fit quelque pas, pas forcément vers lui, bien qu’elle ne s’éloignait pas non plus de lui. Un pas lent, plein de mollesse, nonchalant, digne de sa personne.  « Ou peut-être suis-je seulement venue te rendre l’appareil en te sauvant la mise. D’ailleurs, tu ne connais pas le proverbe : ‘Mieux vaut d'anciennes dettes que de vieilles rancunes’ ? Ça fait presque deux ans, c’est le temps d’avancer, de passer à autre chose mon pauvre lapin. » Souffla-t-elle se voulant de nature altruiste et bienveillante, bien que c’était très loin d’être le cas. Le regard défiant le beau brun, Cordelia s’attendait à tout et à rien avec Kylian. C’était un peu ça qui l’excitait, qui la poussait à rester ici encore quelques minutes.

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MessageSujet: Re: Kyli&Cordy | Kiss me or Kill me   Dim 2 Fév - 4:44

Kiss me or Kill me
Cordelia ∞ Kylian




Kylian a toujours été l’esclave de ses sentiments et ses impulsions. Jamais il ne put y échapper, il vivait les choses avec une telle intensité et une telle passion. C’était ce qui avait toujours fait de lui un horrible menteur ou manipulateur, la tromperie n’était pas son domaine de prédilection. Le skinchanger assommait les autres d’une franchise désarmante et d’une imagination tordue, ça c'était plus son style. Aujourd’hui, gérer tous ces sauts d’humeur semblait légèrement plus compliqué. Toutes ses émotions étaient amplifiées et ses sens acérés. Sa condition de Daybreaker était une véritable cage explosive, en particulier lorsqu’on trainait sa tête à New York. Là, tout partait en fumée.   « Bouder à ton âge, vraiment ? » Toujours instable, tentant de retrouver le volant du train fou qu’il conduisait, Kylian se heurtait contre les piques de sa douce, aimante et compréhensive Cordelia. Le daybreaker ne pouvait expliquer en détails tout ce qui défilait dans sa tête ni les gestes qui découlaient de ses réflexions hâtives, mais s’il savait une chose : une rage intolérable l’habitait. Cette colère semblait se disperser dans tous les recoins de sa chair à une vitesse ahurissante comme si elle cherchait désespérément la sortie pour s’évacuer de ce corps chaotique. Comme pour alimenter sa folie, la sorcière lâcha un rire étouffé tout en dénigrant ses méthodes de séduction. Kylian hurla son désarroi et son besoin vital de silence. Il avait besoin de calme pour retrouver ses esprits et respirer à nouveau. Mais la charmante demoiselle qui l’accompagnait refusait de lui offrir son moment de répit. C’était bien trop amusant de continuer de le frapper, alors qu’il était déjà au sol. Juste pour voir comment il allait trouver le moyen de se relever. Lorsqu’il se redressa enfin en explosant en violence, il obtint finalement l’instant de tranquillité tant désiré. Un instant des plus brefs ou la seule chose qu’il put entendre fut la déglution nerveuse de salive de la demoiselle. Ce fut à la fois déroutant et satisfaisant pour Kylian de se débarrasser de la démence qui le hantait à travers un primitif coup de poing. Les images incessantes de son passé. La voix provocatrice de Cordelia. La colère puisée de ses cicatrices. La peur d’avoir frôlé le meurtre de la belle. Toute sa confusion et son désespoir fut scellé dans son agressivité. Il n’en restait pas moins énervé contre la sorcière, mais il semblait avoir retrouvé le sol sous ses pieds.

