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 Survival Instinct {Lorenzo/Rafael}

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MessageSujet: Survival Instinct {Lorenzo/Rafael}   Jeu 20 Mar - 13:03







Survival Instinct



Lorenzo & Rafael








Loterie du RP




« This is survival of the fittest
This is do or die
This is the winner takes it all
So take it all
»

La nuit est tombée depuis bien longtemps sur la Nouvelle-Orléans et vous vous retrouvez bien malgré vous pris au piège d'une sombre machination. Vous vous réveillez sur le carrelage glacial de la morgue, sans le moindre souvenir de ce que vous faisiez encore quelques heures auparavant, les muscles ankylosés et un terrible mal de crâne pour ne rien arranger. Complètement désert et verrouillé de l'extérieur, ce lieu sordide pourrait bien devenir votre tombeau. Les légistes ont tous déserté, et ne reviendront pas sur leur lieu de travail avant le petit matin. D'ici là, il vous faudra vous supporter. Et surtout survivre, puisque les cadavres se réveillent tous les uns après les autres. De féroces zombies, de surcroit affamés, qui n'ont plus qu'une seule idée en tête : vous déchiqueter en pièces. Affreusement nombreux, vous n'êtes dotés que d'un seul revolver avec, ironiquement, deux balles uniquement. Sans doute une trace d'humour noir de celui ou de ceux qui ont eu l'idée de vous enfermer dans le lugubre repère. Une mort plus douce que celle des plus violentes qui vous attend si les rôdeurs cannibales vous attrapent. Mieux vaudrait donc ainsi vous entrainer, trouver des armes de fortune afin de se débarrasser au plus vite de la vermine. De qui faut-il le plus se méfier ? Des vivants ou des morts à décapiter ? Collaborer risque de ne pas être de tout repos.

Ordre de Passage:
 



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MessageSujet: Re: Survival Instinct {Lorenzo/Rafael}   Mer 26 Mar - 17:24



