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 Stranger than fiction.

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MessageSujet: Stranger than fiction.    Mar 11 Mar - 21:27



Grisante, exhilarante, la vitesse électrisait Wesley ; il en voulait toujours plus, si bien qu'il inclina encore davantage son monstre d'acier, son genou à quelques millimètres à peine du grain de la route, son champ visuel étréci au possible par cette célérité vertigineuse, l'adrénaline pulsant dans ses veines. D'aucuns diraient que l'Abscons avait perdu l'esprit, fusant sur cette route à cette allure fulgurante, et sans doute auraient-ils raison mais pour lui, il n'y avait pareille extase. Tandis que, par cette radieuse journée, la fange vaquait à d'oisives occupations, le Hunter mettait son existence sur le fil pour son bon plaisir. Le vrombissement du moteur de la Harley était musique à ses oreilles, le vent sur sa peau la plus douce des caresses. Il s'agissait là sans nul doute d'un des uniques points communs que le lascar partageait avec son paternel ; l'amour excentrique qu'ils vouaient aux motos. Véritable fanatique, Wesley avait toujours adoré démonter et remonter des bécanes, fendant la bise dans le side-kick de son géniteur alors qu'il n'était qu'un enfant, en ayant enfourché une seule dès que faire se put.

Jaillissant d'un tournant en épingle à cheveux, Wesley manqua de percuter un mannequin se dressant au beau milieu de la route, qu'il réussit de justesse à éviter en faisant un périlleux écart. Une fois la collision évitée, le motard décrivit une volte serrée, les pneus crissant sous la rudesse de la manœuvre et stoppa son bolide. Coupant le moteur, posant son bolide en équilibre précaire sur son pied et mettant pied à terre, il n'en crut pas ses yeux; là, s'érigeant de toute sa hauteur, se tenait un Casse-Noisette grandeur nature. Éberlué, les yeux écarquillés, Windsor contemplait ce jouet hors-norme, avec son faciès peinturluré grotesquement et ses ornements vernis, sa mâchoire en bois s'ouvrant et se fermant sans discontinuer, émettant un claquement sec. Quelle ne fut pas surprise lorsque ce gargantuesque pantin brandit son sabre en bois et se rua dans une ruelle sombre de ses enjambées claudicantes. Pantois, sidéré, l'ex-truand fixait l'endroit où le Casse-Noisette venait de s'engouffrer, rebobinant rapidement les événements de la journée en son for intérieur ; non, il n'avait pas consommé de substances pouvant expliquer pareille hallucination, ce qui l'amena donc à la conclusion que la rocambolesque scène qui venait de se déployer sous ses yeux médusés était bel et bien réelle. Sa curiosité piquée, le chien du Gouvernement se mit en branle et s'élança à la poursuite de cette singulière créature, s'engouffrant à son tour dans la ruelle exiguë.
Après avoir déambulé dans une volée d'allées nauséabondes, Wesley déboucha sur ce qui semblait être une échoppe à l'abandon. Les vitrines étaient brisées, de l'intérieur, étant donné qu'une myriade de fragments de verre couvrait le sol. Il y avait ce quelque chose d'ineffable qui suintait de ce lieu, une vibration malsaine dans l'air qui faisait hérisser vos poils et courir un frisson le long de votre échine. Tous les instincts du Hunter l'imploraient de quitter ce bouge sur-le-champ mais, subjugué par la bâtisse et son atmosphère malveillante, il fit preuve de hardiesse et s'y risqua.
En pénétrant le bâtiment, Wesley fut déconcerté par le fraîcheur des lieux, qui contrastait grandement à la canicule éreinte de l'extérieur. Le ressenti inquiétant qu'il avait éprouvé au dehors s'intensifia davantage encore ; il subodorait que tout cela avait à voir avec de la magie.
Béni d'une perspicacité légendaire, le Spadassin put très vite conclure qu'il se tenait dans une fabrique de jouets désaffecté : partout s'étendaient de longs étalages, comportant des œuvres plus variées les unes que les autres. Aux aguets, il allongea ses pas avec prudence et, sans vouloir verser dans la paranoïa, aurait pu jurer que certains jouets le suivaient de leurs yeux inanimés. Rôdant dans ce dédale d'étalages, Wesley finit par buter sur une large boîte, à laquelle il envoya sans cérémonie un coup de pied sec et, sitôt, un diable à ressort en surgit, caquetant d'un rire sépulcral, les traits de son visage déformé par un rictus dément. Sous l'empire de ses instincts les plus basiques, la brute dégaina son colt et tira à deux reprises, la déflagration résonnant en un écho lugubre, ricochant contre les murs. L'on pouvait voir deux trous béants, de fins filets de fumée s'en échappant, dans la tête en bois du jouet, qui continuait à vaciller sinistrement sur son ressort. Le milicien jura à voix haute ; où Diable avait-il encore mis les pieds ?
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MessageSujet: Re: Stranger than fiction.    Mer 12 Mar - 22:11

