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 « the devil wears prada » ㄨ cordelia&connor

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Féminin
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↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
↳ Niveau de Compétences : + niv. 4 HBIC
↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
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MessageSujet: « the devil wears prada » ㄨ cordelia&connor   Dim 9 Fév - 21:48




"On ne peut pas acheter le bonheur, mais on peut toujours acheter des talons haut; c’est du tout au même de toute façon. " avait l’habitude de lui dire une demoiselle que Cordelia avait rencontré quelques mois après avoir quittée les abysses de Darkness Falls. Qui sait ce qu’était devenue cette femme, et Dieu sait que Cordelia n’en avait rien à foutre. Si cette verve était en effet digne d’être remémorée, le piètre souvenir de son visage, ou de sa personne même, ne l’était pas. À vrai dire, elle ne pourrait même pas vous dire son prénom. En revanche, Cordelia savait quelle marque qu’elle chaussait à ses pieds présentement. Christian Louboutin. Voilà un homme qu’elle aurait tant aimé rencontré. Un homme de talent. Un homme de classe. Un homme aux mains habiles. Certes, ce n’était pas comme si elle manquait de main d’œuvre de ce côté-là, mais elle était curieuse à l’idée de rencontrer un homme de son temps comme lui. Un peu comme elle était une femme de son temps. Certes, ce n’était plus trop le cas, car il fallait avouer que la demoiselle savait très bien camoufler de telles apparences, calquant la culture de cette nouvelle époque comme un caméléon le ferait avec un nouvel environnement. Après tout, son instinct le plus primitif n’était pas celui de la survie? Et quel concept est à la base même de cet instinct? L’adaptation. Cordelia savait s’adapter. Plus rapidement que la normale, d’ailleurs, et surtout depuis le bas âge de ses dix huit ans. L’âge à lequel elle avait été reniée, déshéritée et bannie par sa propre famille, jetée et délaissée à elle-même. Puis ensuite vint l’ère Darkness Falls où elle dût s’adapter à un tout nouvel environnement.  Finalement, cette nouvelle époque. Une série d’adaptations ayant, certes, laissé ses traces psychologiques sur la démone ensorceleuse, mais, malgré tout, elle avait su s’ajuster à chaque occasion. Cette époque, cette ère, cette nouvelle phase avait son charme, cela dit. Notamment les talons hauts qu’elle estimait énormément, après la nourriture, cela va de soi. La brunette trouvait dans ce que ses compères appelaient ‘la mode’ une certaine satisfaction. D’ailleurs, Cordelia avait un ‘style’ bien à elle, ou tout du moins des accoutrements qu’elle privilégiait ou prisait davantage que d’autres. Un slim, noir de préférence, un haut moulant pourvu d’un décolleté ainsi qu’une veste, tous les deux préférablement de la même teinte que le slim, bien qu’elle ne négligeait pas quelques éclats de couleurs lorsqu’elle se sentait d’humeur. La sorcière trouvait agrément dans la dentelle qui apparu un siècle trop tard, à son goût. Et pour finir le tout, des talons hauts, sombres eux aussi. Il va de soi qu’une créature des ténèbres comme elle s’accoutre de teintes aussi sombres, pensait-elle. À elle-seule, elle représentait un peu l’alter-égo féminin du stéréotype du brun ténébreux. Son look en soi était donc celui de la brune ténébreuse, si cela avait un quelconque sens.

Enfilant ainsi ce dernier talon à son pied droit, elle se redressa, sa tête – levée, sa posture – désinvolte. Elle fit quelques pas dans les appartements de Connor, de cette démarche aussi nonchalante alors qu’elle n’avait pourtant personne à impressionner présentement. Il ne lui suffit d’ailleurs que de quelques pas avant que le talon d’une de ses chaussures se casse, ne délaissant que deux bruits : celui du talon se brisant dans un bruit presqu’indistinct, et celui de son amer grognement, beaucoup plus distinct de par sa résonance. « Tu te fous de ma gueule… » Persifla-t-elle entre ses dents, presque de manière inaudible considérant que personne n’était là pour l’entendre de toute façon. Jetant la paire à travers la chambre, elle en attrapa une autre, des Pradas cette fois-ci, de moins bonne qualité, et dont elle s’était lassée comme elle avait si l’habitude avec toute chose. Le luxe - le vrai - ne l’intéressait pas, il ne l’avait jamais intéressé d’ailleurs. C’est pourquoi elle se plaisait dans les petits appartements de Connor, mais avec le danger qui courait dans les rues de la Nouvelle-Orléans, le gouvernement recensant et limitant n’importe quel bien et service, mettre la main sur des choses de qualité recueillait un certain portefeuille bien garni, un luxe en lui-même qu’elle ne pouvait décidément pas se permettre. Il fallait avouer qu’elle était, de ces jours, ce qu’on appelait une chômeuse, bien qu’elle préférait utiliser le terme ‘mondaine’, même s’il n’était plus d’actualité. Ainsi, pour s’offrir un tel cadeau, il lui fallait du fric, tout simplement. Pas besoin de chercher loin quand elle savait qu’elle vivait avec un homme qui prétendait en avoir moins qu’il en a, mais qui en avait bel et bien. Dieu sait que la drogue avait son prix et à présent qu’il n’en prenait plus (ou presque) tout ce pognon pouvait être rapatrié dans des domaines plus lucratifs et surtout plus importants : Cordelia elle-même. La brunette ne tarda donc pas à fouiller les cachettes dont elle avait prit connaissance au cours de son séjour, mais ne trouva absolument rien, même pas la présence d’une seule piètre pièce de monnaie. Elle pouffa un rire agacé, avant de murmurer entre ses dents : « L’enflure… » Soupirant, la sorcière poussa le tiroir dans lequel elle venait de fouiner, réfléchissant aux possibilités qui s’offraient à elle. Bien évidemment, elle pouvait toujours aller séduire le dernier blaireau qui tomberait éperdument et naïvement dans ses filets de sirène enchanteresse, mais la séduction pouvait se révéler lassante, même pour une succube comme Cordelia. Ça l’était d’autant plus lorsque son adversaire n’était pas de taille. Ceci dit, elle pouvait toujours compter sur Connor pour lui offrir une joute de répartie trépidante, tout comme elle pouvait compter sur lui pour résister quelques temps avant de succomber. Ce qui en soi était tellement plus savoureux

Se mordant la lèvre inférieure alors que des idées et bien des images traversaient son esprit tordu et salace, elle regarda l’heure, réalisant que son unique jouet de taille se trouvait présentement "au boulot". Elle trouvait ce "concept" tellement irritant, mais le garagiste lui avait fait comprendre que si elle voulait continuer à jouir des petits plaisirs de la vie comme la nourriture, le confort et les belles fringues, il devait faire ce qu’il avait à faire. Certes, la sorcière n’était pas idiote, elle savait très bien que derrière cette couverture d’homme droit (qu’il n’était plus de toute façon) se cachait bien un homme qui devait blanchir de l’argent d’une façon ou d’une autre. Et ce fric, elle comptait bien en profiter. Regardant les talons qu’elle chaussait présentement, un sourire plein de malice s’esquissa sur ce visage de séductrice, alors qu’elle s’enthousiasmait à l’idée de savoir qu’elle chausserait une nouvelle paire d’ici quelques heures si elle jouait ses cartes comme il se fallait… Et depuis quand la brunette n’arrivait-elle pas à jouer ses cartes comme il se doit en compagnie de Connor? Jetant un regard vorace à la glace qui était devant elle, la demoiselle se regarda vaniteusement dans ce miroir qui répliquait cet éclat dont elle faisait preuve lorsqu’elle avait des idées vicieuses en tête. Quittant les appartements de l’ex-junkie, balançant sa longue chevelure teinte chocolat, dont les subtiles boucles valsaient au rythme de sa démarche, la sorcière savait exactement où trouver la solution à tous ces problèmes.

Les talons de sa paire de Prada claquant sur le béton du parterre de la place, la succube ne tarda pas à apercevoir son garagiste préféré dans le feu de l’action. Le voir mettre ses mains dans toute cette carrosserie partageait cette odeur enivrante qu’avait l’ironie et la brunette fût prise d’un léger pouffement de rire. Subtile, certes, mais pas suffisamment pour ne pas attirer l’attention, surtout dans un endroit dans lequel le silence semblait régner lorsque les machines ne faisaient pas leur chuintement habituel. Encore loin du bel apollon, elle se contenta de lui lancer un regard séducteur, alors que sa dégaine nonchalante se voulait toute aussi sensuelle. Ceci dit, aucune attention ne lui fût accordée. Sans pour autant être vexée, car accoutumée à de telles oppositions de la part de l’ex-junkie, elle pouffa malgré tout un rire discret et étouffé. D’un côté, elle trouvait presque ça adorable qu’il soutienne ce silence et ne lui adresse pas même un regard. Cette facette de boudeur lui allait comme un gant. La plante sulfureuse se rapprocha alors du garagiste, dont les mains furetaient dans les mécaniques d’un moteur. Les voitures aussi étaient une drôle d’invention, un peu comme la télévision, mais ça n’avait toujours pas la carrure d’une bonne paire de talons haut. « Sucre d'orge… » Murmura-t-elle, lascive et un doigt s’aventurant en terrain ennemi doucement et lentement, caressant furtivement ce bras musclé travaillant dans ces tuyaux métalliques. Toujours aucune attention portée à son égard. Cordelia passa alors sa langue dans sa bouche, allant même jusqu’à se mordre la joue d’impatience, avant de passer à la vitesse supérieure. Elle se débarrassa d’un revers de main de ce qui servait à faire tenir le capot en l’air, faisant ainsi tomber ce dernier. De justesse, Connor retira ses mains, un réflexe auquel elle s’attendait de sa part. La brunette afficha alors un air nonchalant à présent qu’elle avait finalement son attention. « J’ai besoin de nouvelles paires de talons haut. » dit-elle, d’un timbre de voix neutre, démontrant l’innocence de sa demande, pourtant tellement capricieuse. Mais ça, elle était loin de s’en douter. La démone croisa ainsi les bras sous sa poitrine, furtivement dévoilée par un  léger décolleté comme à sa grande habitude. Ne comprenant pas pourquoi il n’était pas déjà en mouvement, tapotant même discrètement du pied, elle interrogea le beau blond. « Tu attends quoi? Je les veux là, tout de suite. » Les gros yeux accrochés au visage, elle insistait, capricieuse plus que jamais.

« Si tu me faisais un peu plus confiance et que tu me donnais le code de ton compte en banque, on ne serait pas obligé d’en arriver là, tu sais. » Elle haussa les épaules et les sourcils en même temps, ses yeux perçant dans les iris verts du bel apollon. Un changement de stratégie était ceci dit nécessaire. Son impatience, bien que réelle, n’était pas exactement le meilleur moyen de le convaincre de se plier à ses mille et une attentes. Ceci dit, elle savait exactement ce qui pourrait l’amadouer un peu. La sorcière attrapa alors l’outil que tenait Connor entre ses mains et le jeta avec un certain dédain et dégoût. Elle n’était pas aussi superficielle, mais un résidu de crasse du filtre à huile sur ses tendres mains avec lesquelles elle avait l’intention de caresser le beau visage du garagiste. S’approchant ainsi de sa proie telle la succube qu’elle était, elle caressa le visage de Connor tendrement, dirigeant sa main dans ses cheveux qu’elle caressa lentement comme le ferait une maîtresse avec son minet. « Allez mon petit chaton, après je ne t’embêterai plus, promis! » Le mensonge. Elle lui accorda quand même un clin d’œil en manipulatrice qu’elle était, et tendit son auriculaire pour jurer sur ce faux serment. « Pinky swear? » dit-elle innocemment, bien que son sourire malicieux la trahissait. Cette attitude de gamine candide et espiègle qu’elle se tuait à maîtriser était tellement loin de la vérité, mais elle se complaisait dans ce petit jeu d’apparence.

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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: « the devil wears prada » ㄨ cordelia&connor   Ven 14 Fév - 13:04

La cohabitation. Voilà une chose qui était toute nouvelle pour Connor, même si dans le cas de Cordelia Hopkins c'était plus exactement de squattage dont il s'agissait. Le résultat était plus ou moins le même, le garagiste partageait son appartement avec la capricieuse sorcière et s'il y avait des très bons côtés à cela – notamment lorsqu'il s'agit de froisser les draps –  il y en avait également de moins bons. Le principal inconvénient étant que le garagiste ne pouvait plus traiter ses affaires comme il l'entendait et devait rester on ne peut plus vigilant. Véritable fouineuse aguerrie Cordelia aurait très vite fait d'aller mettre son nez là où il ne voulait pas du tout qu'elle le mette... Alors il avait tout simplement redoubler d'inventivité pour dissimuler l'avancée de son plan, car c'était surtout de cela dont il s'agissait. L'intrusion de la brunette dans la vie de l'ex-junkie ne s'arrêtait pas là. Sa nature intéressée et ses goûts de luxe pouvaient devenir un vrai problème s'il ne maîtrisait pas cette vague déchaînée qui aurait tôt fait de le laisser totalement sur la paille. Connor ne courrait pas sur l'or, en apparence tout au moins, car il prenait tout de même soin de conserver un petit matelas confortable d'économies accumulées grâce à ses activités annexes. La vente illégale d'armes lui rapportait pas mal, mais ce pécule n'était pas destiné à satisfaire de quelconque extravagances, qu'elles soient les siennes et encore moins celles de Cordelia. Argent bien caché donc, tout comme l'étaient ces armes qu'il détenait en toute illégalité. Il risquait bien trop gros si quelqu'un venait à découvrir ses petites cachotteries et le dénonçait, hors de question donc que la curieuse brune ai vent de tout ceci. Ainsi il était bien évident qu'elle pouvait retourner tout l'appartement du garagiste, elle ferait chou blanc.
Comme couverture, Connor avait décidé de joindre l'utile à l'agréable en choisissant la mécanique. Passionné depuis toujours par les automobiles et particulièrement celles ayant un bon paquet de chevaux sous le capot, il avait ouvert un garage d'abord à New York lorsqu'il y vivait et qu'il avait bien fallu refaire sa vie après ces mois d'enfer passés en prison, puis ici à la Nouvelle-Orléans histoire de se faire oublier. Bien entendu il n'était pas stupide, le Gouvernement gardait toujours un œil sur lui et c'était de bonne guerre après son implication dans le reversement des précédents tyrans. Aussi il gérait son petit business dans une totale discrétion en utilisant les précieux moteurs de ces bijoux mécaniques pour dissimuler les armes à livrer. Simple comme bonjour, il suffisait au client d'amener sa voiture pour un problème quelconque et Connor se chargeait de la réparation avec ce petit extra, le tout moyennant paiement. Il va de soi que personne hormis des membres de la Résistance ayant encore confiance en lui, ne pouvaient profiter de ce service.

Aujourd'hui justement, le garagiste attendait un client pour une livraison spéciale. Sous couvert d'un problème de démarreur, il allait lui fournir un efficace beretta 9mm, une valeur sûre. Mais le type était en retard, il fallait donc qu'il s'occupe et pour ça il pouvait toujours compter sur cette puissante américaine qu'il avait hâte de faire ronronner lorsqu'elle serait fin prête. Un moteur musclé à l'origine que l'ex-junkie se plaisait a vitaminer d'avantage, resterait ensuite la peinture à refaire pour un look parfait et il aurait son précieux bolide. Entendre le chant puissant de la grosse cylindrée pourrait presque lui donner autant la gaule que Cordelia se baladant en sous-vêtement dans son appartement. Les réglages n'étaient pas encore parfaits et il tenait absolument à ce qu'ils le soient, et c'est donc mains dans le cambouis avec un petit fond sonore pour rendre l'ambiance plus agréable que Connor prenait soin de la belle mécanique du bolide.
Penché au dessus du moteur il était trop occupé pour daigner adresser un regard à la brune, qui à son grand étonnement osait ramener son joli cul et ses hauts talons dans un endroit qu'elle jugeait sans nul doute de crasseux. Enfin quoi qu'il en soit, après ces quelques temps il avait appris à ne plus vraiment s'étonner de ce que pouvait faire la sorcière, de toute façon il aurait eu mal à la tête avant d'arriver à comprendre un cinquième de ce qu'elle faisait. Pour lui elle avait la fâcheuse tendance à brasser de l'air mais ça avait sans doute un but puisqu'elle ne fait rien pour rien... Mais alors lequel, ça il n'allait pas chercher à le savoir. En fait tant que cela ne le concernait pas il s'en foutait, après tout pour le moment elle ne lui avait pas coller de bâtons dans les roues outre mesure donc elle ne méritait pas qu'il fasse de même. La désinvolte séductrice approchait de sa démarche féline, il le savait au bruit de ses talons sur le sol bétonné du garage. Nul doute que venir jusqu'ici cachait une requête qu'elle avait à lui faire, ou un profond ennui qui l'avait décidé à venir l'emmerder.

Cordelia fit courir son index manucuré sur son bras, le ton doucereux qu'elle venait d'employer et le surnom dont elle l'avait affublé ne laissait plus de doute : elle avait un truc à lui demander. Ou pire que ça elle voulait absolument quelque chose ce qui pour la sorcière revenait à dire "Je veux et j'exige" aussi difficile soit la prononciation de cette phrase. Peut-être que s'il l'ignorait elle irait trouver la solution à son problème ailleurs... Non il pouvait toujours en avoir l'espoir c'était quand même peine perdue. Soit, il prenait quand même cette option là et sans même un regard, encore moins un mot, il la reléguait au rang de fantôme. Mais la brune était loin d'être comme Casper un gentil fantôme, elle tenait plus de celui de l'opéra prêt à tout pour qu'on le remarque même a tuer. Et c'est les mains de Connor qui faillirent être victimes d'un homicide alors qu'elle voulu lui faire tomber le lourd capot de la Mustang, sur les phalanges. « Hey c'est quoi ton problème ?! » criait-il après avoir de justesse sauvé ses deux mains « T'es folle ou quoi ? » poursuivait-il outré alors qu'avec sa nonchalance habituelle, Cordelia lui répliquait simplement qu'elle voulait une nouvelle paire de talons hauts. Sérieusement ? Elle commettait un attentat contre ses mains juste pour des échasses ? Outré il écarquillait les yeux et secouait la tête « J'ai pas vraiment compris en quoi c'était mon problème. » lâchait-il avec un soupir d'exaspération. Mais en plus d'être dégénérée elle la jouait Reine capricieuse qui attend de son esclave qu'il se mette au travail sans même qu'elle n'ai fini sa phrase. Mauvais casting ! Le garagiste n'allait surtout pas lui faire ce plaisir et encore moins après qu'elle eu voulu le blesser, il en avait besoin de ses mains, merde ! « Et bah tu trimbale ton joli cul en ville et tu t'achète tes trucs là. Pourquoi est-ce que tu m'emmerde au juste ? » la contrariété faisait ressortir son côté bourru, elle l'avait agressé sans raison valable... Elle ne voulait pas un tapis rouge non plus ?
Ah l'argent... Et oui fauchée comme les blés, profiteuse à temps plein ne payait pas toujours très bien. Donc c'était après sa monnaie qu'elle en avait, il aurait dû s'en douter. Pourtant il lui avait laissé quelques dollars il y a de ça pas si longtemps, mais il était tout de même réticent à ce geste. C'était peut-être ridicule mais il n'avait pas envie de la payer comme si elle était une prostituée. « Le code de mon compte ? » il éclatait de rire « Même pas en rêve. » et puis quoi encore ? Son appart et ses bagnoles aussi ? Cordelia s'étonnait qu'il ne lui fasse pas plus confiance, mais avec un comportement pareil était-ce vraiment étonnant ? Ne savait-elle pas que le prendre ainsi de front en brandissant son caprice sous son nez était voué à l'échec ? Visiblement non. Chose qu'a priori elle percutait rapidement, à en croire son regard qui passait d'autoritaire à séducteur. La belle enjôleuse lui réservait sans doute un numéro de charme à la hauteur de son caprice, il était rarement déçu de ses tentatives de l'amadouer car elle savait parfaitement jouer de ses atouts et Connor y était particulièrement sensible.

Elle fit valser la clé qu'il tenait ce qui lui arrachait une moue « Maltraite pas le matériel j'en ai besoin. » techniquement ça ne craignait rien, sauf si elle l'avait envoyer vers quelque chose de fragile... Qui casse paye et avec pas un rond elle aurait été mal barrée. Pour sûr qu'elle aurait donné de sa personne, c'était une de ses meilleures armes et ça n'était certainement pas le garagiste qui allait s'en plaindre. Après tout il fallait bien compenser ses manières qui pouvaient s'avérer désagréables. La prédatrice s'adoucissait, glissant ses doigts fins sur son visage alors qu'il ne la lâchait pas du regard, la défiant presque. Oh elle pouvait être douce si le rôle le nécessitait, ça il le savait et cela aurait été mentir que de dire qu'il n'appréciait pas de temps à autre. En plus elle savait y faire, passant sa main dans ses cheveux en toute conscience de ce que cela pouvait avoir comme effet sur lui. Connor lâchait un soupir « Épargne moi les promesses que tu ne tiendras jamais. » parce que ça c'était une certitude, elle trouverait autre chose pour l'embêter.
En plus de ça elle le prenait pour un imbécile, une habitude qu'il n'affectionnait pas particulièrement. Elle tendait son petit doigt pour sceller un accord inexistant, est-ce qu'elle ne poussait pas le vice jusqu'à croiser les doigts dans son dos pour conjurer le serment ? L'ex-junkie fit un petit sourire en coin et liait son petit doigt noir de cambouis à celui de la sorcière « Deal ! » lâchait-il avec un air qui en disait long. Nul doute qu'elle allait apprécier la sensation de la graisse du moteur sur son épiderme impeccable. Ah ça elle en passait du temps à faire des gommages et s'enduire de crème. Mais Connor ne pouvait que reconnaître qu'il affectionnait particulièrement la douceur de sa peau ainsi que son parfum.

Attrapant un chiffon déjà bien noircit pour se débarrasser du surplus de crasse sur ses mains, il s'éloignait de l'emmerdeuse pour ranger ses outils « T'es au courant que tes échasses tu les trouveras que dans les beaux quartiers. » un petit rictus malicieux étirait ses lèvres « Tu sais là où y'a pleins de flics. » et il savait qu'elle les fuyait. Il ne fallait pas être ingénieur pour comprendre qu'elle agissait comme une fugitive et que si elle souhaitait réellement mener la grande vie ça n'était pas dans son appartement à lui qu'il fallait se réfugier. Conflit entre ses envies et sa marge de manœuvre dont il comptait bien se servir. En effet une idée venait de germer dans son esprit de stratège opportuniste. « Mais peut-être bien que je pourrais éventuellement trouver quelque chose qui t'intéresserait... » il haussait les épaules « Dans le coin. ». Avec la situation actuelle il était bien évident qu'un marché noir c'était mis en place, les échanges de produits étaient en pleins boum et cela dans une organisation réglé comme du papier à musique. Cette bonne organisation était nécessaire pour que tout reste discret, car vendre sous le manteau était très réprimandé. Mais les restrictions étant toujours plus sévère, les habitants des quartiers populaires créaient leurs propres business, des trafics rendus possibles par l'achat de quelques employés du Gouvernement pourris jusqu'à la moelle mais aussi d'infiltrés faisant profil bas. Comme à New York une économie souterraine se développait avec son lot de danger, autant pour ceux qui la faisait vivre que pour ceux souhaitant en profiter.
Reportant son attention sur la belle brune il posait sa dernière clé Allen dans sa caisse à outil « Sauf que pour ça il va falloir être sage et discrète. » sa mine était on ne peut plus sérieuse « Et tu devras me rendre un petit service en échange. » mais là dessus il ne comptait pas en dire plus pour l'instant. Tous deux risquaient gros avec cette séance shopping clandestine et ça n'enchantait pas Connor plus que ça, mais elle n'allait de toute façon pas le lâcher. Et puis en se montrant relativement conciliant il arriverait peut-être à obtenir son aide en retour. Une association qui pourrait se révéler particulièrement utile pour lui qui souhaitait obtenir quelque chose de quelqu'un qui se montrait plutôt réticent... Et ça c'était le domaine de Cordelia, non ?
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MessageSujet: Re: « the devil wears prada » ㄨ cordelia&connor   Lun 24 Fév - 18:05




Sa voix masculine s’écriant, prenant des tournures graves, mais puissantes, Connor avait tout de l’alpha male. Ses réflexes ayant sauvé de justesse les deux mains qu’affectionnait tant Cordelia étant donné leur dextérité, il fallait avouer que le jeune homme avait raison de se sentir indigné par les actions de la sorcière. Satisfaite de son petit jeu, mais aussi que le garagiste ait eu le temps de sauver ses dextres d’un destin tragique, la succube ne pouvait s’empêcher d’esquisser un sourire narquois. Il poursuivit en la traitant de folle, ce à quoi elle se contenta de répondre d’un penchement de tête, feintant une réflexion pour finir par acquiescer. « Probablement. » Cet air désinvolte, cette nonchalance avec laquelle elle répondait à tous propos, elle savait comment cela pouvait importuner bien des gens. Ceci dit, le beau blond était probablement celui qui prenait le mieux ce jeu. Certes, il avait ces moments de ressentiment de temps à autre face à ce comportement discourtois, mais au fond, il devait bien savoir que cela faisait parti du charme de la sorcière. Ce n’était peut-être plus tellement le cas lorsqu’elle commettait justement un attentat contre ces mains avec cette nonchalance habituelle, mais la belle plante savait qu’elle finirait par le regagner rapidement. À présent qu’elle avait son attention, elle pouvait enfin lui demander ce qui lui trottait derrière la tête : l’acquisition d’une nouvelle paire de talons haut…ou plusieurs. Il ne semblait pas vraiment comprendre comment c’était son problème. Pourtant, il ne fallait pas vraiment être un génie pour comprendre où elle voulait en venir. C’est lui qui se procurait le mobilier, la nourriture, qui payait les factures, bref, c’était lui le porte-monnaie sur pattes, pas elle. « Et moi qui croyait que mes problèmes étaient tes problèmes et vice-versa. Tu m’en vois terriblement attristée. » Dit-elle, sa voix coincée entre une certaine exacerbation et une offense feinte. Pourtant, cela ne fit pas plus avancer les choses. Impatiente, elle ne tarda donc pas à renchérir, prouvant son manque remarquable de patience, chose qu’avait bien évidemment souligné Connor à maintes reprises. Les caprices de la brunette ne semblèrent pas particulièrement plaire au beau blond qui paraissait encore plus exaspéré que jamais. Toujours choqué qu’elle avait presque fait passé ces pauvres mains sous le couteau (ou le capot, dans la situation présente), Connor ne semblait pas prêt à laisser passer le morceau. Elle roula les yeux, mais au fond elle était amusée par ce comportement. Qui aurait cru qu’il pouvait être si contrarié pour si peu? Lorsqu’il emprunta des attitudes plus bourrues, elle ne pût s’empêcher de sourire. « Peut-être que j’aime bien te voir bourru et contrarié de la sorte. » souffla-t-elle en guise de réponse à sa question, haussant les épaules avec indifférence. Ce comportement avait décidément un petit côté sexy auquel elle n’était, justement, pas indifférente.

