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 Behind Blue Eyes. Pv Lorenzo

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MessageSujet: Behind Blue Eyes. Pv Lorenzo   Sam 15 Sep - 14:02

No one knows what it's like To be the bad man To be the sad man Behind blue eyes And no one knows What it's like to be hated To be fated to telling only lies But my dreams they aren't as empty As my conscience seems to be I have hours, only lonely My love is vengeance That's never free No one knows what its like To feel these feelings Like i do, and i blame you! No one bites back as hard On their anger None of my pain and woe Can show through.

Au loin, des yeux brillaient volant la vedette à la lumière éclatante de la lune. Elle rugissait de colère, décidant de se cacher derrière les nuages, timide. Les poils dressés sur l'échine dansaient avec le vent, un rythme entraînant et envoûtant qui aurait rendu les nymphes jalouses. La noirceur de ce pelage rivalisait avec l'obscurité de la nuit. L'animal avançait, méprisant ses proies. Il invitait à la caresse, remuant sa queue et miaulant légèrement tel un petit soupir d'une enfant qui rêve de contes de fées. Léchant ses babines, on aurait pu avoir l'impression que le malicieux chat souriait. Posant sa patte sur le sac, trouvant des habits féminins, comportement humain qui aurait pu réveiller les soupçons chez les plus superstitieux. Après tout, au Moyen-Age, la brillance des yeux du chat pendant la nuit n'était autre que les flammes de l'Enfer. Cet animal prit la forme d'une femme dont les cheveux d'ébène caressaient délicieusement sa chute de reins. Aussi nue que belle, la femme s'empressa de s'habiller. La nuit avait été de courte durée. L'aurore ce moment suivant l'aube et précédant le lever du soleil, où l'horizon présente des lueurs brillantes et rosées s'affichait, somptueuse. Aussi attirante que celle qui porte son nom, Aurora.

Feuillages bruyants, dissimulant le bruit de pas d'un individu curieux. Difficile de passer inaperçue alors que les rayons de soleil faisait effet de miroir sur ses pupilles encore en forme de fente. Jungle qui offrait des possibilités dont elle ignorait encore les conséquences. Son tapage nocturne n'était autre qu'une partie de plaisir. S'engouffrant dans les abîmes profondeurs du paysage fleuri, son regard se posait de temps à autre sur la magnificence de la rose rouge cachant pourtant sous sa beauté, de véritables épines. Lieu paisible dont la beauté était la seule apparence, cachant sous sa fine couche de plaisir, de vraies armes de guerre. Unique endroit dans cette zone de misère où Aurora y trouvait un soupçon de tranquillité et de liberté. Révoltée par les misères dont ses yeux avaient été les témoins, consciente que ses instincts de félin et que ses griffes aiguisées n'y remédieraient rien à la situation, elle se contentait de rester passive. Osant espérer qu'un jour, un revirement de situation vienne perturber le cours de la vie et leur donner le bon sort, cessant de leur réserver le mauvais. Elle était née misérable, elle avait grandi misérable, finirait-elle misérable ? L'ambition dont elle faisait preuve, portait à croire que sa destinée était toute autre. Mêlée à tout ce monde dont elle ignorait les identités l’écœurait. Loin l'idée de vouloir condamner ces pauvres âmes à lui avouer infériorité. Si elle avait eu une éducation religieuse, elle n'avait jamais su la mettre à l’œuvre.

Son existence n'avait été qu'une suite de pièges avec lesquels elle devait composer et elle était passée maître dans l'art de combattre ou de les contourner adroitement. Elle avait même fini par y prendre plaisir. Les rayons de soleil s'infiltraient entre les fins espaces d'un feuillage dense. Les oiseaux invitaient les passants au chant, la jungle était hélas déserte. Seule Aurora, caressait du bout des doigts les extrémités des arbres croisant de temps à autre un petit insecte. Petite proie qui lui aurait bien servie d’amuse-gueule sous son aspect animal. Esprit déconnecté, c'était avec une délicieuse simplicité que la jeune femme laissait entrer en elle, la musique composée par une nature insouciante. Pieds nus, glissant à travers les chemins sinueux, yeux délicatement clos, souriant inconsciemment. Elle semblait rêver. Construisant son propre monde jusqu'à ce que la cruelle réalité se vexe et décide d'intervenir.

Un battement de cils, une marche stoppée sur l'instant. Les bras détendus le long du corps, les oreilles à l'affût. La solitude venait de lui apporter un invité. Paix s'envolant, prenant fuite, voleuse. Promenade prenant subitement fin, colérique. Invité inopportun, sans aucun scrupules, Lui. Mettant fin à un moment de pur bonheur rien que par sa seule et unique présence. Tourmentant l'ambiance féerique de par sa virilité sans failles. Perfectionnant une beauté déjà parfaite, visage dur et à la fois si doux. Derrière ses yeux bleus, âme condamnée à se soumettre à une faiblesse incontrôlable. Réveillant la colère chez son interlocutrice, cachant sous ses poings fermement serrés, une véritable envie de lascives caresses. Un monde où Il venait sans cesse s'y mêler, apportant avec lui amour et haine. Parfaits opposants ne pouvant imaginer un scénario où chacun continuait son propre chemin. Nostalgie envahissant ses entrailles avec intensité, décidée à rester éternellement. Mémoire intacte lui offrant des images hautes en couleur. Époque lointaine, insaisissable, inoubliable... son épiderme touchant le sien, provoquant des sensations exquises. Envie oppressante de tout recommencer, rien qu'une seule fois, rien qu'une seule nuit. Fierté trop envahissante pour lui permettre de faire des folies. Gardant à l'esprit le goût de la trahison, goût amer, goût de l'Enfer. Révélation insoutenable dont elle avait été obligée de comprendre. Refusant d'y croire, se rendant à l'évidence qu'un tel mensonge aurait pu avoir des percussions sur la relation avec la cadette. S'éloignant de ce bien aimé pour qui elle avait tant souffert. Tout donné, jusqu'à cacher au plus profond d'elle-même ce mauvais fond dont elle avait toujours fait preuve.

