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 Smile, little monster [pv]

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MessageSujet: Smile, little monster [pv]   Lun 20 Jan - 23:45



« Smile, little monster. »
(pv) Rafael A. Morienval.


~

On se souvient encore du temps où l'on se posait la question : qu'y a-t-il après la mort ? Combien de réponses avons-nous cherchées et combien en avons-nous trouvées ? Certains s'imaginaient le paradis, lumineux et moutonneux, lequel tout un chacun se devait de désirer. D'autres s'imaginaient l'enfer, flammes et laves réunies pour torturer les malheureux. D'autres encore pensaient que la mort reste avec nous. Plus personne ne serait capable de voir les décédés, mais eux auraient la possibilité de veiller sur leurs vivants. Et toi, que pensais-tu ? Ton cœur est si noir qu'il ne doit songer qu'au néant le plus profond, tellement prenant que l'on ne se rend pas compte de sa propre mort. De toute façon, à quoi ça rime de vivre sa mort ? Mais voilà, toutes ces hypothèses ne mènent à rien, balayées d'un coup de main en putréfaction. Ils sont apparus, les vivants d'après la mort. Zombies, Rôdeurs. La mort qui marche sur la vie, pour tes beaux yeux, les Marcheurs. Une chance nous est donnée de pouvoir emporter ceux que l'on aime avec nous. Et Dieu seul sait à quel point nous aimons le monde quand nous nous redressons pour la deuxième fois. Seconde, tu aimerais penser, mais qui sait combien de fois nous sommes capables de nous relever, Lili.

Tu es paumée, danseuse. Non pas physiquement, tu sais très bien où tu te trouves, et bien que tu ne connaisses pas totalement les environs, tu saurais revenir à la ville sans souci. Tu es mentalement perdue, prête à t'ouvrir la gorge de tes ongles s'il le fallait. Il y a une bête en toi qui réclame le contrôle. Un monstre qui ne demande qu'à sortir de sa cage pour dévorer ce qui l'entoure. Mais tu trouves encore le courage de résister, Lili. Pourquoi ne pas simplement te laisser mener par le courant ? « Je suis l'eau qui creuse la montagne. » Oui, si tu le dis, Li Mei. Tu ne sais plus quoi faire, tu ne sais pas réparer le problème. Il y a pourtant quelque chose au fond de toi qui peut le faire. Laisse-lui donc le contrôle. Oh... tu as peur de le perdre à jamais, de ne plus retrouver la maîtrise parfaite que tu as, oui, elle est vraiment flagrante. Non, vraiment, on ne croirait pas que tu es juste une idiote à qui l'on a offert de trop grands pouvoirs, et qui ne pourra donc jamais les contrôler. Regarde-toi, Li Mei. N'es-tu pas désespérante ? Les autres se moqueraient de toi, tu sais... Pourquoi ? Parce que tu attends toujours que l'ombre revienne d'elle-même, sans savoir où tu as pu lui dire d'aller. Il y a pourtant une partie de ton cerveau qui contrôle cette obscurité, Lili. Tu devrais pouvoir te ressaisir et rappeler à toi ce qui t'appartient.

Tu te caches dans l'ombre puisque tu n'es plus capable de voir la tienne. Tu espères que personne ne te trouve jusqu'à ce qu'elle te revienne. Tu ne veux pas être démasquée, ni même traquée. A quoi servirait sinon tout le mal que tu t'es donnée pour me tuer puis pour te cacher jusqu'à maintenant ? Et tu ne voudrais pas faire une nouvelle victime, du moins est-ce ce que tu penses tout haut alors que ton cœur crie la mort tout bas. Tu ne peux cacher éternellement ton nouveau toi et tu le sais. Il arrive parfois qu'il prenne le dessus et te laisse spectatrice de ta décadence. Et il n'y a pourtant rien de mieux que le monstre en toi. La même beauté pour un esprit plus intéressant encore. Tu serais bien incapable de t'avouer une double personnalité – même si je reste persuadé qu'il s'agit de toi et non d'un simple dédoublement, ce serait trop facile – mais avoue qu'elle ne peut être que meilleure que toi...

Tes doigts se referment sur la branche solide dans ta main. Depuis New-York tu t'arranges pour toujours avoir une arme sur toi, prête à faire exploser des cervelles pourries et des yeux baveux. Avoue-le que tu n'attends que ça ! Dis-le que tu espères croiser quelqu'un pour pouvoir te repaître de sa vie, Vampire. Tu le penses du plus profond de ton cœur. « Ce n'est pas vrai. » Tu l'as déjà pensé de nombreuses fois ! « Jamais ! » Tu es têtue. Il te suffit de l'avouer pour en être débarrassée. Mais à la place de ça, tu préfères serrer plus fort le bois qui agresse ta paume délicate. Le mal ne fait pas disparaître les mauvaises pensées, mets-toi bien ça dans la tête.
Un bruit t'attire, une odeur. Tu pourrais être un chien, Li Mei, que ça ferait le même effet. Renies-tu encore le monstre qui te permet cet instinct ? Pense un peu à la puissance que tu pourrais avoir si tu faisais un minimum d'effort. Déjà humain ton instinct surpassait le mien, et tes oreilles savaient écouter ce qu'il n'y avait pas à entendre. Et maintenant regarde-toi, à l'affût du moindre bruit, du moindre mouvement, prête à frapper quiconque oserait t'attaquer. Tu étais déjà la plus douée en arts martiaux, et te voilà maintenant capable de te protéger, toi et toi seule, puisque tes entraînements n'ont pas su m'inclure dans ta sécurité. Si c'est de ta faute si je suis mort ? Oui, et par deux fois même. Mais il n'y avait rien que tu aurais pu faire, Lili, si ce n'est me laisser te détruire et t'emmener avec moi.



Dernière édition par Li Mei Tyler le Lun 24 Fév - 16:03, édité 1 fois
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« Le prodige et le monstre ont les mêmes racines. »

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MessageSujet: Re: Smile, little monster [pv]   Mer 22 Jan - 22:17



« Smile, little monster. »
(pv) Li Mei Tyler.


~


Je sens les feuilles du sentier sous mes coussinets. Je les sens et je les entends craquer légèrement alors que je les foule sans m’attarder dessus. Loup. Je suis Loup. Le museau dans le vent, j’hume l’air à la recherche d’une proie à traquer. Cela fait quelques heures que je suis sorti de chez moi, sorti de la ville, que j’erre dans la forêt, et déjà le temps n’a plus de signification pour moi. Ma réalité change, ma vue se modifie, mes perceptions s’affinent à chaque pas délicat un peu plus. Ma conscience humaine, déjà si altérée par mes années lupines, se dissout pour que je ne sois plus qu’un loup en chasse. Mais je ne chasse pas que des lapins, ça non. Je chasse des créatures qui ne méritent ni de vivre, ni de mourir : simplement de souffrir. Sorciers. A cette simple pensée, à la seule pensée de Ceux-qui-altèrent-les-sens, je montre les crocs. Je hurle brièvement, avant de me remettre en chasse. Ceux-qui-altèrent-les-sens. Voilà le nom que je leur donne, moi, le loup. Parce qu’ils ne sont que des lâches, que des traîtres, qui manipulent ceux qui ne sont pas comme eux. Parce qu’ils ne sont que des erreurs dans la nature parfaite que je suis en train de parcourir à larges foulées. Parce qu’ils ne méritent pas de vivre, et que la seule chose à laquelle ils ont droit, c’est de périr entre mes crocs. Parce que mon âme de loup et d’humain, mon âme de métamorphe qui est mêlée de ces deux êtres, ne hurle que vengeance lorsque la Lune s’élève dans le ciel. Mes crocs immaculés – pour le moment – n’attendent que du sang pour perdre de leur éclat.

Tout à coup, je me fige. Des odeurs différentes parviennent à mon museau qui cherche dans le vent leur provenance. Et qui cherche aussi à les comprendre. Odeurs. Des centaines, des milliers, des milliards de particules porteuses de sens. Humain. Je dissocie les odeurs et leur signification. Humaine. Non, ce n’est pas encore ça. Mes oreilles s’agitent et s’orientent dans la direction des bruits et de la respiration de l’être. Ce n’est pas un animal, mais ce n’est plus tout à fait un humain. Un léger grognement s’échappe de mes babines relevées pour laisser paraître des crocs étincelants. Un léger vent agite ma fourrure. Mes yeux se plissent, alors qu’à petits pas de loup, sans que ce ne soit une expression, je m’avance vers la clairière. Elle est debout, elle attend quelque chose. C’est tout ce que je perçois. Et sa nervosité. Sorcière. Ca ne peut pas être autre chose, et quand bien même, ce n’est ni un humain, ni un individu comme moi. Et ma soif de sang n’a d’égale qu’en ma volonté de vengeance à cet instant. Je contracte mes muscles, et relâche tout dans un soupir.
Je ne suis plus qu’un brouillard gris lorsque je fonds sur ma proie. Simple chasseur qui court, qui saute, qui menace la gueule ouverte pour saisir à la gorge cet être abject qui ne mérite pas de vivre. Chasseur, justicier, héros, sauveur ? Je ne mérite aucun de ces adjectifs, j’en ai bien conscience. Et je n’en réclame aucun. Je sais que je ne suis qu’un bourreau qui exécute les basses manœuvres. Que je ne suis qu’un meurtrier de plus. Mais peu m’importe. Je n’ai pas de pitié, c’est l’important. Pas de pitié, pas de culpabilité, pas de doute ni d’hésitation. Après tout : elle mérite de mourir. Elle n’a pas à être là, elle n’a pas à sentir différent des autres humaines, elle n’a pas à vivre. C’est tout.


