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 Who's supposed to feel bad? (ft. Lawrence)

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MessageSujet: Who's supposed to feel bad? (ft. Lawrence)   Mar 14 Jan - 23:06


Une journée finalement comme les autres. Une simple routine au sein de mon travail, qui devient pourtant de plus en plus harassant. Toutes mes autres pratiques de la médecine me mangent de l’intérieur. Je suis pourtant plus heureux que je ne l’ai jamais été. Probablement la faute à mon tout nouvel entourage. Probablement pas des amis, mais des personnes qui comptent beaucoup pour moi et que je n’aimerai pas décevoir. Je continue donc à venir à l’hôpital, malgré la fatigue qui me prend parfois, comme aujourd’hui. J’ai donc décidé de faire une garde minimale. Je suis là, dans mon bureau, remplissant mes dossiers les plus urgents, mais disponible pour la moindre urgence. Intérieurement, j’espère qu’il n’y en aura pas. Je ne veux pas faire couler le sang, pas aujourd’hui. Mon corps n’est pas encore bien remis des sévices que je lui ai infligés presque une semaine plus tôt. Je n’ai pas encore expier ma faute correctement, mieux vaudrait que je n’en commette pas encore une. Concentré sur mes dossiers, je n’entends pas tout de suite les coups portés à ma porte. Cela semble pourtant résonner dans mon crâne, puisqu’au bout de quelques secondes, je les entends enfin. Probablement quelque chose d’étrange, mais cela m’arrive souvent, de perdre le fil, pour le retrouver avec quelques secondes de décalage.

Entrez ! La porte s’ouvre et mes yeux ne se lèvent pas de suite. Je termine d’abord ma phrase, avant de finalement croiser son regard… Et merde… Dieu… Aide moi… Cet homme, je le connais, malheureusement. Il fait partie de ceux qui ne sortent pas indemne de mes petites expériences. L’exemple vivant que je ne suis pas quelqu’un de bien. L’exemple vivant que le mal peut prendre divers visage. A chaque fois que  je le vois, ma conscience me rattrape soudain, me révèle que je ne peux jouer impunément avec les gens qui me font confiance. Les docteurs sont toujours ceux en qui on a aveuglément confiance et pourtant, il suffit d’un verre d’alcool, pour qu’une vie bascule. Dans mon cas, je ne consomme jamais d’alcool pendant mes gardes, mais mon vice est probablement pire encore. Parce que moi, je sais pertinemment les gestes que j’effectue. Je sais très bien que lorsque je transperce une veine ou une artère, le sang va s’écouler, pour le simple plaisir du chirurgien pervers que je suis. Et pourtant, malgré ça, tout le monde me fait confiance. Même cet homme, qui a perdu la mémoire et qui me fait face, avec le sourire. Ou bien peut être que je l’imagine ce sourire, sur ses lèvres. Ma vision se trouble une seconde et je préfère fermer les yeux pour tenter de ne pas me laisser envahir par ma conscience. Enfin, je peux prendre une grande respiration et lance, presque à la cantonade, d’un ton probablement trop réjouie pour être crédible.

Monsieur Blain. Quel plaisir de vous revoir ! Mensonge ! En voilà un mensonge éhonté. Mes mains, sous mon bureau, se serrent et se desserrent, signe évident de nervosité et je me sens légèrement mal à l’aise. Ma voix menace de trembler, alors je n’ouvre pas la bouche et conserve la fin de ma phrase bien au chaud. Me montrer faible devant lui est bien le dernier de mes objectifs, alors je prends sur moi pour me calmer. Je ferme les yeux une seconde, pour visualiser une goutte de sang et l’effet est presque immédiat. Mes mains ne tremblent plus et j’esquisse même un sourire, avant de me lever lentement. Mon corps souffre toujours des séquelles de mon abus de la dernière fois, alors je fais légèrement attention. Je tends ma main vers lui, pour l’inciter à la serrer et sourit d’autant plus, essayant de me montrer rassurant, sans trop en faire. Que puis-je faire pour vous ? Vous n’êtes plus sensé voir un chirurgien pourtant. Je me montre affable, pourtant j’ai de nouveau l’impression de paniquer, alors avant même qu’il ne prenne ma main, je recule précipitamment, pour me mettre dos à ma fenêtre. Le froid du verre me permet de garder la tête un peu plus froide. Après tout, s’il décide de rester un peu plus longtemps, je vais avoir besoin de toute ma maîtrise. Cet homme a à peu près tout perdu à cause de moi après tout.
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rirat bien qui rirat le dernier

