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 Heart-Shaped Box {PV}

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MessageSujet: Heart-Shaped Box {PV}   Sam 15 Fév - 18:15

Heart-Shaped Box
Rafael Morienval & Azzura Di Mercurio
I've been locked inside your heart-shaped box for weeks. I've been drawn into your magnet tar pit trap. I wish I could eat your cancer when you turn black. I've got a new complaint. Forever in debt to your priceless advice. Meat-eating orchids forgive no one just yet. Cut myself on angel hair and baby's breath. by pandora et Shiya.


Elle se livrait à ses éternelles déambulations dans les rues piétonnes de la Nouvelle Orléans. Le paysage plongé dans l’obscurité défilait au rythme de ses pas. Ses pieds buttaient sur les pavés craquelés par la sécheresse. Les passants riaient à gorge déployée, ne se souciant guère de la misère du monde. Perchée sur la pointe des pieds, elle les balayait furtivement du regard. Rafaele se fondait peut-être dans la foule. Dotée d’une imagination sans bornes, elle envisageait tous les scénarios possibles. La crème de la crème qui se hissait probablement dans les gradins de la haute société américaine. Les moins dociles n’osaient même pas se dresser contre Son autorité naturelle. Dans pareille situation, il aurait ordonné à cette bande d’ivrognes de foutre le camp sur le champ. Malheureusement, il n’était pas là. Elle avait de plus en plus l’impression qu’il ne reviendrait pas de si tôt. Un homme l’intercepta. Debout, au milieu du trottoir, il la tira de ses pensées moroses. Elle était prisée par les insomniaques qui trainaient toujours dans les environs. Insensible à son charme, elle fit mine de l’ignorer. Il ne lâcha pas l’affaire. Il la suivit aussi vite que possible et elle sentit sa poitrine s’oppresser à mesure que la distance entre leur deux corps se réduisait. Les battements de son cœur semblaient résonner dans chacun de ses membres, alors qu’il l’assommait à coups d’allusions douteuses. Elle n’était pas prête. Il faisait resurgir les démons du passé. Sa volonté lui hurlait de résister. Les ténèbres cherchaient à engloutir son âme toute entière. En utilisant la magie, elle commettrait une erreur monumentale. Elle se concentra sur toutes les informations sensorielles qui surchargeaient son cerveau malade, essayant tant bien que mal d’oublier ses inquiétudes. Les lampadaires diffusaient une lumière jaune, suffisamment puissante pour qu’elle rive ses yeux vers le ciel nuageux, au bord des larmes. La pluie n’allait pas tarder à marteler son visage. Elle ne s’en préoccupait pas, trop absorbée par cette voix rauque qui glissait derrière elle et par le bruit des moteurs qui grondaient à l’unisson. Un crissement de pneus retentit sur sa gauche et la panique lui tordit les tripes. Un de ces soûlards perdit le contrôle de son véhicule et percuta son agresseur de plein fouet, le faisant virevolter dans les airs. Pour son plus grand bonheur. Il aurait dû en être ainsi. Son estomac se retourna lorsqu’en s’écrasant lourdement sur le sol, il cracha plusieurs filets de sang. Elle aurait pu accomplir une bonne action en refermant ses plaies. D’un regard éteint, elle lui tourna le dos et décida de prendre la fuite. Nous sommes liés par le sang. Cela ne fait aucun doute. Pensa t-elle en imaginant la réaction des membres de sa famille lorsqu’ils découvriraient le spectacle d’égoïsme qu’elle avait offert à ce citadin. Elle prônait des belles valeurs de paix et d’amitié, mais elle ne s’y conformait pas toujours. Elle avait l’air si différente d’Ezio, et pourtant... Père avait eu tendance à l’idéaliser beaucoup trop. La perfection n’était pas de ce monde.

Coincée dans un monde moderne atrocement fade, elle s’en donnait à cœur joie. Elle ne faisait plus dans l’œuvre de la bienfaisance. Depuis plusieurs semaines, elle accumulait les conneries. Elle avait connu des jours meilleurs. Elle glissa une cigarette entre ses lèvres, crachant la fumée avalée pendant l’explosion. Elle espérait faire évacuer toutes les émotions négatives qui s’étaient implantées en elle dès l’instant où Ses prunelles furibondes s’étaient ancrées dans les siennes. Meurtrie par la solitude, elle aurait quand même souhaité arpenter les rues toutes la nuit, comme si elles lui appartenaient. Une sonnerie retentit. Judas la rappelait à l’ordre. Depuis que la loge de Stain avait été retrouvée sans dessus dessous, elle n’avait plus le droit à l’erreur. Elle était forcée de réparer les dommages qu’elle avait causés. Si elle ne se pliait pas à leurs exigences, ils l’enverraient derrière les barreaux pour le reste de ses jours. Elle était dans l’obligation de faire quelques concessions. Elle aimait bien trop la liberté et les grands espaces. Elle ne ferait pas ce plaisir à Ezio. Il ne lui couperait pas les ailes. Elle se figea devant cette bâtisse gigantesque, ornée de paillettes d’or et de jets de lumière qu’elle avait en horreur. Des amas de poussière flottaient dans l’air. Ces derniers brûlaient ses rétines et parvenaient même à transpercer ses paupières closes. Des stimulations visuelles bien trop pénibles à supporter, qui lui donnaient envie de retomber dans sa léthargie. Tout comme les railleries entre collègues. Un soupir d’exaspération franchit ses lèvres lorsqu’un des danseurs la dévisagea d’un air affamé. Elle le gratifia d’un sourire hypocrite et commença à lessiver le sol. Elle marmonna une flopée de jurons qui ne tombèrent pas dans l’oreille d’un sourd. « Frotte jusqu’à temps que cela brille ! Baisse toi davantage, que je vois tes dessous. Donne-moi un avant-goût de ce qui m’attendra ce soir, lorsque tu entreras en scène. Donc, tu es punie pour avoir saccagé la loge de Stain ? Moi qui te croyait insoumise…». Elle secoua la tête, la voix basse d’une colère difficilement gérée. « Sois gentil. Ferme-la. Va te faire mettre ». En réponse à son audace, elle reçut une tape sur les fesses. « Quel joli langage ». Comme si se pavaner au milieu des projecteurs n’était pas suffisant. Comment avait-elle pu atterrir dans un endroit pareil ? Son poing fut sur le point de s’abattre férocement sur les côtes de l’enquiquineur lorsqu’elle remarqua la présence de Rafaele. « Vous êtes… ? ». Ses yeux s’écarquillèrent de stupeur, avant de rayonner de joie. Et puis, elle fronça les sourcils dans un semblant de colère. Il l’avait lâchement abandonnée. « Débarrasse-toi de ton sourire suffisant, avant que je m’énerve ».

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MessageSujet: Re: Heart-Shaped Box {PV}   Dim 16 Fév - 21:19





Mais qu’est ce que je fais ici ? Mais que fais-je là ? Pourquoi ? Pourquoi m’imposer de sortir de ma misanthropie, pour aller m’enfermer dans un lieu bruyant, étouffant ? Je me crispe en descendant du véhicule qui m’a mené jusque là. Pourquoi m’imposer cela ? Pour une femme ? Pour Azzura ? Je me sens ridicule, et je prends le temps de respirer calmement avant d’en franchir les portes. L’ambiance manque de faire grogner le loup, mais je canalise sa nervosité en ôtant mes lunettes de soleil – portées par réflexe malgré la nuit déjà tombée – et en repérant les lieux. Du monde, beaucoup de monde. Mais qu’est ce que tu fais là ? Bonne question, excellente question même. Je l’ignore. Je ne sais pas ce que j’attends, je ne sais pas ce que j’espère. Et ce qui me dérange le plus, c’est que c’est moi qui fais le premier pas, ce qui est relativement nouveau pour moi. Mon narcissisme, ma prétention, mon égocentrisme… ça ne m’a jamais conduit à être particulièrement humble. Et donc, à venir voir la personne que j’aie et qui m’a blessé. Mes yeux clairs parcourent la salle sans trouver leur proie. Je n’ose pas me concentrer sur mon odorat, la puanteur de la sueur des gens me répugnant. Finalement, ma reconnaissance des lieux s’arrête lorsque je repère l’entrée des coulisses. Parfait. Peut être vais-je y trouver de l’air respirable et des lieux un peu plus désert. Je me faufilai dans la pièce jusqu’à la porte, sans la quitter un instant du regard, avec la discrétion du loup en chasse. Pas besoin de parader, pas besoin de mettre à profit mon statut et ma noblesse. Ma main glisse sur la poignée, y exerce une infime pression, avant de s’enfuir loin du métal glacé. Pourquoi cette retraite ? Parce que je n’ai en aucun droit l’autorisation de franchir cette porte ? Absolument pas. Je me tourne simplement pour vérifier que je ne connais personne dans la salle. Whitefield. Elle n’est pas en train de jouer de son instrument soi-disant mélodieux dont elle m’a vanté les louanges. Peut être est-elle dans les coulisses. Parfait. J’ouvre la porte tranquillement, sûr de moi, et la franchis dans un soupir. Je parcours les couloirs, usant de mon flair et de mon ouïe pour me repérer, guetter ce que je cherche. D’un coup d’œil, j’élimine une loge. Un nouveau pas, une autre loge. Je commence à m’agacer. A m’irriter. Sans pour autant m’arrêter. D’ailleurs, je fais bien, puisque mon odorat s’anime soudain. Je reconnaîtrais son odeur parmi mille autres. Des échos de conversation me parviennent, et je souris devant les propos. « Frotte jusqu’à temps que cela brille ! Baisse toi davantage, que je vois tes dessous. Donne-moi un avant-goût de ce qui m’attendra ce soir, lorsque tu entreras en scène. Donc, tu es punie pour avoir saccagé la loge de Stain ? Moi qui te croyait insoumise…». Avant de froncer les sourcils. Stain. Ezio ? Il travaille là ? Vraiment ? Une pointe de jalousie me transperce. Je m’approche de l’endroit, attiré par cette pointe de jalousie qui m’intrigue. Jalousie, pourquoi ? « Sois gentil. Ferme-la. Va te faire mettre ». Cette voix. Mon froncement de sourcils s’accentue. Cette voix... « Quel joli langage ». Je m’adosse au montant de la porte, fixant l’homme d’un regard totalement neutre. Moi, intervenir ? Absolument pas. Parce que je compte juste lui demander des informations sur… « Vous êtes… ? ». « Tais toi. » Il n’est déjà plus intéressant et ma voix méprisante et autoritaire fait mouche temporairement. Je le dédaigne pour observer celle qui lui a répondu si vertement un peu plus tôt. Finalement, ce n’est pas si compliquer de la trouver. Je l’observe. Ses yeux passent par la stupeur, puis la joie. Et enfin, je retrouve la colère qui est à présent si familière en elle. « Débarrasse-toi de ton sourire suffisant, avant que je m’énerve ». Sourire suffisant ? Elle l’a rêvé ou c’est à l’autre qu’elle s’adresse ? Parce que si j’ai pu sourire, c’est loin derrière moi. Je considère sa tenue d’un regard critique. « C’est quoi ça ? » Je lui tends une main pour qu’elle se lève. « Qui êtes… » Ma main se rétracte pour se fermer dans un poing qui va se fracasser sur l’importun dans un mouvement souple. « Tu dégages ou tu te la fermes. » Je ne suis pas vulgaire habituellement, mais là, c’est la surprise qui parle et la tension qui m’habite depuis que j’ai mis les pieds dans le bâtiment. Une tension due, aussi, au fait de me retrouver face à Azzura. Je vois encore le reflet de mon grand père dans le miroir quand je ferme les yeux. J’entends encore ses mensonges, ses critiques, ses attaques. Je sens encore la douleur qu’elle m’inflige par sa magie que j’abhorre. Et surtout, je ressens encore au fond de moi la colère incontrôlée digne de mon grand père qui m’a pris et surpris. Je ne veux pas lui ressembler, j’en ai peur et dans un sens, une telle ressemblance serait un succès de déchéance. Mon aïeul n’était qu’un monstre, mais je ne peux plus dire que je n’en suis pas un non plus. Et mon aïeul forçait l’admiration. Comme moi. « Tu es tombée bien plus bas que ce que je pensais, de toute évidence. » Moi, être venu pour faire le premier pas ? Voilà qui commence mal. Mais je n’ai pas pu m’en empêcher, parce que je suis, malgré ce que l’on peut croire, la plupart du temps d’une honnêteté qui dérange. Je peux me le permettre, puisque personne n’a la noblesse de mon sang ni mon rang habituellement. Je suis né pour diriger, je suis né pour être supérieur et avoir le pouvoir dans mes mains, et lorsqu’on est puissant, on peut se permettre d’être franc. Ce n’est que pendant l’ascension qu’il faut mentir, jouer, biaiser, séduire sans égard pour l’autre.

