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 What should i do now? (ft. Cora)

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MessageSujet: What should i do now? (ft. Cora)   Lun 20 Jan - 19:00


Je suis assis dans la pénombre d’une ruelle sombre, je l’attends. Tous les soirs, ou presque, je suis là, à la même place, dissimulé par la noirceur de la nuit, à attendre qu’elle sorte enfin. Ce soir pourtant, je ne suis pas comme d’habitude. Mes mains tremblent, mon cœur s’emballe un peu trop, pour diverses raisons et diverses pensées. En vérité, je ne sais trop ce qu’il m’arrive, mais je sais une chose néanmoins, ça n’a rien à voir avec la demoiselle que j’attends. Je ne saurais l’expliquer et à vrai dire, je n’en ai pas vraiment envie. La seule chose qui m’importe maintenant, c’est de voir la belle brune et de la garder en œil jusqu’à ce qu’elle s’enfonce chez elle, sans même m’accorder un regard. De toute façon, je ne veux pas qu’elle me voit, ni même qu’elle me remarque. Cela serait la fin du jeu, et je ne suis pas prêt à ça, pas encore. Je m’agite légèrement, lorsque je la vois sortir enfin, par la porte de service. Elle est si belle, si rayonnante. Probablement est-ce simplement dans ma tête, néanmoins, si j’avais eu une inclinaison pour les femmes, je pense qu’elle aurait été totalement mon genre. Cette pensée est hors propos, et m’a presque fait oublier de la suivre. Si bien que lorsque je sors de ma cachette, je me retrouve juste face à elle. Mauvais timing. Pour la première fois, depuis que je la « fréquente », je me suis laissé emporté loin dans mes pensées, jusqu’à oublier ma discrétion et mon plan initial.

Là, face à elle, je panique, ne sais que faire… Alors je sors de ma poche une seringue, que je porte toujours sur moi, lorsque je sors comme ça, pour la suivre. Au cas où… Et ce cas semble réellement nécessiter que je l’utilise. Je ne parle pas. Je ne souris pas. Je ne la regarde même pas en vérité. Mais j’agrippe soudain sa nuque avec force, pour l’empêcher de s’enfuir et plante derechef ma seringue dans son bras, sans même me soucier de lui faire du mal. Tous mes gestes n’ont pris que quelques secondes, pourtant j’ai l’impression que le temps file comme une flèche. La panique m’envahit complètement et je la laisse prendre possession de moi, sans trop savoir pourquoi. Elle guide désormais toutes mes actions et c’est probablement pourquoi je la prends doucement dans mes bras. Pourquoi j’invente dans ma tête une excuse, pour le cas où nous devrions croiser quelqu’un. Que je pose un baiser étrangement doux sur son front, alors que des regards se posent sur moi, en sortant de la ruelle. Et que je reviens chez moi, sans même me soucier des conséquences. La seule chose importante maintenant, c’est de l’enfermer et de faire en sorte de limiter les dégâts. Probablement une cause perdue maintenant, mais ce n’est pas le moment de s’en préoccuper.

Enfin dans la pénombre de mon appartement, je l’amène dans ma chambre d’amis et la dépose sur le lit. Maintenant que l’adrénaline est partie, je me rends compte de mes actes et ma culpabilité me revient en pleine face. Qu’ai-je donc fait… Une petite voix intérieure, étrange, me félicite d’avoir enfin su passer le cap. Ce qui me dérange, ce que cette voix ressemble désagréablement à celle de Soren. Ses propos résonnent encore en moi. S’il veut me pervertir, quelque chose me dit, qu’il n’aura plus grand-chose à faire après ça… Sans dire un mot de plus, je recule précipitamment et quitte la pièce, et la verrouille. Heureusement, la fenêtre de cette pièce ne s’ouvre pas, elle n’aura donc aucune issue, pour le cas où elle voudrait me fausser compagnie.