Lentement, papillonnant, ses yeux s'ouvrirent sur les ténèbres. D'abord, il y eut le néant, puis cette terrible douleur lui vrillant le crâne, paralysant ses facultés cognitives. Face contre terre, il demeura immobile quelques instants, accueillant la froidure du carrelage, apaisant quelque peu cette géhenne lancinante, tâchant vaille que vaille de supporter cette âcre odeur de mort ambiante. Celle-ci s'insinuait par toutes ses voix respiratoires, jusqu'au fin fond de sa gorge, lui remuant les viscères sans ménagement ; il fut soulevé d'un haut-le-cœur. Nauséeux, il blêmit, de la sueur perlant sur son front plissé, sa respiration, plus un râle qu'autre chose, s'accéléra et le milicien devait lutter pour ne pas régurgiter quelques fluides acrimonieux. S'habituant peu à peu à ces effluves pestilentielles, il se concentra afin de s'expliquer sa présence en ces lieux étrangers et inhospitaliers. Néanmoins, ses efforts furent vains car peu importe l'ardeur qu'il plaçait en cette tâche, aucun souvenir, aucun flash, ne serait-ce qu'une bribe évanescente, ne lui parvint, seulement ce mur auquel il se heurtait, ce trou noir infini, cette ellipse temporelle dont la cause lui était inconnue. S'agenouillant, un grognement lui échappa. Lorenzo se massa les tempes avec ses phalanges tout en crachant le surplus de salive lui inondant la bouche. Il cligna des yeux afin d'atténuer cette douleur aveuglante, observant les alentours, s'accoutumant à la pénombre ambiante. À ses pieds se trouvait un pistolet lambda, qu'il s'empressa de ramasser ; il vérifia le magasin à munitions, il n'y avait que deux balles. Étrange.
Grâce à sa mirobolante acuité auditive, le félin capta le bruit d'une respiration qui n'était pas la sienne. Là, à quelques mètres, gisait un corps, dont il s'approcha à pas feutrés. Il le reconnut immédiatement, comment ne le pourrait-il pas ? À ses pieds, inerte, se trouvait un homme qui n'aspirait qu'à une unique chose : frapper le Tigre de sa terrible Némésis. Rafael Morienval. Le Spadassin n'était que trop conscient de l'arme serrée entre ses doigts, de son poids dans sa main, de la morsure froide et réconfortante de l'acier sur son épiderme. Il serait aisé, ô si aisé, de presser la détente, de peindre les murs de son sang et d'apporter une épilogue à une discorde séculaire. Mais il ne le pouvait pas, il le savait ; les deux hommes étaient tous deux d'éminents affiliés au Gouvernement et il y avait fort à parier que ce dernier n'était point fort enclin à se passer de l'un d'entre eux. De surcroît, le fait que les antagonistes soient tous deux séquestrés dans cette morgue n'était assurément pas dû au hasard, quelqu'un tapi dans l'ombre tirait les ficelles ; il ne serait pas avisé d'exécuter une telle bavure dans pareilles circonstances. Tout cela ressemblait à une œuvre orchestrée par un sadique en puissance. Ainsi donc, aussi ardu soit-il, sa seule option était de résister à la tentation pernicieuse et de coopérer avec le Loup. Soudain, un bruit, à mi-chemin entre un râle et un grognement, se fit entendre. Vif, alerte, l'Italien fit volte-face et remarqua avec stupeur qu'un des macchabées semblait être revenu de l'au-delà et avançait d'une allure boiteuse et lente vers lui. Au prime abord, décharné, voûté, probablement grêle de son vivant, le revenant ne semblait pas être un adversaire particulièrement difficile à mater mais tout de même ; le Tigre allait devoir faire montre de cautèle s'il ne souhaitait pas se faire contaminer par cette ignominie. Ne perdant pas plus de temps, Lorenzo décocha un coup de crosse dans la mâchoire de la créature impie afin de la faire choir. Son attaque fit mouche, le zombie tombant lourdement au sol ; le pion du Gouvernement tira avantage de cette chute et écrasa violemment le crâne putréfié de l'engeance impie, le faisant céder sous la violence de l'impact, contemplant d'un air impassible le sang fuligineux se répandre sur le sol froid de ce temple de la mort. D'autres allaient venir, à n'en pas douter, ces aberrations étaient connues pour se déplacer en hordes. Faire preuve de cautèle serait primordial pour le Tigre, car tous les forces en présence, décharnées ou non, avaient dessein de festoyer sur son corps encore chaud.
Là, à quelques mètres, gisait un macchabée sur une table d'auscultation métallique, quelques scalpels à proximité. l'assassin s'approcha, en saisit un et, car on est jamais trop prudent, s'affaira à trancher tendons et ligaments, afin que dans le cas où ce cadavre revenait à la vie, il serait incapable de se mouvoir. Pour parachever son œuvre, il éleva son coude au dessus de sa tête et l'abattit de toutes les puissances de son être sur les mâchoires de la carcasse, la dentition cédant sous la violence de l'impact, l'émail volant en éclats. Le Spadassin n'était pas un sot, il n'allait pas sans savoir que d'affronter les deux partis simultanément serait sans nul doute fatal mais cela ne voulait pas dire que le choix qu'il s'apprêtait à faire l'enchantait. Il se rapprocha du corps inerte de Rafael, braqua le pistolet sur lui et le frappa du pied. « Nous sommes seuls dans une morgue, les cadavres reviennent à la vie et nous allons coopérer. » fit-il d'un ton péremptoire. « Si tu tentes la moindre chose que je juge suspecte, je te loge une balle entre les deux yeux. »
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MessageSujet: Re: Survival Instinct {Lorenzo/Rafael}   Jeu 27 Mar - 10:39




