AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 (pv) don't you remember ft. lawrence

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité






MessageSujet: (pv) don't you remember ft. lawrence   Ven 21 Fév - 3:12

don't you remember
ft. Lawrence & Séraphina
La noirceur commençait à prendre de plus en plus de place dans le ciel, ne laissant que quelques couleurs se perdre doucement. Plongé dans un ennui qu'elle ne pouvait comblé, elle sortit de sa demeure pour se mettre en route à la recherche d'un amusement, de quelqu'un avec qui passer le temps ou plutôt une future victime qui finirait en cadavre dans le fond d'une ruelle. Trop souvent elle ressentait cette faim, celle qui la prenait aux tripes. Rien de plus facile que de trouver quelqu'un pour se nourrir ou pour se distraire. Le claquement de ses talons résonnait dans les rues peuplées d'être de toute sorte, son regard se perdait sur les courbes floues qui se dessinaient rapidement sous ses yeux. Les mains dans le fond de ses poches, elle sentait les regards se poser sur elle, paranoïant trop souvent, se disant qu'ils devaient savoir ce qu'elle avait fait par le passé. La demoiselle était malade. Elle n'avait plus rien de saint ou de normal. Ses actes passés étaient ancrés en elle, comme un poison à même d'aggraver cette folie, ce mal profond qui dormait en elle. La blonde ne manquait pas de sang-froid, d'insensibilité, mais elle se laissait facilement prendre par les émotions néfastes. La haine. La jalousie. La rage. Foutus ressentiments qui la rendaient complètement détraquée, laissant son esprit vaciller trop souvent hors de cette réalité. C'est sa jalousie maladive qui l'avait poussé dans des retranchements aussi violents, qui avait rendu son esprit malade et détraqué. Elle avait mené sa jumelle à sa perte, par pur caprice et jalousie, n'en pouvant plus de vivre dans cette ombre qui la pesait jour après jour. Elle n'avait fait que vivre derrière elle, inapte à attirer l'attention de qui que ce soit, populace trop obnubilée par cette jumelle dont elle était complètement détachée. Les regrets ne faisaient pas partie de son quotidien, mais elle était parfois prise de crise de panique, nerveuse, à l'idée de retourner dans le passé ou perdre ce qu'elle avait durement gagné.

C'est pour cette raison qu'elle le méprisait autant, qu'elle ressentait une folle rage en posant son regard sur lui. Lui qui avait déréglé ses plans, qui avait retiré le doute qui planait et qui avait remis la blonde dans son rôle de seconde. Séraphina ne l'aimait pas pour de multiples raisons. Envie de vengeance bien trop puissante pour qu'elle puisse lui donner le moindre coup de main. Il ne se souvenait pas et c'était surement mieux ainsi. Il avait oublié ce qu'elle était, ce qu'elle avait pu faire. Un amusement non dissimulé se peignait sur son visage délicat, une envie de le faire tomber encore plus bas la prenait au ventre. Impossible qu'il se souvienne de quoi que ce soit, elle pouvait bien inventer ce qui lui faisait envie, il n'avait d'autre choix que de lui vouer une certaine confiance. Confiance qu'il ne devrait pas lui offrir. La blonde pouvait parfaitement jouer l'hypocrite, s'amuser de ce trou de mémoire béant, modeler la réalité et s'amuser à sa guise. C'est exactement ce qu'elle avait envie de faire. Bifurcation de chemin, elle se mit en route vers l'hôpital. Après avoir agressé son frère pour se rendre compte qu'il n'avait aucun souvenir d'elle, la plantureuse blonde avait mené son enquête pour obtenir des informations sur lui. Rien de bien intéressant autre que son lieu de travail. C'était assez pour elle. Assez pour se glisser dans son esprit, d'y semer le chaos, de lui souffler des prémices de souvenirs sans jamais réellement aboutir à quoi que ce soit. C'était sa vengeance à elle. Ce petit jeu qu'elle voulait mener. Il l'avait dénoncé, elle avait perdu son fiancé, c'était à son tour de lui retirer quelque chose de sa vie, de créer un vide impossible à combler.

Elle était arrivée au point de rencontre. La blonde n'avait pas de plan d'action ou d'idée bien précise, mais elle voyait dans le regard de son frère qu'il pensait qu'elle pouvait lui être utile. C'est ce qui était le plus amusant. Se frayer un simple chemin jusqu'à ce qu'elle le voit se dessiner sous ses yeux. Il était là, perdu dans ce monde qu'il avait du mal à se reconstituer. Elle était là, voulant se jouer de sa vie, comme elle s'était jouée de celle de sa soeur, de son père. L'Américaine n'était qu'un monstre, un monstre ne faisant que s'enfoncer de plus en plus. La demoiselle se posa sur le cadre de la porte, laissant son regard se poser sur lui. Sa chevelure blonde tombait gracieusement contre ses épaules fines. Toujours bien mise, ayant un don pour s'avantager, pour accentuer cette beauté singulière qu'elle possédait. Qu'elle était maintenant la seule à posséder depuis la mort de sa jumelle. Lui. Elle le méprisait. Elle le détestait, mais elle allait jouer, pour le plaisir de lui faire du mal. Aucun mot. Rien. Il allait bien finir par la remarquer.
Revenir en haut Aller en bas

rirat bien qui rirat le dernier

Féminin
↳ Nombre de messages : 606
↳ Points : 1065
↳ Date d'inscription : 29/12/2013
↳ Age : 24
↳ Avatar : Luke Mitchell
↳ Age du Personnage : 31 ans (71 ans)
↳ Métier : tueur à gages indépendant - homme à tout faire - bête à abattre pour plusieurs mafia
↳ Opinion Politique : Neutre à tendance rebelle
↳ Niveau de Compétences : Nv. 1 - 2 en occultation des sens, guérison et en manipulation des ombres - Max en exhibitionnisme
↳ Playlist : One grain of sand - Ron Pope || I believe - Ron Pope
↳ Citation : « Quand le mort repose, laisse reposer sa mémoire. »
↳ Multicomptes : Rafael A. Morienval | Nolan A. Wiggins



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) marelle
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: (pv) don't you remember ft. lawrence   Ven 21 Fév - 20:28





