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 Somewhere I Belong {Angus/Lawrence}

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MessageSujet: Somewhere I Belong {Angus/Lawrence}   Mer 15 Jan - 16:01







❈ Somewhere I Belong ❈



Angus Jaeger & Lawrence A. Blain








Loterie du RP




« I wanna heal, I wanna feel what I thought was never real
I wanna let go of the pain I've felt so long
Erase all the pain till it's gone
I wanna heal, I wanna feel like I'm close to something real
I wanna find something I've wanted all along
Somewhere I belong.
»

Quoi de mieux qu’un moment privilégié dans un café de Bourbon Street, endroit semblant parfois avoir gardé un semblant de convivialité dans cette ville rongée par l'oppression ? En cette belle après-midi, l’air est léger, les rires bruyants, comme si l’espace d’un instant toute forme d’inquiétude s’était envolée. Mais nier l’existence du chaos, même quelques instants, trouve vite punition. Le bâtiment s’effondre soudain, prenant au piège les pauvres humains qui n’avaient rien vu venir. Du sang, des corps enchevêtrés et parfois méconnaissables, de la poussière, des débris…et contre toute attente des miraculés qui vont devoir survivre jusqu’à l’arrivée d’hypothétiques secours, coincés à l'intérieur des décombres. Saurez-vous vous entraider en dépit de vos natures respectives ?

Ordre de Passage:
 



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MessageSujet: Re: Somewhere I Belong {Angus/Lawrence}   Lun 20 Jan - 13:12





Le café m’hypnotise. C’est un fait que je ne peux nier puisque je suis devant ma tasse depuis plus de dix minutes à le regarder refroidir. J’en suis à la moitié de ma journée de travail, même si l’après midi est déjà bien entamé : il faut croire que c’est habituel, j’ai encore laissé passer l’heure de ma pause déjeuner, et mon supérieur m’a envoyé de force prendre une heure de pause à l’extérieur, pour que je m’aère un peu. Quoi de mieux qu’un café pour se détendre ? Pas grand-chose. Peut être un journal, comme celui qui est posé à côté de moi, encore plié, pas encore lu. Abandonné. Les vestiges de mon repas ont été emmenés par un serveur attentif, ma tasse de café posée devant moi, un petit biscuit sur le rebord. Je n’ai pas l’habitude de manger au café, puisqu’en général, j’apporte mon sandwich, ou je mange à la cantine de l’hôpital. Ca fait du bien, il faut se l’avouer, d’être au milieu d’une foule de personnes inconnues qui animent d’une vie sans inquiétude l’atmosphère de Bourbon Street. Des rires, des cris, des exclamations étonnées et ravies… voilà ce dont je me repais le plus actuellement. J’absorbe les vies que je n’ai pas, les souvenirs que je n’ai plus, la joie de vivre qui est si aléatoire chez moi. Un peu lunatique ? Oui, c’est le terme. Malheureux ? Non, je ne pense pas, ou du moins pas lorsque je suis calme, détendu, rêveur comme à cet instant. J’ai l’impression que le temps est suspendu.

Mais lorsque je tends la main pour lire, finalement, le journal demandé un peu plus tôt, l’atmosphère de vacances et de joie s’envole brutalement alors que le bâtiment s’effondre dans un fracas de douleur et de poussière. Réflexe humain, j’imagine, je réagis immédiatement, pour me recroqueviller sous la table et protéger ma tête. Lorsque le bruit se calme, et la poussière retombe, je sors de mon abri. Je ne suis pas choqué, je ne suis pas tétanisé et je m’étonne moi-même sur ce calme olympien qui remplace ma nervosité habituelle. Mes yeux notent et remarquent des choses qui me surprennent. Ils m’envoient des informations dont je n’ai que faire, et que je ne trie que partiellement. Premier réflexe ? « Quelqu’un est  conscient ? » Pour toute réponse, j’obtiens de la douleur, des mouvements, et des débris qui chutent encore. Ma voix n’a rien de celle à laquelle je suis habitué lorsqu’elle résonne à nouveau. « Quelqu’un ? » Un mouvement à droite attire mon attention, et je repère une personne coincée sous un morceau de mur. Je m’accroupis pour tenter de la dégager. « Attendez, laissez moi faire… » Ma voix est toujours aussi calme. Même apaisante. Où ai-je appris à réagir ainsi à une situation aussi violente que soudaine ? Je n’en ai aucune idée. Mes doigts glissent à mon côté pour chercher un téléphone que je ne possède pas. Plus. J’ai l’impression que c’est le Lawrence – ou quel que fut mon vrai prénom – d’avant le coma qui réagit, plus que le nouveau. En temps normal, je suis effacé, incertain, rempli de doutes et d’appréhension. Là, bien au contraire, j’ai l’impression d’être le maître du temps. Chaque seconde m’apporte des informations au rythme de mon cœur. L’adrénaline ? Je me surprends à croire que je devais être pompier, avant. Avant de me souvenir que je n’ai aucune connaissance en soins. A force de patience, je dégage la personne. Lorsque dans un dernier effort, je la tire vers moi, mon mouvement déséquilibre des vestiges d’un mur porteur, et tout s’effondre à nouveau dans la portion du café où j’étais à découvert. Pas de table pour me protéger, seule ma bonne étoile. Je tousse un bon coup pour dégager la poussière qui obstrue mes poumons, sans effet. Cette fois, me voilà en bien mauvaise posture, puisqu’un lourd morceau de béton appuie sur ma jambe. Mes yeux noirs cherchent la personne que  j’avais sortie une première fois des décombres sans la voir. « Hey ?! »