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MessageSujet: Re: Heart-Shaped Box {PV}   Sam 22 Fév - 19:56

Des centaines de cordes vocales vibraient ensemble dans une pièce confinée qui séparait l’accueil des coulisses du Masquerade. Les visiteurs à la langue bien pendue admiraient le corps pâle et élancé des danseuses qui défilaient sous leurs yeux. Dragueurs incorrigibles, ils leur bredouillaient quelques phrases dans un jargon incompréhensible. L’accent américain était déplorable. Un peu à l’écart du tapage qui déchirait ses vieux tympans percés, les ordres dictés par Rafaele firent apparaître des nouvelles éraflures sur sa cage thoracique. Les poils hérissés par la fureur, elle l’imaginait brandir une lame froide sous la gorge de son collègue. Le sourire crispé qui venait de naître sur ses lèvres sonnait terriblement faux, et elle en était consciente. Si elle ne tolérait pas la présence intrusive de cet individu vicieux à la démarche nonchalante, elle savait qu’il n’était pas bien méchant. Une tique qui vous colle à la peau. Il cachait son manque d’assurance sous une arrogance qui ne faisait qu’aggraver sa propre irritabilité. Autrefois inexistante, cette rage s’immisçait dans ses nerfs à chaque fois qu’elle franchissait les couloirs de cette cage dorée. Dès l’instant où l’odeur de renfermé parvenait à ses narines. Et encore, cette dernière était insignifiante en comparaison des ballets langoureux qui s’achevaient en perles de sueur. Elle aurait préféré déserter les lieux. Humer l’air frais. Marcher dans cette ville pluvieuse sous l’emprise de plusieurs quinzaines de crétins lobotomisés. Rejoindre sa péniche et laisser ses doigts filer sur les reliures des livres qu’elle avait écrits. A la recherche des traces de ses souvenirs.

Il fut un temps où la paix régnait. Ils avaient vécu en parfaite harmonie. Elle était parvenue à renforcer l’emprise exercée sur Lui. Aussi docile qu’un agneau, Il avait été incapable de s’en dégager. A cette époque, ses railleries lui passaient au-dessus de la tête. Attentionné envers Zaira, Ses gestes délicats la faisaient fondre littéralement. Cette dernière profitait un peu trop de l’admiration qu’Il lui portait. Il cédait à tous ses caprices. Les yeux remplis de tendresse, un sourire pointa sur ses lèvres. Il cachait des milliers de douleurs. Elle savait pertinemment qu’elle devait cesser de penser à toutes ces chimères et regarder la réalité en face. Aujourd’hui, Son effronterie était sans égal. Imbu de lui-même, Il campait sur ses positions. Les picotements étaient toujours là. La rougeur qui avait gagné ses joues. L’aigreur de plusieurs instants volés. Des retrouvailles gâchées. Ils la rappelaient à l’ordre au moment où elle faisait intervenir des souvenirs susceptibles de lui donner des faux espoirs. Une gifle tranchante. Un claquement sec et soudain qui résonnait encore dans son crâne. Qui s’incrustait vigoureusement dans sa mémoire auditive. Ses vieilles manies étaient revenues au galop. Elle n’était pas parvenue à sceller la malédiction qui pesait sur Son être. Elle s’était frayée un chemin dans Son sang dès l’instant où une entité divine l’avait éjectée dans le royaume infernal que ses confrères appelaient ‘Darkness Falls’. A croire que son aïeul avait accroché un collier de fer autour de Son cou. Il reposait sous terre. Toutefois, il abusait toujours de son influence. Il emprisonnait Rafaele de la tête aux pieds. A présent, Il se contentait de baisser les bras en traînant son propre cadavre. Crachant sur les valeurs idéalistes qui, autrefois, faisaient parties intégrantes de sa personne.

« Il ne s’agit pas de ton domestique. Tu n’es pas le propriétaire du Masquerade. Nous n’avons pas d’ordres à recevoir. Tu n’es rien d’autre que le petit toutou du gouvernement, si j’ai bien deviné ». Le venin de la haine. Un juste retour à la case départ qui ne la réjouissait pas. Elle ne s’était pas attendue à Sa visite. A Ses yeux, elle était morte et enterrée. Comme l’étreinte qu’ils avaient partagée. Un amour éphémère, qui n’avait pas sa place sur cette terre. Ses mots l’avaient percutée de plein fouet. Il avait balayé sa confiance d’un simple revers de main. Un château de sable englouti par la mer. Il ne restait plus rien. Seulement des attaques incessantes qui enserraient sa gorge jusqu’à l’étouffement. « Si j’avais su que tu débarquerais, je serais venue avec une poche de glace. Si tu es venu pour m’apporter ton aide, je suis preneuse. Va donc chercher un chiffon. Si tu es venu pour finir ce que tu as commencé, tu peux ranger tes crocs et faire demi- tour ». Elle ne s’embarrassait pas avec des formules de politesse inutiles et des faux semblants. Observée sous toutes les coutures, la brûlure de la honte resserra chaque pore de sa peau. Par pur réflexe, elle arrangea ses cheveux pour retrouver une apparence décente. Elle qui, d’ordinaire, n’accordait pas d’importance à ce genre de futilités.

« On appelle cela des vêtements. Pourquoi ? ». La voix tremblante, elle puisa au plus profond d’elle-même pour ne pas saisir cette main tendue. Inutile. Le bruit du poing s’enfonçant dans les joues de l’enquiquineur vint à ses oreilles. La révolte perça dans sa voix. « Toujours aussi agréable, à ce que je vois. Qu’est-ce qu’il te prend, bon sang ?! ». Le teint livide, elle regarda son collègue d’un air désolé. De peur que la situation dégénère, elle lui fit signe de partir. Avant qu’Il ne cause de nouveaux maux. Les yeux rivés sur ses vêtements trempés et en piteux état, elle prit sur elle pour ne pas lui faire part de sa vexation. Elle n’avait rien à Lui envier. Il était l’instrument de torture d’un gouvernement tyrannique. Elle sentit les mots se bloquer dans sa gorge douloureuse. « Tu…et… Et tu vas tomber de très haut lorsque je t’aurai envoyé ce seau d’eau sur la tête. Il est très beau, ton nouveau costume. Combien t’a-t-il coûté exactement ? ». Avant de retrouver sa répartie. A défaut de ses douces langueurs. Elle caressa de l’œil les contours de Ses habits. Flattant exagérément chaque parcelle de son corps qui s’offrait à sa vue. L’agressivité retomba comme un soufflé. Sous l’impulsion du moment, ses mains allèrent à la rencontre de Son abdomen, risquant de s’y brûler. « Le tissu est d’excellente qualité ». Elle se garda bien de lui dire que l’homme qui se cachait sous cette couche de vêtements frôlait également la perfection. Morfale, elle avalait les cendres et les réminiscences.

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MessageSujet: Re: Heart-Shaped Box {PV}   Dim 23 Fév - 23:18





Je fais fausse route, je le sais. Ou du moins, si je ne fais pas fausse route, je fonce dans un mur en regardant droit devant moi et en attendant l’impact. Tu avais quel objectif en venant ici, Rafael ? Je l’ignore. Lui parler. La voir. L’aimer. La déteste. Un mélange de tout cela. Faire le premier pas pour que vous puissiez vous réconcilier ? Absolument. Pas. Je ne sais pas vraiment. Les excuses et moi, nous ne nous sommes jamais entendues pour la simple raison que nous n’avions rien à nous dire. J’entends encore la voix de stentor de mon grand père me faire rentrer dans le crâne que soit j’échoue, soit je réussis, mais que les excuses sont dans tous les cas des chimères qu’il me faut étrangler ou ignorer. Et j’ai compris, assimilé, appliqué cette leçon comme toutes les autres. Avant, bien sûr, qu’Azzura me fasse mettre mon ego de côté pour la retenir lorsque je défaillais et allais trop loin. Avant. Avant. Il fut un temps où tout allait bien, où j’apprenais à vivre pour moi-même et par moi-même et non dans l’ombre et dans les pas de mon grand père. Mais on m’a tout arraché, à présent, et je n’ai aucune raison de me battre à nouveau contre la pourriture véhiculée par le sang maudit des Renzacci. Tiens, voilà : c’est peut être ce que je cherche, et c’est peut être pour cela que je suis venu jusqu’ici, dans cet endroit puant et nauséabond, dans ce lieu renfermé qui me met mal à l’aise, clairement. C’est peut être pour ça, aussi, que je suis sûr les nerfs et que le moindre de mes mots n’est qu’un agrégat de morgue, de cynisme, de violence contenue. « Il ne s’agit pas de ton domestique. Tu n’es pas le propriétaire du Masquerade. Nous n’avons pas d’ordres à recevoir. Tu n’es rien d’autre que le petit toutou du gouvernement, si j’ai bien deviné ». Oh, toi, tu te la fermes aussi. Je retiens de justesse ces mots, me contentant de critiquer sa tenue vestimentaire – si on peut appeler ça des habits, les longues robes du Moyen Âge me manquant étrangement à cet instant, puisque j’étais l’un des rares à pouvoir la voir sans – et de demander une nouvelle fois à l’autre abruti de se taire, et par la violence de mon poing qui s’écrase contre son nez – combien doux est le sombre craquement qui parvient à mes sens animaux ! – et par l’injonction péremptoire que j’articule. Ce qui ne semble pas plaire à Azzura. « Toujours aussi agréable, à ce que je vois. Qu’est-ce qu’il te prend, bon sang ?! ». Son teint livide trouve son antithèse dans ma tension et mes traits durs et fermés. Ce qu’il me prend ? Elle veut savoir ce qu’il me prend ? « Ce qu’il me prend, Azzura ? Ce porc te traite comme une… » La colère fait trembler ma voix et je n’achève pas ma phrase, ne trouvant pas le mot adéquat dans cet anglais qui est, somme toute, encore nouveau pour moi. Je conclus en lui faisant remarquer combien elle est tombée bas depuis… avant « Tu…et… Et tu vas tomber de très haut lorsque je t’aurai envoyé ce seau d’eau sur la tête. Il est très beau, ton nouveau costume. Combien t’a-t-il coûté exactement ? ». Je fronce les sourcils. « Tu fais ça… » j’étouffe ma menace en rebondissant sur son compliment. « Il est en laine plutôt commune doublé satin. J’avoue que j’en suis assez satisfait, habituellement je préfère le mohair, mais la coupe celui là m’a de suite charmé et… j’imagine que tu t’en fiches. » Je m’interromps alors que ses mains sales et surtout mouillées se posent sur mon torse, leur pression traversant facilement le tissu pour rencontrer mes pectoraux. Son regard me dénude mais ça ne me gêne pas le moins du monde. Je commence à maugréer un « Ne le salis pas, il coûte une for… » « Le tissu est d’excellente qualité ». Je souffle un « Oui, il… » qui s’étouffe dans ma gorge. J’ai le souffle tout simplement coupé par sa proximité et son regard. Il faut que je me force à respirer. Je me concentre tellement sur ce simple fait, d’ailleurs, que mes mains se promènent d’elles mêmes dans le dos d’Azzura pour se glisser sous son haut, alors que je l’attire vers moi et capture ses lèvres une fraction de seconde avant de m’en détacher. Pour enlever mon costume. Pas question que son contact le mouille et l’abîme. Comme elle l’a dit, le tissu est vraiment d’excellente qualité, et j’y tiens. Maniaque… c’est presque pathologique à ce niveau là. Peut être. Mais il n’y a pas que ça de pathologique. Ses vêtements humides collent à sa peau et dessinent parfaitement ses courbes que je dévore sans faire exprès. Dans un souffle, j’articule difficilement. « Heureusement que ce que les rares pans de tissu que tu appelles habits sont supposés masquer est toujours aussi désirable que lorsque j’en avais l’exclusivité. » Qu’est ce qui me pousse à dire ça ? L’animal. C’est étrange de le formuler ainsi mais… le loup est terrifié. Il a besoin de se raccrocher à quelque chose qu’il connait, et le visage d’Azzura et mon attirance, amour surtout, pour elle est l’une des rares choses qui a perduré dans ma mémoire pendant les sept cent cinquante ans de Loup. Il est terrifié par le confinement du lieu. La peur de l’enfermement, phobie révélée à la dure lorsque j’ai été pris au piège, en loup, par des humains qui ne concevait le domptage que par la violence. La claustrophobie développée par la lente traversée de l’Océan. Le Loup est tapi au fond de moi, et je suis aussi mal à l’aise que lui à cet instant. Me raccrochant à Azzura que j’embrasse comme à une main tendue pour m’empêcher de chuter.

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MessageSujet: Re: Heart-Shaped Box {PV}   Dim 2 Mar - 18:28

Les membres du gouvernement n’avaient pas réussi à faire tomber au point mort l’estime qu’Il lui portait. Elle avait l’air de s’en moquer éperdument. Pourtant, petit à petit, son cœur retrouvait un rythme normal. Son sens de l’observation surdéveloppé et sa faculté à lire en Lui comme dans un livre ouvert l’aidait à percevoir la jalousie qui transpirait par chaque pore de sa peau. Une vague de soulagement l’envahit. Elle n’aurait pas supporté qu’Il prenne encore ses distances. Qu’il joue la carte de l’indifférence. Ses tissus nerveux crépitaient, ses yeux bleus perçants faisaient trembler d’effroi les employés qui s’agitaient sur son passage. Le styliste trainait derrière lui une réputation de pile électrique. Lorsqu’il fit irruption dans la loge, sa bonne humeur partit en fumée. « Je repasserai plus tard ». Il tourna rapidement les talons et rejoignit le reste de la troupe. Elle se racla la gorge après avoir affiché une moue déçue. Je ne supporte déjà plus grand monde. Merci, Rafaele. Le malaise qui venait de s’installer fit déferler en elle une cascade d’émotions négatives. Des brides de souvenirs attaquèrent sa psyché. A l’époque du Moyen âge, la soif meurtrière qu’Il éprouvait l’avait souvent empêchée de nouer des liens d’amitié solides. Après avoir pris connaissance des actes criminels qu’Il commettait, ses proches mimaient une mine d’incompréhension. Et puis, ils  prenaient la fuite. Ce n’était franchement pas étonnant. Ils se tiraient mutuellement dans une direction opposée. Plus les années défilaient, plus la hantise de tomber nez à nez sur Ses victimes la tétanisait. Accroupi devant la cheminée, Il narrait ses journées avec enthousiasme. En retour, elle esquissait des rictus de dégout. Noah lui ordonnait de fermer son clapet, lorsqu’elle les assommait avec ses discours moralisateurs habituels. Elle utilisait de nombreux prétextes dans le but de s’éclipser. En rejoignant son père, elle se laissait aller à quelques confidences. Les traits tirés par l’inquiétude, il lui ordonnait de se tenir loin de ces fils de Satan. La colère de Rafaele redescendait. Ainsi, elle retombait dans ses filets lorsqu’Il lui marmonnait une vague d’excuses probablement dénuées de sincérité. Idéaliste sur les bords, elle avait toujours pensé qu’Il finirait par apprendre de ses erreurs et par changer d’attitude. Le feu de la passion la mettait dans tous ses états. Ses excès tombaient dans l’oubli lorsqu’Il avait le malheur de lui rendre ses étreintes. Plusieurs siècles s’étaient écoulés, depuis. Elle tenta en vain de ne pas tomber dans ce genre de considérations lorsqu’Il prit sa défense. A New York, il s’était adressé à elle avec un détachement glacial. Sans l’ombre d’un remord, il en était venu aux mains. Elle ne voulait plus tomber dans Ses pièges.