Bien, maintenant qu’elle est chez moi, je me dois de trouver quelque chose à faire. De nouveau, mon cœur s’emballe, panique et je me retrouve soudain au sol, à bout de souffle. on sang ! Qu’est ce que je vais pouvoir faire… Encore une fois, la voix intérieure se fait entendre, me réclamant cette fois un tribut que je ne suis pas certain de pouvoir lui offrir. Fais couler son sang…, me dit cette voix. J’en tremble maintenant, comme un toxicomane en manque de substance. Et à vrai dire, je le suis, en manque. Je me souviens encore de l’éclat rouge de son sang, de son odeur, si particulière, de son écoulement, fluide et hypnotisant. Jamais un sentiment aussi fort ne m’a parcouru de toute ma vie. Non, jamais. Et maintenant, elle est là, à portée, juste à côté de moi. Je dépose mon front sur la porte close, hésite encore une minute, avant de finalement prendre trois écharpes, désormais inutiles, depuis que je vis à la Nouvelle Orléans, dans mon armoire, et un couteau sur la cheminée. Sans faire de bruits, je retourne dans la chambre dans laquelle j’ai enfermé la demoiselle et attache ses mains aux montants du lit, ainsi que ses pieds ensembles. Quelques hommes, y trouverait là leur fantasme, mais ce n’est pas sa position, sexuellement excitante, qui m’attire, non, c’est sa jugulaire, pulsante, qui attire mon regard, m’hypnotise. Soudain, elle bouge et je pose ma main sur son front, pour la calmer. Shhh… Tu vas très bien. Ne t’inquiète pas…
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MessageSujet: Re: What should i do now? (ft. Cora)   Jeu 23 Jan - 17:01

Faire déguerpir les derniers clients. Ceux qui restent avachis dans le moelleux de leur fauteuil avec un verre d’alcool fort solidement logé dans la main, même lorsque les courbes affriolantes des danseuses sont sorties de leur champ de vision. Il y en a toujours pour s’accrocher même après l’heure de fermeture. Juste pour prolonger l’atmosphère étouffante et érotique du Little Darlings. Établissement propice à un abandon des sens faussement libérateur. La veuve noire leur tisse un cocon sur mesure soir après soir, avec une habilité dont elle ne se serait pas crue capable une année plus tôt. Lorsque son poste de gérante lui a été offert comme un cadeau empoisonné. Elle leur laisse croire à tort qu’ils peuvent s’approprier toutes les créatures de rêve hantant les lieux en échange de quelques billets verts. Mais il ne s’agit que d’une illusion vouée à l’éphémère. Le premier qui touche ses employées avec autre chose que ses yeux contre leur gré, ou pire encore qui essaie de la tripoter elle, est jeté dehors sans le moindre ménagement. Derrière leur statut de femmes objets, elle tient à ce qu’elles restent les seules à mener la danse. A pouvoir dicter les règles de ce jeu vulgaire selon les dires de la plupart, mais au moins dénué d’artifices.

Une fois le dernier client venu se rincer l’œil fichu à la porte, Cora se décide enfin à éteindre les dernières lumières. Trop proche de minuit, l’heure du couvre-feu, elle n’a pas le temps de rentrer à temps dans son chalet. Perdu aux confins de la ville sous une masse effrayante de végétation, bien trop loin de ses lieux de travail. A défaut de pouvoir se couler dans un bain chaud, la légiste a donc décidé de poursuivre sa nuit à la morgue. De manipuler et découper de la viande froide avec son scalpel. Et éviter au moins de se tourner et se retourner dans son lit vide comme la pire des insomniaques. De se gaver de somnifères, ces drogues qui l’aident à tenir quand toute sa vie part en lambeaux. Mais alors que la porte de service se referme sur la nuit sombre et humide, elle sent une ombre dans son dos. C’est loin d’être la première fois, qu’elle discerne une présence obscure non loin d’elle. Elle a pris l’habitude de mettre cette impression dérangeante sur le compte de son imagination fertile. De ses lubies un brin paranoïaques qui ne tendent qu’à l’angoisser. Sa nuque la brûle, la pique, fourmille de frissons pénibles. Mais elle n’ose pas se retourner pour vérifier. C’est sans doute stupide, quand elle pourrait revenir à l’intérieur et se barricader dans son bureau. Le contact métallique de la clef contre ses doigts la rassure étrangement, et dans un soupir moqueur, elle décide d’arrêter de s’inquiéter inutilement pour une menace fantôme.

