AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Survival Instinct {Anders/Wesley}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Masculin
↳ Nombre de messages : 616
↳ Points : 97
↳ Date d'inscription : 27/08/2012
↳ Age : 25
↳ Avatar : Nobody
↳ Age du Personnage : 1 jour, 1 siècle, quelle importance ?
↳ Métier : Commère
↳ Opinion Politique : Partisan
↳ Playlist : Imagine Dragons - Radioactive
↳ Citation : - In this life now you kill or die, or you die and kill. -
↳ Multicomptes : Danny Clocker



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Survival Instinct {Anders/Wesley}   Ven 7 Mar - 20:25







Survival Instinct



Anders Casey & Wesley Windsor








Loterie du RP




« This is survival of the fittest
This is do or die
This is the winner takes it all
So take it all
»

La nuit est tombée depuis bien longtemps sur la Nouvelle-Orléans et vous vous retrouvez bien malgré vous pris au piège d'une sombre machination. Vous vous réveillez sur le carrelage glacial de la morgue, sans le moindre souvenir de ce que vous faisiez encore quelques heures auparavant, les muscles ankylosés et un terrible mal de crâne pour ne rien arranger. Complètement désert et verrouillé de l'extérieur, ce lieu sordide pourrait bien devenir votre tombeau. Les légistes ont tous déserté, et ne reviendront pas sur leur lieu de travail avant le petit matin. D'ici là, il vous faudra vous supporter. Et surtout survivre, puisque les cadavres se réveillent tous les uns après les autres. De féroces zombies, de surcroit affamés, qui n'ont plus qu'une seule idée en tête : vous déchiqueter en pièces. Affreusement nombreux, vous n'êtes dotés que d'un seul revolver avec, ironiquement, deux balles uniquement. Sans doute une trace d'humour noir de celui ou de ceux qui ont eu l'idée de vous enfermer dans le lugubre repère. Une mort plus douce que celle des plus violentes qui vous attend si les rôdeurs cannibales vous attrapent. Mieux vaudrait donc ainsi vous entrainer, trouver des armes de fortune afin de se débarrasser au plus vite de la vermine. Shadowhunter et Daybreaker sont toutefois d'ordinaire loin de faire bon ménage, collaborer risque donc de ne pas être de tout repos. De qui faut-il le plus se méfier ? Des vivants ou des morts à décapiter ?

Ordre de Passage:
 



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t1-contexte

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Survival Instinct {Anders/Wesley}   Ven 7 Mar - 23:13

Ce goût âcre, c'est la bile. Il fait sombre. Il fait moite. Comme un environnement propice à toutes les maladies. Et il y a l'odeur. Des filets répugnants d'odeurs si diverses, et si antagonistes, qu'elles veulent en soulever le cœur. Ces choses mortelles, triviales, révoltent son orgueil et l'éveillent lentement. Il est là, le visage contre le carrelage d'un froid obscur ; ce n'est pas comme de l'eau gelée, ce n'est pas non plus comme des glaçons versés dans de l'eau tiède ; c'est plutôt inhospitalier, un peu hostile. Il ne s'offusque plus du refus de son être, mais cet inconfortable sentiment d'être étranger, d'être étrange, d'être l'ennemi, lui insuffle davantage d'instinct, davantage de vie. Il ouvre les yeux. Il ne voit rien. Ses pupilles ne s'acclimatent pas encore à la pénombre étouffante de ces lieux. Puis il y a cette émotion soudaine, incontrôlée, qui ressemblerait presque à de la peur – l'impression de s'être perdu, égaré, de ne rien contrôler. Alors il lui faut bien toutes ses facultés pour émerger de sa nausée, de cette sorte de coma infâme, car jamais naturel. Il peut chercher, encore et encore, et tant qu'il le veut : le souvenir ne lui revient pas. C'est probablement ce qui achève de l'éveiller. Tout cela, ce n'était qu'un sommeil sans rêves. Tout cela, ce n'était pas le sommeil.

Les yeux se plissent, et les mains passent sous le torse. Il se soulève doucement, une raideur déplaisante dans les muscles. Il n'est jamais inquiet, et c'est probablement la raison pour laquelle il prend tellement de précautions. Il n'est pas pressé. Il n'a peur. Il n'y a presque rien pour battre entre ses côtes, sinon l'amère résolution d'avoir à condamner et châtier très bientôt. « C’est pour cela qu’il est dit : réveille-toi, toi qui dors. » Une main pour le maintenir, les genoux posés sur le sol, l'autre empoigne le chapelet dans le revers de son habit. « Relève-toi d’entre les morts, et Christ t’éclairera. » Sa vue est bien meilleure, quand il trace une croix sur son torse. Il est bientôt debout, les mains tremblantes. Ces sentiments sont ceux des faibles, si bien qu'il s'en dépouille d'injures intérieures.