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MessageSujet: Re: Smile, little monster [pv]   Dim 26 Jan - 1:14



« Smile, little monster. »
(pv) Rafael A. Morienval.


~

Le grognement arrive à tes oreilles, Li Mei, léger, flottant lentement dans l'air frais. Tu devrais féliciter la nature de monstre qui te permet de sentir le loup comme il te sent. Que comptes-tu faire ? Il faut fuir les muscles puissants et les crocs acérés. C'est la seule chose à faire, danseuse. Courir à n'en plus respirer, à en tomber aux pieds de la Nouvelle-Orléans. Tu ne peux faire face à une bête qui assume l'animal en elle, alors que tu n'admets aucun monstre ni dans ton cœur ni où que ce soit d'autre. Crois-tu que tu peux battre une masse d'instinct pur et de faim, de soif de sang inextinguible ? Non, tu es simplement incapable de bouger, de faire un pas hors de l'ombre pour découvrir l'absence de la tienne. Petite idiote, ta peur de la nature devrait être plus forte que ta peur des Hommes. C'est ainsi pour tout le monde. Pourquoi ne l'est-ce pas pour toi ? « L'Homme est un loup pour l'Homme. » Certes. Peut-être que si j'avais eu peur de toi comme tu as eu peur de moi, je serais en vie et toi morte ou toujours humaine.

Ton cœur accélère sa course, battant au fond de ta poitrine comme s'il voulait s'en échapper. Tu vois, il a lui-même peur de toi et de ton idiotie. Il ne veut pas mourir comme tu comptes le faire en restant immobile. Bouge-toi danseuse, il est inutile de rester à ce point bornée. Pourquoi donc ne fais-tu rien alors que tu l'entends approcher ?! Oh... tu es effrayée. Tu aimerais partir mais tu ne le peux. Tu n'y arrives simplement pas. Tu ne saurais contrôler ses jambes, fixes et tremblantes, qui menacent de te laisser tomber. Tu sais donc ce qu'il te reste à faire, Lili. Laisse ta place au monstre, laisse-le maîtriser ce corps dont tu n'es plus la chef. Tu le sais. Tu sais qu'il peut faire tout ce que tu ne peux. Que ce soit physiquement ou moralement. Comment serais-tu encore en vie, sinon ? Toi qui ne souhaites voler la vie de personne, tu serais déjà en train de pourrir dans un coin s'il n'était pas là pour te sauver. Pourquoi, demandes-tu ? Pourquoi fait-il tout cela ? Parce qu'il est en toi depuis toujours et qu'il ne souhaite en aucun cas te laisser le tuer. Si tu meurs, il meurt. Pourquoi laisserait-il faire ça ?

Ton corps cesse le moindre mouvement, même ton cœur n'ose battre cette seconde qui semble s'étirer à l'infini. Tu perçois ton ombre te revenir plus rapidement qu'elle ne te fut arrachée. Il est là, enfin. Il était temps. Tu inspires profondément et tes yeux se ferment, laissant ton ouïe de bête suivre l'animal. Ta respiration se calque à la sienne et ton emprise se fait plus ferme sur la branche, arrachant quelque bout d'écorce à ton arme provisoire. Il arrive, il approche, il court pour ta mort. Déjà il saute, ses crocs n'attendant que de se refermer sur ton cou si frêle, danseuse. Mais tes yeux s'ouvrent, et comme si le temps s'allongeait pour ta personne, tes poignets et ton corps se tordent dans un même mouvement. Tes pieds pivotent, l'arme fragile gagnant en puissance pour venir s'abattre sur la gorge si près de ton visage, et se briser contre les poils gris. Un fin sourire sur les lèvres, tu admires ton œuvre : le loup projeté à quelques mètres à peine, coupé dans son élan meurtrier.

Vois-tu comme il est mieux que ton cœur se libère de son fardeau et laisse le monstre sortir de sa cage pour taire ton idiotie. Tu n'en parais que plus belle en étant plus violente, que plus attirante en étant plus courageuse. Tu ne sembles que moins chiante en étant moins toi, Lili. D'un geste délicat et élégant de la main, tu dégages ton visage de quelque cheveux rendu rebelle par le demi-tour fugace et la collision avec la mâchoire puissante du canin. Tu apprécies encore un instant la vibration ressentie par tes bras quand le bois a rencontré le poil, la chair et les os, avant de t'approcher de l'animal avec prudence et nonchalance mêlées. Tes genoux se plient et tes mains en coupe viennent accueillir ta tête victorieuse, ton regard provocateur continuant de fixer le prédateur.

« Ala ala, mais qu'avons-nous là ? Un Monstre d'outre-tombe qui se croit Maître de la forêt. »
Devrais-tu tendre la main et caresser cette tête canine pour essayer de lui arracher quelques rêves – il n'a pas besoin de tous – ou quelques brins d'énergie – dont il pourrait se passer largement ? « Non ! » Non, non, non, non. Ne te réveille pas encore, danseuse. Laisse le monstre s'amuser, provoquer, rire et danser à ta place. Laisse-le t'empêcher de mourir et t'aider à survivre. Qui d'autre que lui aurait pu te sortir de cette situation, Lili ? Personne. Tu n'as perdu aucun contrôle, idiote. Le monstre est toi, tu es le monstre. Accepte-le et tu comprendras que j'ai toujours eu raison, et que j'aurais dû avoir peur de toi tout autant que tu avais peur de moi. Ou tout autant que tu as peur de toi.

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MessageSujet: Re: Smile, little monster [pv]   Dim 26 Jan - 18:34



« Smile, little monster. »
(pv) Li Mei Tyler.


~


Je suis loup. Il n’y a aucun doute à avoir à ce sujet. Je suis loup alors qu’en brouillard gris, je jaillis des fourrées pour sauter à la gorge de l’intrus. Intrus, intrus, tu vas mourir. Je hais les sorciers, et plus encore ceux qui ont l’arrogance de se croire tout puissant. Mes muscles se contractent, mes muscles se détendent et je saute haut pour atteindre directement à la gorge celle sur qui va toute ma haine actuellement même. Mes yeux de loup se concentrent sur les mouvements de sa carotide au rythme de son cœur et oublient le reste. Je suis un loup : seul l’instant présent n’existe pour moi. C’est certainement pour cela que je ne vois qu’au dernier instant le mouvement de ma victime. Un éclat sur le côté, et je dévie dans un éclat de douleur sur le côté, projeté au sol comme une vulgaire marionnette dont on aurait coupé les fils. Je roule sur les feuilles et la terre, alors qu’un gémissement s’échappe de mes babines. Je dois avoir deux côtes cassées. Trois. Ma respiration est laborieuse, mes yeux ont du mal à se fixer sur un point. Surpris ? Oui. Très. Trop surpris, même. Je suis pathétique lorsqu’un son aigu remplace le grognement menaçant que j’émettais un peu plus tôt. Je reste allongé dans les feuilles, le temps que mes os se réparent d’eux même. Ma respiration est laborieuse et je suis du regard ma proie-qui-est-encore-en-vie qui s’approche de moi. Un faible grognement menaçant l’accueille, mais je sais que je ne suis pas très dangereux à cet instant. « Ala ala, mais qu'avons-nous là ? Un Monstre d'outre-tombe qui se croit Maître de la forêt. » Mes oreilles si expressives se rabattent en arrière, alors que je me redresse souplement. Babines retroussées, oreilles en arrière, je suis fermement campé sur ma position. Près à lui arracher la main si elle l’approche trop près de moi. Maître de la forêt ? Que croit-elle ? Que je suis qu’un petit loup sans rien derrière ? Non, je suis un skinchanger. Et pas le plus innocent, quoi qu’elle puisse penser. Le loup que je suis ferme les yeux, et je laisse Rafael prendre toute la place. La transformation est douloureuse, mais je plie la douleur à ma volonté, redevenant un simple humain accroupi – et nu – devant la sorcière. Je sais que je suis plus vulnérable sous cette forme, mais je suis un humain à la base, et rester trop longtemps loup détériore mes pensées. Et un loup ne parle pas. Ma voix est rauque lorsque j’articule posément quelques mots : « C’est toi qui es un monstre. » Je prends conscience qu’elle m’avait entendu venir. Alors qu’aux dernières nouvelles, un loup n’est pas plus bruyant qu’un simple souffle de vent lorsqu’il se déplace dans son élément naturel qu’est la forêt. Et les sorciers n’ont pas l’ouïe surnaturelle de leurs créatures. « Qu’est ce que tu es exactement. Nightkeeper, Daybreaker. Ta seule raison d’être est de crever sous peu. » Ce n’est pas très malin de la provoquer alors que tu reprends ton souffle, alors que tes muscles se contractent, alors que tes os se réparent et se solidifient lentement. Malin ? Ma haine sans limite pour les sorciers est ma faiblesse. Elle muselle ma raison pour exacerber ma force et ma vitesse. Un mal pour un bien, voilà ce que ça fait. Je ne peux expliquer cela, je ne peux pas non plus l’éviter. Ni le veux. Mes yeux clairs, si différents de ceux du loup, se posent dans ceux de l’asiatique. Menaçants. Agités. Haineux. Quelle que sera sa réponse, ce regard ne changera pas. Je suis prêt à me retransformer, quoique cela m’en coûte au niveau de la douleur, au niveau de la raison. Peu m’importe de m’effondrer de fatigue et de souffrance, si c’est sur le cadavre encore chaud de celle qui me provoque par sa simple respiration.


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MessageSujet: Re: Smile, little monster [pv]   Jeu 30 Jan - 19:20



« Smile, little monster. »
(pv) Rafael A. Morienval.