Mes mains pleines de graisse se frottèrent à mon bleu de travail dans l’illusoire espoir de se rendre plus propres. Illusoire, puisque ledit habit n’était pas de la première jeunesse – prêt de l’hôpital pour l’homme sans attache ni passé que j’étais – et que de toute manière, c’était impossible de nettoyer ainsi les taches de graisse. Même si c’était bien malheureux. Dans un réflexe stupide, je devais en convenir, j’étalai la sueur de mon front d’un geste de la main, avant de me souvenir que ladite main était noire. J’étais d’une maladresse à faire pleurer, et même si l’appareil de respiration artificielle était à nouveau fonctionnel. Heureusement d’ailleurs : cela faisait bien deux heures que je travaillais dessus, mettant à contribution un savoir que j’ignorai posséder, des connaissances que je ne comprenais qu’à moitié, et laisser mes doigts agir d’eux même lorsqu’il s’agissait de trouver des petites pièces et de les insérer dans des lieux exigus au milieu d’écrous et de circuits électroniques qui m’étaient aussi étrangers que mon propre passé – ce qui ne signifiait pas rien, loin de là. Dans un soupir, je rangeai mes outils en écoutant les bips rassurants de l’appareil. Je m’accordai une petite demi heure de pause, le temps d’aller prendre une douche et d’ôter la graisse que j’avais si minutieusement étalée sur mon front. Tu sais que tu es stupide Lawrence ? Oh oui, que je le savais. Et s’il me venait l’inconscience de l’oublier, c’était une chose que je mettais un point d’honneur à me remettre en mémoire très régulièrement.

Sous la douche, mes cheveux fins s’amusant à retomber devant mes yeux et me chatouiller la nuque, je pris le temps de me détendre, et d’évacuer la tension que mon anxiété naturelle – ou du moins naturelle depuis mon coma – avait pu me faire cumuler pendant toute la journée. Ce fut donc bien plus serein que je ressortis des vestiaires une petite demi-heure plus tard. Mes yeux glissèrent vers la fenêtre la plus proche, et je me rendis compte que déjà le soleil s’éclipsait à l’horizon. Alors, seulement, je regardai ma montre. Vingt et heure trente. Alors que j’étais supposé travailler jusqu’à… je fouillai dans ma mémoire défaillante. Quelque chose comme dix sept heures. Ou sept heures de l’aprèm midi. Fichue mémoire. Je claquai la langue, agacé, avant de commencer à errer dans les couloirs, en jean et tee-shirt, cherchant où me rendre utile puisque je n’avais en rien envie de rentrer dans mon petit appartement. Au moins, à l’hôpital, j’avais l’impression de servir à quelque chose, tout en m’abreuvant de cette humanité dont j’avais temps besoin. Je croisai une petite fille anxieuse de ne pas savoir vers où étaient ses parents, et je lui proposai d’un ton calme et doux de la ramener vers l’accueil de l’hôpital, où on pourrait les retrouver. Je ne devais pas être très effrayant, avec mes cheveux encore humides en train de boucler, mon regard perdu et mon petit sourire. Je lui pris la main et nous descendîmes les deux étages alors qu’elle m’expliquait qu’elle avait sept ans, et qu’elle était venue ici parce qu’elle venait d’avoir une petite sœur, mais qu’elle s’était perdue dans les étages en voulant trouver les toilettes, et qu’elle ne retrouvait plus la chambre et qu’elle ne savait plus quoi faire et que… un vrai moulin à parole qui me faisait sourire. Le temps de l’amener aux infirmières qui pourraient la renseigner, je savais beaucoup de chose, et je la laissai entre de bonnes mains dans un « Profite bien de ta petite sœur, Amelia. Et essaye de ne pas te reperdre dans les couloirs » accompagné d’un clin d’œil. Petite sœur… avais-je moi aussi des frères et sœurs, quelque part, qui me pensaient perdu ? Qui étais-je, avant ? J’haussai les épaules, avant de reprendre mon errance dans l’hôpital. Je n’eus pas le temps de quitter l’accueil, cependant, qu’une nouvelle personne me fit me stopper net dans mes mouvements. Je me souvenais très nettement d’elle. Après tout, ce n’était pas courant que quelqu’un nous agresse dans la rue, avant de se rétracter. J’avais la certitude qu’elle me connaissait d’avant mon coma, malgré ce qu’elle avait pu me dire devant mon incompréhension. Que faisait-elle ici ? Les urgences étaient bondées, peut être attendait-elle depuis plusieurs heures, peut être… Je n’hésitai pas longtemps et me dirigeai dans sa direction. Un petit sourire mal à l’aise et gêné aux lèvres, je l’abordai, en passant une main nerveuse dans ma nuque humide des gouttelettes qui dégoulinaient encore de mes cheveux mouillés. « Bonsoir, euh… vous vous souvenez de moi… ? » Avec un peu plus de conviction, ça pourrait presque passer pour une désastreuse tentative de drague, Lawrence… « Vous… avez besoin d’aide ? Je peux vous aider ? » Mais oui, de mieux en mieux, Lawrence ! Toi le poisson rouge humain, aider quelqu’un à se repérer dans le labyrinthe que sont les étages de l’hôpital. Vraiment, on t’applaudit bien faire.


_________________
« De son point de vue, mieux valait mourir un jour que mourir aujourd'hui. ». @brandonsanderson ≈ © by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2620-andrei-constant-

Invité
Invité






MessageSujet: Re: (pv) don't you remember ft. lawrence   Lun 3 Mar - 18:21

don't you remember
ft. Lawrence & Séraphina
Elle détestait ce genre d'endroit. Les dédales de couloirs. Les gens qui pouvaient s'y trouver, en train de souffrir et de se plaindre. C'était pour une raison bien précise qu'elle se trouvait ici. Pour lui. Pour jouir un peu de cette vengeance qu'elle rêvait d'obtenir depuis des années. S'il n'avait pas décidé de mettre son nez où il ne devait pas, elle serait encore avec son fiancé, la bague au doigt et heureuse. Ce n'était plus le cas maintenant, elle sombrait doucement dans cette folie à même de la détruire, de la rendre démente et vengeresse. Ses plans avaient été parfaitement pensés, presque. Si ça n'avait pas été de Lawrence, elle serait en train de mener cette vie à laquelle elle aspirait, celle de sa jumelle. Sa mémoire défaillante lui donnait un avantage qu'elle n'avait pas envie de négliger. Il voulait clairement savoir, qu'elle lui dise quoi que ce soit qui pourrait le remettre sur le droit chemin et la belle n'avait pas envie de lui offrir ce à quoi il rêvait. Se souvenir. C'était un trop doux geste pour elle. Il ne le méritait pas. Pas à ses yeux. La demoiselle allait tout faire pour le faire prendre un autre chemin, celui qui n'était pas le sien. Il fallait qu'elle s'introduise dans sa vie, qu'elle en sache un peu plus que ce qu'elle avait pu trouver à son sujet.

