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 your taste on my lips, your salty kisses ✤ Kylian

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MessageSujet: your taste on my lips, your salty kisses ✤ Kylian   Jeu 23 Jan - 1:10

Boom.

Ma jambe est tendue en suspens, dans le vide,  maintenue par la pointe allongée de ma chaussure à talons aiguille, qui s’enfonce dans le mur. Mes mains glissent avec volupté le long de ma cuisse refermant d’un coup sec la fermeture éclair de ma longue cuissarde.  Satisfaite, je me redresse sur mes pieds, avant d’admirer ma tenue vestimentaire. Bien que je sois habitée par le feu du Diable en personne, je n’en demeure pas moins farouche malgré ma petite taille ; ces talons ne font que me surélever légèrement mieux diriger le monde. Le hululement d’un hibou m’incita à reprendre mes esprits. Enivrée avant même de déambuler dans les rues de la Nouvelle-Orléans, j’avais soif de Jazz. Un sourire naquit sur mon visage hâlé à l’allusion de cette idée : c’est décidé ! Ce soir, j’irai danser dans un bar au rythme des trombones orchestrant les meilleures notes jazzy de toute la région. Ni une, ni deux, je prenais mes clés sur la table basse tout en balayant la bâtisse du regard. Déserte, ni Kyran, ni cette enflure d’Aleksi n’étaient présents. Je hausse les épaules avec dédain avant de claquer la porte que je ferme à double tours. Non moins déçue de m’octroyer une soirée en solitaire, je tourne à l’angle d’une rue, quittant ainsi le quartier dans lequel je loge.

Sous la lumière fébrile des réverbères, je me faufile à travers la cohue qui anime chaque soir la rue qui permet de se rendre dans le bar le plus jazzy de toute la Nouvelle-Orléans. Animée, grouillante de monde, sa traversée me procure un ravissement inaltérable,  provoquant en moi des frissons. Les musiciens itinérants colorent l’atmosphère, et tandis que je pose mon regard sur un petit comité de personnes s’adonnant à la salsa improvisée, je ne peux que me délecter un peu plus de ma sortie. D’une humeur légère, je joins ma joie d’un léger rire tandis que je secoue la tête avec réjouissance. Innocence, douce idolâtrie à laquelle je m’auto détruisais dès chaque instant où je pensais pouvoir échapper de cette affliction qui me retint de manière mortifère sur cette Terre. Un rebus, un déchet que la pourriture elle-même n’ose pas attaquer. Généralement associé à la bassesse la plus extrême, les membres qui composent la race des Daybreaker sont vus comme des êtres cruels, égoïstes, et foncièrement abjects. A croire que la vilénie qui semble avoir animé cette race durant des siècles s’amasse telle un cadavre en putréfaction. Dégoutant ; A l’image de la nécrose, les zombies sont considéré comme un fléau qu’il faut éradiquer avant toute gangrène de la suprématie des hommes du Gouvernement. Je ne pourrais évaluer le temps où j’étais plongée dans mes pensées, mais je ne devais pas m’égarer ainsi en pleine rue, et surtout à cette heure-ci. Je repars d’un pas assuré, sans plus laisser mon regard accroché à une scène susceptible de me stopper à nouveau dans ma course.

