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 Sound Of Madness {Ruby/Lawrence}

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MessageSujet: Sound Of Madness {Ruby/Lawrence}   Mar 4 Fév - 20:20







Sound of Madness



M. Ruby Moriarty & Lawrence A. Blain








Loterie du RP




« I Created The Sound Of Madness
Wrote The Book On Pain
Somehow I'm Still Here,
To Explain,
That The Darkest Hour Never Comes In The Night
You Can Sleep With A Gun
When You Gonna Wake Up And Fight... For Yourself?
»

La tombée de la nuit, une usine déserte. Digne d'un scénario de film d'horreur pour adolescents en mal de sensations fortes n'est ce pas ? Ce soir l'ambiance est particulière. Ce soir, l'air n'est pas seulement chargé d'électricité... il est surtout chargé d'hallucinogènes. Soumis à des illusions créées par des sorciers malveillants sans même vous en apercevoir, soumis aux mêmes fantaisies macabres. Au point de croire même vos blessures physiques réelles, et inguérissables. Les portes se verrouillent, vous êtes pris au piège. Quand on vous disait que la curiosité était un vilain défaut... Ne tentez pas de briser les vitres teintées, ce serait vous fatiguer inutilement. La Grande Faucheuse vous poursuit entre les dédales des couloirs, les machines offrant des cachettes plus ou moins salvatrices. Entendez-vous les aboiements dans les dédales de la bâtisse ? Des dizaines de Cerbères imaginaires vous pistent, avides de dévorer votre chair et de ronger vos os, histoire de faire de vous leur diner infernal. Vous en sortirez-vous ? N'ayez crainte, les illusions sont à durée limitée, elles finiront bien par s'évaporer...

Ordre de Passage:
 



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MessageSujet: Re: Sound Of Madness {Ruby/Lawrence}   Sam 8 Fév - 21:52





J’ai de drôles idées parfois. Vraiment. Et je suis totalement inconscient aussi. Souvent. Pourquoi ? Parce que j’ai des troubles de la concentration. Ca, c’est un fait avéré. Ces troubles mènent à des problèmes de mémoire. Logique. De ça aussi, je suis au courant. Alors pourquoi, même plusieurs mois après mon réveil, m’arrive t il encore de me retrouver dans des lieux sans aucune idée de ce que je voulais y faire ? Je suis stupide. Inconscient. Et totalement hors du monde. J’ai l’impression de naviguer dans une réalité qui est si semblable à celle des autres humains qu’elle s’y confond sans pour autant s’y mêler. Depuis mon réveil, j’ai parfois le sentiment de ne plus faire partie du même monde, voire du même plan astral, que l’Humanité. Je ressens comme un décalage avec les autres, un déphasage qui loin de m’éloigner de ceux que je côtoie, m’amène à les considérer d’un regard neuf et naïf si diffus et précis à la fois que je sens mon cœur battre au même rythme que celui des autres membres de mon espèce, et que je me sens aussi, un peu, parfois, sombrer dans une folie douce qui cherche à compenser le vide laissé par le coma dans ma mémoire.

Je vis dans un monde d’ombres et lumières, où je me perds mais surtout où je découvre à chaque détour de nouveaux reflets dans un ciel clair et dégagé, dans une ville où se rencontrent tant d’êtres différents et complémentaires. Je vis dans un monde de découvertes sans cesse renouvelées qui font éclore indifféremment déception et joie, désespoir et enthousiasme, mélangés à un vide si profond et si obscur que je ne sais comment le combler sans perdre mon identité. Lawrence, tu as fumé quelque chose ? Non. Peut être.

Où suis-je ?
C’est cette question que je me posais au départ et que je me pose encore. Mes yeux notent des détails que je n’aurais jamais perçus dans d’autres circonstances mais refusent de les décrypter pour moi. Les murs ondulent, les ombres veulent m’étrangler. Du vide. De l’écho. Et des mouvements invisibles qui me transpercent le corps à de nombreux endroits, me faisant tomber à genoux.

Où suis-je ?

La nuit est à l’extérieur, mais son obscurité m’aveugle dans les ténèbres où je me trouve. Je titube jusqu’à une paroi que je frappe dans un coup de poing rageur. L’onde se répercute dans les os de mon bras, et dans la paroi métallique. Le bruit, sourd, se mue en ricanements glacés qui me poursuivent alors que je me mets à courir.

Où suis-je ?

Une main tente de me happer dans un grincement métallique, et je pars en roulade au sol, pour le relever et pointer un flingue que je ne possède pas vers mon agresseur de brume. Je tousse. Une fois. Deux fois. L’obscurité se densifie jusqu’à devenir compacte et broyer mes poumons alors que je m’effondre, mes jambes refusant un instant de me répondre. C’est alors qu’ils retentissent. Des hurlements. Des aboiements. Des cris de rage d’une meute qui part en chasse pour traquer sa proie, jouer avec elle dans ce labyrinthe qui se trouve devant moi et m’invite à me laisser happer par ses couloirs interminables jusqu’à son minotaure. Je suis la brebis sacrifiée qui, terrifiée, dans une lâcheté qui lui semble si normale, si attendue et si fataliste, commence à courir sans un regard en arrière vers le crépuscule déjà sombre de sa vie innocente et naïve, en sachant qu’elle se livre et en acceptant l’inévitable sans essayer de se rebeller.

Qui est-ce ?

Au tournant d’un couloir, une silhouette se dresse devant moi et je lui fonce dedans. La brebis n’est pas seule. Ariane serait elle entrée elle aussi dans le chef d’œuvre de Dédale, pour assister à la course et à la chasse ?. Les aboiements retentissent encore plus fort, alors que je me rends compte que la silhouette et une femme, et que nous sommes tous les deux à terre après le choc de notre rencontre. Je veux lui hurler de courir, lui hurler de partir, mais à nouveau les murs ondulent, le sol devient marécage, sables mouvants, piège inextricable. Ma voix rauque résonne dans les couloirs, sur un rythme paniqué. « Qu’est ce que vous faites là ? » Lui hurler de courir ? « Vous êtes un monstre ? » L’aider à se relever et courir avec elle pour échapper aux crocs des Cerbères et tomber dans ceux du Minotaure ? « Vous êtes l’un d’eux ? » Mes propos ne veulent pas suivre ma pensée. Ma raison ne reconnait pas la douleur des multiples lances qui me transpercent sans laisser de marque. Je ne sais pas à quoi me fier, je ne sais pas à qui me fier. Suis-je fou ? Peut être. Mais ce n’est pas la question à laquelle je dois répondre en priorité.

Où suis-je ?
B#rdel de m#rde.

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MessageSujet: Re: Sound Of Madness {Ruby/Lawrence}   Mar 11 Fév - 12:27

Lawrence † Ruby

Ruby avait eu besoin de s’éloigner un peu de la ville, du Masquarade et surtout de Judas. Ils étaient tous les deux sur les dents et devoir regarder par-dessus son épaule à tout instant était pour le moins fatiguant. Aussi avant même le début du service, la brune avait déserté les lieux et suivi son instinct jusqu’à l’usine abandonnée. Pourquoi ici ? La sorcière n’en avait aucune idée de prime abord, mais maintenant qu’elle se trouvait à l’intérieur, avec les voix, les bruits, elle se disait que la magie avait simplement appelé la magie. Ces phénomènes étaient trop étranges pour être autre chose, mais cela ne lui disait pas pour autant de quel sortilège elle était victime. Avançant totalement à l’aveuglette, la brunette s’interrogeait sur le fait qu’elle avait déjà fait demi-tour mais ne trouvait pas son point d’entrée. Elle ne trouvait pas non plus d’autres portes ou fenêtres et qu’à chaque fois qu’elle voulait revenir sur ses pas le chemin changeait. C’était encore pire que l’Enfer dans lequel elle avait vécu pendant la mort. Au moins elle y voyait plus loin que le bout de son nez. Là c’était une véritable purée de pois. Et Moon hésitait à utiliser ses propres pouvoirs, cela pouvait se retourner contre elle, cela pouvait créer plus de problèmes que de solutions. De plus il y avait quelques chose au fond de son être qui l’en empêchait, pourtant la sorcière ressentait le besoin de faire preuve de ses talents, elle voulait au moins illuminer son chemin, mais c’était comme si son corps refusait de lui obéir.