Elle tenta de lui soutirer implicitement le code de son compte, mais elle savait qu’elle n’obtiendrait rien de cette tentative bâclée et négligée. Cordelia haussa donc les épaules, ses yeux perçant dans les iris verts du bel apollon. Quand à lui, il se contenta d’exploser de rire. Réaction prévisible et attendue, mais la sorcière passa quand même sa langue dans sa bouche, légèrement agacée. Il jouait les difficiles. Ainsi, la demoiselle comprit que l’impatience et l’autorité n’étaient pas les clés vers le succès quand il était question de soutirer des faveurs à Connor. Un changement de direction était donc nécessaire et en habille actrice qu’elle était, il n’était pas difficile pour elle de manier différentes approches. Elle agrippa avec un certain dédain la clé qu’il tenait dans les mains avant de l’envoyer valsé ce qui ne sembla pas plaire non plus au garagiste. Qui aurait cru que ce dernier tiendrait autant à ces outils? Cordelia, agacée et prétentieuse, rétorqua : « Et moi j’ai besoin de talons haut. » répéta-t-elle, offrant un sourire de circonstance au jeune homme. Douce, délicate, elle vînt à caresser le visage tendre du jeune homme, sa main venant à la rencontre d’une fine barbe qui recommençait à peine de pousser, puis elle poursuivit jusqu’à sa fine chevelure. Un blond très sombre, un brun très clair ; un châtain en soit. Une chevelure bien entretenue, malgré ce que l’on pourrait penser. Bref, un contact lascif qui n’avait pour but que d’amadouer le bel apollon. Elle lui promit qu’elle ne l’embêterait plus après cette petite faveur, mais c’était bien évidemment loin d’être la vérité. Elle n’en avait pas fini avec l’ex-junkie, et elle avait bel et bien l’intention de squatter ses appartements encore quelques temps. D’un soupir, il traduit son exaspération totale face à ces promesses qu’elle ne tiendrait jamais. La sorcière leva les yeux au ciel, et d’un ton blasé, elle persifla : « Nul besoin d’être si dramatique, mon chaton. » Cependant, elle lui donna raison et poussa le vice jusqu’à lui tendre l’auriculaire dans le but de sceller un accord qui n’aboutirait à rien si ce n’est la satisfaction de la sorcière et l’exaspération du garagiste. Il ne semblait pas particulièrement apprécié le fait qu’elle le prenne pour un imbécile alors que pourtant c’était de mise entre eux, ce genre d’interlocutions. Il échangea ses airs mécontents pour un rictus en coin, chose qui plaisait déjà mieux à l’enjôleuse. Elle était loin de se douter de ce qu’il avait en tête avant qu’il ne lie son petit doigt Maculé de cambouis, il ne manqua pas de tâcher l’auriculaire soigné de la succube. Cette graisse souillant cette épiderme hâlé et fine, une représentation presque symbolique de la masculinité et de la féminité dans leurs stéréotypes les plus patents. Énervée, elle ne pût retenir ce long soupir de mécontentement au fin fond de sa gorge, et ravala deux fois sa salive avant de jeter un regard à Connor, vraisemblablement fier de son coup. Malheureusement, Cordelia ne pouvait pas dire qu’elle ne l’avait pas cherché. Elle se contenta donc de feindre un sourire avant d’acquiescer de la tête.

Ils attrapèrent tous les deux un chiffon pour essuyer leur main de cette graisse, Cordelia avec un dédain définitivement plus flagrant que chez Connor. Le bel apollon s’attarda à ranger ses outils alors que l’enjôleuse fit quelques pas dans le garage, observant les lieux dans lesquels elle avait mis les pieds seulement deux fois depuis qu’elle connaissait Connor. Le garagiste commença ainsi à tergiverser sur l’endroit où elle pourrait trouver ses échasses, traitant d’une vérité des plus évidentes que ça en devenait ridicule. « Captain obvious à la rescousse. » dit-elle d’abord, prétextant un air amusé. Elle serra cependant immédiatement les bras sous sa poitrine, un peu plus blasée : « Je suis au courant, merci. » Deuxième pause, avant de concentrer davantage son attention sur le beau blond. « C’est là que toi et ton joli minois entrez en jeu. » dit-elle de son air enjôleur habituel, misant sur la séduction pour mieux faire avaler le morceau. Vous vous doutez à quel point cela la réjouissait de l’entendre dire qu’il pourrait éventuellement trouver quelque chose qui pourrait lui plaire dans le coin. Esquissant un fin sourire narquois. « Tu vois, quand tu veux, tu peux. » dit-elle comme si elle s’adressait à un gamin, sachant pertinemment que cela irritait le l’ex-flic. Rétorquant que si elle voulait obtenir son dû de la façon du garagiste, elle allait devoir se montrer sage et discrète et qu’elle allait devoir lui rendre un service en échanges. D’emblée, elle prétexta être offensée de nouveau par ces propos, alors qu’elle s’avançait lentement vers lui, la main contre le buste. « Ai-je une seule fois été autre chose que sage et discrète? » l’interrogea-t-elle, ne tentant même pas de feindre une ingénuité quelconque cette fois-ci, préférant allier à son discours son air des plus aguicheurs. Elle était à présent à quelques centimètres de lui, distance qui poussa ses doigts à aller s’agripper au chandail de coton du jeune homme, barrière entre sa peau et la sienne. Ses doigts, tout aussi vicieux que sa personne, se glissèrent sous ce bout de tissu, allant ainsi trouver la chaleur de l’épiderme du jeune homme. Connor avait la peau si chaude qu’on avait l’impression qu’il avait passé la journée d’un été sous le soleil de la Nouvelle-Orléans. Parfois, elle s’accordait le mérite de provoquer cette tiédeur chez lui. « C’est déception après déception avec toi, Connor. Je croyais que sur les bases de notre amitié, je pouvais te demander une faveur sans avoir à te rendre des services en échange. » Dit-elle, bien qu’elle ne le pensait pas du tout. Tous les deux étaient opportunistes, ils essaieraient toujours de soutirer le maximum d’une situation. « Laisses-moi deviner, tu ne veux pas me donner plus de détails pour l’instant? » alla-t-elle souffler contre son cou, son souffle chaud caressant ce cou viril et bourru.  Si elle écoutait réellement son corps vagissant de désir, elle s’adonnerait à ses convoitises et profiterait de lui là tout de suite, elle ne tâcherait pas de contester cette attirance qu’elle ne pouvait contrôler. Elle oublierait les talons et se concentrerait sur lui. Malheureusement pour Connor, elle avait vraiment envie de ses talons. Elle se doutait bien que la nature de ce service ne relevait pas de sa personne, quelque chose dont le garagiste n’avait même pas besoin de marchander pour avoir accès. Il va de soi que la curiosité de l’enjôleuse avait été piquée au bon endroit.

« Tu vas enfin pouvoir te servir de tes contacts à bon escient, comment te sens-tu? » dit-elle en reculant légèrement, mais pas trop, ne tenant pas réellement à se distancer du bel apollon. En soit, c’était très ironique. Se pourvoir de drogue d’un marché noir, c’était mal. Se procurer des échasses dans un marché noir, c’était bien. Ultimement, la logique tenait surtout au fait que c’était elle qui en bénéficiait, d’où l’intérêt de dire qu’il se servait de ses connaissances à bon escient pour une fois. La sorcière se devait cependant de mettre les choses au clair. Elle ne connaissait que trop bien le blondinet, tout comme ce dernier ne la connaissait que trop bien. Appelez ça les hauts et les bas de la cohabitation, ce que vous voulez, mais c’était un fait de plus en plus patent aux yeux de la sorcière. Ses iris chocolatés fixèrent ainsi les prunelles herbeuses de l’ex-junkie, soutenant ce regard défiant. Ses mains, toujours aussi vicieuses et sournoises à l’image de sa personne, se glissèrent à nouveau contre le corps du jeune homme, la succube ne pouvant résister à sa dose quotidienne du garagiste. Des doigts fins et furtifs qui se glissèrent juste légèrement sous ses jeans. Rien de bien indécent, bien qu’elle n’avait nul doute qu’elle pût choquer plus d’une personne.  « Soyons clair, ceci dit. Pas de coups bas, pas de petits manèges débiles pour te rétracter à la dernière minute. Je les veux mes talons et tu me connais… j’obtiens toujours ce que je veux. » dit-elle en mettant l’emphase sur ces derniers mots qu’elle ne fit que murmurer, pleine de prétention comme à sa grande habitude. Elle recula enfin, délaissant le jeune homme presqu’avec dédain, seulement pour lui donner l’impression qu’elle en avait fini avec son jouet et qu’elle le jetait à présent qu’il ne l’amusait plus. C’était loin d’être le cas. S’il y avait une personne dans la Nouvelle-Orléans qui arrivait à suivre le rythme de la sorcière et de la distraire, c’était bien Connor. Mais elle n’avait pas réellement besoin de lui dire, ni de le démontrer. Au fond, il devait bien se douter qu’il avait un effet similaire sur elle, peut-être même plus fort que son effet sur lui.  « Alors, dans quel quartier pourri comptes-tu traîner ma carcasse aujourd’hui? » Il n’y avait rien de mal à se renseigner un peu avant de se lancer dans une aventure avec le dernier des ex-junkies, non?


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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: « the devil wears prada » ㄨ cordelia&connor   Ven 7 Mar - 15:53

Une paire de talons hauts ne valaient pas que Cordelia mettent ses mains en danger, Connor n'allait certainement transiger sur cela et il était fort probable qu'il prenne sa revanche quand l'occasion se présenterait. Certes elle n'avait pas réussi à le blesser mais l'intention avait été là c'était suffisant pour attiser le côté rancunier du bonhomme. Et ça n'était pas en feignant un quelconque partage entre eux, un lien inexistant que la brune arriverait à dissiper son courroux. Sauf que même ça, ça l'amusait et la sorcière en venait même à avouer à demi mots qu'elle aimait bien le voir ainsi, laissant son caractère bien trempé s'exprimer. « Oublie l'idée de cette petite comédie, je me fous de tes problèmes et c'est réciproque. » avait-il lâché pour qu'elle ne s'engage pas d'avantage dans cette voie qui aurait tôt fait de l'irriter encore un peu plus. A jouer la carte des faux semblants ils ne feraient que perdre leur temps et le garagiste n'était pas enclin à dilapider cette denrée qui devenait de plus en plus précieuse à mesure que le Gouvernement raffermissait son emprise. C'était aussi pour cette raison que Connor ne comprenait pas comment la sorcière pouvait attacher autant d'importance à un détail comme ce caprice d'avoir une nouvelle paire de godasses. Elle était d'une telle futilité parfois qu'il se demandait comment elle avait pu aussi bien tirer son épingle du jeu sur le long terme. Certes elle redoublait de zèle pour arranger le monde à sa guise et faire tourner les hommes autour de son petit doigt mais ce genre de comportement finirait par lui porter préjudices tôt ou tard.
Parlant de petit doigt, la divine emmerdeuse venait de faire une proposition à l'ex-junkie son caprice contre la tranquillité. N'étant pas dupe il savait bien qu'il n'était pas au bout de ses peines s'il commençait à devenir conciliant. Il ne perdit pas de temps pour lui faire part de quelques détails qu'elle n'avait sans doute pas oublié mais qu'il se faisait un plaisir de lui rappeler juste pour l'emmerder un peu. Tandis qu'elle essuyait le cambouis qu'il avait bien volontiers laissé sur son petit doigt fin, Connor lui dressait donc un résumé de la situation faisant fi des remarques de la perturbatrice en escarpins. Il enchaînait sur l'hypothèse d'une solution dont il était le seul capable de mettre en œuvre, histoire de se rendre indispensable. Cela impliquait certaines conditions comportementales que la jolie brune aurait tôt fait d'intégrer si elle était certaine d'obtenir son Graal du jour. Le jeune homme avait conclu par la partie la plus intéressante celle où il négociait une contre-partie de la part de Cordelia. Puisqu'elle sollicitait son aide il était bien normal qu'elle lui offre quelque chose en échange.

Sagesse et discrétion, pas franchement les premières qualités qui venaient en tête lorsque l'on fréquentait l'énergumène, mais le garagiste devait admettre que sa capacité d'adaptation était telle qu'elle arrivait à faire illusion. Et visiblement elle était déterminée à l'en convaincre s'il en croyant la cavale de ses phalanges sous son t-shirt. Nul doute qu'elle savait y faire pour s'assurer qu'il écoute ses arguments mais ceux-ci ne concernaient pas sa capacité à adopter l'attitude adéquate, non elle jouait les femmes vexées. Ça n'était pourtant pas faute de lui avoir fait comprendre que le chemin vers la confiance serait encore très long. Connor ne se formalisait pas et haussait les épaules, il allait la surprendre mais pour une fois il comptait lui donner les informations concernant ce qu'il attendait d'elle « J'ai besoin de quelque chose de la part de quelqu'un. Mais il est plutôt difficile en affaire. J'ai pensé que tu serais une bien meilleure négociatrice que moi. » un sourire étirait ses lèvres alors que ses yeux se perdaient dans son décolleté « Tu as la main d’œuvre pour. ». Il n'avait pas besoin qu'elle se prostitue, cette éventualité le dégoûtait un peu à vrai dire, quelques œillades et la présence de sa plastique avantageuses suffiraient. C'était d'autant plus difficile d'imaginer que n'importe quel homme puisse résister à des négociations fasse à la sulfureuse brune, tant ses gestes provoquaient en lui une montée fulgurantes d'idées directement arrivées de sous la ceinture.
Heureusement pour lui et ses capacités de réflexion elle reculait, le questionnant sur son état alors qu'il allait enfin se rendre utile. Il faillit l'insulter, elle l'agaçait à le traiter de la sorte alors qu'elle avait besoin de lui. « Je me sens un peu pris à la gorge figure toi. » répliquait-il en affichant une moue contrariée « C'est ça où t'avoir sur le dos H24 jusqu'à ce que tu obtienne gain de cause. Autant dire à choisir entre la peste et le choléra... ». A peine eut-il dit cela qu'elle approchait à nouveau dangereusement, glissant ses mains habiles sous son haut noirci par le métier qu'il exerçait, mais ce n'était pas leur réelle destination puisqu'elles s'invitaient dans son jean comme si ça avait été on ne peut plus normal qu'elle se trouve là. Le regard de Connor ne quittait pas celui de la belle plante et il écoutait chaque mot. Une mise en garde qu'elle arrivait savamment à faire sonner comme quelques propos sensuels, c'était assez dingue cette faculté qu'elle avait à rendre les choses biens plus sexy qu'elles ne l'étaient en réalité. « Me raviser ? Pour des foutus godasses ? » il eut un petit rire « Tu vas les avoir ma belle, t'en fait pas. » il avait envie de s'emparer sauvagement de ses lèvres, avec virilité comme pour lui prouver que oui il allait respecter son engagement avec zèle rien que pour lui imposer le sien en retour. Mais Cordelia reculait en le laissant légèrement frustré de n'avoir pu mettre en œuvre cette idée, il avait trop tardé à s’exécuter.

L'attention revenait à présent sur leur quête du jour et curieuse comme elle l'était la sorcière s'empressait de le questionner sur le lieu abritant ce fameux endroit où elle pourrait trouver son bonheur. L'ex-junkie savait qu'à ses yeux il était comme un effet de mode que l'on apprécie tant qu'il a le vent en poupe et que l'on délaisse sitôt la tendance passée, mais il ne pouvait s'empêcher de penser qu'un petit truc en plus émanait de lui tout comme cet inexplicable attrait qu'il avait pour cette insupportable manipulatrice dont il conservait pourtant la proximité. « On ne va pas aller bien loin. » lâchait-il en se dirigeant vers la porte de la réserve qu'il verrouillait à double tour « J'ai eu moins le temps de me changer rapidement ou tu vas taper une crise ? » ricanait-il en sachant pertinemment que de toute façon il ne lui laissait pas le choix. En fait il regagnait déjà son vestiaire à côté du bureau, se lavait les mains au savon pour dissiper la noirceur sur son épiderme et lorsque se fût fait regagnait son vestiaire pour revêtir une tenue propre. « Pas de risque que tu te casse un ongle pendant notre épopée. » raillait-il en finissant de boutonner sa chemise, il réapparaissait dans le garage en enfilant sa veste et verrouillait le reste de son lieu de travail. Sortant du garage il faisait descendre l'imposante porte en métal finissant ainsi de clôturer son commerce. « On y va à pied, c'est pas loin. » imposait-il en se moquant totalement que Cordelia puisse avoir mal aux pieds avec ses échasses, après tout elle mettait ça de son plein gré et il comptait bien la faire assumer jusqu'au bout.
Leur destination se trouvait à deux pâtés de maison de là, un petit quart d'heure de marche durant lequel l'ex-junkie se montrait prudent, il ne voulait pas attirer l'attention et se balader à côté de la belle brune n'était déjà pas un gage de discrétion en soi. Rapidement il bifurquait dans une ruelle bien moins fréquenté que les trottoirs qu'ils avaient foulés pour arriver jusque là. S'arrêtant devant une porte qui ressemblait en tout point à celle d'un immeuble lambda il frappait trois coups secs et rapides puis deux coups plus lents. « Pas de commentaires, C'est compris ? » briefait-il rapidement la sorcière qui risquerait de froisser les susceptibilités si elle s'adonnait à l'un de ses passe-temps favoris : la critique. Il ne voulait pas d'esclandre et il y avait fort à parier qu'elle souhaitait tout autant que lui ne pas s'attirer quelques foudres qui pourraient la mettre dans une position plus délicate qu'elle ne l'état déjà vis-à vis des autorités, car dans le marché noir la loi du Talion faisait rage, œil pour œil dents pour dents. « Évite de la jouer grande dame du monde, ces types là ne sont pas fan de ce genre. » il exécraient la haute société qui vivait dans le luxe quand eux devaient se battre pour tout juste survivre. Bien entendu Cordelia n'était pas exactement de ce monde mais elle en adoptait les manies bien volontiers et ici c'était exclu.
La porte s'ouvrit sur un homme barbu qui voyant Connor s'écartait aussitôt pour les laisser entrer non sans avoir scruté rapidement mais avec attention, la sorcière qui l'accompagnait. Un brouhaha léger s'élevait du bout du couloir dans lequel ils s'engouffraient, et quelques pas plus tard ils surplombait un véritable marché comme on pourrait en voir à ciel ouvert, des petits stands se répartissait dans un calcul impressionnant de rentabilisation de l'espace et cela sur plusieurs étages. « Je te préviens, on ne va pas rester des heures à faire du shopping ne te mets surtout pas cette idée en tête ! » il regardait la brune avec sérieux « Tes échasses et basta ! ». Il était bien déterminé à ne pas transiger là dessus. En tout cas pour l'instant.
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MessageSujet: Re: « the devil wears prada » ㄨ cordelia&connor   Lun 10 Mar - 2:47




La sorcière, étonnée par la subite franchise de Connor, l’écoutait la complimenter sur ses talents de diplomate à sa façon. Il fallait avouer que les deux interlocuteurs, malgré leur répartie, tournaient souvent autour du pot, Cordelia plus que Connor, elle l’admettait sans réserve. Les iris verdâtres du jeune homme se perdant dans le décolleté de la belle enjôleuse, cette dernière ne pût s’empêcher de placer son index, frêle et mince, mais tendre et benoît sous le menton du jeune homme. Lequel semblait être parsemé d’une fine barbe naissante ; un look qu’elle ne réprouvait pas chez le garagiste. D’un simple geste, elle leva ce menton, alors que ses prunelles chocolatées provoquaient le jeune dans toute cette supériorité qu’elle s’accordait vaillamment. « Ne baves pas trop, c’est réservé aux chiens, dit-on. » souffla-t-elle, présomptueuse et irritante comme à ses plus beaux jours. Chaque mot qui sortait de la bouche de la séductrice se révélait soit être un mensonge, soit du venin. Et pas même l’attirance, voire l’affection, qu’elle avait pour cette belle gueule de Dieu allait l’attendrir et la pousser à lui parler comme s’il était son égal. « Ça me va. » conclut-elle sur le sujet, lui accordant quand même un clin d’œil corrupteur, digne de la séductrice qu’elle était. Un léger rictus étirant ses lippes sobrement rosée, un sourire à jamais coincé entre la raillerie et la sournoiserie. Vicieuse dans l’âme, personne ne savait réellement ce que Cordelia Hopkins avait en tête, et elle mentirait si elle disait ne pas se servir de ce fait à son avantage. Malgré tout, Connor avait le mérite d’être plutôt doué pour voir à travers son jeu. Peut-être était-ce la raison pour laquelle elle l’appréciait plus que les autres abrutis qu’elle faisait tourner sans honte autour de son frêle petit doigt. Va savoir.  

Reculant, lui laissant une marge de manœuvre, la possibilité de reprendre de ses esprits, ou peut-être jouait-elle juste avec ses pulsions, Cordelia ne fit que quelques pas avant de reprendre le manège. Dieu sait qu’elle adorait le voir se crisper, mais de se retenir. Il avait un drôle de respect pour elle, un respect qu’elle-même ne comprenait pas, mais dont elle appréciait malgré tout, même si l’idée de lui montrer ne viendrait jamais. Les muscles se contractant, les veines faisant leur apparition, il se calma malgré tout, comme il arrivait si bien à le faire. Une légère déception erra sur le visage de la sorcière, mais elle chassa rapidement ces airs qui n’étaient pas les bienvenus. Lorsqu’il avoua qu’il se sentait pris à la gorge, elle ne pût s’empêcher de sourire dans toute sa salacité, avant d’éteindre cette esquisse de sourire en mordant sa lèvre inférieure. C’est comme ça qu’elle l’aimait le plus ; irrité, agacé, se sentant négligé, bref, la totale. Il mima une moue contrariée qui ne soutira à la succube qu’un bref gloussement. Être comparée à la peste et le choléra ne sembla pas la blesser pour le moins du monde, au contraire, elle paraissait plus railleuse que jamais. Démone qu’elle était, elle s’approcha à nouveau de lui, ses mains vicieuses glissant à nouveau sur ce torse torride, cet épiderme brûlant qui attisait en elle bien plus que des simples pulsions sexuelles. « Et étrangement, tu es le seul Homme assez imbécile pour choisir les deux. » Il allait de soi que la sorcière se demandait souvent qu’elle était les limites du jeune homme? Jusqu’où irait-il? Ou plutôt, quand arrêterait-il de se soucier d’elle, de se préoccuper de ses caprices encombrants et sans justifications? Cordelia profitait, sans réserve, de cette certaine réticence qu’il avait à couper les ponts, ou tout bonnement de la jeter dehors. Si la seule chose dont elle avait à faire pour mériter toute cette hospitalité était de coucher dans le même lit que lui, elle en sortait surtout deux fois plus gagnante à ses yeux. Ce n’était pas nouveau qu’elle était l’esclave de cette attirance charnelle qu’elle éprouvait pour le garagiste, aussi stupide et pathétique pouvait-elle se trouver parfois à être autant éprise pour un ex-junkie des bas quartiers. D’ailleurs, elle avait probablement plus envie de lui qu’il avait envie d’elle, mais c’était une réalité qu’elle condamnait de par son cher orgueil démesuré.

Ses mains délaissèrent alors ce torse dont les traits effleuraient le bout de ses doigts. Si la sorcière n’était pas particulièrement parcourue de frisson, elle ressentait quand même quelque chose au creux de l’estomac, cette sensation lui mordant ventre et esprit.  Elle espérait provoquer de similaires sensations, si ce n’est plus chez le garagiste, mais elle avait confiance en la délicatesse de son toucher, un art suave qu’elle avait appris à maîtriser. Furtivement, mais très certainement, ses fins doigts dont elle était maître du parcours, effleurèrent le rebord de son jean, s’aventurant timidement en territoire hostile, bien qu’elle n’alla guère jusqu’au bout de son geste. Les prunelles cacaotées de l’enjôleuse, dans toute leur provocation, vinrent rencontrer celles du jeune homme, un ciel émeraude qu’elle affectionnait. Sans plus tarder, elle lui fit comprendre ses termes à elle, ce dont elle attendait de lui et une dernière leçon sur sa personne, bien qu’elle n’ait nul doute que ce n’était rien de nouveau aux douces oreilles du garagiste. L’idée de se raviser pour des talons hauts sembla l’éprendre d’un rire, mais si elle en jugeait de par son expression sur ce beau visage ainsi que le langage de son corps ; il avait surtout envie de l’embrasser. Or, elle ne lui ferait pas ce plaisir, pas tout de suite tout du moins – en bonne joueuse qu’elle était. « Pourtant, j’ai ouï-dire que tu t’es déjà ravisé pour bien moins dans le passé. » cracha-t-elle dans toute sa vacherie, la bouche de la peste par excellence, ces airs nonchalants éternellement agriffés à son visage de séductrice. « Mais ce ne sont que des cancans, n’est-ce pas? » dit-elle prétextant à nouveau une ingénuité comme elle le faisait si bien, avant de lui envoyer un baiser de distance. C'était de bonne guerre entre eux ; elle ne pensait rarement ce qu'elle disait à haute voix.