    Ces derniers temps, j'avais comme l'impression de redécouvrir la Nouvelle-Orléans et ces habitants. C'était assez irréel pour moi, mais si le monde partait en vrille, je n'en étais plus étonnée. Je ne savais pas encore tout, je ne savais presque rien, mais j'avais cru comprendre certaines choses. Certaines personnes ne sont pas humaines, tout simplement. Et moi, dans tout ça, je suis une pauvre fille qui pensait jusque là que tout ceci n'existait pas, mais quand la preuve se montre devant vos yeux, vous ne pouvez plus nier l'évidence, n'est ce pas ? Je ne la niais donc pas. Mon monde n'en était pas pour autant chambouler à ce point là, mais quand même. Et encore, il y avait tout un tas d'informations qui m'échappaient, mais plus j'explorerais la ville, mieux j'en saurais. La rencontre avec Jonas avait eu de l'importance. Alors que je ne soupçonnais rien, ces propos m'avaient mis la puce à l'oreille, il y avait eu Jezebel, et puis Li Mei aussi. Qui d'autres y avait-il ? Sans doute beaucoup de personnes que je connaissais ou pas d'ailleurs. Ezra entrait-il dans cette catégorie ? Possible, ceci ne m'étonnerait pas. Noah ? Aeryn ? Je ne pouvais pas leur demander directement ça ne se faisait pas, mais j'allais avoir un regard différent. J'étais une jeune femme fragile dans ce monde de brutes, un monde de fou où même une simple jeune femme se trouve être une terrible guerrière. Je ne faisais pas partie de cette catégorie, j'étais une simple jeune femme qui essayait de survivre bien mal gré elle. Aujourd'hui donc, j'allais m'aventurer dans Treme. Je ne connaissais pas trop le quartier à vrai dire, mais j'avais entendue de nombreuses rumeurs à propos d'une fabrique de jouets qu'il y avait au fond de ce quartier. Des jouets vivants apparemment, cela me faisait doucement rire, mais j'étais tellement incrédule qu'il me fallait le voir pour le croire.

    Je sortais donc de la chambre d'hôpital de ma soeur pour me rendre dans le quartier, au niveau de cette fabrique de jouets devenus vivants. Son propriétaire avait été tué par ces créations voilà quelques temps déjà, une véritable tragédie qui allait peut être en apporter d'autres. Je ne voulais pas être la prochaine tragédie, mais je devais voir cette réalité qui me dépassait complètement. Plus j'en apprenais, plus je me disais que mes parents avaient raisons de me garder dans leur cocon, même si j'avais été heureuse de pouvoir m'enfuir de ce dernier. Bref, j'arrivais devant le lieu qui avait été l'objet de ma convoitise. Je ne savais pas ce qui était vrai sur ce lieu, entre les rumeurs que j'avais entendu et les faits avérés. Et puis, il y avait de fortes chances que ce que j'avais pu entendre était faux pourtant, le doute s'était mis dans ma tête, je devais vérifier. Malheureusement pour moi, la boutique semblait véritablement à l'abandon, dans un état bien piètre. C'est à ce moment là que j'entendis un rire, suivi de deux coups de feux. J'entendais une voix masculine, mais je ne saurais dire s'il y avait quelqu'un. J'osais pourtant ouvrir la porte de la boutique.

    " Il y a quelqu'un ? "

    Si c'était un ouvrier ou quelqu'un comme ça, je ferrais part de mon voeux d'obtenir une peluche, j'avais déjà fait en sorte de me trouver une excuse au cas où j'en aurais besoin.
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MessageSujet: Re: Stranger than fiction.    Lun 17 Mar - 21:58

Le Séraphin Noir avait déjà eu l'occasion de frayer et d'en découdre avec les êtres humains les ignobles, de pourfendre les créatures les plus abjectes mais jamais, ô grand jamais ne se serait-il douté qu'un jour il allait occire un jouet. Fixant le diable d'un œil farouche, Wesley réfléchissait intensément à la suite des opérations ; jusqu'à présent, il avait compté jusqu'à deux de ces engeances animées, sans doute y en avait-il plus, beaucoup plus. L'objectif principal était d'en trouver la source et de la mettre hors d'état de nuire. Tâchant vaille que vaille de redevenir maître de sa respiration saccadée, le Hunter se passa nonchalamment une main dans les cheveux, examinant mentalement ses possibilités d'action : à vrai dire, il n'y en avait pas beaucoup, il n'avait aucune idée d'où son errance l'avait amené et il n'avait accès à aucun renseignement quant à la nature du maléfice qui sévissait en ces lieux. Se pinçant l'arrête du nez entre le pouce et l'index, il expira longuement : pourquoi fallait-il toujours que ce genre de tuile lui tombe dessus ?