La morgue est éclairée de cette drôle de façon - une lumière ironique, quasi inexistante. A peine ce qu'exige l’œil humain pour voir – plutôt, apercevoir – à quelques mètres devant lui. Et puis tout sent cette nature humaine, la sale nature humaine, la crasse, la mortelle, celle qui réjouit et qui répugne les sens d'Anders. Il est tout à fait pénétré par son mépris quand il balaie les alentours d'un regard à peine mieux acéré. Il perçoit probablement plus loin qu'un mortel, mais c'est infime. Il entend mieux, en revanche – c'est entendu. Ce qui vit ici ne vit plus et, à en croire beaucoup, ne devrait plus vivre du tout. Cette familiarité est, soudain, confortable. Rassurante, s'il s'en trouve le besoin. Où qu'il se trouve précisément, il n'est rien qu'il ne connaisse déjà. Et, contrairement à ses successeurs de l'Humanité, Anders ne recèle pas les besoins primitifs de tout savoir, de tout comprendre. Qui, quand et comment ne lui importent que peu. Tout ce qu'il doit savoir, il vient instamment de l'apprendre et, ce faisant, le reste devient vite très surfait.
Il y a un homme avec lui. Un homme qu'il ne connaît pas – il n'en connaît pas tant, et moins encore de vivant. L'instinct commanderait de le harceler aussitôt de question, mais puisqu'il est aussi sonné que lui, puisqu'il est aussi inconscient qu'il l'était jusqu'à il y a peu, Anders n'y voit pas un ennemi. Il se trompe, c'est certain, mais son pied se contente de heurter le flanc. Un peu sèchement. Guère violemment. « Debout. » Il ne s'attarde pas vraiment. Il y a encore ce revolver, qu'il éloigne du talon. Armes bâtardes. C'est là qu'il remarque qu'il n'existe plus de lame pour s'attacher à sa ceinture. L'idée le contrarie, mais ce n'est pas ce qui l'obsède. « Tu ferais mieux de te lever, franchit-il le silence. Ou le combat risque d'être... bref. » Il s'est un peu tourné, même s'il a trop avancé pour parfaitement distinguer l'inconnu. Il est là, c'est certain, il le sent. C'est un mortel. Un simple mortel. Sans la moindre saveur. Sans le moindre intérêt.

Le temps de porter son jugement, une main décharnée va pour s'emparer de la gorge. C'est habituel. C'est prévisible. Et, bien qu'il n'ait pu en discerner l'intention, la sanction se répète. Une rage folle. Une violence incontrôlable. La créature qu'il agrippe, enlace quasiment, rejette sur le sol pour frapper, frapper encore, le talon explorant profondément les chairs putréfiées. Il ne cesse pas, pas tout de suite. Il ne cesse qu'après, bien après que ce semblant de vie ait tout à fait déserté le corps mort. « Alors l’assemblée envoya contre eux douze mille soldats, en leur donnant cette ordre : allez, et frappez du tranchant de l’épée les habitants de Jabès en Galaad, avec les femmes et les enfants... Bienvenue à Jabès en Galaad, camarade. »
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Survival Instinct {Anders/Wesley}   Dim 9 Mar - 14:38