« Comme une trainée ? Une p*te ? Ce n’est rien, en comparaison des sévices physiques et moraux que tu m’infliges sans cesse. Tu veux probablement garder le beau rôle…». Elle acheva Sa phrase, capable de cracher une bordée de jurons qui aurait hérissé les poils de son aïeul. A cette pensée, son sang recommença à bouillir. A cheval sur ses principes, il aurait été capable de conduire des religieuses sans histoire sur l’échafaud. Sous prétexte qu’elles auraient tenu des propos inappropriés. D’attendre gentiment que la guillotine tombe, un sourire monstrueux venant tordre son visage. Riche, il n’avait jamais été puni pour les atrocités qu’il avait fait subir aux individus qui l’entouraient. Selon Rafaele, son intransigeance lui avait valu des tonnerres d’applaudissement. D’apparence chic et distingué, il avait réussi à s’attirer Ses faveurs. Elle lui adressa un regard de mépris lorsqu’Il raconta ses petites anecdotes aussi débiles qu’inintéressantes. Tout comme Son nouveau mode de vie. A la manière du Seigneur de Guerre, Il la cloua sur place. Elle se rendait compte à quel point elle paraissait insignifiante, dans Son monde. Elle luttait contre l’injustice, tandis qu’Il s’asseyait sur le rebord de sa baignoire. Une baignoire en or, qui plus est. L’idée de lui lancer un sceau d’eau sur la tête pour le réveiller lui effleura l’esprit. Plus que tout, elle aurait souhaité le débarrasser de cet égoïsme et de cette inconsistance qui habitaient les profondeurs de Son âme. « En effet. Je m’en fou. Pendant que tu jouis de ton confort et de ton élégance, plusieurs milliers d’individus crèvent de faim. Ils se terrent comme des rats, moi y compris. Tu n’es qu’un sale égoïste. Tu les suis. Tu ne te sacrifierais pas. Tu nous enfonces encore plus dans la misère. Je ne sais pas pourquoi je me fatigue. Tu ne changeras jamais ». Elle se fatiguait, parce qu’elle l’aimait. Des veines ressortirent de ses tempes. Elle était furieuse. Aussitôt, Il étouffa sa rébellion. Il était inutile d’essayer de capter Son regard.

Ses prunelles déstabilisantes entamèrent un long voyage. Elles mémorisèrent chaque détail de son épiderme. Elle se prêta bien volontiers à cet examen minutieux. La honte s’était dissipée dès l’instant où une odeur piquante et musquée s’était infiltrée à travers ses narines. Celle du savon. Après leur petit séjour, elle avait laissé ses doigts rugueux s’accrocher à ses jambes. Pour faire fondre les croutes et les impuretés, elle avait frotté sa peau avec acharnement, manquant de l’écorcher. Elle avait retrouvé son élégance naturelle. Toutefois, depuis qu’elle avait réintégré le Masquerade, ses ongles étaient soigneusement manucurés. A voir l’érotisme qui se dévoilait dans l’ombre de Ses azurs, Il y attachait de l’importance, ce qui la fit soupirer d’envie. Leurs lèvres se reconnurent. Leurs langues s’entremêlèrent dans une danse effrénée. Des simples caresses qui la firent frémir d’anticipation. Avant qu’Il mette un terme à ce jeu de séduction dangereux, et qu’il se métamorphose en ‘monsieur propre’. « Arrête un peu… ». Elle souffla d’exaspération. Malheureusement, il n’y avait pas de cutter à sa portée. Tandis qu’elle courait après la liberté, Il restait centré sur ses névroses. Avant que Ses désirs inavoués aient finalement raison de Lui. Emoustillée par sa flatterie, elle lui vola un second baiser, portant une main hésitante à sa ceinture. « Tu me manques ». Lui avoua-t-elle dans un murmure inaudible. Une voix suraiguë sortit des enceintes acoustiques et la rappela à l’ordre. « En scène dans quinze minutes ! ». Coupée dans son élan, elle se glissa derrière le paravent et enfila une robe rouge rubis qui lui arrivait à peine aux mollets. Un bout de tissu qui lui donnait une allure vulgaire et ne lui ressemblait pas. L’idée d’exposer ce décolleté plongeant à une bande de mâles affamés ne la réjouissait pas. Fort heureusement, Il serait dans cette salle. « Reste. Je vais danser pour toi ». Lui suggéra-t-elle, pleine d’espoir, avant que la maquilleuse ne les interrompe. Elle dépensait tellement d’énergie, pour essayer de la faire ressembler à ‘Miss pot de peinture’.

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MessageSujet: Re: Heart-Shaped Box {PV}   Mar 4 Mar - 14:29





« Comme une trainée ? Une p*te ? Ce n’est rien, en comparaison des sévices physiques et moraux que tu m’infliges sans cesse. Tu veux probablement garder le beau rôle…». Oui, voilà. Elle a un certain don pour achever mes phrases sans que je ne le lui demande. Dans tous les cas, elle a formulé à haute voix ce à quoi je pensais en italien sans trouver les termes anglais. Que veut elle que je lui dise ? Rien, de toute manière. Nous voilà en train de changer partiellement de sujet, puisqu’elle menace d’abimer mon costume, et je entre dans son piège en me prenant à lui décrire le tissu et la matière qui le compose. J’ai des goûts de luxe, je le sais, et je ne le cache pas. Voudrait elle que j’aie changé à ce point ? Rien n’efface une enfance dans la luxe comme la mienne, et même si les standings ont changé, moi non. Je sais reconnaître ce qui est de qualité et de haute facture, je sais choisir ce qui me va le mieux. C’est tout. Et… elle s’en fiche bien évidemment. « En effet. Je m’en fous. Pendant que tu jouis de ton confort et de ton élégance, plusieurs milliers d’individus crèvent de faim. Ils se terrent comme des rats, moi y compris. Tu n’es qu’un sale égoïste. Tu les suis. Tu ne te sacrifierais pas. Tu nous enfonces encore plus dans la misère. Je ne sais pas pourquoi je me fatigue. Tu ne changeras jamais ». Je darde mes yeux dans les siens. Que croit elle ? Que les années ont influé sur mon égoïsme ? Bien évidemment que je m’en fous des autres. Qu’ils crèvent, les pécores, ils ont toujours crevé en silence et dans le froid, ce n’est pas à moi de m’en soucier. « Qu’est ce que tu crois ? Que parce que trois clampins crèvent de froid ou de faim, je vais m’habiller avec des loques ? Ca n’a pas de sens ! » Mes derniers mots ne sont qu’un vague souffle inarticulé alors que je me laisse aller à observer Azzura. La détailler du regard. Reconnaître ses épaules, ses courbes, ses fossettes, ses petites rides.

Je suis terrifié. C’est un fait que je ne peux ignorer, et qui se ressent dans mon comportement. Je suis confiant, je suis toujours aussi aristocratique et sûr de moi qu’habituellement, mais pour le moment, c’est une façade pour cacher la terreur du loup qui se sent enfermer. Que l’on ne s’étonne pas si ma villa compte foule de baies vitrées, d’espaces calculés par des architectes talentueux sur ma demande pour qu’ils ne soient pas brisés par des murs porteurs ou des colonnes. Pas étonnant que mon bureau donne sur une baie vitrée pour me donner un sentiment de liberté. Je ne supporte plus l’enfermement. Le loup est claustrophobe, animal libre par nature, et ça a déteint sur moi. Qu’on me laisse seul avec Azzura, là. Avec l’électricité qui crépite entre nous deux, comme si le contact entre elle et moi était proscrit. Amusante idée, à n’en pas douter, alors que je l’embrasse pour évacuer la tension qui m’habite. Elle est à moi, et pour toujours, tout comme je ne peux qu’admettre que je suis à elle. Quoi que je veuille, quoi que j’en dise. Quoi que l’on essaye de se faire croire. Mais je romps rapidement notre baiser, et ses caresses, pour enlever ma veste de costume déjà légèrement mouillé. Elle souffle d’exaspération un « Arrête un peu… » qui manque de ma faire sourire. Je suis terrifié, le loup aussi, et je suis aussi irrémédiablement attiré par elle, il faut que je me l’avoue. C’est certainement pour cela que je ne retiens pas mes mots lorsque je la flatte à l’aide de sous entendu à moitié caché. Cette fois, c’est elle qui m’embrasse, avant de murmurer un « Tu me manques » qui fait écho à celui que je ne peux prononcer mais que je ne pense pas moins. Je m’apprête cependant à formuler à voix haute tout cela quand un bruit suraigüe qui agresse violemment mes sens et me fait grimacer nous sépare. « En scène dans quinze minutes ! ». En scène ? Pardon ? Elle m’échappe. Trop tard. « En… quoi… Azzura, tu… Quoi ? » Je l’observe se glisser derrière un paravent où je veux la rejoindre. Pourtant, je me contente de me passer une main dans la nuque pour masser mes muscles bien trop tendus. Pour une fois que nous ne criions pas… pourquoi cette sonnerie nous a-t-elle séparés ? Je lève les yeux au ciel, me demandant s’il ne vaut pas mieux pour nous que je m’en aille de suite, quand elle ressort du paravent et m’immobilise. « Reste. Je vais danser pour toi ». Je reste muet en regardant ses habits. Elle ne va pas aller sur « scène » comme ça. C’est une blague. « Tu te fous de moi. Y’a d’autres hommes là bas ! » Non, sans blague. Je refuse de comprendre voire d’imaginer ce qu’elle sous entend. Ma main lui emprisonne le poignet. « Azzura, tu vaux mieux que ça ! Tu n'es pas une... une catin à allerte tortiller dans cette tenue devant... » Mes yeux dérivent sur le décolleté. Elle est magnifique à mes yeux, mais je refuse qu’elle le soit aux yeux d’autres personnes. Possessif ? Oui. Et alors. J’ai beau l’avoir protégée pendant des mois, je n’avais pas vu cette part de sa vie. Jaloux ? Oh oui. En colère ? A n’en pas douter. Et alors « Ils ne te méritent pas. » Petite pause. « Non andare, ti prego.» N’y vas pas, s’il te plait. Sous entendu : reste. Mais avec moi. Redonne moi l’exclusivité que je mérite, et que j’ai toujours eue.

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MessageSujet: Re: Heart-Shaped Box {PV}   Sam 8 Mar - 19:09

Les passants n’allaient pas tarder à rejoindre les bras de Morphée. Imperméables au monde extérieur, ils déboulaient probablement dans leur hall marbré, sous une lune meurtrière. Ils laissaient derrière eux des rues à demi éclairées, silencieuses et désolées. Cette ville dont les mœurs la révoltaient ne percevait pas la fourberie qui suintait de ses murs. Les plus démunis semblaient exclus de l’ambiance euphorique qui régnait dans le quartier français. Des morceaux de jazz résonnaient encore dans les bars branchés, tandis que des tonnes de mares de sang se formaient sur le sol parsemé de diamants et de fragments d’os. Une rage sourde montait en elle, alors que les rires sonores de la clientèle du Masquerade lui parvenaient du plafond. Nom d’un chien. Depuis l’abolition des Hunter’s Seasons, ces écervelés étaient inconscients des dangers qui les entouraient. Les tragédies qui s’étaient abattues sur Terre ne les avaient pas transformés. Elle ne perdait pas sa vision idéaliste. Révolutionnaire dans l’âme, elle était prête à combattre à tout instant. Se glisser dans la peau de Roxanne lui avait permis d’étudier le terrain. L’ennemi était nombreux. Toutefois, une année s’était écoulée et le réseau de résistance ne s’affaiblissait pas. Des soldats rebelles venaient en renfort. Tôt ou tard, le peuple finirait par gronder. L’heure de la vengeance sonnerait. Les trouillards s’allieraient à eux et illumineraient son cœur courageux. L’homme qui se tenait devant elle faisait partie du camp adverse. Elle était donc supposée l’évincer. Faire gicler la haine qui Lui bouffait les tripes. L’étrangler de ses mains. Entailler Son corps à l’aide d’une fine lame de rasoir. Elle en était incapable. Certaines addictions étaient très néfastes pour la santé. Une maladie incurable la rongeait de l’intérieur. L’amour. Il s’était propagé dans son organisme à une vitesse phénoménale, dès l’instant où ses perles chocolatées s’étaient ancrées dans Ses azurs. Il réduisait sa cervelle en bouillie. Un nuage de brume se répandit dans chaque recoin de la loge lorsqu’Il déversa un flot de paroles interdites qui polluèrent son espace sonore.