Soudain, il entendit une exclamation, une voix de femme, provenant de l'entrée. Était-ce elle, la cause de cette mascarade rocambolesque ? Sa main agrippant plus fermement son Colt, le cuir de ses gants couinant sous la tension, le milicien revînt sur ses pas d'une allure feutrée. Louvoyant entre les rayons, Wesley pouvait discerner le galbe d'une femme se dessiner dans l'embrasure de la porte. La distance s'étant suffisamment raccourcie à son goût, le milicien jaillit des ombres et pointa son arme droit sur la nouvelle venue. « Si tu ne fais ne serait-ce qu'un geste, je t'explose ta petite tête.» fit-il, martelant chaque syllabe, le regard dur, une expression hargneuse sur son visage. Ah, comme il était aisé de proférer de telles menaces suffisantes un revolver au poing, mais que voulez-vous, c'était l'effet que cela faisait à un homme ; le poids confortant dans la main, le contact froid de l'acier, cette délectable impression de puissance ! « Est-ce toi qui es à l'origine de ce merdier ? » demanda-t-il d'une voix posée, plantant son regard dans celui de la jeune femme. Une longue et blonde crinière, un galbe plantureux, un minois attirant où régnait encore une certaine candeur, Wesley devait concéder qu'au prime abord, elle ne ressemblait pas à l'archétype d'un mage noir levant une armée de jouets tueurs. Néanmoins, le milicien ne se laissa point duper par sa beauté, il avait connu suffisamment de roses pour savoir que la plupart cachait fort efficacement leurs épines. Brandissant son insigne, se rendant compte qu'il aurait dû débuter par cela tel qu'il sied mais le déchu avait bien du mal avec le protocole. « Windsor, Shadow Hunter. Si tu n'as rien à te reprocher, tu n'as rien à craindre de moi. »  Il ouït des bruits de pas derrière lui et, brisant le contact visuel avec l'inconnu, fit volte-face, quoique trop tard. Le lascar fut taclé et brutalement mis au sol, son Colt échappant sa prise et glissant à plusieurs mètres de lui. Stupéfait, le déchu tenta de se dégager de l'entrave mais rien n'y fit. Wesley fut sidéré de voir que celui qui lui avait fait mordre la poussière n'était nul autre que Ken, un sourire béat sur son visage en plastique. C'était une vision assez extravagante, vraiment, que de voir ce jouet, une expression béate hantant son faciès artificiel abattre son poing avec une violence inouïe sur un combattant émérite tel que notre protagoniste, qui sentit l'os de sa pommette céder sous la force de l'impact, un liquide chaud et poisseux cascadant le long de sa joue. Son égo froissé, son impétuosité légendaire prenant l'ascendant sur toute pensée rationnelle, le Spadassin était bien décidé à laver cet affront par le sang. Parvenant à s'extirper de l'emprise incapacitante de la poupée, Wesley parvint à culbuter son adversaire et, profitant du court répit, il retira de ses poches ses fidèles poings américains, il les enfila par dessus ses gants. Oui, cet impudent allait regretter son effronterie, si toutefois une telle engeance était capable d'éprouver pareil sentiment.
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MessageSujet: Re: Stranger than fiction.    Mar 18 Mar - 1:50