Aussitôt, elle lui demanda dans quel quartier il comptait traîner sa carcasse aujourd’hui et elle fût surprise – agréablement certes – par la réponse de Connor. S’il y avait bien une chose, après des siècles et des siècles passés à courir et fuir, que la belle enjôleuse méprisait, c’était se déplacer sur de longues distances avec ces talons hauts. Elle ne voulait pas de ne pas comprendre son mal, ceci dit. Lorsqu’il lui demanda si elle lui permettait d’aller se changer, la sorcière tenta une réponse, en vain puisque le jeune homme ne sembla pas réellement l’écouter elle et ce timbre de voix chaud et suave: « Je ne sais pas. Ça dépend si tu te changes sous mes yeux ou non… » Mais en vain, comme mentionné plus haut. Le blondinet avait déjà regagné la salle à côté et si l’on pouvait en effet décrire la sorcière comme vicieuse, perverse et débauchée, elle n’était pas non plus désespérée au moins d’aller jeter un coup d’œil furtif, mais surtout misérable, au bas-ventre de Connor, tout aussi majestueux était-il. Puis, ce n’est pas comme si l’ex-flic était réticent à se dévoiler sous toutes ses facettes devant les beaux yeux de la succube ; elle aurait son dû en temps et lieu, en plus des talons hauts, bien entendu. Machiste de nature, le bel apollon ne tarda pas à faire une remarque sur les ongles de la belle ce qui ne soutira qu’un roulement de yeux à la sorcière, avant que celle-ci, les bras croisés sous cette poitrine qu’admirait tant le garagiste, ne lui réponde avec cet air malin sur le faciès, n’oubliant pas de hausser les épaules au passage dans sa nonchalance signature : « Un ongle en moins ou pas, dans tous les cas c’est toi qui payera la manucure. » De nouveau proche de lui, elle lui tapota la joue comme le ferait une mère à son gamin ; un geste qui irritait le résistant. Mais Dieu sait que Cordelia adorait agir en fonction d’irriter les gens. Il ne tarda pas à la punir en lui disant qu’ils s’y rendraient à pieds, tentant pertinemment d’emmerder la sorcière à son propre jeu. Des points pour l’effort, mais il faudrait éventuellement faire mieux. Les bras toujours croisés, ses pas étaient lents, nonchalants, un peu comme si elle était transportée par une vague incertaine et dont le trajet n’était pas tout tracé. En quelque sorte, le personnage de Cordelia Hopkins reposait dans toute cette démarche ; incertaine, imprévisible, nonchalante, prétentieuse…

Connor, dont le pas était définitivement plus empressé, plus vif et rapide, l’icône même de la masculinité, avait prit une certaine avance dans leur promenade. Cordelia, elle dont la démarche était plus lente comme précédemment mentionnée, traînait à l’arrière, nonchalante, mais surtout fine observatrice du derrière de Connor. Et pas derrière, elle n’entendait pas que son cul. Ça serait le négliger les atouts du beau blond. Non, même son dos méritait une mention. Une vue qui avait le nécessaire pour la tenir silencieuse tout le long du trajet pour le plus grand bonheur du garagiste probablement. Arrivée à l’entrée, Cordelia accorda un certain dédain à l’immeuble qui se présentait devant eux. Un ressentiment confondu avec une certaine incompréhension. « C’est ça ton fameux marché noir? » dit-elle, pas du tout impressionnée – pour l’instant tout du moins. Un soupir d’exaspération sorti de sa bouche alors qu’elle déposait sa main contre sa tempe. L’ex-flic frappa sur la porte avec une insistance différente ; un code en soi. Cela ne soutira qu’un gloussement à la sorcière qui roula à nouveau les yeux. « On se croirait dans un mauvais film de flic. » Petite référence au métier qu’exerçait le jeune homme lors de leur toute première rencontre. Suite à quoi, le bel apollon ne manqua pas de lui faire comprendre qu’il valait mieux taire ses commentaires désobligeants. « Hmm, j’aime quand tu es autoritaire, chaton. » dit-elle alors qu’elle vînt griffer le torse du jeune homme avec les doigts de sa main droite, comme le ferait une tigresse ou une lionne de son genre. Préférant qu’elle évite de jouer les grandes dames du monde, la démone ne pût s’empêcher de lever un sourcil. Elle comprenait où il voulait en venir, elle n’était pas particulièrement riche (elle vivait aux dépens d’un ex-junkie après tout), mais se permettait le mode de vie de ces derniers. Mais comme la sorcière ne pouvait pas laisser passer une pique sans une autre en retour, elle enfonça son regard foncé dans les beaux iris verts de Connor et débuta son aveu. « Aux dernières nouvelles, je suis toujours qu’une fille qui vit aux dépens d’un ex-junkie qui, lui, vit dans un appartement situé dans un quartier sans intérêt, appartement dans lequel d’ailleurs il n’y a plus de chocolat. » Dit-elle, presque offensée qu’il n’ait pas prévu qu’il pourrait éventuellement manquer de nourriture. La sorcière n’était pas du genre à vivre dans le luxe, mais s’offrir tout ce qu’elle souhaitait aux dépens de Connor lui rendait la vie un peu trop facile pour son propre bien. Elle profita des bruits de pas qu’elle entendait s’approcher pour glisser discrètement : « Et dont le robinet de la toilette est brisé. » ou plutôt le robinet qu’elle avait brisé. Oops. C’était la nouvelle époque, toutes ces inventions. Il était dur parfois de suivre le cours des choses.

Bien heureusement pour la sorcière, un homme barbu se présenta devant eux, coupant net la conversation que les deux amants auraient pu avoir. Ils ne tardèrent pas à arriver au bout du couloir où le réel marché noir se dévoila enfin. Une esquisse de sourire pouvait s’apercevoir sur le visage de la belle, bien qu’il disparût aussitôt lorsque son garagiste préféré chassa l’idée de plusieurs heures de shopping. Une énième fois, elle roula les yeux face au manque accablant de bonne humeur dont pouvait faire preuve Connor lorsqu’il le voulait. « Peu importe, grincheux. » dit-elle en faisant référence à l’un des sept nain. « Enfin, c’est toi qui voit. Moi qui pensais me procurer de la nouvelle lingerie. » Elle se doutait bien qu'on ne pouvait pas réellement trouver ce genre de choses ici, mais elle ne sous-estimait pas les limites de ces vendeurs. La brunette mima une moue de réflexion, puis haussa les épaules. « Tant pis. » Elle fit quelque pas, prenant de l’avance sur Connor au cas où il aurait envie de la taper après ce qu’elle s’apprêtait à dire. « Par contre, si j’étais toi, je reviendrais sur mes mots et me procurerais un robinet en plus, tout de même. » Au fond, elle était amusée. Très amusée. C’était une emmerdeuse de première classe, elle le savait, il le savait, et pourtant les voilà qu’ils étaient là tous les deux, pratiquement main dans la main si tous les deux n’avaient pas eu horreur de ce genre d’amabilité et de niaiserie. Le jeune homme raccourcissant la distance entre eux, de par sa démarche plus engagée, elle profita qu’il soit à ses côtés pour lui souffler quelques mots, et surtout dans l’espoir de calmer la tension. « Tu sais, je ne comprendrais jamais ces pauvres imbéciles. J’ai dans la décence de privilégier un slim et une veste au lieu d’une simple robe comme l'une de ces pauvres traînées le ferait, et on me regarde tout de même comme si j’étais l’une d’entre elles. » Cordelia ne tarda pas à se tourner légèrement pour lancer un énième regard enjôleur au jeune homme – après tout il fallait bien s’assurer qu’il ne change pas d’idées – et poursuivit : « Désolée, de l’apitoiement, ce n’est tellement pas adorable. » Comme si ça l'avait empêché de geindre une seule fois! La succube tira sauvagement sur sa chemise pour l’entraîner dans un couloir qui pourrait l’intéresser puisqu’elle y avait vu écrit ‘Prada’ sur une affiche en piètre état traînant non loin du tas. « Dis-moi, Connor. As-tu déjà entendu dire que le diable chaussait du Prada? » dit-elle, un sourire malicieux alors qu’elle se comparait subtilement au Diable en personne. Dieu sait que Connor pouvait bien être d’accord avec ça.


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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: « the devil wears prada » ㄨ cordelia&connor   Mer 12 Mar - 15:49

Si quelqu'un en avait eu le courage il aurait été possible d'écrire tout un roman sur Cordelia Hopkins et ses manières. Un pavé qui se retrouverait en tête de gondole chez les malheureux libraires restants, quoi que l'ouvrage pourrait facilement être censuré... Un vrai roman à elle seule, donc et Connor subissait cette imposante personnalité qui constituait la sorcière. Oscillant entre moment de faiblesse et bataille insidieuse, le garagiste devait bien s'en remettre à l'évidence qu'il avait beau connaître son fonctionnement dans les grandes lignes, elle restait diablement imprévisible. Une partie de son charme dira-t-on, l'ex-junkie n'irait pas contre cet argument car elle ne manquait pas d'atouts, cette emmerdeuse. Physiquement gâtée par Dame Nature en tout cas selon ses goût à lui, et de bien d'autres hommes, elle n'était pas pour autant une coquille vide, un puits sans fond une cruche sans eau. La belle brune ne sonnait pas creux et finalement c'était bien là le problème ! Parce que dans le cas contraire il aurait pu s'en tirer avec quelques arguments biens placés, une ou deux promesses qu'il ne tiendrait de toute façon pas et il aurait été débarrassé de la sangsue et de ses desiderata pédestre.
Quitte à devoir se plier à ses exigences aussi futiles fussent-elles, Connor avait bien prévu de ne pas la laisser s'en tirer gratuitement. Aussi il changeait de son habitude à dissimuler ce qu'il attendait en retour, un effet de surprise qui se voulait être un facilitateur à ce qu'elle accepte le marché. Était-ce là le point clé de la réussite il n'en savait rien, toujours était-il que l'accord était passé et qu'il espérait bien que la belle plante soit le joker efficace qui lui permettrait de faire mouche dans son petit business. A vrai dire il n'en doutait pas vraiment, bien que celui avec qui il négociait fût plutôt coriace il savait que sa faiblesse d'homme aurait tôt fait de le contraindre à capituler sans même s'en rendre compte. Intérieurement le garagiste jubilait déjà d'obtenir ce qu'il voulait, peu importe qu'il ai eu à solliciter l'aide de Cordelia elle s'était de toute façon placé dans un rôle de complice lors d'une de leurs précédentes discussions autant qu'elle serve à quelque chose d'autre que lui coûter de l'argent.

Certes Connor n'avait pas apprécié de se sentir ainsi contraint d'assouvir le caprice de la sulfureuse brune, et plus encore de constater à quel point elle pouvait avoir un certain pouvoir sur lui. La seule chose rassurante était qu'il savait que la réciproque était vérifiable, ce qui en soit était on ne peut plus valorisant pour lui étant donné la trempe de la sorcière. Une adversaire de haut niveau qu'il arrivait à mieux gérer que sa résistante favorite pourtant bien moins dangereuse dans le fond. Le prix à payer pour cette entiché de la fumeuse compulsive, aucun mot n'arrivait à le blesser plus que les siens, pas même les plus acides que pouvaient balancer la Hopkins. Alors qui était vraiment la peste et le choléra dans tout ça ? Il n'avait pas le temps pour philosopher ni l'esprit assez serein pour le faire, la faute à ses doigts vicieux qu'elle avait fait onduler sur lui comme des serpents prêts à mordre. Il la détestait d'agir ainsi et de solliciter son self-control de la sorte même si cela relevait de l'entraînement d'élite, il aurait pu tout à fait s'en passer. De toute façon elle aurait son compte à un moment où un autre, quand il déciderait que la frustration avait assez duré et que le moment serait propice pour s'abandonner à ses pulsions.
Pour l'heure il fallait qu'il résolve ce problème de caprice et profite du petit arrangement qui en découlait. Finalement elle n'allait pas totalement lui faire perdre son temps et cette perspective le rendait tout de suite un peu plus docile. Ignorant les remarques découlant de la perversité de la séductrice, il n'avait pas attendu son feu vert pour se changer et adopter une tenue plus adéquate pour leur petite virée au marché noir. Pressé d'en finir et l'esprit déjà concentrer sur autre chose que sur cette joute verbale qui manquait désormais cruellement d'intérêt, Connor apprenait au fil du temps à ignorer cette tendance de la brune à toujours avoir le dernier mot et il ne s'épuisait plus à répliquer sans cesse. A son contact il affinait sa stratégie, devenait plus réfléchi et percutant, il se sentait tiré vers le haut et en constante progression, ce sentiment trop longtemps oublié était particulièrement plaisant pour l'ex-junkie. C'était aussi un peu pour cette raison qu'il ne l'avait pas encore foutu dehors malgré son côté insupportable, sa nonchalance agaçante et ses piques aiguisées qu'elle balançait bien volontiers. Cordelia lui apportait quelque chose, en plus des moments d'extases vécus dans leurs étreintes charnelles, tant que cela durerait elle aurait son toit.

Et là, prouesse notable, elle avait réussi à le décider à ouvrir son portefeuille. Non pas qu'il fût avare mais en ces temps difficiles, l'achat d'une paire de chaussure de luxe était à des années lumières de ce qu'il jugeait être une priorité. En revanche ses intérêts a s'en était une, faire le lien entre les deux avait donc assuré son Graal à la sorcière. Garage fermé, ils s'étaient mit en route, lui le pas dynamique et décidé à ne pas trop traîner dans les rues bien trop surveillées à son goût. Ce climat ne lui était que trop familier, retombant dans les même travers qu'à New York... A croire que la leçon ne leur avait pas suffit à tous ces bouffons mais bientôt ils s'en mordraient les doigts Connor se l'était promis. Si elle en avait porté on aurait pu dire que Cordelia traînait ses savates, hors les douze centimètre de talons dont elle s'était parée mettait l'expression hors jeu. Nonchalante jusqu'au bout, alors même qu'il était pourtant décidé à se plier à son vœux, quel manque de reconnaissance ! La moutarde failli monter au nez du garagiste qui se contentait de ruminer. Néanmoins après avoir signaler sa présence en frappant à la porte de l'immeuble si banal en apparence, il s'autorisait une remarque « T'étais pas bien pressée pour quelqu'un ayant un besoin vital d'avoir des nouvelles chaussures... » jouant à son propre jeu il s'était affiché tout aussi nonchalant qu'elle pouvait l'être, ironisant ce contraste entre sa volonté et son attitude. Bien entendu elle avait des choses à redire, l'endroit lui même n'échappait pas à la critique et le contexte non plus d'ailleurs « Tu peux encore repartir d'où tu viens si ce n'est que ça... » lâchait-il en la regardant avec un air blasé. Comment arrivait-elle à être aussi chiante à temps pleins ? N'arrivait-il jamais un moment où elle s'épuisait elle même ? Il ne prit cependant pas la peine de répliquer à sa remarque sur le film policier cette petite attaque ne méritait pas de réponse, le niveau était trop bas pour lui.
Anticipant le comportement de la sorcière, Connor fit quelques mises en garde à celle-ci et il était on ne peut plus sérieux. D'une certaine manière elle se payait sa tête en jouant les tigresses séduite par son autorité, mais le fait était qu'il aimait bien qu'elle agisse ainsi. Et l'argumentaire qui suivit était emprunt de vérité, sauf qu'il savait très bien que maline comme elle était Cordelia savait très bien de quel genre d'attitude il parlait « Je suis au courant ouais. Arrête de jouer les idiotes on s'est très bien compris. » son regard venait appuyé ses propos, il n'était pas dupe lui non plus. Cependant il tiquait à sa révélation sur sa plomberie, quelle connerie elle avait encore bien pu faire ? « En plus d'être imbuvable t'es une brise fer ! » il levait les yeux, agacé « Autant de défauts pour une même femme ça tient du surréalisme... » et encore défaut c'était faible comme mot mais c'était le premier qui lui était venu alors faute de mieux il avait opté pour celui-ci. Pour autant son esprit était moins soft et il la maudissait intérieurement d'être aussi sans gênes, sans respect pour rien si ce n'est elle-même. Emprunt d'une certaine bonne volonté lorsqu'il avait eu en ligne de mire ces objectifs personnels, la brune l'avait habilement ramener dans son travers de râleur. Là dedans aussi elle excellait et elle pouvait le faire passer par divers états en l'espace de quelques minutes avec une facilité déconcertante.

Oh ça elle pouvait bien l'appeler grincheux, elle l'avait cherché ! Et l'argument de la lingerie n'allait certainement pas le faire changer d'avis. Le garagiste n'était plus enclin à perdre plus de temps qu'il n'en faudrait pour qu'ils mènent à bien leurs deux missions du jour. Sans nul doute que la première allait déjà durer bien assez longtemps, il n'allait pas en plus de ça risquer de flinguer toute sa journée pour cette je-m’en-foutiste de première. Surtout quand elle en rajoutait avec ce foutu robinet « Pense chiffon et couture, laisse moi gérer le reste ! » lui lançait-il avec une certaine colère, comme si il avait besoin qu'en plus de le faire chier pour des échasses elle le contraigne à faire de la plomberie ! Il avait bien d'autres choses à faire, mais bon ça bien sûr elle n'en avait rien à foutre. Peut-être aurait-il mieux valu qu'il est envie de se pendre que de la laisser habiter chez lui, foutue libido ! L'appel du sexe, sa faiblesse d'homme voilà pourquoi il se laissait embobiner à chaque fois. Mains dans les poches, la mine pas vraiment réjouie il suivait Cordelia. C'était son tour de traîner des pieds, il jouait les chaperons en quelques sortes et ça avait les même allures chiantes que des courses au supermarché un samedi après-midi en période de Noël le tout avec des gosses. Oui il en était là du niveau de vigilance concernant l'impétueuse brune, car la moindre étincelle mettrait le feu aux poudres il le savait. A l'approche d'un marchand Connor pressait le pas pour se mettre à la hauteur de la brune, il connaissait bien l'individu et il était une des poudrières en question. Fort heureusement elle n'avait pas prêté attention à ce qu'il proposait et continuait son chemin, profitant néanmoins de sa proximité nouvellement retrouvé pour lui faire par d'une réflexion personnel sur la façon dont on la regardait. Un petit sourire mauvais étirait les lèvres de Connor, elle lui tendait une si belle perche pour lui faire payer d'être si insupportable alors qu'il faisait des efforts, il pouvait bien être aussi venimeux qu'elle s'il le voulait « Peut-être bien parce que c'est ton attitude entière qui brille comme un néon où il serait écrit "Bitch". » le mot ne sonnait pas durement comme une simple insulte mais plutôt comme un adjectif, un concept même. Et rebondissant aussitôt sur sa seconde remarque il élargissait son sourire « On sait tous deux que tu n'as rien d'adorable. » sexy, enjôleuse, tout ce qu'on veut qui est un lien avec la séduction, la manipulation... mais adorable ? Ah ça définitivement pas. Cette notion se rattachant à une certaine candeur, une innocence, de la douceur, cela ne pouvait pas coller à Cordelia Hopkins.
Manque de délicatesse oblige, elle l'attirait avec elle comme s'il avait été un chien en laisse. Voilà que le coin des produits luxueux venait de lui apparaître et avec ça elle délaissait le peu de manières qu'elle aurait pu avoir. Arquant un sourcil quand elle évoquait le Diable et ses goûts de luxe il se mettait à rire « Ce que je sais c'est que le Diable est bien une femme. Il ne peut de toute façon pas en être autrement. » il fit une petite moue en la regardant plus attentivement « Attends une minutes, t'es quand même pas en train de te mettre au même niveau ? » il éclatait de rire sans retenu avant de se calmer un peu « Une succube... Un suppôt de Satan tout au plus, mais pas le Diable en personne. ». Il appréciait de lui casser son délire ainsi, la faire descendre de ce piédestal où elle s'était elle-même placée. Pour autant il aurait presque pu lui donner raison tant elle l'avait irrité, mais c'était lui donner trop d'importance et donc lui faire plaisir ce qu'il ne voulait absolument pas faire à cet instant. Connor levait les yeux avec un air amusé pour souligner d'avantage cet ineptie « Le Diable... » il pouffait à nouveau avant de prendre de l'avance sur elle.

Ils y étaient enfin dans cette caverne d'Ali Baba tant espérée par la sorcière. Et heureusement pour le garagiste le commerçant qui tenait ce stand là l'avait plutôt à la bonne. Il le saluait chaleureusement, ne manquant pas en remarquant que l'ex-junkie était accompagné de le prendre un peu à part pour tirer au clair cette étrange scène qui se déroulait devant ses yeux « Depuis quand tu ramène une poule de luxe au marché noir Connor ? » le blond haussait les épaules « C'est pour affaire.. » l'autre eu un rire qui en disait long alors que ses yeux détaillaient la plastique de la belle brune « Affaire, hein ? Sûr que tu dois bien les apprécier ces affaires. C'est comme ça que tu les appelles ? » la remarque eu le mérite de faire rire le garagiste mais l'autre enchaînait déjà plus sérieusement « C'est dangereux de ramener ça ici, tu le sais. Et ça ne passera inaperçu. As-tu déjà oublié que certains ont toujours des doutes à ton sujet ? » une moue contrariée plus tard le jeune homme répondait « Oh tu sais elle est plus fauchée moi, que toi et que beaucoup d'autres. Mais... » il baissait d'avantage le ton « C'est dans la tête que ça coince tu vois, elle est un peu.. » il fit un geste avec sa main qui définissait mieux l'état changeant de Cordelia que n'importe quel mot « Sauf que j'ai besoin d'un service de sa part... Les chaussures était sa condition. » voilà comment il s'arrangeait avec la vérité pour retourner les choses à son avantage. Bien sûr il sentait sur lui des regards loin d'être bienveillants, il passait encore aux yeux de quelques uns pour un traître, celui qui avait retourné sa veste au gré des opportunités qu'on lui offrait.
S'excusant auprès du vendeur un instant il s'approchait de la brune, jetant un coup d’œil rapide autour d'eux « J'espère pour toi que pour une fois tu sais ce que tu veux. » il la pressait un peu, plus vite elle aurait ses chaussures plus vites ils y iraient chercher ce dont il avait besoin lui et donc plus rapidement il quitterait l'endroit. « Ton néon attire un peu trop l'attention. » raillait-il en pensant qu'il avait été stupide de l'amener là. « C'est encore le moment de ranger ton dédain... » conseillait-il en songeant à quel point elle pouvait être ingérable...


Dernière édition par Connor J. BlackPearl le Lun 24 Mar - 12:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « the devil wears prada » ㄨ cordelia&connor   Ven 21 Mar - 6:30




Son petit aveu ne sembla pas attiser autre chose que colère chez Connor. Et elle qui pensait que son honnêteté serait gratifiée, quelle naïveté déconcertante de sa part. Il la décrivit comme imbuvable et la qualifia même de ‘brise de fer’, ce qui ne manqua pas d’aller soutirer un rictus railleur à la sorcière. Puis, éventuellement, un simple haussement de sourcil, entre sa nonchalance habituelle et un simple désintérêt pour des adjectifs aussi péjoratifs puissent-ils être. Lorsqu’il leva les yeux au ciel, agacé, et poursuivit en disant qu’elle avait beaucoup trop de défauts, elle fût prise d’un gloussement évident. Au fond, elle appréciait quand le garagiste se lâchait et l’insultait. Dieu sait qu’elle avait suffisamment d’hommes à ses pieds prêt à lui manger dans la main, un peu de répartie dans leur cervelle de moineau ne faisait jamais de mal aux hommes. Ceci dit, en bon égard face à leur relation, elle ne manqua pas de contre-attaquer. « C’est riche de la part de quelqu’un dont la seule qualité est cachée la plus grande partie du temps. » dit-elle, alors que ses yeux qui fixaient les iris verts du garagiste descendirent lascivement vers son bas-ventre, avant qu’ils ne remontent plus rapidement accompagnés cette fois-ci d’un sourire discret, mais toujours aussi vicieux et qui en disait tellement long sur les arrières-pensées de la démone.

L’ex-junkie avait déposé sur la table ces attentes et ces règles, mais il devait bien savoir au fond de lui qu’il n’allait probablement pas obtenir ce qu’il souhaite. Le qualifiant de grincheux parce que tout ce qu’il avait réussi à faire c’était râler, elle était néanmoins consciente qu’elle était la source de ces râles. Ce n’était pas faute de la sorcière de tenter de l’acheter avec un peu de lingerie, mais il ne tomba pas dans le panneau. Non pas qu’elle espérait réellement que cela allait arriver. Tout de même, elle jugea nécessaire de lui rappeler leur petit problème de plomberie – mais il était doué dans le domaine, donc elle ne se faisait pas de soucis. Ahem. Toujours aussi digne de sa personne, l’ex-junkie ajouta une énième remarque misogyne à sa longue liste, mais qui ne manqua pas de soutirer un sourire à la sourcière, qui toujours aussi nonchalante, ne paraissait pas fléchir devant aucun des âcres discours du jeune homme. Au fond, elle préférait réellement laisser toute la paperasse et le boulot au garagiste et s’occuper seulement de ce qui était important : le chiffon et la couture, pour citer les mots d’or du bel apollon. « D’accord. » dit-elle, levant à la fois les sourcils et les épaules, satisfaite et désinvolte, acceptant de délaisser toute la charge de travail à Connor puisqu’il y tenait tant. Puis, elle continua de tracer son chemin de sa démarche de féline, lascive et gracieuse. Tout l’opposé du blondinet qui traînait la patte, ruminant sa colère et probablement ensevelis par le remord d’avoir ramené la sorcière chez lui cette nuit où il l’avait retrouvée dans la rue. Toutefois, il ne tarda pas trop longtemps à rattraper, inquiet par l’imprévisibilité de la situation. Qui mettrait feu à la poudre? Cordelia…ou un de ses marchands? Telle était la question et il ne pouvait probablement pas juger de la réponse pour l'instant. Sentant sa présence derrière elle, la succube paraissait presque satisfaite de cet effet qu’elle avait sur sa personne. Tentant une remarque sur ses accoutrements afin de calmer la tension et espérer obtenir autre chose que des ruminements de sa part, la brunette ne pouvait pas dire qu’elle n’avait pas cherché la réponse que lui offrit l’ex-junkie. « Je suppose que je peux, au moins, me réconforter à l’idée d’être la "bitch" la mieux accoutrée. Pauvre moi, vraiment. » Elle feinta un apitoiement sur les derniers mots de son intervention, sur-joué, démontrant sans détour de ce qu’elle pensait des gens qui s’apitoyaient toujours sur leur pauvre sort. Puis, jouant encore un personnage, elle ajouta que ce n’était pas adorable ce qui ne rata pas d’élargir le beau sourire du jeune homme qui poursuivit sur sa lancée en lui affirmant qu’elle n’avait rien d’adorable. Intérieurement, elle était amusée par la confrontation, mais elle afficha quand même une moue contrariée comme si l’ultime réalité de ne pas être ‘adorable’ à ses yeux était pénible. En soi, la succube n’avait pas réellement à s’apitoyer sur son sort étant donné qu’elle savait pertinemment qu’à défaut d’être adorable, elle était diaboliquement aguicheuse, et que ça avait franchement plus d’incident sur un homme de la carrure de BlackPearl.