Lentement, papillonnant, ses yeux s'ouvrirent sur les ténèbres. D'abord, il y eut le néant, puis cette terrible douleur lui vrillant le crâne, paralysant ses facultés cognitives. Face contre terre, il demeura immobile quelques instants, accueillant la froidure du carrelage, apaisant quelque peu cette géhenne lancinante, tâchant vaille que vaille de supporter cette âcre odeur de mort ambiante. Celle-ci s'insinuait par toutes ses voix respiratoires, jusqu'au fin fond de sa gorge, lui remuant les viscères sans ménagement ; il fut soulevé d'un haut-le-cœur. Nauséeux, il blêmit, de la sueur perlant sur son front plissé, sa respiration, plus un râle qu'autre chose, s'accéléra et le milicien devait lutter pour ne pas régurgiter quelques fluides acrimonieux. S'habituant peu à peu à ces effluves pestilentielles, il se concentra afin de s'expliquer sa présence en ces lieux étrangers et inhospitaliers. Néanmoins, ses efforts furent vains car peu importe l'ardeur qu'il plaçait en cette tâche, aucun souvenir, aucun flash, ne serait-ce qu'une bribe évanescente, ne lui parvint, seulement ce mur auquel il se heurtait, ce trou noir infini, cette ellipse temporelle dont la cause lui était inconnue. S'agenouillant, un grognement lui échappa. Wesley se massa les tempes avec ses phalanges tout en crachant le surplus de salive lui inondant la bouche. Il cligna des yeux afin d'atténuer cette douleur aveuglante, observant les alentours, s'accoutumant à la pénombre ambiante. À ses côtés se dressait un homme qu'il ne connaissait pas. Le Hunter se releva, s'érigeant de toute sa hauteur, toisant le quidam afin d'appréhender ses intentions. Une légère anxiété se mit à lui grignoter les entrailles ; cet individu faisait-il partie de cette farce ? Tirait-il les ficelles ou était-il lui aussi victime de ce canular ? Soudain, une main décharnée surgit des ombres, visant la gorge du vis-à-vis de Wesley. Toutefois, ce dernier, prompt à la réaction, mit bien vite la créature impie à terre et la massacra à coup de talons, épris d'une frénésie inouïe. Éprouvant un respect nouveau et observant son camarade d'infortune d'un regard neuf, le lascar ne se départit pas pour autant de sa cautèle. Le damné prit quelques instants pour s'expliquer la présence d'un zombie dans pareil lieu ; deux hommes qui ne se connaissaient pas, enfermés dans ce qui semblait être une morgue déserte, tout cela ressemblait à une œuvre orchestrée par un sadique en puissance. Baissant les yeux sur la carcasse rompue du pantin émacié, Wesley s'étonna du peu d'appréhension que l'individu avait démontré face à pareille engeance. L'esprit humain fonctionnait de manière dichotomique ; il y avait ce qui était bien, ce qui était mal ; ce qui était blanc, et ce qui était noir ; ce qui était vivant, et ce qui était mort. Ainsi donc, la peur aurait dû être suscitée à la vue d'une pareille aberration chez l'individu lambda. Cependant, demander de plus amples informations quant au stoïcisme de l'homme semblait futile et incongru en de pareilles circonstances. Lentement, en évitant tout geste brusque, le milicien porta sa main vers l'étui de son Colt ; vide, tout comme ses poches. Il s'était douté qu'il avait été dépouillé de ses armes mais la contestation lui arracha tout de même un juron. L'Abscons ne prêta qu'une oreille distraite aux références qui semblaient bibliques de son compagnon ; Wesley était plutôt de l'acabit des hérétiques, après tout ce qu'il avait vu et fait, l'idée qu'il existait une providence divine et bienveillante lui semblait saugrenue. Néanmoins, sa mère, paix à son âme, lui avait inculqué avec beaucoup de diligence les fondements de cette religion, l'astreignant à aller à la messe du dimanche, croyant avec naïveté que les enseignements saints sauveraient son âme de la débauche. Il n'en fut rien. Toutefois, il gardait quelques souvenirs assez flous de certains passages bibliques. « Nous ferons ce que l’Éternel a dit à tes serviteurs. Nous passerons en armes devant l’Éternel au pays de Canaan ; mais que nous possédions notre héritage de ce côté-ci du Jourdain. » hasarda-t-il, prenant parole pour la première fois. « Je risque de t'envoyer déçu l'ami mais je ne m'y connais pas plus que ça. » dit-il d'une voix blanche, scrutant les environs afin de dénicher des ustensiles qui pourraient s'avérer salvateurs. Là, à quelques mètres, gisait un macchabée sur une table d'auscultation métallique, quelques scalpels à proximité. Wesley s'approcha, en saisit un et, car on est jamais trop prudent, s'affaira à trancher tendons et ligaments, afin que dans le cas où ce cadavre revenait à la vie, il serait incapable de se mouvoir. Pour parachever son œuvre, il éleva son coude au dessus de sa tête et l'abattit de toutes les puissances de son être sur les mâchoires de la carcasse, la dentition cédant sous la violence de l'impact, l'émail volant en éclats. Satisfait, il brandit un scalpel à l'adresse de son compagnon et dit : « Puis-je t'en donner un sans craindre que tu me le plantes dans le dos, camarade ? », martelant le dernier mot. Ignorant les effectifs l'opposant, Wesley jugea que la coopération prévalait ; le tout était de savoir si l'illuminé d'en face était arrivé à une conclusion similaire.
Revenir en haut Aller en bas
 

Survival Instinct {Anders/Wesley}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» ♣ Recherche urgente 3 RPGistes ♣ {Paul Wesley - Michael Trevino - Ashley Benson}
» Alexander Skarsgård, Stephen Moyer, Rutina Wesley... - URGENT TRUE BLOOD
» un vrai forum rpg survival horror
» Paul Wesley - 200*320
» Me voila Didou ^^

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-