Le sol se mit à vibrer, témoin de cette tension palpable qui régnait autour d’eux. Et pourtant, elle manqua à tous ses devoirs. Lorsque les coups de tonnerre fusaient de toutes parts, elle ne bougeait pas d’un pouce. Elle avait pour habitude de fermer les yeux dans le but de digérer l’affront. C’est ce qu’elle fit, à présent. Un rictus figé sur le visage, une veine bleue palpita sur sa tempe. Elle n’avait pas changé. Du temps de Rome, lorsque Rafaele partait en chasse avec Son aïeul, elle incarnait le modèle absolu de la gamine qui jouait dans les ruisseaux, deux rues plus loin. Ses bustiers ornés de dentelle blanche finissaient toujours dans les mains des individus les plus défavorisés, à son plus grand soulagement. Déchirés et noirs de crasse, ils attiraient les regards curieux et scandalisaient les dames de la cour. Comprenez l’embarras dans lequel je me trouve actuellement. Marmonnait-elle à ses parents avant de pouffer de rire et de vaquer à ses occupations habituelles. En se mettant à l’abri de l’odeur de cuir qui imprégnait les lieux, elle frôlait le bonheur. Si la liberté avait eu un prix, elle l’aurait achetée sans hésiter. Elle avait bien plus de valeur que les meubles récemment cirés qui étaient disposés dans le salon familial. Rafaele ne partageait pas son point de vue. Si l’orage s’était mis à gronder, Il aurait certainement proposé son aide aux paysans du village. Il aurait rentré leurs bêtes, en échange de plusieurs lingots d’or. Quand Il buvait son verre de brandy en compagnie des autres nobles, il se sentait comme un poisson dans l’eau. Il était né dans la bonne famille. Il avait commis une erreur monumentale en laissant tomber toutes ses armes. En renonçant à son statut élevé dans le but de lui sauver la mise. Extirpée hors du temps, elle avait cru qu’Il avait cédé à toutes ses supplications. Qu’Il avait changé radicalement. Un retour à la case de départ qui usait ses cordes vocales. Bientôt, Il lancerait en l’air son précieux butin.

« Tu ferais mieux de t’en préoccuper et de devenir un peu plus altruiste, si tu souhaites me revoir ». Si ses discours moralisateurs ne l’aidaient pas à combattre la noirceur de Son âme, elle espérait le berner à coups de chantage affectif. Cette poussée de jalousie la conforta dans cette idée. Cette vision ne le laissait pas indifférent. Elle mettait Ses nerfs à rude épreuve. Elle le toisa avec méfiance et serra les dents lorsqu’Il emprisonna son poignet. Il oscillait entre infinie douceur et désinvolture. Elle craignait qu’Il la loge sur son épaule et la jette comme un vulgaire paquet de linge sale. Elle devait apprendre à apprivoiser l’animal. Elle glissa un doigt entre Ses lèvres entrouvertes. « Tais toi. C’est justement pour cela que j’ai besoin de toi ». Ses azurs la scrutèrent un moment. Il prononça sa sentence. Il aurait du économiser son jugement jusqu’à la fin. Elle avait l’impression qu’une odeur âcre flottait dans l’air. Les gestes charitables ne pouvaient provenir que d’une entité divine. L’être humain était capable de commettre les pires atrocités. Et pour preuve, elle avait tué un homme. « J’ai changé, moi aussi ». Elle ne méritait plus Ses faveurs. Elle devrait subir les comportements de transgression de ses admirateurs. « Non ho scelta ». Elle n’avait pas le choix. Si elle prenait la fuite avec Lui, ils l’enverraient en prison. « J’ai du sang sur les mains ». Lui avoua-t-elle, une note de tristesse dans le cœur. Elle n’avait même pas payé pour ses péchés. La maquilleuse interrompit cette trêve momentanée. Elle rapprocha le pinceau de ses paupières et en dessina le contour. Elle passa une couche de gloss sur ses lèvres. La sorcière bailla à s’en décrocher la mâchoire. « Merci, c’est suffisant ». Assez de mondanités. Elle avait conservé son tempérament de feu. L’employée s’en retourna. « Tu risques gros, en traînant ici avec moi. Je suis la risée du pays ». Sa voix trahit son inquiétude.

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MessageSujet: Re: Heart-Shaped Box {PV}   Dim 16 Mar - 14:31







le monde de Danny











Edition Spéciale {Diffusée en vrai RP}




Éteintes, en veille, allumées sur un programme que vous avez choisi, les télévisions ont toujours eu pour habitude de répondre à vos désirs. Il en va de même pour les radios, les ordinateurs. Les téléphones pour ceux qui en possèdent. Mais soudainement, les engins électroniques se mettent à agir d’eux-mêmes. Dotés d'une volonté propre. Changeant de programme, sortant de veille ou s’allumant tout simplement pour se brancher sur une émission qui ne vous plaira absolument pas. Le Gouvernement a tout prévu. Infiltrer tous les foyers de la ville pour que l’annonce soit vue, lue ou entendue de tous.

« J'aime partager. J'ai toujours été comme ça, garder les secrets ce n'est pas pour moi. Pas quand le reste du monde peut aussi en profiter et s'en amuser. Pour réchauffer un peu vos petits cœurs en cet hiver qui perdure, voici une édition spéciale, qui risque de faire de belles étincelles. J'en suis tout chose, j'en verserais presque une petite larme. Et vous aussi, j'en suis certain.
The game is on...

rumor has it


- AIDEN Northwild ; Enregistrement vidéo :
Si la plupart de la population semble avoir compris que pour sa propre sécurité il est fortement déconseillé de mettre le nez dehors après le couvre-feu, d’autres en revanche, semblent ne pas vouloir se plier aux règles. Je ne donnerais pas de nom pour éviter tout... Oh si allez, je vais vous en donner. Un surtout. Notre cher Aiden. En parfait ado qui se rebelle, il n’en fait qu’à sa tête et se balade tranquillement une fois la nuit tombée. Et comment fait-il pour passer au travers des patrouilles ? En payant les patrouilleurs pardi ! Les pots de vins circulent, passent entre les mains de soldats supposés faire régner l’ordre. Je doute que tu trouves de nouveaux Peacekeepers à corrompre mon cher Aiden, et si j’étais toi, je ferais une croix sur les escapades nocturnes. Tu as eu de la chance jusqu’à présent, mais la roue tourne. Et je doute que tu apprécies ce qui t’attends si tu venais à être surpris en flagrant délit. Je dis ça, je dis rien…

- aleksi lenaïk ; Récidive :
Condamné pour avoir fourré son nez dans des affaires d’Etat classées secret défense. Il semblerait que dix années de prison ne lui ont pas suffi car ce cher petit Aleksi est en train de retomber dans ses travers. Une source sûre m’affirme que l’informaticien se change en hacker de haut vol une fois ses heures de travail achevées et qu’il tente depuis plusieurs mois déjà de s’infiltrer dans les dossiers secrets de notre cher Gouvernement dans le but de le voir s’effondrer.
Qui l’eut cru, lui qui a l’air si inoffensif derrière ses lunettes de parfait petit geek ? Pas moi. Et si j’admire son travail, notre Président lui, voit ces tentatives d’un très mauvais œil et prépare déjà la contre-attaque. Un conseil, Leksi, évite de mettre le nez dehors pendant quelque temps et arrête de te prendre pour un Résistant. Tu n’en as pas la carrure.

- Angus Rasmussen ; Rumeur :
Il se prétend Résistant. Clame à qui veut l’entendre qu’il nous déteste, et que notre cher Président et son Gouvernement doit être renversé au plus vite. Il a gagné sa place dans la Résistance, j’en suis sûr. Ils sont tellement aveugles, qu’ils sont incapables de voir quand on se moque d’eux. Mes chers petits, vous avez un mouton noir dans vos rangs.
Car si Angus prétend vouloir la destruction de l’ordre établi, une fois sa chemise retournée, il œuvre pour ce même ordre avec toute la dévotion du monde. Surpris ? Si j’étais vous, je renforcer les tests d’entrée, pour éviter de vous retrouver une nouvelle fois dans ce cas de figure à l’avenir.

- Aurora Abatucci ; Enregistrement vidéo :
La nuit tombée, les rues de la ville se vident. Au coin de l’une d’elle, une ombre se profile. Les talons claquent sur le sol et la jeune femme courtement vêtue, s’arrête pour retrouver une de ses camarades. Elles attendent patiemment qu’un client vienne demander leur service. D’autres talons se font entendre, et c’est Aurora qui entre en scène. Elle se montre enjôleuse avec les deux prostituées, puis sans crier gare, les massacres de sang-froid, à la manière de Jack L’éventreur.

Qui aurait cru ça ? Qu’une si délicate personne serait capable d’agir avec une telle barbarie ? Et ensuite accuser un assassin mort il y a des siècles ? Franchement, Aurora, tu aurais pu trouver mieux. A mois que ce crime n’ait été motivé par une jalousie quelconque ? Elles avaient marché sur tes plates-bandes c’est ça ? Parlementer aurait peut-être pu régler les choses, tu devrais y penser pour la prochaine fois. Ça t’évitera de passer pour une folle sanguinaire.

- Azzura DiMercurio ; Enregistrement vidéo :
Une forme noire se distingue parmi les hautes herbes. Il s’agit d’Azzura. Perdue au fin fond du bayou sauvage, une arme à feu en main, elle semble tout droit sortie d’un film d’horreur. Des cernes bleutés trônent sous ses yeux. Elle a le teint blafard et les joues creuses.
« - Suis-je la seule à le voir ? ». Saisie d’un violent tremblement, elle manque de tomber à la renverse. Elle lance des paroles dans le vide.
« - Espèce d’ordure. Tu n’es pas réel. Tu es mort il y a plusieurs siècles. Disparais avant que… ». A qui s’adresse-t-elle ? Aucune silhouette ne la surplombe. Aucun interlocuteur à l’horizon. Elle est entourée d’arbres solitaires. Plus loin, un homme est avachi dans la vase. Sans crier gare, elle lui tire une balle en pleine tête. Dans un état de confusion mentale, elle enchaine sur un nouveau monologue.
« Qui suis-je ? ». Coupable, elle prend la fuite.

Atteinte du syndrome de la bougeotte, la demoiselle a souvent besoin de changer d’air. Elle ne refusera certainement pas de passer un séjour chez les fous. Allez, souris. Stain viendra t’apporter des oranges. C’est certainement mieux que de croupir dans une cellule, n’est-ce pas ? Avant d’enfiler ta blouse blanche, pense à m’offrir une danse privée.

- Brashen Hall ; Rumeur :
Il en faut des nerfs d’acier pour rejoindre les rangs de notre belle armée. Tous les Shadowhunters vous le diront : leur boulot n’est pas une mince affaire. Et Brashen ne dira pas le contraire. Derrière ses beaux yeux de glace se cache en fait un être au tempérament de feu. On me rapporte que le soldat aurait tendance à perdre son sang-froid durant certaines missions. Et suspects, comme témoins, payent le prix de ces pertes de contrôle.
Brashen, abîmer les potentielles sources d’informations ne sert à rien et n’aide pas pour les enquêtes. Bien au contraire. Achète-toi des fléchettes ou un bon punching-ball pour soulager tes pulsions, ça vaudra mieux pour tout le monde. Ou alors mets-toi au yoga.

- Carys Lemoyne ; Rumeur :
Si certaines femmes peuvent fermer les yeux sur les incartades de leur fripon de mari, surtout quand il y a un train de vie luxueux à la clef, aucune n'aime se récupérer à cause de lui toutes les infections qui trainent. A force de fourrer leur nez (et pas que, hélas) entre les cuisses de la peu farouche et visiblement peu reluisante Carys, un tas d'hommes politiques se retrouvent désormais avec des démangeaisons purulentes et des maladies vénériennes fort compromettantes. Et qui paye l'addition ? Leurs pauvres épouses tiens, bien obligées d'accomplir leur devoir conjugal de temps en temps.
Déjà que sa bouche pulpeuse, ses tenues ne laissant aucune place à l'imagination et ses seins dignes d'une actrice pour films X leur refilaient à toutes des complexes et de l'urticaire ! La prostituée de luxe est à présent la bête à abattre, un vrai comité de femmes bafouées s'est ligué contre elle et planifie d'ores et déjà de détruire Carys. Avoir un peu de répit lorsque le chéri veut se soulager oui, être la victime d'une contagion massive, non. Messieurs, la prochaine fois un conseil : sortez couverts ! Il est toujours fâcheux de voir son épouse hystérique prendre les armes, et quelques précautions vous éviteraient à coup sûr de nombreux désagréments. Comme par exemple dormir sur le canapé miteux du salon, avec pour seul doudou votre nid à MST.

- Connor Blackpearl ; Enregistrement vidéo :
Jackson Square à la tombée du jour. Le parc se vide, et les camés sortent de l’ombre. Ils déambulent dans les allées, s’offrent le loisir de tirer sur leurs joints en toute quiétude. Dans un coin plus éloigné, Connor semble être en pleine discussion avec d’autres drogués.

Il se disait guéri. Moi je pense sérieusement qu’il a fait une rechute et qu’il retrouve régulièrement ses potes de fumette pour partager de bons délires. Ils volent haut les éléphants roses, Connor ? Et mon petit doigt me dit, qu’en plus d’en consommer, notre cher Connor se serait lancé dans la vente de drogue. Parait que ça paye bien…
Tu me donneras quelques tuyaux, si jamais je songe à me recycler dans ce domaine. Allez, plane bien Conny, faut bien la tester avant de le vendre pas vrai ?

- Cora DiMercurio ; Enregistrement vidéo :
Seuls dans un appartement dévasté par le bordélisme aigu de son propriétaire, Cora sagement assise à l’autre bout du canapé comme si son compagnon avait la peste n’en mène pas large.
« Cora : Ce n’est même pas tout à fait ma sœur, ma mère préférait aller voir ailleurs. » La révélation semble lui coûter et elle ne fait que la murmurer du bout des lèvres, à un Stain qui n’en mène pas large lui-non plus.