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MessageSujet: Re: Who's supposed to feel bad? (ft. Lawrence)   Mer 15 Jan - 21:59




Je suis allongé sur mon lit, bras croisés derrière la tête, mains dans la nuque, en train de regarder le plafond. C’est mon petit rituel du matin, lorsque je viens d’ouvrir les yeux, réveillé par la rue et le rayon de soleil qui se pose sur mon oreiller. Je prends chaque jour le temps de me remettre en mémoire qui je suis. Ce que je suis. Un réflexe inculqué par Jack dès les premières semaines de ma sortie de coma, lorsqu’on s’est aperçu que je n’avais aucun souvenir. D’ailleurs, en parlant de cela, il me semble que j’ai un rendez vous aujourd’hui. Totalement alerte, je me lève dans un bond, enfile un tee-shirt pour aller feuilleter mon agenda, objet hautement utile dans mon cas. Mes doigts cherchent la date du jour, alors que mon autre main cherche l’interrupteur de la bouilloire pour me préparer du café. Voilà l’avantage de louer un appartement exigu : il suffit de tourner sur soi même pour changer de pièce, ou peu s’en faut, j’exagère légèrement. Finalement, mes yeux noirs tombent sur la bonne page, et la parcourent pour tomber sur une ligne écrite en pattes de mouche. Rendez vous, j’avais vu juste. A l’hôpital. Tests complémentaires, tests hebdomadaires, rien d’inhabituel. Je m’en suis même souvenu : j’ai l’impression qu’enfin, il y a de l’amélioration. D’après les médecins, mon amnésie n’est pas lié à ma très, trop, mauvaise mémoire depuis que je suis sorti du coma. Mes troubles de la mémoire sont plutôt des suites directes de mes troubles de la concentration. Et… pour la suite logique, elle m’échappe encore. Près de deux heures après mon réveil, me voilà devant le parvis de l’hôpital. Mes yeux glissent sur ma montre, relèvent l’heure, remontent vers le ciel dégagé qui fait ressortir un soleil déjà brûlant, et reviennent sur la montre dont ils ont déjà oublié la disposition des aiguilles. Je soupire. Quelques pas, j’entre dans le bâtiment. Je me dirige par automatisme vers les vestiaires où je revêts habituellement mon bleu de travail avant une journée de réparation et de questionnement. Ce n’est que lorsque j’ouvre mon casier et que je vois mon emploi du temps que je me souviens que je ne suis pas venu pour travailler aujourd’hui. Je lâche un juron français, avant de claquer la porte métallique dans un mouvement de colère. « Et m#rde, j’y étais presque, p#tain de b#rdel de m#rde » Ca m’énerve, ça m’agace. Je m’en étais souvenu, m#rde, je m’étais souvenu que j’avais un rendez vous aujourd’hui, pourquoi fallait il que je l’oublie maintenant ? A peine les pieds à l’intérieur du bâtiment que ça m’était sorti de l’esprit. Envolé les maigres souvenirs. Un nouveau coup de pied dans la paroi métallique des casiers et je sortis des vestiaires, en levant les yeux au ciel. Calme toi, Lawrence, calme toi. Ce n’est pas grave. Tu as fait des progrès. Tu vas voir. Je soupire, et je me dirige – enfin – vers les bureaux que je fréquente régulièrement depuis quatre mois à présent. Je m’arrête devant une porte, toujours par automatisme, et je frappe une première fois. Rien. Je doute un instant : je me serais trompé de bureau ? Non, non. Je frappe une nouvelle fois. Entrez ! Il ne me semble pas reconnaître la voix de mon médecin habituel, mais j’ouvre toute de même la porte, puisque ça ne se ferait pas de partir sans s’excuser. Je passe la tête, avant d’entrer totalement dans la pièce,  un peu intimidé. Comme toujours. J’ai du mal à me sentir à mon aise face à des étrangers et assez ironiquement tout le monde est un étranger à mes yeux en dehors de rares élus. « Bonjour Docteur ! » Je regarde autour de moi en m’approchant du bureau. Monsieur Blain. Quel plaisir de vous revoir ! Me revoir. Me revoir. Je regarde avec plus d’attention le médecin. « Me revoir… ? » Je lui offre un sourire contrit. Il se lève et me tend une main que je m’empresse de serrer. Que je souhaitais serrer. Elle s’est échappée et il recule dans un mouvement qui me fait froncer les sourcils. Que puis-je faire pour vous ? Vous n’êtes plus sensé voir un chirurgien pourtant. Je lâche un petit rire nerveux, et je me passe une main gênée dans les cheveux, regardant partout mais pas le médecin. Je triture le bracelet à mon poignet, avant de répondre. « Vous allez rire, mais… je crois que j’ai juste oublié où… mon rire nerveux et gêné ponctue mes phrases aussi sûrement que mes soupirs. normalement j’avais rendez vous ici pour les tests, enfin… ma main glisse dans ma nuque. c’est ironique comme situation. Je devais faire des tests pour voir pour… je désigne ma tête, et la fine cicatrice, et la ligne de cheveux blancs qui la désigne, qui parcourt une partie de mon crâne, ma mémoire. Mais visiblement, j’ai échoué au premier test : ne pas me perdre. » J’entame un pas vers la sortie, mais la curiosité me retient. « Vous… j’imagine que… je vous connais ? » J’essaye de m’excuser, de me justifier, de me dépêtrer de ce marais de malaise dans lequel je m’enfonce petit à petit à chaque mot : « Je suis désolé, j’ai du mal à me souvenir clairement de tout… »

