AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Retrouvailles fraternelles ~ PV : Rafael

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité






MessageSujet: Retrouvailles fraternelles ~ PV : Rafael   Dim 26 Jan - 14:23



Les pleurs, les cris, la douleur, la peur. Tous ces sentiments dansaient en rond dans ma tête sans que je n'en ai réellement conscience. Depuis mon retour de Darkness Falls, je faisais des cauchemars. Ils avaient principalement pour thème les atrocités dont j'ai été le témoin là-bas, mais parfois, ils avaient le visage de Rafael, mon frère, je le revois me donnant ce coup fatal. Je pensais qu'avec les années, avec l'évolution de ma mentalité, j'aurais réussi à oublier, mais il n'en était rien. La seule différence avec l'époque où cela s'était produit, c'était que je ne me sentais plus coupable de ce crime, je ne pensais plus que c'était une punition que m'avait infligé mon frère pour je ne sais quelle obscure raison. Non, lui seul était le fautif et lui seul saurait me dire pourquoi il avait fait une telle chose. Lui seul pourrait me dire si je devais lui pardonner ou bien le haïr jusqu'à la fin des temps. Avec la disparition de mon handicap, ma personnalité avait quelque peu changée, je n'étais plus l'idiot du village pour qui tout le monde était beau, tout le monde était gentil. Oui, lorsque j'étais enfant, je faisais tout pour que mon frère et mon grand-père puissent être fiers de moi. Je voyais de l'amour dans les yeux de Rafael, mais dans ceux de mon grand-père, il n'y avait que du dégoût, du mépris et parfois de la haine. Cela ne me faisait pas mal parce que je ne réalisais pas très bien, je voyais juste que mon grand-père ne m'aimait pas et je n'en comprenais pas la raison. Je crois que cela m'est égal à présent de connaître la raison de la haine que cet homme a développé envers moi. De toute manière, à l'heure qu'il est, il ne doit plus rester grand-chose du Seigneur Renzacci.

Chassant toutes ces pensées de mon cerveau pour un temps, je me levais de mon lit, mettant ainsi fin à cette nuit agité puis je me dirigeais vers la salle de bain, une bonne douche me ferait beaucoup de bien. Lorsqu'elle fut prise, je m'habillais prestement et simplement, un jean, un t-shirt et une chemise. J'avais toujours aimé la simplicité dans mon apparence. J'avalais un café en guise de petit-déjeuner puis je pris ma veste en cuir et sortais affronter l'extérieur. Je n'avais pas de travail, tout simplement parce que je n'en avais pas cherché, je voulais me sentir un peu mieux dans ma peau, éviter d'avoir cette double personnalité qui ressortait en permanence, avant de me trouver quelque chose qui puisse me rapporter de l'argent. En attendant, je me débrouillais comme je le pouvais. J'avais décidé de marcher un peu, prendre un peu l'air et penser à autre chose. Je ne savais pas ce que j'allais faire de ma vie, je ne m'intéressais pas du tout à la politique, je me contentais de vivre selon les lois qui régissaient notre monde et croyez-moi si je vous dit que ce n'était déjà pas si mal. Mes pas me menèrent à l'entrée du Congo Square, il n''y avait pas beaucoup de monde à cette heure-ci, juste quelques femmes avec des enfants. Je m'installais sur un banc et laissais mon regard se perdre droit devant moi. Les gamins s'amusaient entre eux et je souriais, me rappelant ma propre enfance, j'étais heureux avec Rafael et puis, il y avait Azzura qui prenait aussi soin de moi. En parlant d'Azzura, j'avais l'impression, depuis quelques temps, qu'elle me cachait quelque chose, cela avait commencé lorsque nous nous étions retrouvé à Darkness Falls et que je lui avais exprimé toute la tristesse que je ressentais face à la trahison de mon frère. Je ne l'avais pas senti très à l'aise ce jour-là et par la suite, elle avait fait en sorte de détourner la conversation chaque fois qu'elle voyait que le sujet allait revenir sur le tapis.

Je rejetais ma tête en arrière, esquissant un sourire. Si cela continuait, j'allais devenir complètement paranoïaque et voir des mystères et des complots partout, mais j'ai appris à être méfiant, je n'étais plus aussi naïf. Je redressais la tête et m'apprêtais à me lever lorsque je stoppais tout mouvement, un homme arrivait dans ma direction, le pas vif, il semblait pressé, ce n'était pas tant l'allure qu'il avait qui m'avait fait me stopper, non, c'était son identité. Cela ne se pouvait, c'était tout bonnement impossible et pourtant, au fur et à mesure qu'il se rapprochait, son visage devenait de plus en plus net et je pouvais y reconnaître mon frère. C'était Rafael qui venait, non il devait être mort, ce n'était pas possible, était-ce encore un de mes rêves ? Lorsqu'il passa devant moi, je me saisi de son bras pour le faire s'arrêter. J'étais toujours assis sur le banc et j'avais la tête baissée, mais je la relevais et plongeais mon regard dans celui de mon frère, car oui, c'était bien lui. Ma voix n'était qu'un murmure.