Les rumeurs entourant se lieu me faisaient peur, mais à la fois, elles me fascinaient. En effet, j'avais peur de tombée nez à nez avec des jouets vivants. Nous n'étions pas dans les films d'animation comme Toy Story, et puis, les jouets étaient apparemment grandeur nature du coup, j'avais peur de cela, de me retrouver complètement décontenancée devant un tel spectacle. Parce qu'il semblerait que ces jouets vivants ne soient pas si sympathiques que ça, au contraire. Je ne savais pas pourquoi j'étais venue ici, peut être pour me montrer plus forte que je l'étais vraiment, car si un jouet me tombait dessus, je ne serais sans doute pas capable de relâchée cette étreinte forcée. Pourtant, tout ceci était fascinant. Des jouets vivants, mieux qu'à Disneyland, parce qu'il n'y avait personne à l'intérieur, c'était de vrais jouets. Pourtant, en rentrant dans cette boutique, très vite, je sentais que cela ne se passerait pas bien, comme si une odeur nauséabonde régnait dans ce lieu assez lugubre au final. Puis, il y avait eu ces coups de feux. Est ce que des jouets en étaient à l'origine ? Je n'en savais rien, alors je m'étais hasardée à venir à l'intérieur, demandant bien naïvement s'il y avait quelqu'un. Peut être qu'un employé était là, même si j'avais cru comprendre que c'était fermé. A peine avais-je passer le seuil de la porte qu'un homme me pointa une arme dessus. Sa phrase était sans équivoque. Je fus pétrifiée sur place, ma tête reflétant une peur certaine. Je n'avais même pas la force de fuir, j'étais bel et bien clouée sur place, comme si je m'étais enracinée dans le sol en l'espace de quelques instants. Je n'avais jamais croisé l'homme mais l'expression de son visage était aussi claire que sa première parade vocale. Il me demanda alors si j'étais à l'origine de ce qui se passait ici, plantant son regard dans le mien. La peur se transforma alors en surprise apeurée. Je ne comprenais pas pourquoi il me demandait cela. Avais-je une tête à rendre des jouets vivants ? Je ne savais même pas si cela était possible à vrai dire. J'étais bien novice dans ce domaine, mais l'homme semblait véritablement s'y connaître, peut être pourrait-il m'apprendre tout cela, enfin s'il se montrait moins féroce à mon égard. Je n'avais pas bougé d'un cil, seul mon bas ventre bougeait suite à ma respiration et encore, ce mouvement était presque invisible sous la couche de vêtements que je portais. Alors que je n'avais pas dit un mot, il sortir une insigne, il appartenait donc à cette espèce là. Enfin, il était aussi humain que moi, mais il chassait ces ombres que je ne connaissais pas vraiment. Quoique, j'avais connue les skinchangers et les daybreakers, je ne savais s'il chassait les deux, ou s'il chassait d'autres espèces. Il me dit que si je n'avais rien à me reprocher, alors je n'avais rien à craindre de lui. Alors que ma bouche se mit à bouger, pour le prévenir du danger qui était derrière lui, je ne pus dire un mot, Windsor se retrouvant au sol bien rapidement. Il avait bien entendu des bruits de pas derrière lui, mais le jouet qui était apparemment un Ken, l'avait mis au tapis en quelques instants. L'arme du shadow hunter fut projetée vers moi. Je ne m'étais encore jamais servie d'une arme à feu, mais peut être qu'il le faudrait là maintenant ? Je prenais donc l'arme, mais Windsor pu s'extirper de la prise du Ken. Il sortit quelques choses de ces poches, des coups de poings américains apparemment qu'il mit sur ces gants. Je ne savais pas quoi faire là maintenant tout de suite. Pourtant, je devais sauver l'homme du Ken, non ? J'avais peur de mal viser alors je me concentrais au maximum, mes mains ne tremblaient pas, c'était déjà une bonne chose, et je donnais un coup de semence dans la tête du Ken, espérant que cela le terrasse une bonne fois pour toute.
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MessageSujet: Re: Stranger than fiction.    Dim 23 Mar - 18:43

Alors que le Hunter s'apprêtait à engager derechef son opposant et, ce faisant, lui porter l'estocade, la poupée s'effondra au sol, tel un pantin auquel l'on aurait sectionné les fils. Stupéfait, Wesley se rendit compte que la jeune femme qu'il avait mis en joue quelques instants plus tôt s'était saisie du revolver qui avait échappé à la poigne du milicien et avait asséné un coup de crosse sur l'arrière du crâne de Ken. Perplexe, le déchu s'interrogeait sur la nature de cet acte ; était-ce une ruse insidieuse menée afin de gagner sa confiance ou était-ce une preuve d'une bonté foncière ? Néanmoins, il n'avait point le temps de s'attarder sur cette question car, déjà, l'androgyne artificielle commençait à recouvrer ses esprits, si toutefois une telle expression seyait à ce cas de figure. Wesley envoya un coup de pied circulaire directement dans la tête de la poupée, ce qui eut pour effet de lui faire mordre la poussière une nouvelle fois. Profitant de cet avantage, le combattant se laissa tomber sur l'entité de plastique, scellant une bonne fois pour toutes le rapport de force. De toutes les forces de son être, il abattit son poing gantelé sur la pommette de Ken, ce qui eut pour unique effet de craqueler le faciès aux traits parfaits du pantin ensorcelé. Force était de constater qu'une telle résistance était tout à fait prodigieuse, peu d'humains pouvaient se targuer d'absorber avec tant d'aisance un tel coupé décoché par nul autre que le Spadassin, qui, lui-même, était forcé à l'humilité devant une telle résilience. Nonobstant l'estime nouvelle qu'il portait à son antagoniste, Wesley était tout de même courroucé par une telle humiliation si bien qu'il fit abattre sur le jouet une pluie diluvienne de coups, tous aussi brutaux les uns que les autres, et cette kyrielle d'impacts eut bien vite fait de broyer le crâne du malheureux, qui vola en éclats. Pantelant, toujours à califourchon sur la carcasse, Windsor ôta ses poings américains et massa ses doigts meurtris par l'étau d'acier lors de ce déferlement fugace. Le disgracié se releva bien vite et fit face à le demoiselle ; l'espace d'un instant, il considéra dégainer le petit pistolet fixé à sa cheville, ersatz de son Colt actuellement entre les mains délicates de la nouvelle venue, mais s'abstint. Si ses desseins à son égard étaient mal intentionnés, elle aurait déjà pu le tuer à plusieurs reprises ; de surcroît, elle avait utilisé la crosse de l'arme, était-ce parce qu'elle ne savait se servir de manière efficiente du Colt ? Ainsi, le Hunter fit fi de sa circonspection et leva simplement les mains en signe de reddition, étirant par la même sa jambe droite, en vue de relever le pan de son pantalon, afin de dévoiler son pistolet de substitution. « À toi de choisir comment on la joue : soit tu fais gentiment glisser le revolver à terre et on parle de manière civilisée, soit, hé bien, on se la joue de manière moins civilisée. » fit-il d'un ton calme, implorant intérieurement les cieux qu'il ne se soit pas laissé berner par l'ingénuité de la demoiselle.
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MessageSujet: Re: Stranger than fiction.    Mar 25 Mar - 2:10