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MessageSujet: Re: Who's supposed to feel bad? (ft. Lawrence)   Jeu 16 Jan - 0:10


Mon regard se pose sur lui, étonné, lorsque je me rends finalement compte qu’il ne me reconnait pas. D’un côté, je suis rassuré, cela m’indique après tout que je suis hors de danger. Ce n’est probablement pas lui qui me causera du tort. Ma conscience, probablement, le fera t’elle, mais je sais la gérer. Beaucoup plus facilement que les gens autour de moi. Plus facilement que ceux qui m’en veulent. Pendant plusieurs secondes, je le regarde se débattre avec lui-même et mon malaise grandit en proportion. Effectivement, je suis soulagé qu’il ne me reconnaisse pas, mais j’observe avec douleur les conséquences de mes actes. Parce que c’est à cause de moi, s’il a perdu la mémoire, et s’il la perd encore maintenant. Mon coup de scalpel a endommagé son cerveau et maintenant, je me dois de le supporter, sans m’enfuir en courant. Chose probablement impossible, mais je ferais le maximum pour ça. Patiemment alors, je l’écoute, j’esquisse même un sourire indulgent, comme pour prétendre m’y intéresser. Ce n’est pas le cas pourtant, toutes mes pensées sont tournées vers un seul et unique sujet, comment m’enfuir ?

Lorsqu’il s’éloigne, pour aller vers la porte, je pense bêtement être tranquille. Ma conscience me laissera tranquille, si je ne l’ai pas sous les yeux en permanence. Pourtant, elle ne semble pas encore en avoir fini avec moi. Sa question me touche de plein fait et je sais que je vais devoir répondre, même si je n’ai aucune idée des mots à employer. Je préfère donc repartir sur ce qu’il a dit auparavant. Terrain plus sûr pour moi. C’est fréquent, lors d’accidents à la tête… Mes mots sont concis, presque trop impersonnels, pourtant, j’ai eu l’impression de faire un effort. Probablement pas assez pourtant, car je n’arrive pas à me défaire de cette étrange impression de n’être qu’un immonde connard. Foutue conscience. Moi qui la bénis pourtant habituellement, là j’ai l’impression qu’elle plante des épines dans mon cœur. C’est dans ces moments là que je repense à certains mots de Soren. Sans ma conscience, je pourrais agir tout le temps. Satisfaire ma cruelle passion, sans aucune contrepartie. Une sorte de rêve éveillé en somme, mais je me laisserais pas avoir par cette apparente facilité. Non, je préfère souffrir et me sentir mal à l’aise en la présence de Lawrence plutôt que de devenir un véritable monstre…