Que j’aime cette famille. Les révélations fusent et ne se ressemblent pas. Après le cousin qui rêve de fourrer son museau sous les jupons de la sœur aînée, voilà que la cadette avoue sa bâtardise. Tu penses vraiment que ta chère sœur continuerait de te considérer comme telle quand elle verra ça, Cora ? Elle qui a tant de principe et de belles valeurs. Moi je dis, il vaut mieux être enfant unique, ça évite des tas de problèmes. Mais entre nous, je suis bien curieux de voir à quoi ressemblera votre prochaine réunion de famille, ça va être épique tout ça !

- Cordelia Hopkins ; Rumeur :
Mes oreilles et mes yeux ne me mentent jamais. Et Dieu sait que je les laisse traîner partout. J’ai récemment aperçu, dans les recoins insalubres de Storyville, la jolie petite Cordelia. En train de déambuler au milieu des ruelles sombres et malfamées. Et accompagnée qui plus est. Mais entre nous, celui qui l’accompagnait ne devait pas être là pour lui servir de vigile, vu la frénésie qui s’est emparée de Cordelia lorsqu’elle s’en est prise à trois bourges venus chercher des poux dans ses jolis cheveux. Les pauvres sont morts égorgés comme de vulgaires cochons. En revanche, en ce qui concerne son inutile garde du corps, j’ignore encore de qui il s’agit… Mais j’y travaille, n’ayez crainte.

- Ezra Reilly ; Enregistrement vidéo :
Jackson Square, la nuit tombée. Trois silhouettes émergent des ombres. Aleksi en pleine discussion houleuse avec un dealer visiblement peu enclin à satisfaire la demande de son client. Ezra, qui tente d'instaurer un peu de calme en bon ancien Peacekeeper qu'il est. Le coup de feu part, éventre le silence. Et le dealer s'effondre sous le regard médusé de l'informaticien. L'arme à la main, Ezra, lui est impassible.
« Ezra: -Il faut qu’on se débarrasse de lui maintenant. Le coup de feu risque d’attirer du monde. »


Classe, même avec du sang sur les mains. C'est tout un style, que dis-je, tout un art, et Ezra le maîtrise à merveille. Tuer pour un Peacekeeper fait partit du contrat, mais pour un urgentiste... C'est pas supposé être l'inverse? Dans le langage commun, on appelle ça un meurtre mon petit Ezra, et de sang-froid qui plus est. Et après tu critiques les autres, regarde toi dans une glace avant de continuer à blâmer les joyeux de la gâchette et des coups gratuits.

- Faith Ziegler ; Photo choc :
Elle est belle. Charme n’importe qui avec ses yeux envoûtants. Ah, Faith… Qui ne vendrait pas son caniche ou son poisson rouge pour passer ne serait-ce qu’une pauvre heure en sa compagnie ? Si quelqu’un peut lui résister, qu’il lève la main immédiatement. Moi je suis conquis, mais… Parce qu’il y a toujours un ‘mais’. La belle n’a pas toujours été aussi parfaite. Preuve à l’appui, j’ai déniché au fin fond de dossiers oubliés d’un hôpital tout aussi oublié, des photos qui auraient de quoi retourner le cœur du plus aguerri des Shadowhunters.
Et comme j’aime partager, je vous dévoile aujourd’hui en direct, le VRAI visage de Faith Ziegler. Frankenstein avait une fille, la voici !

- Isis Whitefield ; Rumeur :
Mon petit doigt me dit, et mes petites sources aussi, que la si dévouée Isis n’agit pas par simple bonté d’âme, et que les visites qu’elle rend régulièrement à sa sœur cachent quelque chose. La pauvre demoiselle, suite à un grave accident, se retrouve en séjour permanent à l’hôpital. Et qui aurait causé cet accident ? Allez, faites un effort… Isis pardi !
Alors ma belle, tu as quelque chose sur la conscience ? Tu peux arrêter de jouer la gentille grande sœur dévouée, la mayonnaise risque de ne plus prendre maintenant.

- Jezebel Redfern ; Enregistrement vidéo :
Majestueux et imposant, un tigre au pelage d'une blancheur immaculée se propulse sur une femme visiblement terrorisée. Elle n'a pas le temps d'esquiver la bête qui s'est jetée sur elle, tombe sur le bitume lourdement. Sans pitié, l'animal l'éviscère, dévore ses organes dans un bain d'hémoglobine en prenant soin de prolonger l'agonie plus que de raison. La pauvre femme hurle durant ce qui semble s'éterniser des heures, d'un cri qui déchire le silence et glace le sang. Le félin finit par l'achever en lui arrachant la gorge, puis se recule. Et recouvre rapidement forme humaine. C'est une femme entièrement nue qui se révèle, la bouche maculée d'écarlate et le visage impassible. Aucune grimace de dégout sur ses traits, Jezebel s'essuie les lèvres avec froideur et contemple son œuvre. Avant de lever le regard vers son collègue shadowhunter, rester sur le bas-côté tout ce temps. Il lui tend la veste d'ébène qui va en principe avec son uniforme sombre, non sans jeter une œillade lubrique sur ses courbes dénudées. A côté du corps qui vient de se faire déchiqueter, on en aperçoit un autre qui git : un petit garçon dans un état presque aussi déplorable que celui dans lequel a été laissé ce qui devait être sa mère.

Sauve qui peut ! Résistants, protestataires, marginaux réfractaires et autres rebuts de la nouvelle société, mieux vaudrait abandonner vos activités illégales au risque de vous faire dévorer. Milicienne modèle, Jezebel est toujours prête à se faire péter la panse avec un bon festin. Et quoi de mieux que la chair fraiche et croquante à souhait de vos enfants pour enfoncer le clou ? Aussi givrée qu'un iceberg, plus affamée qu'une ogresse, tu devrais tout de même apprendre à manger propre ma chère. Si j'ai toujours eu un faible pour les reines de glace, il n'y a rien de pire pour stopper ma libido que les souillons qui ne savent pas se tenir à table. A bon entendeur, salut !

- Kyran Hogan ; Révélation familiale :
On choisit ses ennemis, mais pas sa famille. Je suis certain qu’Ezra aurait préféré pouvoir choisir sa famille plutôt que ses ennemis. On croyait cet adorable petit urgentiste fils unique, mais que nenni. Il a un frère. Et quel frère, mes aïeux, je me damnerais pour en avoir un pareil. Je vous le donne en mille : le très charismatique Kyran partage ses gênes avec notre ancien Peacekeeper.
Ca vous en bouche un coin pas vrai ? J’ai eu du mal à y croire moi aussi. Mais en regardant de plus près, on trouve des ressemblances assez frappantes chez ces deux-là. Ah ! Les joies de la génétique.

- Lawrence Blain ; Enregistrement vidéo :
La tension est palpable, à son comble. Mis en joue, Lawrence ne reste pas en position de faiblesse bien longtemps. Avec une vivacité à faire pâlir le plus entrainé des Peacekeepers, il désarme son adversaire et le met à terre. Sans une once d'hésitation, sans un seul élan de pitié pour la personne qui lève les mains en signe de capitulation et entrouvre les lèvres pour supplier, il tire avec son revolver et l'abat de sang-froid.

Il se prétend simple mécanicien, clame à qui veut bien l'entendre qu'il ne se rappelle plus de rien. C'est qu'il joue particulièrement bien la comédie le gentil petit soldat. L'amnésie a bon dos mon beau Lawrence, quand on voit comme tu pouvais exécuter un homme sans sourciller il y a encore quelques mois. Allons à moi tu peux bien l'avouer, tout ça c'était de la pure comédie non ?

- Li Mei Tyler ; Enregistrement vidéo :
Brisée, esseulée, c'est une beauté à l'expression brisée et à la silhouette amaigrie qui s'approche de son miroir. D'une force qui contraste avec son corps si frêle, son poing vient violemment percuter un miroir. Il se brise en d’innombrables éclats, avant que Li Mei ne se laisse couler contre le mur, anéantie. La main tâchée de sang, elle se recroqueville et éclate en gros sanglots. Puis relève la tête, une expression radicalement différente scotchée au visage. Les perles salées sont déjà balayées, et un sourire machiavélique se dessine sur ses traits. Elle éclate d'un grand rire, comme transfigurée.

Inquiétant, vous avez dit inquiétant ? Pas de panique Li Mei, les hommes en blanc vont très bientôt venir te chercher. A force les braves médecins vont finir par se retrouver débordés, si l’hôpital psychiatrique continue de se remplir de schizophrènes et de cinglés notoires dans ton genre. Les 7 ans de malheur que tu viens de récolter, tu vas pouvoir les couler paisiblement dans une camisole de force.

- Lorenzo Ruggieri ; Enregistrement vidéo :
La chambre respire le luxe. Et la luxure. Sur le lit, une créature aux courbes plantureuses se retrouve menottée au lit par son partenaire. Aguicheur, ce n’est qu’une mise en bouche avant la suite des festivités et déjà d’autres accessoires entrent en piste…

Il ne manque pas d’idées pour pimenter les parties de jambes en l’air. Ce cher Lorenzo a de quoi satisfaire ces dames, que ce soit dans son pantalon ou dans ses tiroirs. C’est beau, la jeunesse qui ose les nouvelles expériences. Et quoi de mieux pour explorer de nouveaux domaines que de fourrer son bulletin dans les urnes d’une femme politique de haut rang.

- Natascia Abatucci ; Enregistrement vidéo :
En plein bad trip, les pupilles vitreuses et le corps nerveusement agité de frissons intempestifs, c'est une Natascia de toute évidence droguée jusqu'à la moelle qui trébuche. Et se fait rattraper de justesse par l'homme qui l'accompagne dans son délire, visiblement très amusé et satisfait de la situation. Aspirée par la drogue qui pulse dans ses veines, la belle se répand en confidences douteuses sur ses connaissances résistantes. N'hésite plus à donner des noms et des détails sur le coup d'Etat ayant conduit à l'assassinat de notre regretté premier président. Elle a le temps de vendre tous ceux qui lui passent par la tête, avant l’atterrissage brutal et forcé. La descente des camés, plus douloureuse encore que la libération de l'envol.

Eh bien alors ma douce Natou, on ne t'a jamais appris à tenir ta langue ? La drogue c'est comme l'alcool, quand on la tient mal, autant éviter. Quoi que, la délation c'est toujours bien vu par chez nous et on peut dire que tu nous auras été d'une grande aide. Savais-tu que les petits camarades que tu as trahis sans même t'en rendre compte ont été arrêtés et exécutés dès les jours suivants ? Non ? Maintenant oui. La prochaine fois, tu choisiras peut être mieux les compagnons junkies avec qui tu te pique les veines. Ou tu te décideras peut être enfin à te sevrer, de toi à moi tu pourrais être sexy en diable sans cet air de cadavre ambulant qui te colle à la peau.

- Rafael Morienval ; Enregistrement vidéo :
Il transpire l’autorité, debout au milieu de ses hommes. En parfait chef de meute, Rafael donne ses ordres. Motive ses troupes et leur ordonne de trouver au plus vite la femme qui se trouve sur la photo qu’il agite sous leurs museaux. Cora DiMercurio. Un seul détail à retenir : il la veut vivante pour pouvoir la tuer de ses propres mains.

Il ordonne le Shadowhunter… Ah mais attendez, Rafael n’en est pas un… si ? Le pauvre petit ne digère pas d’avoir été recalé à l’examen d’entrer dans la si prestigieuse milice. A tel point qu’il ordonne et mène des troupes comme le ferait un parfait Shadowhunter. Rafael, tu devrais laisser faire les professionnels et de te contenter de faire ton boulot correctement.
Franchement, ce serait vraiment dommage que dans un élan de bravoure tu te foules un orteil ou te casse un ongle. Tu retenteras ta chance l’année prochaine qui sait.

- Roxanne Delaney ; Enregistrement vidéo :
Le tribunal est plein à craquer. L’accusé, un prétendu Résistant vient d’entendre sa sentence. Dans l’assemblée des jurés,Roxanne, acquiesce, visiblement satisfaite par le verdict, sous le regard impuissant du pauvre Résistant.

Qu’est-ce que ça fait de condamner à mort des résistants ? Pour Roxanne, apparemment c’est une vraie partie de plaisir. Je dois avouer, il y a quelque chose de grisant dans ce genre de situation. Le pouvoir, ah, quand on le tient, c’est dur de s’en défaire pas vrai Roxette ?

- Ruby Moriarty ; 'Accident' domestique :
Enjôleuse et lascive à souhait, la patronne du Masquerade est un fantasme vivant. Qui n'a pas déjà eu envie d'explorer plus en profondeur les coulisses avec elle lorsque les rideaux de son cabaret tombent ? Mais derrière ses airs de beauté fatale, se cache une ancienne femme au foyer modèle mais aigrie. Véritable cordon-bleu, son mari a fait les frais de ses talents de cuisinière. Le malheureux s'est assis sur son canapé, a mis les pieds sous la table basse en attendant que sa si délicieuseRuby vienne les lui masser et lui apporte sa bière. Quoi de plus normal ? Une épouse accomplie doit savoir relaxer son mari après une longue journée de labeur, je l'ai toujours dit.
Mais visiblement décidée à reprendre son indépendance, la belle a (tenez-vous bien) décidé de l'assommer à coup du gigot amoureusement farci tout l'après-midi. La folle furieuse n'a pas eu à s'acharner bien longtemps, le morceau de viande a rapidement eu raison du bougre et l'a laissé sur le carreau. Vous vous demandiez ce qui se cachait derrière ce joli minois ? Une ex taularde, qu'il vaudrait mieux laisser loin des fourneaux si vous ne voulez pas finir comme le dernier mâle ayant cherché à la domestiquer. Sinon, ce sera à vos risques et périls !