Prenant un moment pour reprendre sa respiration, la jeune femme le regretta bien vite comme une sensation des plus désagréable l’envahie. Un frisson glacé, et le sentiment de sentir quelqu’un à l’intérieur de soi, mais loin de celle que l’on ressent pendant le coït. Sa vision se brouille pendant plusieurs secondes avant qu’une force invisible la pousse en avant. Des fantômes ? Autre chose ? L’ancienne actrice ne savait pas si elle voulait véritablement le savoir, mais elle voulait fuir loin d’ici. Courageuse mais pas très téméraire, elle ne pouvait le nier. Mais Ruby avait d’autres préoccupations pour l’instant que son estime personnelle. La demoiselle se releva doucement, maudissant son amour des talons hauts et chercha le mur le plus proche qui se révéla gluant, la substance était chaude et la brunette aurait jurer que cela ressemblait à du sang. Un rire hystérique fini de la convaincre que seule une personne sérieusement atteinte devait contrôler ce qu’il se passait ici. Au bien peut-être que les lieux étaient véritablement hanté, et que c’était cela qui l’avait attiré là, tel un aimant. Autant dire qu’elle préférait encore l’attirance malsaine qu’elle éprouvait pour son partenaire en affaire. La jeune femme avança encore un peu et aperçu au loin une lumière. Celle au bout du tunnel, pensa-t-elle amèrement, mais saisi cette chance et avança droit devant. Elle se mit même à courir sensiblement dans le but d’échapper aux cris hystérique qui lui parvenait de derrière.

Occupée à savoir ce qui la pourchassait éventuellement Ruby ne vit pas la silhouette qui se dressait devant elle et le choc fut pénible et de nouveau elle se retrouva sur le goudron. Elle retint un juron insultant pour l’inconnu. Elle discernait un homme mais Moon ne pouvait pas prendre le risque de lui parler méchamment. Déjà il avait l’air réel, mais cela ne faisait pas de lui un allié, peut-être même bien au contraire. Il lui tint un discours qui faisait de lui une victime au même prix que sa personne, mais méfiante, la brune refusa de lui faire confiance d’emblée. « Je suis entrée… » Elle ne savait même plus depuis combien de temps elle se trouvait là. Ses pas l’avaient mené à l’usine comme sous hypnose à partir d’un certain périmètre. « ici par hasard…et non je ne suis pas l’un d’eux. » Bien que Moony eut grandement préféré. Cela lui aurait rappelé ses jours d’actrice, quand elle se promenait dans les décors de cinéma en imaginant des scénarios et autres histoires. Que son mari s’empressait de détruire point par point quand elle se décidait à lui en parler. La belle observa un peu plus attentivement l’homme grâce à la fine lumière qui parvenait jusqu’ici, d’où pouvait-elle venir d’ailleurs, il faisait noir dehors et il ne semblait pas y avoir d’électricité, logique dans un endroit en ruine, à l’abandon. « Et vous ? » Demanda-t-elle, trouvant légitime de l’interroger également sur le fait de savoir s’il appartenait à un quelconque complot ayant lieu ici. Il pouvait mentir, tout comme elle pouvait être en train de mentir, mais par acquis de conscience la sorcière se félicita d’avoir demandé. Il s’agissait là d’un inconnu, et sans être particulièrement parano, on ne pouvait faire confiance à personne de nos jours. Sa dernière déconvenue avec Aiden avait achevé de la persuader que tout le monde ici-bas était un ennemi potentiel, un meurtrier en sommeil. Et les lieux ne l’incitaient pas à faire preuve d’une grande ouverture d’esprit de ce côté-là.


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MessageSujet: Re: Sound Of Madness {Ruby/Lawrence}   Dim 16 Fév - 14:13





J’ai l’impression qu’on me broie la poitrine, mais je comprends rapidement que seule la panique en est la cause. Moi, paniquer ? Ca ne m’étonne pas vraiment. Ce n’est pas si étranger au nouveau Lawrence d’être ainsi, et de toute manière je n’ai aucun moyen de savoir comment je me comportais, avant. Et de toute manière, ce n’est pas la question. Parce que où suis-je b#rdel de m#rde et nous ne sommes pas seuls. Deux convictions, ou plutôt une question et une conviction, qui ne me lâche pas. « Je suis entrée… » Entrée ? Vraiment ? Mes yeux se plissent dans une méfiance qui s’échappe. Elle n’est pas apparue par magie, comme la meute qui nous traque, qui nous rabat vers le Chasseur ? Elle n’est donc pas des leurs ? « ici par hasard…et non je ne suis pas l’un d’eux. » Je ne la crois pas sans la croire. Mes yeux et mes sens m’échappent et je n’ai plus le droit de leur faire confiance. Le droit ? Le devoir ? Je ricane sans savoir pourquoi, mais elle coupe mon ricanement dans un « Et vous ? » qui me fait rire. Sans savoir pourquoi. Qui suis-je ? Excellente question ! Vraiment. C’est celle que je me pose depuis des semaines, voire des mois, alors… Mon rire s’accentue alors que je lâche un « Aucune idée ! » hilare. Jusqu’à ce que j’entende à nouveau le souffle brûlant des chiens des Enfers. Comment sais-je que ce sont eux ? Aucune idée. Aucune idée. Expression singulière et qui m’épate. Un peu. Mais faut que je sois sérieux. Sérieux ? Oui, sérieux. J’essaye d’avoir l’air convainquant et convaincu lorsque je reprends et explicite : « Je ne sais pas ce que je fais ici, ni comment je suis arrivé, en fait… Je ne sais même pas ce que j’étais venu faire. » J’hausse les épaules, fatalement. Avant de me demander si je vais lui proposer d’aller boire un thé, comme c’est parti. Je suis totalement cinglé. Nous ne sommes pas seuls après tout. Pourtant, les aboiements me semblent déjà plus lointains. Moins… omniprésent. Pause ? Un peu de répit offert par Dédale, finalement. Je regarde autour de nous, comme si je me rendais compte pour la première fois de notre environnement. « D’ailleurs… on est où, exactement ? » Une usine. De toute évidence. Désaffectée, mais pas des masses puisqu’elle est toujours peuplée. Situation compliquée, en somme. Comme moi. Chouette. « En dehors d’être dans une usine, bien sûr. » Ce cynisme ne me ressemble pas vraiment, et pourtant il est bien là. Et il vient de moi. Je considère l’intruse. Est elle vraiment réelle ? Comme ces sursauts qui me surprennent à chaque bruit, au loin ? Esprit faible Moi, oui, je suis un esprit faible. Fragilisé. Malmené. Je suis pris au piège avec mes sens qui me trompent, mon instinct qui est mort, mes pensées qui sont embrumées. Je fronce les sourcils, en la détaillant avec minutie une nouvelle fois. Une nouvelle fois ? Oui, parce que je suspecte l’avoir déjà fait. Mais ma mémoire déjà si peu performante refuse de me renseigner à ce sujet. Je me crispe lorsque je rajoute dans un soupir : « Vous savez comment sortir ? Comment leur échapper ? Vous comptez me tuer ? » Trois questions d’une franchise qui peut dérouter.

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MessageSujet: Re: Sound Of Madness {Ruby/Lawrence}   Sam 22 Fév - 17:55

Le temps de répondre au question du brun et Ruby ne regretta pas seulement d’être entrée dans l’usine mais également d’avoir percuté cet individu. Il ne savait pas s’il était avec les responsables de ce cirque, et cela le faisait marrer. Etait-il en train de se payer sa tee ou quoi ?! Et bien la sorcière lui ferait vite passer l’envie s’il continuait de rire bêtement. Elle devait le dévisager car son interlocuteur sembla se reprendre et eut l’air un instant plus sain d’esprit. De ce qu’il ajouta, la brune en conclut qu’il avait été victime du même envoutement qu’elle pour venir jusqu’ici, comme les hommes d’Ulysse égarer par le chant des sirènes, eux avaient atterris dans cette usine. Elle hocha lentement la tête de la même façon qu’on le fait avec un petit enfant qui cherche à nous expliquer quelque chose qui n’a aucun sens. Elle se méfiait de lui, ce pauvre bougre avait l’air totalement à côté de ses pompes. De fait elle doutait qu’il ne soit pas du même côté que celui ou ceux qui menaient le jeu ici. Il pouvait même être une illusion, une sorte de Chapelier Fou si elle était perdu dans Wonderland. Ô joie. Ô bonheur. Pensa amèrement la patronne du Masquarade. En clair il ne l’aiderait pas à sortir de là, soit parce qu’il ne pouvait pas, soit parce qu’il ne voulait pas. Quelle que soit l’option aucune ne lui plaisait. La jeune femme envisagea de simplement tourner les talons pour continuer son errance mais l’avoir à ses côtés pourrait se révéler utile s’ils tombaient sur un tueur sanglant et féroce, elle le lui jetterait en pâture le temps de fuir.