Une jolie petite poupée tout sourire, dont le sourire cousue semble inaltérable, à moins d’enlever ce fil rouge sur ce visage mâte. Une petite poupée sur talons à la jupe éventée. Souriante, sure de moi, de ma vie, avançant sans peur d’un futur immédiat ou lointain. Je marche, Sanjana Tamboli, la beauté indienne que je suis. J’effleure dans une caresse attendrissante la porte du bar que je pousse, la sonnette rustique annonça mon entrée en un lieu de beuverie déjà bien peuplé par le commun du mortel. Le brun sombre qui vint teinter mes iris balaye d’un regard circulaire le lieu avant de repérer un siège libre sur le comptoir. Intrépide, je ferme mon esprit au regard indiscret que peuvent me porter certains clients, non loin d’être ignorante que mon physique exotique peut en narguer bien involontairement.  Je me foule gracieusement le sol du haut de mes talons aiguilles, faisant cliqueter le sol d’un martellement régulier et harmonieux. Le brouhaha intempestif sembla quelque peu baisser en intensité tandis que je m’installe au bar où un serveur s’empresse de me questionner sur ma commande. Je secoue doucement la tête, mes longs cheveux fins bruns suivent chaque mouvement de tête comme une couronne asservie à sa reine. ; Je délie délicatement mes lèvres avant de susurrer au serveur ces quelques mots soufflés. « Oh, j’ai une palette de choix vertigineuse ! Je ne sais où donner de la tête. ». Joueuse, je ne pouvais m’empêcher de pousser le vice là où il n’y avait pas matière à la réflexion : sa boisson de prédilection était le Whisky, le bon Scotch signé Bourbon qui vous réchauffe le gosier à chaque gorgée. Je fais retentir doucement mes doigts dans un geste frénétique à chaque martellement sur le bois vernie du comptoir, geste marquant mon attente selon moi, mais pouvant être perçu comme un signe d’impatience. Prévisible, tellement prévisible. Mais surtout tellement humain ! Le serveur se lance alors dans une réflexion approfondi de la carte des boissons, ne parvenant à cacher cependant son angoisse naissante. Il ne peut me mentir, pas à moi. Je l’entends. ; Jubilant de ce petit jeu, je pose au creux de ma main mon menton, tout en savourant ce petit spectacle pour mon bon plaisir. Alors qu’il semble enclin à me proposer enfin une boisson, je reprends contenance, camouflant ainsi tout signe d’exaltation : cela serait gâcher le jeu. « Je vous propose un Martini, Mademoiselle. C’est une boisson de choix. » ; Mes épaules tressautent à la proposition du jeune serveur, réaction à une moquerie non dissimulée. Affligée par ce cruel manque de goût gustatif, je lève les yeux au ciel dans un soupir tandis que je lui rétorque : « C’est donc ça, la spécialité de la maison ? Allez le bleu, apporte moi un bon whisky, du Jack’s Daniel ou de la Glenfiddich  idéalement, allez zou ! » ; Je siffle avec suffisance tout en suivant du regard le jeune serveur qui retourne à ses fourneaux penaud et rouge de honte face à cette petite plaisanterie venant malgré tout bafouer son orgueil. Mh, ce n’est absolument pas mon problème après tout. Je hausse les épaules avant de porter mon attention sur la musique qui ambiance la salle, du jazz. Envoutée par les notes musicales, mon corps suit instinctivement le rythme, tandis que les yeux fermés, je me réjouis littéralement.
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MessageSujet: Re: your taste on my lips, your salty kisses ✤ Kylian   Jeu 30 Jan - 22:25

Your taste on my lips
Kylian ∞ Sanjana




Tous les samedis soirs, le bar rustique se dévoilait un visage plus festif. Au cours de la semaine, The Old Abstinthe House attirait les hauts placés du gouvernement à venir desserrer leur cravate en fumant des cigares, en buvant du scotch et en jouant aux cartes. Le bar débordait de chaleur et suffisamment de luxe pour attirer le public cible du gérant. Mais à la veille de la messe, on dégageait quelques tables pour inciter la danse, on invitait des musiciens et parfois même une jolie voix pour accompagner les cuivres. On laissait place au jazz. Et pour rien au monde, Kylian ne manquait cette soirée. Elle était le meilleur appât de la semaine. La corde qui mordait le plus. La trappe la mieux disposée. L’ambiance enivrante incitait l’ivresse et une telle distraction rendait les ‘‘amis’’ du gérant nettement plus vulnérables. Étourdis par l’alcool, charmés par l’allégresse du daybreaker, l’élite du gouvernement se rapprochait de lui peu à peu et permettait à Kylian de faire un pas supplémentaire vers son ultime but. Il était franchement surprenant ce que ces hommes et même ces femmes mourraient d’envie de lui dévoiler. Peu d’entre eux supportaient l’horrible fardeau de leurs responsabilités et du stress de leur exigeant travail. Pauvre petites créatures humaines…  Ainsi, Kylian prenait naturellement le rôle de confident pour qu’il repeigne leurs mots dans le journal de la Résistance. Ils l’ignoraient sûrement, mais leur collaboration était très précieuse.