Je suis le docteur Donaston. C’est moi qui vous aie opéré à votre arrivée ici, avant l’arrivée du neurologue. Ma mâchoire est crispée et ces mots sont sortis avec quelques difficultés. Après tout, je ne sais pas jusqu’où va sa perte de mémoire. Pour ce que j’en sais, il pourrait très bien se réveiller un matin, se souvenir de mon visage et de mes actes, pour ensuite me les reprocher violemment. Mon attitude envers lui n’est pourtant pas la bonne. Je dois continuer à prétendre n’être que le médecin qui l’a pris en charge, mais pas celui qui lui a imposé cette faiblesse. Comme je l’ai dit, c’est normal après des opérations du cerveau… Il me semble d’ailleurs qu’il y a eu un léger accident. Rien de bien grave, bien sûr, mais après tout… Je me tue soudain, conscient d’en avoir beaucoup trop dit. Je ne m’incrimine pas directement, dans mes propos, mais une chose est sûre, je viens de lui annoncer que son état n’est probablement pas seulement du à l’opération, mais bel et bien à une erreur de leur part… De sa part à lui. Bien sûr, de là à faire le lien, il y a probablement tout un monde, mais je ne peux m’empêcher de paniquer soudain. Mes mains tremblent de nouveau et je ne peux que les serrer l’une dans l’autre, pour cesser le tremblement. J’essaye de prendre sur moi, mais cet accès de panique me rend un peu pâle et les mots ne parviennent plus à passer la barrière de mes lèvres. De nouveau, je dois bouger, pour ne pas m’écrouler et je m’éloigne de lui le plus possible… Comme si j’étais effrayé par sa présence… Ce qui est probablement le cas, finalement…
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MessageSujet: Re: Who's supposed to feel bad? (ft. Lawrence)   Sam 18 Jan - 14:24