Quand il demanda où ils étaient, Moony se demanda s’il n’était pas simplement un sombre crétin et allait le lui signifier bien moins ploiement quand il ajouta qu’il ne parlait pas de l’usine en elle-même. Un bon point pour lui. L’ancienne actrice pris le temps de regarder encore une fois autour d’elle, percevant de nouveau bruit, une respiration lente mais lourde, un pas trainant. Il ne fallait pas s’attarder ici. Reportant son attention sur le brun, Ruby le dévisagea de la même manière que lui. « Je ne sais pas comment sortir non, mais il faut bouger pour leur échapper un minimum, les cibles mouvantes sont toujours plus dures à atteindre. » Elle lui empoigna le bras et partie dans la direction opposée à leur deux provenance, comme s’il se créait sans cesse de nouveau chemin. « Et non je ne vais pas te tuer, du moins pas tout de suite si je n’y suis pas obligée ou si ce n’est pas le seul moyen d’avoir la paix. » Elle lui lâcha le bras et pressa le pas s’enfonçant dans les ténébères. Combien de mètres avaient-ils fait ?

Combien de temps s’était écoule depuis leur rencontre quand soudain une machoire géante se referma sur le passage manquant de déchiqueté Ruby au millimètre près. Elle rejetta son corps avec violence en arrière et poussa un hurlement d’effroi. « P*tain de m*rde !! Mais c’est quoi ça encore ?! » Cria-t-elle plus pour sa personne que pour réellement obtenir une réponse de son compagnon d’infortune. Dans quel engrenage pourri avait-elle mis le doigt encore ?!


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MessageSujet: Re: Sound Of Madness {Ruby/Lawrence}   Jeu 27 Fév - 10:14





J’ai l’impression qu’elle me prend pour un illuminé. Une vague impression… qui est parfaitement justifiée. Mes hésitations, mon regard perdu, mes éclats de rire qui transpercent les ténèbres un peu trop souvent pour qu’ils soient normaux… je suis totalement taré, mais que voulez vous… ce sont les nerfs. Qui lâchent. Déjà que je dois composer ma vie avec la question « qui je suis ? » mais si maintenant on m’en rajoute par-dessus… je ne vais pas m’en sortir. Clairement pas. Et l’ambiance du lieu n’aide pas à être calme, sain et parfaitement sensé, on doit bien se l’avouer. « Je ne sais pas comment sortir non, mais il faut bouger pour leur échapper un minimum, les cibles mouvantes sont toujours plus dures à atteindre. » C’est un bon raisonnement et j’acquiesce avec la motivation d’un gamin auquel on vient de proposer une bonne bêtise à faire. Je laisse échapper cependant un petit cri étonné lorsqu’elle m’empoigne le bras pour se mettre à courir dans une nouvelle direction. Je me dégage rapidement sans m’arrêter pour autant. « Oui, une cible mouvante est plus amusante à traquer, ils joueront peut être plus longtemps avec nous avant de nous tuer. » Oh, oh, oh, comme c’est marrant. Sauf que je ne rigole pas lorsque je prononce ces réalités sous forme de mots. Parce que si beaucoup de choses sont mouvantes dans ce labyrinthe sombre et agressif et menaçant, et suintant de sorcellerie, c’est une évidence, certaines sont plus mouvantes que d’autres comme nos poursuivants qui me semblent être partout à la fois sans être réellement quelque part. « Et non je ne vais pas te tuer, du moins pas tout de suite si je n’y suis pas obligée ou si ce n’est pas le seul moyen d’avoir la paix. » Je ricane un « Cool, me voilà rassuré. Tu t’appelles comment au fait ? » Est-ce que je lui ai déjà demandé ? C’est une excellente question. Mais vu la situation, mon cerveau est déjà trop occupé à me renvoyer des informations que je ne lui demande pas – comme le fait que je suis capable de courir pendant encore plusieurs dizaines de minutes sans m’essouffler – pour enregistrer ce qu’on a pu dire quelques minutes plus tôt. C’est qu’il a le sens des priorités, ce poisson rouge ! Je ne sais absolument pas du tout où nous sommes maintenant. Ma boussole interne a beau se concentrer pour garder un cap, rien ne se ressemble et le pôle magnétique se dérobe sous mes doigts comme du sable fin lorsque j’essaye d’en saisir l’orientation. J’ai l’impression toutefois que le danger s’écarte, et je ralentis légèrement le pas, me plaçant derrière la jeune femme. Une chance, très certainement, puisqu’elle manque de peu de se faire dévorer par… What the f*ck ? Elle se rejette en arrière, et je la réceptionne avant qu’elle ne se viande, pour éviter la mâchoire. « P*tain de m*rde !! Mais c’est quoi ça encore ?! » Je manque de me boucher les oreilles sous son cri, mais je me contente surtout de vérifier qu’elle a retrouvé son équilibre avant de la lâcher, et de lever les mains pour prouver mon innocence, en lâchant un « Bah vu la tronche, je voterais pour une bouche, mais vu la taille, ça a plutôt l’air d’une p#tain d’attraction d’un train fantôme qui a échappé à son créateur. Dans tous les cas, Dédale ne veut pas qu’on aille par là bas et… euh… » Hum… Euuh ? Qu’est ce que je voulais dire ? Je ne sais pas vraiment. Quelque chose de très pertinent, comme toujours, à n’en pas douter. Je toise la silhouette informe de la mâchoire qui a voulu décapiter mon amie ici présente. Amie ? Mieux vaut avoir des pensées positives dans un endroit où visiblement le réalisme a laissé le pas devant la folie cannibale. Oh. Tiens. Voilà qui est une possibilité pour expliquer tout ce m#rdier ! « Je sais ! » je m’exclame, assez satisfait de ma découverte. « En fait, rien de tout cela n’est réel ! Je suis à nouveau dans le coma, et mon cerveau s’éclate à inventer tout ça ! » Je fais un tour sur moi-même. « Et théoriquement, la petite lumière blanche, c’est celle qu’on voit lorsqu’on va crever ! » Seulement, ma belle théorie, elle ne tient pas vraiment la route. Parce qu’il n’y a pas d’autre lumière blanche que celle, diffuse, qui nous permet de mettre un pied devant l’autre, et parce que je n’ai aucun idée de ce qu’une femme comme elle pourrait faire dans mon délire comatique. Je m’appuie à la paroi la plus proche dans un « Oh p#tain » qui laisse paraître l’effet de tout ce bazar sur mon état psychologique déjà pas super. C’est marrant, d’ailleurs, parce que la paroi est toute molle, comme si je m’appuyais à un matelas. Ou du coton. Ou du… chewing-gum, vu que je n’arrive pas à m’en extirper. Lorsqu’on tombe dans un sable mouvant, on est supposé faire quoi déjà ? Aucune idée. Parce que déjà, si je l’avais déjà su, et bien je ne le saurais pas et ensuite parce que ce ne sont pas vraiment des sables-mouvants mais plus des murs-mouvants. « Mais c’est qu’il y en a qui ont de l’humour ! Après les cibles mouvantes que nous nous targuions d’être, voilà le mur-mouvant qui se fout de ma tronche. » Ou alors on a recouvert la paroi de chewing-gums prémâchés, mais je préfère écarter l’idée. Histoire de ne pas avoir en plus un haut-de-cœur.

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MessageSujet: Re: Sound Of Madness {Ruby/Lawrence}   Mar 4 Mar - 17:50

Cela avait été très dur pour Ruby d’admettre qu’elle ne le tuerait pas après la dernière remarque de son compagnon d’infortune, ce dernier devait avoir mangé un clown pour être aussi hilarant, pensa-t-elle avec amertume. Et c’était pour cela qu’elle lui avait bien préciser que pour être tranquille elle pourrait le faire quand même. La sorcière avait horreur des geignards. Se plaindre encore et toujours, il n’y avait rien de plus énervant, la vie apportait son lot de souffrance pour chacun, et pour sa part, Moon avait réussi à faire avec alors pourquoi pas les autres ? Et en ce moment même, la brune se persuadait qu’elle se sortirait de ce merdier. Avancer toujours droit devant, elle finirait bien par trouver la sortie, tôt ou tard. Du moins c’était ce qu’elle croyait jusqu’à ce qu’un des Cerbères ne manque de la croquer toute crue au détour d’un couloir. Par chance l’inconnu l’avait rattrapé, un bon point pour lui, lui évitant de mordre une nouvelle fois la poussière. La patronne du Masquarade commençait à en avoir assez de ce petit jeu malsain. Qui que soit la ou les personnes qui s’amusaient à ses dépens, ils le lui paieraient.  Cependant, l’exclamation de Ruby n’attendait pas de réponse que déjà son camarade lui répondait avec encore son humour à deux balles. Il parlait également d’un certain Dédale. Une référence à la mythologie ou bien savait-il qui se foutait de leur gueule ? La belle allait le lui demander, de façon la plus polie possible, en rongeant son frein quand il continua sans se soucier qu’elle réponde à son tour. Cela allait être facile de communiquer si chacun parlait pour son propre compte.