Il s'approcha d'elle et la blonde laissa son regard se perdre sur lui, sur son visage, sur cette fragilité qu'il semblait dégager. La demoiselle devait jouer un jeu, mentir, trouver une raison pourquoi elle se trouvait ici et cela allait être amplement facile et dans ses cordes. Son passé n'était que manipulation et mensonge, son présent l'était tout autant. Elle le dévisagea pendant un moment, prenant le temps de penser, le temps d'une hésitation. Le faire languir était plutôt amusant. « Si je me souviens de vous.» Elle plissa les yeux un instant. Elle se souvenait de lui parfaitement et de ce qu'il avait pu faire à sa vie. La détruire. Douce vengeance. Elle jubilait en ce moment. De ce pouvoir qu'elle avait sur lui. Bien trop heureuse qu'il ne puisse retourner dans sa mémoire pour mettre un nom sur le visage de sa soeur. « Je me souviens de vous oui, vous êtes l'homme que j'ai pris pour un autre.» Mensonge ou vérité? À lui de décider. Elle haussa simplement les épaules. Elle n'allait pas lui rendre la tâche facile et il allait devoir s'imposer s'il voulait entendre quoi que ce soit d'intéressant venant de sa part. La demoiselle glissa les mains dans les poches de sa veste, prenant un air innocent qui ne lui allait pas du tout. « Non, j'attends depuis des heures en fait, j'étais juste allez prendre l'air. J'attends quelqu'un qui est en salle d'opération.» Faux. Rien n'avait de sens. Rien n'était vrai, mais ça n'avait pas réellement d'importance. Un soupir passa entre ses lèvres et elle se retourna simplement vers lui. « Et vous? Qu'est-ce que vous faites ici? » Qu'est-ce qu'il faisait ici? Elle le savait parfaitement, mais il fallait qu'elle continue son manège. Elle en savait bien trop, bien plus que lui pouvait se souvenir de sa propre vie.

Jouer la carte de celle qui ne le connaissait pas, mais il semblait penser le contraire. Il est bien rare qu'une femme vous agresse de la sorte pour aucune raison. Il avait raison, en quelque sorte. Séraphina c'était défilé en bafouant qu'elle s'était simplement trompé de personne, qu'il lui ressemblait comme deux gouttes d'eau. Hors de question de manque cette opportunité plus qu'alléchante. La demoiselle était bien trop rancunière, mais elle n'avait surement que le retour des choses pour ce qu'elle avait fait à sa famille. La monnaie de sa pièce. La demoiselle n'était pas la meilleure qui soit pour entretenir une conversation vide de sens, mais elle allait faire ce qu'elle pouvait pour se rapprocher de lui pour mieux le poignarder dans le dos. Il devait avoir un autre point faible, autre que le trouble dans son esprit. « Pourquoi vous avez encore les cheveux mouillés? Vous travaillez ici?» Drôle de question. Le genre de chose qu'une inconnue remarquerait surement. Jouer le jeu du mieux qu'elle le pouvait.
Revenir en haut Aller en bas

rirat bien qui rirat le dernier

Féminin
↳ Nombre de messages : 606
↳ Points : 1065
↳ Date d'inscription : 29/12/2013
↳ Age : 24
↳ Avatar : Luke Mitchell
↳ Age du Personnage : 31 ans (71 ans)
↳ Métier : tueur à gages indépendant - homme à tout faire - bête à abattre pour plusieurs mafia
↳ Opinion Politique : Neutre à tendance rebelle
↳ Niveau de Compétences : Nv. 1 - 2 en occultation des sens, guérison et en manipulation des ombres - Max en exhibitionnisme
↳ Playlist : One grain of sand - Ron Pope || I believe - Ron Pope
↳ Citation : « Quand le mort repose, laisse reposer sa mémoire. »
↳ Multicomptes : Rafael A. Morienval | Nolan A. Wiggins



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) marelle
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: (pv) don't you remember ft. lawrence   Dim 9 Mar - 12:11