Rapidement, l’établissement du Daybreaker grouillait de proies qui pénétraient sans angoisse dans la gueule du loup. Kylian était là, assis à une table entouré de 3 autres hommes, des membres de l’assemblée. Il se vêtu de veston, chemise, mais jamais la cravate. Il en avait horreur. Portant une légère barbe de quelques jours et un sourire des plus ravageurs, Kylian jouait la parfaite comédie. Le daybreaker était la distraction idéale pour ses compagnons. Intelligent et espiègle, il savait garder l’intérêt en faisant parler ses convives tout en dirigeant la conversation. Kylian n’avait jamais peur d’en faire trop, il se jouait d’eux, mais juste assez. S’assurant que leur coupe ne se vidait jamais, cherchant toute occasion pour offrir aimablement une bouteille, le jeune homme menait la danse, les charmait de son humour et creusait dans leurs petites têtes sans laisser de traces. Il savait qu’il était apprécié et désiré à cette table. Cette simple assurance qu’il avait démontrait qu’il menait sa mission avec justesse. Le gérant commençait à comprendre leur monde de politicien, son piège avait porté fruit. Alors que le jeune homme se leva pour ouvrir lui-même une bouteille de champagne qu’un serveur lui avait apporté –pour célébrer une nouvelle presque anodine d’une de ses souris-, tout sourire, s’exprimant d’une gestuelle peu discrète et convaincante, il remarqua alors une silhouette qu’il connaissait foncièrement –dont il aimerait découvrir tous les détails- assise à son bar. Il l’observa de bas en haut, la dévora de la pointe de son talon aguille jusqu’à sa douce couronne capillaire. En se concentrant légèrement, il pouvait entendre le tapotement agacé de ses doigts contre son comptoir en chêne et le malaise de son employé. En attirant ses sens sur la scène, il pouvait presque entendre le cœur accéléré du serveur, la goutte de sueur qui glissait le long de son dos ou même le rire moqueur  de la belle indienne –ce dernier détail, par contre, était plutôt le fruit de son imagination -. Kylian ne put s’empêcher de s’interrompre dans son acte de théâtre spécial politicien pour la fixer dans un sourire satisfait. Provocatrice et tentatrice, elle savait capter le regard de tout homme et Kylian fut le premier à s’y mystifier. Malgré le supplice qu’elle faisait vivre à son employé, sa nature joueuse ne pouvait que l’émoustiller. Cela faisait quoi, peut-être un mois qu’il ne l’avait pas vu. Depuis leur toute première rencontre, les disparitions de Sanjana devenaient plus hâtives et de plus longues durées. Mais cela n’inquiétait en rien le jeune daybreaker, car elle revenait toujours. Et à chaque confrontation, elle passait de plus en plus près de la brûlure fatale. À chaque effleurement, Kylian laissait des traces de fer rouge sur sa peau.  À chaque baiser, la fumée s’échappait de leurs bouches, comme une flamme rebelle qui refusait de s’étouffer. Pourquoi fuyait-elle au moment de s’enflammer? Pourquoi repousser la chaleur qui grimpe sur son dos? Son combat quoique tenance était perdu d’avance, car peu importe ce qu’elle faisait pour cesser le feu, les cendres sous ses pieds restaient rouge de chaleur et elle ne pouvait s’empêcher de revenir s’y réfugier. Pourtant, l’obstacle qui se tenait entre eux, juste la pensée de son nom faisait frissonner le gérant, mais nullement son désir. Lorsqu’un des partenaires de table de Kyli le sortit de sa rêverie, le jeune homme termina d’ouvrir la bouteille avant de s’excuser. Aussi importante que pouvait être cette conversation, le jeune homme désirait être totalement ailleurs. Il se glissait alors dans la foule avec agilité, il arriva presque à ne pas se faire remarquer. Faisant qu’un seul court arrêt pour saluer une cliente insistante, le jeune homme arriva enfin à destination, en un morceau. Vibrant au rythme de la musique, elle savourait l’instant pleinement, les yeux clos. Le prédateur s’approcha d’un pas doux et décidé, il colla son torse contre son dos pour entourer la demoiselle de ses bras, la serrant suffisamment pour imposer sans présence virile et lui laissant suffisamment de liberté pour démontrer une simple tendresse. Kylian savait qu’elle n’appréciait pas le genre de femme à accepter d’être mise en cage, mais il avait su la bercer par sa douceur, une attention bien particulière. Posant sa tête contre la sienne, il vint immédiatement murmurer dans le creux de son oreille, alors qu’un verre de whisky fut déposé sur le comptoir. « Le jazz. Le scotch. Cela te fait deux raisons valables supplémentaires pour coucher avec moi. » À la fois direct et malicieux, Kylian termina sa phrase en la libérant de sa prison partielle en desserrant son étreinte pour lui permettre de lui faire face. Kylian resta indécemment près d’elle sans pousser aucun contact pour admirer l’exotique beauté. Il osa alors poser une main sur son visage, caressant sa joue du dos de sa main, il reprit la parole, joueur, tout en dessinant sa mâchoire de son index, commençant tout près de son oreille. «Mais tu sais que c’est mal de torturer mes pauvres petits employés? Pourquoi ne pas t’amuser avec un jouet bien plus divertissant? » Son doigt termina son voyage sous son menton, un voyage lent, hypnotisant, sensuel. À sa dernière interrogation, Kylian approcha dangereusement son regard du sien, frôlant ses lèvres sans les toucher. La volupté devenait de plus en plus irrésistible, mais c’était à elle de craquer et à lui de l’enivrer. La tentation devait être suffisamment forte pour lui en faire oublier ce terrible nom. Ce nom qui commençait comme le sien, mais qui concordait et rimait avec tyran. Ce nom dur, froid, glacial. Ce nom qu’il haïssait tant.