« Sens ce parfum, acide et repoussant, laisse l'envahir tes narines. C'est l'odeur écoeurante de la trahison. »

Reproches sarcastiques, camouflage authentique dont les plaies étaient bien plus profondes de ce qu'elles en avaient l'air.

« Qu'est-ce que tu veux ? Enfant de la misère, ne devrais-tu pas aider ton prochain ? »

Questions idiotes rendant ses lèvres tremblantes. Sensation de mal être, regrettant ses paroles dans la seconde où elles avaient été dites. Cœur aimant, pris d'une affection considérable dont elle n'arriverait jamais à se détacher. Il s'était cru invincible, il aurait pensé qu'elle ne venait jamais à l'apprendre. Fulminant de l'intérieur, appréhension de découvrir sa réaction. Rencontre sortant de la banalité. Alors que plus tôt leurs lèvres s'entremêlaient dans un baiser passionné, aujourd'hui elles cherchaient à se séparer. Rancœur immense, sentiment néanmoins plus intense.


Dernière édition par Aurora A. Abatucci le Dim 23 Sep - 20:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Behind Blue Eyes. Pv Lorenzo   Sam 15 Sep - 20:04



L'oiseau est sans doute l'animal ayant le plus de chance, ces petits ou grands vertébrés ont la capacités de voler grâces à leurs ailes. Cela pourrait paraître anodin, totalement insignifiant mais c'est là toute la beauté du monde, d'apercevoir ces ovipares virevolter de part et d'autre dans le ciel, ils représentent ainsi à eux-même la liberté. La liberté de se mouvoir dans l'air sans être obligé de s'arrêter, sans être contraint de suivre un mouvement ou de se rassembler, ils peuvent être indépendant de leur propre ailes, même si pour la plupart d'entre eux, ils sont accompagnés, car la solitude n'est sans doute ce qu'ils préfèrent, il leur faut une certaine distraction, une certaine réjouissance, on pourrait appeler cela une récréation lorsqu'ils se regroupent afin de migrer vers d'autres lieux afin d'échapper à un changement quelconque, cause d'un climat défavorable, d'une baisse de nourriture ou tout simplement pour la reproduction des espèces. C'était donc ce qu'il ressentait lorsqu'il se déplaçait ci et là entre les feuillages d'arbres, entre les chutes d'eau ou entre les individus et même s'il se doutait fortement qu'il en choquait plus d'un de part sa taille définit entre 60 à 100 mètres, il n'était pas sûr de sa taille réelle mais il savait pertinemment qu'il n'était pas un petit volatile. Il représentait à lui-même un aigle royal aux couleurs marron foncé et aux larges ailes. Peu de gens connaissait sa véritable nature de grand rapace et c'était beaucoup mieux ainsi, c'était en quelque sorte son secret, secret qu'il n'était pas prêt à révéler à des inconnus avides de curiosités, il aimait l'idée de se cacher derrières de faux aspects, faire semblant d'être un simple humain tout en étant beaucoup plus que cela. La caractéristique de Lorenzo quant aux aigles était sans conteste ses yeux, ils n'étaient pas foncé comme pouvaient l'être ceux de son "espèce" mais bel et bien bleu, bleu profond tels qu'ils paraissaient lorsqu'il était sous forme humaine, mise à part sa corpulence qui changeait du tout au tout, la couleur de ses yeux, quant à elle, restait identique et c'était ce qui faisait sa rareté.

Il avait le monde à perte de vue, haut perché sur une branche de la jungle qui résidait en zone 4, Lorenzo percevait nombreuses choses au loin, actuellement sous son aspect animal, il pouvait aussi ressentir d'avantage les sensations que pouvaient éprouver les réels rapaces, de plus il distinguait davantage l'odeur de chaque fleurs, de chaque feuilles et de chaque arbres et le jeune homme aimait ressentir ces sensations, encore une fois il se sentait libre seulement lorsqu'il volait, il était mieux lorsqu'il n'était pas lui. Les feuillages ne cessaient de bouger au rythme des pas de certains animaux, malgré la hauteur qu'il pouvait y avoir entre lui et le sol, il pouvait discerner clairement chaque bruits. La jungle était en soit paisible et d'une tranquillité sans nom, cela dit à bien des apparences elle pouvait être synonyme de champ de guerre, dangereuse et d'une certaine façon sauvage, cette dernière pouvait être représentait comme étant un cimetière à travers les hautes herbes, jonchant sur le sol quelques ossements montrant ainsi la difficulté de se sortir de ce gigantesque labyrinthe. En cet instant, l'endroit était serein, calme mise à part une petite brise légère qui faisait office d'une chanson quant au son qu'elle produisait à travers la frondaison. La tranquillité y était et c'était tout ce qui importait Lorenzo. Ce dernier entrain à se promener pacifiquement dans les sillages s'envola de nouveau dans les airs avant d'atterrir au sol, de cet splendide aigle royal en ressortait comme par enchantement un jeune homme d'une extrême beauté et complètement nu, il se laissa guider par la brise avant de récupérer un sac contenant des affaires, enfilant adroitement son pantalon ainsi qu'un tee-shirt de couleur blanche, il glissa délicatement une de ses mains dans son cuir chevelu, ébouriffant à la suite ses cheveux de jais. Il était fin prêt pour se laisser aller dans cette merveille, l'endroit où il se sentait bien après les bras de son amour, ils étaient son seul chez soi, le fait d'enlacer celle qu'il aimait par-dessus tout pouvait le rendre heureux.