~

Tes yeux se ferment un instant, appréciant le craquement des os et le sifflement de sa respiration laborieuse. Quelques côtes en moins pour le gentil loup que tu as frappé. Si je t'en veux ? Non, tu es bien plus belle violente et confiante. Si tu avais pu me tuer avec ce même sourire, Lili, je ne t'en aurais pas voulu de m'avoir laissé tomber. Mais il n'est pas temps de s'inquiéter de ces futilités. Déjà le loup tente de grogner, couinant comme un chien battu par ta poigne de fer. Tu le sais peu dangereux pour l'instant, aussi t'approches-tu du blessé avec une grande précaution tout de même. Tes paroles sont fourbes, danseuse. Tu devines derrière les iris canins un homme, certes rattrapé par un instinct animal qui ne lui appartient pas, mais un homme quand même. Tu te sais capable de te battre contre ton pareil, mais tu n'es pas sûre de savoir faire face à une bête enragée à laquelle tu as déjà pris quelques côtes, et qui ne manquera pas de te le faire rappeler. Ainsi donc la provocation trouvait sa place dans la conversation pour essayer de forcer le loup à redevenir humain. Du moins est-ce l'idée ancrée dans ta petite tête. En vérité, tu ne peux admettre aucune autre possibilité. Il serait bien trop dangereux pour ta petite personne que l'animal soit animal depuis sa naissance et ce jusqu'à sa mort. Il est préférable pour ton petit cerveau de penser que la situation ne peut pas t'échapper.

Tes doigts glissent de ton menton pour s'entrechoquer les uns les autres avec légèreté. Il a mordu à l'hameçon, et déjà le pelage gris laisse place à la peau blanche et dénudée. Mais tu ne fais que constater la nudité d'un œil critique. Tes oreilles se concentrent sur les mots, sur le timbre rauque de sa voix. Tu es épatée, fascinée par ce changement de peau juste sous tes yeux. Aurais-tu préféré te transformer en bête plutôt qu'en monstre ? Non, tu assumes déjà si peu ta nouvelle nature, que tu ne te laisserais que trop facilement emporter par un quelconque instinct animal. Tu le sais, et tu aurais juste préféré que ni lui ni toi n'aient à subir tout ceci. Quoi que ton esprit sous l'emprise de ta folie ne saurait rien regretter pour les beaux yeux qui te font face. Tu sais être gentille, Lili, et tu l'as souvent prouvé. Mais tu es intérieurement la pire des personnes, pourrie jusqu'à la moelle et possédée par le plus grand des maux. C'est ainsi depuis le début, et ce n'est pas à cause de moi toutes ces mauvaises pensées. Tu ne souhaites que ton bien au fond de ton petit cœur de glace. Il n'y a de place pour personne d'autre, danseuse.

« C'est vrai. Je suis un monstre. Tout autant que tu es un animal, petit loupiot. »
Tu décèles l'intelligence de l'homme derrière le regard haineux et presque sauvage qui te fixe d'un air mauvais. Quel mal lui as-tu fait pour qu'il te déteste à ce point ? Le même mal qu'à tous les autres, Li Mei. Tu es née, tu vis, tu n'as pas voulu mourir et tu continues de survivre. Le monde se porterait bien mieux sans ton petit cerveau pour le polluer de sa bêtise et sa méchanceté. Tu as beau être plus belle, plus intéressante à regarder lorsque le monstre se réveille en toi, tu n'en restes pas moins Lili, la sœur aînée qui a tué son petit frère adoré. Pourquoi devrais-je te pardonner ? Non, c'est bien mieux pour toi que je ne te pardonne pas, et que je continue de te tourmenter jusqu'à ce que tu veuilles bien me rejoindre.
Tes yeux se plissent devant des paroles aussi haineuses que les siennes, mais tu ne peux en rejeter toute la vérité. Il a bien raison, tu es une tare, rien de plus. Tu es là pour infecter la plaie béante de la Terre et l'empêcher de cicatriser. Ta nouvelle nature elle-même t'entraînera à ta mort prochaine, danseuse. Tu le sais. Tu sais que le Monde devenu fou te cherche, te traque, renifle ton odeur partout où tu vas. Tu n'es jamais en sécurité, et tu ne le seras jamais. Il te faudra être trouvée et exécutée sur la place, en public. Qui sait, peut-être même que ceux que tu as aimés seront heureux et soulagés de te voir crever, petite idiote.

« Tu l'as dit toi-même. Tu es un loup, je suis un monstre. Créée comme tu as pu l'être. Nous vivons tous pour mourir, loup. Pourquoi moi plus que toi ? Les loups et les hommes ont depuis toujours été exterminés par l'Homme. Tu ne dérogeras pas à la règle, et je ne manquerai pour rien au monde ton exécution. »
Si tu es méchante ? Tu es une femme, Lili. Toutes plus cruelles les unes que les autres. Dans ce monde ou celui d'avant, votre cœur ne changera pas, mesdames. Vous êtes nées pour provoquer, contrôler et détruire. Il vous a simplement fallu le temps de prendre conscience de qui vous êtes, et des conséquences de vos actes, de vos paroles. Les hommes ne sont pas contrôlés par des hommes, comme ils n'ont pas été élevés par eux. Les femmes te dis-je. Fourbes et dangereuses. Et tu ne manques pas d'en profiter. Tu es la pire d'entre toutes, danseuse. Et tu en deviens donc la meilleure.

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MessageSujet: Re: Smile, little monster [pv]   Lun 3 Fév - 23:56



« Smile, little monster. »
(pv) Li Mei Tyler.


~


Je connais la douleur. Je la connais depuis mon plus jeune âge. Etre le fils du Seigneur Renzacci impliquait une éducation stricte, violente et implacable. Etre l’aîné, encore plus. Etre en conflit sur quelques sujets avec son grand père davantage. Et j’ai cumulé les trois pendant toute mon enfance. Je connais la douleur. Psychologique : j’ai perdu ma femme et ma fille. Physique : à chaque transformation mes os se brisent et se ressoudent dans une explosion sans pareil. Pourtant, je n’y suis pas insensible, loin de là. Ma respiration s’approfondit au fur et à mesure que mes cotes se soignent d’elles même sans le moindre égard pour ma cage thoracique. Je suis allongé sous forme lupine, et dans un soupir, je laisse place à l’homme pour communiquer avec celle qui m’a si bien malmené. Si violemment malmené, plutôt. Ma voix rauque ne me surprend ni par son ton grave – c’est le mien – ni par son teint grave et sérieux. Ce sont plutôt les mots qu’elle transporte qui me surprenne. Par leur simplicité, leur franchise. Je ne tourne pas autour du pot : c’est elle le monstre. Sa réponse me fait esquisser l’ombre d’un sourire, avant que je ne me reprenne. « C'est vrai. Je suis un monstre. Tout autant que tu es un animal, petit loupiot. » Je la hais. Je n’ai pas à lui concéder un sourire, j’ai juste à comprendre qui elle est et ce qu’elle est, exactement. Je la hais parce qu’elle n’est pas humaine. Je la haïrais peut être moins si elle n’était pas noyée dans son arrogance et sa magie indécente qui me hérisse les poils. Parce qu’il n’y a pas de doute à avoir : Daybreaker ou Nightkeeper, elle manipule la magie, et je sens cette énergie malsaine qui émane d’elle. Ses yeux se plissent sous ma question. Et sa réponse ne tarde pas. « Tu l'as dit toi-même. Tu es un loup, je suis un monstre. Créée comme tu as pu l'être. Nous vivons tous pour mourir, loup. Pourquoi moi plus que toi ? Les loups et les hommes ont depuis toujours été exterminés par l'Homme. Tu ne dérogeras pas à la règle, et je ne manquerai pour rien au monde ton exécution. » Je ne suis pas le seul à provoquer. Dans tous les cas, je romps mon immobilisme pour glisser une main vers mon torse et tester la solidité de mes os. Ce n’est pas encore tout à fait soigné. Je ne comprends pas comment une métamorphose peut être aussi rapide, et la régénération si longue lorsqu’elle s’applique à une blessure d’un autre genre. « Nous vivons pour mourir : et les morts ne se relèvent pas. S’il y a la moindre exécution aujourd’hui, ce sera la tienne. » Mes yeux la fixent sans la moindre émotion. Alors que ma haine se rétracte sans que je ne comprenne pourquoi. Ce n’est pas une sorcière. Ce n’est qu’un monstre créé contre son gré. Comme moi. Et qui a refusé de mourir lorsqu’elle l’aurait du. Comme moi. Alors, comme elle le dit si bien : pourquoi elle plus que moi ? « Tu aurais du mourir, pourquoi retarder ce moment un peu plus ? C’est rapide, indolore, et le monde ne s’en portera que mieux. » Je suis sérieux. Immensément sérieux. C’est à une femme que tu t’adresses. Tu frapperais, tu tuerais une femme ? J’ai bien frappé et menacé Azzura. Je n’ai aucun scrupule à faire ce que je pense être juste. Pourtant, ta haine pour les sorciers te vient de ton grand père. Tu suis ses traces avec l’obstination d’un enfant qui veut rendre fier l’homme qui l’a élevé. Ne le détestes-tu donc pas comme tu essayes de le clamer haut et fort ? Je refuse d’y penser. Ma haine pour la sorcellerie, et ce qu’elle implique, dépasse les enseignements de mon grand père : il faut que je m’en convainque. Elle porte mes coups et mes attaques envers Azzura, elle porte le bûcher qui a fait périr Orfeo, elle porte le meurtre de sang froid de toute la famille de Noah. Et d’autres encore. La haine pour les sorciers, et ce qu’elle justifie est un rempart de plus entre moi et la culpabilité que j’abhorre autant que je crains. Je la vois, tenue loin de moi par toutes ces raisons que j’accumule, qui tend ses tentacules dans ma direction en cherchant à me happer sans la moindre hésitation ni le moindre souci des ruines qu’il restera de moi après son passage. Tenir la culpabilité loin de moi est le seul moyen que j’ai trouvé pour être encore en paix avec moi-même et garder ma raison. Mes yeux clairs la fixent sans ciller. Ce n’est pas le regard de l’humain qui la fixe. C’est celui du loup devant sa proie qui attend le bon moment pour la mettre à terre. J’ai de l’expérience dans le meurtre, plus que l’on ne peut croire devant mon visage d’ange et mes traits doux et affables que j’affiche d’ordinaire. Mon sourire n’en est pas un. Il est carnassier et à l’image de mes yeux. Et détonne grandement avec mes propos : « Tu m’as entendu venir. Ou senti ? » C’est un constat. Et une question. J’attends toujours d’apercevoir une faille – et de reprendre totalement mon souffle – avant de redevenir loup. Parce que je n’oublie pas qu’elle doit mourir. C’est un fait : c’est une évidence. Quelles que soient mes raisons, quelles que soient les siennes. J’ai décidé que c’était écrit, et le loup a décidé que cette jeune femme serait sa proie. Partager son âme avec un animal n’est pas sans conséquence : je partage sa soif de sang et de vengeance, sa notion de la supériorité et de l’humiliation.