Mais il semblerait que le coup ne soit pas assez puissant, la poupée était toujours sur les rails même si j'avais réussi à lui faire lâcher prise quelques instants, le temps que l'homme devant moi puisse se dégager et reprendre le dessus sur la poupée vivante qui semblait s'acharner sur lui, plus que sur moi, allez comprendre. Elle était au sol, mais ce jouet géant commençait déjà à revivre à lui, enfin si on peut les choses ainsi. Ni une, ni deux, l'homme lui donna un coup de pied circulaire à vous arracher la tête, mais celle du Ken tenait encore bon. Pour combien de temps ? Je dois avouer que j'en savais rien mais l'homme se jeta sur lui, et frappa, frappa, frappa encore, de toute ces forces avec une rare violence. Cela me rappelait presque les jeux, parfois certains combattants se sont acharnés comme il était en train de le faire. Au bout de plusieurs dizaines de coup, la tête de cette espèce de marionnette vola simplement en éclat. Il enleva alors ces poings américain et se massa les doigts alors que j'avais toujours son arme dans les mains. Il se releva alors vers moi, me regardant comme si j'étais dangereuse alors qu'il n'avait absolument rien à craindre. Il faut dire que j'avais récupéré son arme, alors j'étais potentiellement dangereuse même si je n'avais pas tiré avec celle-ci. Je ne savais pas spécialement me servir d'une arme, disons, que j'avais vu cela dans des films ou des séries télévisées, mais rien de plus. Windsor semblait me considérer comme une menace, chose que je ne comprenais pas véritablement à vrai dire, mais soit, il agissait comme il voulait. Il ne frapperait pas une aussi belle jeune femme que moi ? Vu comment il avait pu dégommer le pantin, je ne préférais pas parier là-dessus. Sans un mot je lui balançais donc l'arme non chargée dans les mains.

" Je n'ai l'intention de me battre avec vous Windsor. J'étais simplement venue pour essayé de comprendre ce qui clochait par ici avec ces jouets vivants. Au fait, moins c'est Isis, Isis Whitefield, je bosse au Masquerade si vous connaissez ! "

Oui, il s'était présenté, même s'il n'avait dit que son prénom ou son nom, Windsor étant plus un nom qu'un prénom, mais bon, cela pouvait être les deux. Il était shadowhunter, je me demandais donc bien ce qu'il faisait dans le coin, contrairement à moi.
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MessageSujet: Re: Stranger than fiction.    Sam 29 Mar - 15:20



Réceptionnant son Colt d'une main habile, le rangeant précautionneusement dans son fourreau, Wesley poussa un soupir de soulagement: la jeune femme ne semblait pas vouloir opposer de quelconque résistance, ce qui le dispensait de devoir procéder des actions qui auraient vraisemblablement de fâcheuses conséquences. Même si la docilité de la nymphe faisait évaporer les dernières rémanences de doutes qu'il nourrissait encore à son égard, le Hunter n'était guère apaisé; le mystère planant en ces lieux avait le chic pour mettre ses nerfs à vif, d'autant plus que son exploration des lieux s'était avérée infructueuse. Les deux seules âmes qui vivent arpentant ces lieux étant lui-même et la dénommée Isis, l'individu à la source de cette sorcellerie ne semblait pas hanter la bâtisse, ce qui frustrait la brute d'autant plus.

Ah, s'il connaissait le Masquerade ? Bien sûr, il avait encore le souvenir brûlant du baiser qu'il avait échangé avec Meryll il y a quelques mois de cela, quelle agréable remémoration ! L'ambiance si singulière de cet établissement lui avait ennuagé l'esprit, avait fait réémerger des sensations qu'il n'avait plus ressenties depuis fort longtemps. Peut-être devrait-il y passer à nouveau et payer un verre à la demoiselle afin qu'elle lui pardonne sa brusquerie ? Présenter des excuses n'était guère dans ses habitudes mais pour une femme aussi attirante, sans doute pourrait-il déroger à la règle. « Je suis ici pour une raison similaire. » fit-il vaguement. Concéder que sa présence en ces lieux avait été motivée par un casse-noisette de grandeur nature lui barrant le chemin lors de sa promenade n'était guère reluisant, n'est-ce pas ? De surcroît, Wesley ne mentait pas réellement en disant cela. « Mes recherches furent sans résultats jusqu'à présent. Auriez-vous par chance une idée de la cause de tout cela ? » demanda-t-il pour la forme, convaincu qu'Isis, simple citoyenne, ne serait pas en mesure de lui apporter des réponses légitimes. Tout au plus, elle avancerait que les anomalies sont dues à de la sorcellerie. En somme, rien que le milicien ne savait déjà. « Qu'allez-vous faire maintenant ? Les lieux sont peu sûrs, je vous conseille de ne pas vous balader seule dans ce bâtiment tant que la situation n'est pas sous contrôle. » dit-il d'une voix blanche, se demandant distraitement si la jeune femme allait rebrousser chemin ou si sa curiosité piquée allait la pousser à continuer son exploration. Honnêtement, Wesley ne savait guère si traîner ce type de boulet avec lui allait porter préjudice ou non à sa quête et il ne s'intéressait pas réellement aux agissements prochains de la dame.
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MessageSujet: Re: Stranger than fiction.    Dim 30 Mar - 23:15

