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 Enfin je te revois ! - Feat Faith

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MessageSujet: Enfin je te revois ! - Feat Faith    Jeu 16 Jan - 16:08

    Il y a des jours où la nostalgie vous prends aux tripes, et aujourd'hui semblait être un de ces jours là, où rien ne semble sourire à votre vie, où rien n'est comme il devrait être, comme si votre karma était en train de vous jouer un de ces mauvais tours. Comme chaque jour, j'étais aller voir ma grande soeur, elle était toujours dans le coma, depuis tellement de temps que jamais elle ne se réveillerait. Un jour je me rendrais à l'hôpital et on me dira qu'elle est finalement morte dans son sommeil mais tant que ce jour n'est pas arrivé l'espoir est permis. Pourquoi avait-il fallut qu'elle prenne son scooter ce jour et qu'elle passe par cette route si dangereuse à Washington ? Et encore, elle n'était pas morte sur le coup, j'avais cette chance de pouvoir la voir, chaque jour depuis. Je lui parlais, je faisais comme elle a pu faire avec moi dans ma chambre les soirs alors que je ne pouvais pas sortir de chez moi car mes parents voulaient prendre soin de moi en ne m'exposant pas aux autres. Ils voulaient conserver leur diamant dans un écrin familial. Et comme je n'avais pas été tellement habitué à sortir, cela ne me manquait pas plus que ça même si ma soeur me racontait des choses incroyables que j'avais parfois du mal à visualiser. Je sortais donc de l'hôpital, il était encore assez tôt, à peine quatre heures de l'après-midi alors je décidais de me promener sans regarder pleinement où mes pas allaient me mener. Je me suis alors retrouver près du Chef Menteur. Ce pont me rappela alors un moment des deuxième Hunter's Seasons. Ce moment que je détestais tant me revient alors en mémoire et me fracassa complètement le coeur, ce moment où ma meilleure amie se faisait tuer. Je n'en avais pas tellement et il avait fallu qu'elle soit sélectionnée pour ces jeux macabres. Pourquoi elle ? Elle n'avait rien fait, mais elle avait été prise. Chaque soir, quand ils faisaient un résumé de la journée, je priais pour qu'elle ne fasse pas partie de la liste des morts mais s'il y a un dieu, il ne m'a pas entendu. Un soir alors que la fin de ces jeux approchaient, je l'ai vu mourir dans cette arène, à proximité d'un pont comme le Chef Menteur. Depuis, j'évite cet endroit mais aujourd'hui, je ne sais pas, mes pas me dirigèrent là-bas, peut être pour une bonne raison. Au loin, de l'autre côté, je vis une silhouette qui me semblait familière. Je m'approchais donc ...
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MessageSujet: Re: Enfin je te revois ! - Feat Faith    Sam 1 Fév - 13:23


"Let me go
I don't wanna be your hero
I don't wanna be a big man
Just wanna fight like everyone else"



Chaque jour s’étirait doucement, apportant son lot d’amertume lorsqu’au crépuscule aucun miracle ne se produisait. Rien ne semblait être fait pour encourager le moindre optimisme. Au contraire, il semblait que la totalité de l’univers s’était étrécit pour la jeune femme. L’étroitesse de son nouveau domicile tout comme l’absence de distractions avaient fini par donner à sa vie intime des allures monacales. Et pourtant, pourtant chaque matin elle trouvait la force de se lever, de plaquer un sourire sur ses lèvres et de s’exposer à la face du monde, dans ce ridicule costume de serveuse minable dans le plus minable des diner de ce quartier déjà passablement minable de la Nouvelle-Orléans. Tant de bassesse ne pouvait que la blesser dans son orgueil, elle dont la soif de richesse et de reconnaissance avait été les principaux moteurs pendant si longtemps. En réalité, cela ressemblait surtout à un mauvais rêve. Les lieux, les gens, sa propre personne, tout semblait entouré de coton, tellement lointain qu’aucun sentiment ne filtrait à travers les couches de protection. Ce revêtement édulcoré qu’empruntait la vie s’expliquait évidemment par la savante combinaison d’antidépresseurs, somnifères et autres pilules en tout genre que la jeune femme ingurgitait à intervalles réguliers en suivant scrupuleusement les recommandations des médecins.