« Si je me souviens de vous.» Je la regardai sans savoir trop ce que je pouvais répondre à cela. D’ailleurs, attendait-elle vraiment une réponse ? Ca semblait ne pas être le cas, juste l’écho de ma question. Elle plissa les yeux un court instant et je choisis de m’amuser dans mon malaise à imaginer ce qu’il pouvait se passer en elle. Un enchevêtrement de pensées, ordonnées ou désordonnées, à n’en pas douter. Un peu de concentration, et je vis dans ses yeux un fin filament de mémoire s’enrouler autour de ses nerfs optiques, s’y accrocher et les remonter lentement jusqu’à atteindre ses synapses. Comme de petits insectes au travail, les voilà qui entrelaçaient leurs pistes et tissaient de fines toiles arachnéennes dont les motifs de brume avaient la finesse d’un rideau de pluie déposé sur un entrelacs de poussière. A quoi pensait-elle, à cet instant ? A des souvenirs me ralliant à elle ou au simple visage d’un inconnu interpellé au hasard et sans raison qui refusait à présent de croire à la coïncidence ? Ou, peut-être, simplement de vagues échos d’une discussion pendant laquelle je m’étais à coup sûr ridiculisé une nouvelle fois, dans un agrégat burlesque de timidité, maladresse et de certitude naïve qu’elle me connaissait d’avant ; discussion qu’elle s’était empressée d’oublier. Ou alors, simplement, ne se souvenait-elle pas de moi, et sa mémoire ne lui renvoyait que le vide angoissant d’un homme qui se contentait de l’aborder sans lui évoquer quoique ce soit. Les secondes s’égrenèrent dans une lenteur désespérante, et j’attendais des mots de la part de la jeune femme en me demandant à chaque battement de cœur quelle allait être sa réaction. C’est alors qu’elle arriva. Sans crier gare. L’angoisse. Elle s’enroula dans ma gorge, s’y lovait pour ne pas la quitter lorsque finalement mon interlocutrice prononça ma sentence. « Je me souviens de vous oui, vous êtes l'homme que j'ai pris pour un autre.» Un simple « Okay… » s’extirpa de ma gorge. Ainsi, c’était de cette manière qu’elle me percevait ? Comme ça, qu’elle me voyait ? Simple inconnu, rien d’autre qu’un étranger ? Mon angoisse se mua en déception, la déception se recroquevilla dans une chrysalide qui me fit bégayer une question, qui dégagée de son cocon me sembla ridicule sitôt lancée dans les airs. Comment pouvais-je l’aider, moi qui n’avais dans mon esprit qu’un ensemble diffus de souvenirs que j’étais incapable de classer, et qui remontaient si peu loin dans le temps ? « Non, j'attends depuis des heures en fait, j'étais juste allez prendre l'air. J'attends quelqu'un qui est en salle d'opération.» Avec mon sens pathologique de la non-orientation, et ma mémoire si performante que j’avais besoin d’un emploi du temps très précis, et toujours avec moi, pour me repérer dans la journée, j’aurai du être soulagé de l’entendre me dire que, non, elle n’avait pas besoin d’aide. Pourtant, la situation fut l’inverse de ce que la logique pouvait préconiser. Non venait-elle de dire. Non : je ne pouvais pas l’aider, et ainsi s’avérait il officiellement que j’étais de trop dans son espace vital. Mais pourquoi s’obstiner à être là, face à elle, sans trop savoir quoi dire, dans ce cas ? Je n’en avais aucune idée. Peut être parce que, malgré tout, j’espérais l’entendre me dire qu’elle avait des réponses à mes questions contrairement à tout ce qu’elle pouvait affirmer. Peut-être que quelque part dans mon cerveau, ma vie antérieure se maintenait vivace et me suppliait de lui faire confiance, et de ne pas lâcher prise. De simplement attendre qu’elle parle, attendre qu’elle m’aide, attendre qu’elle me tende une main secourable qui pourrait me permettre de retrouver mon chemin dans le labyrinthe d’amnésie où j’avais pu me perdre durant mes six mois de coma. Attendre. Ce que je faisais depuis trop de mois à mon goût. Attendre… Son soupir fit écho à celui qui sifflait en moi comme une brise qui, prise au piège, se contenterait de tourbillonner sans trouver de sortie. A nouveau, quelques mots s’échouèrent dans le creux de mes oreilles. « Et vous? Qu'est-ce que vous faites ici? » Et moi ? De quoi et moi ? Mon cœur accéléra. C’était elle qui importait, pas moi. Pas ma misérable vie sans passé, sans futur, et avec un présent fait d’incertains, de doutes et d’une maladresse désastreuse qui rendait le tout encore plus pitoyable si c’était possible. Je tâchai de me détendre et de contrôler la tempête qui s’était emparée de moi, en commençant un vague « En fait, je… » qui fut étouffé dans une toux provoquée et les mots de la jeune femme qui s’attardaient à présent sur mes cheveux trempés. « Pourquoi vous avez encore les cheveux mouillés? Vous travaillez ici?» Sans le vouloir, mes doigts glissèrent dans ma nuque, aplatirent mes cheveux légèrement bouclés et les décoiffèrent dans un mouvement nerveux. Décoiffèrent… le terme était il réellement adéquat puisqu’ils étaient tout sauf domptés ? Bonne question, mais je n’avais pas le temps d’y répondre, parce que j’avais déjà d’autres questions en suspens au dessus de moi qui allaient s’impatienter. « Oui, je… je travaille ici. » Parle. « Je suis mécanicien. » Parle. Dis l’important, Lawrence. « Juste mécanicien. » Juste l’important. Pas ça. « S’il vous plait… » Mes yeux noirs se perdirent sur le côté, alors que je cherchais mes mots. Allez, Lawrence… « Dites moi que vous me mentez, s’il vous plait. » J’étais perdu, et ma voix la suppliait presque de me dire ce que je voulais entendre. « Je suis sûr que je vous connais, et si… » Je fis un petit pas en arrière, inspirant avec un sourire désolé. « Je suis stupide, je suis désolé. Je ne devrais pas vous importuner de cette manière, ça ne se fait pas. Veuillez m’excuser… » Je jetai un coup d’œil à l’accueil, avant de proposer pour faire un peu oublier ma bêtise : « Vous voulez que j’aille me renseigner, à propos de votre ami en salle d’opération ? Ca ne sera pas long. Vous vous appelez… ? »

Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2620-andrei-constant-

Invité
Invité






MessageSujet: Re: (pv) don't you remember ft. lawrence   Lun 17 Mar - 14:43


And I am, whatever you say I am. If I wasn't, then why would I say I am? In the paper, the news everyday I am. Radio won't even play my jam. 'Cause I am, whatever you say I am. If I wasn't, then why would I say I am? In the paper, the news everyday I am. I don't know it's just the way I am julian & séraphina

the way i am
À ce moment même, elle avait de l'importance. La demoiselle pouvait parfaitement voir à quel point il était perdu dans ce monde étrange, fait de souvenir impossible à attraper, à comprendre ou même à savoir. Une simple torture pour lui et un jeu pour elle. Un jeu à même de faire naître un plaisir hors du commun dans le creux de son ventre, animant le feu de vengeance qui semblait avoir perdu de sa vigueur avec le temps. Il ne pouvait lui offrir meilleur terrain de jeu que son état actuel. La demoiselle le connaissait bien plus qu'elle ne le laissait paraître, se contentant de jouer la jeune femme qui ne savait rien. Elle pouvait lui mentir, mais elle trouvait cela plus amusant qu'il soit complètement dépendant d'elle pour avancer, qu'il vienne vers elle et demande son aide. Aide qu'elle n'avait pas la moindre envie de lui offrir. Julian ne le méritait pas le moindrement. Il avait gâché sa vie. La vie qu'elle avait désirée, qu'elle avait décidé de prendre de sa jumelle. Sans coeur. Sans le moindre remords à même de la rendre folle. Séraphina ne se contentait que de s'enfoncer dans ce mal, que de se perdre encore plus et retirer la moindre once d'humanité qui pouvait bien subsister en elle. Une personne normale aurait peut-être tenté de se racheter en lui donnant un coup de main, mais elle savait que ses actes étaient impardonnables. De plus, elle n'avait pas la moindre envie d'avoir la rédemption de qui que ce soit.

Le problème était qu'elle ne savait rien de sa nouvelle vie, elle ne pouvait pas parler comme bon lui semblait, ne sachant pas ce qu'il pouvait bien se souvenir de son passé ou son état actuel. Ce qui était le mieux à faire était de faire comme si elle ne le connaissait pas pour en apprendre plus sur lui, sur sa vie. S'y glisser, y entrer pour mieux la détruire. C'est exactement le plan qui avait germé dans son esprit quand elle était tombée sur lui par hasard. Poser des questions. Savoir. Apprendre. Il ne semblait pourtant pas avoir la moindre envie de lui répondre, ce qui nuisait quelque peu à ses plans. La blonde se contentait de l'observer. Ca n'avait rien de facile de cacher cette haine viscérale qui prenait place en elle. Cette envie de le détruire, de le faire sombrer dans le même genre de folie que la sienne. Pire. Il méritait pire. L'homme qu'elle aimait était mort parce qu'il avait déjoué ses plans et elle était devenue cette créature à cause de lui. Elle le haïssait d'avoir creusé et d'avoir trouvé. L'écouter. Poser un sourire sur ses lèvres. Sourire qu'elle tentait de ne pas forcer. Jouer l'intéressée. La douce. La gentille. Ça la dégoutait en fait. Julian ne semblait pas avoir envie de parler de lui, de sa vie. Cette foutue rage en elle ne faisait que s'amplifier avec le temps, à même de lui faire commettre un faux pas, de laisser passer quelque chose dont elle ne voudrait pas qu'il connaisse l'existence.