J'avais donc redonner à Windsor son arme, sans opposée la moindre résistance. Cela devait le soulager, mais après tout qu'est ce que je pourrais bien faire de son arme à présent ? Alors je la lui avais simplement rendue, il la rangea alors presque aussitôt comme si elle était la chose la plus précieuse qu'il pouvait posséder. En tout cas, la situation était à présent plus calme, le Ken était au sol, mais qui ne nous dit pas qu'un autre jouet ne va pas nous sauter dessus ? Personne, et ce n'était pas les propos du chasseur devant moi qui allaient me rassurer. Je lui expliquais donc la raison de ma venue ici, mon nom et prénom, ainsi que le lieu où je travaillais. Il est possible que je l'ai aperçu là-bas, mais je n'en était pas certaine, pas du tout. Pourtant, je devrais me souvenir facilement de son physique de motard, mais peut être qu'il ne s'habille pas tout le temps ainsi. En tout cas, il semblait être ici pour les mêmes raisons que moi. Étonnant, mais pas totalement quand même, sans doute voulait-il voir ces jouets vivants, même si l'un d'entre eux s'était bien amusé à le maltraiter. Je faisais un petit sourire à cette remarque. Il ne fit pas référence au Masquerade, sans doute ne le connaissait-il pas vraiment. Ces recherches semblaient être sans résultats, il me demanda alors si j'avais eu plus de chance, mais comme il avait pu le remarquer, ou pas d'ailleurs, je venais simplement d'arriver sur les lieux quand nous nous sommes croisés. Je n'avais donc pas eu le temps d'explorer le lieu contrairement à lui apparemment.

" Je n'en sais malheureusement pas plus que vous à ce sujet mais l'origine de tout ceci ne doit pas être si loin que ça, non ? "

Je lui demandais, sans vraiment de conviction. Celui ou celle à l'origine de ceci ne devait dans ma logique à moi ne pas être trop loin pour garder ceci sous contrôle, non ? Il me demandait ce que j'allais donc faire à présent, puisque les lieux étaient encore dangereux.

" Je viens à peine d'arriver, je ne vais pas repartir tout de suite. Vous ne voulez pas que nous allions sécuriser les lieux, ensemble ? "

Oui, comme si je devais être avec lui pour ça. En même temps, vu comment il avait vaincu la poupée géante, si nous explorions tout cela ensemble, et bien, je serais bien plus rassurée.
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MessageSujet: Re: Stranger than fiction.    Lun 7 Avr - 22:17




Wesley s'était douté que la jeune demoiselle allait être enclin à le suivre dans les profondeurs de cet étrange d'endroit ; il y avait fort à parier qu'une employée du Masquerade ne vivait guère souvent de telles tribulations. Qu'elle souhaite en être n'était que naturel et prévisible. Tant qu'elle ne s'avérait pas être une gêne, le Hunter n'en avait que faire. Il allait mener son investigation à bien, qu'il soit accompagné ou non ne revêtait que peu d'importance au final. Néanmoins, pris d'un élan d'empathie qui ne lui ressemblait guère – était-ce là la manifestation de l'effet que les charmes d'Isis avait sur le déchu ? - il posa son genou à terre et dégaina son arme de substitution, la lançant à la jeune femme. « Prends ça, sait-on jamais. » Il doutait que sa camarade puisse réellement se servir de l'arme mais au moins, sa conscience serait tranquille, il lui avait fourni l'ustensile nécessaire à sa survie, ce qu'elle en faisait était son problème à elle. Sa propre arme au poing, Wesley s'engouffra d'avantage dans les étalages de jouets. Plus il s'enfonçait dans la bâtisse, plus l'obscurité emplissait les lieux, si bien qu'il devenait difficile de discerner les formes à plus de quelques mètres. Ses yeux scrutant les ténèbres, sa main crispée sur son Colt, ses sourcils froncés, le Hunter se fustigeait intérieurement de se montrer si anxieux ; après tout, il ne s'agissait là que de vulgaires jouets. Tout de même, ces babioles étaient anormales, voire maléfiques et il était de surcroît accompagné par une civile ; il serait délicat d'annoncer à ses supérieurs que ses investigations sommaires avaient conduit à la mort d'une concitoyenne sans histoires. Au pire des cas, si cela arrivait, il pourrait toujours faire disparaître le corps …