Je me noie dans mes excuses, en sachant qu’elles ne sont pas justifiées. Pourquoi ? Parce que ce n’est pas de ma faute si je suis ainsi. Parce que ce n’est pas de ma faute si ma mémoire flanche régulièrement, si j’ai du mal à me concentrer plus de vingt minutes sur ce que l’on me dit, si je ne me souviens de rien de ce qui précède mon coma. Je suis proche de la porte, une main sur la poignée, mais je me suis arrêté pour lui poser une ultime question. Est-ce que je le connais ? Il semble me connaître, ce qui veut dire que je suis supposé moi aussi avoir son visage en mémoire. Quelque part. Entre les trous et les pelotes de ficelles que sont mes souvenirs. C’est fréquent, lors d’accidents à la tête… Fréquent ? Oui, peut être. Mais ce n’est pas pour autant rassurant. Je fais un pas vers l’intérieur de la pièce, me rapprochant de son bureau. J’hésite un instant avant de m’asseoir. Le concept patient – médecin, celui là, je le connais très bien maintenant. Fréquent, donc. Je comprends qu’il ne m’en veut pas, et je me détends légèrement. Il me met en confiance, comme la plupart des personnes d’ailleurs. Il n’est guère difficile d’amoindrir ma vigilance, puisque ma méfiance est la plupart du temps absente chez moi. Je suis le docteur Donaston. C’est moi qui vous ai opéré à votre arrivée ici, avant l’arrivée du neurologue. J’articule un « Ah ! Merci ! » silencieux, pour ne pas le couper. Comme je l’ai dit, c’est normal après des opérations du cerveau… Il me semble d’ailleurs qu’il y a eu un léger accident. Rien de bien grave, bien sûr, mais après tout… Cette fois, c’est un « Oh ? » qui m’échappe. « Un accident ? » Je fouille dans ma mémoire, sachant pertinemment que je ne vais rien trouver à ce sujet. Mes yeux notent qu’il est pâle et qu’il tremble, mais je ne sais pas comment interpréter ces données.  C’est ainsi la plupart du temps. Sans savoir pourquoi, je me surprends à considérer une personne en me questionnant sur ses réflexes et son endurance. Mais ce n’est pas l’important, Lawrence, concentre toi bon sang. Oui, concentrons nous. « Un accident ? Je… je ne crois que l’on en ait déjà mentionné un devant moi… » Je ne peux pas m’empêcher de teinter ma voix de reproche. Un accident, personne ne m’en avait parlé, ou alors mes troubles de la mémoire étaient bien plus conséquents que ce que je pouvais penser. Parce que ça m’aurait marqué, non ? « Et… » Ma voix cherche ses mots. « Mon… amnésie,… elle ne serait donc pas due à… elle ne serait pas liée à… » Mes doigts redessinent nerveusement la cicatrice à ma tempe. « cette blessure là ? ». Je suis nerveux, ce qui n’est pas inhabituel chez moi. « J’espère que je ne vous dérange pas avec mes questions, du moins. C’est juste que… ce n’est pas toujours facile de ne rien savoir de soi même. Oh, je sais que vous n’y êtes pour rien ! » En confiance ? Oui, c’est le terme. Je suis nerveux uniquement parce que j’ai peur de déranger et de mal faire, mais même cette nervosité va en s’amoindrissant. Parce que je fais confiance aux médecins, et plus encore à ceux qui m’ont sauvé la vie. Et je n’en doute pas : cet homme en fait partie. Ne vient-il pas de me dire que c’était lui qui m’avait opéré ? Si mes souvenirs étaient bons j’avais une blessure à la tête, assez grave, et deux balles dans le torse, lorsqu’on m’avait amené ici. Mon état critique, qui ne s’était amélioré que par le biais d’un coma, me rangeait dans la catégorie « miraculés » de l’hôpital. Et cet homme m’avait sauvé la vie. Je ne pouvais pas ne pas lui en être infiniment reconnaissant. « Sans nul doute que sans vous, je ne serais pas là, maintenant… J’espère que je vous ai déjà remercié, pour ça. Si ce n’était pas le cas, je m’excuse. » Je lui souris, pour lui faire comprendre ma gratitude. Avant de me mordiller la lèvre, et de poser une question qui m’asticote. « J’espère que je vous dérange pas trop, mais… vous avez déjà eu affaire à des amnésies ? Vous pensez que ça peut… passer ? Surtout si c’est… accidentel ? » Un peu d’espoir ?

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MessageSujet: Re: Who's supposed to feel bad? (ft. Lawrence)   Dim 19 Jan - 14:49


Sa présence, dans la même pièce que moi, continue à me déranger doucement, néanmoins, je suis légèrement rassuré. Ses trous de mémoires semblent vraiment très importants et s’il ne se souvient pas de moi, alors il ne peut me blâmer et c’est bien là ce qui me fait du bien. Qui me détend, au point d’un peu trop parler. Pourquoi ais-je donc évoqué l’incident qui s’est déroulé sur la table d’opération et dont j’en suis l’unique responsable ? Voilà une idiotie que je n’aurais probablement pas du commettre, et je me force à sourire, comme si de rien n’était. Mes mains ne tremblent plus vraiment, mais je reste extrêmement pâle. Je hoche donc la tête à sa première question, finalement incapable de sortir le moindre mot de nouveau. Ma gorge est comme gonflée et je voudrais être une souris, pour simplement me réfugier dans un trou et ne plus jamais le revoir. Cependant il est là, face à moi, assis à mon bureau, comme s’il était l’un de mes patients. Alors je ne peux faire qu’une seule chose, prendre sur moi, et essayer de le rassurer, autant que possible, sans trop mentir. Je suis après tout, un effroyable menteur et il ne vaut mieux pas que je m’essaye à ce genre de jeux. Lawrence a peut être perdu la mémoire, mais ce n’est pas un idiot pour autant et que je suis certain que si j’essaye de le mener en bateau, il le verra aussitôt.