Une pulsation. Une deuxième. Un coup de gong qui vibre dans mes oreilles. Une nouvelle fois. Alors que j’ouvre péniblement les yeux, je comprends que cette vibration sourde qui semble percer mes tympans n’est rien d’autre que le battement lent de mon cœur dont je sens une accélération directement liée à mon réveil. Son rythme régulier devient erratique, alors que je me demande où je suis, et ce qu’il se passe. Je sens la chaleur glacée du carrelage sur lequel est appuyée ma joue. Je sens une odeur de mort mêlée à l’odeur désagréable de la javel et de la propreté agressive. Et j’entends du bruit, qui me parvient comme  s’il était amplifié, modifié, déformé, dénaturé. Je me redresse dans un geste vif. Ou du moins tel était mon but : j’essaye, je peine, je lutte, et dans un râle, je m’effondre. Ce qui vient de me sembler une lutte acharnée ne peut en fait se résumer qu’en une faible agitation de mes membres, alors que le moindre de mes muscles se rappelle à mon humble souvenir, et refuse de répondre à ma sollicitation. Pitoyable. Les bruits d’un déplacement parviennent à nouveau à mes sens embourbés dans des bourdonnements mais avec plus de précision. Agitation ? Proie, prédateur, menace ? Mes sens lupins veulent se rebeller, m’alerter, me mouvoir, mais rien n’y fait. Ma tête se soulève, se tourne avec difficulté, et se repose sur le sol, sans parvenir pour autant à voir autre chose qu’une paire de jambes et des pieds de table. Drogué ? me chuchote le loup. A ton avis, stupide animal ai-je envie de me répondre à moi-même. Du bruit, encore, des râles, des pas et une respiration qui se fait plus proche. Je me retourne péniblement, pour finir sur le dos et mes yeux bleus se ferment de fatigue et d’incompréhension. Il n’y a pas à dire : j’ai du mal à m’extirper du marécage poisseux dans lequel une potentielle drogue – ou simplement mon mal de tête, m’a enfoncé. Finalement, toute cette agitation cesse et une odeur lointaine, une odeur qui m’évoque quelque chose sans trouver sens dans mon esprit, se rapproche. Et s’affirme. Je contracte mes muscles pour me redresser, mais avant que je n’esquisse le moindre mouvement, on me frappe dans les côtes pour réveiller ou me maintenir à terre, je ne sais pas. Le coup n’est dans tous les cas, pas là dans le but de me faire mal, mais sans délicatesse non plus. « Nous sommes seuls dans une morgue, les cadavres reviennent à la vie et nous allons coopérer. Si tu tentes la moindre chose que je juge suspecte, je te loge une balle entre les deux yeux. » Cette voix me glace le sang, et mes paupières s’ouvrent aussitôt, en alerte, pour que mes yeux clairs se fixent dans les siens. Comment ai-je pu ne pas reconnaître immédiatement son odeur ? Comment ai-je pu… Je suis à sa merci. Un léger frisson parcourt ma colonne vertébrale, alors que je m’appuie dans un premier temps sur les coudes, puis m’accroupis pour finir par tituber sur mes deux jambes. Le moindre mouvement m’est douloureux, mais si Ruggieri aussi bouge, et avec aisance, et depuis plus longtemps que moi, il n’est pas question que je sois de reste. Question d’orgueil. Et de haine. Si son odeur n’a rien évoqué en moi dans un premier temps, sa voix en revanche, je l’ai reconnue dès les premières inflexions, malgré le mal de tête qui m’empêche de réfléchir posément. L’éclairage tamisé de la pièce me fait plisser les yeux devant ce que le loup considère comme de l’agressivité gratuite mais je l’observe sans ciller pour autant. Je suis partagé. Mes doigts me démangent lorsque mes pupilles glissent sur l’homme que je hais le plus au monde. J’ai envie de l’étrangler, j’ai envie de l’égorger, j’ai envie de lui ouvrir la gorge comme il a ouvert celle de ma fille, hier. Dans le hier du loup du moins. Mais si le loup et l’humain sont d’accord pour réclamer vengeance et répandre son sang – sur ce point là, ils sont toujours sur la même longueur d’onde - l’humain avise cependant l’arme braquée sur ma poitrine, puis la silhouette sur la table. Et les mots qu’Il a prononcés en guise de bonjour. « Je vois… » Je n’ai pas beaucoup le choix vue notre situation. Si ma haine est intense, elle est pour l’instant contenue par l’étrangeté de la situation mais surtout parce qu’elle est bridée par ma raison. Je rejette à regret l’option qui me voyait mettre fin à ses jours après l’avoir désarmé. Qu’a-t-il dit ? Morgue, cadavres, zombies. Coopérer Les mots se heurtent à ma bouche pâteuse, s’entrechoquent et apparaissent finalement avec ce ton guindé qui me caractérise. A mesure que mes sens s’éclaircissent, je comprends mieux la situation dans laquelle on se trouve. Et ca ne me rassure pas pour deux sous. « Qu’est ce que tu m’as fait ? Qu’est ce qu’on fait là ? Qui… » Je m’interromps, plissant les yeux à nouveau le temps que les lancements qui vrillent mes tempes s’estompent. Je hais être aussi faible, surtout devant Lui. Je hais de voir qu’il est bien plus réactif que moi. Je le hais et je me hais. Tu n’as que le verbe haïr à la bouche, toi. Oui. Mais… il y a sa place et maintenant qu’il l’a trouvée avec plus de force et de ténacité que jamais auparavant, il ne la quittera pas. Je m’apprête à reprendre mes questions, quand un râle dans mon dos réveille mes réflexes. Mon coude part en arrière sans que je ne puisse le retenir, et le craquement sonore que j’entends me fait comprendre qu’il a rencontré et fracturé une mâchoire. D’un pas maladroit, je fais volte face, oubliant un court instant que je tourne le dos à Ruggieri. J’esquisse et dessine finement un mouvement de retrait qui me place à ses côtés, alors que j’avise le cadavre à la mandibule fracturée qui se relève posément. A nouveau, mes pupilles dérivent vers l’arme à feu dans Ses mains. Et la petite lame dont j’ignore l’appellation. Coopérer. C’est ce que le Gouvernement nous force à faire depuis qu’il a compris que notre haine – ou ma haine unilatérale, mais ça ne fait que peu de différence – remontent à des siècles et qu’elle a eu des années et des années pour mûrir et s’ancrer au plus profond de moi. Il nous force à coopérer, comment maintenant ? et m’interdit ma vengeance et le sang versé que je mérite. J’ai encore le souvenir aigu des décharges qui m’ont fait comprendre par la douleur et la paralysie, la première – et seule– fois où j’ai tenu cet assassin à ma merci que le tuer ne convenait pas aux plans du Gouvernement. « Je vois. » répète-je, essoufflé pour une raison qui m’échappe. « J’imagine que tu ne vois aucun problème à me confier ton arme ? » Mon ton est ironique, même si mes yeux ne mentent pas lorsqu’ils lui ordonnent de s’exécuter. Je ne sais pas ce qui me dérange le plus entre le fait d’être désarmé et le voir plus armé que moi : au final, les deux se rejoignent pour former un constat en ma défaveur, certes, mais… la distinction doit être faite. « A ton avis, combien y a-t-il de potentiels zombies ? » Au moins, à notre époque, nous étions civilisés : une fausse commune, des enterrements rapides. On ne conservait pas les morts dans des lieux aseptisés.