- Sanjana Tamboli ; Enregistrement vidéo :
A la sortie d’un bar, Kylian se fraye un chemin au milieu des futurs clients attendant de pouvoir entrer à l’intérieur. A son bras : Sanjana. La belle Indienne n’en perd pas une miette, s’accroche au bras de son jules tout en sortant le grand jeu pour le séduire…

Après Kyran, voilà que s’ajoute à la liste des prétendants de Sanjana, le ténébreux Kylian… On reste dans le même registre non ? Tu aimes les prénoms en ‘K’ ma belle ? S’il n’y a que ça, je me rebaptise Kanny sur le champ. Et Ezra dans tout ça ? Fais attention ma jolie, tu vas manquer de place sur ton étagère à trophées si tu continues de tous les croquer comme des macarons. L’avantage au moins avec ce genre d’encas, c’est l’absence de prise de poids.

- Soren Blake ; Enregistrement vidéo :
On lui donnerait le bon dieu sans confessions, au jeune homme aux traits angéliques qui se fond dans la foule. Il parait inoffensif, mais sans crier gare il agresse violemment un homme dans une ruelle déserte. Sans raisons apparentes, pour le simple plaisir de détruire, Soren roue de coups sa victime. Les poings tâchés de sang.

Et voilà mes petits, ce qui arrive quand on ne prend pas ses cachets contre l'hyperactivité et les pulsions meurtrières ! Impitoyable et fort bien entrainé, Soren aurait toutes les qualités requises pour intégrer l'armée du gouvernement. Manque peut être un peu de discipline, et quelques cours de yoga pour canaliser ce trop-plein de rage et d'énergie. Attention à ce qu'il ne vous coince pas dans un coin sombre, pour faire de vous son punching-ball vivant.

- Stain Greyjoy ; Enregistrement vidéo :
Dans une loge du Masquerade, Azzura s'adonne à une petite séance de rangement avant de monter sur scène en tenue légère. Sauf que la loge en question se trouve être celle de Stain, chanteur à ses heures, visiblement peu satisfait du travail de rangement de la demoiselle. Après avoir échangé quelques formalités et autres phrases assassines, l'orage passe et la température monte d'un cran. Assise sur le bureau, Azzura allume une cigarette, mutine et un brin sensuelle. Face à elle, Stain, visiblement absorbé dans la contemplation de la tenue de la demoiselle.
« Azzura : - Il ne manquerait plus que l’uniforme et les menottes et tu réaliserais mon fantasme. Approche…
Stain : - S’il n’y a que ça, laisse-moi le temps de me changer… »


Le ténébreux Shadowhunter n’en a pas perdu une miette, dévorant du regard le corps quasiment dénudé de la danseuse. Dévorer du regard ? Pour moi, il était plus en train de la déshabiller sans la moindre pudeur. Une ne lui suffit pas, il flirte maintenant avec la sœur aînée avec une désinvolture à couper le souffle. Moi je dis, chapeau !
Tu croyais vraiment que la tromperie resterait secrète ? Il faut toujours faire preuve d’une extrême prudence lorsque l’on joue sur deux tableaux Stain. Réserve-moi un entretien, je rêve de connaître les détails croustillants de cette soirée. Et je te donnerais quelques conseils pour tromper tes belles en toute discrétion.

- Wayne Sudworth ; Enregistrement vidéo :
Le bar est insalubre, miteux au possible. Douteux et pas très recommandable. Le genre de bars dont la clientèle n’a rien de fréquentable. Cela ne semble pas déranger outre mesure la silhouette qui vient d’en franchir la porte, bousculant au passage un ivrogne incapable de tenir sur ses pieds. Bien décidé à ne pas passer sa soirée debout, Wayne s’avance jusqu’au comptoir, et pose son fessier sur un siège. Non sans avoir demandé à son précédent occupant de dégager, le tout avec les bons mots. En parfait séducteur qui se respecte, Wayne, une fois un verre à la main pour épancher sa soif, se met à la recherche d’une proie pour passer le temps et combler sa solitude. L’alcool dans les veines, échaudé par l’ambiance enfumée et étouffante régnant dans le bar, le séducteur ne tardera pas à trouver une proie. C’est dans un coin à l’abri des regards que le couple éphémère termine sa course, Wayne ne perdant pas un seul instant pour dévorer les amygdales de son partenaire. Lascif et sulfureux au possible.

Ne cherchez pas l’erreur, vous avez bien vu. Notre très cher ministre a l’air d’être passé de l’autre côté de la barrière. Et il semble aimer ça en plus. Je dois dire, à force de passer ces journées à côtoyer des hommes en costards-cravates, pas étonnant que l’on finisse par avoir envie de voir ce qui se cache sous le costard. Alors Wayne, content de ce que tu as pu trouver ?

- Wesley Windsor ; Enregistrement vidéo :
Sur le ring de fortune, au milieu d’une foule se composant des délaissés de la société, les deux adversaires s’affrontent. La violence du combat attise les acclamations du public, renforce les paris qui ne cessent de pleuvoir sur la tête des deux participants. Au même titre que les coups. C’est à l’aide d’un magnifique crochet du droit que Wesley parvient à mettre K.O son adversaire. Il quitte le ring, sous les hués et les applaudissements, en sang, bien vite rejoint par un type lui procurant un sachet de poudre, pour fêter sa victoire.

Toute cette testostérone, moi ça me rend tout chose. Ce qui me rend tout chose aussi, c’est un Shadowhunter qui fourre ses poings dans des histoires de combats illégaux et qui consume de la drogue refilé par un subalterne visiblement habitué à ce genre de recel. Tu es supposé veiller à ce que ce genre de chose n’arrive pas, Wesley, tu es au courant ? On me murmure aussi que Kyran serait dans le coup, et que ton fournisseur travaillerait pour lui… Deux mythes qui s’effondrent d’un coup, donnez-moi un mouchoir, j’ai la larme à l’œil.


the show must go on


Ça en fait de la lecture tout ça mes enfants. De quoi occuper vos tristes soirées de solitude, maintenant que le monde entier connait votre petit secret. Mes yeux et mes oreilles traînent partout et ne manqueront pas de trouver d'autres révélations pour satisfaire votre soif de ragots. Les gossips, une bien belle invention.
Watch out my dears! »


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MessageSujet: Re: Heart-Shaped Box {PV}   Jeu 20 Mar - 15:00





Je sais que mon arrogance n'a d'égales qu'en mon charisme et ma haine pour les sorciers. Je suis imbu de moi même, prétentieux, arrogant et incroyablement égocentrique, et je l'assume totalement. Pourtant, je ne retiens pas mon interrogation. Ma demande. Mon indignation. Ma possessivité. Tu n'as pas le droit de te rabaisser davantage, Azzura. Et tu n'as pas à vendre au plus offrant l'exclusivité qui était et qui sera toujours mienne de ton corps et de tes courbes. Tu es à moi, nous nous sommes promis l'un à l'autre pour l'éternité, et même si la mort – ou pseudo mort – nous a effectivement séparés, je me sais jaloux de t'imaginer se donner à d'autre. Je ne peux dire tout cela à haute voix, ce serait m'abaisser à mon tour à une franchise dérangeante vu notre situation, mais c'est ainsi. Et je ne veux pas que ça change, malgré tout ce que j'ai pu lui dire dans le froid brûlant de New York. Mes mains se referment sur elles mêmes pour ne pas trembler avant de se rouvrir pour emprisonner son poignet dans une poigne de fer. « Tais toi. C’est justement pour cela que j’ai besoin de toi ». Son doigt posé sur mes lèvres me font taire effectivement, mais je m'insurge tout de même dans mon regard. Dans mon attitude. Le temps que les mots prennent plus de consistance et qu'ils s'échappent de moi, plus vrais et plus outrés que jamais. Je suis sincère et direct : je ne vois pas vraiment de raison de tourner autour du pot davantage, de toute manière. Elle s'apprête à aller danser devant d'autres personnes que moi, je ne vois pas pourquoi je masquerais la réalité de mes pensées. « J’ai changé, moi aussi ». Oh que oui, tu as changé, Azzura. « Peut être... mais rien ne t'empêche de changer à nouveau. » Et de m'obéir. De t'exécuter. De rester avec moi. De faire ce que l'italien te demande sur un ton légèrement suppliant qui détonne face au roc de prétention et d'égocentrisme que je suis. Je ne le nie pas : je suis au centre de mes considérations. Mes désirs, mes besoins, mes envies... tout cela est ce qui compte pour moi, et même si c'est pour elle aussi que je lui demande de rester avec moi et de ne pas y aller, c'est principalement pour moi. « Non ho scelta ». Je la fixe sans sciller. Comment ça, pas le choix ? On a toujours le choix... Tu avais donc le choix, lorsque tu as tué ton frère ? Oui, j'avais le choix, et j'ai pris la solution la moins horrible et celle qui était la meilleure pour moi. Ma famille depuis toujours ou celle à venir que mon grand père me refusait ? J'ai fait le choix de tuer mon frère, et je sais que je le referais quoi qu'il arrive si jamais... la situation venait à se reproduire avec une ironie toute particulière. « J’ai du sang sur les mains ». Je plisse les yeux comme je le fais si souvent lorsque quelque chose m'échappe. Du sang sur les mains ? Elle ? Non. Ce n'est pas possible. C'est moi le monstre qui mutile, qui tue et qui torture sans le moindre scrupule ou doute pour venir stopper ses mouvements. C'est moi qui me repais de la violence de mes gestes, qui me convaincs à chaque fois un peu plus de la justesse de mes actions et de leur caractère nécessaire. Pas elle. Je ne sais trop quoi dire face à ça, et je me contente d'un vague « J'en ai tout autant, voire plus. » inutile alors qu'une maquilleuse s'immisce entre elle et moi pour terminer de la préparer pour son show. Elle m'écoeure. Tout cela m'écoeure. « Merci, c’est suffisant. Tu risques gros, en traînant ici avec moi. Je suis la risée du pays » J'esquisse un sourire, qui n'a pas vraiment cœur à être là. « Tu es peut être la risée du pays, j'en suis l'un des premiers représentants. Ne doute pas de l'influence que je peux avoir. » Encore une preuve de mon arrogance ? Oui, bien sûr. Un petit sourire ponctue mes propos lorsque je rajoute : « N'essaye même pas de me faire croire que tu peux m'éclips... » Un grésillement. La fin du verbe est éteinte par la voix d'un présentateur télé qui s'échappe du poste le plus proche, mais aussi de mon téléphone. Tactile, grand écran, pratique et incroyablement bruyant dans le cas présent. J'attrape ma veste et sors le portable de la poche, fixant sans comprendre l'homme qui s'agite dessus. Des visages, des vidéos, des commentaires : j'essaye d'éteindre le téléphone et j'y parviens en retirant directement la batterie. « Trop de technologie à cette époque, beaucoup trop... » fais-je remarquer. Le téléphone éteint, il convient de... Je fronce les sourcils. « Azzura... ? » Je sursaute au coup de feu qu'elle tire en pleine tête à un homme à terre. Mon sursaut s'accompagne, d'ailleurs, d'un pas en arrière surpris. « Qu'est ce que c'est que ça ? C'est de ça dont tu parlais lorsque tu disais que tu avais du sang sur les mains ? » Mon ton devient autoritaire lorsque je rajoute un « Je veux que tu m'expliques. » péremptoire. « Tout de suite. » Comme si elle a des comptes à te rendre, Rafael...


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MessageSujet: Re: Heart-Shaped Box {PV}   Dim 30 Mar - 20:17

Elle aurait voulu pénétrer dans Son jardin secret. Préservé des regards, l’insolence puérile, la soif meurtrière et l’ambivalence y régnaient probablement en maîtres. Plusieurs jours s’étaient écoulés depuis leur rencontre à New York. Ce brusque changement de ton et d’expression la laissait perplexe. Des milliers de questions fusaient dans son esprit à toute vitesse. Leur relation progressait au gré de Ses humeurs. Il avait planté Son regard froid dans le sien dès l’instant où la horde de zombies l’avait encerclée. Prêt à l’étriper comme un lapin lorsqu’elle avait eu le malheur d’entrer en opposition avec Lui. A présent, Il lui faisait la cour. Aussi docile qu’un agneau, Il lui permettait de se glisser dans une torpeur doucereuse. Un prince de pacotille qui, tôt ou tard, ferait apparaître de nouvelles rougeurs sur ses joues. Elle guettait le moment où la haine se confondrait en Lui. Où son corps frêle s’alourdirait sous le poids de la frustration et de l’humiliation. Il endormait sa rage démente et la débarrassait de son macabre fardeau. Certainement pour lui briser la nuque d’un geste sec, au moment opportun. Sans qu’elle ait vu la mort venir. Elle s’enfonçait de plus en plus dans son délire de persécution. Son cerveau endommagé fonctionnait à plein régime. La voix de Zaira s’affolait dans sa tête. Elle l’empêchait de dérailler encore plus qu’habituellement. Elle n’aurait pas supporté l’idée que Son costume soit imbibé d’une grande quantité de sang. Elle devait brimer ses instincts. Elle était capable de pardonner à tous ceux qui reconnaissaient leurs méfaits. Il n’en faisait pas partie. Il lui permettait d’ouvrir les yeux sur la cruauté des hommes. Ses Azurs s’assombrissaient de jour en jour. Ils devenaient des étrangers l’un pour l’autre. Elle était lasse. Reconnu pour sa soumission légendaire à l’égard des membres des gouvernements, Il laissait l’étiquette de ‘la parfaite enflure’ lui coller à la peau. Le sentiment d’injustice coulait dans ses veines comme un poison mortel. Sourd à ses supplications, Il mettait ses nerfs à rude épreuve. A ses yeux, la Nouvelle Orléans était une ville pleine d’opportunités. Il n’adressait aucun regard aux rôdeurs qui se trainaient dans la boue, elle y compris. Il n’avait pas de temps à perdre avec ce genre de considérations. Le combat était terminé pour Lui. Son visage était loin d’être serein. Pourtant, Il refusait de saisir la main qu’elle lui tendait. Sa vie n’était qu’une succession d’échecs.