Elle fronça les sourcils. Surement plus satisfaite que mal à l'aise face à cette réaction qui le prenait. Cette détresse. Il était aisé de voir la souffrance à même de le rendre fou. La souffrance à même de le troubler, de le rendre fou. Séraphina se contenta de peindre le malaise sur son visage, de jouer ce petit jeu dans lequel elle se complaisait fortement. Julian lui faisait presque pitié. Si seulement la demoiselle possédait un coeur, il aurait surement pu la toucher d'une façon ou d'une autre. Ce temps était pourtant bien révolu. La main de la jeune femme vint se poser autour de son bras. S'il s'informait, cela allait simplement confirmer les doutes de son frère. Ce n'était pas une option qui lui plaisait. Il fallait qu'elle garde les commandes, qu'elle l'empêche d'avancer, de lui venir en aide. Elle n'avait pas besoin d'aide après tout. « Je préfère attendre, ça ne sert à rien de s'informer pour le moment je ne pense pas qu'ils soient plus avancés qu'il ne l'était quand j'ai posé la question il y a quelques minutes.» Quoi dire. Quoi faire. Quoi faire pour en savoir plus sur sa vie actuelle, pour trouver les gens importants pour lui afin de lui retirer de sa petite vie misérable. « Qu'est-ce qui vous fait penser que nous nous sommes déjà croisés par le passé?» Elle se le demandait. Elle se demandait ce qui pouvait le pousser à penser ça. Puis ça laissait le sujet ouvert. Ça l'empêchait de partir en quête de réponse pour son ami inexistant. Il valait mieux qu'elle le tienne un peu en haleine. « Pourquoi cela vous tient autant à coeur?» Elle le savait, mais la fausse demoiselle qu'elle était ne pouvait pas savoir qu'il avait de l'amnésie.

(c) Bloody Storm


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

rirat bien qui rirat le dernier

Féminin
↳ Nombre de messages : 606
↳ Points : 1065
↳ Date d'inscription : 29/12/2013
↳ Age : 24
↳ Avatar : Luke Mitchell
↳ Age du Personnage : 31 ans (71 ans)
↳ Métier : tueur à gages indépendant - homme à tout faire - bête à abattre pour plusieurs mafia
↳ Opinion Politique : Neutre à tendance rebelle
↳ Niveau de Compétences : Nv. 1 - 2 en occultation des sens, guérison et en manipulation des ombres - Max en exhibitionnisme
↳ Playlist : One grain of sand - Ron Pope || I believe - Ron Pope
↳ Citation : « Quand le mort repose, laisse reposer sa mémoire. »
↳ Multicomptes : Rafael A. Morienval | Nolan A. Wiggins



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) marelle
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: (pv) don't you remember ft. lawrence   Lun 24 Mar - 15:02





J'étais en train de me noyer, et je n'arrivais pas à saisir la main qu'elle me tendait pour me sortir de là. Si elle m'en tendait effectivement une. J'avais la désagréable impression que je ne me trompais pas en la pensant menteuse, mais je n'avais ni preuve, ni certitude, et c'était le plus angoissant. Les mains moites, je ne parvins pas à reculer sa main posée sur mon bras. A quoi jouait-elle ? J'étais certain de la connaître ou de l'avoir connue par le passé. Restait à savoir comment et surtout pourquoi j'en étais certain. L'attention qu'elle m'avait porté, son jeu avec moi, son attitude. Et les doutes qui m'envahissaient et m'immobilisaient maintenant. Peut être étais-je en train de glisser lentement et sûrement vers la folie, ou du moins vers une paranoïa qui m'avait jusque là épargné. Peut être mon cerveau ne supportait-il plus l'absence de souvenirs et la fuite de ma mémoire, et cherchait il dans le moindre objet et la moindre personne la plus infime trace qui consituerait la clé de mon passé. Peut être. Beaucoup trop de peut être, trop peu de parce que. « Je préfère attendre, ça ne sert à rien de s'informer pour le moment je ne pense pas qu'ils soient plus avancés qu'il ne l'était quand j'ai posé la question il y a quelques minutes.» Un petit Oh étonné saupoudré de déception se forma sur mes lèvres sans pour autant leur échapper. Je baissai les yeux vers mes chaussures, les laissai dériver sur la droite, remonter le long du mur jusqu'au plafond, avant de les reposer sur la jeune femme. Que dire ? La laisser partir ? M'excuser du dérangement ? C'était le plus raisonnable, mais j'en étais incapable. « Qu'est-ce qui vous fait penser que nous nous sommes déjà croisés par le passé?» Sa question me déstabilisa, et c'était tout à fait visible sur mon visage. Je sentais le moindre de mes traits se plisser, se troubler, s'écarquiller devant les mots de la jeune femme. Un peu de rougeur sur mes joues, aussi. Que pouvais-je lui répondre ? Plein de chose, assurément. Que pouvais-je lui répondre sans passé pour un fou ou un loufoque ? Les choix se restreignaient drastiquement sous cette condition. « Et bien... euh... Le... L'instinct je présume. Je veux dire que... » Un petit temps de silence, et elle relança la question. « Pourquoi cela vous tient autant à coeur?»

Cruelle question.