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MessageSujet: Re: Smile, little monster [pv]   Jeu 6 Fév - 22:48



« Smile, little monster. »
(pv) Rafael A. Morienval.


~

Tu le vois palper ses côtes, vérifiant par là leur état qui semble s'améliorer à vu d’œil. Un simple sourire étire tes lèvres à la pensée du mal que tu as pu lui faire. Tu es la méchanceté incarnée, le sadisme qui vit en toi semble démesuré. Tu ne le savais pas, tu croyais être quelqu'un de bien ? Non, tu te doutais que rien n'était bon au fond de ton cœur en putréfaction. Il y avait quelque chose qui n'allait pas. Quelque chose qui clochait, qui ne correspondait à aucune vertu que tu connaissais. Est-ce que le Monde allait mal ? Est-ce qu'il te faisait croire que quelque chose ne tournait pas rond ? Ou était-ce toi la tare, le virus à éradiquer ? Tu savais la réponse, le Monde n'avait pas changé. Mais te serais-tu doutée que ce qui t'habitait était le plus grand des maux ? Non. Dans ton innocence maladive, tu pensais simplement que c'était normal, qu'on ne pouvait aimer tout le monde. Mais peut-on n'aimer personne, danseuse ?

Tes lèvres se séparent en un large sourire laissant apparaître tes dents blanches. Tu apprécies ce regard, ce ton qu'il emprunte, cette haine qu'il te voue. Tu penses que la colère est la seule à pouvoir te libérer. Mais quel « toi » pense ceci, Lili ? Souhaites-tu que l'on te tue pour que tu n'aies plus à supporter le monstre en toi ? Ou souhaites-tu la haine car seul le monstre est capable d'y faire face et de la contrôler ? Tu ne sais pas, la distinction se fait moins évidente plus les jours s'avancent. Tu deviens petit à petit une seule et même personne, mais laquelle seras-tu devenue dans peu de temps ? Tu ne sais pas, tu ne veux pas savoir. Tiens donc. J'essaie d'aller dans ton sens pour une fois, de dire qu'il n'y a pas une mais bien deux personnes, et tu ne réagis pas. Pourquoi ? Parce que tu sais que ce n'est pas la solution. Ton état ne se résume pas à deux personnalités qui se battent le même corps. Il s'agit d'un tout, les deux ne font qu'un. Quand le comprendras-tu ?

Tes sourcils se froissent devant ses mots. Tu n'es pas d'accord avec lui, avec ce qu'il ose te dire. Mais n'est-ce pas que de la provocation ? Peut-être cherche-t-il simplement à te faire cracher le morceau ? A t'entendre dire ce que tu es en t'offensant du réveil des morts. Il doit le savoir tout autant que toi, la mort n'est plus une fin pour beaucoup d'entre nous. Il en arrive certains qui rouvrent les yeux, qui bougent leur cadavre après qu'il soit tombé une première fois. Combien de morts finiront par nous terrasser ? Qui assure au Monde que les Marcheurs ne se relèvent qu'une fois ? C'est bien ta plus grande plainte, danseuse, puisque tu me sais capable de traîner mes restes jusqu'à toi. Tu serais accusée, exécutée pour avoir attiré un mort dans la ville, et pour être devenue un monstre. Ca ne tardera pas, tu le sais. Bientôt tu seras trouvée et tuée. Qui sait, peut-être pourras-tu te relever pour emporter avec toi tes bourreaux, comme j'ai essayé de le faire.

« Il serait idiot de ta part de penser que les morts attendent tranquillement que les vers viennent rogner leur cadavre. A leur place, tu crèverais également d'envie de partager ta tombe. Combien de mort faudra-t-il pour te terrasser, loup ? »
Un léger rire passe en sifflant entre tes dents. Indolore ? Savait-il réellement de quoi il parlait ? La mort n'est pas toujours indolore, elle s'accompagne de souffrance et d'agonie. Tu te souviens des cris de douleur, du sang qui coule et de la chair qui se meurtrit. La fièvre qui marche sur la mort plus sûrement qu'aucune autre maladie. Tu l'as vue m'emporter, me tuer à petits feux. Tu m'as entendue agoniser, ne plus arriver à marcher. La mort n'est ni indolore ni rapide en ces temps de décadence profonde. Tu ne voudrais donc aucunement donner ta vie à qui que ce soit. Même pas à moi.

« Le monde s'en porte toujours mieux. Veux-tu que l'on vérifie si elle est indolore et rapide, loupiot ? »
Un large sourire étire tes lèvres à cette provocation. Tu voudrais bien lui faire ressentir la douleur et l'agonie d'avant la mort. Peut-être même attendras-tu qu'il se relève pour le tuer une deuxième fois, comme tu l'as fait pour moi. Mais dis-moi alors, réponds à sa question, pourquoi avoir retardé ta mort, pourquoi ne m'as-tu pas laissé t'emporter avec moi ? Oui, tu te souviens de la douleur alors que mes ongles s'enfonçaient dans ton dos. La peur de succomber à la fièvre à ton tour, de devoir souffrir une éternité encore avant que la mort ne te prenne. Et qu'elle te relâche, rejetant le monstre au cœur pourri que tu es. C'est ce que tu redoutais, avoue-le, Lili. C'est pour ça que tu t'es retournée, la haine plein le regard, et que tu as fini ce que tu avais commencé.

« J'ai des yeux dans le dos, tu ne le savais pas ? »
Tu perçois le loup derrière l'homme qui attend le bon moment pour t'arracher la tête. Il cherche sans cesse à t'arracher ce mot de la bouche, ce terme qui désigne les fous dans ton genre, ces monstres qui sont traqués et tués en pleine ville. Pourquoi ne lui dis-tu simplement pas ? Tu ne veux pas le prononcer, tu ne voudrais pas avouer que tu n'es plus humaine depuis longtemps. Et s'il venait à raconter à tout le monde que ton corps a été contaminé par le mal, que deviendras-tu ? Mais que peut bien lui faire de savoir ce que tu es ? Ca ne changera rien à sa haine envers toi, non ?

« Pourquoi cela a-t-il autant d'importance pour toi ? Que je sois l'un ou l'autre, tu me détesteras toujours autant, et le loup en toi sautera à ma gorge dès que je te tournerai le dos, n'est-ce pas ? »

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↳ Citation : C'est de cela dont j'ai vraiment peur. D'être véritablement un monstre. Je n'ai pas envie d'être un tueur, mais je ne peux pas m'en empêcher.
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MessageSujet: Re: Smile, little monster [pv]   Mar 11 Fév - 0:11



« Smile, little monster. »
(pv) Li Mei Tyler.