Elle soupira d’autant plus en l’écoutant débiter des âneries de coma. Et elle, elle était de retour en Enfer, tant qu’on y était. Ce type avait clairement un grain, voire deux ou trois. Elle se frotta le front, agacée. La grosse bête s’énervait encore à moins d’un mètre d’eux, ayant vraisemblablement du mal à tourner pour rentrer son museau dans leur partie du couloir. Moony allait lui reprocher de prendre le temps de se relaxer quand elle remarqua que quelque chose clochait. Il semblait s’enfoncer dans le mur. « Mais c’est pas vrai c’est pas vrai ! » S’énerva l’ancienne actrice en volant au secours du brun. Elle l’attrapa par les épaules et tenta de tirer pour le sortir de là. « Qui m’a collé un empoté pareil ! Si on sort vivant d’ici, c’est moi qui te tue !! » Lui déclara-t-elle en tirant toujours plus fort jusqu’à ce qu’ils tombent tous les deux à la renverse. La menace n’était pas vaine mais Ruby prendrait le temps de l’appliquer plus tard, comme dit, s’ils revoyaient un jour le monde réel. Elle se releva en s’époussetant et nota que l’affreux chien avait disparu. Un soulagement en soi mais pour combien de temps. « Si ça peut te rassurer, moi je ne suis pas folle, alors je peux t’assurer qu’on n’est pas dans ta foutu tête de crétin. » Regardant droit devant, Ruby laissa enfin un sourire fleurir sur ses lèvres. A l’endroit même où se tenait un moment auparavant celui qui aurait sans aucun doute dû se trouver dans un asile, un trou, un magnifique trou de la taille d’un homme. On ne voyait rien de ce qu’il pouvait y avoir de l’autre côté mais pour une raison que la sorcière ne s’expliquait pas cela lui faisait plaisir. Est-ce que le reste du mur s’était solidifié ? Est-ce que c’était une porte de sortie ou bien un nouveau gouffre vers le néant ?! La demoiselle n’en avait pas la moindre idée mais Elle voulait tenter le coup et s’approcha donc doucement du trou.

La brunette ne s’y jeta pas la tête la première, elle était plus intelligente que cela. Après le coup de la mâchoire surprise, elle ne passerait plus jamais un angle de la même façon. Seulement elle refusait d’avoir peur. Personne ne se sortait jamais d’une galère en ne faisant absolument rien. Prenant son courage à deux mains, elle enjamba ce qui formait un petit muret en bas. Une brise fraiche lui vint de la droite. Elle se figea. Cela n’avait rien d‘une haleine pestilentielle mais pouvait-on jurer qu’un Cerbère l’avait forcément mauvaise ?! « Bon je ne sais pas toi, mais moi j’ai bien envie d’aller voir ce qu’il y a de l’autre côté. » En y réfléchissant bien, cela pouvait être un nouveau piège. Pourquoi comme ça, d’un seul coup y aurait-il un passage. Ruby posa son deuxième pied de l’autre côté. Rien ne se passa. Elle relâcha sa respiration, qu’elle n’avait pas eu conscience de retenir. Que faire ensuite ? C’était une bonne question à laquelle la jeune femme réfléchissait quand soudain elle vit que le mur se reconstituait. Oh non ! Ils allaient être séparés. Pas que l’idée de rester avec ce type un brin dément l’enchainait plus que cela mais l’idée d’être de nouveau seule ne lui plaisait guère plus. Aurait-elle le temps de repasser de l’autre côté ? Aurait-il le temps de la rejoindre ? Et à réfléchir le mur avait continuer de se reconstruire. Ruby lui jeta un regard désespéré.

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MessageSujet: Re: Sound Of Madness {Ruby/Lawrence}   Mer 19 Mar - 22:48





Je conçois sans problème d’orgueil que niveau totalement loufoque, même si je ne paye pas de mine, je suis un spécimen exceptionnel. Et à spécimen exceptionnel, circonstance exceptionnelle : un mur-mouvant. Merveilleux. « Mais c’est pas vrai c’est pas vrai ! » [color:327d=ff8c00] « Bah j’crois bien que c’est vrai » Voilà la seule chose que je trouve à dire, alors qu’elle s’énerve et me tire par les épaules. « Qui m’a collé un empoté pareil ! Si on sort vivant d’ici, c’est moi qui te tue !! » Elle tire de plus en plus fort, et j’essaye de ne pas trop bouger pour ne pas accentuer le phénomène de succion du mur sur mes vêtements. Dans un dernier effort, elle m’arrache du mur et nous nous étalons par terre, à la renverse. Elle se relève bien plus vite que moi, et s’époussette. Moi, je m’assois par terre, le temps de reprendre mes esprits et de jeter un coup d’œil à mes habits. Ils n’ont pas craqué, c’est déjà ça, mais les coutures ont bien souffert. Echecs. « Si ça peut te rassurer, moi je ne suis pas folle, alors je peux t’assurer qu’on n’est pas dans ta foutu tête de crétin. » Je lève les yeux à ses mots, un sourire aux lèvres. Souplement, je me mets finalement debout, en cherchant à voir ce qui la fait sourire. Devant le trou dans le mur, qui débouche sur une obscurité inquiétante, je ne peux que faire remarquer : « Ah ben, tiens, ce genre de trou noir, ce serait exactement ce qu’on pourrait trouver dans ma foutu tête, comme tu dis ! » sur un ton narquois. Je jette un coup d’œil dans le gouffre. Qu’est ce qu’elle fait, là ? Et qu’est ce que ce trou fait là, d’ailleurs ? Je tâte mon dos, histoire de chercher si le mur ne s’est pas collé à moi. On ne sait jamais. Non. Rien. Juste mes habits, rien de plus. « Qu’est ce que c’est sinon, ce truc ? Une porte vers l’espace ? » Sans entendre ou simplement daigner de me répondre, elle s’approche du trou. Je fais un pas, tendant le cou pour voir ça un peu plus sans trop être imprudent. Lorsqu’elle enjambe le petit muret, je m’approche un peu plus. « Tu vas quand même pas y aller ? Encore une illusion ? Un jeu de l’esprit ? » Une brise fraîche me fait aussitôt frissonner. Et je fais encore un pas en avant, estimant qu’elle va encore avancer. Et me trompant. Je tente de m’immobiliser à quelques centimètres d’elle, jouant de mon sens inné de l’équilibre. « Bon je ne sais pas toi, mais moi j’ai bien envie d’aller voir ce qu’il y a de l’autre côté. » La voilà qui pose son pied de l’autre côté et je commence à froncer les sourcils. Ma main effleure son épaule. « Euuh… je sais pas toi, mais faudrait peut être pas trop… aller trop vite ? » Un souffle. Je me crispe. Je me détends. « Ah ben en fait, il n’y a… » Le mur est en train de… quoi ? Régénération spontanée des tissus muraux ? « Ah ben ça c’est bizarre… » Je ne sais pas trop ce qu’il serait le mieux. Que l’on soit séparé – histoire que j’arrête de l’agacer par mon comportement – au risque de me retrouver seul et paniqué, ou passer la porte et… Le mur se reconstruit de plus en plus vite, et sans comprendre trop comment, je prends ma décision. En fait, non, je sais pourquoi. Son regard. Désespéré. Je me concentre tellement pour passer la porte sans toucher la paroi que j’en oublie la petite marche, et que je m’étale à moitié de l’autre côté. Dans le noir. A moitié, parce que ma cheville est prise dans le mur qui achève de se reconstituer. Je tire, je me débats, mon pied se dégage et le petit puits de lumière créé par tout ça s’éteint en un soupir. Dans l’obscurité, ma main tâtonne, cherche, trouve celle de la jeune femme. L’obscurité me terrifie. L’enfermement aussi. Et là… je flippe. Claustrophobie. J’attrape sa main avec une poigne qui ne me semble pas mienne et je tente d’être sûr de moi lorsque je lui demande : « On fait quoi maintenant ? » avant de perdre le contrôle. « Trouve de la lumière, s’il te plait. Parce que là, on est clairement dans ma tête. » Ce noir et ce vide qui m’emprisonnent sont le reflet de mon amnésie qui me fait suffoquer. J’étouffe, j’angoisse…

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MessageSujet: Re: Sound Of Madness {Ruby/Lawrence}   Sam 22 Mar - 14:11

Ruby ne l’aurait pas avoué, sous aucune torture mais elle fut soulagée de voir que le jeune homme sautait dans le trou pour la rejoindre. Avec tout ce qu’il se passait dans cet entrepôt, elle n’avait vraiment pas envie de se retrouver toute seule. La brune aimait à croire que ce n’était pas la peur qui la faisait penser ainsi, mais plutôt la logique. Si jamais elle croisait encore un de ces affreux cerbère, elle pourrait précipiter son compagnon dans la gueule de l‘animal pendant qu’elle fuyait. Alors qu’en solitaire, ce plan était beaucoup plus dur à appliquer. Elle soupira en même temps que le dernier rayon de lumière disparaissait. Moon se détestait d’avoir sauté à pieds joint dans ce nouveau piège, et sa magie était toujours inefficace. La sensation de la main qui attrapa la sienne la surprit encore plus et la sorcière sursauta presque. D’autant que cet idiot lui ferait presque mal à serrer comme une brute, cependant la patronne du Masquarade garda pour elle toute remarque désobligeante comprenant que cet homme était simplement terrifié. Il y avait de quoi. Ce lieu pourrait faire péter les plombs à n’importe qui d’un peu faible mentalement, et d’après ce qu’elle avait pu observer le brun avait quelques défaillances dans le domaine. Elle eut presque l’impression d’avoir un enfant avec elle, quand il parla.