Apercevant enfin les réponses à la question du bonheur dans un stand à quelques pas d’elle, la sorcière agrippa sauvagement la chemise du jeune homme. Dans d’autres circonstances, elle le lui aurait arraché, se débarrassant de ce bout de tissu inutile entre sa peau et la sienne, elle se serait enivrée de la chaleur de son corps, de cette simple attirance charnelle entre eux, de ce désir de lui griffer le torse, mais de lui caresser tendrement le visage…mais aujourd’hui, elle désirait ces talons plus qu’elle ne pouvait songer vicieusement au corps nu du jeune homme. Ses yeux rivant sur le périphérique des talons hauts qui s’offraient à elle, elle se permit tout de même de glisser une remarque sur le Diable lui-même. Connor, dans toute la splendeur de son personnage, éclata de rire. Un rire railleur, peut-être même un peu trop forcé pour blesser réellement la sorcière. Au contraire, elle ne pût s’empêcher de lui répondre d’un rictus amusé. Ne manquant jamais à l’appel lorsqu’il était question de glisser une remarque misogyne, le macho dans tout son stéréotype lui accorda une petite moue, alors que ses iris vers qu’elle appréciait tant la fixait scrupuleusement. Ce qu’il était prévisible. La brunette ne pût s’empêcher de rouler les yeux, avant de croiser les bras sous sa poitrine. Honnêtement, elle ne voyait pas l’intérêt de se disputer avec un homme comme Connor, elle préférait jouir de ses qualités et jouer son petit jeu plutôt que d’être vexée par ce qu’il disait. Puis, elle n’accordait que très peu d’importance à ses propos, car elle savait pertinemment qu’il ne les pensait pas la plupart du temps, tout comme elle d’ailleurs. Les sonorités sifflantes du terme ‘succube’ vint caresser voluptueusement ses oreilles, résultant en une certaine réjouissance. Il pouvait la dégrader au rang de succube autant qu’il le souhaitait, Cordelia se complaisait bien à l’idée d’en être une. Un air amusé se traduisit sur les belles lignes du visage de Connor ; un sourire qui s’esquissait furtivement le long de ses lèvres, étirant ses traits reminiscent des Dieux  - ou tout au moins, l’image que l’on se faisait d’eux – et elle pouvait l’entendre glousser à nouveau suite à sa comparaison, laquelle il ne paraissait pas capable d'avaler décidément. À vrai dire, elle aurait souhaité qu’il s’étouffe sur ses gloussements s’il n’avait pas été aussi séduisant. Quelle conasse, cette Mère Nature.  

Connor, aussi vigoureusement pouvait-il contre-attaquer, aussi prestement pouvait-il bomber le torse pour impressionner la galerie, demeurait ce qu’il était : un homme. Comme tous les autres hommes. Dans tout leurs stéréotypes, et surtout, dans toutes leurs faiblesses. Faiblesses qu’elle n’hésiterait pas à exploiter étant donné les derniers comportements du jeune homme. En soi, le blond n’était pas réellement bien dangereux. Un petit chaton, si l’on veut. Un chaton sauvage, en revanche. Et il fallait bien évidemment le dresser et lui apprendre quand miauler et quand fermer sa gueule, mais Cordelia n’avait aucune appréhension, elle savait pertinemment qu’elle saurait rendre la petite bête docile éventuellement. L’enjôleuse s'approcha de lui, pour réduire cette distance entre eux qui offrait un bien trop grand avantage à Connor. Plus maintenant, parce qu’elle savait comment il pouvait faiblir lorsque, vicieusement, elle parcourait cette peau d’un toucher lascif et doucereux. Bien évidemment le bout de tissus recouvrant le corps du garagiste servait d’obstacle entre eux, mais la démone savait s’y prendre. « Une succube, dis-tu? » Premiers mots, fins déclencheurs de son manège ; ses doigts allèrent se placer subrepticement contre son ventre, avant que leur présence ne devienne plus évidente plus ils semblaient esquisser les traits et courbes des muscles du résistant transparaissant à travers ses accoutrements. C’était davantage pour son propre plaisir à elle que pour initier quoique ce soit chez lui. « L’idée me plait bien. » Voilà que ses petits doigts filent comme le ferait les jambes d’une mannequine contre cette peau, torride comme elle l’aimait. Ils rejoignirent le cou du jeune homme qu’elle caressait, tel le sage chaton qu’il était lorsqu’il le voulait bien. « J’ai entendu dire que les succubes punissaient les hommes pour leur trahison. Si j’étais toi, je garderais un œil ouvert la nuit mon chaton. » Dit-elle, stéréotypant des airs d’une bonne amie lui livrant un conseil par altruisme. « Il y a-t-il plus suicidaire qu’un traitre couchant dans le même lit qu’une succube? … Hm, c’en est presque ironique, à vrai dire. » Interrogea-t-elle bien que la réponse du blond ne l’intéressait guère. Ayant suffisamment caressé le cou brûlant du jeune homme, la brunette fit glisser sa main lentement contre la joue de Connor, avant que ses doigts parfumés ne frôlent les lèvres de l’ex-junkie. « Tu ne sais pas à quel point j’adore ces lèvres… » Souffla-t-elle dans un susurre sensuel et aux sonorités intimes, comme une confession inavouée. Les frôlant à niveau, ses iris bruns fixèrent les yeux émeraude de l’ex-flic avant qu’elle ne tronque à nouveau tous airs enjôleurs pour un certain dédain que Connor ne connaissait que trop bien chez la sorcière. « C’est dommage cela dit du nombre de foutaises qu’elles laissent décamper. » Et voilà que toute trace de séduction s’était dissimulée dans les abysses d’un jeu de chat et de souris, ou plutôt de chat et de chienne.

« Alors bouge ton beau petit cul et va raconter des foutaises au commerçant derrière toi… Ou pas. Fais ce que tu veux, mais si j’étais toi, j’essaierai de négocier un peu… » Cracha-t-elle decrescendo, tout en attrapant une paire de talon haut, de teinte noire – sa couleur de prédilection, dont l’indication de la valeur originale du produit était affichée sur une étiquette. Le prix onéreux de la chose devrait le convaincre suffisamment. Connor n’était peut-être pas aussi fauchée qu’elle, mais son portefeuille n’était définitivement pas digne des plus nantis. Il avait au moins l’avantage d’être subtile au près du gouvernement. Il était beaucoup ardu de vider un homme politique de sa fortune sans attirer les regards et les courroux de certains. Mais un homme comme le garagiste, baignant dans une modestie triviale, passait définitivement inaperçu. Oreille attentive, elle prêta tout de même une certaine attention à ce que le jeune homme pouvait bien raconter à son égard au marchand. Non pas que l’opinion de ce piètre individu l’intéressait, mais celle de Connor valait définitivement plus qu’elle ne voudrait l’admettre elle-même et Dieu sait qu’elle se trouvait sotte d’être si pathétique. Le ton du jeune homme chuta, migrant en un murmure dont elle ne pût déchiffrer le sens entièrement de par la distance les séparant. Elle aurait pu laisser échapper un grognement si l’acte-même ne se traduirait pas en une certaine faiblesse. Il quitta enfin les côtés du vendeur pour venir la rejoindre et elle en profita, volontairement bien entendu, pour agripper les biceps saillants du bras gauche de Connor pour se donner un certain équilibre alors qu’elle enfilait une paire de talons qui lui avait tapé dans l’œil. Bien évidemment, elle n’avait pas demandé la permission au vendeur ; cela aurait été faire preuve d’une certaine politesse, et vraisemblablement, de respect et c’était deux qualités auxquelles Cordelia n’était pas familières. « Pour une fois? » pouffa-t-elle, presque vexée. « Crois-moi sucre d’orge, je sais toujours ce que je veux, et par-dessus tout, je sais comment obtenir ce que je veux. » dit-elle en le fixant sans honte alors qu’elle prononçait lentement ses mots, pesant le sens de chacun d’entre eux pour que la cervelle de chaton du garagiste puisse bien les assimiler dans toutes leurs connotations possibles.

Sans plus tarder, il susurra à nouveau de cette humeur railleuse dont il pouvait preuve entre deux grogneries.  Il semblait que le dédain de la sorcière et son fameux néon ne plaisait pas autant à l’ex-junkie que la succube aurait pu l’imaginé. Elle pourrait presqu’en pleurer. Roulant les yeux avec tout le dédain et le mépris du monde à la remarque du bel apollon, elle replaça les talons précédemment enfilés à leur place, avant d’en attraper deux autres paires qu’elle brandit devant les yeux du jeune homme. « Rends-toi utile deux secondes. Tu préfères lesquels? » Interrogea-t-elle d’une impertinence que Connor ne connaissait que trop bien à présent. Devant la réticence et l’impatience du jeune homme, la brunette jugea nécessaire de renchérir, bien qu'elle en profita pour soupirer. « C’est toi après tout qui m’en débarrassera ce soir… » Laissa-t-elle suspendre dans l’atmosphère d’une voix enjôleuse. Ce n’est qu’après qu’il ait fait son choix qu’elle opta pour l’autre option rien que pour l'embêter. Haussant les épaules avec nonchalance, elle se régalait d’être si imbuvable et de d’observer le beau garagiste la tolérer. Le résistant n’était pas au bout de ses peines, cela dit. Non, elle comptait bien lui rendre la vie dure un peu plus. Après tout, comme elle comptait bien répondre à tous ses désirs éventuellement ce soir, il était normal aux yeux de la sorcière de lui en donner pour son argent, sans rentrer dans les connotations douteuses. « Entre toi et moi, j’ai l’impression que ta gueule de traître passe davantage à travers la gorge de certains de tes petits amis que mon ‘néon’. » dit-elle en fronçant légèrement le nez et acquiesçant avec ses propres propos.  Elle retira les talons de ses pieds et sembla décider à les acheter…enfin de laisser Connor les acheter plutôt. Se retournant à nouveau vers le plus beau des résistants, elle s’approcha de lui, levant la tête vers lui – leur grandeur personnelle oblige – ses yeux pétillants de ce mélange entre la fourberie vicieuse et l’espièglerie coquine. « Je me demande d’ailleurs ce qui se passerait si j’attirais l’attention de tous ces gentils hommes sur toi. » La brunette se déplaça légèrement, jetant un coup d’œil derrière l’épaule de Connor pour y apercevoir au loin un homme dont la taille dépassait nettement celle du garagiste, sans oublier la forme. Il était ardu de différencier gras de muscle, mais il était évident qu’il pouvait probablement user de ses poings avec finesse. « Pour être honnête, je prends un malin plaisir rien qu’à t’imaginer te battre pour ta vie. Je serais presque tentée de mettre le feu à la poudre rien que pour accéder à un tel spectacle… » Les yeux rivant toujours sur cet homme bourru qui semblait mépriser le traître, son sourire amusé prit rapidement des tournures malicieuses. Et il croyait qu’elle était imbuvable? Il n’avait encore rien vu.


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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.


Dernière édition par Cordelia N. Hopkins le Lun 7 Avr - 9:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « the devil wears prada » ㄨ cordelia&connor   Jeu 27 Mar - 11:35

L'assurance et la vanité de la vénéneuse séductrice étaient sans bornes, et Connor faisait avec. Il trouvait du plaisir à ne jamais mâcher ses mots à son égard puisque de toute façon elle s'en foutait, elle jouerait les offusquées pendant deux minutes et remettrait son masque de peste nonchalante. C'était en quelques sortes reposant pour le garagiste de ne pas avoir à peser le poids de ses mots dès qu'il s'apprêtait à leurs faire franchir la barrière de ses lèvres, au moins il pouvait être franc voir même bourru elle n'en faisait pas tout un plat. En cela il devait bien reconnaître que Cordelia se démarquait des autres femmes, d'une ne particulier qui épluchait toujours chacun de ses mots pour trouver leurs contraire et lui renvoyer la balle ensuite avec le plus de piquant possible. Certes la sorcière se lançait souvent dans des joutes verbales avec lui mais ça n'avait pas du tout la même saveur, ils jouaient, tiraient des balles à blanc si l'on peut dire.
Le problème c'est qu'à la manière d'une vieille chatte en pleine forme, la brune se montrait très, trop, joueuse. Elle ne mesurait pas l'enjeu de ce que tentait de lui expliquer, ou plutôt imposer, Connor en lui intimant quelques règles à respecter si elle ne voulait pas qu'ils aient des ennuis. Mais dans sa simple attitude il avait rapidement compris combien ses mises en garde avaient été inutiles et il espérait que ça ne soit pas pire que cela, à savoir que ça puisse lui donner l'idée d'en rajouter pour justement créer des problèmes. Ah oui ça c'était parfaitement son genre, allumer une mèche d'explosif et se barrer en courant en riant d'avance de voir comment les gens allaient courir pour s'en sortir. Le garagiste pensait de plus en plus qu'il aurait sans doute mieux fait de se pendre que de finalement l'amener au marché noir...

Autant dire qu'entre deux grincements de dents et de moralisation interne sur son erreur, Connor surveillait Cordelia comme le lait sur le feu. Éviter tout débordement était sa mission principale, ça et puis trouver de quoi réparer ses conneries tout en faisant bien attention qu'elle ne s'enflamme pas trop sur ses achats. Un enfer, voilà ce que ça allait être mais la contre-partie en valait la peine. Quoi qu'il n'était même pas certain de l'obtenir ce foutu retour de bon procédé ! Elle avait fini par le mettre de plus méchante humeur encore qu'en essayant de lui écrabouiller les phalanges, et ce n'était pas rien. En la traitant de bitch il s'était soulagé tout en sachant très bien qu'elle prenait ça comme un compliment, décidément elle avait comme un problème un truc qui ne tourne pas rond ou du moins pas rond au sens où on l'entend basiquement. Le blond devait bien constater que cette petite plaisanterie sur ce « néon » inexistant était on ne peut plus à propos. Cordelia attirait les regards, bien trop au goût de l'ex-junkie qui y voyait là une garantie d'avoir des ennuis, parce que les emmerdements lui collaient à la peau et que la sorcière en était aussi un aimant.
Pas étonnant vu son attitude, elle se comparait au Diable et au moins ça fit rire Connor, vraiment rire. A ce rythme ces fichus talons qu'elle voulait tant ne lui iraient même pas, avec ses chevilles gonflées d'orgueil. Et même en tentant de la faire redescendre de son diabolique piédestal rien y faisait, être une succube la satisfaisait mais en soi ce n'était pas réellement une surprise. Le garagiste avait peut-être manqué d'inventivité sur ce coup là. Et il n'en fallait pas plus à la brune pour s'essayer à une prise d'ascendant sur lui, ses mains vicieuses à la rescousse voilà qu'à nouveau elle instaurait une proximité qui ne disait rien qui vaille à l'ancien drogué. Son manège arrachait une mine contrariée à Connor dont l'idée était de ne pas traîner de trop ici et donc n'appréciait pas qu'elle leur fassent perdre du temps. En fait il l'avait surtout mauvaise qu'elle tourne si facilement les choses à son avantage. Pourquoi fallait-il toujours qu'elle le caresse ainsi ? Et surtout pourquoi est-ce que ça devait lui faire tant d'effet.. ? Il aurait bien aimé être totalement asexué à cet instant, cela lui aurait éviter le bal de sensations qui s'associait au contact de la peau de cette empêcheuse de tourner en rond avec la sienne. Elle l'envoûtait en quelque sorte, le cajolant dans son ton mielleux avant de reprendre de la distance avec son dédain habituel, chose pour laquelle il l'aurait presque remercié. Presque il ne faut pas pousser non plus.

Il s'en voulait de ne pas avoir répliquer, de ne pas l'avoir envoyé balader mais une esclandre aurait été mal venu et Satan seul sait de quoi elle aurait été capable pour se venger de son affront. Hum tout ça ne lui convenait absolument pas, Cordelia prenait le leadership et ça c'était tout bonnement hors de question. Elle se payait en plus le luxe de s'avérer plutôt vindicative à son égard, lui ordonnant d'aller bavasser avec le commerçant, ce qui de toute façon était prévue. Le garagiste y allait de sa petite vengeance en la faisant passé pour une fille mentalement fragile, bipolaire serait le mot adéquate. Il aurait bien eu tout une réserve de termes d'autant moins flatteur pour dresser le portrait de l'insupportable individu qu'elle pouvait être, mais grossir trop le trait aurait pu être délétère pour sa propre image. Là c'était plutôt valorisant, le commerçant pensait qu'il faisait dans le social en aidant la pauvre fille qu'elle était et finalement il n'était pas si loin du compte. Cependant sa patience avait des limites et dans cette nouvelle charge vers la sorcière il pouvait reprendre le dessus. Tout ce que Connor voulait c'était qu'elle se bouge un peu plus rapidement que ça pour choisir ses chaussures, le petit caprice avait déjà bien assez duré à son goût. Impassible elle répliquait de toute sa superbe qu'elle savait parfaitement ce qu'elle voulait, le tout en essayant justement une des paires de talons qu'elle avait repéré. « Faux. Tes désirs sont flous et impliquent toujours un choix qui font ensuite de toi une femme on ne peut plus banale dans son indécision. » lui aussi avait appuyé chaque mots histoire qu'elle se mette bien en tête qu'il n'allait pas la laisser prendre d'avantage de terrain.
Et puis il y avait un autre problème on ne peut plus important que leur petite bataille insidieuse, l'ex-junkie sentait les regards sur eux, sur lui. Cela était peut-être un peu le fruit de sa paranoïa, mais avec ce que le commerçant lui avait dit ses craintes que Cordelia ne soit une étincelle dans la poudrière ne faisait que croître. Et la succube le défiait d'avantage en prenant deux nouvelles paires de chaussures qu'elle lui mit sous le nez en lui demandant son avis. Mais qu'en avait-il à foutre au juste ? Elles se ressemblaient, n'était-ce pas les mêmes d'ailleurs ? Un nouveau soupire d'exaspération lui échappait alors que la brune rajoutait qu'il était celui qui l'en débarrasserait, à ce rythme c'est d'elle dont il allait se débarrasser ! Ses nerfs ne s'en porteraient que mieux. Son regard passa d'une paire à l'autre et il désigna la première d'un geste de la tête, pas parce qu'il les préférait mais parce qu'il fallait se dépêcher. Prévisible la sorcière prit l'autre paire pensant sans doute qu'il serait contrarié mais dommage pour elle il s'en foutait éperdument. Donc maintenant ils allaient pouvoir payer, enfin lui surtout et s'en aller avant que des détracteurs du garagiste ne profite de l'opportunité pour faire des problèmes. Nouvelle grimace en entendant l'emmerdeuse notoire en rajouter une couche, elle ne pouvait pas se taire deux minutes d'affilées ? A croire que son code génétique ne comprenait pas la fonction silence. « Ma gueule de traître, t'emmerde de un et de deux tu n'arranges rien à l'affaire crois moi. » c'était étrange d'ailleurs, elle ne devait pas franchement être très connue ici, à moins que ce détail ne lui soit totalement inconnu. Mais il était vrai que sa façon de s'habiller et son comportement laissaient aisément penser que ses lieux de prédilections devaient plutôt être dans les quartiers chics de la ville qu'ici au marché noir. Un opportuniste qui en aide une autre, en somme c'était à cela que leur duo ressemblait aux yeux des gens dont la vie se faisaient ici la plupart du temps.

Connor se pensait bientôt tranquille, il ne lui restait qu'à allonger la monnaie et sortir d'ici en se promettant de ne plus jamais amener la belle plante en ces lieux. Mais c'était justement sans compter sur la passion malsaine de la brune pour la provocation. Non elle n'allait pas être une salope à ce point ? Le regard du garagiste changeait alors que chacun de ses mots l'inquiétaient tant elle semblait sérieuse sous cet air joueur. Il notait qu'elle regardait derrière lui et tournait la tête pour voir la carrure imposante d'un homme qui, il le savait pour en avoir déjà fait les frais, ne le portait pas vraiment en estime. Un ancien résistant milles fois plus bourru que lui et surtout doté d'une manière grise trop délavée pour fonctionner correctement... Un bras armé sans état d'âme mais un raisonnement des plus binaire qui ne facilitait pas l'argumentation dès lors qu'il était convaincu d'une chose. Il se trouvait que l'homme gras qui l'avait clairement reconnu avait perdu un fils au profit de la drogue, Connor le savait pour avoir fréquenté les même dealer que lui à New York. Arrivé à la Nouvelle Orléans lui avait peu à peu réussi à se sevrer dans une douleur intense mais sa volonté avait cette fois été la plus forte, le gamin n'avait pas cette force et avec un père comme le sien ce n'était pas étonnant. La rue était sa meilleure alliée ainsi qu'un groupe de junkies avec qui il se défonce à longueur de journée...
Certain que le bonhomme avait du voir cette pourriture d'émission télévisée que le Gouvernement avait savamment mijoté, le garagiste comprenait d'où pouvait venir les griefs du type. Attrapant la paire de talons des mains de Cordelia le blond s'avançait vers le vendeur, lui tendant une liasse de quelques billets. L'autre lui rendit deux billets que Connor rangeait rapidement dans sa poche avant d'adresser un regard noir à la brune « Putain mais arrête de le regarder comme ça ! Ramène ton cul on se casse. » à quoi pensait-elle au juste en voulant ainsi lui attirer des ennuis ? Son instinct de survie lui jouait soudainement des tours ou quoi ? Le blond était dépassé par tant de débilité de la part de la part de la sorcière, ça ne lui ressemblait pourtant pas. Lui attrapant fermement le bras il l'entraînait avec lui « Tu sais que s'il m'arrive un truc tu vas te retrouver à la rue, n'est-ce pas ? » la poussant dans un recoin à l'abri des regards il plantaient ses iris vertes dans les siennes plus sombres, il n'y avait plus une trace d'amusement dans son regard mais une vraie colère « Ça t'amuse ? Tu jubiles ? » lâchait-il plein d'amertume. Elle voulait le voir se battre pour sa vie, c'était ses mots et il les avait en travers de la gorge « T'as envie que je me fasse buter et profiter du peu que j'ai ? Ça t'excite par avance de penser que je vais me faire cogner ? » il serrait le poing et les mâchoires se retenant de tout excès de violence et expirait bruyamment « Ne me demande plus rien, demain tu dégages de chez moi. » elle avait réussi son coup désormais il avait les nerfs à vif « Je vais pas te laisser ruiner le peu que j'ai réussi à reconstruire tout ça parce que ça t'amuse. T'es vraiment pire que dérangée et... » il n'eut pas le temps de finir qu'il sentait une prise sur son épaule droite et une force puissante l'attirer en arrière.