Cependant la sérénité ne durant pas bien longtemps, après plusieurs pas sous l'herbe fraîche et humide, son instinct animal lui démontra une autre présence dans les alentours, ainsi il n'était pas seul et par ailleurs il se doutait de qui était cet individu. En pensant à cette personne tout les sens du jeune homme s'étaient décuplés, un oppressement au coeur se fit ressentir et des papillons dans le ventre commençaient à voleter. Lorenzo laissa ses pieds l'amenait là où il devrait être. Était-ce le destin qui les avaient liés il y a de ça des siècles ? Était-ce le destin qui les liés de nouveau dans cette magnificence jungle ? Était-ce le destin qui jouait en leur faveur et qui était le rôle de tout ? Il n'y avait sans doute aucune réponse plausible à ses questions et dans un sens il se fichait royalement de savoir si tout cela avait déjà été écrit, la seule chose qu'il voulait désormais c'était de la retrouver et de ne faire plus qu'un avec cette même personne qu'il aimait tant. Il ne lui fallu pas longtemps avant de l'apercevoir, Elle. Cette femme était de dos, ses courbures parfaites le rendait toujours autant amouraché, comme s'il la croisait pour la première fois de sa vie. Le bruit d'une branche fit tourner la demoiselle de façon instinctive, mais Lorenzo fut surpris par son regard dur, ferme, il n'était pas étincelant comme il avait l'habitude de le voir. Quelque chose en elle avait changé, ainsi le visage du jeune homme se ferma alors de façon à ne soumettre aucune émotion, elle qui était la seule à pouvoir lire en lui comme dans un livre ouvert. Le jeune homme au regard de braise se souvenait parfaitement de leur première rencontre, ils étaient tout deux jeunes et inconscients, laissant désir et passion s'entremêlaient peu à peu avec l'amour. L'attirance physique était au comble de tout, une histoire d'un soir, puis de deux et ainsi de suite avant de conclure à une histoire féerique. Ils étaient alors littéralement changés et dans leurs yeux pouvaient se lire l'intrépidité de la tendresse, de la passion, de l'amour. Chaque caresses qu'ils s'étaient procurés ne cessait de le rendre euphorique, de lui procurer des frissons même lorsqu'il ne faisait qu'y penser.

Lorenzo s'approcha de quelque pas de sa bien-aimée qui n'avait pas changé d'expression du visage ou même du corps, elle était resté droite comme un i et ne semblait pas vouloir bouger. Le jeune homme ne comprenait pas sa réaction et petit à petit la peur de la perdre ou la peur qu'une mauvaise chose soit arrivé lui brûla l'épiderme entier, tout ses sens étaient en alertes et son coeur battait la chamade au fur et à l'usure. « Sens ce parfum, acide et repoussant, laisse l'envahir tes narines. C'est l'odeur écoeurante de la trahison. » Ces paroles l'avait littéralement assailli. Rien qu'avec ces mots, il avait compris. Son ton sarcastique, il ne l'avait que très peu entendu, elle prenait cet air avec ses ennemis, mais jamais avec Lorenzo, c'était sans aucun doute la première fois qu'elle lui parlait ainsi. « Qu'est-ce que tu veux ? Enfant de la misère, ne devrais-tu pas aider ton prochain ? » L'incertitude était plus que présente désormais, le jeune homme ne savait pas comment réagir face à une telle situation. Parlait-elle de ce qu'il pensait à cet instant où parlait-elle d'une tout autre chose dont il n'était pas au courant ? « Que veux-tu dire ? Que se passe-t-il au juste ? » Une certaine distance s'était crée entre eux, une distance qu'il n'appréciait pas. Il n'aimait pas se sentir loin d'Aurora, il n'aimait pas l'idée qu'il ne puisse pas la caresser, l'embrasser, non, il devait faire quelque chose pour qu'elle le regarde de nouveau, depuis qu'il l'avait aperçu dans cette jungle, elle n'avait encore levé son regard vers son amant et cela le frustrait plus que tout, alors il s'approcha pas à pas de façon distingue et précise sans pouvoir la quitter du regard. « Sans explication il est peu probable que je comprenne le fond de ta pensée. » Il prononça ses mots sans s'arrêter, finissant par le faire lorsqu'il se retrouva à quelque centimètre d'elle, à une proximité qui pouvait les faire frisonner tous les deux. Il voulu approcher sa main de son visage afin de le lui relever, mais hésitant il préféra laisser ses bras le long de son corps avant de reprendre la parole. « Aurora, regarde-moi et dis-moi de quoi est-ce que tu parles. Jusqu'ici je ne suis qu'un skinchanger et non un devin. » Il voulait jouer sur la carte de l'ironie, c'était un de ses domaines préférés même si la situation ne l'était pas, cela dit il n'aimait pas voir cette dernière aussi froide et aussi raide, il ne voulait pas qu'un lien se brise entre eux. Soudain une image lui vint en tête.. La bouche entrouverte le laissa de marbre, était-elle au courant de ses coucheries extérieurs avec Sascha ? Si c'était le cas, ce serait le comble de tout. Elle devait impérativement lui expliquer ce qu'il se passait car il ne pourrait davantage attendre et finirait certainement par monter sur ses gonds.