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MessageSujet: Re: your taste on my lips, your salty kisses ✤ Kylian   Sam 1 Fév - 1:10

Certaines personne nous enchantent rien qu’en croisant leur regard. La luxure s’énonce dans une parade passionnée précise, impérative, à la fois majestueuse et parcimonieuse, et adjectivée, une tentation succulente. La ferveur est gourmande, et spécialement du plaisir sexuel, face auquel je luttais par intermittence contre un appétit auquel je rêvais de m’abandonner à chacune de nos rencontres. Transgresser  le pacte établit avec Kyran en partageant mes draps avec un ennemi à lui ? Je n’étais pas assez folle pour bafouer sa confiance, du moins, je m’efforçais de croire que jamais je n’irai commettre un acte susceptible de le plonger dans une rage sanguinaire.  Et comme tous les gourmands, j’adorais pousser le vice jusqu’au dans mes retranchements, bien qu’à chacune de nos entrevues, le même schéma se dressait sous nos yeux sans que je puisse m’y résoudre à le suivre à la lettre. Cette privation volontaire, une pénitence pour ce désir cuisant qui me gouvernait. Et alors que la désignation de Kyran me hantait, je me rétractais instantanément, pour mieux m’enfuir de peur de ne plus être en mesure de lutter face aux assauts du jeune Kylian, de céder devant mon amour pour le jeu charnel. Aussi insaisissable qu’une vague, je venais titiller les pieds du jeune homme, et alors qu’il désirait ardemment m’étreindre, je me repliais pour disparaître en silence. ; Ce balancement du désir tient à ce que nous sommes à la fois esprit et corps. Union que nous avons  beaucoup de mal à penser et que l’exaltation  nous rappelle. Elle ne nous rappelle pas seulement que l’esprit est transcendé, mais qu’il a lui-même une dimension sensible, un vouloir qui est appétit, parfois une envie bestiale. A l’inverse, toute une partie de ma fidélité envers le norvégien aux prunelles d’un bleu polaire, a comme rêve alchimique de prélever mon esprit des pulsions intarissable destiné à Kylian.