Face à la rue déserte, un soulagement furtif s’empare d’elle et elle s’apprête à poursuivre sa route. Regrette néanmoins d’avoir laissé son chien husky chez elle et congédié le vigile plus tôt que prévu, quand elle doit traverser autant de quartiers malfamés avant d’arriver à destination. Deux pas et elle se heurte presque à une silhouette sortie de nulle part. Imposante et à peine éclairée par la lueur faiblarde d’un lampadaire, elle ne discerne pas nettement les traits de son visage. Constate seulement qu’il s’agit d’un homme à sa carrure, sans réaliser qu’elle l’a déjà vu. Qu’il a notamment soigné sa hanche, lorsqu’elle est sortie perdante de l’arène. Celle-là même qui continue de la tirailler, et la fait parfois légèrement boiter, même si la douleur s’est considérablement estompée depuis la fin des Hunter's Seasons. Son cœur trébuche misérablement sur ses battements, se détache et plonge dans le vide. Elle se sent proie, alors que les yeux du fauve paraissent briller dans la pénombre. Une peur sourde la martèle et elle recule instinctivement pour mieux contourner l’intrus avant d’avoir pu échapper une seule syllabe. Sa tentative pour l’esquiver, les prunelles résolument fixées sur le bitume, se solde par un cuisant échec. Les doigts puissants s'agrippent à son cou avec violence et le cri de terreur qui roule dans sa gorge s’y étouffe à l’instant où la seringue pénètre dans la chair affable de son bras. Tout son corps se tétanise, puis se mue en coton facilement malléable. S’écroule. L’inconscience la submerge et elle n’a d’autre chose que de la laisser l’engloutir toute entière.

[…]

Un battement de cils, puis un autre. Ses rétines claires butent contre un plafond inconnu. Désorientée, les membres encore engourdis, il lui faut plusieurs secondes pour appréhender l’espace. Comateuse, la nausée la guette. Elle ne comprend pas immédiatement qu’elle n’est pas chez elle. La caresse tiède contre son front la ramène toutefois à la sordide réalité. Loin de la rassurer, elle cherche au contraire à s’en défaire et frôle le torticolis en tournant brusquement sa tête vers son agresseur. Une expression d’horreur se dessine sur sa figure, fait subir à son palpitant une cavalcade effrénée. « - Qu’est ce que… » Ses pupilles bleutées volent à ses pieds puis à ses poignets, et elle cherche aussitôt à tester la solidité des écharpes qui lui servent de liens et à s’en dégager. L’italienne s’agite, se transforme en furie avide de liberté. Si ses ongles pouvaient atteindre celui qui l’a ramené et s’incruster dans sa peau, il serait déjà méconnaissable. « - Qu’est ce que vous me voulez ? Relâchez-moi tout de suite ! » Qu’elle siffle, alors qu’il est naïf et vain de croire qu’il obéira sagement après tout le mal qu’il s’est donné pour la ramener. Elle se fatigue encore un peu, avant de se calmer momentanément pour ancrer ses sphères d’acier aux azurs troubles qui la dévorent. Elle a l’impression de le reconnaitre, sans pour autant pouvoir tirer un nom de sa mémoire. Trop paniquée pour que ses neurones daignent se connecter entre eux. Un souffle dubitatif s’extrait néanmoins de ses lippes après un court silence : « - On… on se connait ? » Quoiqu’il réponde, une chose est certaine : sa position de faiblesse ne lui dit absolument rien qui vaille pour la suite des 'réjouissances'.

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Between Iron And Silver
Twisting and turning, unable to sleep. Will the voices ever stop? My thoughts speak louder the more I resist. And they're driving me insane. Do they ever go? Inside. I'm a danger to myself. I'm a prisoner of my own hell.
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