« S’il te plait? Ça serait déjà un bon début, tu ne penses pas? » Mais pourquoi ne l’avait-il pas réduit au silence celle-là, déjà? Ah oui, ce truc là que certaines personnes dites normales ont. Ce qui sépare le bien du mal et qui nous emmerde lorsqu’on fait une petite balade du côté sombre. C’est un truc tout con... Ah! Conscience! Oui, c’est bien ça. Mais la seule chose qu’elle réussit à sortir de lui cette fois, fut un bruyant et profond soupir. Cette femme était impossible. Tenait-elle tant que ça à ce qu’il termine de la vider de son âme? Ne connaissait-elle point la peur? Ne réalisait-elle pas qu’en jouant avec le feu, on finissait par se brûler? Ah non, c’est vrai. Cette femme, c’est Cordelia Hopkins et elle fuit toujours avant l’incendie.  Kylian ignora plus ou moins sa dernière remarque désobligeante, outre son soupir agacé, il n’ajouta aucun commentaire. Le risque qu’il lui saute à la gorge était désormais presque négligeable, mais il n’en restait pas moins perturbé par la présence subite de la sorcière. Et c’est pourquoi il la confronta directement. Il fut ferme et il gâchait, en faites, tout le plaisir du jeu qu’elle adorait temps. Kylian cherchait des réponses sur leur passé commun et il ne voulait aucun détour. Bien évidemment, ce n’était pas ainsi qu’elle allait laisser les choses tourner. Elle mourrait d’envie de reprendre ses bonnes vieilles habitudes avec son vieux jouet. Elle jubilait à le torturer. Ça l’excitait de pousser ses limites. Prétentieuse, elle voulait abuser de ce bon vieux filet dans lequel il était tombé, juste pour voir s’il était encore solide. Et malheureusement –ou heureusement–, le daybreaker ne semblait pas près de s’échapper. À l’inverse, alors que Kylian croyait la mettre au pied du mur, elle esquiva ses questions pour pousser le vice encore plus loin. « Que sous-entendrais-tu? Je suis ici parce que je m’ennuyais de mon beau lapin, voyons. Une demoiselle ne peut-elle pas avoir envie de revoir une vieille connaissance de temps à autre? » Si près d’elle, lui livrant ses états d’âme, elle lui servit à nouveau sa petite comédie. Faussement innocente, faussement sincère, faussement vexée. Kylian dévia son regard pour serrer les dents, légèrement impatient qu’elle tourne autour du pot en tirant ses ficelles. Mais un détail en particulier dans son petit numéro vient le titiller, juste légèrement l’énerver. ‘‘Une vieille connaissance’’? En faites, il laissa même échapper un petit sourire nerveux sur ses lèvres en se répétant ses trois mots. Son sauveur n’était rien d’autre qu’une misérable vieille connaissance oubliée. Pourquoi se devait-elle d’être si détestable? Il se lécha les lèvres avant de se convaincre de replonger son regard dans le sien, définitivement pas du tout convaincu par ses propos. Elle s’en doutait bien, vu son regard énervé et son silence. C’était donc parti pour une deuxième tournée, un peu plus sincère cette fois. « Ennui, curiosité, et cetera. J’avais besoin d’un peu de calme…Décidément, c’est pas gagné. » Ce coup-ci, Kylian ne s’empêcha même pas de rire. Décidément, elle était hilarante. Il prit alors le temps de lui répondre brièvement et sèchement.   « J'avais dit… pas de merde. » Elle croisa les bras pour se dégourdir les jambes et à la fois lui tourner autour. Kylian resta immobile mais la suivit du regard, attendant la suite. « Ou peut-être suis-je seulement venue te rendre la pareille en te sauvant la mise. D’ailleurs, tu ne connais pas le proverbe : ‘Mieux vaut d'anciennes dettes que de vieilles rancunes’ ? Ça fait presque deux ans, c’est le temps d’avancer, de passer à autre chose mon pauvre lapin. » Kylian ne fit que sourire. Une large et sincère expression d’allégresse colonisa son visage. Il concentra son attention sur cette première phrase qu’elle lui avait partagée. Elle voulut lui rendre la pareille, être quitte, effacer une vieille dette. Mais pour qu’elle sente qu’elle lui est redevable, ne devait-il pas être plus qu’un outil pour elle? Que ce soit vrai ou non, Kylian choisit d’insister sur cette conclusion pour afficher ce sourire gras et malicieux. Que ce soit vrai ou non, il avait un besoin de la défier, de l’irriter. Kylian prit alors la parole, comme s’il venait de faire la plus étonnante découverte, une découverte qui s’avérait être la vérité absolue, le morceau manquant du puzzle, l’explication miracle. «J'ignorais que tu tenais tant à ton pauvre lapin… » Le jeune homme savoura cet instant, il était un brin amusé, mais à la fois, elle pouvait dire n’importe quoi désormais, elle ne pouvait le faire changer d’avis sur cette évidence : elle tenait à lui. Dans les faits, Kylian n’était pas encore complètement certains de cette propre phrase qui venait de sortir de sa bouche, mais en prétendant avec fermeté cet absolutisme, il voulait arriver à trouver la réponse. Kylian se rapprocha de la reine des glaces pour pousser son jeu à son tour, il voulait la provoquer. «Cordelia Hopkins joue les femmes frigides, mais elle est en réalité une petite fille émotive…» Comme pour venir renchérir sur ses trois derniers mots, le jeune homme vint porter sa main à sa joue pour la caresser de son pouce (si elle ne l’empêchait pas dans sa lancée). Était-il masochiste de s’approcher aussi dangereusement d’elle? De vouloir toucher sa peau avec tendresse? Hum. Définitivement. Mais c'était à son tour de jouer les insolents et de se jouer d'elle, ne serait-ce qu'un peu. Il lui devait bien cela.  
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MessageSujet: Re: Kyli&Cordy | Kiss me or Kill me   Dim 23 Fév - 10:23