Que faire ?! C’était une bonne question à laquelle Moony n’avait sur l’instant même aucune réponse. Elle s’accroupi alors pour se mettre à son niveau, même si elle ne pouvait pas le voir, elle procéda comme avec un petit garçon. « Il va falloir qu’on bouge pour retrouver la lumière. Alors on va se lever, tu vas me suivre et on va sortir d’ici et de ta tête d’accord ? » Elle n’attendit pas d’avoir une réponse, parce que ce serait une perte de temps et que l’ancienne actrice ne pouvait pas prendre le risque d’essuyer un refus, et se leva en lui tirant sur la main. Il était en train de lui broyer les doigts, mais elle le lui reprocherait plus tard. Elle força donc pour qu’il la suive même si elle avançait doucement et sa main libre en avant pour tâter le chemin devant elle. Cette nuit était un vrai cauchemar, jamais elle n’aurait dû rentrer dans l’usine, jamais elle n’aurait dû sortir de chez elle en vrai. Il y avait forcément une source de pouvoir quelque part, mais elle ne sentait plus rien. Tous ses dons étaient en mode off. Seulement à force de se concentrer elle capta quelque chose. De subtile, à tel point qu’elle crut avoir rêvé mais non. La demoiselle se stoppa net et tenta de percevoir de nouveau une aura ou autre mais c’était parti. En revanche elle reconnut la sensation, le fourmillement de bien être de sa propre magie. Avec un sourire Ruby vit la bougie apparaître dans sa main et avec une étincelle la mèche s’enflammer. « Le pouvoir s’amenuise déjà, peut-être que c’est lié à la peur… » L’idée venait de lui traverser l’esprit parce que depuis que la jeune femme avait fait le choix de guider son compagnon elle n’avait plus peur, elle ne pensait qu’à apaiser l’homme à ses côtés. Elle n’avait plus pensé au reste et la sorcière ayant lâché prise elle avait pu sentir au radar quelque chose, et maintenant ses pouvoirs qui lui revenaient, faible mais quand même. Car en temps normal Moon aurait pavé le couloir de lumière, mais il n’y avait pas de petite victoire, songea-t-elle.

« On va s’en sortir. » Ajouta-t-elle d’une voix forte et claire et avec un sourire en regardant le jeune homme. Il pouvait s’estimer heureux, tout le monde n’avait pas la chance ou le loisir de faire connaissance avec la partie gentille de Ruby. Il avait plus qu’intérêt à lui montré de la gratitude quand elle sortir son cul d’ici. Certes ce n’était pas encore fait mais l’ancienne actrice avec de l’espoir. En regardant face à elle, le noir se prolongeait encore sur plusieurs mètres mais au moins cela constituait une ligne droite. Pour certains cela aurait eu la tête d’un piège, pour elle c’était plutôt une bonne nouvelle.

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MessageSujet: Re: Sound Of Madness {Ruby/Lawrence}   Mer 26 Mar - 21:37





Je pourrais dire que j'ai hésité, douté, tenté de peser le pour et le contre de toutes les options qui s'offraient à moi. Je pourrais le dire, oui, ou simplement le penser, mais ce serait un mensonge. Son regard désespéré m'a fait franchir le mur qui se refermait, et si je me trouve à présent dans le noir total, à paniquer légèrement et à serrer son poignet avec une force que je n'emploie pas souvent. Peur du noir, peur de l'enfermement : je suis servi pour le coup puisque les deux me tendent les bras pour m'étrangler et m'étouffer. Je me laisse tomber le long du mur que je sens dans mon dos : seul objet palpable dans cette immensité obscure qui m'entoure, avec la main que je sers avec toujours autant de force. Je la sens s'accroupir pour se mettre à mon niveau. Voit-elle dans l'obscurité ? C'est peu probable, mais ce serait rassurant pour moi. « Il va falloir qu’on bouge pour retrouver la lumière. Alors on va se lever, tu vas me suivre et on va sortir d’ici et de ta tête d’accord ? » J'acquiesce lentement avant de m'apercevoir qu'elle ne peut, toujours vraisemblablement, pas me voir. J'articule donc un angoissé : « Ca me semble une bonne idée. » alors qu'elle me tire déjà le bras pour me relever, et pour nous faire avancer vers un lieu quelconque. « Est ce que tu sais où tu es en train d'aller ? » Il n'y a plus de cerbère à mes trousses, simplement le monstre de mon amnésie qui me poursuit pour ôter le peu de souvenirs que j'ai pu me constituer depuis mon réveil. Mon emprise sur ses doigts se raffermit de peur de la lâcher par inadvertance. Et elle se resserre un peu plus lorsque j'imagine ce que je pourrais ressentir si je me retrouvais seul dans ces ténèbres brûlantes et agressives. Ma main libre, elle, se contente d'effleurer le mur le plus proche, dans ce besoin de conserver le contact avec un objet tangible, me certifiant que je ne suis pas en train de tomber dans un gouffre sans fond.

J'ai l'impression de marcher dans le noir depuis un temps infini quand soudain, mon guide se stoppe brutalement, me prenant au dépourvu. Je m'apprête à lui demander pourquoi, lorsqu'une lumière jaillit dans l'obscurité, m'arrachant un sursaut et un léger cri surprit. « Qu'est ce que... » « Le pouvoir s’amenuise déjà, peut-être que c’est lié à la peur… » La peur ? Quelle peur ? La nôtre ? La mienne, très certainement, parce qu'elle ne semble pas si effrayée que ça. « La peur ? Le pouvoir? » J'essaye de comprendre avec le peu que je sais. « Mais... tu es une sorcière ? » Question stupide, certes, mais c'est la première qui s'est posée sur mes lèvres. Pour être sûr de moi et de... voilà. Dans tous les cas, le peu de lumière dégagé par la bougie suffit pour le moment à faire reculer ma peur et ma panique. Tout semble moins effrayant, maintenant que l'on se voit, même si je ne suis pas détendu pour autant. Trop de pression sur mon mental, trop de pression sur mon esprit dont j'ai une conscience aiguë de la faiblesse. « On va s’en sortir. » Sa voix forte, sa voix claire : il est certain qu'elle veut me rassurer. Est ce que cela sous entend qu'elle m'apprécie ? Ce serait étonnant, vu ma propension actuelle à passer pour un boulet doublé d'un incapable, paralysé par une obscurité et un sentiment d'enfermement. J'essaye d'être convaincu et sûr de moi lorsque je répète ses mots, en me les appropriant : « On va s'en sortir, oui. Surtout si tu... retrouves tes... pouvoirs. » Je fais une petite pause, ne sachant trop s'il est malin de poursuivre. Je finis par hausser mentalement les épaules :  « Heureusement que je suis tombé sur toi, je ne sais pas comment j'aurai fait pour... me calmer. J'espère que je te le revaudrai. On avance ? » Je ne suis pas très assuré, contrairement à ce que l'on pourrait croire en m'entendant, mais c'est déjà ça. Faire l'effort de sembler l'être, c'est déjà un premier pas selon moi, même si je doute qu'elle soit dupe une seule seconde. « Si tes pouvoirs reviennent, c'est que l'illusion se dissipe, non ? Et si elle se dissipe... j'imagine que l'on va se retrouver dans le... vrai... dans la vraie usine. J'espère. » Mon raisonnement fait peur à entendre, je m'en fais la remarque alors qu'il résonne à nos oreilles. J'enchaîne pour cette raison : « Au fait, je m'appelle Blain. Uh. Lawrence Blain. » Pourquoi me présenter maintenant ? Je ne sais pas vraiment. Je n'ai pas souvenir l'avoir déjà fait – mais connaissant ma mémoire ce n'est pas très parlant – et ça me semble important de passer par cette étape à un moment ou à un autre. Et celui là me semblait bien : pas de menace immédiate, malgré l'obscurité qui nous entoure, et un soupçon de calme plat – avant la tempête? - qui ressemble à un flottement.