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Somewhere I Belong {Angus/Lawrence}   Lun 3 Mar - 1:54

Un cliquetis métallique à peine distinct résonna lorsque le daybreaker pénétra le café un sac noir bien calé sur l'épaule. Il scruta les lieux avec un oeil à la fois vif et méticuleux, balaya chaque client de son regard sombre. Une fois certain que la sûreté était acquise, il s'achemina d'un pas franc et déterminé vers la table d'un trentenaire au visage vieillit par les épreuves laborieuses de son temps. Une vilaine cicatrice barrait son visage basané, ses yeux étaient d'acier, son corps bien bâtit et tatoué ici et là, autant de détails qui auraient donné envie à quiconque d'aller prendre place à des tablées plus éloignées et pourtant... Angus vint à sa rencontre avec charisme et allure fortement prétentieuse, l'oeil pétillant, l'esprit embrumé par un faux semblant d'invulnérabilité offert par des années d'expérience des faces les plus sombres de la magie. Si l'affaire qu'il comptait conclure ce jour tournait au vinaigre, nul doute que les bijoux de famille de ce potentiel acheteur finiraient en rognons dans une salade fortement relevée. Car personne ne saurait tenter de menacer, voler ou escroquer le marchand d'armes en toute impunité.

Il déposa son bagage sur la table, s'empara confortablement de la chaise et fit promptement quérir la plus exquise des serveuses d'un claquement de doigts peu raffiné - la délicatesse n'était décidément pas du tout son fort. Une fois commande passée, il prit enfin la peine de livrer à son hors la loi de client un tant soit peu d'intérêt. Son regard vint le dévisager sans la moindre des retenues, accompagné d'un léger sourire espiègle qui en disait long sur le jugement qu'il se faisait de cet être au physique peu attrayant, un rictus qui s'évanouit très vite lorsque soudainement quelques ténèbres non invitées et impossibles à contrer s'abattirent fatalement sur le café, fauchant quiétude et multiples existences. Le diable avait une énième fois frappé.

Une voix teintée tira l'obscur sorcier de son sommeil forcé. Il s'éveilla en sursaut, le corps endolori par de nombreuses meurtrissures infligées par foule de gravats bétonnés. Du sang plus sombre que nature le voulait coulait de ses blessures et obscurcissait d'avantage son faciès déjà bien noir. Il se redressa légèrement, porta ses mains à plusieurs endroits douloureux et constata avec soulagement que la légèreté était l'épouse de ses souffrances, aucune de ses plaies ne sauraient lui causer suffisamment de torts pour affaiblir sa puissance. Le seul bémol à sa condition était un bloc de béton qui entravait sa liberté. Il n'était pas immensément lourd mais cloué au sol dans une position peu honorable, toute la force du daybreaker n'aurait su suffire à le dégager de sa prison en ruines. Ce fut donc un mortel qui se chargea de cette besogne, un homme qui ne lui paraissait pas totalement étranger. Il lui semblait l'avoir aperçu auprès du petit peuple de la résistance, mais les desseins qui l'avaient habité ce jour où il avait cru brièvement l'observer demeuraient hors de sa portée, il ne s'y était pas vraiment intéressé. De toutes façons l'heure n'était guère aux souvenirs, le jeune mortel provoqua dans le chaos toujours plus de dégâts et à en juger par l'état désastreux des lieux, cette réussite catastrophique relevait du miracle. Un nouvel éboulement créa un brouillard de poussières et, aveugles dans l'anarchie, seule la chance épargna les survivants. Le coeur en alerte, les sens brumeux, Angus toussa légèrement et s'épousseta sans résultats convaincants. Son regard captura quelques images de corps sans vie enchevêtrés sans qu'aucune émotion ne parvienne à le parer, aucunement concerné par le funeste sort de ces malheureux aux membres désarticulés et aux traits méconnaissables. Seule l'inquiétude le titilla lorsqu'il s'aperçut qu'il ne semblait plus y avoir aucun échappatoire à cet enfer qui les avait si mystérieusement terrassés... Et son précieux paquetage avait disparu, emportant avec lui ses onéreuses marchandises... En somme, une bien fâcheuse journée. Un murmure s'envola " Et merde...". Le rejeton de Lucifer était dépité.