L’idée d’étouffer lentement sa personnalité avec des agents chimiques ne l’effrayait pas. Non, en vérité elle trouvait un confort incomparable dans cette neutralité de tout instant. Les drogues lui offraient enfin un peu de repos face à la violence de ses revirements, et pour une fois dans sa courte existence elle apprenait à chasser les excès à coups de demi-mesures et de languissantes réflexions. Il n’y avait rien de naïf dans cette piètre tentative de réconfort, Faith avait parfaitement conscience du caractère tout artificiel de ce répit. Elle avait simplement fait le choix de l’accepter avec un apaisement peu commun connaissant sa nature. Ce que la science ne parvenait pas à lui apporter, la jeune femme allait le puiser ailleurs. Elle avait finit par se raccrocher aux détails les plus infimes de la vie quotidienne pour y prélever sa part de bonheur, cela pouvait être le sourire radieux d’un passant dans la rue, l’apparition d’un rayon de soleil pile au moment opportun, un repas plus savoureux qu’un autre. N’importe lequel de ces minuscules plaisirs journaliers qui rendent la vie plus supportable.
En revenant à la Nouvelle-Orléans, la jeune femme avait décelé un je-ne-sais-quoi de familier dans l’air. Quelque chose qui lui semblait presque lourd à porter, mais toujours pourvu d’une chaleur intense et qui faisait fourmiller son esprit d’anecdotes et de souvenirs au lieu de l’engourdir ; un peu à l’image du climat régnant sur la ville finalement. En réalité, ce qu’elle sentait n’était ni plus ni moins ce que tout exilé ressentait en retrouvant leur lieu d’origine ; mais elle l’ignorait puisqu’elle n’était jamais rentrée « à la maison ».
La douceur hivernale l’encourageait à s’engager chaque fois plus loin dans ses explorations des alentours de la ville. Lassée de l’étourdissante effervescence que ne manquait jamais de lui offrir la vie citadine, la jeune femme avait pris le parti de redécouvrir le bien-être que prodiguaient le grand-air et la marche en arpentant les lieux plus ou moins éloignés de l’agitation habituelle. C’est ainsi que Faith s’était retrouvée à arpenter le sud de la ville, s’accordant une pause en traversant le Chef Menteur Bridge pour laisser cours à ses songes, les deux coudes appuyés sur la rambarde à la solidité toute relative du monument. Elle ne prit même pas la peine de se retourner lorsque d’autres pas firent résonner les fondations du pont, imaginant que la personne en question poursuivrait sa route, ainsi sa surprise fut totale lorsqu’une silhouette familière se glissa à ses côtés…
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MessageSujet: Re: Enfin je te revois ! - Feat Faith    Dim 2 Fév - 16:57