Très cruelle. Je ne pouvais pas lui en vouloir, parce qu'elle ne pouvait pas savoir que par cette simple question, elle me renvoyait ma propre erreur à la figure, mais... cruelle question. D'après mon psychologue, il fallait maintenant que je cesse d'espérer retrouver la mémoire, et il fallait impérativement que je me tourne vers l'avenir. D'ici quelques années, j'aurai vécu, et cette vie nouvelle constituera la mienne. Et je m'en contenterai. Les premiers mois étaient certes les plus durs, mais il fallait que je les traverse sans me retourner tous les trois pas avec des et si ? qui risquaient de me détruire. C'était donc ce que disait mon psychologue, et j'entendais sa voix déçue dans la question de la jeune femme. Je me mordillai la lèvre, passant encore une fois une main nerveuse dans ma nuque pour me décrisper. « Hum... allons nous asseoir si vous voulez bien. Je sais que ma demande est incongrue mais... je préfère ne pas rester... debout. Au milieu. » visible Je fis quelques pas vers des bancs inusités dans un coin de la pièce, essayant de garder l'accueil dans mon champ de vision, si jamais des nouvelles de son ami arrivaient. « Je ne sais pas pourquoi je suis à ce point persuadé de vous connaître, mais... c'est très étrange de le formuler de cette manière, et ça peut sembler surréaliste, mais... suite à un coma, je suis... » Pouvait-on être plus gêné, plus perdu que moi à cet instant ? Non. Ou alors, je voulais bien rencontrer la personne source de cet exploit pour m'assurer de cette heureuse réalité. « J'imagine que le terme adéquat est amnésique » Mes doigts s'entortillèrent les uns entre les autres, dans un mouvement nerveux visant à me calmer, ou du moins à concentrer mon malaise en un seul point. Etait-ce utile de préciser l'échec total de cette manoeuvre ? Certainement pas. « Ils ont cherché à trouver des personnes signalant ma disparition, mais entre mon réveil tardif, et la migration de New York à la Nouvelle Orléans... les chances de retrouver quelqu'un qui me connaissait son trop mince, apparemment, pour que je puisse avoir la moindre réponse à toutes les questions orphelines que je me pose. Et... » Je parlai beaucoup trop. Mais maintenant que je m'étais lancé, je n'avais pas le courage de m'arrêter tout de suite. J'espérai l'avoir connue, avant, et j'espérai aussi qu'elle se souvenait de moi. Ou qu'elle allait s'en souvenir. « Même si tout le monde me déconseille de chercher, je ne peux pas m'empêcher d'essayer de suivre mon instinct. » Je lui offris un sourire contrit en rajoutant « et de vous importuner avec ça... du coup... » sur un ton d'excuse.

Pourquoi parlais-je d'instinct? Excellente question... C'était plutôt que... mon corps la reconnaissait. Ce n'était pas vraiment de l'attirance, pas comme face à Kathleen. Ce n'était pas non plus que j'étais amené à être totalement en confiance avec elle, ni méfiant. Plus que... nous avions quelque chose en commun. Mais quoi ? Et me faisais-je des illusions paranoïaque, en en ayant assez de n'avoir aucun résultat ? Je me passai une main sur le visage m'arrêtant au niveau des tempes pour me les masser légèrement. « Tout cela est très important pour moi. » Mes doigts partirent jouer avec le bracelet en tissu autour de mon poignet sur lequel étaient notés un numéro de téléphone, mon nom complet et en majuscule que j'étais amnésique. Si jamais on effaçait à nouveau toutes les données de mon cerveau. Si jamais je me perdais, ou je me retrouvais dans un coin de New York sans savoir ce que j'y faisais, comme ça m'était déjà arrivé une fois ou deux.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2620-andrei-constant-

Invité
Invité






MessageSujet: Re: (pv) don't you remember ft. lawrence   Mar 8 Avr - 17:41


And I am, whatever you say I am. If I wasn't, then why would I say I am? In the paper, the news everyday I am. Radio won't even play my jam. 'Cause I am, whatever you say I am. If I wasn't, then why would I say I am? In the paper, the news everyday I am. I don't know it's just the way I am julian & séraphina

the way i am
Jouer la comédie n'avait rien d'aisé, puisqu'elle n'était pas actrice. Le mensonge faisait largement partie de sa vie, mais être une femme gentille, jouer de cette tendresse qui avait tendance à l'exaspérer n'avait rien de facile. Loin d'être le genre de femme à se préoccuper des autres, à jouer l'oreille attentive sur les problèmes de Julian. Ce n'était qu'une jubilation pour elle, de le voir souffrir de la sorte, de le sentir de perdre dans cette vie qu'il ne connaissait pas, incapable de retrouver les souvenirs de son passé. Ce n'est pas pour se protéger qu'elle agissait de la sorte, parce qu'elle n'avait pas la moindre envie de se faire pardonner. Elle ne cherchait pas l'absolution ou le repos de son âme. C'était autre chose qui la poussait à s'approcher de lui, à écouter les réponses qu'il pouvait bien lui offrir. Le jeu commençait à le lasser. Ses esprits divaguaient dans différents scénarios qui lui semblaient amusants, jubilants. Ses prunelles ne manquaient pas la moindre réaction se dessinant sur le visage de son frère, passant par ce malaise et cette souffrance qui était pratiquement palpable. D'une certaine façon, il avait besoin d'elle pour se souvenir, pour retrouver ce passé perdu dans les brumes de son esprit. La blonde avait-elle envie de lui offrir ce si précieux cadeau. Une question qu'elle se posait fortement. Lui souffler quelques bribes de souvenirs, juste pour lui parler, juste pour allumer quelque chose en lui, mais sans rien dire de plus. C'est une situation qui pourrait être amusante. Encore plus que celle qu'elle était en train de vivre à ce moment même.

Le suivre. La demoiselle n'avait rien de mieux à faire que de se poser avec lui. Cela lui semblait bien loin le temps où elle avait passé un moment avec sa famille. Elle c'était simplement contenté de la détruire sans le moindre remord, la jalousie trop prenante pour qu'elle puisse rester inactive à attendre que les choses changent. Qu'allait-elle lui avouer si elle changeait son jeu, se contentant de souffler quelques bribes de son passé? Ses plans changeaient et s'adapter n'avait rien d'aisé. Il parlait. Elle tentait de lui accorder une oreille attentive, de s'intéresser à ce qu'il pouvait bien lui avouer, raconter. Au fond, il n'avait pas torts. Il se connaissait parfaitement. Peut-être jouer de remords et de phrases surprenantes serait plus amusant. Il y avait trop de possibilités à ce petit jeu qui étaient en train de se dérouler devant ses yeux. Scène amusante à souhait. « Vous avez l'impression de me connaître, mais vous n'avez pas le moindre souvenir qui pourrait rendre cette impression encore plus réelle?» La demoiselle croisa laissa son regard observer les alentours pendant quelques secondes, tentant d'analyser parfaitement cette situation dans laquelle elle se trouvait. Prendre un autre tournant lui semblait plus amusant. Si elle jouait sur les remords. Sur les sentiments néfastes plutôt que de ne rien lui avouer. Métamorphoser un peu les faits et se jouer de lui. C'était tout à fait elle. La demoiselle se mordit la lèvre quelques secondes, laissant les informations filtrer dans son cerveau, laissant le silence prendre place entre eux quelques secondes. Elle semblait tellement attentive. C'était faux. Il allait surement finir par s'en rendre compte un jour ou l'autre. Son masque de comédienne ne tiendrait plus longtemps sur son visage.