L'appel du survivant l'arracha de sa contemplation. A son tour, ce dernier était assiégé par le poids des débris du petit monument. Reconnaissant, Angus le libéra naturellement de sa cage de ciment et l'aida à se remettre sur pieds. " On est quitte ". Un clin d'oeil égaya ses paroles, manière pour lui de remercier ce maladroit de son geste libérateur. Puis, sans considération pour les plausibles pensées de son vis-à-vis, il le détailla de la tête aux pieds. Effectivement, cette frêle carrure, il l'avait déjà zieutée. Aussi, soucieux de paraître le plus anodin possible, il se présenta avec l'intention d'exécuter une poignée de mains amicale. " Angus" s'exclama t-il avec un sourire amusé et donc nullement de circonstances. " De cette façon, si on y reste, tu auras l'honneur d'emporter le nom d'un estimable et reconnaissant concitoyen dans la tombe. Et si on sort vivants de ce merdier, tu pourras chanter mes louanges ". Evidemment le magicien de l'ombre plaisantait. Néanmoins, il doutait que cette petite mascarade détende réellement cette pesante atmosphère et détourne l'attention de l'homme. Le sorcier avait de bien nombreux secrets à dissimuler et, confiné dans cet espace, le visage balafré et tâché d'un liquide aux couleurs peu naturelles, peut-être entrevu lui aussi là où il n'aurait pas dû l'être, la situation était peu séduisante... Et, puisque la force de quatre bras masculins valait bien mieux que deux pour tenter de dégager les gravats qui faisaient obstacle à leur soif de liberté, il faudrait bien qu'il fasse de cet étranger un allié dans ce combat.
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MessageSujet: Re: Somewhere I Belong {Angus/Lawrence}   Dim 9 Mar - 20:50