Dernière édition par Lorenzo E. Ruggieri le Lun 17 Sep - 18:13, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Behind Blue Eyes. Pv Lorenzo   Dim 16 Sep - 11:55

Le goût sarcastique du regret l'a rendait nerveuse. Plus de sept siècles avaient séparés ces deux âmes sœurs, les condamnant à vivre seules, l'une sans l'autre. Aurora avait vécu sous la forme d'un chat pendant de longues années. Trop longues pour ne pas ressentir le temps passer. La nostalgie l'avait submergée dans ces pires moments de solitude. Elle avait lutté pour conserver cette infime part d'Humanité qu'elle pouvait encore posséder. Un manque s'était creusé, l'habitude s'était installée. L'habitude de vivre sans sa présence, elle le croyait mort. C'était ainsi qu'en forme d'animal, elle l'avait cherché, durant un temps qui lui semblait interminable. L'espoir animait ses pensées, son cœur. Ses pieds s'étaient posés sur des sols différents, recherchant un soupçon de ce parfum qu'il avait l'habitude de mettre, celui volé au noble du coin. Épuisée, elle avait atteint ses limites, pour lui. Abandonner était hors de question. Affronter la réalité, une obligation. Évidence douloureuse, meurtrière qui lui avait glacé les veines. Disparition tragique d'un homme qui avait su être à la fois son amant, son ami, son amour. Souvenirs d'un passé certes, chaotique mais avec une once d'espoir et de liberté, provoquées par son être. Cet incident l'avait freinée dans sa course vers un bonheur ultime. Impossibilité qui lui semblait évidente. Sa mémoire pressée comme un citron, dégageait sans délicatesse tous ses beaux souvenirs auxquels elle avait fait un effort immense pour les conserver. Son Humanité l'avait quittée, petit à petit, la faisant endurer une douleur insupportable, celle de l'oubli. Elle avait tout oubliée, Aurora l'avait quittée, laissant place à cet animal devenu sauvage oubliant sa vraie personne ainsi que Lui.

La nuit de velours avait été sa compagne, solidaire face à une solitude si oppressante. Ses yeux avaient guetté le moindre mouvement, se sentant observés, menacés. Vivre de cette manière était un vrai calvaire, vivre dans la peur, dans le doute. Lorsqu'elle fermait ses yeux, elle les laissait ouvrir sur un tout autre paysage, un souvenir resté encré dans son cœur. Le souvenir de sa première rencontre avec Lui. Mais qui était-il ? Ces questions restaient sans réponse, elle était incapable de donner un nom à ce si beau visage. Le bonheur lui semblait loin, très loin. Il la prenait souvent dans ses bras, lui caressant les cheveux et lui soufflant à l'oreille combien ils seraient heureux, épanouis. Ridicule cette scène de théâtre où les deux personnages principaux semblaient si amoureux, cela n'existait pas. L'animal qui était en elle n'était pas en mesure de comprendre. Lorsqu'elle ouvrait à nouveau les yeux, le chat oubliait tout de la nuit précédente jusqu'à ce le rêve revienne la nuit d'après. Insistant. La belle époque. Les belles promesses. Pas tenues. Elle avait crue à sa disparition, pleurant cet être cher comme elle aurait pleuré sa mère. Révoltée, en finir lui semblait la meilleure des solutions mais un chat suicidaire, où a-t-on déjà vu ça ? Les ombres s'étaient épaissit autour d'elle, devenant des ténèbres où l'issue n'existait plus. Un supplice dont elle avait été l'actrice principale, se noyant dans ses propres souvenirs, vivant que des rêves, s'emparant d'une folie sans nom. Ses yeux étaient aveuglés par un désir profond d'éternité. Culpabilité dont elle faisait preuve, se rongeant de l'intérieur, se croyait coupable de Sa disparition. Elle avait vécu ainsi, tel un fantôme du passé, déambulant entre les forêts denses, les villes où de temps à autre elle croisait un couple insouciant, euphorique où dans leurs yeux elle pouvait lire les pages d'une relation heureuse passée.