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MessageSujet: Re: Sound Of Madness {Ruby/Lawrence}   Lun 31 Mar - 12:12

Voulant avancer au plus vite, Ruby avait quelque peu ignoré les réflexions que pouvait lui faire son compagnon de route. Elle n’avait pas envie de le froisser maintenant en lui disant quelque chose de désobligeant compte tenu du fait qu’il statuait sur des choses évidente. Non, elle ne savait pas où elle allait puisqu’elle tâtonnait, cependant il ne pouvait pas le voir et plus tard oui elle était une sorcière. En tout cas, il avait l‘air moins terrorisé par ce qui les entouraient et la brune senti que comme elle le pensait cela affectait l’illusion dont ils étaient victimes. Cela aussi était on ne peut plus rassurant, car sa propre magie allait augmenter au fur et à mesure. Depuis son autre vie et son séjour court mais intense en prison Moon n’avait jamais eu à faire face à une situation où elle n’avait aucun contrôle, où elle n’avait pas la main mise sur le jeu. Elle aurait pu mourir dans cet endroit, dans cette stupide usine et cela lui envoya un frisson glacé le long de l’échine. Toutefois cette désagréable sensation s’enfuie bien vite grâce à l’optimiste de son interlocuteur. Le fait d’être en présence d’une personne avec des pouvoirs ne semblait pas lui faire peur et il reconnaissait que c’était un avantage pour sortir de cette galère. Et si sa terreur à lui disparaissait également, la patronne que Masquarade gagnerait en puissance. Elle reprit donc la marche, sa flamme devenant plus puissante, plus lumineuse, comme il semblait impatient d’avancer, toutefois Moony hocha vigoureusement la tête. « Oh oui tu me seras redevable et crois-moi je n’oublie jamais une dette. » Ça il pouvait y compter, la belle n’était pas du genre à faire des cadeaux, et encore moins quand en plus il lui avait bousillé la main.

Elle avançait donc avec aisance désormais et d’un pas solide quand il parla de nouveau. Elle aussi espérait bien qu’ils retrouveraient l’usine, la vraie comme il disait. « J’espère aussi. » Répliqua-t-elle simplement en observant que les murs paraissaient déjà moins noirs et le couloir moins sombre. Elle croyait même apercevoir une fenêtre de-ci de-là. Mais elle ne l’aurait pas juré. Tout était très calme et elle avait encore l’impression que cela pouvait être un piège. La jeune femme préférait croire que non car elle voulait retrouver la réalité, elle voulait un bon verre de bourbon et un bon bain chaud pour se remettre de ses émotions. Elle fut surprise quand le jeune homme se présenta. En y réfléchissant c’était vraiment qu’ils n’avaient pas pris la peine de s’échanger leur prénom, il faut dire que leur rencontre s’était plutôt faite dans la méfiance et dans la panique, aussi les formes d’usages n’avaient pas parues très importante. La sorcière lui offrit un petit sourire. « Tu peux m’appeler Ruby. » Déclara-t-elle simplement. Il n’avait pas besoin de connaître son nom en entier pour le moment, cela ne les aiderait pas à sortir du bâtiment et cela n’empêcherait pas qu’il lui serait redevable pour l’avoir aidé. L’atmosphère se détendit encore un peu et une porte apparue devant eux. Moon se stoppa et fit apparaître un chandelier suspendu pour éclairer le couloir. Ils semblaient désormais être dans une pièce carrée avec cette porte pour unique sortie. La demoiselle se débarrassa de la bougie qu’elle tenait depuis le début et posa la main sur la poignée. Elle n’avait pas lâché celle de Lawrence, une part d’elle savait que ce serait une erreur, car comme le disait le dicton, l’union faisait la force, et dans ce cas précis, cela paraissait tôt à fait vrai.

La sorcière fit donc lentement tourner le rond d’acier dans sa main et fut envahie par la déception. La prote était fermée et ne s’ouvrit donc pas. Ruby fit de son mieux pour garder son calme et ne pas céder à la colère ou à la peur, ne voulant pas nourrir la bête qui régnait dans ce lieu. Il devait rester une dernière barrière qu’ils n’avaient pas brisée, une angoisse sourde qui sommeillait encore en eux ou en au moins l’un d’eux. « Il y a quelque chose qui verrouille la porte… » Dit-elle. La brune détestait dire ce qui lui paraissait évident mais il lui fallait bien une introduction au problème. Était-elle celle qui doutait ? Non, non, l’ancienne actrice ne doutait jamais, ce n’était pas son genre, elle savait qu’elle sortirait de l’usine, et cette porte allait l’y aider une fois que le loquet céderait. Cela venait donc forcément de Blain. Ruby fit donc de son mieux pour ne pas le froisser quand elle demanda. « Tu as peur de ce qu’il se trouve derrière ? » Le terme mauviette resta sur sa langue même si ce n’était pas l’envie qui la démangeait, mais plus vite elle le rassurerait plus vite ils pourraient quitter cette pièce. Il lui fallait donc se montrer diplomate et faire en sorte que tout le monde garde son calme, car il y avait tout de même la possibilité qu’il s’agisse d’un piège et que la porte ne soit pas fermée par la magie. Le pauvre n’y était peut-être pour rien.

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MessageSujet: Re: Sound Of Madness {Ruby/Lawrence}   Ven 4 Avr - 15:07





Au moins, elle ne m'a pas lâché la main. Au moins, elle ne m'abandonne pas, elle ne se débarasse pas de moi. Voilà ce à quoi je ne peux que penser, au fur et à mesure que je la sens retrouver son aplomb et sa confiance en elle. Je crois que ce doit être cela qui m'a le plus terrifié de tout ce que nous avons pu croiser depuis que nous sommes littéralement tombés l'un sur l'autre. Son regard désespéré, que j'avais reçu comme un appel à l'aide. Ca m'a choqué, ça m'a dérouté, et alors même qu'elle m'assure que j'ai une dette envers elle – chose dont je ne doute pas – je n'arrive pas à oublier qu'elle a eu besoin de moi à un moment. « Oh oui tu me seras redevable et crois-moi je n’oublie jamais une dette. » « Je suis un homme de parole, je n'oublierai pas, ne t'inquiète pas ! » Je suis un homme de parole. Que cette phrase sonne étrange entre mes lèvres, tout en n'ayant pas le moins du monde l'ombre d'une trace de mensonge. Lawrence Blain est un homme de parole, et qui qu'il fut avant n'y changeait rien, après tout. Je ne sais pas exactement quand je lui ai lâché la main, peut être lorsque sa flamme a encore grandi pour nous envelopper tous les deux et matérialiser le sol qui nous supporte, mais j'essaye de me retrouver calme. J'essaye de voir ce qu'il y a de positif, j'essaye de me montrer plus confiant, pour qu'elle n'ait pas trop honte de moi. Honte? Certes, il n'y a personne pour nous voir, mais je ne veux pas qu'elle me méjuge, ni qu'elle garde une mauvaise impression de moi. Je vis dans la hantise de voir mes souvenirs m'être à nouveau volés et ne pas savoir pourquoi une personne me déteste. Je ne suis pas naïf, il est certain que l'ancien Lawrence n'était pas apprécié de tous, mais maintenant que je sais ce que ça fait de voir les gens réagir devant toi sans comprendre leur réaction, je veux m'épargner cette nouvelle découverte si jamais... « Tu peux m’appeler Ruby. » Je recueille son prénom et son sourire comme deux cadeaux, avec moi aussi un sourire amical et heureux. L'atmosphère n'est plus autant chargé de méfiance et de tension, c'est bien plus agréable à porter, et j'ose espérer que ça va rester ainsi encore longtemps. Avant la prochaine surprise ou ma prochaine bourde. Nous nous retrouvons soudain devant une porte, et même si mon réflexe premier aurait été, normalement, de vouloir l'ouvrir, je reste méfiant, l'histoire des murs mouvants me rendant plus prudent. Ruby, donc, fait apparaître un chandelier. Ca m'amuse, de la voir manipuler de la magie aussi... facilement. C'est surprenant, mais ça me semble normal dans un sens. En quoi serait-ce aussi surprenant que la puissance d'un ordinateur, de l'indépendance des téléphones portables et du vrombissement des voitures dans les rues de la Nouvelle Orléans. Je reste un pas derrière elle, alors qu'elle tente de tourner la poignée. J'ai peur de la voir disparaître dans l'obscurité, et de me retrouver à nouveau dans le noir. Je me retiens in extremis de lui demander de ne pas ouvrir la porte, lorsqu'elle me fait remarquer « Il y a quelque chose qui verrouille la porte… » Ah. « Oh » s'arrondissent mes lèvres devant cette constatation qui me soulage. Oh aussi, lorsqu'elle semble comprendre sans difficulté ce que je suis en train de penser, et surtout mes craintes. « Tu as peur de ce qu’il se trouve derrière ? » Je sens mes joues rougir derrière la barrière de ma barbe naissante, et pour la première fois depuis que nous avons franchi le mur, je remercie l'obscurité. Je grommelle un « Oui, toi non ? ». Je ne vais pas lui mentir, ni essayer d'améliorer la réalité : j'ai la trouille que l'on soit à nouveau séparés, j'ai la trouille que l'obscurité revienne, et je sens presque le chandelier vaciller, la porte s'ouvrir, le couloir nous oppresse. Il faut que je réagisse avant d'être totalement paniqué, rien que par mon imagination qui me représente déjà seul et perdu. Contrôlant mon appréhension, je m'accroupis devant la porte, et observe la serrure. « Tu as une épingle, un trombone, quelque chose comme ça ? » m'entends-je lui dire. Sais-je ouvrir une porte de cette manière ? J'ai l'impression que oui, ou du moins que mes doigts s'en souviennent, sans que je sache comment j'en suis venu à le savoir. Mes doigts fouillent le fond de mes poches, s'attardent sur un simple morceau de métal qui a du y échoir à la fin d'une de mes journées de travail. J'ai tendance à mettre dans mes poches tout ce dont je ne sais quoi faire sur l'instant, comme des vis, des écrous, des restes de scotch et, là, un fil qui a du être coupé d'une prise électrique après réparation. Avec minutie, je commence à le tourner dans la serrure, attendant quelque chose sans savoir quoi. Ca m'arrive tous les jours, de comprendre que je sais faire quelque chose dont je n'avais même pas conscience, aussi ne suis-je plus surpris. J'ai l'impression de servir à quelque chose, et ce simple fait me rassure, m'apaise et me calme. A croire que dans ces moments où je sens l'ancien Lawrence à fleur de peau, je suis totalement en paix et bien moins craintif. Au bout d'une longue minute, j'entends un petit clic, et mes doigts jouent avec la poignée qui tourne docilement. Et la porte s'ouvre sur l'usine, telle qu'elle était juste avant que je croise Ruby. Je mâchonne un « Home sweet home... Factory, Disused Factory... » plus pour parler que par réel intérêt. Je ne suis pas spécialement bavard, j'ai juste peur du silence. La solitude et l'absence de bruits me mettent mal à l'aise, tout comme les foules trop denses et les lieux clos. Et l'obscurité. Et bien des choses, en fait. « Tu reconnais où l'on est ou... s'il y a... une illusion qui nous entoure ? » Puisqu'elle est sorcière, elle devrait percevoir si on se joue d'elle, non ? Je l'espère dans un sens. Je n'aime pas ne pas savoir ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. J'hésite, d'ailleurs, à franchir le pas de la porte.