Un éclat de rire vint s’adresser aux oreilles de la succube qui ne broncha pas face à une telle fulmination. Dieu sait qu’il fallait bien plus qu’un rire moqueur pour l’hérisser. Elle lui dédicaça tout de même l’esquisse d’un sourire narquois, intérieurement amusée par ce petit jeu qui s’installait entre eux d’une cadence, certes lente, mais avec une cadence tout de même. Il n’y avait même pas dix cinq minutes, il tenait sa gorge entre ses mains viriles, écrasant cette peau dorée beaucoup trop fine et houspillant ce long cou. En y réfléchissant bien, cette vision avait presque une teinte sybarite qui ne déplaisait pas à la sorcière. Elle aimait bien voir ses victimes se révolter suite à ce feu attisé au fond de leurs reins. En revanche, Cordelia n’appréciait pas se faire vider de son essence même, de son énergie vitale, surtout pas par Kylian qui ne semblait avoir un quelconque contrôle sur ces – vraisemblablement – nouvelles capacités. Le pauvre. Il ne comprenait probablement pas ce qu’il se passait. La sorcière, quant à elle, était familière avec l’espèce. Non pas qu’elle disait ça avec plaisir, car Dieu sait qu’elle savait que ces derniers pouvaient être de vicieuses créatures. Mais elle demeurait familière, et en toute logique, elle savait pertinemment comment l’aider à contrôler toutes les pulsions qui le guettaient… Mais ça serait être divinement généreuse, et si Cordelia Hopkins n’était pas quelque chose, c’était bien charitable et humaine. La bienfaisance, elle ne connaissait pas vraiment, à moins bien évidemment qu’elle pouvait en tirer quelque chose – mais pouvait-on encore parler de bienfaisance dans ces cas-là? Bref, elle n’avait pas moins la moindre envie de l’aider à traverser cette période difficile, malgré le fait que le beau brun, lui, l’avait recueilli chez lui et l’avait appuyé dans ses premières semaines dans cette nouvelle époque. Malheureusement pour Kylian, la succube était égoïste. Et surtout, elle était vicieuse. Elle prendrait une bien plus grande satisfaction à attiser les pulsions qui trottent aux creux de ses reins plutôt que de l’aider à l’apaiser. Des idées traversaient déjà son esprit vif de malice à toute allure, alors que la belle plante s’imaginait des scénarios tous plus délicieux les uns que les autres.