Si les regrets d'une rencontre aussi froide après tant d'années la rendait malade, la colère suprême qui s'emparait de sa personne devenait de plus en plus présente. Elle aurait du le prendre dans ses bras, heureuse de retrouver cet homme dont elle avait fort cru à la disparition. Il était de nouveau face à elle, souriant aux premiers abords, abordant un visage sans expression après le regard qu'elle lui avait lancé. Cette rencontre l'a rendait malheureuse, mais pire que tout, colérique. Il était en réalité un vrai maladif à la folie extrême, prêt à tout. Prêt au pire. Prêt à tuer ses trois sœurs, les siennes. Pourquoi ? Épargnant une seule, Natascia, créant le doute, le suspens, pourquoi elle ? Non seulement, Aurora le détestait pour son crime envers sa propre famille mais elle le détestait encore plus d'avoir épargné Natascia. Ce n'était que de la pure jalousie. Qu'avait-il ressentit en la voyant ? Effrayée à l'idée que son apollon tombe dans les bras d'une autre, de sa propre sœur. Une chose était sûre, la réciprocité était inexistante. La belle comprenna cela en voyant la haine grandissant dans les yeux de sa cadette lorsque celle-ci prononçait ce prénom venu tout droit des Enfers. Son acte la frigorifiait de l'intérieur. En y songeant, il l'avait commis alors que leur idylle semblait trouver un parfait équilibre. Commettre ce acte monstrueux dans son dos, revenant ensuite lui raconter des foutaises, Il avait sans doute pris du plaisir. Serrant ses poings, se sentant fatiguée, Il ne lui facilitait pas la tâche. Innocent semblait-il. Mensonges et mascarades étaient de mise.

Se rapprochant de plus en plus, s'interrogeant sur ses véritables pensées, bon acteur. Elle fulminait, préférant qu'il assume ses actes, ses responsabilités. Mettant en scène un pièce parfaite, jouant les innocentes, véritable scélérat dont elle était néanmoins et malgré elle, emprise.

« Je te savais dérangé vu les dernières nouvelles, mais couard j'étais loin de l'imaginer. »

Ironies lancées en tout subtilité, s'il était cinglé, il n'en était pas moins bête. Il comprendrait. A moins qu'il ait commis une autre folie sans qu'Aurora en soit informée, ça devenait une habitude. Il se rapprochait de plus en plus, hésitant mais déterminé. Jusqu'à ce que son odeur enivrante se fasse sentir avec plus d'intensité, la ramenant presque vers de beaux souvenirs. Seulement, elle s'efforçait de les oublier pour ne pas que le proverbe ait un quelconque effet sur sa personne.

« Tu attends ton public ? Car tu es un sacré bon acteur. Serai-je victime d'une farce ? Oui, ça m'a tout l'air. »

Ce venin craché n'était autre que la conséquence d'une trahison trop importante. Le fait qu'Il puisse douter sur ses véritables intentions et sur sa colère, l'énervait encore plus. Elle avait l'impression d'être au milieu d'une arène où tout le monde lui lançait des tomates à la figure.

« Pourquoi veux-tu des explications ? Seul toi peut me les donner, j'ignore quel était ton but lorsque tu as fait ça. »

Il voulait jouer la carte de l'ironie, il était certes plus fort qu'elle à ce jeu là, mais elle ne restait pas moins joueuse. Sa révélation fut une vraie surprise pour les tympans de la belle. Tout expliquait sa présence ici, le fait qu'il n'ait pas disparu totalement et aussi la raison de cette séparation pendant de nombreuses et longues années. Elle ne comptait pas révéler à son tour sa véritable nature, laissant le doute perdurer, s'amusant.

« Permets moi de te dire qu'en effet, tu n'as rien de devin. Qu'est-ce qu'un skinchanger au juste ? »

Innocente à son tour, se moquant de Lui ouvertement, le laissant s'exprimer non sans avoir l'envie de le faire subir les actes qu'il avait commis sans se soucier de sa personne. Beaucoup d'événements étaient apparus, ils avaient beaucoup de choses à rattraper.


Dernière édition par Aurora A. Abatucci le Dim 23 Sep - 20:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Behind Blue Eyes. Pv Lorenzo   Dim 23 Sep - 13:16


La trahison. Quoi de plus malsain que de trahir un être à qui l'on tient par-dessus tout ? Pourquoi agir de la sorte lorsque l'on sait qu'un jour ou l'autre la vérité sortira quoi qu'il advienne, sans qu'on ne l'en empêche parce que nous savons que la vérité détruira tout sur son passage, même les gens biens, même les gens heureux, cette saleté qui, à bien des égards est sans doute la plus sincère. Il est plutôt préférable de connaître une vérité qui nous abat qu'un mensonge qui nous trompe, nous fait sourire. Et même si dans le mensonge nous vivons davantage puisque nous pensons qu'il n'y a aucun mal, c'est beaucoup mieux de connaître le réel dans chaque histoire. Et puis, pourquoi trahir lorsque l'on sait qu'on laissera une part de nous ? Trahir pour protéger, trahir pour Se protéger des quelconques incidents que l'on procura à d'autres. Pour le jeune homme, il y a sans doute deux sortes de trahisons existantes, celle voulue, tromper un ennemi en le persuadant qu'il est votre ami et lui planter un couteau dans le dos au moment où il s'y attend le moins ou bien celle obligée, lorsque l'on a pas d'autre choix que de mentir pour préserver un lien, une attache qui nous ait cher afin de ne pas le perdre, de ne pas le briser. Malheureusement, tout se sait un jour et il faut en payer les conséquences, essayer de réparer ses erreurs et vivre avec le regret que la trahison a faite. Lorenzo avait sans doute eu de la chance, vivre des années dans la peau d'un rapace lui avait donné bien des avantages, il n'avait plus ressenti aucune contrariété, aucun remord lorsqu'il était aigle, puisqu'il se forçait à penser comme un volatile et non plus comme un humain. Cela lui avait permis de vivre pleinement sa "vie" sans penser à ce qu'il avait fait dans le dos d'Aurora. La trahir, ouvertement et pour n'obtenir qu'une somme d'argent, même misérable. Malgré le manque incontestable qu'il avait pu ressortir durant ses années à vivre non pas avec des pieds ou des mains mais avec des ailes et des pattes, il n'avait jamais cessé de penser à sa douce, se remémorant sans arrêt tous les moments passés avec elle. Il avait conservé ces derniers dans un coin immense de son esprit et de son cœur, se promettant qu'il irait à sa recherche dès lors où il marcherait à nouveau.