J’ai l’impression de ne pas être moi-même tout en l’étant pleinement ; un sentiment très étrange à expérimenter, et que j’aurai préféré ne jamais rencontrer. Quel contraste étonnant entre le Lawrence que je suis et que j’ai appris à connaître, et celui qui agit actuellement ! Je ne comprends pas tout, mais me laisse porter par des réflexes qui me sont d’un naturel déroutant. La poussière, le bruit, le chaos… de lointains échos se frayent un chemin dans ma mémoire sans parvenir jusqu’à la partie consciente de mes réflexions. Et pourtant, je les sens, diffus, qui me narguent et qui se jouent de moi. Ma vie, ma vraie vie, est à portée de mes doigts maladroits… et je ne suis qu’un Tantale qui ignore la faute à laquelle il doit sa si sévère condamnation et que l’ombre de son passé vient visiter dans un sadisme rare et calculé. Je demande une fois, deux fois, s’il y a quelqu’un de conscient autour de moi. Du bruit, de la poussière, des gravats qui s’éparpillent encore et dégringolent dans des cascades désolées, voilà ce que j’obtiens pour seule réponse. Quelqu’un ? Un mouvement à ma droite, et je m’accroupis aussitôt sans la moindre hésitation pour tenter de dégager la personne prise au piège. Une voix calme, apaisante, s’échappe de mes lèvres. Je ne la reconnais pas : où est donc mon bégayement et ces inflexions incertaines qui ne me quittent pas lorsque je parle ? Partis, tous les deux. Loin d’ici, loin du chaos que je me surprends à aimer. Lentement, minutieusement même, je joue avec l’équilibre précaire des débris et extirpe l’homme qui était immobilisé sous un bloc de béton. Lorsque dans un dernier effort, je le tire vers moi, j’oublie, un court instant, toute précaution et à nouveau notre univers s’effondre et devient poussière. Lorsque le nuage retombe, les bruits s’atténuent, me voilà coincé à mon tour. " Et merde...". Je n’aurai pas dit mieux. Ce n’est plus un Tantale perdu que je suis, mais simplement un Argos qui aurait fini par céder sous le poids du monde. Un peu présomptueux, ne penses-tu pas, Lawrence ? Mes métaphores sont à la hauteur de l’ambiance du café auparavant si calme: chaotiques et désespérées. Elles sont aussi à l’image de ma position, précaire, puisque la situation vient de s’inverser. L’homme me libère aussitôt, dans une spontanéité qui ne surprend pas l’idéaliste que je suis. " On est quitte ". « Oui, je crois bien. Merci beaucoup… » D’où vient cette assurance ? Du chaos, me souffle mon inconscient. Tantale finirait il par goûter un soupçon de l’eau qui le torture ? Non, certes non. Il est juste un peu plus tourmenté par les fantômes des repas qui le rassasiaient, avant, et la fraicheur de l’eau qui coulait dans sa gorge desséchée. J’accepte sa poignée de main amicale, alors que j’évite inconsciemment de trop solliciter ma jambe récemment malmenée. " Angus. De cette façon, si on y reste, tu auras l'honneur d'emporter le nom d'un estimable et reconnaissant concitoyen dans la tombe. Et si on sort vivants de ce merdier, tu pourras chanter mes louanges ". Je souris, voire laisse échapper un petit rire discret. « Lawrence Blain. Et je n’y manquerai pas. Il faut tirer parti de toutes les situations pour faire connaissance avec des estimables concitoyens, j’imagine. » Un clin d’œil vient compléter mes mots, comme lui un peu plus tôt. Je lui fais un nouveau sourire qui se crispe légèrement devant notre cage de béton. Fort heureusement, je ne suis ni claustrophobe, ni particulièrement anxieux à cet instant. C’est même le fait d’être totalement détendu et à mon aise qui me pousse légèrement à m’inquiéter. Qui suis-je pour être dans mon élément au sein du chaos, pour rester plus que lucide, repousser la crainte qui devrait normalement m’étreindre dans ses bras glacés, alors que le bar où un simple café suffisait à m’hypnotiser vient de partir en fumée et gravats ? « Vous avez un téléphone portable ? J’imagine que ce serait… hum… intéressant de signaler la présence d’au moins deux survivants en… » Je considère ma jambe malmenée dans le deuxième effondrement. « … plus ou moins bon état. » Mes doigts effleurent les murs et gravats qui nous entourent. Une toile d’araignée qui appellera sa créatrice, la mort, si nous la chatouillons un peu trop. Ma main grimpe vers ce qui est devenu notre plafond, et je grimace. « Je doute avoir jamais été architecte, mais quelque chose me dit que si on essaye de s’extraire de notre cage de béton et d’acier… elle deviendra facilement notre tombe. Ceux qui ont fait ça ont bien choisi les murs porteurs sur lesquels placer les explosifs… » Je m’interromps. Je ne sais rien d’Angus, et il ne sait rien de moi. Je ne suis pas méfiant – ce qui est regrettable. Je ne suis pas non plus… comment dire… des plus prudents. Peut être fait-il partie de la Résistance, la grande, celle que je souhaite intégrer et qui me permettra de renverser la pieuvre qui nous gouverne et que certains s’amusent à appeler Gouvernement ; je préfère le terme de Dictature. Ou peut être, bien au contraire, j’ai devant moi un Peacekeeper. Un ami de celui que j’ai abattu par réflexe et dont je n’arrive pas à oublier le regard perdu du soldat, touché mortellement après avoir été désarmé. Même moi, j’avais été pris au dépourvu par mes réflexes de combattant. Qui étais-je avant ? Sait-il qui je suis ? Ce serait un hasard, ce serait une chance, ce serait une coïncidence… et c’est fort peu probable. J’inspire pour retrouver la sérénité qui m’habite depuis le début de l’attentat. Tu baignes dans ton élément naturel, Lawrence, rends toi en compte. Je ne peux qu’en avoir conscience, il ne faut pas s’en inquiéter. « Vous… vous savez si… on va nous interroger après ? » Méfiance d’un agneau qui trotte jusqu’à l’abattoir. Bêtise, inconscience, stupidité ? Non, juste… spontanéité. Je sais que je peux facilement sombrer dans la paranoïa, alors je choisis de prendre le contre pied de ce que la logique voudrait me faire croire. Je n’ai aucuns souvenirs. Ainsi, au lieu de voir en chaque personne un horizon de noirceur, je préfère me concentrer sur la petite lumière rougeoyante d’une aube naissante de bonté.

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