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MessageSujet: Re: Sound Of Madness {Ruby/Lawrence}   Lun 14 Avr - 11:55

Encore une fois Ruby se retint de dire le mot de trop à Lawrence qui semblait pour le moins perturbé dans la vie en général. Pourtant ce n’était pas l’envie qui lui manquait, ni le vocabulaire fleuri. La belle maitrisait plutôt bien le sujet grâce à son associé en affaire. Toutefois elle préférait qu’il ait véritablement peur et que cela bloque leur porte de sortie que de penser qu’il leur manquait simplement une clé. Certes avec la magie et un peu d’astuce on pouvait déverrouiller tout ça, mais la sorcière préférait la magie, c’était son domaine de compétence, c’était ce dans quoi elle excellait et où elle pouvait trouver des solutions et mettre à l’épreuve ses pouvoirs. Un peu comme un homme préférait aller se battre que de régler civilement un problème, juste pour prouver qu’il cognait plus fort. Elle allait soupirer et chercher à le raisonner quand le jeune homme sembla reprendre sa vie en main, enfin au moins la situation. Elle le regarda s’accroupir et lui demander un trombone, quelque chose pour ouvrir la porte. Finalement il n’était peut-être pas totalement stupide. « Non j’ai rien. » Répondit piteusement l’ancienne actrice. Elle avait les cheveux libres donc aucune épingle et elle n’avait pas de sac à main avec le bordel habituel d’une femme. Il chercha alors dans ses propres poches, qui se révélèrent être une vraie caverne d’Ali Baba et en sorti un fil de fer. Moon nota bien dans un coin de sa tête qu’elle connaissait désormais quelqu’un capable de crocheté une serrure. Elle ne savait pas si elle en aurait un jour besoin mais ce genre de type dans un répertoire pouvoir toujours s’avérer utile. En entendant le clic significatif de la serrure qui cède la brune serra le point dans un signe de victoire et senti son cœur s’accélérer de manière significative par l’excitation de retrouver le monde extérieur. Cela faisait bien longtemps que la brunette n’avait pas ressenti pareil sentiment, une joie sans fin qui ne s’expliquait pas. Elle avait envie de le secouer pour qu’il se dépêche de faire céder le panneau de bois.

Avec émerveillement la jeune femme regarda Blain ouvrir la porte et découvrit avec soulagement l’usine telle qu’elle devait être. Doucement, comme si elle avait peur que cela soit encore un piège, elle passa la porte. Son chandelier disparu et Moony pu sentir que la vie reprenait son cours, du moins pour eux, car la Terre n’avait pas arrêté de tourner ces dernières minutes. D’ailleurs combien de temps étaient-ils resté prisonnier du labyrinthe ? Cela paraissait presque une éternité, mais ils n’avaient pas plus vagabondé plus d’une heure. Tout cela était assez trouble mais elle regarda tout de même alentour, à la recherche d’un signe de temps. Lawrence interrompit sa réflexion, et Ruby se rendit compte qu’il n’avait toujours pas passé la prote, il semblait hésitant, il voulait qu’elle le rassure. En se concentrant un peu, elle pouvait entendre les bruits à l’extérieur, elle pouvait entendre sa respiration, les sons qui résonnaient dans l’usine et surtout il y avait l’usine. Lumières vacillantes, les machines, la poussière, les bruits typique d’un bâtiment laisser à l’abandon mais de ceux qui n’étaient pas angoissant. Ce n’était plus seulement des couloirs noirs avec juste une source lumineuse leur permettant d’avancer. « C’est bon tu ne crains plus rien. » Déclara la sorcière en tendant la main vers le brun pour l’aider à franchir le pas. Au premier choc de leur rencontre, elle n’aurait pas cru qu’elle pourrait se montrer douce à son égard. Ruby Moriarty n’était douce avec personne, point. Il y avait des exceptions, des gens qui parvenaient à percer la barrière qu’elle avait montée autour de son cœur après sa mort. Son mari, l’univers d’Hollywood, elle avait été trop naïve à l’époque pour tout affronter, elle n’avait pas les bonnes armes, ou les bonnes attentions. Désormais c’était différent. Elle était une dame de fer, inflexible et froide pour mieux se protéger. Et parce que rien n’égalait le pouvoir de la peur sur quelqu’un. Mais là, face à cette épreuve, force était de constater que Moony avait eu besoin d’aide. Elle n’aurait peut-être pas réussi à prendre sur elle sans la faiblesse apparente de Blain, elle n’aurait peut-être pas su ouvrir la porte et elle n’aurait peut-être pas su affronter la solitude. Cependant elle n’avouerait pas qu’elle lui devait quoi que ce soit.

« On peut rentrer chez nous. » Ajouta-t-elle pour l’encourager une dernière fois avec son plus beau sourire. Il n’y avait plus besoin d’avoir peur de quoi que ce soit. Contrairement à précédemment quand elle avait mis le pied dans l’usine, Ruby ne ressentait pus rien, plus d’aura magique. Il n’y avait plus d’atmosphère tendue ou de sensation étrange qui l’envahissait pour une raison inconnue. Cette fois, ils étaient dans le bâtiment, le vrai. Toutefois elle pouvait comprendre ses doutes. Après ce qu’ils venaient de traversé, et compte tenu de son esprit faible, il ne pouvait que redouter un énième retournement de situation. Mais si cette soirée devait leur apprendre quelque chose, c’était qu’il fallait surmonter ses peurs. S’arrêter et réfléchir posément pour trouver la solution. La panique ne servait qu’à augmenter la psychose. « Je t’assure c’est fini. » Déclara-t-elle une dernière fois en refermant ses doigts sur les siens. Peut-être le ramènerait-elle au Masquarade pour lui offrit un verre et qu’il décompresse un moment avant de reprendre le cours de sa vie. Ce serait aussi une façon de lui montrer où il devrait se rendre pour la trouver et payer sa dette à l’occasion. Et encore la sorcière n’y tenait pas plus que cela en y pensant vraiment. C’était lui qui avait fait céder la serrure, il avait sauté dans le trou pour la rejoindre et comme elle s’était déjà fait la remarque sans sa faiblesse à lui, Ruby n’aurait jamais pu se montrer forte, ils étaient quittes. Mais pas question de l’avouer et de montrer plus avant qu’elle pouvait être douce, gentille et même aimante. Impossible. Mais elle lui offrirait tout de même de la suivre jusqu’au cabaret pour qu’il se restaure, ils avaient tous deux besoin d’un peu de réconfort après toute cette folie.