Il cessa de parler. Elle se contenta de se taire pendant quelques instants, laissant un soupir prendre place entre ses lèvres. Séraphina adopta une autre attitude, laissant ce rôle de petite fille gentille disparaître simplement. « Je ne pensais pas te recroiser un jour. Ça ne me fait pas du tout plaisir de te revoir.» Ses yeux se levèrent au ciel pendant avant qu'elle ne reprenne la parole. Loin d'elle l'idée de lui parler de ce qu'elle avait fait, de leur lien, de sa famille. Elle n'avait pas envie de lui donner ce plaisir. « Il faut croire que ton instinct ne te trompe pas. Je tiens à te dire que je ne vais pas t'aider. Tu ne mérites que mon mépris et te venir en aide ne m'effleurer même pas l'esprit. Peut-être que c'est mieux pour toi de ne pas te souvenir que tu as gâché ma vie.» Ses mots étaient durs. Elle le pensait. La réalité était tout autre pour lui, mais ce qu'elle était en train de lui avouer était sa propre réalité. Sa vision des choses. Il avait gâché sa vie. Elle avait perdu son fiancé gracieusement volé à sa jumelle. Elle était pire que jamais. Dotée de pouvoir. La demoiselle n'avait pas envie de lui dire quoi que ce soit d'autre. Le laissé mijoter avec cette idée, avec cette réalité dont elle était prisonnière depuis des années était la meilleure chose à faire. Qu'il sache qu'il avait gâché la vie d'une jeune femme était le seul cadeau qu'elle avait envie de lui offrir. Cadeau empoisonné qu'elle lui lançait.

(c) Bloody Storm


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

rirat bien qui rirat le dernier

Féminin
↳ Nombre de messages : 606
↳ Points : 1065
↳ Date d'inscription : 29/12/2013
↳ Age : 24
↳ Avatar : Luke Mitchell
↳ Age du Personnage : 31 ans (71 ans)
↳ Métier : tueur à gages indépendant - homme à tout faire - bête à abattre pour plusieurs mafia
↳ Opinion Politique : Neutre à tendance rebelle
↳ Niveau de Compétences : Nv. 1 - 2 en occultation des sens, guérison et en manipulation des ombres - Max en exhibitionnisme
↳ Playlist : One grain of sand - Ron Pope || I believe - Ron Pope
↳ Citation : « Quand le mort repose, laisse reposer sa mémoire. »
↳ Multicomptes : Rafael A. Morienval | Nolan A. Wiggins



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) marelle
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: (pv) don't you remember ft. lawrence   Ven 11 Avr - 23:42





Mes doigts s’enroulent et s’entrelacent autour du bracelet passé à mon poignet qui doit jouer sur ma virilité apparente. Je stresse. Et pourquoi donc ? Parce que je crains de savoir qu’elle me dit la vérité en affirmant ne pas me connaître, mais aussi parce que j’ai peur dans un même temps de ne pas m’être trompé, et de me voir dévoilé sous mes yeux un pan de mon passé. Se joue-t-elle de moi ? J’aime à croire que non. Je ne veux pas me résigner à devenir craintif et méfiant, agressif envers toute personne devant le mur qui se dresse entre moi et eux, par le biais de mon amnésie. Et il faut aussi que j’arrête de tout ramener à elle, mon psychologue a bien raison lorsqu’il me le répète à chaque séance. Le temps tarde à se dérouler entre ma question et sa réponse. Je fronce les sourcils, je transpire, mes doigts se tortillent un peu plus, alors qu’elle met fin à mon supplice. « Vous avez l'impression de me connaître, mais vous n'avez pas le moindre souvenir qui pourrait rendre cette impression encore plus réelle?» Non, malheureusement. Je me mordille la lèvre, en haussant les épaules. « Non, strictement rien. Juste des… des… impressions. » Voilà qui est bien fumeux et si peu tangible, ce qui nous confirme à tous les deux à quel point je suis lamentable. Je recommence à parler, je recommence à m’enfoncer dans un marécage gluant qui ne me laisse aucun espoir de sortie. Mes doigts achèvent le bracelet, le libèrent de sa torture pour se perdre dans mes cheveux. J’attends la suite, j’attends qu’elle reprenne la parole. Mes yeux l’encouragent à poursuivre, mes lèvres articulent des suppliques inaudibles. Un soupir, j’entends déjà des fantômes et les prémices de sa phrase. Elle avoue qu’elle me connait ? Ou elle s’excuse de ne pas pouvoir m’aider ? Peut être même ne va-t-elle pas me prendre au sérieux, croire que je ne suis qu’en train de la draguer – avec une technique d’une subtilité rare – et me rembarrer avec sarcasme ? J’essaye de me préparer à toutes les situations, à toutes ses réponses possibles, et je me perds dans mes considérations. Le langage corporel, certes, mais il ne m’apprend rien, et je me sens capable de m’énerver de frustration à cause de ce simple fait. « Je ne pensais pas te recroiser un jour. Ça ne me fait pas du tout plaisir de te revoir.» Mon cœur a un raté, et récupère le rythme à contre temps, avant que tout redevienne normal. « Que… que… comment ? On… » J’avais donc raison ? « Il faut croire que ton instinct ne te trompe pas. Je tiens à te dire que je ne vais pas t'aider. Tu ne mérites que mon mépris et te venir en aide ne m'effleurer même pas l'esprit. Peut-être que c'est mieux pour toi de ne pas te souvenir que tu as gâché ma vie.» Si j’ai pu espérer un instant, la chute est rude. J’accuse le coup, sans pouvoir respirer. Elle ne ment pas, je le vois dans ses yeux. Dans sa voix. Dans son attitude et dans ses mots. Lui ai-je réellement gâché sa vie ? Je n’en doute pas un seul instant, et cette simple graine de ronce éclot, grandit, m’enserre et m’étouffe déjà. Je regrette déjà d’avoir insisté à ce point, et pourtant je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. Et maintenant, Lawrence, tu fais bien moins le malin mon cher ami. En effet, je ne savais plus où me mettre, ni quoi dire. « Vous… tu… tu es sûre ? Oui, bien sûr que tu es sûre, j’imagine. » Je me sens pathétique, et chaque mot que je prononce n’arrange en rien ce sentiment, et ce triste constat. Je suis mal à l’aise, et ça se voit comme mon stupidité sur mon visage. « Je… je m’excuse dans ce cas, pour ce que je peux t’avoir fait, même si j’ignore ce que c’est. » Je pars alors dans un rire nerveux, conscient de l’incongruité de la situation, et du décalage entre mes propos et ce qu’il en est. Une personne qui s’excuse pour quelque chose qu’elle ne se souvient pas d’avoir fait… pitoyable. Je ne sais pas quoi dire, quoi rajouter, et je laisse les secondes s’étirer loin de nous, à la recherche de ce qu’une personne de sensée devrait dire en de telles circonstances. « Si je peux me faire pardonner, ou réparer mon erreur, ou… quoique ce soit pour toi… Je comprends dans tous les cas que tu ne veuilles pas m’aider, même si… je ne sais rien de ce que j’ai pu te faire. On se… connaissait bien ? » Je ne mens pas lorsque je le lui affirme que je comprends ses raisons, mais ça ne m’empêche pas de chercher à grappiller de petites informations sur mon passé.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2620-andrei-constant-