Plaisir renouvelé de saison en saison, de semaine en semaine, enrichis à chaque fois de circonstances particulières et même de son propre renouvellement, le plaisir de la chair est presque infini, tant il présente d’aspects imprévus et incontrôlables, et avec le même homme pourtant. Une fois, j’ai une faim plus vive, une autre fois je le contemple comme un ami précieux, une autre fois comme un environnement nouveau. Je peux aller ainsi d’émerveillement en émerveillement avec lui. Porter les sens à incandescence suppose une ardeur. Cela suppose en premier lieu de cultiver mon désir pour lui. Et au lit, le désir s’appelle le sexe. Une exacerbation du désir sert le plaisir final.  Ne craignez rien, je vous vois faire la moue ! Je peux rêver et attendre sans vraiment mourir de désir pour lui, bien que je ne puisse pas nier que je brûle secrètement de m’abandonner sous sa tendresse infinie. Il est possible d’arriver à lui faire face avec un self-control convenable, si j’use généralement de modération. Non, c’est bien trop ennuyant ! ; Attendre, savoir me réjouir d’attendre, n’est pas forcément un exploit monastique ; il suffit de laisser faire le rythme des saisons, le ciel, ma respiration, le son mélancolique des trombones, l’abstinence naturelle, il suffit de laisser faire le temps. Il va m’offrir la force de lui résister sans forcer le soleil et la terre. L’espace d’un instant –qui me sembla une éternité –, de son étreinte à l’image d’une caresse, le bonheur m’avait frôlé avant de partir ailleurs. Je guette du coin de l’œil l’apparition de cet homme amateur de plaisir dont j’aime tant les effleurements et le souffle. Nul doute que je le cherche avec ardeur, et qu’il ne peut se dérober, apparaissant quand je ne l’attends pas, surgissant quand je ne l’espère plus. Alors que le parfum du jeune homme enivrait mes sens, j’approchais délicatement ma main afin de la poser au creux de sa mâchoire, que je caresse naturellement. Ma peau douce prend contact avec la surface rugueuse qu’engendre sa barbe naissante. Barbe qui me charmait littéralement, je dois avouer que j’ai un petit faible pour cette caractéristique physique chez le jeune homme. Mes tympans vibrent au son de sa voix,  et à l’issue de ses propos, j’éclate de rire tandis que je bois une gorgée de mon scotch récemment servi par le jeune employé. Je ne peux qu’applaudir cette mise en bouche très raffinée apporté par mon amant. Après tout, pourquoi pas ? C’est une manière comme une autre d’entrer dans le vif du sujet, et fort heureusement pour lui, je me délecte de ce genre d’approche atypique en soit. « Eh bien ! Je ne sais pas si tu as pour habitude de courtiser ainsi tes conquêtes, mais si elles te laissent leur donner des coups dedans après ça, c’est qu’elles sont bien godiches, mon cœur. » ; Tandis que la scène se déroule dans mon esprit, puis je repars à nouveau dans un rire cristallin avant de lui faire face. Immobile à mes côtés, j’arque un sourcil interrogateur vers le jeune homme, qui ne tarda pas à me témoigner comme à son habitude, sa tendresse inespérée envers une femme comme moi – compte tenu de notre relation –, mais qui allait s’en plaindre ? Certainement pas moi. D’humeur joueuse, je me régalais intérieurement de ce début de soirée qui s’annonçait relativement intéressant en sa compagnie. Son interrogation, allant dans la continuité de son désir fiévreux de me posséder durant une nuit, ne m’étonna guère, si ce n’est pas pour dire que je m’y attendais presque. Une lueur attrayante illumina mon regard, tandis que j’encadrais doucement, si délicatement qu’on aurait dit une caresse éphémère ; je m’approchais paisiblement de lui, avant de venir cueillir subtilement la naissance de ses lèvres. Concis, mon baiser s’acheva aussi rapidement qu’il commença. Je glisse mon pouce sur ses lèvres que j’effleure succinctement avant de formuler d’une voix douce : « Es-tu sûr de vouloir te livrer aussi docilement à moi ? Tu parles, tu parles. Mais est-ce que ça danse ? » ; Hypnotisante créature, j’effleure sa joue du bout des doigts avant de me dérober au centre de la piste de danse. L’espace d’un instant, je ferme les yeux afin de m’imprégner de musique mélancolique (cliquez ici) qui fait vibrer mon corps en une danse sensuelle. J’entrouvre les yeux, je fixe le jeune homme tout en me déhanchant lentement. Oui, dans son bar que j’aime tant, je resplendis.  
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MessageSujet: Re: your taste on my lips, your salty kisses ✤ Kylian   Mar 18 Mar - 3:59