Son voyage à travers le monde l'avait émerveillé, les sillages, les cascades, les animaux, l'herbe, le soleil, la pluie, tout ce qu'il avait détesté lorsqu'il était encore qu'un humain avait littéralement changé son point du vue puisque désormais en possession d'ailes, de bec, de pattes et de plumes, il pouvait les apercevoir de plus haut, de plus près, de façon distinct, précise. Tout avait été décuplé, tout ses sens s'étaient développés et cela avait été la première chose dont le jeune homme ait été fier d'avoir, même s'il n'avait jamais souhaité être métamorphosé en un animal, cela avait changé sa vision des choses et en quelque sorte sa propre vie. Lorsqu'il était encore un homme, Lorenzo était un épouvantable et médiocre mendiant, prêt à tout pour faire fortune, pour récolter de l'argent, pour se nourrir et trouver un endroit où dormir au moment où l'hiver pointait le bout de son nez. Pendant plus de dix années, la rue était sa maison, les autres personnes comme lui était sa famille et Aurora était devenue petit à petit celle qui le consumait, tous les deux de pauvres ébauches, ils étaient fait pour se rencontrer, pour être l'un avec l'autre, ce fut ceci qui déclencha la perte de ses amis mendiants, le fait de n'avoir que de yeux pour sa belle. Que de réminiscences insupportables aux yeux du jeune brun, tous ses souvenirs le tiraillait de l'intérieur, le meurtrissait, le tuait. Sans cesse en train de se demander la raison pour laquelle il a osé trahir la seule et unique personne qui était la plus chère à ses yeux. Voilà pourquoi il avait été ravi d'avoir été maudit et condamné à rester rapace durant plusieurs années. Il avait pu pendant ce laps de temps arrêter de se morfondre sur lui-même, arrêter de se mutiler mentalement. Il se contentait tout simplement de voler plus haut dans le ciel, en solitaire et accompagné par la solitude.

Dorénavant, humain à temps partiel et malgré ses redoutables regrets d'être de nouveau sur ses deux pieds, il s'était habitué une nouvelle fois à sa vie humaine avec une certaine distance et une certaine réticence quant à ses souvenirs lointains, ses souvenirs d'autan. Lorenzo devait se l'avouer, il avait mal pis encore il était brisé mais loin de lui l'idée de laisser ses larmes perlaient sur son visage si meurtri. Beaucoup trop de fierté et de rancœur pour se montrer si faible même à sa propre vue. Comme à cet instant, un instant qu'il aurait pu considérer comme le meilleur de toute son existence mais qui fut bien au contraire le pire. Son regard était glacé, jamais encore il n'avait aperçu un tel sentiment dans les yeux de celle qui lui faisait face et ce geste l'avait sans doute rendu lui-même de marbre. Lui qui aurait souhaité de tout cœur la prendre dans ses bras après toutes ses années à être séparés, lui qui aurait souhaité de tout cœur l'embrasser d'un baiser fougueux, aimant. Toutes ses espérances étaient vouées à l'échec dès lors où il avait plongé ses yeux dans ceux d'Aurora. Que s'était-il passé ? Pourquoi ne reconnaissait-il donc pas sa bien-aimée ? Était-elle au courant d'une quelconque chose ? Était-ce cette chose qu'il redoutait qu'elle sache ? Lorenzo était peut-être long à réagir, mais il n'était pas si stupide, il savait qu'en ce moment précis, elle était au courant, de tout.