Un rire, ainsi, suivit du calme, de la froideur habituelle du jeune homme. Une austérité bien masculine, une hostilité singulière à Kylian. Le beau ténébreux répéta son discours, et l’utilisation vulgaire du mot ‘merde’ soutira une brève réaction de la part de la brunette. Penchant la tête, elle colla ses lèvres l’une contre l’autre, faisant remarquer subtilement au jeune homme son manque de répartie. Ce dont elle ne manquait assurément pas. Elle ne tarda d’ailleurs pas à renchérir. « Je n’ai aucune raison de te mentir, Kylian. » dit-elle en haussant les épaules avant de plisser légèrement les yeux alors que ses iris bruns vinrent quérir une quelconque réaction dans le regard sinistre du monstre devant elle. Rien. Typique. La sorcière ne pût s’empêcher d’acquiescer légèrement de la tête, face au caractère prévisible de la situation. Croisant les bras sous cette poitrine délicieuse, Cordelia décida de dégourdir ses longues jambes couvertes d’un slim noir comme à sa grande habitude. La nonchalance teintant chacun de ses faits et gestes, elle gardait tout de même une certaine distance avec le jeune homme. Elle était parfois téméraire, mais elle n’était pas stupide. « Ou peut-être suis-je seulement venue te rendre l’appareil en te sauvant la mise. D’ailleurs, tu ne connais pas le proverbe : ‘Mieux vaut d'anciennes dettes que de vieilles rancunes’ ? Ça fait presque deux ans, c’est le temps d’avancer, de passer à autre chose mon pauvre lapin. » Un discours paradoxal avec sa personnalité une fois de plus. Mademoiselle se voulait presqu’altruiste avec de tels mots, mais elle avait bien évidemment autre chose derrière la tête. Mais n’était-ce pas toujours le cas? Cordelia avait toujours un secret, un plan caché, une idée dissimulée, un mensonge dans la proche. Un regard s’échangeant de leurs iris de teintes distinctes, ils semblaient se défier tous les deux du regard. Les mots de la sorcière semblèrent d’ailleurs trouver résonance chez le beau brun ténébreux, laissant la dernière perplexe quant à ce qu’elle avait bien pu éveiller en lui. Quels mots avaient tant attiré son attention?

Il avança ignorer le fait qu’elle tenait autant à lui. Un sourire s’esquissa tendrement sur ces lippes rosées d’une couleur subtile. Bien qu’elle ne voulait pas se l’avouer, elle aurait toujours une certaine affection pour lui, pour ce qu’il avait fait pour elle, pour cette belle gueule qui ne la laissait pas indifférente (mais ça, ça relevait d’un tout autre niveau, celui du désir). Ne vous méprenez pas, il n’importait pas tant non plus, mais elle ne pouvait quand même pas le laisser mourir bêtement de la sorte. Appelez ça de l’humanité, ou ce que vous voulez. Le beau brun se rapprocha alors, brisant cette placidité et cette froideur auxquelles il s’était adonné. Toujours ce sourire malicieux accroché aux lèvres, la sorcière ne semblait pas pour le moins déstabilisé par les gestes du jeune homme. Intérieurement, elle se gardait tout de même une légère frayeur ; elle ne voulait pas exactement que les derniers évènements se répètent, mais elle ne pouvait s’empêcher de se laisser aller à un bon jeu de provocation entre elle et Kylian. Apportant sa main au visage de la brunette, le jeune homme tenta de la provoquer en premier en tentant de la faire passer pour une fille émotive. Un rictus presque invisible se traça sur son visage avant qu’elle ne l’efface immédiatement par peur d’être trahie dans ce qu’elle s’apprêtait à faire. La demoiselle baissa le regard, tronquant ses airs nonchalants et séducteurs pour une expression beaucoup plus abattue et sensible. Remontant lentement ses iris vers celle du jeune homme, elle plaça sa main frêle contre la sienne. D’un timbre de voix doux, voir presque saccadé, elle feinta une émotivité soudaine, et faussement refoulée : « Pour être honnête, j’ai toujours tenu à toi, Kylian. » La démone soutint ce regard électrique entre eux, avant qu’un sourire la trahisse enfin. Cordelia pouffa quand même un rire, malgré son jeu  qui n’eût pas duré si longtemps.  « Tu dois l’admettre, je commence vraiment à devenir douée à jouer les demoiselles émotives. » dit-elle dans sa présomption habituelle. Elle jeta avec nonchalance sa main, ne tenant plus à ce qu’il touche son visage, mais elle alla quand même se hisser contre son torse. « Ne te flattes pas, s’il te plait. Tu n’as jamais eu l’envergure ou la carrure pour inciter ce genre de sentiments chez moi. » Souffla-t-elle contre son cou, sa joue longeant contre la sienne, elle pouvait même sentir sa barbe irriter sa peau fine. Elle s’éloigna de nouveau, mais se retourna, séductrice et désinvolte. « Mais tu as changé. Tu n’es plus le même à présent. » se dit-elle, réfléchissant à haute voix. « Tu souhaiterais peut-être te confier sur le sujet? » dit-elle avec une ingénuité feinte.
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Kyli&Cordy | Kiss me or Kill me

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