Your taste on my lips
Kylian ∞ Sanjana




Irrévocable, voluptueuse, hypnotisante. Sanjana l’envoûtait sans même y mettre d’effort. Pour elle, Kylian était prêt à jouer tous les rôles. L’amoureux par sa fougue et sa passion. Le mari par sa tendresse et sa chaleur. Le confident par sa patience et sa détermination. L’ami par sa confiance et son humour. Mais jamais elle ne lui donnait l’occasion de jouer l’amant; le téméraire, l’audacieux, l’impulsif, l’insoumis, le sauvage. Pourtant, c’était le personnage qu’il convoitait depuis sa toute première audition. Le script l’avait charmé dès qu’il posa son regard sur les pages blanches. Il sut, à la rencontre des premières lignes qu’il était fait pour ce rôle. Si seulement elle lui accordait de tenter une scène, rien qu’un tout petit acte, quelques minuscules vers. Il savait, que si elle laissait sa curiosité surpasser toute réflexion raisonnable et qu’elle lui donnait une brève opportunité, elle ne pourrait l’arrêter avant la fermeture du rideau. Un moment de faiblesse, c’était tout ce dont il avait besoin. Un moment d’égarement. Un moment de folie. Cela suffirait à la faire succomber aux perversions qui la taquinent, à cette envie qu’elle refusait de satisfaire. Incapable de la laisser au répit, même si elle continuait de lui échapper, le renard attendait patiemment la prochaine occasion, la prochaine course pour la coincer, pour lui sauter à la gorge, pour conclure sa chasse. Elle pouvait le fuir autant qu’elle le pouvait, lui, il n’avait besoin que d’une seule réussite pour goûter à sa chair, pour la dévorer, pour satisfaire sa faim. Kylian se maudissait pour cette faiblesse qu’elle avait su agripper chez lui. Le Daybreaker n’avait été capable de lui résister, elle l’avait complètement ensorcelé et désormais, il ne pourrait jamais s’arrêter.  Malheureusement, succomber à une sirène avait toujours un prix, un peu moins dramatique que dans les contes : il n’y laissait point sa vie. Mais parfois il avait l’impression de déchirer son âme, tellement la tentation inaccessible était persistante. Une telle torture devrait être interdite. C’était presque à croire qu’elle appréciait se mutiler, qu’elle appréciait se pousser à bout et tester ses propres limites. L’indienne faisait tout pour le rendre fou, elle faisait tout pour intensifier la flamme qui les consumait, puis lui tournait le dos au moment le plus fatal, juste avant qu’il ne soit trop tard. Elle ne pouvait s’empêcher de le séduire, de l’aguicher et de le désirer, elle devait être le plus proche de lui possible, elle était incapable de garder sa distance, mais elle ne pouvait se permettre de le toucher. C’était la règle. Tout se jouait dans leurs regards. C’était comme si elle défrichait une terre pour la labourer, la semer, l’entretenir avec une passion démesurée pour finalement ne jamais récolter ses fruits. Quel gaspillage.

Il la transporta dans son habituel monde d’attentions, tendre et malicieux. Il savait lui dévoiler sa sensibilité par ses gestes tout en imposant ses envies primitives dans ses paroles. Il ne fallait tout de même pas l’ennuyer avec des poèmes et en sortant les violons, Romeo n’est plus très populaire de nos jours. La femme fatale était bien plus compliquée à cultiver et ça, Sanjana lui faisait bien comprendre. L’entrepreneur sentit la délicate main de sa proie caresser sa joue à travers sa légère barbe, une caractéristique qu’il portait particulièrement bien.  Ce simple toucher lui donnait envie de la serrer encore plus fort contre lui et de ne jamais la lâcher. Mais il se retint de lui dévoiler cette facette plutôt désespéré. Savourant l’odeur de sa chevelure qui animait sa mémoire olfactive, ce simple effluve le faisait frémir, appréhendant déjà la cascade d’émotions et de sensations qui allaient suivre. Ses premières paroles eurent l’effet escompté, il vola un sourire à la demoiselle qu’il observa boire une nouvelle gorgée de son verre. Kyli fut incapable de lui cacher son envie, mais il avait tout de même la classe de lui présenter avec humour. C’était à la fois inattendu et charmant. Il ne pouvait ralentir la course qu’il avait entrepris. « Eh bien ! Je ne sais pas si tu as pour habitude de courtiser ainsi tes conquêtes, mais si elles te laissent leur donner des coups dedans après ça, c’est qu’elles sont bien godiches, mon cœur.» « Fais attention à ce que tu racontes de mes conquêtes, princesse. Ce serait gauche que tu t’insultes toi-même. »Dit-il en terminant sur un clin d’œil, malicieux sourire aux lèvres. Le ténébreux s’exprimait comme si c’était une évidence qu’elle s’ajouterait à cette liste, un jour ou l’autre. Bien sûr, le Daybreaker y croyait aveuglement, il ne pouvait penser autrement que de s’accrocher à cet espoir qui le faisait vivre. Pour obtenir ce trophée, ce trésor voluptueux auquel elle refusait de s’abandonner, il semblait prêt à faire n’importe quoi. S’approchant d’elle, effleurant sa peau, frôlant ses lèvres, Kylian n’attendait guère pour charger et l’aguicher. Il devait utiliser chaque précieuse seconde qu’il possédait pour se rapprocher de son but. Alors qu’il goûtait à son souffle, elle franchit les poussières qui séparaient leur lèvres pour partager un bref baiser, bien à l’image de leur relation. Elle lui en donnait toujours suffisamment pour qu’il en désire plus, sans pour autant s’offrir complètement. « Es-tu sûr de vouloir te livrer aussi docilement à moi ? Tu parles, tu parles. Mais est-ce que ça danse ?» Kylian se délectait de l’incessante attraction mutuelle avec laquelle elle jouait si habilement. Laissant l’empreinte du bout de ses doigts sur son visage, le jeune homme sentit son corps naturellement se soulever, refusant d’être séparé de son contact, comme un aimant. Une musique lente et sensuelle plongeait son bar dans une ambiance latine. Le gérant ne pouvait que bénir son entreprise qui semblait définitivement de son côté dans cette petite guerre de séduction. Le Daybreaker profita un instant du spectacle. La sensualité qu’elle dégageait en bougeant son corps était accentuée par cet exotique mélange de notes. Kylian agrippa le verre qu’elle avait abandonné sur le bar pour le terminer d’un trait, sans lâcher la belle du regard, incapable de détourner les yeux. Soupirant de plaisir, il la rejoint sur la piste, sans résister à la tentation plus longtemps. Bercer par l’ivresse du cadre de son propre établissement et par la volupté de sa partenaire, le jeune homme était impuissant. Il répondit à son appel en venant coller son front au sien, une main sur sa taille, l’autre entourant la sienne, le ténébreux la tira contre lui pour suivre les vagues de son corps et mener la danse. Retrouvant cette proximité dont il était toujours à la recherche, Kylian glissa ses lèvres jusqu’à l’oreille de la belle, provocateur. « Même sur un plateau d’argent, tu n’oserais me prendre. Je ne crains rien, tu ne seras jamais capable de gérer un homme comme moi. » Sans casser le rythme, Kylian lui fit faire un demi-tour pour se retrouver derrière elle. Ainsi, il lui faisait sentir davantage sa présence, l’enveloppant de ses bras, caressant ses courbes féminines de son corps viril. Le jeune homme insista légèrement au niveau de ses hanches, envouté par cette chaleur qu’ils dégageaient. Indécente tension sexuelle. Il baisa son cou, chatouillant sa peau douce de ses lèvres fines et débordantes de passion.  « C’est tellement…dommage… »