    J'étais heureuse que ces Hunters Season's soient finis, vraiment. Même s'ils n'étaient que suspendu, j'espérais bien ne jamais devoir y faire face à nouveau, les trois éditions qui avaient eu lieu avaient été suffisamment oppressantes, effrayantes et tout ce que vous voulez. En vérité, ce qui m'avait le plus marqué, c'était bien entendu l'exécution de mon amie, jamais elle n'avait mérité cela, mais cela s'était produit. Je n'avais pas la capacité de revenir en arrière pour me présenter à sa place pour ces jeux, ou de faire quoique ce soit pour la ramener. Pourtant, j'avais croisée Faith, et elle lui ressemblait tellement. Enfin, dernièrement, je ne l'avais pas revue à vrai dire. Je ne sais pas ce qu'elle fait, peut être qu'elle n'est plus dans le coin, même s'il est difficile d'en partir véritablement. Peut être que cela vient simplement de moi, il faut avouer qu'entre mon appartement, le Masquerade et l'hôpital, je ne vais que rarement ailleurs. Pourtant, aujourd'hui, je suis à proximité de ce pont qui me rappelle tant de souvenirs. Je me promenais donc quand à l'autre extrémité du Chef Menteur, je vis une silhouette, une silhouette qui me disait vaguement quelques choses, mais d'aussi loin, je n'avais aucune certitude, alors je m'approchais, et c'est là que je la vis. Des flashs me revinrent alors violemment en mémoire, cette mort improbable sur ce pont, ce visage qui ressemblait tellement à celui de cette jeune femme. Elle était là, accoudée sur la rambarde. J'essayais de ne pas faire de bruit en m'approchant d'elle mais c'était inévitable, pourtant, elle semblait dans son monde, ne se retournant même pas pour voir qui pouvait se trouver là, comme si elle avait l'habitude que des gens se promènent par ici. Pourtant, j'avais cru comprendre que le lieu n'était pas tellement fréquenté. Ainsi, le visage assez fermé, je me mettais à côté d'elle. Nos rencontres avaient toujours fait vibrer en moi des émotions contradictoires, mais là, j'essayais juste de sourire un peu, ne voulant pas l'importuner plus que de raisons.

    " Bonjour Faith ! "

    Et je n'en disais pas plus, pour le moment, je voulais voir sa réaction, peut être que je la ferrais fuir, peut être qu'elle ne serait pas heureuse de me voir, je ne savais pas trop, alors je me montrais prudente.
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MessageSujet: Re: Enfin je te revois ! - Feat Faith    Dim 30 Mar - 21:57


La solitude avait longtemps représenté le pire des supplices pour la jeune femme. Le choix de s’exiler loin de sa terre d’origine et des siens n’en avait jamais vraiment été un. Le silence et l’absence s’était installé bien avant qu’elle ne quitte le Texas. Tout était lié à l’accident, évidemment. Tout était toujours lié à l’accident lorsqu’il s’agissait de ses névroses et ses regrets de toute façon. Il y avait eu cette période au cours de son hospitalisation où ses proches s’étaient crus obligés de cesser de vivre dès l’instant où ils franchissaient le seuil de sa chambre, en faisant un havre de silence seulement troublé par chuchotement les plus inévitables des questions chuchotés sur un ton transpirant la compassion jusqu’à l’écœurement. A force de trop vivre dans cette absence de bruit, tout lui était devenu insupportable même le rire des infirmières dans le couloir, et y compris les rares rayons de soleil filtrant par sa fenêtre. Elle avait finit par définitivement associer cette atmosphère anxiogène à la vie familiale. Au point de les détester en même temps que ce silence, d’abhorrer leurs absences de plus en plus fréquentes autant que leur présences. Partir semblait être la seul solution imaginable à l’adolescente qu’elle était alors. Fuir serait d’ailleurs le terme le plus juste. Ce que la jeune fille ignorait alors c’est que sa solitude ne connaîtrait désormais plus de fin. Ses balafres et son amertume constituaient alors le plus impénétrable des boucliers. Au cours des années qui suivirent, elle se noya dans ce silence, s’en délectant avec l’amertume caractéristique des personnes qui ne peuvent admettre pareil revers du sort. Elle avait connu pour un très court instant les infimes mais précieuses gloire qu’accordent la subtile combinaison de la jeunesse et la beauté et ne parvenait plus à oublier…

De cette solitude était née l’habitude. L’habitude de ne compter que sur soi-même, l’habitude des faux espoirs et des attitudes intéressées. Sa nature d’enfant prodige capricieuse lui avait appris à considérer son prochain comme un moyen et maintenant qu’elle se savait sans ressources, elle doutait de la capacité des autres à la considérer comme une fin en soi. Ce cynisme durement gagné ne l’avait d’ailleurs jamais vraiment quittée, pas même lorsque par un phénomène aussi miraculeux qu’inexpliqué la disparition spontanée de ses cicatrices mette également fin à ses années d’abstinence et de solitude.