« Et pour devenir quoi ? Une parfaite sainte nitouche qui dira amen à toutes les mesures que tu prendras ? C’est hors de question ». Répondit-elle d’un ton catégorique. Ces révélations audacieuses n’achevèrent pas de Le troubler, alors qu’une bouffée de honte se bousculait dans sa gorge. Elle avait conservé en mémoire chaque seconde de cette entrevue. La nuit, le visage de sa victime se perdait dans le creux de son cou. Elle se réveillait en sursaut. « Mais tu n’éprouves aucun remord ». Elle l’accablait de reproches et il n’éprouvait aucune culpabilité. Au contraire, il était d’une prétention horripilante. Sa voix mécanique la fit sortir de ses gonds. Ses mains s’entrechoquèrent. Elle l’applaudit. « Tu donnes les ordres. Tu ne les exécutes pas. Tu as donc reçu une promotion. Félicitations ». Elle afficha un sourire dédaigneux. Les grésillements qui remplirent les hauts parleurs coupèrent immédiatement court à leur conversation. Des flashs agressifs clignotèrent à nouveau devant ses iris. Les nouvelles technologies leur apportaient la gloire et la fortune. Une insatisfaction chronique s’était glissée progressivement dans la mémoire collective. Elle lui donnait des envies de meurtre. Il inclina son jouet devant elle. Elle se mordit la langue, comme pour s’empêcher de le fracasser contre le sol. « Tu n’es pas obligé de t’y conformer. Tu peux encore faire machine arrière. Pars avec moi ». Elle desserra les mâchoires. Un appel qui sonnait comme une supplication. Il la mettait dans tous ses états, mais elle l’aimait. Un peu masochiste sur les bords. Elle pressa son visage contre Sa nuque lorsqu’ils la forcèrent à revivre cette scène de massacre. Elle entendit l’écho de sa propre voix. « Ne te mets pas en colère. Je crois que je suis malade ». Elle haussa un sourcil interrogateur avant de filer en direction du couloir. Sur le grand écran, des images venaient d’apparaître subitement. Elle réprima une grimace de dégoût et sentit la colère l’envahir lorsqu’elle comprit ces insinuations douteuses. Des rires résonnèrent dans la pièce et les commentaires déplacés à propos de sa relation avec Stain ne tardèrent pas à fuser. Elle eut le souffle coupé en apercevant le reflet de sa cadette. Son sang ne fit qu’un tour. Une larme vint se perdre à la commissure de ses lèvres. Un gouffre semblait se former sous ses pieds. Elle avait toujours pris ses distances. Il y avait donc une explication logique. « Il y a trop d’informations… ». Terrassée, elle commença à faire demi-tour lorsque le ténor de Rafaele s’éleva. Visiblement choquée par cette découverte, elle le toisa avec un air effaré et répugné. L’estomac noué, la gorge serrée, elle eut un mal fou à prononcer les paroles qui suivirent. « Tire-toi. Je ne veux plus jamais te voir. Et ne t’avise pas de lui faire du mal. Je n’hésiterai pas à te tuer s’il le faut ». D’un geste rageur, elle accrocha ses mains autour de Son cou. Elle commença alors à l’étrangler. Cependant incapable d'aller jusqu'au bout.

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MessageSujet: Re: Heart-Shaped Box {PV}   Lun 31 Mar - 22:48





L’écran brillant a attiré nos regards, comme une simple flamme peut séduire un papillon de nuit. Et loin de l’ignorer, nous venons de nous brûler gravement à son contact. Peut être qu’Azzura n’est pas aussi gravement blessé que je peux l’être, mais pour ma part, je souffre. Azzura. Meurtrière. Et de toute évidence, de sang froid. Comme toi. Oui, comme moi, mais je ne voulais pas qu’elle devienne un monstre elle aussi. Parce que c’est ainsi que tu la considères ? me chuchote le loup. « Ne te mets pas en colère. Je crois que je suis malade ». Malade ? C’est cela son explication ? Et moi alors, si elle était malade et que ça la poussait à tuer, qu’étais-je, moi ? Que suis-je ? Un monstre ? Un grand malade en phase terminale ? Le meurtre n’est pas une maladie, c’est une souillure. Et il y a ceux qui la portent, et les autres. Nous n’étions juste pas dans la même catégorie, même si la donne vient de changer. Elle arque un sourcil alors que j’essaye de me contenter de cette seule explication, et que je supporte en silence la vision de sa sœur encore en vie. Mes yeux l’assassinent du regard, proprement. En parlant de meurtre, voilà une différence entre Azzura et moi, au moins. Je tue sans scrupule, et je ne laisse pas cette souillure me blesser. Je m’enferme dans ce dédain de la mort et sa simple constatation. Des taches de sang, des souvenirs tactiles du corps de sa victime : il suffit de se laver pour que tout disparaisse. Les images défilent. Des personnes que je ne connais pas, que je ne reconnais pas et d’autres que j’ignore tout simplement. Je me détourne du poste lorsque des rires et un nom attirent à nouveau mon attention. Et la brûlure s’accentue. Aussitôt, je comprends ce qu’il y a à comprendre des images diffusées. Ezio. Et elle. La flèche amère de la trahison se plante dans mon cœur, et mon visage se ferme. Le loup hurle à la mort. Meurtre. Envie de meurtre. « Comment oses-tu… » Il n’y a toujours eu qu’elle dans ma vie. Uniquement elle, uniquement ses yeux, uniquement ses courbes. Elle a toujours eu l’exclusivité de mon corps, malgré les pressions autour de moi. Malgré les siècles, malgré nos disputes récentes, malgré le gouffre qui existe désormais entre elle et moi dans cette nouvelle époque qui nous a recueillis. Il n’y a toujours eu quelle et j’avais le naïf espoir que c’était réciproque. Ezio. La perle cristalline qui se perd à ses lèvres ne m’inspire aucune clémence alors que je tourne les talons pour éviter de regretter pour la première fois de ma vie ce que la colère peut m’amener à faire. Trahison. Quand on en parle… « Il y a trop d’informations… » Je suis bien d’accord avec elle. Je n’ai pas tout écouté, je n’ai pas tout entendu, mais cette phrase prend tout son sens lorsque je m’apprête à franchir la porte. Une nouvelle fois, la voix qui s’élève du poste me retient. La mienne. Aux premières inflexions, je comprends ce qu’il va suivre. Je le sais, parce que je pourrais redire mes mots comme si j’y étais à nouveau. Je sens encore sous mes doigts le papier glacé du portrait de Suzanna. Mes yeux répugnent à se poser sur Azzura, qui n’a pas du manquer la scène, elle non plus. « Tire-toi. Je ne veux plus jamais te voir. Et ne t’avise pas de lui faire du mal. Je n’hésiterai pas à te tuer s’il le faut ». Je m’apprête à lui rétorquer qu’elle n’y arrivera pas lorsque ses doigts se logent autour de mon cou, se serrant au niveau de ma carotide. Je tousse, j’essaye de la repousser, je peine à respirer et je suffoque. Des souvenirs de loup s’additionnent à ceux qui m’oppressent déjà dans l’espace confiné. Des souvenirs de chaînes, de cage, de cordes autour de mon cou. Et je ne peux pas le supporter plus longtemps. Mes mains se lovent sur ses poignets pour lui faire lâcher prise, et lorsque j’y parviens en effectuant une torsion sur l’articulation, je la pousse loin de moi d’un geste brutal, la giflant violemment au passage. « Qu’est ce qu’il te prend Azzura ? » voilà tout ce que je trouve à lui dire dans une quinte de toux. Pour le moment. Je fais un pas en arrière pour me mettre, ou la mettre ?, hors de portée, en la foudroyant du regard. Sa réaction était prévisible, mais mon dédain allié à mon détachement me l’a caché. Lorsque mes yeux clairs se posent sur mon Azur, ils sont aussi brûlants que la glace, en totale contradiction avec mes pensées qui s’agitent pour trouver une logique et une explication à tout cela. Tu lui demandes ce qu’il lui prend ? Mais Rafael, tu viens de balancer au monde que tu veux voir Cora vivante, et de tes propres mains la tuer et tu t’étonnes de la voir te haïr ? « Oui je veux la tuer, mais ça ne concerne qu’elle et moi. Ca ne te regarde pas. Les années sont passées, et en plus, elle n’est même pas ta soeur. Retourne donc batifoler avec Ezio si ça ne te plait pas ! » Je suis acide et agressif, et alors ? Je réagis comme tout animal blessé réagirait à ma place après tout : en attaquant. Je réagis comme mon grand père m’aurait poussé à réagir : en ne voyant que la sorcière et pas l’humaine. Je tolère la respiration d’Azzura parce que je me sais incapable de la tuer, mais il est loin d’en être de même dans le cas de Cora. Petite idiote, petite sotte en qui j’avais confiance et qui avait piétiné consciencieusement cette confiance. Comme Ezio, ou Stain puisqu’il se plait à se faire appeler ainsi, d’ailleurs. En pensant à lui, ma rage menace d’échapper à mon contrôle. S#laud. Que disait il, la dernière fois que l’on s’est vu ? Qu’il voulait voir Azzura raide morte ? Et bien, il semble désormais attaché à la faire vivre. Des images s’imposent à mon esprit et je serre le poing, blanchissant mes phalanges.


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MessageSujet: Re: Heart-Shaped Box {PV}   Mer 2 Avr - 21:00


Le timing parfait. Comme si tout avait été planifié. L’entrée des Shadowhunters dans le Mascarade fut saluée par la voix de Danny Clocker. L’émission avait déjà commencé avant qu’ils ne passent la porte. Les premières révélations fusant à ses oreilles sans qu’il n’y accorde trop d’attention. Il ne connaissait pas la moitié des gens concernés. Et les ragots de ce type l’irritaient au plus haut point. Alors lorsqu’il entendit son nom et leva le nez vers le poste pour voir à quelle blague grotesque il était associé, il manqua s’étouffer avec son chewing-gum. Un simple mensonge d’un mauvais goût absolu. Salaud… Le salaud. Un compliment tout droit adressé au présentateur, jubilant de foutre en l’air l’existence de tant de monde. Et la sienne au passage. Il avait bien fait son coup pourtant, assemblant des images et du son pour rendre le montage des plus parfaits. Il y aurait cru sans problème s’il n’avait pas fait partit du duo comique. Le cuir crissa lorsqu’il passa ses doigts dans les gants sombres, achevant de parfaire la panoplie du parfait soldat. Une fierté évidente incendia ses prunelles lorsqu’il se redressa de toute sa hauteur pour faire face aux regards suspicieux qui se rivèrent lui. Ses reins se pinçaient encore parfois, un élan de douleur dérisoire comparé à ce qu’il avait enduré pendant des mois. Il lui arrivait encore de perdre le contrôle de temps à autre, et il se retrouvait privé de sa motricité le temps de quelques secondes avant que tout ne rentre dans l’ordre. Il espérait que ce genre de désagrément ne viendrait pas ruiner sa mission. Pas maintenant qu’il avait retrouvé une existence à peu près normale. Pas lorsqu’il allait pouvoir se débarrasser d’un nuisible. La simple pensée le fit frissonner de délice et un sourire assassin se glissa sur ses lèvres. D’un seul mouvement de sa main, le petit groupe se sépara. Le prestige de l’uniforme, auquel s’ajoutait celui de pouvoir donner des ordres à des types qui l’aurait regardé de haut dans d’autre situation.

Les ordres étaient clairs, un milicien posté à chaque porte. Et c’était lui, et personne d’autre qui mènerait à bien la mission. Hors de question qu’un de ces abrutis ne lui vole ce plaisir, ou que les ragots de Danny Clocker ne viennent tout foutre en l’air. Il adressa un dernier regard au poste, une œillade assassine aux clients qui lui bloquèrent la route et se fraya un chemin en direction des loges. Il serra les poings, fit crisser le cuir recouvrant sa peau et s’arrêta devant la porte de la loge de la danseuse. Un froncement de sourcil plissa son front. La surprise céda sa place à une étrange satisfaction. Engendrée par le plaisir malsain de faire son entrée en scène face à un public des plus déplorables et que l’on déteste. La folle et son animal de compagnie, je ne pouvais pas rêver mieux. Ce ne devait être que purement professionnel. Une arrestation comme les autres. Il était incapable de se montrer détaché dans une telle histoire. Une dernière inspiration et la porte s’ouvrit à la volée sur le Shadowhunter. Il adressa un infime regard à Rafael, reportant ensuite son attention sur Azzura.