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MessageSujet: Re: your taste on my lips, your salty kisses ✤ Kylian   Jeu 20 Mar - 2:24

Certes, je ne pouvais pas prôner la privation systématiquement … mais un jeûne préparatoire et voulu en souriant d’aise, était quelque chose que  j’assumais plus vigoureusement plutôt que d’avouer mon désir incontrôlable à vouloir m’accaparer la bouche du jeune homme. Etait-ce là une austérité générale que je gère avec parcimonie ? La luxure qui bouillonne au fond de moi n’aime pas les estomacs distendus, les lourdeurs d’une dualité. Elle suppose un appétit inassouvi, et paradoxalement, une maigre marche de manœuvre pour l’assouvir. Il est alors possible pour moi de faire face au jeune Daybreaker avec un appétit convenable, se tarissant sous mon empressement à garder un semblant de continence, si on use généralement de modération. Comme, alors, sont délectables et enivrants les effleurements et les échappatoires. Une danse ondulante dans laquelle je me mouvais dans les abysses, telle une ombre dont la silhouette s’éclabousse et se matérialise aux commissures des lumières fébriles de l’établissement. Kylian, est cette conquête précieuse, qui pourrait être une vertu et qui est du moins bien certainement la source de mes plus pures jouissances. Il est une préférence passionnée, raisonnée et scandaleusement irrésistible, là où le danger est dans la flatterie qu’il opère sur mon goût prononcé à vouloir m’abandonner dans ses bras. Mais il n’en demeure pas moins ennemi d’un possible excès, dérapage  dont je pourrai m’indigèrer ou m’enivrer en courant le risque de m’y brûler les ailes, ou encore d’être rayée du contrôle de mon appétit vorace. Peu importe sous quel rapport j’envisage mon attirance palpable pour Kylian, il sait comment me faire tourner la tête. Sous le rapport physique, il n’est que le résultat et la preuve de ce désir farouche destinés à un assouvissement onirique. Au moral, il est une résignation implicite à la confiance de Kyran, qui, dans une promesse commune, nous intima de ne pas coucher avec l’ennemi de l’autre. Et c’est aux prémices de la brûlure que m’invite cet appétit grandissant, me soutient par la saveur de ses lèvres fruitées, et me récompense par  un frisson de plaisir.  Je regrette presque d’avoir écourté ce baiser qui devient plutôt créateur de sensations gustatives qui sont, pour moi, à la source des plus grandes satisfactions qu’il m’offre docilement ce soir. Cette stimulation constante ne se limite pas qu’à l’excitation de mes sens, elle sollicite aussi mon esprit, ce qui s’exprime par ce rejet constant d’aller toujours plus loin avec lui. Dans cette parade amoureuse, je ne peux que me délecter de me dresser derrière ce plaisir de l’attente que j’arbore non sans susciter un soupçon de frustration auprès du jeune homme. A l’image d’une vague, je me déploie dans les bras du jeune homme afin de quérir un moment de tendresse, avant de me rétracter aussi rapidement que j’avais fait mon apparition. Inaccessible, farouchement insaisissable,  je jouais carte sur table en tirant le Joker, primant ainsi sur la sécurité préventive.