Alors qu'il s'était doucement et lentement rapproché d'Aurora, Lorenzo laissa ses battements de cœurs s'accéléraient à chaque pas qu'il faisait. Redoutant tellement cette conversation qui n'aurait jamais eu lieu d'être, mais comme il s'était fortement douté depuis bons nombres d'années, la vérité refaisait toujours surface. Il n'allait pas cacher celle-ci à la jeune femme, de toute façon elle était au courant -sans qu'il n'en sache l'auteur- et il devrait faire face aux désagréments qu'il recevrait. Il était apte à tout recevoir des plus horribles paroles aux plus absurdes gestes qu'elle ferait à son encontre. Il était prêt à tout contenir afin de ne pas agir tel un idiot et de s'énerver contre Aurora. Il n'avait pas quitté cette dernière du regard, tout ses muscles étaient contractés, sa mâchoire encore plus. Jouer la carte de l'innocence n'avait pas fonctionné, il était désormais temps de se reprendre en main et d'agir tel un homme, un vrai et il n'allait certainement pas se laisser rabaisser, même si celle qui le faisait était celle qu'il n'aurait jamais pensé. « Je te savais dérangé vu les dernières nouvelles, mais couard j'étais loin de l'imaginer. » Une certaine méprise se faisait ressentir dans sa voix, mais Lorenzo n'était pas dupe, bête, il comprenait parfaitement ce que les mots de la belle voulait dire. Sans piper mot, il laissa cette dernière reprendre la parole. Les mains le long de son corps s'étaient alors formés en poing. Ils étaient alors plus proche qu'ils pouvaient l'être davantage. « Tu attends ton public ? Car tu es un sacré bon acteur. Serai-je victime d'une farce ? Oui, ça m'a tout l'air. » Même si Lorenzo fut de plus en plus surprise par cette nouvelle facette d'Aurora, il n'en démontra rien, il était assez solide pour ne pas paraître ahuri, éberlué au contraire il joua la carte de l'ironie, une nouvelle fois, paraissant ainsi comme un homme qui se rigolait de la situation. Tout ouïe parce qu'elle avait à cracher. « Pourquoi veux-tu des explications ? Seul toi peut me les donner, j'ignore quel était ton but lorsque tu as fait ça. » Effectivement sur ce coup-là elle marquait un point, mais comment voulait-il lui expliquer ce qu'il a fait lorsque lui-même n'en connaissait pas la raison ? « Si je te donnais la véritable raison pour laquelle j'ai agis ainsi, tu ne me croirais même pas. A quoi bon vouloir te dire enfin la vérité lorsque je sais d'avance qu'elle sera inutile. » Lui dire que c'était son propre géniteur qui lui avait ordonné en échange d'une certaine somme d'argent ? Le croirait-elle ? Il n'en était pas si sûr désormais. « Permets moi de te dire qu'en effet, tu n'as rien de devin. Qu'est-ce qu'un skinchanger au juste ? » Malheureusement ceci n'était pas le plus important pour le moment, la faute qu'il a commis a été brutale, sous le coup de la surprise, de l'incertitude il avait lâché qu'il était skinchanger, ces mots lui avait échappé sous le coup d'une certaine colère qui se formait petit à petit. Serrant davantage ses points et la mâchoire, il ne cessa de regarder Aurora dans les yeux, essayant d'y lire quelque chose, ainsi constatant qu'elle n'était pas si innocente que cela, Lorenzo avait pu remarquer dès lors où il avait prononcé le mot interdit, le visage de la jeune femme s'était légèrement modifié, même si cela n'avait duré qu'un millième de secondes il l'avait remarqué, ses sens affutés étaient encore présent en lui. « Regarde dans le dictionnaire, tu trouvera peut-être la signification de ce mot, si elle n'y ait pas, excuse-moi de te dire que j'en suis désolé. » Ironie quand tu nous tiens, Lorenzo tant bien que mal essayait de contrôler chaque mot qui sortait de sa bouche, mais rien y fait son impulsivité prenait le dessus. « Je pense, de plus, que tu n'es pas tout-à-fait innocente à ce sujet-là. Ton regard, je le connais par cœur, malgré toutes ses années séparés. Il ne sait pas mentir. » Un large sourire moqueur s'afficha alors sur son visage, et son regard quittant de quelques secondes le regard de sa belle. Lorenzo se recula d'Aurora, ses poings s'étaient défaits, ainsi il croisa ses bras sous son torse avant de lever ses yeux dans les hauts arbres. Que cela lui manquait d'être perché tout là-haut, serein, tranquille.. Baissant ses yeux à nouveau, il les dirigea vers la jeune femme. « Que se passe-t-il maintenant ? Es-tu vraiment prête à entendre la vérité ou préfère-tu encore prendre tes airs supérieurs avec moi et jouer la madame énervée ? C'est ton choix, j'ai tout mon temps. » Sarcastique dans l'âme, jamais cela ne le quittera.
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MessageSujet: Re: Behind Blue Eyes. Pv Lorenzo   Dim 23 Sep - 20:09

Insolente, insoumise, au fond innocente. Yeux témoins de paysages insolites. Visage surpris, refusant de boire ses paroles. Révélation maintenant évidente. Il n'était qu'une partie d'elle-même. Morceau de puzzle qui la complétait. Manquant durant des siècles entiers. Poursuivant des chimères séduisantes, tentant de les attraper, fermant ses poings sur un tas de fumée. Emportant tout sur son passage, prenant avec elle, souvenirs et sentiments. Lumière imposante, s'emparant de son esprit, chassant l'obscurité. Délicate évidence l'atteignant telle une furie, l'obligeant à comprendre tout ce qui autrefois était masqué par l'ombre de ses souvenirs douloureux. Solidarité constante qu'ils devaient partager. Douleur intense dont ces deux êtres avaient été les victimes. Incompréhension dans le regard de son interlocuteur la laissant indifférente. Sentiments partagés, ressentant ce même manque, cette même envie de retrouver son état naturel. Condamnés à vivre sous la forme d'un être vivant, mais d'un être sauvage. Règles de politesse, d'éducation oubliées. Société inexistante les poussant à prendre une place en bas de l'échelle. Oubliant les moindres petits détails, de la façon de se tenir à table jusqu'au goût d'une tisane prise le soir avant de s'abandonner à des rêves qui ne deviendraient jamais réalité. Frustrés par ce nouveau mode de vie, amnésiques d'une vie autrefois vécue, d'un amour autrefois ressenti. Il en était ainsi. Cœur meurtri jusqu'au moindre petit morceau, dévasté à l'idée d'enterrer cet être cher pour l'éternité. Recherches approfondies, avec hargne et espoir, abandonner n'étant pas de mise. Égoïste de bas étage, la faisant souffrir pendant des siècles pour lui avouer enfin qu'il respirait le même oxygène pendant tout ce temps.