Alors il vaut mieux jouer en douceur et essayer de limiter les pots cassés maintenant. Je n’en sais rien monsieur Blain. Les amnésies ont souvent diverses causes. Vous êtes resté dans le coma un certain temps il me semble. Votre perte de mémoire semble lié à cela. Maintenant, l’accident dont je vous ai parlé, a privé votre cerveau de sang pendant quelques secondes. Les faits sont donc peut être relatés… Et bien, moi qui voulait en dire le minimum, je retrouve mon éthique professionnelle au pire moment. Plutôt que de dissimuler les faits, en mentionnant par exemple, que je ne suis pas au courant, je suis là, avec mes données scientifiques, et tous les indices pour un homme intelligent. Si le brun désire trouver un responsable par la suite, il semble évident que ce que je lui dis là, me retombera dessus forcément, à un moment donné. Je me sens terriblement idiot, à l’idée de me vendre ainsi, mais après tout, ce n’est pas la première fois que j’agis comme le dernier crétin et probablement pas la dernière non plus, j’imagine…

Finalement, je me souviens de quelques mots, qu’il a dit, plus tôt… Vous n’y êtes pour rien… J’aurais pu en rire, si je ne me sentais pas autant retourné. La culpabilité me ronge les reins, me rendant un brin nerveux. Je pourrais sursauter au moindre son étrange, je le sais, alors je préfère me concentrer sur ma respiration, afin de lui répondre enfin, plus calme, malgré mon regard alerte, et mon teint, toujours aussi pâle. Je suis tout disposé à répondre à vos questions. Je n’ai pas grand-chose à faire actuellement, je suis de garde, mais uniquement pour les urgences graves. Cette fois, mon sourire se fait un peu moins faux, parce que c’est la vérité et un sujet qui n’est pas trop épineux. Etre ici, m’empêche de penser à ma solitude soudaine, survenue avec le départ de Soren de ma vie. Je sursaute, preuve s’il en est de ma nervosité, lorsque un aboiement se fait entendre dehors, et je me force à me concentrer, pour ne pas ressembler à une boule de nerfs. Je ne sais plus, néanmoins je suis certain que vous l’avez déjà fait. Et puis vous n’avez pas à me remercier, je n’ai fait que mon travail. De nouveau, mon sourire fond, pour laisser place à une sorte de grimace étrange, probablement un demi-sourire, mélangé à une moue dépitée. Je ne me sens vraiment pas à ma place, en recevant des remerciements d’un homme, que j’ai probablement mutilé à vie… Je suis désolé, je ne pense pas être le mieux placé pour répondre à ce genre de questions. Le cerveau humain est une énigme et je dois avouer, que je n’en connais que les rouages. Je sais réparer un cerveau, du moins en attendant les neurologues, mais de là à le comprendre, il y a tout un monde, que je ne connais pas.

D cette façon, j’essayer de saborder toutes les questions. Parce que parler de son cerveau me rend vraiment mal à l’aise, une nouvelle fois. Je me détourne donc, vers ma cafetière et me sert un café, en tremblant… Je vous sers quelque chose ? Sans attendre une réponse, finalement, je sers un second café, avant de me tourner vers lui, les deux tasses à la main. Mes mains tremblent de nouveau et je me rends finalement compte que je voudrais qu’il parte au plus vite. Je suis pourtant trop poli pour le virer de mon bureau, dont la porte résonne de coups de nouveau. A cause d’un nouveau sursaut nerveux, je laisse échapper une des tasses, qui se brise sur le sol et dont le contenu se répand finalement. Merde ! Je suis en rendez vous, laissez moi ! Des pas s’éloignent finalement et je secoue la tête, l’air désolé…Pardon…
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MessageSujet: Re: Who's supposed to feel bad? (ft. Lawrence)   Mar 28 Jan - 12:43