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MessageSujet: Re: Sound Of Madness {Ruby/Lawrence}   Jeu 17 Avr - 23:26





Je sais donc crocheter des serrures. Un nouvel indice sur mon passé : des nouvelles questions dans mon présent. Mais il ne faut pas que je m’y attarde, puisque ce n’est pas du tout à l’ordre du jour. La porte s’ouvre devant moi et que j’hésite à la franchir. Même si de l’autre côté j’ai l’impression de voir effectivement une usine des plus normales, si on tient compte de son caractère désaffecté, je me méfie. Il y a trop eu d’étrangetés ces derniers quarts d’heures pour que je me sente le droit de faire confiance à mes simples sens. Il vaut mieux se fier à Ruby, puisque tel est son nom, qui n’a pas hésité une seconde à franchir le pas de la porte, contrairement à moi. Plus courageuse, moins trouillarde, plus téméraire ? Je ne m’attarde pas trop sur la question, préférant lui demander son avis sur notre situation. Est-ce encore une illusion ? « C’est bon tu ne crains plus rien. » Me fait-elle en me tendant une main rassurant. J’hésite un peu, avant de la saisir. Ma confiance en elle est spontanée et gratuite, comme toujours face à des inconnus. « On peut rentrer chez nous. » M’encourage-t-elle, en voyant que je tarde à passer le pas. Souplement, je passe la porte, et me crispe en posant un premier pied dans l’usine puis un deuxième. « Oui, j’en ai bien l’impression » réponds-je d’une voix douce en regardant tout autour de nous pour mieux me repérer. Avec un temps de retard, je m’aperçois que je tiens toujours sa main, et je la lâche comme si le contact me brûle. Je n’ose pas penser à ce qu’elle peut être en train de penser de moi. Comment me considère-t-elle ? Comme un gros nul, très certainement. Parce que de toute manière, c’est ce que je suis, je n’ai pas à me leurrer. Mes yeux glissent sur les objets, les murs, le plafond, à la recherche du moindre indice d’anormalité. « Je t’assure c’est fini. » Je lui offre un sourire légèrement rassuré, alors que ses doigts se referment sur les miens et me poussent à m’éloigner un peu plus de la porte. Comme pour combattre ma peur de me retrouver à nouveau piéger dans une illusion. Je la remercie en me mordillant la lèvre. « Je vous crois » opine-je du chef. Je la crois oui, bien plus que mes sens qui me confirment pourtant ses propos depuis plusieurs minutes. « Je… je te crois, oui, répète-je, plus convaincu. désolé, c’est juste que… je ne suis pas très doué, et pas très futé. » Je me mordille la lèvre derechef, conscient de ce que je lui dois. En quelques pas, je tente de partir vers la sortie, faisant un tour sur moi-même pour me repérer. Ou essayer du moins. Encore un nouvel indice, dont je prends note chaque matin : je n’ai aucun sens de l’orientation. J’ignore si cela ne date que de mon amnésie, ou si ça remonte à bien plus longtemps. Et je n’ai aucun moyen de le savoir. Et il faut que j’arrête d’y penser. Et… mes yeux consultent ma montre, à laquelle je ne pensais plus. Il n’est pas tard, contrairement à ce que je pouvais penser. « Alors… j’imagine… que vous allez rentrer chez vous ? Enfin, ce serait le plus logique mais… c’est étrange. » Mes mains s’agitent, comme si elles participaient pleinement à la discussion. Elles se croisent, nerveusement, s’entortillent, jouent avec le bracelet de tissu qui me ceint le poignet, remontent le long de mes avants bras, pour que mes bras se croisent et les immobilisent finalement. « Je sais que dès qu’on va se… séparer… C’est amusant de voir à quel point le choix des mots que j’emploie est hasardeux. Chacun d’eux me semble inadéquat… tu vas certainement te faire une joie de me sortir de ta tête, et tu auras raison, mais… si jamais… ça te dit qu’on… ne… ma main droite passe dans ma nuque pour venir en chasser la nervosité, sans effet. se perde pas de vue. Enfin qu’on garde pas spécialement contact mais… bref, si jamais tu as besoin de me retrouver… je ne sais pas pourquoi mais bon, j’ai clairement une dette à ton égard alors… je travaille à l’hôpital. Adventist Hospital. Lawrence Blain. » Je me mordille la lèvre, sans savoir trop s’il est nécessaire que je m’enfonce davantage dans le ridicule, où si elle a compris le message. Quel message ? Que je n’aime pas l’idée de juste se dire au revoir, et de se fausser compagnie aussi simplement. Je repère finalement la sortie et la voilà qui m’attire comme un aimant peut charmer une pièce de monnaie. Je regarde Ruby, puis la sortie, puis à nouveau la sorcière, ne sachant trop quelle attitude adopter. Ni quelle direction emprunter. Ou s’il me faut l’attendre, ou si… j’inspire. Il faut que je me calme.

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MessageSujet: Re: Sound Of Madness {Ruby/Lawrence}   Mer 23 Avr - 11:40

Ruby fut ravie de constater que Lawrence la croyait, et tant mieux pour lui car s’il avait dit le contraire elle l’aurait probablement frappé pour qu’il constate qu’il s’agissait de la réalité. Doucement elle le suivit vers la sortie, elle-même impatiente de quitter cet endroit pour rentrer chez elle. Ou mieux au Masquarade pour s’offrir un bon verre de scotch. Avec de la chance il n’y aurait personne pour l’enquiquiner dans un moment pareil, car elle avait besoin de se détendre au maximum après autant d’épreuve. Enfin ils sont à l’extérieur et la sorcière prit une grande inspiration pour respirer l’air frais, l’odeur de la ville. Elle était un peu claustrophobe sur les bords et le sentiment d’enfermement aurait pu la faire dérailler assez vite si elle n’avait pas eu à prendre soin de son compagnon d’infortune. Ce dernier comment ça s’agiter nerveusement. Il lui parait anxieux à l’idée de se séparer d’elle, pourtant s’il avait eu une meilleure vision de qui était véritablement Moony il prendrait plutôt ses jambes à son cou. D’un autre côté, la sorcière fut touchée par son envie de garder le contact, il avait cet par de lui, comme enfantin qui la touchait profondément. Elle hocha donc la tête pour prendre en compte toutes les informations qu’il lui livrait et essaya de ne pas avoir l’air trop choqué quand il annonce qu’il travaillait à l’hôpital. Elle n’aurait jamais parié là-dessus. Mais elle nota cela à côté du fait qu’il crochetait les serrures, s’il était médecin ou un truc approchant, cela pouvait être utile. « Très bien, je saurai te trouver quand il te faudra payer ta dette alors. » dit-elle avec un brin d’humour et un grand sourire. Et Ruby n’oubliait jamais quand on lui devait quelque chose. « Moi tu me trouveras au Masquarade si jamais t’as envie de boire autre chose que de la piquette, et j’ai de très jolie danseuse, mais attention ça reste payant. » Elle lui fit un clin d’œil amusé et l’accompagna d’un signe de main alors qu’elle se tournait en direction du cabaret.

La belle se mit donc en route pour rentrer, elle avait également envie d’un bon bain pour nettoyer la poussière, la sueur et tout ce que cette aventure aurait pu laissé d’impropre sur son corps et son esprit. Avant que Lawrence ne disparaisse de sa vue, elle se retourna plusieurs fois pour s’assurer qu’il n’allait pas craquer un boulon ou peut-être qu’il ne jouerait pas les stalkers en la suivant. Elle ne lui faisait pas totalement confiance non plus. Après tout elle ignorait encore quelle était la force qui’ l’avait conduit jusqu’à l’usine et piéger en son sein. Et puis avaient-ils été des victimes prises au hasard dans les filets ou bien l’un d’eux était-il spécifiquement visé ?! Elle s’attarderait sur le problème une prochaine fois. Car elle ne laisserait pas ça impunie, c’était bien mal la connaître que de penser le contraire. Même si la véritablement cible était Blain, elle restait un dommage collatérale et cela méritait une punition ! Un dernier coup d’œil et elle se concentra donc pour son but pour un repos bien mérité.

-- FIN --
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