« - Auzzra Di Mercurio, vous êtes en état d’arrestation. » Que ça fait classe dit comme ça. Extirpant d’une main une paire de menottes, Stain brisa la distance qui le séparait de la danseuse, avortant de ce fait toute tentative de fuite ou de recul de la part de la demoiselle. Le premier bracelet métallique se referma sur le poignet d’Azzura, son autre main lui broyant l’épaule. « - Tu vois, même sept siècles plus tard, on en revient toujours au même point. » A la poubelle le détachement. Brisé par la proximité et la seconde entrave qui se refermait sur sa proie. Serrées au maximum pour bien rendre la chose désagréable. Il en avait oublié l’animal de compagnie, et se souvint de sa présence quand il le vit esquisser un pas du coin de l’œil. « - Pas bouger, le chihuahua! Ou je te colle une balle en argent dans le museau. » Moqueur et sarcastique à en crever, il ajouta à la parole la menace d’un revolver pointé en direction de son homologue, avant de lui indiquer de s’écarter d’un geste de l’arme. Fier comme un pou, grisé par ce qui venait de se passer, le loup agrippa un peu plus l’épaule gracile de la sorcière et l’obligea à avancer gentiment en direction de la sortie. En sortant au grand jour, traversant la salle sous le regard des employés et des clients, il réalisa qu’il était peut-être en train de leur donner une bonne raison de parler. Le couple tout droit sortis du placard, aux tendances sadomasochistes. On parlerait une fois qu’ils auraient quitté le Mascarade. C’était certain. Il s’en foutait pour l’instant, il avait d’autre chose à penser pour s’inquiéter avec des racontars.

« - Tu vas adorer ta nouvelle maison, ma belle. » Chuchota-t-il dans l’oreille de sa cousine lorsqu’ils franchirent les portes du bâtiment. La prison, puis le jugement avait été changé. Pour l’asile psychiatrique. Un choix plus judicieux de son point de vue. Le blanc lui irait tellement mieux au teint. Il l'avait toujours dit, qu'elle était bonne à enfermer. Dommage qu'il ait fallu attendre aussi longtemps avant que la sentence ne tombe pour de bon.

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MessageSujet: Re: Heart-Shaped Box {PV}   Dim 6 Avr - 20:02

Il lui transmettait des informations qui ne franchissaient pas les frontières de son cerveau endolori. Elle ne comprenait pas la portée de Son discours. Elle voyait le monde à travers un voile épais. Ezio n’était qu’un simple moustique capable de lui filer une fièvre monstrueuse dès la première piqure. Celui qu’elle écraserait à mains nues. A son contact, elle était toujours en proie à une fureur incroyable. Leur incompatibilité lui apparaissait comme une évidence. Elle se serait étouffée avec sa propre salive si elle avait eu connaissance des images obscènes qui se dessinaient dans Sa tête. Pire encore, elle aurait craché ses poumons. Perdue dans des réflexions plus macabres, elle ne se souciait pas des absurdités qu’Il venait de débiter. Le coeur laminé, elle en revenait inéluctablement à la violence. L’aura démoniaque qui régnait dans la loge était trop puissante pour être ignorée. Elle avait cru que porter ses mains tremblantes à Son cou ferait disparaître tous ses problèmes. Elle s’était trompée. A la manière d’une aiguille, Il perça sa bulle de froideur. La honte s’écrasa sur sa mince carrure. Elle avait laissé sa haine l’engloutir et avait manqué de détruire cette fichue chaîne qui les reliait. Elle relâcha sa prise instantanément et laissa ses doigts errer sur sa joue. Incapable de se débarrasser des picotements désagréables qui lui tiraillaient la peau. Il ne cesserait donc jamais de la gifler. Ses derniers agissements n’avaient pas suffi à Le décontaminer. Son aïeul prenait le contrôle de Son système nerveux. Elle aurait voulu qu’Il reprenne pied avec la normalité. Elle avait tort. Ils avaient perdu cette valeur de vérité. Lorsque la carte de la destruction sortait des jeux, les citoyens affichaient un sourire vainqueur. Conditionnés pour le combat, ils avançaient sans se poser de questions. Ils faisaient la sourde oreille et elle continuait de s’entêter. Prête à tout dans le but de faire valoir ses idéaux.

« Tu concoctes un plan machiavélique pour but*r ma sœur, et c’est moi qui déraille ? Tu l’as vu grandir ». Rétorqua-t-elle, indignée. Des menaces, encore des menaces. Elle le détestait de toutes ses forces, lorsqu’Il prenait ce ton dédaigneux. Père n’aurait jamais accepté qu’elle utilise ce langage fleuri. Le Seigneur Renzacci lui aurait ordonné de foutre le camp sur le champ. De retourner avec les autres rats d’égout. Rafaele ne méritait pas de meilleur traitement. Elle prenait ses aises. Comme elle l’avait toujours fait. Toutefois, elle restait fidèle à son nouveau statut social. Elle ne côtoyait plus les gens de la haute société. Quel dommage. « Je m’en fou du sang qui coule dans ses veines. Je la considère comme ma sœur. J’en mourrais si tu t’en prenais à elle. Elle a toujours été là, à l’inverse de toi qui finit toujours par partir ». Elle détacha chaque syllabe en vissant ses prunelles exorbitées dans les Siennes. Il ne La hisserait pas au grade de bouc émissaire. Elle ne le tolérerait pas. Elle ne pouvait pas cautionner Ses mensonges et Ses trahisons. Perdue au milieu d’un océan de rancœur, elle continuait pourtant de construire des barrières de protection autour de sa cadette. Elle ne souhaitait plus La faire souffrir. Elle avait conservé une place dans son cœur. Ses attaques cessèrent lorsqu’Il lui fit part de ses idées saugrenues. Son cœur loupa un battement. Ahurie, elle haleta difficilement. Avant d’éclater de rire. Les chances que Stain parvienne à la séduire étaient très minces, voire inexistantes. Un monstre à trois têtes l’aurait devancé sans aucun problème. « Quitte à passer pour une trainée, autant prendre du plaisir et m’envoyer en l’air avec lui pour de vrai ». Suggéra-t-elle, narquoisement. Bien entendu, elle ne pensait pas ses paroles. Et comme par hasard, son cousin adoré arriva au même moment. Elle haussa un sourcil, surprise par la tournure que prenaient les évènements. Avant de pousser un juron lorsque la lumière du couloir l'éblouit. Une amplification sensorielle détestable. Elle eut à peine le temps de cligner des yeux qu’il la menotta.

« On ne se fait plus la bise ?! Tu as regardé trop de films policiers, cousin. D’un autre côté, tu as toujours rêvé de mener la danse ! C’est jouissif, n’est-ce pas ? ». Elle lui adressa un sourire faussement ravi. Avant de réprimer un gémissement de douleur lorsqu’il malmena son épaule. Elle était en mauvaise posture. Les souvenirs inondèrent sa conscience et une colère sourde grimpa dans sa poitrine. Il allait la coffrer, pour la deuxième fois. Tel un tortionnaire sans scrupules, il allait enfin pouvoir faire joujou. Sortir toute sa panoplie d’armes tranchantes. Elle refusait de courber l’échine. « Ezio ne sort jamais sans ses gros outils, trop lourds à porter. C’est bien connu. Je devrais demander à Dalmazio de le psychanalyser. Il en conclurait certainement qu’il complexe sur la taille de… ». Ironique à souhait, elle se mordit les lèvres pour ne pas rire. Elle fut obligée de couper son élan pour ne pas qu’Il finisse embroché. Contre toute attente, elle encouragea quand même Ezio à aller au bout de ses pensées. « Vas s’y. Fais-toi plaisir ». Toute crédibilité lui fut retirée lorsqu’elle Lui jeta un coup d’œil inquiet, en comprenant sa bêtise. Elle aurait dû Lui avouer ses véritables sentiments. Les mots restèrent coincés dans sa gorge. « N’en profite pas pour commettre l’irréparable, et n’oublie pas que je te déteste ». Parce qu’Il avait voulu s’en prendre à Susanna. Elle s’éclipsa sans même lui adresser un regard. Elle laissa tomber toutes ses défenses. Elle ne souhaitait plus échapper à cette sentence. Après tout, elle méritait de finir ses jours en prison. Elle avait ôté la vie. Elle ne perdit pas son courage et sa répartie. En traversant le hall d’entrée, une cascade de commérages parvint à ses oreilles. Elle rentra dans leur jeu. « Laisse-moi deviner, chéri. Tu comptes m’attacher aux barreaux de ton lit ?». Dit-elle à voix haute pour mieux titiller les nerfs de son cousin. Une arme encore plus puissante que les chocs électriques qu’elle aurait voulu envoyer autour de son cou. Elle prit place à l’arrière du véhicule de fonction. En réalisant la gravité de la situation, elle lui adressa un nouveau juron bien mérité. Indirectement. « Quel enfoiré ! ». Il la conduisit jusqu’à l’hôpital psychiatrique.

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MessageSujet: Re: Heart-Shaped Box {PV}   Mer 9 Avr - 20:07





« Tu concoctes un plan machiavélique pour but*r ma sœur, et c’est moi qui déraille ? Tu l’as vu grandir » « Parce que tu crois que ça va m’arrêter ? J’ai vu grandir Orfeo. Je l’ai vu grandir, et je l’ai vu mourir par mon bras pour te sauver toi. Alors tu crois que tuer ta sœur va me poser le moindre problème ? » Pourquoi suis-je venu dans cet endroit obscur, suffoquant et fumeux dans tous les sens du terme déjà ? Pour m’excuser. Et bien, il faut que je retravaille cette notion. La situation, si elle s’est effectivement bien améliorée pendant un temps, rechute et tombe dans un gouffre obscur pour nous entraîner avec elle. Et nous perdre. Tout va de mal en pis. Mais je ne retiens qu’une seule chose : cette affreuse douleur de trahison qui brise tous mes idéaux. Que ce soit son cousin qui la déteste, que ce soit elle, ne change rien à ce que j’ai vu. A ce que l’on me montre et qui repasse devant mes yeux même lorsque je clos les paupières. La souffrance m’arrache presque des larmes, je ne sais plus quoi dire. Quoi faire. Elle m’en veut de vouloir tuer Cora ? Je veux à présent être la cause d’un génocide. Génocide de sorciers, génocide de sa famille et de son sang. Je la hais, je les hais tous. Et je sais que si Ezio pointait le bout de son nez, là, il ne ressortirait pas de la pièce en vie. Susanna aussi, d’ailleurs. « Je m’en fous du sang qui coule dans ses veines. Je la considère comme ma sœur. J’en mourrais si tu t’en prenais à elle. Elle a toujours été là, à l’inverse de toi qui finis toujours par partir ». Quoi ? Mes lèvres s’ouvrent sans qu’un seul son s’en échappe. S’il est l’heure de crier ? Assurément. « Par partir ? Moi ? J’ai tout quitté pour toi. Et si elle a toujours été là pour toi, ces dernières années, c’est qu’elle n’est qu’une abomination. Comme toi. Tu es ingrate, tu n’es qu’une… piccola cagna » Forcément, c’est l’italien qui me vient en premier. Je ne sais pas vraiment ce que je dis, je sais juste que je suis en colère. Et trahis. Je la déteste, et je me déteste encore plus de savoir que demain, je me languirai à nouveau de sa présence. Ce n’est pas ainsi que j’espérais voir la soirée s’achever; pas vraiment. Est-il possible que les minutes qui arrivent soient pire que celles qui viennent de s’écouler ?

« - Azzura Di Mercurio, vous êtes en état d’arrestation. » Quelqu’un m’a entendu, il n’est pas possible qu’il en soit autrement. Je ne sais pas pourquoi je reste immobile. Ses mots parviennent dans un mélange incompréhensible de sons, et je ne comprends que le prénom d’Azzura. Calme toi. Seule la rage me permet de cracher un « Toi ? » qui guide à son tour mes mains pour les placer sur les siennes qui ceignent désormais les poignets d’Azzura. « - Pas bouger, le chihuahua! Ou je te colle une balle en argent dans le museau. » Il est en position de force et il jubile ? Les voir l’un à côté de l’autre, là, me fait perdre mes moyens. J’aimerai m’imposer, j’aimerai imposer mon autorité, j’aimerai sortir les noms qu’il faut dans la phrase adéquate pour qu’il laisse Azzura tranquille. Mais entre ce que j’aimerai et ce que je fais, il y a un gouffre, ce gouffre même où je suis précipité par le glissement de terrain. « Et toi, ne sors pas sans tes clébards, ou tu risques de te la prendre comme suppositoire, ta balle en argent. » Ca n’a aucun effet, c’est bien loin de ma manière habituelle de m’exprimer et ça me déplaît de tomber aussi bas, mais je dois avouer que ça fait du bien. D’autant plus que sous la menace de son arme, et de ce métal auquel je me sais si allergique, je m’exécute la mâchoire contractée et me décale. Mes doigts glissèrent d’eux même à mon côté lorsqu’elle sort de la pièce, Ezio la forçant à avancer. Je n’ai pas mon arme ; ce n’est pas un réflexe que de l’avoir toujours sur moi lorsque je ne travaille pas. En revanche, alors qu’elle me jette un « N’en profite pas pour commettre l’irréparable, et n’oublie pas que je te déteste » que je ne sais comment interpréter, je trouve mon téléphone et y replace la batterie sans un regard. J’articule silencieusement deux petits mots italiens que je ne pourrais pas prononcer à voix haute, sans sortir pour autant de la pièce. Je n’ai pas à rester sans rien faire. Et si je n’ai pas le droit de m’interposer maintenant entre Ezio et sa bêtise, je n’ai pas utilisée toutes mes cartes. Les numéros de téléphone défilent dans mon répertoire, et je m’arrête à celui que je dois être l’un des rares à posséder. J’attends que mes tremblements se calment, le temps de sortir du bâtiment et de retrouver l’air libre, avant de le composer. « Allo, c’est Morienval. Rafael. Ton garde du corps. Oui, je suis vraiment désolé de te déranger aussi tardivement, mais vois tu… j’aurai un service à te demander… »


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Heart-Shaped Box {PV}

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