Entendant un bruit, Wesley se figea. Plissant les yeux, il aperçut une forme se découper dans la pénombre ; s'avançant à pas feutrés il put la distinguer plus nettement : la compagne de Ken. Barbie, avec sa plastique plantureuse, érigeant depuis des décennies des standards physiques irréalisables pour les femmes, se tenait là, hagarde. Sans doute était-elle paumée sans son androgyne à ses côtés ? Le milicien tourna lentement sur ses talons et fit face à sa compagne d'infortune, un sourire malicieux étiré sur ses lèvres : « Allez, c'est ton tour, montre-moi ce que tu as dans le ventre. » dit-il d'une voix enjouée. Il était impatient de voir la charmante blonde abattre la blonde artificielle ; après tout, il n'y avait rien de sorcier à enlever une sécurité et à presser une détente, si ? Lui le faisait bien depuis l'âge de six ans, tirant sur des boîtes de conserve, sous l'oeil brillant et amusé de son oncle.

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MessageSujet: Re: Stranger than fiction.    Mar 8 Avr - 13:53

Je ne sais pas quel est l’esprit malade qui a laissé s’exprimer son imagination ici, mais cet anonyme de génie gagne haut la main une place de choix dans mon musée des horreurs personnel. Ses créations aux sourires figés et aux démarches saccadées déambuleront bientôt dans mes rêves agités. Ils ne dénoteront pas avec la population qui y prospère déjà.


Depuis une bonne heure, j’évite ces pantins grotesques, bien décidée à me frayer un chemin dans cette ruche abracadabrante. Les ouvrières répètent les mêmes tâches, à l’identique, les guerrières attaquent les intrus qui ont le malheur de s’égarer à portée de leurs mandibules. La reine, quant à elle, se cache. Personne ne l’a vue ni ne peut dire à quoi elle ressemble. Tout ce qu’ils savent, c’est qu’elle est dangereuse. Qu’elle a de la valeur. Il faut disposer d’un sacré pouvoir pour animer autant de marionnettes sur une période aussi longue. Quand ce genre de phénomènes se produit, tous les pontes des shadowhunters qui en ont vent pensent de concert aux deux mêmes mots : recrue potentielle.


En temps normal, ma présence découlerait d’un ordre. Va jeter un œil et reviens quand tu auras quelque chose d’intéressant à m’apprendre. Je me serais exécutée, j’aurais risqué ma peau pour une gratitude incertaine et quelques jours de paix. Mais pas cette fois. La donne a en effet changé et je suis venue de mon propre chef, à la poursuite d’un vieux rêve que j’avais mis de côté. Ce n’est pas une recrue que j’espère trouver, mais un allié. J’en ai désespérément besoin, si je veux un jour réussir à me débarrasser de ma sorcière.


Souplement, je me hisse en haut d’une énorme étagère métallique, jusqu’à finalement atteindre son sommet. Je suis dans une espèce de hangar. La tôle de la toiture forme une voûte lugubre qui surplombe une forêt de rayonnages poussiéreux. Chaque structure fait entre trois et quatre mètres de hauteur, il fallait une machine pour déposer la marchandise sur les tablettes culminantes. Au sol, c’est un océan de cartons vides qui s’agite au rythme des Action Men qui les déplacent. Cela fait longtemps que plus aucun camion ne s’est arrêté ici pour récupérer sa commande.


Je pousse un léger soupir en voyant la figurine géante s’éloigner. Je n’ai pas envie de penser à ce qui aurait pu arriver s’il m’avait aperçue, je n’ai pas encore eu l’occasion de constater s’ils sont assez intelligents pour donner l’alerte. Ce pourrait être une expérience intéressante, si elle n’était pas potentiellement mortelle.


Aussi silencieusement que possible, je retrouve la fraîcheur du sol. Mes pieds nus soulèvent un nuage de poussière quand j’atterris, mais je prends le parti de ne pas m’en préoccuper : vu leurs gesticulations, les jouets animés effaceront mes traces éventuelles avant de les remarquer. Tant que je reste hors de leurs champs de vision, je ne devrais pas avoir de problème.


Je quitte finalement le hangar bredouille. J’espérais y trouver un indice, je n’ai récolté qu’une belle frayeur. Ce n’est pas grave, j’ai tout mon temps. Alors je m’enfonce à nouveau dans les entrailles de la chaîne de fabrication. Je commence à penser que l’auteur de cette œuvre d’art subversive n’est plus ici. Cela veut dire qu’il peut maintenir son charme malgré son absence. Je ne suis pas une experte, mais je devine que ce n’est pas quelque chose d’aisé à faire et que cela demande de la préparation. Tant mieux ! Il a forcément fait une erreur et laissé une trace de son passage qui me permettra de remonter jusqu’à lui.


Je me décide à fouiller méthodiquement les lieux, renonçant au petit bonheur la chance que j’avais privilégié jusque-là. Le hasard fait bien les choses, sauf quand cela concerne un métamorphe. Pour nous autres, il préfère s’amuser à s’acharner.