Habitée en permanence par cette passion qui suinte pour le jeune homme, je plais à anticiper ce plaisir attendu en le revivant dans le souvenir. Là où mon imagination s’active pour moi qui imagine par avance, dédoublant et accentuant ainsi ce désir inavoué, inaccessible, indicible. Le souvenir est intimement lié aux plaisirs futurs, mais l’imagination ne serait rien sans les mots qui la portent. Cette atmosphère d’agrément nous enveloppant Kylian et moi provient des sensations évoquées chargées de désir, et de sensualité. Elle se réalise dans la perte de moi-même, entrainée par l’expérience de la fusion : le chaud et le froid de nos corps entrelacés, l’homme et la femme, ces contraires sont réunis par l’intensité bouleversante de cette étreinte furtive. La maîtrise s’implique donc en présence de Kylian, au risque de ne plus pouvoir résister  à l’explosion incommensurable de cette envie, pour mieux me l’accaparer pour plusieurs nuits. Il faut donc absolument que je dois capable de résister à l’attraction engendrant cette obsession naissante. « C’est bien ce que je dis, n’étant pas une de tes conquêtes, je déplore la facilité avec laquelle tu pêches tes poissons. » ; Son optimisme était presque déroutante, si ce n’était pas pour dire touchante. Voilà, touchant était le mot décrivant le mieux le jeune homme, et presque conquise, je m’étais exposée quelques instants où vagues houleuses de ce désir pressant qui me brûle les entrailles un peu plus. Avec la plus grande sincérité du monde, je me demandais jusqu’à quand je parviendrai à lutter contre les assauts de cette attraction qui me tiraillait dans tous les sens. Toujours maîtresse au gouvernail, je me faisais violence afin de maintenir le cap droit devant. J’étais sur le point de me rompre, moi et mes principes de résistance, c’est dans un acte d’échappatoire que je me rétractais hors de son emprise. Parce que je pourrais le tuer pour cette dualité qu’il semble engendrer en moi. Parce que ma jalousie prend le pas sur le trésor entrepreneurial qu’il détient, je me damnerai pour élire domicile dans son établissement. Portée par la musique, je dansais gracieusement jusqu’à l’espace aménagé pour laisser place à une piste de danse. Je foulais le sentier d’un chemin tortueux où la chute serait fatale, suspendue dans un compromis auquel je ne pouvais pas forcer la violation. Kylian ne tarda pas à me rejoindre, répondant à l’appel silencieux que je lui envoyais par signaux corporels. Attirée avec douceur contre lui, j’entrelaçais délicatement mes doigts entre les siens avant de suivre l’ondulation de son corps bercé par le rythme jazzy de la musique orchestré par les musiciens. Relativement amusée, je secouais la tête de droite à gauche avant de lever les yeux au ciel tout en riant doucement : « Il ne s’agit pas seulement de toi ou moi dans l’histoire, mon chéri. Il y’a Kyran dans l’équation, et je ne tiens pas à ce qu’elle équivaille à zéro. » ; Dans un déhanchement subtil, je me laisse entraîner dans ce volte-face où je ressens encore plus de ce besoin pressant de contact qui se fait plus intense, plus étroit. Et envoutée, je m’abandonne dans les méandres de notes mélodiques, je déployais charnellement les bras en l’air avant de les enrouler délicatement au creux de la nuque du jeune Daybreaker. J’encaisse silencieusement ce baiser sournois qu’il appose à la naissance de la courbure de mon cou, mon échine convulse sous un frisson non dissimulable, mes yeux se révulsent de plaisir. « Je le confirme, c’est bien dommage … » lui intimais-je à demi-mots avant de tirer doucement sur sa nuque lui imposant de se baisser pour que je vienne faucher ses lèvres que j’appose des miennes avec délicatesse, lui prodiguant  un baiser subtil dans lequel je m’abandonne petit à petit avec un retenue malgré tout.

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your taste on my lips, your salty kisses ✤ Kylian

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