~


Si je n’étais pas actuellement humain, je grognerai, je rabattrais mes oreilles en arrière, révèlerais mes crocs et la menacerais de mort par mon seul regard. Mais actuellement, c’est mon corps humain qui lui fait face, et ce sont mes mots qui la provoquent consciemment, en lui rappelant qu’elle aurait du mourir, et que je suis tout à fait prêt à réparer cette erreur de la nature. Je crache, j’agresse, je provoque, je ne suis que guidé par la haine et l’instinct de chasseur du loup avec lequel je partage mon âme depuis plus de sept siècles. « Il serait idiot de ta part de penser que les morts attendent tranquillement que les vers viennent rogner leur cadavre. A leur place, tu crèverais également d'envie de partager ta tombe. Combien de mort faudra-t-il pour te terrasser, loup ? » Idiot ? Un sourire lui échappe, un rire, même, et je me surprends à sourire de concert. Pense-t-elle notre situation comique, ou se moque-t-elle simplement de moi ? De mes propos ? De son ridicule et de sa folie ? Parce que oui, j’ai décidé qu’elle était folle. « Idiot, je ne sais pas. Naïf, très certainement. Un peu idéaliste, même. Peut être. Dans tous les cas, une seule mort me suffira, mais je doute que tu la voies un jour. Cadavre. » Joli surnom, n’est il pas ? Je le trouve bien adapté à sa carcasse pourtant désirable. Je lui assure que je peux lui procurer une mort sans douleur, une mort rapide, une mort qu’elle prendra le temps d’apprécier lorsque mes crocs transperceront sa chair. « Le monde s'en porte toujours mieux. Veux-tu que l'on vérifie si elle est indolore et rapide, loupiot ? » Loupiot. Je la toise froidement, un sourire carnassier dessiné sur mes lèvres. Comme si j’allais me vexer d’un tel surnom. Elle n’a pas mon don pour les trouver. Cadavre. C’est un cadavre qui marche, c’est un cadavre qui respire alors qu’elle devrait n’être qu’un vestige d’être en décomposition actuellement. Un cadavre qui entend ce qui ne la regarde pas, et qui la classe dans les cadavres dangereux. J’ai besoin de m’en assurer toutefois, et ma question ne se fait pas attendre. Tout comme sa réponse. « J'ai des yeux dans le dos, tu ne le savais pas ? Pourquoi cela a-t-il autant d'importance pour toi ? Que je sois l'un ou l'autre, tu me détesteras toujours autant, et le loup en toi sautera à ma gorge dès que je te tournerai le dos, n'est-ce pas ? » Mon sourire s’accentue. Etonnant qu’il refuse à ce point de disparaitre, moi qui suis si froid et si neutre en temps normal. C’est le loup qui s’exprime, et son envie de meurtre, je le sais. Mais je continue de m’en étonner. Parce que le loup, c’est moi. Et que je suis le loup. Et qu’elle va mourir, comme elle le dit si bien. « Exactement. Sauf que je t’égorgerai avant que tu m’aies tourné le dos, jolie proie. » Sincérité, franchise, on ne peut rien me reprocher sur ce plan là. Elle va mourir, je le sais. Elle est déjà morte une fois, d’ailleurs : elle sait comment faire, la deuxième fois sera définitive, non ? Mais avant ça, je dois voir le moment où elle baissera sa garde. Ma patience n’a de limite qu’en ma colère contenue. Si je la relâche, comme la dernière fois face à Azzura, je serai aveuglé. Perdu. Meurtrier. Assassin. Plus que maintenant. Mais pour le moment, seule la haine est mon moteur, et de ce fait j’en garde tout contrôle. Et c’est pour ça que je prends le temps de lui répondre. « Pourquoi est ce si important ? Mais parce que tout comme moi, tu n’as aucune raison d’être ici. Et que tout comme moi, tu veux disparaitre de la surface de la Terre. Seulement, à la différence de moi : tu n’as aucune chance de changer le cours des choses. » Arrogance ? Sûrement. « Cependant tu te trompes sur un point. » Je prends le temps de caresser ses courbes du regard, contemplant chez elle la même beauté sournoise que celle d’Azzura. Le désir et l’attirance en moins. « Un loup a des proies de prédilection, que tu sois l’un ou l’autre changera seulement un peu la joie que j’aurai à sentir ton sang couler dans ma gorge lorsque mes crocs aura la chance de rencontrer ta gorge. » A ça, pour sûr, je sais parler aux femmes. Mais je ne la considère pas comme telle. Cadavre Je respire l’arrogance, je transpire l’assurance. Toutes deux à coup sûr vont me coûter la vie. Dommage qu’avec elles, je n’aie aucune prudence, puisque le loup en moi est guidé par l’envie. Crève, crève charogne : on m’a promis du sang. Je voulais une proie et même si tu n’es pas une sorcière, tu vas mourir ce jour, je t’en fais la promesse. Le loup gronde en moi, il s’affirme : il est là. J’ai beau être un humain physiquement, tout dans mon attitude laisse paraître l’animal. J’ai entendu dire qu’en étant Métamorphe, je devais être capable de partager mon âme entre plusieurs animaux, mais ca m’est inconcevable : le loup était là bien avant que mon créateur me ramène à la vie et m’arrache mon humanité.

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MessageSujet: Re: Smile, little monster [pv]   Dim 16 Fév - 11:14



« Smile, little monster. »
(pv) Rafael A. Morienval.


~

Tu apprécies pouvoir être capable d'arracher un sourire à un loup. Et pourquoi ris-tu toi-même, de ce rire qui se coince dans ta gorge, trop lourd d'ironie ? Sont-ce ses paroles que tu trouves déplacées ? Parce que tu n'as que trop vu la mort pour admettre qu'elle est indolore et rapide. Et tu es pourtant la première à prendre la vie de la plus belle des façons qui soit, leur arrachant quelque rêve précieux ou cette énergie qui les maintient vivants. Quand tes bras enlacent les corps à demi-morts et que tes doigts caressent les joues de plus en plus froides... que ne donnerais-je pas pour me relever une dernière fois et connaître la douce étreinte de la belle faucheuse. Peut-être n'est-ce pas la plus rapide des façons de mourir, mais c'est là la plus agréable, danseuse, comprends-le et cesse donc de t'en vouloir pour si peu. Qui ne rêverait pas de ta chaleur pour les accompagner de l'autre côté ?

Cadavre. Ca sonne bien à tes oreilles et ton esprit dépravé. Tu ne t'en offusques même pas ? On retrouve bien là le caractère de la femme que tu fus, froide et détachée, bien loin de t'énerver pour une ou deux insultes dites en public. Tu avais une maîtrise de toi impressionnante, Lili. Il n'y avait personne pour t'égaler, personne pour te briser. Et j'étais le premier à t'aimer, à t'admirer, à te suivre partout comme un petit chien, à essayer de faire comme toi pour un jour te surpasser et pouvoir être celui qui te protège, et non le protégé. Quel idiot j'ai été, à penser que rien ne pouvait t'arrêter. Comment ai-je pu croire que tu saurais me sauver du mal, et que tu ne me laisserais jamais tomber ? Tu étais bien loin d'être l'idéal que je pensais que tu incarnais. Ton cœur était pourri de l'intérieur depuis tes premiers cris. Tu savais juste le cacher jusqu'à ce que je t'arrache ta monstruosité pour la montrer au monde. Ainsi il pourra faire ce que je n'ai pas pu faire : t'arracher aux cieux pour te donner à la terre et te laisser pourrir jusqu'à la fin des temps.

« Oh... Est-ce une promesse ? Tu vas devoir la tenir, je n'aimerais pas avoir à réclamer mon dû, chaton. »
Très léger rire, bien plus franc que le précédent. Tu aimerais voir le jour où le loup te sautera à la gorge pour dévorer ton corps. Que ressent-on lorsque la mâchoire se referme et se cramponne à notre cou ? Tu le demandes ? Souviens-toi des Marcheurs de l'Est, qui ont sauté sur nous toutes dents dehors, à la recherche de peau à croquer. Il n'y a que la douleur et la mort. Rien d'autre que le néant qui nous prend lentement. Tu l'as vu, tu sais ce que ça fait. Tu as prié si fort que ça ne t'arrive pas à toi, que je l'ai moi-même entendu, et ainsi ai-je pu aller contre tes envies pour te faire regretter la haine et le dégoût que je t'inspirais. « Ce n'est pas vrai. » Ah non ? Vraiment ? Je n'y crois pas une seconde. S'il y avait eu des témoins de ton meurtre sans pitié, ils auraient dit et pensé la même chose que moi. Tu rêvais que je te lâche, que je te laisse enfin tranquille. Tu voulais te débarrasser de moi et les Marcheurs ont exaucé ton vœu le plus cher. Ainsi est la vérité que tu caches.

« Oh... petit chiot plein d'arrogance. Il ne faudra pas venir pleurer lorsque le monde t'aura détruit et que la Terre aura rejeté ton cœur pourri de l'intérieur. Sache que si l'on enterre les hommes ou brûle les sorcières, les loups sont dépecés pour quelque manteau de fourrure et bouffés par les chiens de garde du gouvernement. Mon avenir est peut-être plus court mais en tout cas plus radieux que le tien, loup. »
Tu serais prête à te trancher toi-même la gorge si l'on en venait à te porter jusqu'au bûcher, pour ne pas avoir à souffrir de la morsure des flammes sur ton corps. Là est toute ta folie que tu crois provenir du Daybreaker qui sommeille en toi, mais que nous savons tous deux à l'origine de ton sadisme et ta violence, présents à ta naissance comme tes grands yeux noirs qui ne lâchent le loup aux traits humains qui te fait face. Et tu ne fais rien de plus que le fixer alors que lui se permet d'apprécier les courbes que la nature a bien voulu te donner. Son assurance le mènera certainement à sa perte, et tu riras de le voir un jour tomber devant ceux-là même qu'il déteste du plus profond de son cœur. Ceux-là même qui t'ont tout pris, puisque les Marcheurs sont leur œuvre. Ceux-là qu'il te faudrait tuer pour te venger du mal subi jusqu'à maintenant, bien que la pensée de les savoir traqués et torturés ne te fait que plus de bien que leur simple mort.

« Je te laisserai ma vie si tu les tues tous, sans mourir avant d'en avoir fini, et qu'il n'y en reste plus aucun pour polluer l'air de leur souffle putride. Qu'en dis-tu, Grand Méchant Loup ? »
Simple sifflement qui passe entre tes dents, avant de redevenir le murmure que tu laisses échapper depuis tout à l'heure. Ce n'était pas plus une proposition qu'une affirmation. Tu ne te sentais pas prête à le laisser te sauter à la gorge. Il ne te fallait pas mourir avant les autres, que dirait-on de toi, sinon ? Que penserais-je de toi ? Sûrement que tu n'as jamais été aussi puissante que j'ai pu le penser, tout aveuglé par ton visage d'ange déchu et tes mouvements de maître en art martial. Ne me fais pas regretter d'avoir un jour dis haut et fort que rien ni personne au monde ne saurait te tuer sans que tu ne te battes jusqu'à la dernière seconde. Tu ne dois pas te laisser faire, et c'est pour cette raison que tu te dresses de nouveau face au nudiste, les bras croisés sous la poitrine, prête à user du peu d'énergie qu'il te reste pour rendre le loup inoffensif.