« Allez, c’est ton tour, j’entends devant moi, montre-moi ce que tu as dans le ventre. »


La bonne humeur évidente de la voix tranche avec le décor glauque et je retiens à grand-peine un feulement. Il ne me faut pas une seconde pour me plaquer contre le mur et me laisser manger par son ombre. Je bloque ma respiration et me ramasse sur moi-même, prête à fuir au besoin. Mes yeux félins, habitués à la pénombre, repèrent rapidement une chevelure blonde qui m’avait échappé jusqu’alors, mais c’est un homme que j’ai entendu s’exprimer.


Pas besoin d’être un génie pour comprendre que je dois attendre. D’où je suis, je n’ai qu’une vision incomplète de la scène. L’espoir d’avoir enfin trouvé celui que je suis venue chercher me pousse peut-être à l’imprudence, mais je fais le pari que l’inconnu n’est pas forcément un ennemi. Ma poitrine se soulève légèrement alors que je recommence à respirer. Invisible, encore, je n’aurais qu’à faire demi-tour si la fuite devient nécessaire.


Du moins, c’est ce que je croyais. Mais les sabots en plastique frappant le sol de trois poneys colorés — dont une avec des ailes que je devine d’acier et assez aiguisées pour tuer, ce qui trahit sans doute le personnage d’origine — me font comprendre que j’ai fait une erreur. Le doute se transforme en certitude quand, faisant fi de mes efforts pour me cacher, les équidés démoniaques se décident à me charger.


L’heure de la réflexion est passée, je pars vers la poupée blonde. Forcément, le boucan de notre course attire l’attention de l’inconnu. Je me jette sur le côté dès que je le peux dans le but d’éviter des coups de feu malheureux et commence à me changer. La douleur m’arrache un cri qui se mue très vite en miaulement et je roule bientôt dans mes vêtements, devenus en l’espace d’une seconde un piège mortel dont je peine à me défaire.

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MessageSujet: Re: Stranger than fiction.    Mar 8 Avr - 15:00

    Cela allait être drôle, je n'en doutais pas. Nous allions donc explorer cet fabrique de jouets plus ou moins abandonnée. Elle l'était au moins au niveau des personnes comme Wesley et moi, même si elle était peuplée de jouets en tout genre, qui plus est, ils étaient vivants. Ken était mort, mais il ne faisait pas de doute que sa Barbie aux formes plantureuses viendrait se venger de la mort de son bien aimé. Enfin, je le supposais car je ne le savais pas vraiment, mais cela semblait être logique. Windsor ne semblait pas être contre le fait que je l'accompagne pour explorer le lieu. Il me passa même son arme de substitution pour être sur que je puisse m'en sortir, à moins que ce ne soit qu'un acquis de conscience, comme si le partenaire que j'allais devenir ne devait pas être là sans arme. J'avais déjà vu comment on se servait d'une arme comme celle-ci, mais devant le fait accompli, je ne savais pas vraiment si je saurais m'en servir mais bon, peu importe au final, nous allions explorer les lieux quoiqu'il arrive. Je le laissais passer devant, quoique, je n'avais pas vraiment le choix, alors je l'imitais, son arme dans mes mains, prête à tirer s'il le fallait, du moins, c'est ce que je me disais, car je n'étais pas sûre de pouvoir le faire. Nous étions en train de nous engouffrer dans la bâtisse, et l'obscurité gagnait du terrain, mais la peur ne montait pas encore plus que ça en moi, bizarrement d'ailleurs. Puis un bruit attira notre attention, enfin, surtout la sienne. Qui était là ? Un homme ? Une femme ? Un jouet ? Impossible à dire pour le moment, je ne distinguais aucune forme mais finalement, alors que nous nous approchions, Barbie arriva devant nous avec un grand sourire. Windsor se retourna alors vers moi comme pour me narguer. Il voulait que je lui montre de quoi j'étais capable comme si cette exploration était un test pour devenir ce qu'il était : un chasseur. Par chance, si l'on peut dire les choses comme ça, j'ai toujours été douée pour tout, même pour des choses que je ne connais pas vraiment, en l'occurrence les armes à feu. Sa voix montrait bien qu'il ne m'en pensait pas capable. Je ne pouvais pas être aussi forte que lui à ce petit jeu, mais je m'en sortirais sans doute, n'est ce pas ? Alors que je m'apprête à tirer sur la poupée siliconée, d'autres choses arrivent sur le côté. D'autres jouets ? Je ne sais pas trop, je n'ai pas le temps de voir le premier, si c'est un jouet, mais je vois clairement des petits poneys armés d'aiguilles. Ni une, ni deux, je tire sur le premier après avoir enlever le cran afin de lui exploser la tête. Je tire rapidement une deuxième coup, puis un troisième avant de remettre en joue Barbie qui pour le moment n'a pas vraiment bougée. Mais peut être que les coups de feu l'auront réveillée, non ?
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Stranger than fiction.

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