Spoiler:
 

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Dernière édition par Rafael A. Morienval le Ven 4 Avr - 0:32, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Survival Instinct {Lorenzo/Rafael}   Jeu 3 Avr - 23:14



Le Spadassin n'avait que faire du froid mordant qui coulait en ses os, de l’âcre odeur d'antiseptique qui lui assaillait son odorat, dont l'acuité était décuplée et exacerbée par sa condition de métamorphe. Tous ces inconvénients n'étaient que secondaires, de vagues sensations que ses récepteurs captaient bel et bien mais n'en faisaient pas grand cas, car Lorenzo n'avait d'yeux que pour l'homme se déployant avec langueur au devant de lui. Ne vous y méprenez pas, il ne s'agissait pas là d'une quelconque fascination, loin s'en faut. L'assassin ne nourrissait pour le loup qu'une hargne viscérale et agissait à son encontre avec une cautèle infinie, ne souhaitant laisser à ce prédateur aucune opportunité d'apporter un épilogue à cette lutte séculaire. Sous l'impassibilité compassée dont le Skinchanger faisait montre, celui-ci tentait vaille que vaille d'endiguer le flot du tumultueux de son ire ; le Tigre, entité consubstantielle de son âme, animal fier et orgueilleux, quémandait réparation pour les affronts passés. Rauquant, se déchaînant contre ses entraves, il exigeait de son hôte qu'il laissa libre cours à sa soif de sang. Le Loup fut le seul être en mesure de mettre en déroute le félin, de le mettre à genoux, de le tenir sous son joug. Cette cuisante et honteuse défaite laissait un goût amer sur les papilles du prédateur et le frappait d'un déshonneur sans fin. La bête brûlait de broyer la nuque du canidé, de planter ses crocs dans sa chaire tendre. Patience siffla le réceptacle. Le moment viendrait. Pour l'heure, il devait composer avec son antagoniste, peu importe à quel point cela lui écorchait l'âme.