Son dos venait de heurté le mur d'en face du petit couloir où il avait entraîné la sorcière, il eu le souffle coupé par l'impact. Ses yeux se posèrent sur l'homme imposant qui lui faisait face en ne voilant nullement sa colère. « Ah Buck quelle surprise... » grimaçait-il en reprenant son souffle « Tu fais du shopping aussi ? » les grosses mains du bedonnant personnage ses posèrent sur les épaules du garagiste et le secouèrent « Arrêtes de te foutre de ma gueule Blackpearl ! Tu viens gâter ta poule de luxe... un petit sourire étirait les lèvres de Connor et il corrigeait « Dinde, c'est une dinde. » ... et étalé ton fric aux yeux de tous c'est ça hein ? » son fric ? Quel fric ? Le blond fronçait les sourcils priant pour qu'il arrête de le secouer car il allait finir par vomir. La secousse se stoppait mais il lui broyait les épaules « C'est des conneries... » pas le temps d'en placer une véritables mais l'autre se mettait à gueuler « Ça te plaît de les aider à se détruire ? T'aimes ça ? Tu veux qu'ils deviennent des épaves comme tu l'étais pendant que toi tu gagnes du fric sur leurs dos ? » donc c'était bien ce qu'il avait pré-sentit, cette histoire de drogue n'avait pas du tout redoré son image « Je vends quedal, je touche plus à ça ! » mais les images était contre lui. Avec force il repoussait son agresseur réussissant à se dégager de sa prise « Je suis pas responsable des malheurs du monde ! Surtout pas de ceux de ton gamin ! » ras le bol qu'on essaye de lui faire porter le chapeau à tout va pour tout et n'importe quoi. Et il n'allait surtout pas endossé la faute concernant son fils à lui. Car la réponse se trouvait plutôt dans le fait que le jeune homme homosexuel, ne trouvait aucun moyen d'être lui même devant ce père qui ne tolérait pas ce qu'il qualifiait d'une dérive, d'une maladie. Triste histoire de manque de tolérance, l'ex-junkie n'y était pour rien...
Le poing rageur de type le frôlait alors qu'il avait juste eu le temps d'esquiver de justesse. L'autre perdant quelque peu l'équilibre Connor en profitait pour le pousser afin d'aider à ce qu'il chute pour de bon, de quoi lui donner le temps de se barre ce qu'il fit sans même se soucier de Cordelia. Il avait totalement occulté la brune pendant cette brève altercation et son seul but désormais était de quitter le marché noir, avec ou sans elle il s'en foutait totalement. C'était sa faute après tout et en plus de ça il n'allait même pas pouvoir aller acheter de quoi réparer la tuyauterie abîmée et encore moins bénéficier de sa part de l'arrangement qu'ils avaient tous deux passé. Elle c'était vraiment bien débrouillée sur ce coup là il devait le reconnaître. Marchant à grandes enjambées en se faufilant au milieu des gens en tentant de faire, autant que possible, profil bas il regagnait bientôt la sortie. Plus agacé que jamais il pestait contre cette pétasse brune sans qui tout cela ne serait pas arrivé, mais il pestait tout autant contre lui pour avoir été assez stupide de croire une seule seconde qu'elle allait se tenir à carreau. Pourquoi est-ce qu'il était si con déjà au juste ? Ah oui parce qu'il avait des couilles et un pénis bien trop réceptifs aux charmes de cette démoniaque séductrice. Connor s'en voulait et tempêtait intérieurement, cela ne l'empêchait cependant pas de se demander où est-ce qu'elle pouvait bien être à cet instant alors que lui s'approchait de la sortie. Et pourquoi est-ce qu'il s'en souciait ? Non il ne s'inquiétait pas, elle s'en sortirait de toute façon. Le simple fait de penser à cela suffisait à l'agacer encore d'avantage. « Putain mais elle va me tuer cette conne ! » gueulait-il alors que quelques personnes le regardaient avec des yeux ronds « Bah quoi ? C'est ce que font les femmes non ? Elles vous tuent... Leurs caprices, leurs...Aaah ! » il pestait tout seul.
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MessageSujet: Re: « the devil wears prada » ㄨ cordelia&connor   Sam 29 Mar - 10:18




Macho jusqu’à la moelle, Connor ne manquait jamais de sortir une remarque pour descendre Cordelia sur son statut de femme. Ne vous méprenez pas, la brunette trouvait que ça avait son charme. C’est ce qui faisait de Connor ce qu’il était, Cordelia ne voudrait surtout pas qu’il cesse avec ces vannes pourries. La démone ne souhaitant pas lui foutre la paix immédiatement, elle fût tentée par un petit manège pour l’embêter, mais malheureusement ce fût plus un échec qu’autre chose. Heureusement pour elle, elle avait d’autres idées en tête. « Quelle vulgarité… Brève pause, le temps de prétendre une courte réflexion. J’aime bien. » Et d’aussitôt, un sourire malicieux s’esquissa sur ces magnifiques lippes rosées. Le résistant avait toujours eu un sale caractère, voire même un langage familier et médiocre, mais encore une fois, c’est ce qui faisait son charme. Cette nature de cochon, si l’on veut. D’ailleurs, il n’était qu’à quelques pas de l’animal, ruminements compris. Ceci dit, la brunette décida de se taire. Il fallait avouer que Connor ne lui avait pas laissé grand-chose à mâcher avec une telle réplique. Encore, s’il avait eu la grossièreté d’utiliser quelque chose dans les eaux de « va te faire foutre », peut-être aurait-elle pu rebondir sur le dernier comme elle le faisait si bien en temps normal, mais cette fois-ci, il semblerait que ça lui était impossible. En revanche, il était toujours possible de le provoquer lui, mais aussi de provoquer une de ses connaissances, peu importe qui elle était. Ça n’avait pas d’importance, pas aux yeux de Cordelia tout au moins. La brunette avait clairement décerné un certain mépris dans les yeux du gros bourru et c’est tout ce dont elle avait besoin de savoir pour être certaine qu’il était le candidat idéal. Le blond ne paraissait pas trop apprécié le petit jeu de la sorcière. Sans surprise, à vrai dire. La succube était accoutumée à présent aux tendances et petits goûts du garagiste. Les seuls fois où il avait apprécié les petits jeux de la sorcière, c’était au lit et quand ça avait pour but de lui plaire. Étrangement, quand il était question de jouer à quelque chose plus dangereux, Monsieur se désistait comme une petite fillette. Peut-être devrait-elle vérifier s’il avait encore ses couilles? Après tout, elles étaient unes de ses rares fiertés. « Comment exactement? Je le regarde comme je ne regarderais n’importe qui. » Dit-elle, désinvolte et nonchalante, mais pourtant, elle disait bien la vérité. Elle avait deux regards, le provocateur, celui qui défie et possède une certaine insolence. Puis, le deuxième, le blasé, celui plein de mépris, un regard qui ne vous fixe que quelques secondes à peine tellement vous êtes sans intérêts à ses yeux. Il se trouvait que le paquet de muscle qu’était ce cher inconnu était un petit chanceux et qu’il avait eu le droit au premier regard. Rien de plus, rien de moins. Mais Cordelia était habituée aux hypertrophies de l’ex-junkie qui, sans cesse, faisait tout un plat sur absolument rien. La demoiselle se demandait parfois comment il pouvait trouver autant d’énergie pour piquer ses crises comme il le faisait si bien.

Une poignée forte, masculine, virile, peut-être même violente, bref tout ce qu’elle aimait chez un homme. Le voir la prendre si fermement par le bras lui donnait presqu’envie de l’embrasser. Pourtant, ce n’était pas forcément l’envie qui manquait à la sorcière, mais en grande joueuse, elle ne trouvait tout simplement pas le moment adéquat. Et non, ce n’était pas parce que le jeune homme était soudainement pris d’une colère indémontable, ou bien parce qu’il était contrarié des provocations de la sorcière. Non, à vrai dire, ça, elle n’en avait rien à foutre, comme bien d’autres choses vraisemblablement. Non ce n’était tout simplement pas le bon moment. C’est le pressentiment qu’elle avait. Le feeling. Et parfois, même pour une calculatrice et une manipulatrice comme elle, le feeling, c’est ce qu’il y avait de plus essentiel. Malheureusement, ce petit ravissement ne dura pas bien longtemps puisque la voix rauque du garagiste la sortit de ses pensées alors qu’il avait le culot de sous-entendre que sans lui, elle n’était rien et qu’elle se retrouverait à la rue. Était-il si naïf ou la détestait-il au point qu’il ne pouvait tout simplement pas s’imaginer qu’un autre sombre idiot la prendrait dans ses appartements? Croyait-il vraiment qu’il était le seul qu’elle pouvait séduire à faire? La seule différence entre Connor et les autres idiots, c’était que l’attirance et la séduction avait au moins le mérite d’être réciproque, équivalente. Mais en aucun cas éprouverait-elle de la difficulté à faire tourner un autre imbécile autour de son petit doigt. Elle éclata donc de rire, avant de reprendre des airs plus blasés, allant même jusqu’à toiser le garagiste. « T’es pas sérieux, quand même? Mais t’es imbécile comme ça de nature ou t’essaies de flatter ton égo là? » Imbécile? Peut-être. Terriblement en colère? Certainement. Il la poussa dans un coin, à l’abri de tout le monde. Une moue contrariée s’empara du visage de la succube, alors qu’un long soupir s’exalta de sa gorge jusqu’au bout de ses lèvres sensuelles. Ce qu’elle en avait marre d’être bousculée de la sorte comme ça, surtout sans motifs relativement enthousiasmants derrière. « Je suis fébrile rien qu’à y penser. Ça t’embête? » Pesta-t-elle sans le moindre souci pour les pauvres sentiments du beau blond. Et pourtant, il ne s’arrêta pas. Non, car ce n’était pas le genre de Connor de s’arrêter en pleine crise. Exaspération, voilà ce qu’elle ressentait. Autant elle pouvait le trouver le mignon à ruminer contre ses caprices, autant cette crise la dépassait et lui donnait envie de le frapper là tout de suite sur place. « Mademoiselle BlackPearl, à jamais une dramaqueen. » lâcha-t-elle, blasée de cette conversation. Une petite lueur d’espièglerie se trouvait peut-être dans son regard chocolaté, probablement parce que le voir serrer la mâchoire, les poings et accessoirement, les muscles, n’offrait pas exactement le pire des périphériques. Dommage qu’il n’existait pas de sorts pour ne faire de lui qu’un esclave sexuel, avec une certaine volonté, mais pas trop. Qui saurait sa place dans tout ça. Car clairement, Connor ne la connaissait pas.

Pourtant, il trouva les bons mots pour sortir la sorcière de sa nonchalance. Elle l’admettra peut-être jamais à haute voix, mais elle ne le pensait pas réellement capable de l’entendre dire qu’il la mettait dehors. Il y avait toujours eu ces menaces, mais elles n’avaient jamais été sérieuses. Et l’immédiateté de la chose était ce qui était le plus choquant. Cordelia ravala sa salive avant de déglutir. Les bras croisés sous sa poitrine, elle se contenta de rouler les yeux à nouveau, préférant penser qu’elle arriverait à le convaincre de la garder chez lui tôt ou tard. D’ailleurs, elle s’exprima avec bien trop de réjouissance lorsque bon cher Buck attrapa Connor et le stoppa net dans ses interminables complaintes et chialeries. « Dieu merci. » Aussitôt, elle déposa quelques doigts contre sa tempe. Toutes ses lamentations lui avaient presque donné un mal de tête, et quelques frottements suffirent pour l’apaiser. Et comme d’habitude, la sorcière obtint ce qu’elle désirait. Enfin, si l’on veut. On ne pouvait pas réellement blâmer le pauvre Buck ; il avait respecté son rôle dans ce petit jeu à la lettre. Il avait même excellé à vrai dire, et son timing avait été plutôt adéquat aux yeux de la brunette. De l’autre côté, l’ex-junkie avait été une vraie déception. Bien entendu, le voir la qualifier de dinde lui avait soutiré un sourire, comme toujours quand Connor se donnait corps et âme pour la descendre avec ses vannes à deux balles, mais même ça ce n’était pas suffisant pour camoufler le détachement total qu’elle avait ressenti à la vue de cette joute qui n’avait duré qu’à peine deux minutes. Elle pouvait toujours compter sur le bon vieux Connor cela dit pour fuir, les pieds à son cou. Un autre point commun entre eux. Elle ne pouvait pas vraiment lui en vouloir, elle l’aurait fait pareil, peut-être même qu’elle l’aurait fait plus tôt. C’est donc avec un certain gloussement qu’elle le regardait prendre la fuite, et avec une certaine discrétion qu’elle tenta de filer à son tour en toute finesse. Rien à faire, Buck avait décidément les oreilles aussi grosses que les bras. « Peut-être que je si défigurais la petite trainée de BlackPearl, ça lui enverrait un message, hein qu’est-ce que tu en penses poulette? » La sorcière roula les yeux. Quelle surprise, une énième personne qui voulait sa mort. Le jour où quelqu’un avouerait vouloir la protéger, elle partirait probablement en courant, vous savez, la peur de l’inconnu, tout ça. La brunette ne tarda donc pas à hausser les épaules. « Honnêtement, je crois qu’il en aurait rien à foutre. » C’est vrai, peut-être une légère amertume, perdre un aussi bon coup, c’est toujours tragique, mais il s’en remettrait. « En revanche, mon canard, si tu étais soudainement pris d’un élan d’inspiration, je pourrais toujours te donner son adresse. » Elle s’approcha de lui, provocatrice. « Tu sais, lui faire une petite surprise, le surprendre quand il s’y attend le moins. » Il sembla plus frustré qu’autre chose. « Je ne suis pas ton canard. Tes minauderies et tes airs de grosse pétasse en chaleur, ça marche peut-être avec une lope comme BlackPearl, mais pas avec moi. » Cordelia haussa un sourcil ; elle ne comprenait pas réellement l’intérêt pour des gens comme Buck d’exister. Tellement sans utilité quelconque si ce n’est de gaspiller un air précieux. Avec ce certain dédain pour lequel on la connaissait, elle ajouta : « Charmant, mon canard. » « Ferme ta gueule. Tu crois que c’est parce que t’es une ‘Beau cul belle gueule’ des hauts quartiers que j’oserais pas écraser ton petit nez avec mon poing? Allez, craches le morceau. » Elle plissa les  yeux. Le pauvre, il n’avait pas l’avantage de certains de connaître la sorcière. Il ne savait décidément pas à quoi s’attendre. Et puis, clairement, il lui manquait quelques neurones au pauvre mec. Fronçant le nez, elle s’approcha du bon vieux bonhomme, toujours aussi d’humeur à le défier. « Regardes autour de toi, on est dans un marché noir. Causons fric, veux-tu? » Il fit pris d’un gloussement qui soutira à la sorcière une moue surprise. Elle ne le savait pas capable de rire. « Tu es exactement comme l’autre enfoiré en fait. » Un sourire malicieux s’esquissa sur les lèvres de Cordelia qui elle-même comprenait de plus en plus qu’elle n’était pas bien différente de Connor. « J’ai ouï-dire que je suis plus jolie que lui, mais ne lui dis surtout pas, il est fragile et il prend mal les reproches. » Pas de réponse, si ce n’est un visage stoïque et décidément pas amusé par l’humour de la succube. Pas de bol. Il finit par sortir une liasse de billet qu’il tendit vers la sorcière, avant de la reprendre. « L’adresse? » Penchant la tête, la brunette observa la liasse de billets, réfléchissant aux possibilités qui s’offraient à elle et elle prendrait la plus judicieuse, comme d’habitude. Au bout de quelques secondes à peine, tout était clair pour l’illusionniste qui n’eût besoin que d’un simple regard dans les yeux de son interlocuteur pour le piéger dans une illusion de souffrance interminable. Connor avait bien fait de l’amener dans recoin à l’abri des regards des autres, tout compte fait. L’opportuniste piqua ainsi la liasse des mains de ce pauvre imbécile et regardant son corps longeant le sol, un sourire vicieux pendu au visage, elle ajouta d’un timbre de voix ingénu : « Crois-moi, Ducky Bucky, ça me fait plus mal à moi qu’à toi. » Bien évidemment, elle n’en avait rien à foutre.

Fric en main, elle fit claquer ses talons aux bons endroits à travers le marché noir pour trouver le marchand en question qu’elle cherchait. Ne vous méprenez pas, elle ne connaissait personne ici. Tout au moins, elle n’en avait pas conscience. Ceci dit, elle savait bien qu’elle pourrait trouver quelqu’un en possession de ce qu’elle désirait : de quoi fixer la tuyauterie. Puis comme elle venait tout juste de piquer le fric de quelqu’un d’autre, dépenser pour faire plaisir à l’autre idiot ne la dérangeait pas trop. Ultimement, elle n’aurait jamais dépensé un sou à elle pour Connor, malgré tout ce qu’il avait fait pour elle, mais comme ce n’était pas son argent, elle en avait très peu à cirer. Tuyauterie achetée, elle quitta les lieux, lentement et avec cette nonchalance habituelle, bien qu’elle ne savait pas réellement où elle allait. Mais ça n’avait jamais été un problème. Un pied devant l’autre, le bruit de ses talons claquant contre le sol, c’était le film de sa vie et elle s’apprêtait à rejoindre un des figurants, aussi chiant pouvait-il être. Elle fût presque surprise de le voir non pas très loin de la sortie. Honnêtement, elle ne pensait pas qu’il aurait attendu après elle. « Regardez qui voilà. Connor BlackPearl, en bon petit chien qui attend sa maitresse. » dit-elle en gloussant. Comme d’habitude, il ne semblait pas d’humeur. Et comme d’habitude, c’était à elle de s’arranger pour que cette atmosphère putride ne transforme pas leur complicité en haine. Parfois, elle se disait qu’elle faisait bien trop d’efforts pour lui, mais elle supposait que la réciproque pouvait aussi se confirmer. « Je ne viens pas les mains vides. J’ai un petit cadeau en guise de paix. » Dit-elle en lançant le morceau à la figure du beau blond ; elle n’avait aucun doute en ses réflexes, elle savait qu’il l’attraperait avant qu’il ne heurte son visage. Cordelia, les billets toujours dans l’une de ses mains, les agrippa à deux mains, puis commença à les compter, n’ayant pas pris la peine de vérifier combien elle avait réussi à piquer au cher Buck. Elle s’ennuyait presque de lui. Une fois les billets comptés, elle plia la liasse puis l’inséra à l’intérieur de son soutif, haussant un sourcil alors que ses iris sombres croisèrent le regard émeraude du beau garagiste. « Tu boudes toujours? Tu es courant que c’est un truc de gonzesse, n'est-ce pas? » Dit-elle, sincèrement. Pour un macho, il avait tendance à se comporter comme la femme entre eux, parfois. « Pour quelqu’un qui est si fier d’avoir des couilles, tu n’étais pas très impressionnant aujourd’hui. Mais tu sais ce qu’on dit, il y a que les femmes pour accomplir les choses comme il se doit dans ce bas monde. » Elle fixa le morceau de tuyauterie qu’elle lui avait si gentiment offert, et un sourire satisfait alla même se loger sur ses lèvres avant qu’elle ne souffle : « De rien. » Ah, ce qu’elle pouvait être fière celle-là parfois. Mais elle n’en avait pas fini avec lui, il y avait décidément encore du boulot à faire côté manipulation, et surtout, séduction. S’approchant de lui telle la féline qu’elle était, elle plaça ses bras autour de son cou puis lui susurra d’un timbre mielleux. « Tu peux continuer de jouer les victimes et m’aider à faire mes valises, ou bien tu peux me présenter ton fameux compère dur en affaire question que je respecte ma part du marché. » Cordelia approcha alors son visage du sien, ses lèvres ne faisant qu’effleurer celles du beau blond. « Le choix est le tien... chaton. » Parce que ce qu’elle aimait plus que le beau petit cul à cet enfoiré, c’était de le surnommer ‘chaton’.


_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.


Dernière édition par Cordelia N. Hopkins le Lun 7 Avr - 9:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « the devil wears prada » ㄨ cordelia&connor   Lun 31 Mar - 14:39

Connor avait besoin de beaucoup de choses mais pas de Cordelia s'amusant à lui attirer des ennuis, du moins plus qu'il n'en ai déjà insidieusement de part son statut de résistant-traître-opportuniste qu'on lui avait placardé sur le front sans se soucier de ce qui l'avait conduit à cela. Mais l'ex-junkie avait progressé sur ce point et cessé de se placer en victime, à présent il souhaitait aller de l'avant et peu importe ce que cela implique, que ses détracteurs aillent tout simplement se faire foutre ça ne l'empêcherait pas de dormir. La sorcière elle en revanche le tenait souvent éveillé, pas pour les mêmes raisons et il préférait étonnement les insomnies crapuleuse de l'impétueuse brune que les tracas insoluble de sa condition d'homme évoluant dans un monde de toute façon bancal. Cependant elle avait perdu des points avec son caprice, bien que cela ne fût pas une nouveauté en soi, et surtout avec cette manière de l'emmerder gratuitement. Les piques, les joutes diverses, ça il pouvait encaisser mais qu'elle cause sa perte alors ça non. Il avait déjà donné et l'expérience ne lui avait absolument pas plu.
Un regard appuyé avait suffit à mettre le feu aux poudres et ça n'était guère étonnant vu le potentiel inflammable de Cordelia Hopkins, une allumette dans une poudrière, la catastrophe assurée et ça le garagiste l'avait su dès le départ. Pourtant malgré quelques bougonnements il s'était décidé à accéder à la futile requête de la belle plante, espérant une contre-partie bien entendu, dans un effort qu'elle aurait au moins pu avoir l'élégance de souligner. Sauf que l'élégance de la sorcière ne se manifestait que par son style vestimentaire... Heureusement que son apparence n'était pas à l'image de son caractère et de son attitude, sinon Dieu sait combien elle serait repoussante. Là résidait toute la magie de la manipulation et des faux-semblants, son enveloppe charnelle lui rendait tout plus facile et elle excellait dans tout ce qu'elle faisait de plus déplaisant.

Anticipant le courroux de son costaud détracteur, Connor avait déversé une partie de sa colère sur son insupportable acolyte improvisé. Entre rire et mine faussement vexée elle ne prenait pas un seul de ses mots au sérieux, là était tout son tort. Il parlait sous le coup de la colère, elle accrochait chaque réplique pour la retourner à son avantage. Une manipulation de bonne femme, dire noir quand il prononçait blanc et vis versa. Bien sûr qu'elle irait squatter ailleurs s'il la foutait dehors, il n'empêche que pendant au moins quelques heures elle serait dans la merde et donc plus vulnérable que bien planqué chez le garagiste. Mais ça Cordelia ne lui en ferait pas cadeau, d'ailleurs il ne s'attendait pas à ce qu'elle lui cède quoi que se soit en avouant qu'il avait un peu raison, sauf qu'au fond de lui il savait pertinemment que c'était le cas.
Elle se moquait sans vergogne de son discours, de son attitude entière. Mais la raillerie n'avait pas d'impact, il était bien trop remonté pour y prêter une quelconque attention. Elle pouvait toujours jouer les femmes fortes qui n'ont besoin de personne, la brune avait été bien contente qu'il sauve son joli cul lorsqu'il l'avait retrouvé « C'est ça fais ton numéro habituel ! » avait-il simplement lâché. Le petit jeu avait sans doute trop duré et il la mettait en garde, son amusement de manipulatrice dérangée ne mettrait pas en péril le peu qu'il avait réussi à reconstruire. Car s'il avait du mal à totalement se détacher de Roxanne pour des raisons sentimentales qui le dépassaient totalement, il n'aurait aucune difficulté à virer ce qui ne relevait que du fantasme surtout si elle devenait un danger pour son plan et pour lui. Mais ça le garagiste n'eut pas franchement le temps de lui en faire part puisque l'autre abruti venait de lui tomber dessus. Fort heureusement, avec son habileté à se sortir des situations inconfortables Connor avait réussi à prendre la poudre d'escampette rapidement et cela sans se soucier une seconde de la sorcière.

Une fois arrivée à la sortie la tension était redescendue. A la place le garagiste se morigénait d'avoir été si con, peut-être même prétentieux d'avoir cru pouvoir raisonner un seul instant cette emmerdeuse de Cordelia. Trois caresses, deux images bien insinuées dans son esprit et voilà qu'il cédait en pensant que les choses pouvaient peut-être bien se passer. Mais le pire dans tout cela c'est qu'il ne comprenait pas les motivations de la sorcière, ce qui l'amenait à agir ainsi avec lui alors que son intérêt direct n'allait pas franchement en ce sens. C'était ça le pire, l'incompréhension et donc l'absence de toute possibilité d'anticiper toutes nouvelles frasques de la séductrice. Et là, libérée dans cet espace plein de bien trop de possibilités de lui nuire. Qui sait ce qu'elle pouvait déjà être en train de baver sur son compte, peut-être même le vendait-elle à des types lui voulant tout sauf du bien. Le garagiste réfléchissait à un plan, fallait-il seulement qu'il en élabore un ? Le mieux ne serait-il pas de simplement partir au lieu de tourner comme un lion en cage si proche de la sortie ? Des idées lui venaient, pas forcément exploitables et la solution apparaissant le plus souvent comme celle à adopter était de simplement se barrer, les retombées de son erreur il les verraient de toute façon bien assez tôt.
Connor en était là de ses réflexions quand il entendit le timbre de voix bien connu de son encombrante squatteuse. Un air blasé sur le visage il répliquait « Ne te donne pas tant d'importance. » il ne l'avait pas attendu il avait trop longtemps hésité sur la conduite à tenir nuance. Cette histoire de cadeau ne disait rien qui vaille au garagiste mais il fût plutôt agréablement surpris quand elle lui lançait la pièce de plomberie qu'il lui faudrait pour réparer ce qu'elle avait cassé. « Je serais presque tenté de te laisser la réparation de cette tuyauterie. Mais tu risquerais sans doute d'empirer les choses... Et une clé à molette dans tes mains c'est du danger potentiel. ». Malgré la soudaineté du geste le garagiste avait rattraper la pièce et observé ce cadeau, un peu empoisonné. Mais son regard se posait aussi vite sur la liasse de billets que Cordelia rangeait dans son décolleté, il arquait un sourcil avec une moue de mécontentement « C'est quoi tout ça ? Tu te fous de ma gueule ? Depuis le début t'avais le fric pour venir acheter tes putains d'échasses et tu m'as fait me déplacer pour rien ? » réfléchissant un instant il ouvrit la bouche avant de la refermer, sa mine devenait suspicieuse « Euh... Attends une minute. T'as piqué ce fric ? » il écarquillait les yeux en comprenant « Pas à Buck au moins ? » une raison de plus pour qu'il veuille leurs tordre le cou à tous les deux, une !

Est-ce qu'il boudait ? Non, il était en pleine réflexion sur son compte à elle et sur pas mal d'autres trucs inhérents à ses conneries. Il levait les yeux avant de répondre « Non je ne boude pas non. Tu peux la fermer cinq minutes ? » il fit un petit sourire en coin « J'ai juste envie d'un peu de silence. » une denrée rare en la présence de Cordelia, très rare. Mais non c'était définitivement trop lui demander et elle continuait de bavasser en tentant au passage érafler l'égo du garagiste. « C'est bon t'as fini ton discours pseudo féministe à la con ? » il la regardait avec un petit air malicieux « Tu croyais pas que j'allais me donner en spectacle juste pour ton plaisir, non ? » si c'était ça la motivation de sa provocation alors c'était faible, très faible et réellement puérile. Enfin ça elle l'avait démontré à plusieurs reprises, combien elle pouvait se conduire comme une gamine pourrie gâtée.
De rien ? Comment ça de rien ? Ah... Sa BA du jour... Elle voulait une médaille peut-être ? Le regard du garagiste passait de Cordelia à la pièce pour revenir sur la brune « Bah t'as fait que ton devoir. » il affichait un sourire satisfait, elle n'était pas la seule à pouvoir se donner ce rôle. Elle commençait à un peu trop affirmer que tout lui est dû, sans doute trop convaincu que c'était là une vérité absolue.
Nouvelle minauderie, nouvel approche et ses bras qui s'enroulaient autour de son cou, alerte séduction ! Son ton ne laissait aucun doute, la belle brune mettait le paquet pour l'amadouer et le ré-adoucir un peu. Quelle plaie ! Le pire c'est qu'il la laissait faire et pourtant il avait bien envie de la repousser sans même écouter son petit discours mielleux à souhait. Sauf que ce dernier était un peu plus intéressant qu'il ne l'avait présagé, car il y perçu une sorte d'aveu qu'elle était bien embarrassée qu'il veuille la foutre dehors. Pourquoi prendrait-elle la peine d'essayer de le faire changer d'avis dans le cas contraire ? Et surtout pourquoi reviendrait-elle sur sa part de l'accord de manière aussi spontanée ? Ça ne lui ressemblait tellement pas ! Cela dit ça n'était pas pour déplaire à Connor qui cependant restait méfiant. D'autant plus quand elle s'approchait d'avantage, ses lèvres frôlant les siennes alors qu'il ne connaissait que trop bien cette technique d'approche bien rodée de la part de la manipulatrice « Effectivement ça mérite réflexion. » disait-il en restant parfaitement impassible alors qu'elle lui laissait , gracieusement, le choix.