Paroles nuancées échappées de ses lèvres telles des fugitives éprouvant par la suite un véritable regret. Dévoilant ainsi sa vraie nature, répondant à toutes ses questions. Réponses qu'elle avait attendu trop longtemps. Envahie par la mélancolie, la rendant aussi lasse et inutile qu'une vermine. Crachant des secrets enfouis sans la moindre difficulté. Comme si tout cela n'avait jamais existé. Ne pensant qu'à sa petite personne, imposant son nouveau lui sans attendre. Cherchant peut-être des excuses à un acte impardonnable. Ironie envahissant ses pensées. Le rendant misérable comme jadis Il l'avait été. Un amour propre, une dignité qu'elle conservait malgré ce sentiment qu'elle éprouvait et essayer de chasser. Indiffèrent, Il n'avait pas tenté de la retrouver. Elle n'en avait pas eu le souvenir, ni entendu une quelconque rumeur qui puisse lui faire croire le contraire. Il s'était sûrement laissé aller à une idée qui lui semblait évidente. Désespérant, couard sans limites. Vengeance dont l'odeur se rapprochait, de plus en plus alléchante. Avantages et inconvénients qu'elle devait accepter. La raison emportait sur le cœur, maladive, réelle. Ces images de bien être n'étaient sûrement que des illusions. Séparation qui était devenue une fatalité, les éloignant l'un de l'autre. Poursuivant chacun leur chemin. L'un malheureux, l'autre à l'esprit trop occupé pour y penser. Possessive, femme meurtrie, torturée alors qu'elle se donnait corps et âme à l'unique homme qui l'a traitait avec respect. Conservant la galanterie malgré son statut social. Ne dérivant jamais sur un faux pas, l'aimant pour ce qu'elle était et pour ce qu'elle ne fut jamais.

Vérité inutile d'après ses dires. Inutile à ses yeux, possédé par un monstre sans aucune pitié ni compassion. Abattant deux jeunes filles dont la majorité n'avait pas été encore atteinte. Sachant à l'avance que le sang qui coulait dans leurs veines n'était autre que le même que celle avec qui il partageait ses nuits jurant fidélité. Beau parleur, charismatique, physique avantageux qui devenait une arme potentielle. Séducteur, tout lui tombant dans la main, sans aucun effort. Rongée par le doute, par l'ignorance, elle n'en savait que peu. En réalité, elle n'en savait rien. Quelle raison pourrait justifier une telle conduite ? Refusant de croire ses paroles, cherchant un soupçon d'humour dans ses mots, n'y trouvant qu'un interlocuteur très sérieux.

« J'osais espérer que tes injures ne soient que le fruit d'un humour noir, malheureusement je dois me rendre à l'évidence que tu es très sérieux. Te rends-tu compte rien qu'une petite seconde de ce que tu viens de dire ? J'en ai pas l'impression. Soit tu fais exprès, soit tu es vraiment mauvais. Le temps a fait ses ravages, il t'a rendu arrogant à ce que je vois. »

Nausées se multipliant, mauvaises, lui donnant l'envie de s'écrouler. Seule sa fierté la faisait tenir debout. Stupidité dont elle avait fait preuve en croyant qu'il resterait une once d'humanité en sa personne. Vérité qui lui semblait insoutenable, préférant limite un mensonge à une réalité aussi absurde et brutale. Sarcasme qu'Il savait utiliser à merveille, l'humiliant, la rendant insignifiante. Ne relevant pas ce venin craché dans le but de l'enfoncer un peu plus dans ce gouffre sans fin.

« Vraiment ? Crois-tu me connaître ? Il me semble évident que ce n'est pas le cas. Tu me croyais assez stupide pour ne pas apprendre les cachoteries que tu as fais dans mon dos ? Et encore le mot n'a pas assez d'ampleur. Je dirais même, les trahisons. Garde ce beau discours pour tes potiches écervelées, ça ne marche plus avec moi. »

Jalousie se mélangeant à ce qu'elle ressentait, la rendant encore plus colérique, impitoyable face à celui qui autrefois avait été son amant, son tout. Illusions qui lui semblaient bien lointaines. Durant ce temps, Lorenzo avait certainement profité des plaisirs charnels en compagnie d'autres femmes, égo surdimensionné qui lui tapait sur le système. Jalousie qui s'évaporerait avec le temps, s'avérant futile face à un acte aussi monstrueux. Lorenzo avait reculé, croisant les bras sur son torse, cherchant sûrement à l'impressionner. Il n'en était rien. Refusant de le croire prêt à l'attaquer, Aurora restait tout de même sur ses gardes. Elle ne le reconnaissait plus.

« Je t'écoute. »

Ordre ressemblant d'avantage à un ultimatum. Lui faisant comprendre qu'il n'avait plus le choix. Ignorant ses railleries bornées, dont le seul objectif était de la rabaisser. Inutile de reculer. La vérité devrait être dite, ils devaient l'affronter. Surprise envahissant son visage. Il parlait de tout cela comme si ça en était devenu une habitude. La jeune femme n'était plus très sûre de rien. N'ayant pas l'impression d'être sur la même longueur d'onde. Les pensées des deux jeunes gens ne semblaient plus en fusion, comme s'ils ne parlaient pas du même événement. Laissant un sentiment de confusion l'envahir, une once d'espoir la guider vers une réalité bien plus rassurante. Se réveillant dans quelques instants et se dire combien elle avait été imbécile de croire le contraire.
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Behind Blue Eyes. Pv Lorenzo

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