« Presse-toi donc ! » dit Lorenzo, faisant claquer sa langue. Rafael, emprunt d'une langueur infinie, semblait avoir toute la peine du monde à recouvrer son aplomb. Comment un individu aussi frêle avait-il pu prendre l'ascendant sur lui ? Ses doigts crispés sur le pistolet, l'Italien contemplait le garde du corps d'un regard dur, féroce et sa respiration était lente et profonde, trahissant son état furibond. « Ce que je t'ai fait ? Hé bien, n'est-ce pas évident ? Je t'ai drogué puis nous ai tous deux enfermés dans une morgue infestée de zombies. Un petit tête-à-tête avec toi me manquait. » fit-il, son fiel dénotant pour la première fois son irritation. À quel point était-il stupide ? « Peut-être sommes-nous là à cause de ce damné Danny Clocker ? Je l'ignore. » Thèse assez plausible au vu des informations incriminantes que cet oiseau de malheur avait fait éclater au grand jour. Lorenzo avait froissé la vanité d'un puissant, peut-être cette épreuve éreintante avait-elle été échafaudée en guise de rétorsion ?

Qu'importait l'aversion qu'il portait à Rafael, le Tigre fut obligé de concéder que son vis-à-vis s'était débarrassé avec une aisance déconcertante, au vue de l'apathie dont il avait jusqu'à lors fait preuve, du zombie s'étant glissé dans son dos. Au vu de cette courte rixe, force était de constater que le Loup, sous ses airs d'indolence, demeurait vif et efficace. « Si tu n'y vois pas d'inconvénients, je vais garder l'arme. » fit-il d'une voix détachée, rengainant finalement le pistolet. Sa main droite se porta instinctivement à la poche de son pantalon de costume, afin de se munir d'une cigarette : rien. Le bellâtre fut forcé de constater qu'il avait été dépouiller de toutes ses possessions, ce qui exacerba sa frustration plus encore ; il n'aimait guère qu'on lui subtilise ses biens. Étouffant un juron, il se dirigea vers la table d'auscultation qu'il venait de quitter. « Je ne connais pas les capacités d'une morgue comme celle-ci mais j'ai bien peur que celle de la Nouvelle-Orléans soit perpétuellement bien fournie. » dit-il, se gardant bien d'ajouter qu'il aidait grandement à ce fait. Lorenzo se munit d'un autre scalpel, le déposa à terre et le fit glisser du pied vers son camarade d'infortune. « Ne tente rien de stupide. » D'ordinaire si peu loquace, l'Italien s'avérait être emprunt d'une certaine prolixité en ce jour singulier. Le cadavre dont il avait sectionné les tendons plus tôt se réanima subitement, poussant des sons gutturaux fort peu agréables à l'oreille, se tordant sur sa couche afin d'essayer de se redresser, créant un grand vacarme. Sans sourciller, sans le zeste d'une vacillation, Lorenzo planta profondément son arme de fortune dans le crâne du revenant, passant aisément à travers l'os corrodé par les âges, figeant éternellement la carcasse. Immédiatement, il sut, la réalisation s'imposant à lui de manière péremptoire : le brouhaha causé avait réveillé les morts. En effet, le Tigre pouvait déjà entendre leurs foulées traînantes se dirigeant vers les deux hommes. Une nuée de  pantins décharnés marchait à leur rencontre. De sa vision nyctalope, le félin pouvait voir leurs galbes voûtés et malingres se dessiner parmi les ombres, avançant de manière lymphatique. « Ils arrivent. » ajouta-t-il inutilement, faisant rouler le scalpel entre ses doigts noueux. Honnêtement, il ne savait guère quel parti constituait la plus grande menace.

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MessageSujet: Re: Survival Instinct {Lorenzo/Rafael}   Dim 6 Avr - 21:45