Le garagiste n'avait rien d'une mignonne boule de poils, il ne ronronnait pas non plus mais il fut assez docile pour ne pas relever le surnom. Après tout si ça suffisait à faire plaisir à Cordelia et l'incitait à ne pas trop lui causer de problèmes il pouvait bien endurer cela. De toute façon lutter serait inutile, puis c'était futile et contrairement à elle le blond n'attachait aucune importance à la futilité. Retirant les bras de la séductrice d'autour de son cou il haussait les épaules « Tu as une part de marché à tenir. » il n'allait pas se montrer enjoué, elle l'avait suffisamment emmerdé en peu de temps pour justifier d'une mine contrariée. « Allons-y. » et il s'engageait déjà vers un côté du marché noir qu'ils n'avaient pas visité. Il prit alors conscience qu'il tenait le sac contenant les talons hauts de Cordelia, avec tout ça il avait même oublié qu'il se baladait avec une paire de talons hauts à bout de bras... S'arrêtant, Connor le lui donnait en plaquant le sac sur sa poitrine « C'est à toi me semble-t-il. » sans un mot de plus il reprenait sa marche, d'autant plus contrarié d'avoir été ridicule à porter sa marchandise à elle, la cause de ses problèmes du jour !
Ils arrivaient prêt du stand de ce fameux marchand dur en affaire et durant le court chemin les menant jusque là le blond avait briefé la sorcière sur le sujet de la négociation, du matériel dont il avait besoin mais que l'autre ne voulait pas céder à un prix convenable. Le garagiste avec ces imprévus n'avait pas vraiment trouvé de plan pour la négociation. Valait-il mieux y aller à deux ou laisser Cordelia gérer les choses ? A cette pensée il secouait la tête, c'était bien trop risqué. Regardant la sorcière avec un petit sourire en coin il lui fit face et se rapprochait « Fais lui baisser sa garde, donne lui envie de se montrer conciliant. Il n'en faudra pas beaucoup je pense. » glissant une main vicieuse sur son décolleté il empoignait l'encolure de son haut et tirait doucement dessus pour la rapprocher de lui « Prouve moi à quel point j'ai eu raison de t'acheter tes échasses. » il se passait la langue sur la lèvre inférieure avec un air perplexe « Normalement il n'est pas gay, donc tu feras l'affaire. » il la défiait un peu histoire qu'elle mette un peu le paquet et s'avère une arme efficace. Lâchant sa prise, d'un geste de la main il l'invitait à s'avancer vers le stand du dit marchand, le garagiste ne manquait pas au passage de lui mettre la main aux fesses « Give me your best shot. » lui murmurait-il à l'oreille avant de claquer son joli postérieur comme un mac aurait pu le faire pour une de ses poules. Connor agissait ainsi par simple amusement et c'était bien son droit après toute cette tension que la brune lui avait infligé en agissant comme une parfaite connasse. Le pire c'est que ça ne la froisserait certainement pas, au contraire.
Saluant le marchand l'ex-junkie n'y allait pas par quatre chemins et en venait directement au fait de sa visite. Volontairement il occultait totalement de mentionner Cordelia ou de procéder à une quelconque présentation, et il voyait bien les regards que l'homme jetait à sa complice à la poitrine généreuse. Cela devint flagrant au point ou Connor prit un air exaspéré « J'ai l'impression de parler dans le vent là. T'es ici pour affaire ou pour papillonner ? » s'offusquait-il faussement alors qu'en réalité il était satisfait de voir combien l'autre avait l'air perturbé par la présence de la belle plante. Jouant l'homme vexé, rien de difficile pour lui, c'est avec un agacement feint qu'il lâchait « Tu veux négocier avec elle peut-être ? » il regardait alors en direction de la sorcière « Et bien allez y bavardez ! Ne vous gênez surtout pas pour moi. » il levait les mains, rajoutant un peu de théâtralité à tout cela pour laisser croire à l'autre qu'il avait le contrôle. Le garagiste attendait de voir comment la brune allait s'y prendre.
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MessageSujet: Re: « the devil wears prada » ㄨ cordelia&connor   Lun 7 Avr - 9:46




Voilà que son chihuahua jappait après elle. Quelle surprise. Elle aurait été bien plus étonnée qu’il lui lèche la main. Il n’y avait jamais rien de mal avec un peu de changement. Mais Connor avait la sale habitude de ne pas changer et de rester fidèle à lui-même. Certes, Cordelia n’était pas du genre à changer pour qui que ce soit, mais elle avait au moins le luxe, le mérite de se vanter sur ces différentes facettes qui faisaient d’elle quelqu’un de si imprévisible. Lorsqu’il lui demanda de ne pas trop se donner de l’importance, la sorcière ne pût s’empêcher de croiser ses bras sous sa poitrine, alors que l’un de ses gloussements habituels accompagna sa dégaine outrecuidante. Comme si elle avait besoin de se donner une quelconque importance ; elle en avait déjà suffisamment et elle n’avait pas besoin que personne ne lui avoue pour savoir que c’était la stricte vérité. Mais la vérité eût toujours été difficile à avaler, alors la sorcière n’en tenait pas rigueur au garagiste. Il n’était qu’un homme après tout, tout aussi naïf et bête que les autres. Plus séduisant que les autres, mais ça, ce n’était qu’un détail. Prenant l’initiative d’apaiser l’atmosphère, le beau blond lui donnait tout de suite l’envie de revenir sur ses bonnes vieilles manières qu’il semblait tant mépriser. Enfin, encore fallait-il qu’il arrive à mépriser quoique ce soit à propos de la sorcière. Dieu sait qu’il pouvait en dire en long et en large sur le sujet, mais au fond, la brunette savait bien qu’il lui pardonnerait toutes ses combines et ses grossièretés. « Comme si j’avais la moindre intention de salir mes mains pour toi. » dit-elle avec un certain dédain dans le visage, comme si Connor n’était qu’un bon morceau de chaire, lequel elle se permettait de goûter un peu plus chaque soir, tout en finissant par jeter le morceau une fois la bouchée prise… Au fond, c’était un peu ça. Bien qu’elle mentirait si elle prétendait qu’ils n’avaient pas une certaine complicité qu’elle n’avait tissé avec personne d’autre jusqu’à présent. Aussi orgueilleuse pouvait-elle être, la sorcière ne crachait jamais sur un allié, surtout avec les temps qui courent. Qui ne la détestait pas dans cette ville de nos jours? Connor. Son pognon là où il devrait toujours être – entre ses deux seins, on ne pouvait pas voir autre chose qu’une succube totalement fière de son coup. Une démone au sourire vicieux pendu aux lippes, des lèvres incarnant le vice. Le garagiste ne manqua pas de remarquer l’acte – et la sorcière eût l’intention qu’il le remarque – et elle ne fût pas mécontente de le voir s’afficher aussi outré. Une moue de complaisance scotchée au visage, Cordelia avait toujours ce même fichu air de satisfaction qui, parce que c’était elle, semblait presque insolent et présomptueux. Mais c’était du Cordelia tout crachée, ça. Il ouvrit la bouche, décidément étonné par la réalité des choses, avant qu’il ne la ferme et commence à mettre les pièces du puzzle ensemble. La brunette prenait un plaisir bien trop malin à le voir interpréter détails après détails, arrivant enfin à la bonne conclusion. Elle avait évité son regard quelques secondes, préférant se soucier de ses talons hauts, de ses ongles, bref n’importe quoi qui avait plus de valeur à ses yeux, puis quand il prononça enfin le nom de son cher Ducky Bucky, la plante ne put s’empêcher de relever les yeux, sournoise à souhait. « Est-ce l’argent de Buck? » dit-elle en réfléchissant. « Ou est-ce mon fric à moi? » La brunette poursuivit la moue de réflexion, avant de conclure. « La mémoire… Ce n’est tellement pas mon truc. » dit-elle en haussant les épaules, préférant rester vague et omettre la réponse que désirait tant Connor. Si Buck venait cogner à la porte, Connor saurait de quoi il est question ; c’était déjà ça.

Sourire en coin, implorant le silence de la succube, Connor ne manquait pas de lui faire comprendre à quel point il la préférait coite. Une denrée pas si rare que ça lorsque vous étiez sans intérêt et qu’elle ne voyait pas l’intérêt de gaspiller sa salive pour vous. Dans un sens, Connor devrait se sentir privilégié qu’elle lui trouve une quelconque importance, ou tout au moins, un certain intérêt. De toute manière, lui accorder un tel présent serait faire preuve d’un altruisme auquel elle ne s’adonnait pas. « L’espoir fait vivre…ou un truc dans le genre. » dit-elle en haussant les épaules, malicieuse et vicieuse, mais nonchalante quand même. Il ne fallait pas compter sur Cordelia pour donner les réponses à vos interrogations, de mettre fin à ses manèges ou de ne pas se cacher derrière ses mille et une facettes. Fixant l’objet qu’elle lui avait balancé dans les mains, la succube trouva opportun de glisser une remarque sous-entendant qu’elle attendait un certain remerciement, peu importe la nature de ce dernier – elle n’était pas si difficile de nature que pourrait l’imaginer Connor. Mais rien à faire. Non pas que c’était bien surprenant avec un homme tout aussi orgueilleux qu’elle. « Ne t’y habitues pas trop, tu risquerais d’être grandement déçu. » dit-elle blasée. Même pas un petit baiser? Ce qu’il pouvait être renfrogné des fois. Peut-être qu’elle allait devoir aller l’obtenir elle-même alors. Comme toujours. Telle la séductrice qu’elle était, ses bras allèrent longer les courbes et lignes des épaules du garagiste, avant de trouver refuge dans ce cou, dont la peau tiède lui donnait presque des frissons. Ce simple contact. Cet épiderme, pourtant loin d’être doux – sans non plus être âpre – ne la laissait pas aussi indifférente qu’elle ne souhaitait le faire croire. Ce soutire s’étirant dans des élans malicieux, cette méfiance ruisselant sur ce visage mirifique, cette satisfaction lorsqu’il avait le courage de la repousser, tout lui plaisait. Bien évidemment, même si elle était amusée, elle n’agit pas en conséquence ; cela aurait été bien trop prévisible. Cachant ce petit plaisir qu’elle prenait à observer Connor la défier, la brunette se contenta de rouler les yeux, dédain et mépris renforçant les traits de son visage de garce. L’ex-junkie, tronquant les airs nonchalants de la sorcière lui rappela qu’elle avait une part de marché à tenir, mettant fin à ce contact physique pourtant si agréable, ou pour le moins divertissant. « Je risque de mourir d’ennui si tu ne me divertis pas un peu d’ici là. » dit-elle blasée. Rien à faire, il lui ordonnait déjà de le suivre. Pas réellement étonnée par les faits, l’enjôleuse se contenta de rouler les yeux à nouveau, pas réellement irritée, mais pas nécessaire égayée non plus. Elle avait ce court espoir, se baladant subtilement au fin fond de ses pensées, fugitif et éphémère, que ce fameux compère pourrait se révéler d’un certain intérêt et qu’il offrirait à la démone une meilleure perspective pour conclure sa soirée en beauté. Mais malgré ce que la sorcière avait dit plutôt, elle ne tenait pas trop d’espoir à l’égard d’une telle possibilité.

Pressé, décidément renfrogné malgré ce qu’il prétendait, celui qui avait jadis été un flic marchait à présent aussi vite qu’un délinquant en pleine fuite. La sorcière, sans nécessairement, traîner le pas, suivait la cadence de Connor de manière plus désinvolte. Le voir s’arrêter net dans sa course détacha à la démone une haussement de sourcil, mais elle aurait du se douter qu’en gros cochon qu’il était, il ne ferait renfrogné davantage, lui plaquer le sac à « la figure » (pour Connor, Cordelia était nantie d’une deuxième paire de yeux, plus gros, plus bas aussi, qu’il préférait davantage d’ailleurs). Aussitôt, il reprenait ses allures hirsutes, décidément pas prêt à pardonner la sorcière de l’avoir contrarié. Quel enfant. « Tu en es certain? » dit-elle en en haussant un sourcil, bien que le jeune homme lui faisait déjà dos. « Parce qu’à te comporter de la sorte comme une gonzesse, tu n’es plus qu’à deux doigts de porter les talons à ma place. » pesta-t-elle derechef et toujours aussi insolemment. Le chemin fût long et accablant pour la succube qui eût presque l’envie de faire demi-tour et de repartir à des occupations plus intéressantes, mais elle avait jugé que cela ne ferait qu’empirer les choses. Trouvant enfin l’amabilité de lui présenter autre chose que son dos, le garagiste esquissa un fin sourire en coin que la démone ne manqua pas de remarquer, fidèle à ses talents d’observatrice, puis prétexta une moue attentive, trop attentive. Elle n’allait quand même pas lui donner le plaisir de lui faire croire qu’elle allait se comporter sagement. Non, ce petit jeu donnait tout juste l’impression qu’elle ne prenait pas ce marché au sérieux et qu’elle allait foutre la merde partout derechef. La main du blondinet se glissa alors sur son décolleté, tirant ce dernier et la sorcière par la même occasion. C’était ce genre de petit contact qui lui donnait envie de le pousser contre un mur et de se laisser aller à ses pulsions les plus sauvages, mais malheureusement, Connor étant un – dans toute la gracieuseté du mot – un con, cela lui coupait son appétit de séductrice. « S’il est rien qu’un peu comme toi, en effet, il n’en faudra pas beaucoup. » cracha-t-elle presque toisant le bel homme avant qu’un sourire mesquin chasse les airs méprisants de la démone. Il la défiait d’une réplique toute rodée comme il savait si bien les faire ce qui poussa la brunette à prétendre un faux sourire, avant qu’elle ne reprenne des apparences plus peste. Faire l’affaire, vraiment? « S’il te plait. Tu te rends compte que je suis littéralement la seule personne dans cette ville prête à te rendre un service, surtout du genre? » C’est vrai, cela dit. Buck et bien d’autres lui en voulaient. Que ce soit pour ses antécédents de drogués ou bien ses trahisons dans la Résistance (et parallèlement dans le Gouvernement). Même sa copine – même s’il détestait qu’on l’appelle comme ça – lui en voulait et était trop orgueilleuse pour lui rendre un coup de main. Cordelia n’avait pas le mérite de prétendre avoir moins d’ennemis que le beau blond, mais elle avait au moins le luxe d’avoir de nombreux alliés ou tout du moins des gens prêts à faire sa besogne – Connor étant l’un d’entre eux. La main du jeune homme glissant le long de son dos, pour se loger sur son postérieur, la sorcière plissait les yeux, regardant droit dans les iris verts du bel apollon, les deux interlocuteurs se défiant sans se lasser décidément. Ce à quoi elle ne s’attendait pas, c’était à ce que le blondinet lui claque les fesses dans une vulgarité bien trop singulière au macho qu’il était pour que cela soit vaguement charmant. Cordelia gloussa un coup et baissa le regard au sol, avant de se rapprocher furtivement du garagiste comme elle avait si bien l’habitude de faire. « Je peux pas vraiment te blâmer d’en profiter. Qui sait après tout quand est-ce que je tenterais de t’écraser à nouveau les phalanges? » Souffla-t-elle en haussant les épaules. Elle était sérieuse malgré sa désinvolture. S’il la foutait dehors, il perdait de son intérêt et ce n’est pas sa belle bouille qui l’empêcherait d’exécuter un énième caprice rancunier. Son doigt glissa le long de son cou, sentant cette barbe naissante contre cette peau épaisse, la sorcière caressa tendrement l’épiderme du jeune homme, ne manquant pas d’effleurer ses lèvres avec quelques un de ses doigts. Elle souffla un baiser, avant de lui faire un clin d’œil de nature corrompue à priori.

Faisant volte-face, elle se dirigea vers le marchand suivi de Connor qui entama la discussion sans réellement ne la présenter. Pas surprenant, il avait tout autant de manières qu’elle, c'est-à-dire très peu.  Errant silencieusement autour de l’ex-junkie, la succube scrutait les lieux sans réellement se soucier du discours qu’entretenait le blondinet avec le marchand. Cependant lorsque Connor, décidément nostalgique de son temps au lycée et de ses cours de théâtre, prétexta être vexé par l’intérêt que lui accordait sans surprise le commerçant, la sorcière ne pût s’empêcher de porter une certaine attention à ses propos et gestes. « Comme si on allait se gêner pour un moins que rien comme toi. » Un nouveau pouffement de rire alors qu’on pouvait observer la sorcière profiter que Connor avait besoin de cette dernière pour l’insulter sans qu’il ne puisse rien y faire, vraiment. Elle remarqua que le marchand esquissa un sourire amusé. Probablement une certaine jalousie pour l’ex-flic. D’apparence, Connor semblait avoir tout pour lui, dans de modestes mesures bien entendu. Le physique reminiscent des Dieux, la bagnole, les talents au combat, pire encore, il avait même la belle petite poulette autour du bras. En réalité, la vie de Connor était bien moins agréable et bien plus misérable. Mais ça, son compère ne le savait pas. Elle observait un net souci d’infériorité et cela la faisait presque rire tellement c’était pathétique. Bref, que des futiles discours. Sans plus tarder, dans sa nonchalance habituelle, elle s’installa avec une gracieuseté sur le stand du marchand, croisant ses jambes, bombant légèrement le buste furtivement, demeurant le plus possible désinvolte. « Je ne crois pas que l’autre idiot nous ait présentés. » dit-elle en plissant les yeux et fronçant le nez, d’humeur coquasse (ou insolente en ce qui concerne l’ex-flic), notant à nouveau le sourire du marchand. « Je m’appelle Cordelia. » lança-t-elle, soulevant un sourcil, pour ensuite hausser une épaule, allant même jusqu’à faire glisser de manière qui sembla tout à fait naturelle sa veste et une mèche de cheveux, dévoilant discrètement une bien meilleure vue sur son décolleté. « Euh, Matt, enchanté. » Bien entendu qu’il l’était, pensa-t-elle. Elle l’aurait peut-être dit à voix haute si elle n’avait pas pensé que cela ferait échouer son approche. Une approche de jeune demoiselle, innocente, mais diaboliquement séduisante. La petite fille parfaite que l’on voudrait présenter à maman et ses potes. Celle qui, dans la rue, est innocente, mais dont la perversité sort la nuit, sous la couette. Tout un personnage, mais lorsque vous passez sept siècles à prétendre et à jouer aux faux semblants, ce genre de personnage devient plus facilement maîtrisable que votre propre  personnalité. « Matty, ça ne te dérange pas que je t’appelle Matty, n’est-ce pas? » Une esquisse de sourire à nouveau et le voilà qu’il secouait la tête comme un pauvre idiot, démontrant son agrément. « J’ai cru comprendre par le biais de l’autre derrière que tu étais un peu…réticent? » « Je suis désolée ma jolie, mais ton ami a les moyens d’acheter la pièce qu’il désire tant. Ce n’est pas faute si Connor ici présent est un rapiat. » Elle se retint de rire ; elle pourrait presque devenir copains avec Mathis,  leur point d’entente serait décidément leur goût pour rabaisser Connor. La seule différence c’était que la sorcière, elle, n’avait décidément pas de problème d’infériorité envers le garagiste. Cependant, elle eût une idée pour chasser cette variable de l’équation. « Je crois qu’il y a eu un petit malentendu, Matty. Vois-tu, en fait, c’est moi qui en aie besoin. J’ai seulement demandé un peu d’aide à Connor parce qu’il connait la place, les environs, bref… » Le temps de marquer une pause et de pousser la séduction plus loin face à autant de réticence malgré ses beaux yeux doux. Son doigt alla se balader lascivement contre le poing du jeune commerçant qui trainait sur le stand aux côtés de la sorcière. En fine observatrice qu’elle était, elle pouvait aussi apercevoir les clés de ce qui semblait être une Chevrolet de par ce que l’on pouvait juger de l’inscription sur le porte-clés. « Tu conduis une Chevrolet? » l’interrogea-t-elle, sa voix teintée d’un subit intérêt qu’elle avait réussi à prétendre. « Oui, un modèle 78. Une vraie merveille. Tu t’intéresses aux bagnoles? Qui l’aurait cru. Enfin, sans vouloir te vexer bien entendu. » À vrai dire, elle n’en avait rien à foutre. Le simple concept de ces machines la dépassait toujours, même après ces deux années. Mais avec Connor qui exerçait le métier de garagiste et les nombreuses revues au sujet des voitures que l’on pouvait retrouver dans cette garçonnière qu’était l’appartement de l’ex-junkie. Elle déglutit la première chose qui lui vint en tête, un truc qu’elle avait lu dans l’une de ses revues. « Un modèle 67. Une Impala, pour être plus précise. Un moteur de 427 pouces carrés. » Son doigt remonta lascivement vers son poignet, alors que ses iris caféinés défièrent le commerçant d’un regard tentateur. « Une vraie merveille. » Et la voilà qui mordait sa lèvre inférieure et lui qui souriait à pleines dents. Le tour était joué ; ils arrivaient enfin à la fin de l’acte. « Allez, Matty. Un prix d’ami, ça devrait être possible non? Pour moi. » Sa voix ne pouvait pas être plus mielleuse et sensuelle. Son timbre n’inspirait que la coopération, et c’était peu dire. Sortant la liasse d’argent qu’elle avait précédemment cachée dans son soutien-gorge, elle sembla avoir finalement convaincu le bon petit Matt pour de bon qui lui vendit la pièce que l’ex-flic semblait tant désirer.

S’éloignant des lieux à présent qu’ils avaient tous les deux ce qu’ils étaient venu chercher, la sorcière se sentait presque soulagée que ce petit manège était fini. Elle avait pensé que ça l’aurait amusé un peu, mais à vrai dire, cela l’avait laissé plutôt froide et blasée. En revanche, ce qui ne la laissait pas indifférente, c’était le beau blond. « Charmantes tes connaissances dans les alentours... Soyons honnête, tu ferais pitié sans moi. » La brunette s’arrêta net, sourire malin pendu aux lèvres. « Après tout, je suis la seule qui semble être aimable à ton égard, » Elle ne manquait décidément pas de culot! D’ailleurs, elle plaqua le sac contre le ventre du garagiste sans réellement se soucier de la force du coup, comme il l’avait si bien fait auparavant contre sa poitrine à elle. « Alors, sur une échelle de très bonne à excellente, j’étais comment? » dit-elle, présomptueuse à souhait. Elle haussa les sourcils comme pour interroger le pauvre homme qui devait avoir une migraine à présent rien qu’à l’écouter. Non pas qu’elle se préoccupait vraiment du bien de Connor. En revanche, ce qui l’importait beaucoup, c’était son bien-être à elle. « Je crois que je mérite une petite récompense, non? » souffla-t-elle contre son cou, désirant presque l’embrasser sans égard.


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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: « the devil wears prada » ㄨ cordelia&connor   Mer 16 Avr - 12:43

Bien qu'il fût en bonne santé et surtout pas un vieux croulant, il n'était pas exclu que Cordelia finisse par lui faire avoir une attaque cardiaque à le mettre autant sous tension. Où trouvait-elle autant de ressources pour emmerder le monde ? Comment pouvait-elle être si efficace pour que tout tourne autour de sa petite personne et d'accaparée ainsi l'attention ? Ne se lassait-elle jamais ? Non à priori ça n'était pas le cas au plus grand damne de Connor qui sentait la migraine arrivée. A cet instant elle aurait pu devenir la définition du mot insupportable, pas besoin de phrases il suffisait de l'observer pour comprendre à quoi ce terme faisait écho. Et chaque réplique du garagiste en engendrait une nouvelle de la part de la belle brune dans un cercle vicieux épuisant pour l'ex-junkie. Un peu de silence et de tranquillité allaient finir par devenir son Graal, aujourd'hui plus que tout car si Cordelia c'était avérée capricieuse comme à son habitude depuis qu'elle squattait chez lui, à ce jour elle n'avait jamais été aussi chiante. Et le plus irritant dans l'histoire c'était de la voir jubiler de le mettre dans une situation plus délicate qu'elle ne l'était déjà. Pourquoi une telle mise à l'épreuve ? Si elle voulait du sensationnel il lui suffisait d'allumer la télévision ça regorgeait de spectacle du genre bien orchestré par ce Gouvernement pourri.
L'emmerdeuse semblait indécise, entre toutou et chaton son cœur balançait mais toujours était-il qu'il s'agissait là de deux animaux de compagnie. Pourtant la docilité n'était pas vraiment ce qui caractérisait le garagiste qui aurait même plutôt tendance à faire preuve d'esprit de contradiction. Il ne devait pas se laisser prendre au piège, elle agissait ainsi pour prendre encore d'avantage de terrain en l'irritant toujours plus. Les nerfs de Connor étaient mis à l'épreuve mais concrètement il avait déjà affronté bien pire que cette trouble fête d'Hopkins ! Tant pis pour Buck et son fric, elle ne cracherait de toute façon pas le morceau mais il était convaincu que la sorcière avait volé l'argent, finalement son attitude en disait bien plus qu'elle ne le voulait. Mais la colère ne retombait pas, si le but de la brune avait été de lui pourrir sa journée c'était réussi et quand bien même elle souhaitait se racheter, à moins que ça ne soit encore un de ses subterfuges. En y regardant mieux sa volonté de remplir sa part du marché, cela était peut-être un peu trop beau pour être vrai. Et ses bras d’enjôleuse enroulés autour du coup du garagiste n'aidait pas ce dernier à ne pas sentir la supercherie arrivée à grand pas. Sauf que son problème majeur résidait dans son absence de meilleure alternative, hormis celle de payer la pièce convoitée au prix donner par le commerçant mais ça c'était hors de question il ne pouvait pas laisser un type ce foutre de lui à ce point !