« Ou tue-moi immédiatement. Cesse d'attendre bêtement et de t'user en vaines paroles. L'homme n'a que trop parlé pour le loup que tu es, tu vas finir par te sentir plus humain que canin, quelle horreur. »

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MessageSujet: Re: Smile, little monster [pv]   Mer 19 Fév - 9:14



« Smile, little monster. »
(pv) Li Mei Tyler.


~


Pourquoi ne l’ai-je pas encore attaquée ? Parce que je n’ai pas trouvé l’ouverture dans ses défenses et sa proximité pour le faire, assurément. Mais ça, c’est l’excuse que je me trouve. En réalité, j’ignore pourquoi. Parce que notre discussion m’amuse ? Peut être. J’ignore aussi si je suis réellement capable de m’amuser… Depuis des années je suis froid, sérieux, rigide. Grave. Je ne ris pas, ou très rarement, et jamais sans excellente raison. Je ne souris qu’avec parcimonie. Alors pourquoi… pourquoi lui l-ai-je un répit ? C’est impensable, c’est même incompréhensible. Ce n’est pas l’avis qui manque de la tuer. Je n’ai aucune compassion pour mes pairs, ou pour ceux qui sont les responsables de ma déchéance et de ma survie. Crève clament mes yeux lorsqu’ils se posent sur ses courbes gracieuses. Crève articulent mes lèvres qui dessinent un sourire carnassier. Crève chantent le moindre de mes muscles, prêt à se transformer pour l’éliminer. « Oh... Est-ce une promesse ? Tu vas devoir la tenir, je n'aimerais pas avoir à réclamer mon dû, chaton. » Le loup est joueur, je me contente de rétorquer un « Je n’ai pas l’habitude de ne pas honorer mes promesses, rassure toi » vibrant de vérité. Je ne suis pas malhonnête sur ce plan là. Déloyal, violent, cruel, rancunier, susceptible, certes, mais je tiens les promesses que je fais lorsqu’elles suivent le chemin de ma volonté implacable. Les sorciers et les morts vivants ne sont que des cadavres en sursis, point final. Hormis quelques exceptions que je ne peux expliquer. Comme il n’y a pas de gentils méchants ou de méchants gentils, il n’y a pas de sorcier qui mérite de vivre ou de mort-vivant qui ne devrait être mort. C’est la loi de la nature à mes yeux de prédateur. Son rire léger fait écho à mes propos qui sont, eux, en réponse au sien. Ce qu’on appelle conversation, chez les humains. « Oh... petit chiot plein d'arrogance. Il ne faudra pas venir pleurer lorsque le monde t'aura détruit et que la Terre aura rejeté ton cœur pourri de l'intérieur. Sache que si l'on enterre les hommes ou brûle les sorcières, les loups sont dépecés pour quelque manteau de fourrure et bouffés par les chiens de garde du gouvernement. Mon avenir est peut-être plus court mais en tout cas plus radieux que le tien, loup. » Elle n’a pas tort, et ça me blesse. Me vexe ? Non, pas autant. Parce que je suis de ceux qu’elle appelle si courtoisement chiens de garde. Alors je ne risque pas d’être dépecé, loin de là. Je leur suis bien trop utile pour cela, c’est une certitude. Chaton. Petit Chiot. Que croit-elle ? Qu’elle arrivera à me faire faire une erreur en me provoquant de la sortant ? Non, du tout. Elle se leurre et se trompe. Ce ne sont pas ses attaques dignes d’un poisson hors de l’eau qui vont me faire du mal. Ce qu’il faudrait, c’est qu’elle… « Je te laisserai ma vie si tu les tues tous, sans mourir avant d'en avoir fini, et qu'il n'y en reste plus aucun pour polluer l'air de leur souffle putride. Qu'en dis-tu, Grand Méchant Loup ? » Provocation, encore ? Proposition ? Deal ? Crainte ? Je préfère considérer en effet qu’elle a fini par avoir peur de moi. Sa proposition fait sourire le loup, encore une fois, qui aimerait retrousser ses babines pour dévoiler des crocs amusés. Elle se redresse, m’assénant finalement une ultime provocation. « Ou tue-moi immédiatement. Cesse d'attendre bêtement et de t'user en vaines paroles. L'homme n'a que trop parlé pour le loup que tu es, tu vas finir par te sentir plus humain que canin, quelle horreur. » qui me touche, cette fois. Ma réaction est instantanée. Seule une petite modification de mes appuis est nécessaire pour que je bondisse sur elle avec la vitesse et la force de l’animal que j’héberge. Sans pour autant changer de forme. Je sais qu’elle s’attend à une transformation, je sais que je suis plus dangereux sous forme animale parce que je n’ai ni crocs, ni griffes, actuellement, mais je sais aussi qu’elle sera prête à recevoir l’attaque d’un loup. Pas celle d’un homme. Je la plaque au sol, calant un genou sur sa poitrine, mon bras sur sa gorge, prêt à exercer une infime pression qui la ferait étouffer. « Ne mets pas en doute ma volonté, petite. Je ne suis pas plus loup que toi, je ne suis pas non plus humain que toi. Ce que je suis est bien différent, et il n’y a aucun risque que je me sente un jour plus humain que loup. » J’accentue légèrement la pression. « Donne moi une seule bonne raison de ne pas te briser la nuque. » Tiens ? Tu leur laisses une chance maintenant, de se justifier ? Ce n’est pas une sorcière. Et… sa conversation est plaisante dans un sens. Elle ne nie pas qu’elle est un monstre, c’est déjà bien. Et nouveau. Et quoique j’en dise, le fait que je sois humain actuellement influe sur mes décisions. Le loup a beau hurlé de la tuer et d’enfoncer mes crocs dans sa chair, l’humain n’a que ses mains pour tuer et préfère éviter de l’étrangler.

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MessageSujet: Re: Smile, little monster [pv]   Ven 21 Fév - 1:29



« Smile, little monster. »
(pv) Rafael A. Morienval.


~

Te sens-tu rassurée, Lili ? Quelqu'un te promet enfin la mort qu'il t'arrive d'espérer, de rêver, mais que tu ne saurais te donner toi-même. Souhaites-tu à ce point abandonner ce monde qui t'a vue naître ? Pourquoi ne m'as-tu pas laissé t'emporter, te garder à mes côtés ? Si c'est la mort que tu cherches, je pouvais te la donner. Tu le savais, et pourtant tu m'as rejeté. Sans penser qu'un jour tu pourrais regretter. « Je ne regrette rien. » Et la mort que j'avais à t'offrir était de loin préférable à celle qu'il veut te faire subir. Tu ne me crois pas ? Certes la fièvre aurait pu t'emporter dans la douleur et l'impuissance, mais le loup dévorera ton beau visage que plus personne ne pourra reconnaître. Bien qu'il n'y ait plus personne pour te reconnaître, puisque tu as précipité ta famille entière dans la tombe. Il ne te reste plus qu'à continué avec ceux que nous avons connus et aimés.

Cesse donc tes provocations idiotes, avant qu'il ne te saute à la gorge et ne la laboure de ses ongles, ne prenant nullement la peine de se transformer pour l'idiote que tu es. La cruauté a raison des démons de ton genre. Ce n'est pas une mort rapide et indolore que tu mérites, mais bel et bien la plus atroce des agonies pour ton corps qui lâchera bien avant ton esprit. Et te voilà qui insinues que ce ne sont pas des provocations sans intérêt, simplement de petits surnoms affectifs qui t'échappent. Qu'y a-t-il d'affectif là-dedans ? Ton cerveau s'est-il échappé de ton crâne quand le monstre a pris le pas sur la femme ? Enfin... la « femme ». Mais ce n'est pas le plus important. Tes provocations vont te mener droit à la mort, Lili. Cette mort que tu sembles vouloir et chercher sans oser le dire de peur que je me lève pour venir te chercher.

Ton idiotie te perdra, ne te l'ai-je pas déjà dit ? Tu attendais, tu te préparais à une attaque. La puissance du loup aurait pu être contenue, la transformation aurait pu être annulé. Tu aurais peut-être même pu éviter l'assaut canin. Mais tu ne t'attendais pas à ça, tu le pensais possible mais peu probable, n'est-ce pas ? Et qu'est-ce qui l'aurait retenu ? Sa pudeur ? C'est un loup, Li Mei, un loup. Son ego ? Son instinct ? Tu étais à côté de la plaque, tout simplement. Trop concentrée sur l'inhumain pour prendre en considération l'homme accroupi devant toi. Et il est pourtant là, c'est lui qui te regarde, et bien que l'envie de meurtre reste animale, les yeux sont humains. Tu pensais sûrement qu'il serait à ce point inoffensif sous cette forme, qu'il ne prendrait pas le risque d'une attaque. Et pourtant, son intelligence lui a laissé penser que ce serait mieux ainsi, que tu ne saurais te défendre contre l'homme, à trop avoir attendu le loup.

Tes yeux s'écarquillent, et tu n'as pas le temps de faire un geste qu'il est déjà sur toi. Le sol frappe ton dos avec force, et t'arrache un hoquet de surprise. Tes yeux se ferment un instant sous la douleur que tu contiens les dents serrées. Ta poitrine, broyée par son genou, manque cruellement de l'air que tu as laissé échapper lors de l'impact, aussi prends-tu une grande inspiration avec beaucoup de difficultés. Pensais-tu, à un seul moment, te retrouver dans une telle situation ? Oui, mais avec le poids d'un loup et non celui d'un homme dont la nudité commençait à te revenir à l'esprit. L'oppression de son bras sur ta gorge laisse apparaître une lueur d'angoisse au fond de tes pupilles. Tu n'as jamais apprécié que l'on t'empêche de respirer. Et je me serais fait une joie de t'étrangler tout en sachant qu'est là ta plus grande peur. Manquer d'air. Quelle souffrance ce doit être.