A l’instant où Isis l’abordait, Faith réalisa avec la clairvoyance des patients trop longtemps exposés à la psychanalyse toutes les raisons à fuir l’affection irraisonnée que cette inconnue lui portait. Bien sur que la méfiance, les années de solitude et de silence l’empêchait de comprendre cette spontanéité avec laquelle la jeune femme se livrait. Mais il y avait surtout ce sentiment irrépressible que quelque soient les espérances formées à son sujet par Isis, jamais la jeune femme serait en mesure de les remplir. Aujourd’hui plus que jamais. Bien entendu, elle ne pouvait pas se permettre de fuir. A l’époque où l’importune hantait son cabinet à la recherche d’une excuse pour engager la conversation Faith pouvait se permettre de jouer les professionnels pressés, de feinter ses tentatives de bavardages avec l’excuse toute trouvée d’un emploi du temps chargé ; mais en cet instant aucune excuse ne lui venait. Pire, l’extrême amabilité dont la jeune barman ne manquait jamais de faire preuve la clouait sur place, les coudes scotchés à la rambarde du monument par son sourire solaire. Après tout, de quoi avait-elle peur au juste ?

« Bonjour Isis, cela fait longtemps… »
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MessageSujet: Re: Enfin je te revois ! - Feat Faith    Mar 1 Avr - 16:28

Mes pas m'avaient menés jusqu'ici, jusqu'à ce pont, jusqu'à ce Chef Menteur, jusqu'à de nombreux souvenirs que je voulais oublier, mais qui m'étaient violemment revenus en mémoire d'un coup. Et puis, j'étais tombé sur elle, et comme à chaque fois, je revoyais son visage, son corps, comme si elles étaient la même, l'unique, alors que ce n'était pas le cas. Faith m'a pourtant fait comprendre que je ne devrais pas essayé de la voir, que je me faisais du mal, que j'étais limite folle de faire cette fixation sur sa personne, mais à chaque fois j'étais revenue à la charge. Je ne l'avais pas vu depuis trop longtemps, mais aujourd'hui elle était là, et pour le moment, je me contenais, mais j'avais une envie furieuse de la prendre dans mes bras, et de pleurer parce que je ne l'avais pas vue depuis trop de temps déjà. Le hasard avait bien fait les choses aujourd'hui ? Peut être, je ne saurais bien vous le dire, mais nous en étions là, elle était à côté de moi, et j'avais entamé la conversation le plus simplement du monde en lui disant bonjour. Pourtant, j'avais envie d'en dire tellement plus, mais je ne voulais pas la braquer d'entrée, je voulais qu'elle puisse peut être s'ouvrir un peu à moi, qu'elle puisse me dire des choses que je n'avais pas forcément besoin d'entendre mais qui me ferrait quoiqu'il arrive du bien. Faith me répondit donc par le même mot, ajoutant une remarque sur laquelle je ne manquerais pas de rebondir. Mon sourire s'accentua sur mes lèvres. Je devais faire bonne figure, je ne devais pas la faire fuir. Et puis après tout, pourquoi fuirait-elle maintenant ? Nous étions ici, sur ce pont, autrement dit, nous avions tout notre temps pour parler, et peut être même faire plus que parler, peut être que nous allions pouvoir apprendre à nous connaître.

" C'est vrai. Que t'es-t-il arrivé pour que l'on ne se croise plus comme ça ? "

La question pouvait parraitre bien trop personnelle mais après tout, même si nous étions des inconnues l'une pour l'autre, au fond, on se connaissait un petit peu. J'espérais donc qu'elle me réponde en toute franchise, même si je ne savais pas trop ce qu'elle allait pouvoir me dire.
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