Je me suis assis devant lui, lui posant une question qui ne veut pas disparaître. Est-ce qu’il y a un espoir, qu’un jour, ma mémoire me revienne ? Ici, pour le moment, tout le monde ne veut pas m’inquiéter, mais il n’y a guère d’espoir. J’ai besoin de savoir s’il faut que je fasse un trait sur mon passé – ce que tout le monde me conseille – ou s’il n’est pas stupide d’entretenir la petite étincelle d’optimisme que je m’efforce actuellement de garder en vie. Ce médecin, ce chirurgien, m’a déjà sauvé la vie une fois. Peut être va-t-il m’offrir un nouveau miracle ? Je suis désolé, je ne pense pas être le mieux placé pour répondre à ce genre de questions. Le cerveau humain est une énigme et je dois avouer, que je n’en connais que les rouages. Je sais réparer un cerveau, du moins en attendant les neurologues, mais de là à le comprendre, il y a tout un monde, que je ne connais pas. Et bien. Non. Pas de miracle en vue. Je peine à masquer ma déception. Mon cerveau, privé de sang quelques secondes. Des accidents. Le coma. Voilà ce dont il a parlé un peu plus tôt, et dont je n’ai pas vraiment compris, sur le coup, toutes les implications. Dans tous les cas la conclusion me semble définitive : il n’y aura pas de miracles pour moi. J’ai déjà utilisé mon joker, en survivant aux blessures qui auraient du m’être fatale, et en sortant du coma avec presque toutes mes capacités intellectuelles, je ne peux pas demander plus. Et pourtant, j’espérais encore… Je suis déçu, et ça doit se voir sur mon visage. J’ai l’impression que je ne suis pas le seul mal à l’aise ici. Donostan est une personne bien trop gentille, je le comprends. Il doit s’en vouloir pour moi. Et moi qui enfonce le couteau en conservant un espoir futile que j’aurai du moucher dès mon réveil, dès que Jack m’a proposé de recommencer à vivre. Je vous sers quelque chose ? Je murmure à moitié un « Oui, je veux bien, merci ! » qu’il coupe en me servant d’office une tasse que je m’apprête à attraper. Je m’aperçois alors que ses mains tremblent, et je fronce les sourcils. Quelque chose ne va pas ? Des coups résonnent à la porte, et le voilà qui lâche une tasse. Alors que dans un réflexe que je ne me connais pas, j’essaye de l’attraper – je me contente au final de la frôler, la table ayant ralenti mon mouvement – et la regarde se briser au sol, je l’entends répondre d’une voix sèche qui me fait sursauter à mon tour. Merde ! Je suis en rendez vous, laissez moi ! Pardon… J’ai un petit mouvement de recul, en me levant de ma chaise – et en manquant par ailleurs de trébucher dans un geste trop précipité. « Oh, ne vous excusez pas ! C’est moi qui vous ai dérangé à la base… Vous voulez que j’aille chercher quelque chose pour nettoyer ça ? » Je regarde rapidement autour de nous, dans un mouvement plus destiné à canaliser mon sentiment d’inutilité qu’autre chose. Je remarque, alors que mes yeux reviennent vers lui, que ses mains tremblent. Je le remarque à nouveau, veux-je dire. Mettant de côté ma propension à ressembler à un poisson rouge, je m’hasarde à lui demander : « Excusez moi… vous tremblez et vous êtes plutôt pâle. Vous voulez que j’aille chercher un méde… » Il EST médecin, Lawrence… « … quelqu’un ? Je peux faire quelque chose pour vous ? » Parce que tu as des connaissances en médecine ? Je soupire légèrement devant mon impuissance. A ça, pour parler des langues étrangères et pour abattre des hommes à bout portant, je m’y connais visiblement, mais pour aider quelqu’un dont je suis redevable, il n’y a plus personne. Que puis-je faire ? Soulager sa conscience de médecin qui regrette de voir qu’il n’a pas pu faire des miracles ? Peut être. Je ne sais pas trop. Ma voix est hésitante lorsqu’elle reprend. « Vous savez, si j’ai bien compris, vous m’avez déjà sauvé la vie, et c’est moi qui ne suis pas très… » Le mot m’échappe, comme bien souvent. « Mon psychologue me reproche à chaque fois de ne pas pouvoir admettre que je suis en vie, et de ne pas oublier mon amnésie. Il a raison, je devrais passer au delà, maintenant. » Et voilà, j’ai évité l’écueil de vocabulaire défaillant pour tomber dans celui de l’auto-flagellation contre laquelle ce même psychologue me met en garde. Ne pas m’apitoyer sur mon sort, ne pas me critiquer moi-même et mes troubles de la mémoire M’accepter tel que je suis maintenant. Le plus dur, assurément.

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