Tant qu'à y être autant faire les choses jusqu'au bout, Cordelia devait honorer sa partie de l'accord et si elle se défilait en semant la zizanie elle dégagerait le soir même de l'appartement de Connor. Voilà qui était un programme tout à fait satisfaisant pour le résistant qui ne comptait pas plier si facilement face au jolie minois de cette séductrice hors pair. Trois gratouilles derrière les oreilles ne le ferait pas ronronner, il lui en fallait plus pour passer l'éponge sur son comportement infecte de capricieuse, emmerdeuse, faiseuse de problème... Une liste un peu trop longue pour une seule et même femme même s'appelant Cordelia Hopkins. Femme dont il avait la paire de talon tant convoité à la main et dont il ne s'empêcha pas de lui rendre abruptement mais ça ne la surprendrait pas outre mesure il le savait. Le garagiste n'avait pas souhaité encore se perde dans des bavardages inutiles, arme favorite des femmes, aussi l'envie de lever le majeur bien haut à l'intention de la belle brune était très forte mais il se retenu. Ça aurait été lui donner raison que de répondre même par la gestuelle, à une attaque aussi petite que de le traiter de gonzesse. Elle était bien placé pour savoir qu'il n'en était pas une... Mais dans cette attitude agaçante le beau blond ne pouvait s'empêcher de la trouver relativement drôle, dans certaine réplique avec ce jeu d'actrice qui lui collait à la peau comme toute ses fringues moulantes qu'elle adorait.
Étant donné le goût prononcé de la sorcière pour jouer la comédie Connor pensait lui faire plaisir en lui offrant un nouveau rôle, qui n'en était pas franchement un puisque séduire et manipuler demeuraient une seconde nature pour elle. Insolente jusqu'au bout des ongles elle s'affichait toujours dans toute sa superbe de ce qu'elle pouvait faire de mieux comme de pire. Aucune raison que l'ex-junkie ne bride ses idées d'attitude un peu cavalière censées mettre la belle plante en condition pour sa prestation. La flattant à la manière d'un mac avec l'une de ses employées il évacuait ainsi un peu de cette tension qui allait inévitablement de paire avec la présence de Cordelia. Sans subtilité parce qu'il était inutile de s'embarrasser de cela à cet instant, le garagiste piquait la séductrice en affirmant que faute de mieux elle ferait l'affaire. Trouver mieux s’avérerait difficile si l'on restait sur des critères physiques, bien que les goûts et les couleurs furent des aspects avec lesquels on ne peut que faire avec. En tout cas trouver plus discipliné, moins imprévisible ça c'était bien plus évident au vu de ce caractère intenable dont la sorcière faisait preuve. Le commerçant était-il comme lui ? Oui. Pire peut-être parce que d'une grande naïveté dès qu'une femme séduisante s'intéressait à sa petite personne. Nul doute que la belle succube allait n'en faire qu'une bouchée et lui retourner le cerveau mais encore fallait-il qu'elle ne change pas d'avis en cours de route pour planter un couteau dans le dos de son hôte du moment. Là où elle se trompait en revanche c'est qu'il avait d'autres alliés, il pensait notamment à Ruby la patronne du Masquerade avec qui il entretenait une relation de confiance teinté de désir sexuel parfois. « Détrompes toi ma belle, tu n'as pas le leadership. Enfin sauf pour ce qui est d'être une emmerdeuse, pour ça tu es hors catégorie. » Sur le papier ses relations avec les deux magnifiques brunes pouvaient sembler similaire, mais là où il restait constamment sur ses gardes avec Cordelia, son autre amante s'avérait bien plus posée et fiable. Pensant cela Connor fit une légère moue, voilà où était l'erreur qu'il cherchait depuis le début, il avait peut-être été trop accaparé par la belle squatteuse et en avait occulté les autres atouts dans son réseau de connaissances.

Trop tard pour changer de plan, la machine était lancée et il ne ferait qu'avoir d'avantage de problème avec la brune s'il essayait de faire marche arrière. Maintenant que le plan avait été exposé il fallait aller au bout, quoi qu'il puisse lui en coûter. Au fond il aimait bien cette petite incertitude, ça l'emmerdait certes mais ça l'animait aussi. Son rôle dans l'histoire ne fût finalement que de courte durée, volontairement il s'effaçait le plus possible en laissant Cordelia se mettre en avant, ça elle le faisait toujours à la perfection. Pas de soucis à se faire pour elle, attirer l'attention du commerçant sur elle relevait du jeu d'enfant mais peut-être que la suite allait se corser. Le garagiste grinçait un peu des dents en l'entendant prendre un malin plaisir à le traiter d'idiot et le dénigrer, ça relevait de la stratégie sans aucun doute mais elle était trop zélée pour que cela ne soit pas quelques piques savamment distillé à son égard. Définitivement elle ne se lasserait jamais de ce petit jeu. Mais s'il était un peu irrité, Connor observait aussi le petit manège avec une certaine satisfaction. Il comprenait parfaitement ce qui se tramait dans l'esprit de ce jeune homme que la succube prenait habilement dans ses filets sans même qu'il ne puisse se débattre. Buvant ses paroles, troublé par son charme naturel il n'aurait pas été étonné de voir l'autre saigner du nez tant il le voyait sombrer petit à petit dans les tourments du désir.
Mais parler affaire le ramenait un instant vers ses travers d'arnaqueur. Car dans l'histoire ça n'était pas Connor le radin mais bel et bien ce petit voleur qui cherchait à lui mettre une carotte en vendant sa pièce le triple de son prix normal. Il avait été assez futé pour voir à quel point le garagiste voulait ce bien, se sentant en position de force il en profitait encore aujourd'hui en tentant de le discréditer. Mais ainsi il tendait une magnifique perche à Cordelia qui s'en saisit, comme de tout ce qui est long et tubulaire. Elle l'achevait, surprenant agréablement le garagiste par cette prestation rapide et efficace. Comme quoi une bonne tape au croupion l'avait encouragé suffisamment ! Cependant il gardait un air neutre à défaut de pouvoir continuer à être aussi renfrogné qu'un peu plus tôt. « Ne t'attends pas à avoir une médaille tout de même. » raillait-il à l'intention de la sorcière sans pouvoir s'en empêcher. La satisfaction lui redonnait un peu de bonne humeur, rien de miraculeux il n'allait pas sauter au cou de la brune et lui offrir une autre paire de talons pour la récompenser mais au moins il était satisfait de la mission accomplie. Et avec ça il était content de savoir qu'ils allaient quitter le marché noir avec tout ce que cela peut impliquer en matière de problèmes potentiels.

Quittant les lieux sans expression triomphante ni sur le visage ni dans la démarche ce n'est qu'une fois dehors que Connor laissait un sourire étirer ses lèvres. Ce petit sourire satisfait qu'il ne pouvait s'empêcher de revêtir dans ce genre de circonstances. Un peu de soulagement venait s'ajouter au contentement d'avoir enfin ce fameux élément qui lui manquait jusqu'alors. Une impression qui s'évaporait relativement rapidement après ce bref répit que lui avait offert la brune. Cordelia revenait à la charge le félicitant ironiquement sur ses connaissances, en profitant pour encore et toujours se replacer en être supérieur... Bref rien de bien nouveau « Je n'ai jamais dit que ça allait être amusant. Tu voulais tes échasses tu les as. » point à la ligne, il n'avait pas envie de l'entendre jacasser d'avantage. Elle oui si il en croyait la manière dont elle venait de s'arrêter, lui faisant face pour lui balancer ce qu'elle devait prendre pour une vérité « Et bien on dirait qu'en cela on se ressemble, non ? » si elle fuyait et se planquait ça n'était pas pour rien mais il ne s'attendait aucunement à un aveu de sa part, simplement il avait déjà sa petite idée sur la question.
Œil pour œil, dent pour dent la sorcière lui rendait la monnaie de sa pièce en lui cognant son dû sur le ventre. Il grimaçait légèrement mais ne pouvait pas lui en vouloir puisqu'il avait fait de même contre sa poitrine un peu plus tôt. Sans doute cela avait-il été plus désagréable pour elle d'ailleurs. Mais c'était pour le panache, une petite touche de théâtralité qui ne se défaisait plus de sa personne tant elle en avait usé. En recherche constante de reconnaissance et de compliment, Cordelia le questionnait sur sa prestation, au moins elle eu le mérite de le faire rire « Parfaite ? » tentait-il avec un air malicieux, s'interrogeant sur le caractère satisfaisant de cette réponse. Comment pouvait-elle encore porter des talons avec un égo aussi énorme ? Voilà une question qui demeurerait sans réponse... L'habitude peut-être ? Observant la belle brune avec un petit sourire en coin il se repassait dans son esprit ce moment où elle avait parlé bagnoles avec l'autre pauvre type. « Une Impala de 67, hein ? » une référence qui l'avait surpris, en bien, mais surpris quand même « Je comprends à quoi tu t'occupes au lieu de passer l'aspirateur et autres activités féminines... Outre t'enduire de crème en tout genre j'entends. » il haussait les épaules « Mais sur ce coup je peux pas t'en vouloir, c'est de la bonne culture. » elle ne manquerait pas de le piquer sur la question, sauf que là elle s'était servie de cette connaissance donc ne pouvait pas prétendre que c'était inutile, en tout cas pas plus que des talons hauts.

Avec ça il risquait de relancer le débat et la machine à contradictions que pouvait être Cordelia. Mais elle avait bien affirmé qu'il rêvait en souhaitant qu'elle se taise, donc l'espoir réduit à néant au final il ne perdait pas grand chose. S'il avait esquivé cette question de la récompense, Connor savait parfaitement que la succube n'allait pas le laisser s'en tirer comme ça. Pourtant elle mériterait que ce fût le cas, qu'il trace sa route l'air satisfait sans reconnaissance aucune. Après tout elle s'était montré suffisamment agaçante comme ça pour qu'il ai un motif plus que valable à la laisser sans butin hormis ses échasses tant convoitées. Cependant pour ça il aurait fallu qu'il puisse totalement faire abstraction de ce magnétisme qu'ont les duos infernales comme le leur. Ils se défiaient sans cesse mais une fois leurs intérêts satisfaits retombaient d'accord sur une chose : leur attirance. Dans la réussite ils puisaient l'excitation, l'un comme l'autre s'enorgueillissant d'avoir fait entendre son point de vue, réussi à obtenir ce qu'il voulait. Rapprochant son corps de celui de la belle brune, l'ex-junkie profitait de la fréquentation nulle de l'endroit où ils se trouvaient. Sa main libre se posait avec fermeté sur la cuisse parfaite de la séductrice, remontant jusqu'à ses fesses qu'il avait flatté avec une certaine vulgarité juste avant qu'elle n'entre en scène. « J'ai bien deux trois idées... » lâchait-il en plantant son regard dans le sien alors que cette main aventurière continuait sa quête dans le dos finement musclé de la succube. La gardant tout contre lui avec cette prise, il se penchait à son oreille pour y murmurer d'un ton qui ne trompait pas sur ses intentions « En fait l'une d'elle va sûrement beaucoup te plaire . » mordillant son lobe pour illustrer son propos si cela était encore nécessaire Connor reculait ensuite en éloignant leurs deux corps, relâchant sa prise dans son dos pour porter la main jusqu'à son menton dont il se saisissait avec le pouce et l'index. Ses doigts propres mais encore un peu noircis par le cambouis manipulé quotidiennement contrastaient avec sa peau lisse et nette, légèrement hâlée « Cependant, à l'avenir essaye de ne pas me mettre en situation où je risque de me faire casser la gueule. J'ai d'autres choses à gérer que de me retrouver à l'hosto pour ton simple amusement. ». Pour s'épargner d'avoir à entendre une énième réponse immédiate de la part de la brune, il plaquait ses lèvres sur les siennes. Un geste qui transpirait l'envie, l'intention. Sans douceur parce que c'était une chose qui ne lui était pas destiné, pourtant il n'en était pas incapable mais pas avec Cordelia. Pas de ça entre eux, c'était tellement plus électrique.
Mordant sa lippe inférieure en reculant l'ex-junkie scellait une sorte de promesse physique qu'elle aurait son dû, la meilleure récompense qu'il puisse penser lui offrir. Et il y était gagnant aussi, raison de plus pour ne pas rechigner même pour le principe. De toute façon, dès lors que le désir s'insinuait trop intensément en lui, s'ancrait dans ses tripes ses principes volaient en éclat. C'était en cela que Cordelia possédait un pouvoir dangereux sur lui, et qu'il devait se montrer méfiant. Pour l'heure il était déjà trop tard, il avait mit le doigts dans l'engrenage en jouant sur la même partition que la succube et s'en était fini pour lui. Toute la tension accumulée par sa faute devait s'évacuer et il connaissait une très bonne soupape. Bien décidé à mettre son idée en œuvre c'est deux rues plus loin, au garage qu'il comptait laisser libre cours à son envie. Le pas décidé, les muscles tonifiés par une excitation croissante, Connor entraînait la sorcière à l'arrière de son lieu de travail. Ouvrant une porte d'accès, ils entraient dans une pièce dont l'existence n'était pas évidente lorsque l'on entrait dans le garage par la devanture. Allumant la lumière, il révélait un endroit bien plus propre et rangé que l'on ne pourrait l'imaginer pour une salle reculer. Stationnant sur le côté gauche de la pièce, deux véhicules soigneusement bâchés. Sourire aux lèvres le garagiste s'avançait vers le premier véhicule, saisissant la hausse au niveau de l'aile pour la dévêtir de sa protection contre la poussière. Découvrant la machine dans sa totalité il s'adossait ensuite au bolide, les bras croisés et fixant Cordelia avec un sourire de satisfaction « Impala de 67. » lançait-il avec une lueur de défi dans le regard. « Tu veux faire un tour peut-être ? » il lui laissait le choix quant au tour en question... Ça n'était pas les possibilités qui manquaient, en tout cas lui avait sa petite idée sur la question mais il était curieux de voir ce qu'allait choisir la sorcière.
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MessageSujet: Re: « the devil wears prada » ㄨ cordelia&connor   Ven 18 Avr - 19:27




À eux deux ils offraient un spectacle digne d’enfants de quelques années. Cordelia et ses mille et un caprices interminables et tout aussi puérils les uns que les autres, surtout pour une sorcière dont l’existence avait passée majoritairement en ce que l’on pouvait appeler l’Enfer. Mais aussi pour Connor et son stupide air renfrogné et ses grincheries incessantes digne d’un gamin à laquelle on avait retiré la sucette et qui chialait à présent pour qu’on la lui rende, avant qu’il ne finisse par bouder, les bras croisés sous le torse. Bref, de vrais gamins. Alors vous imaginez bien que lorsqu’elle plaça une remarque sur les piètres connaissances du jeune homme – la sorcière étant l’exception, bien entendu – l’ex-junkie ne tarda pas à répliquer qu’il ne lui avait jamais promis que ça allait être amusant. Certes, mais elle aurait cru qu’il aurait été moins couineur et un peu plus enjôleur. Ne vous méprenez pas, elle trouvait qu’il avait son certain charme lorsqu’il se mettait à bouder et à râler de sa voix masculine et terriblement grave, mais disons qu’elle préférait un peu plus coopératif et elle était certaine que la réciproque se valait. Dieu sait qu’il devait la préférer silencieuse ou bien trop préoccupée à lui susurrer des belles paroles d’un souffle chaud contre son cou plutôt que de la voir le malmener de la sorte avec cette attitude d’emmerdeuse à laquelle elle se livrait sans réserve, surtout en compagnie de Connor plus que qui que ce soit. Paradoxal lorsque l’on savait que Connor était réellement une des seules personnes qu’elle pouvait supporter dans cette putain de ville où la chaleur n’aidait pas les deux jeunes amants à ne pas succomber à leurs envies épicuriennes. Mais le lui avouer serait un peu contre son personnage-même, cette façade mystérieuse et imprévisible que personne ne pouvait percer, pas même Connor, surtout pas Connor en fait.

Pourtant, en bon parleur qu’il était, il arriva à placer une remarque qui ne laissa pas la sorcière indifférente. Plus elle apprenait à le connaître, plus elle leur trouvait des points communs. Principalement des défauts, mais c’était en cela qu’ils semblaient si bien s’entendre ; aucun des deux ne jugeaient réellement l’autre. Connor et Cordelia étaient peut-être opportunistes, lâches, égoïstes, désinvoltes, narquois, enjôleurs, mais ils s’en contrefichaient. Et sur ce point, ils se ressemblaient définitivement plus que Cordelia elle-même aimerait l’avouer. Elle mentirait si elle disait que cela ne la déstabilisait pas un peu, mais n’allez pas penser que cette révélation qui avait tout ce qu’il y a de plus anodin la faisait frémir d’appréhension ; ce n’était pas le cas. Au contraire, un sourire sournois se dressa furtivement sur ses lippes rosées alors qu’elle étirait ces dernières pour montrer ces jolies dents blanches au jeune homme. Un sourire beau sourire pour de belles paroles : « Tu sais ce que l’on dit ; ce qui se ressemble s’assemble. » Ses iris caféinés trouvant refuge dans les magnifiques yeux verts de Connor, l’enjôleuse ne manqua pas de soutenir un regard séducteur avant de glousser. Dans toute son attitude de peste, elle vint apporter sa main droite devant ses lèvres comme pour s’excuser de son léger affront d’insolence. « Mais après, il semblerait aussi que les opposés s’attirent, alors bon… » Elle haussa les épaules, puis plaqua le sac qu’elle tenait dans ses mains contre les abdominaux du jeune homme. Elle n’avait nul doute que ce coup, sans réellement en être un, n’avait pas réellement blessé ce mur de brique qu’était le ventre finement musclé du bel apollon, mais le sens du geste restait le même et le blondinet était suffisamment perspicace pour comprendre l’allusion au moment précédent. La brunette, narcissique jusqu’au bout des ongles, et dont l’égo ne connaissait pas de limites surtout lorsqu’il était question de l’ex-flic, demanda l’avis du garagiste sur sa performance. Enfin, encore fallait-il qu’elle apporte une quelconque importance à une opinion autre que la sienne. D’ailleurs, sa formulation ne laissait pas réellement d’autres choix à Connor si ce n’est de la complimenter. Pas étonnant de la part de sorcière, diront certains. Et ils n’ont pas tort. Le voir rire, même si ce n’est qu’un peu ou à éclats, n’arrivait que très rarement à l’agacer. En temps normal, elle le trouvait même plutôt charmant le sourire pendu au visage, le rire aux oreilles. Mais ça aussi, elle ne lui avouerait jamais. Vous pouvez la considérer surprise de l’entendre dire qu’elle avait été parfaite et ce petit air malicieux qu’elle avait pouvait discerner s’esquisser discrètement sur son faciès lui soutira à son tour un rictus sournois. « Même pour un moins que rien comme toi, ce n’était pas trop dur, n’est-ce pas? » Les lèvres en moue boudeuse, elle parodiait ses airs boudeurs et le prenait pour un gamin comme elle avait la grande habitude. Elle se rapprocha de lui. Pour un moins que rien, elle était définitivement sacrément attirée par lui! Mais là était toute l’ironie, tout le mensonge, tout le jeu de Cordelia Hopkins, l’imprévisible succube.

Sourire en coin, toujours aussi irrésistible, Connor savait tout comme elle faire traîner les choses. Préférant se remémorer de ses exploits avec le commerçant, la sorcière écouta Connor tergiverser le même discours machiste qui lui soutirait toujours, malgré le rabâchage, un sourire en coin. « De nous deux, il faut bien qu’il y en ait une qui en ait. » dit-elle en haussant les deux sourcils comme pour démontrer comment la situation, ou plutôt la prétendue stupidité du jeune homme était grave et le problème du jour. « Mais je suis accoutumée désormais de compenser pour ton manque flagrant de prédisposition quelconque. » pesta-t-elle, à la fois narquoise dans sa présomption habituelle, mais aussi méprisante dans cette espèce de dégoût qu’elle prétendait. Un léger pouffement arriva à s’échapper du fin fond de sa gorge alors qu’elle séparait de plus en plus la distance qui les séparait de façon toujours aussi furtive. C’était son truc, après tout. La discrétion. Ironique pour une fille qui n’arrivait jamais à sa taire ou à ne pas attirer l’attention sur elle, mais tout cela faisait parti de son personnage. Sans surprise pour l’ex-Résistant, la démone ne manqua pas déverser son venin une fois de plus, comme elle le faisait si bien avec sa victime préférée qu’elle affectionnait plus qu’elle ne souhaitait l’admettre. « Toujours le même discours machiste tout fait. Dis-moi, tu l’as appris par cœur? » L’interrogea-t-elle comme si elle adressait une fois de plus à un gamin, un sourire narquois et présomptueux finissant par se pendre à ses lèvres tendrement rosées. Séparant sans cesse cette distance entre leurs corps, elle pouvait sentir chaque parcelle de son épiderme réclamer celle de Connor et elle s’interdisait d’y succomber tout de suite, pas tant qu’elle n’aurait pas glissé une énième pique. « Je t’en écrirais un nouveau, ne t’en fais pas mon sucre d’orge » Un clin d’œil espiègle qui puait la moquerie habituelle dont elle pouvait faire preuve dans des situations pareilles accompagna cette acrimonie crachée au visage du jeune garagiste. Chose faite, maintenant qu’elle semblait l’avoir bien rabaissée, elle était prête à se laisser aller au seul domaine de la vie dans lequel Connor pouvait se vanter avoir un ascendant sur la sorcière ; leur attirance, ce désir charnel, le sexe, tout ça. Cette joute verbale et cette façon de refrogner à tout, tout en demeurant à l’extrémité de son petit doigt était ce qui faisait son charme. Il était le seul à l’endurer et étrangement, elle trouvait ça terriblement excitant. Et Dieu sait qu’elle avait aussi à l’endurer parfois et le résultat ne faisait qu’être encore plus effervescent.

À présent collés l’un à l’autre dans cet intimité indécente, elle souffla contre son cou sur lequel sa très fine barbe semblait prendre du terrain. Une récompense justement méritée à son sens et qui dans tous les cas ne laisserait pas le beau blond perdant. Dans de telles activités, il était impossible pour l’ex-junkie de ne pas en avoir pour son argent, malgré ce que cela pouvait indûment sous-entendre.  Dieu qu’il était irrésistible. C’en était écœurant. Tout bonnement écœurant. Mais c’était aussi terriblement complaisant. Là était le paradoxe.  Cette main virile parcourant son corps, elle ne faisait que regretter d’être encore revêtue de ses stupides accoutrements, conjurant que ce toucher se fasse contre sa peau même. Bien heureusement pour elle, la dentelle que l’on retrouvait à quelques endroits de son haut lui offrait le bonheur de ressentir le toucher embrasé du jeune homme contre sa fine peau toute aussi ardente désormais. Le voilà qu’il lui faisait part qu’il avait quelques idées et elle eût tant bien que mal essayé de caser un pique, les regards qu’ils échangèrent la délaissèrent silencieuse, incapable de placer un mot après l’autre. Son lobe d’oreille passant entre ses dents, elle se sentir frémir, presque flanchée sous ce contact un peu ‘sauvage’ qu’elle affectionnait tellement plus qu’à n’importe quoi de tendre et délicat. Vous vous doutez de son désarroi lorsqu’il mit fin à ce bref, mais savoureux contact. Son corps à présent de nouveau éloigné, elle fût fortement tentée de ressaisir les commandes et s’approcher de lui, à son tour. Cela dit, il ne lui laissa pas réellement le temps puisqu’il attrapa son menton entre ses doigts encore tachés vraisemblablement, et leur regard ne sembla pas se lâcher une seule fraction de secondes. Les flammes dans ses yeux se mirent à valser dans cette danse ardente qui prenait naissance dans ces iris chocolatés, agissant réellement comme cette lueur dans son regard embrasé, brûlant de désir, d’excitation, d’envie. Et elle fût définitivement rassasiée. Enfin, l’instant de quelques secondes durant lesquelles leurs lèvres respectives s’entrechoquèrent dans une affaire électrisante et sauvage. Connor avait le tour de main quand il était question de ça, elle ne pouvait pas le nier. Cette façon dont il avait de l’embrasser lui donnait des frissons dans le dos et chatouillait son bas ventre. Malheureusement pour elle, ce baiser, tout aussi divin était-il, ne dura pas bien longtemps et lorsqu’il lui mordit la lèvre inférieure, elle agrippa sauvagement le matériel de son chandail comme pour l’empêcher de s’éloigner davantage qu’il ne le voulait. Sa langue passant furtivement contre cette lippe maltraitée, ce n’était pas par souci de douleur qu’elle agissait de la sorte, mais bel et bien pour s’imbiber du goût des lèvres du jeune homme, de son baiser infernal, de cette saveur qu’il avait déversé contre ses lèvres à elle, saveur dont elle ne pouvait se passer décidément.

À une vitesse surprenante de sa part, elle s’étonna à suivre Connor d’un pas tout de suite moins désinvolte et beaucoup plus effréné, comme elle en avait eu l’habitude lors de ses incessantes fuites en tant que fugitive. Sans plus tarder, ils arrivèrent au garage du jeune homme, éloignés des regards curieux de ces pervers qui tueraient pour ne voir qu’une partie de leurs ébats et fin prêts à passer aux choses sérieuses. Cette séance de shopping n’étant qu’un piètre apéritif avant ce en quoi consisterait vraiment leur soirée. Les muscles de l’ex-Résistant tonifiés, la démone pouvait observer lignes et courbes se tonifier sous la volonté cadencée du blond, venant ainsi attiser chez la succube une excitation similaire. Ce corps de rêve, elle pouvait presque l’entendre crier, tout comme le sien languissait à l’idée d’être collé contre cet épiderme rude et vigoureux. À présent dans une pièce, ils étaient seuls plus que jamais et à juger par le sourire qui logeait sur le joli faciès sur celui qui fut jadis un flic, l’un d’entre eux avait décidément une idée de comment il voulait que le reste de la soirée se déroule. Cordelia n’était définitivement pas contre l’idée que Connor prenne de telles initiatives, mais il ne fallait pas non plus espérer qu’elle allait se montrer assujettie à ses désirs, tout au moins, pas sans un certain effort de sa part. Lorsque l’ex-junkie dévoila à la brunette l’un des deux bolides qui se trouvaient dans la pièce, elle ne pût s’empêcher d’esquisser un sourire railleur qu’elle dut chasser le plus tôt possible pour se permettre de crédibiliser son prochain affront. Plissant les yeux, d’un air peu impressionnée, elle déglutit : « Ça me paraissait beaucoup plus...grand sur le prospectus. » Elle prétendit une moue déçue, puis lentement elle retira la fine veste noire qu’elle portait, dévoilant ainsi davantage son haut qui partageaient un fin tissu et de la dentelle. Tenant sa veste du bout de ses doigts, elle la tenait nonchalamment en l’air avant de laisser tomber le bout de tissu contre le sol. C’était parti, les bras croisés sous sa poitrine à l’image du garagiste, elle poursuivit. « L’idée me plait…À condition que je sois celle qui conduit. » dit-elle en le défiant du regard. Accepterait-il qu’elle prenne le volant, alors que Dieu sait qu’elle risquait de foncer tout droit dans un mur. Mais là était tout son petit jeu ; elle voulait voir jusqu’où irait Connor. Et en succube de taille, la brunette n’hésita pas à pousser le vice alors que ses mains attrapèrent la ceinture qui serrait le jean du garagiste contre sa taille, puis insolemment elle s’en débarrassa et la jeta sauvagement plus loin, encore une fois sans se soucier du matériel qu’elle pourrait endommager sur le coup. Ses yeux chocolatés n’avaient pas quittés les émeraudes du bel apollon, préférant soutenir ce regard défiant pour ajouter davantage d’outrecuidance à ses actes. La démone alla longer ses fins doigts contre son torse, remontant furtivement vers son menton. Une fois attrapé dans ses filets, elle le tourna sans réserve, ne manquant probablement pas de lui étirer un muscle de la nuque. Les lèvres contre son cou, elle commença à embrasser lascivement cette étendue de peau qu’elle affectionnait tant. Ses mains, toutes aussi sournoises et vicieuses qu’elle, s’aventurèrent partout sur le corps du jeune homme. Aux premiers abords, cela ressemblait à des caresses, mais véritablement, elle ne faisait que chercher les clés de la bagnole dans les poches du jeune homme. Sa langue remonta lentement vers l’oreille du jeune homme dans lequel elle susurra de ce timbre de voix sensuel qu’elle maîtrisait plus que ce visage méprisant que Connor connaissait si bien : « À moins que tu ne me fasses toujours pas suffisamment confiance. » Puis, sans avertissement, elle attrapa son lobe d’oreille entre ses dents, mordant vraisemblablement plus fort qu’elle ne l’aurait fait en temps normal. Sur la réaction du garagiste, elle laissa quitter de ces lippes une énième espièglerie ; « Oops, je t’ai fais mal? » Trouvant enfin son fameux trésor, elle se retira en moins d’une fraction de seconde, brandissant le trousseau de clés qu’elle cherchait tant. Certes, il fallait trouver quelle clé correspondait à l’Impala, mais elle y arriverait. « Viens, je t’emmène à l’hosto. » dit-elle d’un ton décidément trop innocent pour paraître crédible. Elle se trahit elle-même par la suite en gloussant un pouffement railleur. Elle n’avait décidément pas finie de jouer les emmerdeuses.