Invité
Invité






MessageSujet: Re: (pv) don't you remember ft. lawrence   Lun 14 Avr - 2:18


And I am, whatever you say I am. If I wasn't, then why would I say I am? In the paper, the news everyday I am. Radio won't even play my jam. 'Cause I am, whatever you say I am. If I wasn't, then why would I say I am? In the paper, the news everyday I am. I don't know it's just the way I am julian & séraphina

the way i am
Ça ne l'amusait plus de faire semblant de ne pas le connaître. Ses plans se modifiaient lentement alors que le temps s'écoulait, avançait. Jouer sur la culpabilité d'un homme qui ne pouvait se souvenir. Il avait gâché sa vie. Elle le pensait. Elle le méprisait fortement. Elle ressentait cette haine dévastatrice qui prenait possession de son corps sans arrêt. Jour après jour. Cette rage qui ne faisait que la consumer. Que la tuer à petit feu. Elle ne mentait pas. Les phrases qui le dévastaient étaient ressenties, vibrant dans sa bouche. Venin qu'elle lui crachait simplement au visage. C'était une jouissance étrange que de voir son visage se laisser prendre par la surprise. Il ne s'attendait surement pas à cette réponse qu'elle lui lançait dans le but de le briser, de le faire sentir coupable. S'il voulait tant savoir, elle allait lui avouer ce qu'elle pensait de lui. Elle allait lui dire comment elle le voyait. C'était une étrange satisfaction qui prenait place en elle. Une satisfaction de le faire souffrir à son tour, de le voir de la sorte. S'il finissait par se souvenir de son passé, il allait mépriser sa soeur. Il allait la détester encore plus qu'il ne pouvait le faire par le passé. Ils ne se ressemblaient pas. Ils n'avaient rien de commun. Leur comportement. Leur apparence. C'était pratiquement impossible de savoir qu'ils pouvaient posséder un lien de sang. Elle était sournoise, avide de cette jalousie et de vengeance. Il n'était rien. Tellement fragile.

Sa phrase lui coupa le souffle. Elle se contenta de le regarder. D'observer la moindre de ses réactions. Elle ne voulait pas l'aider. Elle ne voulait pas qu'il retrouve la mémoire. Elle lui souhaitait de rester de la sorte jusqu'à la fin de ses jours. De souffrir de ce manque qui se créait lentement en lui. « Tu as bien entendu.» Elle n'avait plus envie de jouer à la fille gentille. De faire semblant. Il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il avait pu lui faire, autant jouer sur le sujet. Autant lui dire le fond de ses pensées. Séraphina le quitta du regard pour lever les yeux au plafond au moment. Ça avait le don de l'exaspérer cette situation. Si elle avait un coeur, si elle était apte à ressentir quoi que ce soit, elle pourrait facilement le prendre en pitié. Ce n'était pourtant pas le cas. « Je suis plutôt sure. C'est difficile d'oublier ce genre de chose.» Elle se souvenait de la perte de son fiancé. Il avait préféré mourir plutôt que de vivre dans cette trop dure réalité. Son frère aurait dû se taire. Ne pas se mêler de cette histoire. La demoiselle lâcha un rire. Il lui faisait honte. Il faisait partie de sa famille, de son sang. Elle n'avait aucun respect pour lui, ni pour la plupart des gens qu'elle côtoyait. Tuer son père. Faire accuser sa soeur pour qu'elle finisse par s'enlever la vie. Elle était malsaine. Un poison dont il était incapable de se débarrasser complètement.

ILa demoiselle lâcha un léger rire à ses excuses. Qu'est-ce que ça allait changer au final? Ça ne servait à rien. Il ne s'excusait pas vraiment. Il n'en avait rien à faire de ce qu'elle pouvait ressentir. Ça, il ne le savait simplement pas. Ils ne s'entendaient pas. Ils ne s'appréciaient pas. La demoiselle laissa son regard se poser une fois de plus sur lui. Le malaise semblait prendre possession de son corps. Que pouvait-elle ajouter de plus sans réellement parler de son passé, sans réellement en dire trop? « Je sais que tu dois te poser un tas de questions, mais comme je te dis, je ne suis pas vraiment la bonne personne pour te venir en aide.» C'était la vérité. Séraphina n'avait envie que de le détruire. Le réduire à néant. Elle ne voulait que sa souffrance et obtenir une vengeance qui l'obsédait depuis des années. S'il n'avait pas été là, elle vivrait encore avec son défunt fiancé. Il ne fallait pas qu'elle lui donne trop d'information pour qu'il puisse rechercher dans son passé et trouver quoi que ce soit. Elle haussa les épaules. « Tu me connais bien. Je te connais bien. Qu'est-ce que ça change au final.» La demoiselle secoua la tête un moment. « T'excuser ne sert à rien, de toute façon tu n'as pas la moindre idée de ce dont je parle.» Elle n'avait pas tort. Des excuses qui ne servaient à rien n'étaient pas utiles. C'était plutôt le mal qui le prenait qui lui faisait plaisir, mais elle n'ajouta rien.

(c) Bloody Storm


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
 

(pv) don't you remember ft. lawrence

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Remember Austen - le RPG du XIXe
» Remember Charmed : -20 membres [Suspendu]
» SUTTON+POPPY-ANN ø we used to be friends, remember ? ø APPARTEMENT#4
» Remember Charmed
» GALWAY RPG [IRLANDE] ☆ I'll Always Remember

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-