Tes provocations ont su attiser la colère du loup et de l'humain, danseuse. Vois comme il te hait, comme il n'attend que de broyer ta tranchée sous son poids. Et pourtant il ne le fait pas. Que comprends-tu de cette hésitation, Lili ? Tu ne dis rien, tu as fermé ton esprit pour te concentrer sur ta survie. Ne cherchais-tu pas la mort, idiote ? Qu'attends-tu pour le provoquer une dernière fois et simplement crever ?! Ou alors, tu as une autre option, ta seule porte de sortie. Tes doigts n'ont qu'à se poser sur sa peau, n'ont qu'à effleurer son épiderme pour lui arracher son énergie. Il ne pourra rien contre ça. Il n'aura pas le temps de t'achever si tu oses poser tes deux mains sur ses joues, et si tu te concentres pour un instant. Tu as ce pouvoir en toi, Li Mei, ne le nie pas, il te sauvera. Tu le sais. Alors fais-le. Tes doigts passent d'ailleurs dans ton champ de vision, s'approchant dangereusement du visage de l'homme-loup. Ajouterais-tu à ta liste de mort les yeux qui te fixent avec haine ?

« Ne penses-tu pas qu'il est fort dangereux, pour le loup tout autant que l'homme, d'approcher de si près le monstre que je suis ? Si je suis l'un ou l'autre de ceux que tu penses, je pourrais prendre ta vie de ce simple contact. »
Non, tu ne le souhaites pas, tu le refuses du plus profond de ton cœur. Je suis étonné de voir le monstre remis en cage par le choc de la chute, et la fausse femme que tu es essayer de le combattre de nouveau. Il veut prendre cette vie qui s'anime devant toi, mais tu ne le veux pas, et tes doigts tremblent d'indécision. Cachant ainsi le souvenir de ma mort laissé sur tes mains qui ne cessent de vibrer depuis. Que comptes-tu faire maintenant que tu as provoqué le loup et l'homme à ce point ? La mort t'attend à chaque instant, Lili, tu n'as pas le droit à l'erreur.

« Si le loup peut tuer sans remords, l'homme pourra-t-il vivre avec la culpabilité que le monde lui aura imposée ? Elle ronge les plus forts d'entre nous et les emporte jusqu'à la tombe. Je suis le monstre que tu crois, mais à leurs yeux je serai quoi ? Une femme sauvagement étranglée par un exhibitionniste fou. Ils te retourneront le cerveau jusqu'à ce que tu lèves le drapeau blanc, et je ne te souhaite pas ça. Tu ne dois pas devenir le monstre qu'ils redoutent et traquent. »
Que crois-tu faire ? Le prendre par les sentiments ? Inventer une fausse réalité ? Non. Tu crois ce que tu dis, tu penses sincèrement que le monde est assez fou pour les pires tortures. Tu es toi-même rongée de l'intérieur par la culpabilité. Tu ne saurais t'en débarrasser. Tu ne saurais m'oublier, oublier mes yeux baveux injectés de sang, oublier tes mains qui vibrent encore des coups qu'elles m'ont portés. N'oublie surtout pas la joie de me savoir enfin mort et loin de toi, je sais qu'elle était là, au fond de ton cœur, et tu ne pourras le nier éternellement, vilaine danseuse.

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MessageSujet: Re: Smile, little monster [pv]   Dim 23 Fév - 1:09



« Smile, little monster. »
(pv) Li Mei Tyler.


~


Ce n’est pas dans tes principes que de laisser une chance à tes victimes, Rafaele, tu es plutôt du genre à expédier la besogne sans la savourer lorsque que ce ne sont que des humains, et non ces sorciers que tu abhorres. Je lui laisse une chance, oui. Une seule petite chance de me convaincre de ne pas la tuer. De ne pas l’étriper. Elle est en sursis à partir du moment où je me suis mis à la traquer, à l’observer, à sentir son odeur et à entendre les palpitations de son cœur. Sa carotide si proche attire mon regard, et je manque de montrer les crocs comme le loup que je suis. Non, il faut que je garde un comportement un maximum… humain. Ce que je ne suis plus, il faut que je le comprenne. Mon bras est pressé contre sa gorge, mon genou, contre son thorax. Je sens son souffle s’amoindrir, et relâche dans un geste tout à fait contrôlé, légèrement la pression. Il faut qu’elle respire pour qu’elle observe la haine qui suinte de tous les pores de ma peau agressée par la morsure du vent. Je n’ai aucun problème de pudeur, fort heureusement pour un métamorphe, n’ayant jamais eu de problème pour accepter ce corps qui est le mien. Mon âme, en revanche… Je ne l’assumerais pas si je devais la dévoiler avec aussi peu de pudeur et de tissu, aux regards des autres. La main de la petite se lève alors vers moi, et je fronce un bref instant les sourcils, cherchant à comprendre ce que signifie ce mouvement. Ses doigts frôlent ma poitrine, montent vers mon visage et s’en écartent alors que je ne peux contenir un mouvement de recul. Que fais-tu, misérable cadavre ? Que fais-tu toi, petit loup ? Qu’attends-tu pour achever le travail ? Tu as vaincu ses résistances, tu l’as à portée de crocs. Pourquoi ne te transformes-tu donc pas ? « Ne penses-tu pas qu'il est fort dangereux, pour le loup tout autant que l'homme, d'approcher de si près le monstre que je suis ? Si je suis l'un ou l'autre de ceux que tu penses, je pourrais prendre ta vie de ce simple contact. » Mon mouvement de recul manque de peu de s’intensifier. Comment ? Je ne comprends pas totalement son sous-entendu, mais je me rends compte que je ne sais que peu de choses sur ces monstres qui ne sont que des sorciers dégénérés, comme je suis moi-même un humain dégénéré par le biais d’un sorcier. Je bloque cependant mes gestes sans quitter un seul instant ma position de force. Elle est à deux doigts de la mort, et elle met en avant… quoi… sa dangerosité ? Si elle m’a montré l’étendue de ses pouvoirs, il est vrai qu’elle n’a rien de cette haleine malsaine que répandent les sorciers à chaque expiration. Mais… « Si le loup peut tuer sans remords, l'homme pourra-t-il vivre avec la culpabilité que le monde lui aura imposée ? Elle ronge les plus forts d'entre nous et les emporte jusqu'à la tombe. Je suis le monstre que tu crois, mais à leurs yeux je serai quoi ? Une femme sauvagement étranglée par un exhibitionniste fou. Ils te retourneront le cerveau jusqu'à ce que tu lèves le drapeau blanc, et je ne te souhaite pas ça. Tu ne dois pas devenir le monstre qu'ils redoutent et traquent. » Mais rien du tout. J’allais penser l’antithèse de ce qu’elle pense me faire croire. Ma méfiance et ma prudence s’évaporent alors que mon doigt vient caresser sa joue avant de rejoindre le reste de ses camarades pour aller se serrer autour de sa gorge. « Tu te trompes, petite. Déjà parce que tuer ne dérange absolument pas l’homme, ensuite parce que contrairement à mon espèce qui est un outil précieux, la tienne n’est guère appréciée dans ce bas monde. On ne me jugera pas, on m’applaudira pour ton cadavre. N’est ce pas magnifique ? » Maintenant, Rafael, tu dois agir maintenant ! Reculer ne sert à rien, laisser une chance non plus. Mes yeux se fixent dans les siens alors que mes os se brisent, se dissolvent dans une douleur qui m’est familière, pour que je redevienne loup. Et que je frappe.

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MessageSujet: Re: Smile, little monster [pv]   Dim 23 Fév - 23:16



« Smile, little monster. »
(pv) Rafael A. Morienval.


~

Tu le vois avide de ton sang et de ta chair. Il veut mordre ce cou tentateur si près et pourtant si loin de sa mâchoire. Son humanité ne l'empêche pas de ressentir le loup crier la mort au fond de son cœur, comme tu entends le monstre en toi se débattre et essayer te convaincre de le tuer. La bataille entre un loup et un monstre ne saurait avoir de gagnant sans avoir lieu. Ce sont tous deux des bêtes d'instinct sanguinaire et de vengeance. Ils veulent semer la mort à tout vent sans réfléchir à ce qu'il se passera après. Vous allez tous deux finir sur un bûcher, en pleine place publique, à crier pour que l'on vous achève. Si le gouvernement a, un jour, eu besoin de vous, il se fera une joie de se débarrasser de vos corps encombrants. Rien n'est plus beau dans ce monde. Rien ne l'a jamais été, finalement.

Tu le vois te craindre un instant. Il ne semble pas comprendre ce que tu insinues. Ne connait-il finalement rien de ceux qu'il dit détester ? Ca fait rire le monstre en toi, qui tente de reprendre le contrôle de plus bel. Si près de la mort, si près de tes doigts. Tu pourrais te délecter de son énergie, et te rassasier pour la journée. Mettre ainsi fin à la menace qu'il représente. Tu en es capable, tu peux le faire. Tu dois le faire ! Mais non, ta main reste figée à quelques centimètres de sa joue, imaginant la douceur de sa peau sous tes doigts, et la satisfaction de la vie que tu pourrais lui arracher. Quand cesseras-tu d'être idiote pour accepter ce que tu es ? Tu n'as pas le droit de mourir ici, je ne te laisserai pas faire. « Tu ne peux plus rien. » Non, ne le laisse pas te tuer ici, Lili, tu dois vivre. Si tu me rejoins en enfer, je ferai en sorte que l'on te renvoie sur terre. Tu ne mérites aucunement de finir tes jours en paix. Tu dois souffrir à la surface à tout jamais. C'est ton châtiment.