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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: « the devil wears prada » ㄨ cordelia&connor   Dim 27 Avr - 23:35

Le rabaisser sans cesse était le jeu favoris de Cordelia et le garagiste s'y était habitué trouvant même en cela une certaine marque de reconnaissance. L'esprit tortueux et pleins de contradictions de la belle brune ne pouvait fonctionner autrement que dans le déni, la négation. Alors plus elle l'enfonçait plus il y voyait là un moyen de se soustraire à un aveu qu'il n'était finalement pas si mal dans son genre. A moins d'être maso ou totalement stupide, ce que Connor savait faux concernant la sorcière, elle ne serait jamais restée ainsi chez lui si elle le pensait si pitoyable que cela. Son opportunisme connaissait des limites là où sa fierté prenait le relais, il était bien placé pour le savoir puisque sur ce point ils se ressemblaient beaucoup. Et puis l'esprit de l'ex-junkie était bien trop accaparé par cette réussite malgré les frasques de la succube, pour qu'elle ne réussisse à l'ébranler avec une de ses remarques désagréables classiques. Cette réussite attendait d'ailleurs une récompense mais le beau blond était décidé à faire un peu traîner les choses, n'était-ce pas légitime après ce que la sorcière lui avait fait endurer ? Bon seigneur il lui offrait même la possibilité de continuer à se perdre en considération sur sa supériorité comparé à lui pauvre mortel... La séductrice n'avait jamais besoin de beaucoup de matière pour trouver de quoi s'épancher sur sa brillante personne en piétinant au passage le reste du monde, une faculté que l'ex-junkie trouvait amusante quand ça ne l'agaçait pas.
Affichant tout de même une moue contrariée le garagiste ne pouvait pas ne rien dire, c'était plus fort que lui « Sauf dans ce domaine. » car elle avait beau fanfaronner ça n'était pas deux informations sur l'automobile apprises par cœur qui allaient faire office de culture. « Épargnes moi les questions rhétoriques du genre « Que ferais-tu sans moi ? » à laquelle tu répondrais toi-même par une quelconque remarque désagréable à mon égard. » haussant les épaules avec désinvolture « J'ai saisi le concept. Et ça finirait par tenir de la sénilité. » ça lui épargnerait d'user de sa salive et par la même occasion de rabattre à nouveau les oreilles du garagiste avec ses blablas habituels. Il l'entendait tellement tenir ce discours qu'un jour il finirait par croire qu'elle débloquait, tout simplement. Mais changeant son fusil d'épaule Cordelia rebondissait sur les propos machistes de Connor. Rien d'exceptionnel en soi, elle y était habitué et lui se faisait un malin plaisir dans rajouter d'autant plus quand c'était de la sorcière dont il s'agissait. Toujours est-il qu'en bon Texan qu'il était il n'avait pas franchement besoin de se forcer. « Pas besoin, c'est spontané. » répliquait-il du tac-o-tac lorsqu'elle lui demandait s'il avait appris son discours par cœur « Totalement authentique, c'est ce que tu m'inspire, voilà tout. » et il ne se gênait pas pour lui servir un petit sourire amusé en prime, ce genre d'attitude un peu dédaigneuse ne lui était pas réservée après tout.

En réalité ce n'était pas vraiment ce que la belle brune lui inspirait sur l'instant, surtout pas lorsqu'elle réduisait de plus en plus la distance entre eux. Mais cette fois s'était lui qui se chargeait de la réduire à néant, elle l'avait trop tenté depuis qu'elle était entrée dans le garage pour faire son caprice. Irrité et pas enclin à céder à ses libidineuses entourloupes l'ex-junkie avait résisté, sauf qu'à présent ils n'étaient plus au marché noir et il avait obtenu ce qu'il voulait ce qui changeait tout. L'être entier de la succube appelait au sexe, elle transpirait la luxure par tous les pores et Connor était désormais parfaitement réceptif à cela. Lui même voyait en cela une manière de se récompenser pour sa maîtrise face aux frasques de la sorcière. Cependant il y avait aussi en cela l'expression simple de sa faiblesse masculine face aux atouts indéniables de la séductrice. Lui tenir tête s'était fait au prix d'efforts et de frustration mais le garagiste savait qu'il n'allait en rien regretter de ne pas avoir céder plus tôt, bien au contraire. Le temps et l'expérience lui avaient appris la patience et la retenue, parfois il échouait son impulsivité reprenant le dessus mais se mesurer à Cordelia lui offrait un exercice à la hauteur. Outre le fait d'être une alliée ou quelque chose qui s'en rapproche, la présence de la sorcière dans son petit monde le faisait bénéficier d'un entraînement constant pour amélioré ses capacités à interagir avec les autres. A son contact il affinait sa perception, sa communication et d'autres habiletés d'un tout autre genre dans un tout autre domaine. Chiante à souhait, invivable parfois la belle plante avait pourtant réussi à se rendre utile. Un échange de bons procédés puisqu'elle avait la possibilité de squatter son appartement et de lui faire la vie dure pour son simple plaisir de casse couille professionnelle. Un arrangement implicite dont les termes demeuraient flous, les règles simplement connues des deux protagonistes et surtout incompréhensibles pour quiconque les observait.
Mais l'origine de tout cela se trouvait dans l'expression primitive et brute d'une attirance puissante et charnelle entre ses deux âmes complexes et un peu bancales. Une soupape de décompression, un no mans land, les compteurs se remettaient à zéro dès lors qu'ils choisissaient de laisser s'exprimer leur désir. Les seules amorces de leurs ébats suffisaient à les remettre sur un terrain d'entente bien qu'ils se plaisaient à jouer encore et toujours à s'affronter, se provoquer ils connaissaient par avance l'issue de ce bal. Connor lançait les hostilités ou plutôt créait l'amorce à celles-ci, des gestes nets et équivoques qui ne trompaient aucunement sur ses intentions venaient électriser l'atmosphère entre eux. Jouant les meneurs il se donnait tout autant envie d'elle qu'il n'éveillait les sens de Cordelia, mais l'attente serait une bonne alliée dans la quête vers le plaisir il le savait. Un avant-goût de ce que serait la suite de leur discussion, une sorte de bande-annonce, le garagiste laissait la succube pleine de frustration de ne pas aller plus loin. Il aurait pu la prendre là dans cette ruelle, dans une intimité précaire qui ne tenait à rien ou presque. Cela pouvait être grisant, excitant mais l'ex-junkie avait déjà d'autres idées en tête plus séduisante encore que celle-ci. Un jour peut-être il deviendrait fou à jouer ainsi avec ses nerfs mais tout devenait tellement plus explosif après un peu de patience qu'il avait la volonté de faire cet effort. Outre cela agir ainsi lui conférait un certain pouvoir sur la séductrice et cela était un bonus non négligeable. Pourtant son être entier réclamait de reprendre les lèvres de la venimeuse brune, d'enflammer sa peau par son toucher abrupte mais le jeu en valait la chandelle alors il se détournait d'elle, reprenant le chemin vers son garage.

Chronomètre en main il aurait été aisé de constater qu'ils avaient mis bien moins de temps au retour qu'à l'aller, surtout en ce qui concernait Cordelia qui subitement n'avait plus autant traîné la patte avec désinvolture. L'amorce offerte par Connor avait donc fait son office, motivant la sorcière à s'intéresser à ces idées auxquelles il avait vaguement fait écho. Bien sûr dans son essence même l'issue ne serait pas une surprise, tous deux puaient le désir à des kilomètres et à un moment ou un autre l'envie se ferait la plus forte, presque contraignante. Pour l'heure le garagiste précisait ses intentions, d'abord en amenant la belle brune dans cette pièce que peu de personnes pouvaient prétendre connaître. Mais allait-elle avoir la lucidité de noter cette preuve de confiance ? Abritant deux de ses plus précieuses automobiles, l'endroit tenait à cœur au garagiste.  Bien entendu l'ex-junkie était sûr du système de sécurité dont était doté les lieux, raison pour laquelle il ne s'était pas montré trop frileux à divulguer l'existence de cet arrière garage. Mais plus que l'endroit c'était surtout l'une des deux voitures que Connor souhaitait présenter à la séductrice. Elle l'avait évoqué, il voulait la lui monter et plus si affinités. L'association d'une belle bagnole et d'une jolie femme, le fantasme de bien des hommes... Il faut dire que le blond ressentait une certaine fierté à être le détenteur d'une telle machine devenue très rares dans ce monde chaotique. Bien sûr Cordelia trouvait quelque chose à commenter, un silence plus parlant que des mots aurait été bien trop étonnant de la part de cette emmerdeuse. « Elle est bien assez grande. » lâchait-il avec un sourire équivoque et il pensait la succube sur la même longueur d'onde que lui à en croire cette façon de retirer sa veste de manière à se révéler plus accessible. Il avait proposé un tour, laissant la libre interprétation de cette proposition à la sorcière qui prit cela au pied de la lettre visiblement puisqu'elle exigeait de conduire. Sourire en coin, le beau blond haussait un sourcil avec un air vaguement intéressé « Parce que tu sais conduire ? » il n'en était pas convaincu de un, et de deux pas enclin à lui laisser le volant de ce bijou « Notes bien que ça n'a rien à voir avec une machine à coudre. ».
Munie d'arguments de son cru, la belle plante s'engageait une fois de plus dans la voie de la tentation. Les doigts vicieusement engagés à serpenter le long de son torse avant de défaire la ceinture du beau blond dans un geste sans retenu. La prédatrice affirmait sa volonté, réelle ou simple subterfuge ? La nuance restait toujours difficile à décerner. Quoi qu'il en soit cet assaut ne déplaisait pas à Connor, lequel sentait un frisson traverser son échine. Cette détermination de la part de la sorcière l'excitait terriblement, était-ce là sa définition de conduire ? Si oui, il votait pour... La laisser prendre allègrement les devants pouvait s'avérer très plaisant, le garagiste le savait bien. Passant outre un manque de délicatesse qu'il attribuait à l'envie devenue trop forte, l'ex-junkie ne grognait pas quand Cordelia malmenait les muscles de son cou. Bien sûr il avait grimacé mais à peine eut-il senti les lèvres de la succube embrasser son épiderme qu'il retenait toute forme d'expression de son mécontentement passager. Ses mains baladeuses lui donnaient milles et unes idées pour les minutes à venir, la soirée entière même si elle lui en laissait la possibilité mais il fallait encore et toujours que la brune ne vienne troubler l'instant avec quelques blabla que le jeune homme trouvait parfaitement inutile. Qui plus est lorsqu'elle faisait référence à son manque de confiance à son égard, ou comment raviver directement ce sentiment qu'elle se jouait de lui. « Ah ! Doucement... » grognait-il cette fois alors que les dents de la séductrice avaient pincé son lobe un peu trop fort. Un message à recevoir ? Il n'en savait rien mais c'était douloureux. Elle jouait les ingénues, une réaction pas étonnante de sa part ce qui le fût plus en revanche c'est la manière dont elle reculait en subtilisant son trousseau de clé. Elle le brandissait comme si cela était une sorte de trophée sous le regard perplexe de Connor. Que s'imaginait-elle au juste ? Avoir les clés de l'Impala ? A en croire sa proposition, oui c'était ce qu'elle croyait et devant tant d'autosatisfaction le garagiste affichait un air faussement blasé « Je ne pense pas que ça soit nécessaire. Mais libre à toi de jouer les infirmières si ça te tente... » disait-il en touchant son oreille avant de regarde ses doigts pour y constater l'absence de toute trace d'hémoglobine.

Joueuse, très, trop peut-être, Cordelia pouvait en devenir agaçante et réellement irriter le résistant. Sauf qu'en l'occurrence l'excitation compensait ce nouveau semblant de frasque, cette tentative une fois encore de lui faire perdre patience et râler comme il en est capable. Un sourire voilà tout ce qu'elle obtint avec sa provocation mais celui-ci fût bien vite associé à un mouvement de la part du garagiste. Il s'approchait de la succube sans que ce rictus ne disparaisse de son visage « Apparemment tu n'es pas contre mon idée, c'est bon à savoir. » néanmoins ils ne tombaient pas encore d'accord sur la nature exact de leur virée dans la Chevrolet Impala. Il lui suffit de tendre le bras pour attraper celui de la belle brune afin de l'attirer pour réinstaller leur proximité « Tu comptes essayer toutes les clés ? » il levait les yeux « Il y en a pour des lustres si c'est le cas. » sous-entendus que son cerveau de femme n'était pas suffisamment performant pour accomplir la tâche dans un temps que l'ex-junkie jugerait de satisfaisant, une poignée de secondes ou quelques minutes tout au plus. Cela relèverait de l'exploit surtout en prenant en considération un détail, très léger, que la clé de la voiture n'était pas sur ce trousseau. Dans d'autres circonstances, sans un esprit échauffé par le désir Connor aurait laissé la sorcière essayer mais il avait bien d'autres projets en tête à cet instant. La dentelle et son faible pouvoir de dissimulation ne l'aidait aucunement, ces mains se posaient sur les hanches fines de la séductrice, agrippant le tissu en vu de la débarrasser de ce qui devenait superflu et inutile aux yeux du beau blond. Le haut affriolant de Cordelia venait de regagner le sol alors que le garagiste s'écartait du véhicule afin d'en ouvrir la portière « Oh ! C'est ouvert. Tu n'avais pas prévu ça Nostradamus ? » feignait-il de s'étonner, moqueur à souhait, tout en récupérant son trousseau de clés pour les remettre dans sa poche. Le geste avait été ferme, autoritaire et ne tolérait pas réellement de résistance mais il n'avait pour autant pas montré une quelconque irritation. Simplement il préférait s'assurer de savoir où était ses affaires plutôt que de s'en remettre à l'emmerdeuse brune qu'il avait hâte de voir entièrement nue.
Son bien récupéré plus rien ne faisait obstacle à cette envie qui lui tordait les tripes avec allégresse. Balayant le reste le désir s'imposait et dans chacun de ses gestes Connor ne laissait pas de doute là dessus. Pourtant il aurait fallu qu'il résiste et la frustre, ne serait-ce que pour marquer le coup et s'offrir une petite vengeance vis à vis de l'attitude qu'elle avait eu au marché noir. Mais pendant cet instant où leurs ébats seraient leur seule préoccupation c'était comme si tout cela n'avait pas eu lieu. Autant qu'il récompensait la belle plante pour son aide, il se félicitait lui même de son self-control. Quoi de mieux pour cela qu'un authentique fantasme ? A ce moment il n'en voyait pas de meilleur et dans la hâte de l'amant déjà brûlant il entraînait Cordelia dans le véhicule. Pour la douceur il faudrait repasser, ça n'était de toute façon pas ce qu'elle voulait et il n'était pas prêt à lui en donner. Pas violent pour autant il laissait simplement s'exprimer son tempérament fougueux. Comme s'il reprenait là où il s'en était arrêté dans la rue avant qu'ils ne regagnent le garage, Connor apaisait sa faim du corps parfait de la succube. Finalement c'était toujours là qu'ils tombaient d'accord, alors à quoi bon continuer de bavasser quand la solution d'une discussion bien plus plaisante s'offre à vous ?
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MessageSujet: Re: « the devil wears prada » ㄨ cordelia&connor   Ven 2 Mai - 0:54




La lumière valsait dans ses iris marron, comme si cette tension, à la nature plus charnelle qu’autre chose, avait attisé sève et vigueur au tréfonds de son être. Frissons parcourant son échine avec une hâte qui la faisait presque trépider, un simple regard dans ces iris émeraude suffisaient pour sceller le deal, pour faire bouillonner véhémence et passion. Voulant être consumée par ce désir et souhaitant le consumer, ou plutôt le consommer, lui, son regard, joint à ces gestes discourtois et obscènes, n’éprouvait qu’ardeur et envie. Mais l’envie était-elle réellement la cause de cette flamme rutilant dans son regard calciné? Non, c’était la Luxure. La luxure dans toute sa simplicité. Dans ses états les plus grotesques et pathétiques, les plus élémentaires et réducteurs. C’était le désir fou, le désir inexplicable. Un enfoiré de Texan dont la misogynie était plus imposante que la verge et dont les belles apparences sauvaient la mise de son caractère grossier de charogne… Et pourtant, aux yeux de la succube, il n’y avait pas plus attirant. Il n’y avait pas un seul autre homme qui arrivait à animer autant d’appétit chez elle, aucun homme n’arrivait à la faire céder comme il arrivait si souvent sans réel effort. Et là, elle le regardait. Ses yeux, prophètes de la vérité, paradoxe pour celle dont les rouages mêmes de son essence résultaient autour du mensonge et de la manipulation, en disaient long sur ses intentions, toutes plus vénériennes l’une que l’autre. Plus qu’une envie, sentir la l’épiderme rugueux, mais chaud comme la braise de Connor relevait plus du besoin, comme si son corps revendiquait ces frissons que lui procuraient chacune de ses caresses, chacune de leurs étreintes corporelles. C’était physique, comme si une fois connectés, des réactions physiologiques auxquelles elle n’était pas accoutumée en temps normal faisaient chanceler son anatomie entière. Ce n’était pas les sentiments que Connor prenait Cordelia, c’était purement et bonnement par l’épicurien.  

Les belles dents laiteuses du garagiste s’affichant timidement dans un sourire en coin qui en ferait chavirer plus d’une, la démone pût lire un certain intérêt sur son visage quant à la question qu’il posait. Le réflexe de la sorcière était donc bien évidemment de lui priver d’une réponse puisque celle-ci semblait l’intéresser, même si rien qu’un peu. Là était le raisonnement de la brunette, dans toute sa contradiction et ambigüité. Reproche misogyne, une de plus ou une de moins, quelle était l’importance? « Peut-être, peut-être bien que non. » commença-t-elle en haussant les épaules avec cette nonchalance bien particulière. Désinvolte, mais aussi très espiègle dans son langage corporel, la sorcière poursuivit. « Mais n’est-ce pas plus excitant pour toi de ne pas savoir? » Courir le risque de foncer droit dans un mur, d’avoir un accident… ou pas. L’effet de l’adrénaline n’était donc elle pas supérieure à tous autres? Connor n’était pas exactement le plus impulsif des hommes qu’elle connaissait, surtout au vu des derniers évènements et la brunette ne savait que trop bien qu’il analyserait la chose de fond en large plutôt que de faire quelque chose de fou. Dommage. C’était sa perte à lui, pas la sienne. Et parlant de gain et de perte, elle était là pour réclamer son dû. Vicieuse créature de la tentation, elle harponna ses doigts fins contre les vêtements de Connor, tentant de se débarrasser de cette enceinte futile entre elle et lui, entre leur désir respectif. Baisers incandescents, caresses obscènes, ces initiatives à la fois fastueuses et vulgaires, le canevas était encore plus torride que les mots ne le laissaient sous-entendre. Sauvage tant l’excitation est palpable et incontrôlable, braisant en elle en mille et une flamme, la sorcière en advint même jusqu’à mordre grossièrement le lobe du jeune homme dans sa montée de provocation. Galéjades suivirent et rapidement la situation échangea discussion pour action. Un bras tendu vers elle, les pas se joignirent à la danse et rapidement elle se retrouva collée contre lui. Malgré son souffle coupé, les frissons parcourant chaque parcelle de son épiderme, les poils hérissés, elle se sentit obligée de faire passer son orgueil avant la tentation, surtout lorsqu’il fit une remarque sur son petit manège, prenant bien entendu le soin d’y camoufler une offense à ses capacités. « Quelle impatience. » susurra-t-elle, imitant les mots qu’il lui avait jadis dit lui-même. « Ce n’est pas toi qui faisait les louanges de la patience, que c’était une vertu et blah blah blah… » Dit-elle blasée, tout en roulant les yeux, confirmant bel et bien son avis sur le sujet. Quelle vertu de merde, oui. Perdant son haut sous l’impatience du jeune homme, la succube esquissa un sourire en coin avant de se mordre la lèvre inférieure, définitivement submergée par la attraction entre elle et le Texan, elle était presque prise de l’envie de se débarrasser elle-même de toute ces tissus futiles, de ces barrières entre leur connexion la plus profonde et élémentaire, mais elle était aussi accoutumée à faire les choses en bonne et due forme.

L’humour pourri de l’ex-junkie fusa pour s’effondrer alors que la sorcière ne lui accorda qu’un air blasé et désintéressé, d’apparence peu convaincue par la raillerie du jeune homme. Ultimement, elle l’était, mais elle n’était pas du genre à le lui montrer. Alors, dans  la même non-plaisanterie et effronterie, elle attrapa l’arrière-crâne du jeune homme et rapprocha son visage du sien. « Rends-nous une faveur à tous les deux et tais-toi. Contente-toi de faire ce que tu sais mieux faire. » C'est-à-dire, la baiser. Ce n’était peut-être pas aussi vulgaire, mais c’était vraiment tout aussi violent entre eux. Ces lèvres fuyant vers les siennes comme dans si elles ne pouvaient pas vivre sans être collées, entrechoquées aux siennes, comme si sa langue n’avait que pour partenaire de valse que celle de Connor. Elle le désirait tellement et le scénario, la scène même ne faisait qu’attiser davantage ce désir qui se consumait déjà en elle. Dieu qu’elle avait envie de lui. Emportée dans le véhicule par Connor, Cordelia mentirait si elle ne disait pas apprécier cette volonté, voire violence, avec laquelle s’exerçait le garagiste. Il puait la luxure encore plus qu’elle. Il n’était pas vraiment surprenant qu’un ex-junkie du genre trouvait d’autres moyens pour se stimuler comme ‘dans le bon vieux temps’ et ceci était l’un des meilleurs moyens d’y arriver. Et qui serait Cordelia pour refuser à un ex-junkie la chance de ne pas retomber dans les ténèbres? Voyez ça comme un acte de bonté. Oui, voilà ce que c’était.

Englouti par l’insatiabilité, c’est avec cette impatience que lui accordait Connor qu’elle se débarrassa de son chandail, le faisant tomber quelque part à côté de la banquette arrière. Suivirent son slim noir, ces talons, son pantalon à lui et tout le reste de ces bout de tissus qui leur paraissaient si inutiles et embêtants dans l’instant présent. Comme s’il était impossible qu’en les revêtant qu’ils arrivent à s’entendre. Alors pour trouver un terrain d’entente, pour consumer leur complicité bel et bien existante à l’extérieure de toute cette débauche malgré ce que l’on pourrait penser, ils se laissent aller à ces désirs épicuriens. Et sur ce terrain, s’ils débattent avec rudesse et véhémence, ils ne sont pas pour le moins attentifs à l’autre. La douceur n’étant pas réellement les règles de ce débat, cela n’empêche pas le tout d’être une sensualité enivrante, d’une passion ardente. Dominatrice née, elle tenta de prendre les rênes comme elle savait si bien le faire. Mais le beau blond commençait à connaître la sorcière et si elle adorait bien quelque chose, malgré son orgueil, c’est qu’on tente de lui extorquer cette supériorité. Et lorsque le bel apollon prenait le dessus et déposait tout son poids contre son corps frêle, elle ne pouvait s’empêcher de se résigner à cette position d’infériorité, mais satisfaisante. Ses abdos fins et dessinés se frottant contre son ventre, ces mains à elle prenant du terrain contre ce dos terriblement musclé, elle pouvait presque sentir les frissons parcourir l’épiderme du jeune homme et elle se sustentait de cette chaleur qu’il exaltait, mais aussi de ce plaisir qu’elle lui procurait. Parce qu’entre eux, malgré leur égoïsme et opportunisme respectifs, ils arrivaient tous les deux à se partager ce plaisir obscène, certes, mais sur lesquels ils arrivaient si bien à s’entendre. Son bas-ventre s’enivrant sous l’excitation qui y broyait, les coups de bassin suffisant, les caresses se prolongeant, expliquer comment elle en raffolait serait tout bonnement impossible. Elle pourrait rester des heures comme ça avec lui, et elle était certaine que la réciproque se valait. D’ailleurs, s’il y avait bien une seule personne sur Terre avec qui elle souhaiterait passer plus d’une journée, c’était bien Connor. Pas pour son humour de merde, encore moins pour sa misogynie, surtout pas pour sa classe, son argent ou quelconque autre possession…Non seulement pour cette façon dont il arrivait à renverser son monde, sa réalité et ce avec un simple toucher. Un toucher qui, pourtant, était tellement abrasif de par sa chaleur. Et s’il n’arrivait peut-être pas à la prendre par les sentiments, il avait au moins le mérite de pouvoir la faire cambrer et griser de plaisir comme personne d’autre, et c’était ça qui le rendait si différent des autres, tout au moins, aux yeux de la brunette.

SUJET TERMINÉ

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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« the devil wears prada » ㄨ cordelia&connor

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