- Rafael.
Revenir en haut Aller en bas

« Le prodige et le monstre ont les mêmes racines. »

Féminin
↳ Nombre de messages : 1018
↳ Points : 1930
↳ Date d'inscription : 29/11/2013
↳ Age : 24
↳ Avatar : Jared Leto
↳ Age du Personnage : 36 ans - 788 ans
↳ Métier : Chef des Services Secrets et de la protection rapprochée du Gouvernement.
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4 - Niveau -58 en communication verbale - Vue : 0.5 à chaque œil
↳ Playlist : Wolf || Bleeding out || Save me || Te he echado de menos || Ego
↳ Citation : C'est de cela dont j'ai vraiment peur. D'être véritablement un monstre. Je n'ai pas envie d'être un tueur, mais je ne peux pas m'en empêcher.
↳ Multicomptes : Andreï C. Ievseï, Nolan A. Wiggins
↳ Couleur RP : darkcyan



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) texas-flood.
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Retrouvailles fraternelles ~ PV : Rafael   Dim 26 Jan - 19:59



Je suis soucieux : c’est certain. Du travail, de la fatigue, des pensées qui tournoient dans mon esprit et qui s’agitent sans s’arrêter et surtout sans accepter de me laisser le moindre répit. Peut être est ce pour ça que je prends le temps de marcher calmement dans un parc, ou plus précisément dans le parc qui jouxte l’exposition ou certaines de mes toiles sont mises en valeur. Crépuscule surtout. Mon chef d’œuvre actuel. Jusqu’au prochain. Je viens de parcourir la galerie, et mes pas me guident à présent dans le parc. Sans trop savoir où ils vont me mener. Que faire ? Je sais que l’on m’attend dans mon bureau, avec des dossiers, les réponses aux questions posées d’un ton péremptoire un peu plus tôt. Même si je suis garde du corps, je ne suis pas toujours dans l’ombre du président. Mon téléphone vibre : je décroche. Une faille dans la sécurité ? Je fronce les sourcils. Quelques mots me suffisent pour faire comprendre à mon interlocuteur, l’un de mes subordonnés, qu’il a intérêt à m’expliquer la situation en quelques mots, sans s’étendre en discours inutile. Il obtempère, et chaque secondes qui passent, entrecoupées de mes questions courtes mais pas moins incisives, me font froncer les sourcils un peu plus. J’accélère le pas, baisse la tête et repositionne mon chapeau. Finie la pause, je dois retourner à mon bureau, museler le loup qui déteste l’immobilité et l’enfermement. Mes pas précipités me mènent à présent à la sortie du parc, alors que je raccroche et me prépare à numéroter un nouveau numéro : celui de mon chauffeur. Je lève la tête pour vérifier qu’il n’y a rien sur mon chemin, et alors que je la rebaisse sur l’écran du téléphone quelqu’un m’attrape le bras, faisant chuter au passage ce que je tenais dans les mains. Un « P#tain » m’échappe dans un murmure, reprit en écho par la personne qui m’a surpris ainsi : - Rafael. . Oui, je compare un juron à mon prénom, mais ce n’est pas un problème : je sais que je ne suis pas quelqu’un d’exemplaire. Que je ne suis pas quelqu’un de bien. Ni quelqu’un que l’on peut admirer. Ca non plus, ce n’est pas un problème, puisque je fais avec. Je m’agace en ramassant mon téléphone, donc l’écran est fêlé. « Vous ne pouviez pas faire atten… » Je me rends compte que la personne a prononcé mon nom. Mon prénom. Mes yeux bleus se lèvent précipitamment pour se fixer dans ceux de l’imbécile qui m’a dérangé. Et mes traits se fichent. Je fais un pas en arrière, le temps de cligner des yeux. Je les plisse. Je les fronce. Si mon visage est habituellement de marbre, tout transparaît à cet instant dans les simples mouvements de sourcils qui marquent mon regard. « Toi ? » Ce n’est pas possible. Ce n’est pas logique. Ce n’est pas… Je fais un pas de plus en arrière, ignorant la personne que je bouscule sans faire attention. Tant pis pour elle. Je prends le temps de le détailler. Il n’a pas changé d’un pouce. Seul son regard a changé, et je comprends sans le comprendre qu’il n’est plus l’idiot qu’il a pu être au XIIIe siècle. Comment se fait il qu’il soit en vie ? Il n’y a que deux solutions à mes yeux : sorcier ou, comme moi, métamorphe. Son odeur n’évoque rien d’autre que celle d’un humain au loup que j’héberge, et je retiens un rictus haineux. A quoi s’attend-il ? Qu’attend il de moi ? Ma voix n’a rien de chaleureux, ni d’agressif notons le, lorsque je constate : « Tu es mort. Il y a des siècles. Je t’ai regardé brûler, je t’ai regardé mourir. Tu es mort. » Et que fais-tu donc là, si tu es mort ? Question pertinente que chacun de mes mots sous entend. Pas de bonjour, pas de retrouvailles fraternelles. Je ne sais pas vraiment quoi dire. Qu’attend-il de ma part ? Je l’ai assassiné. Ce n’est certes pas moi qui ai allumé le bûcher, mais je lui ai planté un couteau dans le cœur lorsque j’ai accepté le marché de mon Grand Père. De notre Grand Père. Lorsque j’ai marchandé sa vie contre celle d’Azzura. J’ai conscience que je fais fausse route, alors que j’enfonce à nouveau le couteau dans un glacial « Qu’est ce que tu fais là ? » formulé à haute voix, finalement. Ca me laisse le temps d’assimiler qu’Orfeo, mon petit frère, est là. Et qu’il a certainement des comptes à régler avec moi.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t1062-rafael-a-morienv
 

Retrouvailles fraternelles ~ PV : Rafael

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Retrouvailles fraternelles ~ PV : Rafael
» I prayed to the gods: let him stay. [Rafael]
» Retrouvailles inattendu (Stiles)
» Cause you have turned into my best enemy... [Rafael]
» Rafael A. Morienval - Je ne suis pas vraiment un ange.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-