Tu grimaces alors que son doigt passe sur ta joue, y laissant une marque invisible qui te brûle quelques instants. Le feu vient alors se blottir dans ta gorge qu'il serre de ses mains. Tu ne saurais plus craindre une autre mort que celle-ci. Tu ne peux même pas imaginer ta douleur prochaine, et tu ne le souhaites pas. Déjà tes yeux se ferment et tes dents se serrent, l'air ne passant plus que difficilement jusqu'à tes poumons comprimés. Des larmes viennent se rassembler aux coins de tes paupières, mais une seule roule sur ta joue pour se perdre dans ta chevelure ébène. Accepter ainsi ta mort est une erreur, tu dois te battre et continuer d'agoniser en silence, parmi ce gouvernement suspect et ce monde détraqué. Et pourtant, ta main est déjà retombée sur le sol, abandonnant toute tentative de lui prendre son énergie et te permettre la fuite. Le monstre en toi est plus coriace que jamais, et chamboule ton petit cœur pourri, mais jamais tu n'as été aussi forte depuis ma mort, depuis ta renaissance. Tu ne laisses aucune brèche se former, et tu gardes bien enfermé le Daybreaker qui sommeille en toi. Le seul qui pourrait te sauver en cet instant. Tu te laisses aller à ta propre perte.

Tes paupières s'ouvrent d'un seul coup, tes pupilles ne lâchant plus celles de ton adversaire. Ainsi donc n'a-t-il aucunement peur de prendre ta vie, et il se dit assez précieux pour être applaudi plutôt que lapidé. Tu n'oses le croire et pourtant tu sens la vérité qui sort de sa bouche. Il est persuadé de ses paroles et sa décadence te touche plus sûrement que la tienne. Tu étais prête à lui laisser ta vie, comme promis – chose que je suis incapable de comprendre – et te voilà maintenant révoltée. Ton cœur se soulève d'envie de vivre, et tu prends une grande inspiration, le sifflement s'échappant alors de ta gorge ne semble guère approvisionner tes poumons en air, mais l'inquiétude se tait pour l'instant. Il ne faudrait pas déconcentrer le cerveau qui essaie de faire quelque chose de sa vie. Tes quelques mots sont graves et sortent difficilement de ta bouche, d'une voix rauque.

« Alors tu es déjà perdu, loup. Je suis désolée... »
T'excuser ? Pour quoi donc ? « Pour ça. » Tu sens la prise se modifier sur ta gorge et tu le devines en train de se transformer. Tes sourcils se froncent et tes mains se lèvent, venant se plaquer toutes les deux sur ses joues. Tes dents se serrent et tu aspires quelque peu l'énergie vitale qui le constitue. Tes paupières se ferment sous les souvenirs décousus qui t'assaillent alors.
Un grognement menaçant sort de ta gorge, alors que tu crains les personnes de l'autre côté des barreaux. Le fouet claque, accroche ton pelage et t'arrache un couinement plaintif. Tu te laisses tomber sur la coque qui tangue au gré des vagues, la faim rongeant ton estomac, la vengeance tambourinant à tes oreilles. C'est alors qu'un cri enfantin t'atteint, joyeux et comblé. La douleur laisse place à la chaleur d'une petite main dans la tienne, et ton cœur n'est plus empli que de l'amour que tu voues à ta chair, à ton sang. Ce même sang que le tien qui attise les flammes et les laisse grimper dans le ciel, mordant avidement le corps auquel tu as toi-même apporté le feu de cette torche encore dans ta main, la main du bourreau des sorciers. L'un d'eux, agonisant, se laisse mener par tes pas silencieux, jusqu'à un homme.
Un homme de ta connaissance, Lili.
Ezra.

Tu te dégages du loup et roules sur le côté, toussant et frottant nerveusement ce cou qu'il tenait jusqu'à maintenant. Tu te ramasses sur toi-même et prends ton envol, poussant sur ces jambes qui tremblent encore de la mort qu'elles ont frôlée. Et ainsi tu t'enfuis, le cœur serré et la tête lourde. Ne pensant même pas à regarder derrière toi ce que tu as fait de lui, ce qu'il va faire de toi. Tu penses qu'il pourrait te poursuivre pour t'égorger, et tu ne souhaites aucunement finir méconnaissable pour qui que ce soit. Il te faut fuir, rejoindre la Nouvelle-Orléans et t'enfermer quelques temps. Oublier ainsi les souvenirs qui ne sont pas les tiens, et la haine que l'on te réserve pour ce que tu es devenue. Oublier que tu dois simplement crever et cesser de respirer le même air que les vivants. Oublier que tu n'es plus vraiment humaine, et que le monstre en toi n'a eu que trop longtemps le contrôle sur ton corps et ton esprit. Oublier ta folie, tout simplement. Et t'oublier.

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MessageSujet: Re: Smile, little monster [pv]   Lun 24 Fév - 15:49



« Smile, little monster. »
(pv) Li Mei Tyler.


~


Il faut que j'arrête le reculer le moment de la frapper mortellement à la gorge. Mon doigt caresse sa joue dans un geste qui pourrait paraître doux s'il ne venait pas de moi. Ses paupières fermées s'ouvrent pour que ses yeux me fixent alors que je lui affirme que personne ne me condamnera pour son meurtre. Elle mérite de mourir, elle ne devrait même pas avoir franchi les barrières de la Nouvelle Orléans, elle ne devrait pas côtoyer les autres humains. Je suis un garde du corps, et je me dois de protéger le Gouvernement. Le Président. Il est de mes devoirs de le protéger et pour cela d'éliminer les menaces comme celle là. Elle est une menace. « Alors tu es déjà perdu, loup. Je suis désolée... » Un petit sourire triste tranche mon visage alors que je lui murmure un « Pas autant que moi » obscur sur le plan sémantique, autant pour elle que pour moi. Est ce que je jubile lorsque je tue ? Bonne question. J'espère que non. Je vois ça comme une nécessité, et je trouve foule de raison pour justifier mes crimes. J'invoque le loup qui est en moi, mais alors que mes traits se déforment, elle plaque ces mains sur mes joues. Je sens leur contact délicat, tout d'abord, mais il se transforme vite en morsure glacée. Je n'ai plus de force, je la sens qui part entre ses doigts alors que je ne peux lutter contre la métamorphose que j'ai débutée. Je grogne en revivant un court instant mes années de captivité sous forme de loup. Les voix rauques incompréhensibles de ces humains qui me fouettent et qui m'affament, qui me réduisent en esclavage. Les voix graves disparaissent alors, éteinte par un rire que je reconnaîtrais entre mille. Une larme s'échappe de mes yeux lorsque je saisis ma fille dans mes bras en la faisant tourner dans les airs pour entendre encore et encore son rire joyeux. Avant que tout cela ne se teinte de violence. La morsure des mains de la Daybreaker devient brûlure. La chaleur m'assomme et je tombe, inerte, sur le côté. La chaleur du brasier de mon frère, plus réel, plus brûlant que lorsque ça s'est réellement passé. Je comprends alors qu'un souvenir de loup immerge finalement qu'elle m'a volé ma force vitale, s'accaparant dans un même temps certains de mes souvenirs. Le loup est jeté sur le côté alors qu'elle se lève péniblement. Moi ? Je gémis. J'essaye de bouger, de me lever, je chute avant d'avoir pu me mettre à quatre pattes. J'aimerai me lever, la mordre, l'attaquer, me venger, me débattre. Juste m'allonger. Mais ca m'est impossible à cet instant. Je ne peux que me concentrer pour respirer et pour apaiser le loup qui hurle dans un geignement qui n'est guère plus qu'un murmure. Que m'as-tu fait, Cadavre? Mes yeux lupins supplient la jeune fille de m'expliquer, alors que je cherche simplement à comprendre. Le rire de Zaïra... je l'ai entendu plus nettement que jamais. L'a-t-elle entendu, elle aussi ? Le loup pleure et grogne en même temps. Avant de s'interroger sur le dernier souvenir alors que je me lève finalement, pattes chancelantes. Quelques pas maladroits. Qui est cet homme mourant qu'elle a vu, que j'ai vu ? Le champ de vision du souvenir... c'était un souvenir de loup. Que je ne me souvenais pas posséder. Mes sept siècles se sont écoulés comme de l'eau sous un pont. Sans laisser d'autre trace que ce qu'ils ont fait de moi. Quelques égratignures ça et là marquent un peu plus le passage de l'eau, comme mes jours de captivités, le froid et la neige des grands espaces mais... cet homme... Que lui ai-je fait? Excellente question. J'ai peur d'en avoir la réponse, d'ailleurs, parce qu'il me semble bien en avoir faire ce que l'on a fait de moi, indirectement. Lui ai-je sauvé la vie? J'en ai bien l'impression, et ça me perturbe. Parce que moi, je tue. J'assassine. Je détruis. Je ne construis rien, je n'ai rien construis depuis la naissance de Zaïra. A petit trot, reprenant le contrôle de mon corps et m'extirpant de cette faiblesse qui m'a surpris, je reprends ma course dans les bois, suivant la jeune femme sans avoir la moindre envie de la tuer. Pourquoi ? Parce que je veux comprendre ce que j'ai vu - ou plutôt revu – et qu'elle pourrait m'éclairer. Si elle a interrompu de cette manière son absorption de ma force vive, j'en déduis qu'elle a été sortie de mes pensées par quelque chose. Et j'espère que cette chose c'est cet homme. Je ne sais pas à quand remonte ce souvenir, le concept de chronologie est trop élaboré pour l'esprit si sommaire du loup.

Fini


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