« Presse-toi donc ! » C’est ça, lâche, nargue moi. Moque toi de ma lenteur, ris toi donc de ma difficulté à m’extirper de ma torpeur. La réactivité face à la drogue n’est offerte qu’à ceux qui s’en repaissent régulièrement, non ? Je suis certes lent, je ne suis pas stupide. J’ai juste du mal à comprendre, et trop de nouveautés sont difficiles à appréhender lorsqu’une lourde migraine nous immobilise. Que faisons nous donc ici ? L’odeur écoeurante de la mort se mêle à celle tout aussi infâme de l’aseptisation, le corps sur la table, que j’observe dans un demi regard… nous sommes dans une morgue. Comme Il me l’annonce. Que m’a-t-il fait ? lui demande-je d’une voix lente, posée, coupée par mon émergence lente et maladroite. « Ce que je t'ai fait ? Hé bien, n'est-ce pas évident ? Je t'ai drogué puis nous ai tous deux enfermés dans une morgue infestée de zombies. Un petit tête-à-tête avec toi me manquait. Peut-être sommes-nous là à cause de ce damné Danny Clocker ? Je l'ignore. » Comment ? Danny comment ? Je me souviens de l’arrestation d’Azzura, de sa trahison, de ce qui est paru à mon propos. De mon comportement de chasseur, alors qu’Ils me l’ont formellement interdit. Je n’ai le droit de chasser ceux que j’abhorre qu’en duo avec celui que j’abhorre encore plus que les sorciers qui m’ont volé ma vie. Lui, Lorenzo Ruggieri, m’a volé mon avenir. « Ou alors ils veulent juste se débarrasser de toi. » ricané-je plus pour lui répondre que par conviction réelle. Ses doigts sont crispés sur un flingue, mais je n’ai pas le temps de m’interroger plus longtemps sur l’état dans lequel il est, puisqu’un souffle dans mon dos me réveille brutalement. Mon coude part en arrière avec violence, et je me déplace en quelques pas aux côtés de l’autre Skinchanger. Amusante situation. Pour d’autres, de toute évidence. Je me demande qui nous a mis là, et je constate avec agacement qu’il a certainement raison. Le Gouvernement me semble le plus probable, puisque je ne suis pas vraiment médiatisé en tant que garde du… Danny Clocker. Je n’étais, donc, dans un passé plus ou moins proche, pas médiatisé. Mais ce n’est plus le cas. Et peut être que… Je ne sais pas. Je ne m’adapte pas aussi aisément que lui, de toute évidence, à une situation aussi inattendue que celle là. Trop de questions se chevauchent en moi, trop de questions sans réponses. Qu’importe que l’on soit au milieu de morts vivants, qu’importe qu’il ait la seule arme apparemment disponible, qu’importe que je ne comprenne pas ce qu’il se passe : la drogue qui coule encore dans mes veines m’empêche de raisonner proprement, et j’en ai une conscience aiguë. « Si tu n'y vois pas d'inconvénients, je vais garder l'arme. » Sa voix détachée me tire un rictus. « Je ne te pensais pas si égoïste » Et voilà que je trouve je ne sais où une once d’humour. Ou quelque chose s’en approchant, du moins. Revenant au principal, je regarde la pièce dans laquelle nous nous trouvons, et lui demande combien nous allons avoir d’amis, selon lui. J’ai du mal à estimer le tout. Et de toute manière, je suis bien mal parti niveau charisme depuis mon réveil, si laborieux. Charisme ? En sa présence, n’ayant pas le droit de le tuer, je n’arrive pas à m’empêcher de n’être qu’un coq dans un combat d’orgueil. La blessure d’un père qui n’a pas pu sauver sa fille, peut être. Ou de la bêtise. Ou… tant de choses. Sa réponse m’arrache un claquement de langue agacé. J’aurai préféré avoir un chiffre. Une estimation. Quelque chose de plus concret que s’entendre dire que nous sommes en très mauvaise posture. « Je ne connais pas les capacités d'une morgue comme celle-ci mais j'ai bien peur que celle de la Nouvelle-Orléans soit perpétuellement bien fournie. » Je m’approche de la table, autant pour m’éloigner du mort vivant à la mâchoire fracturée que pour me munir d’une arme, et attrape avec souplesse le petit couteau que le tigre fait glisser dans ma direction avec une prudence qui me plait assez. « Ne tente rien de stupide. » Je le toise. Rien de stupide. Comme quoi ? Lui couper un doigt ? Avec ce couteau émoussé, je doute pouvoir faire autre chose qu’ouvrir mon courrier, mais soit. Je finis par grommeler : « J’avais songé à te décapiter progressivement avec cette lame de sept centimètres, tu considères ça stupide ? » qui s’acheva dans un soupir et un mouvement subit de recul devant le réveil trop brutal du cadavre. Je ne sais pas ce qu’il me prend. D’ordinaire, je ne suis pas vraiment le genre de personne à faire des blagues ou à verser dans ce style de conversation. Cynique, certes. Sarcastique. Aussi. Mais à ce point… rarement. Je me retiens mon coude qui veut à nouveau fracturer une mâchoire en voyant mon… acolyte mettre un terme à l’agitation du mort vivant. Mais s’il cesse instantanément de bouger, les raclements au loin – si on peut parler ainsi de la dizaine de mètres qui nous séparent d’eux – s’intensifient. Je jauge le couteau, me demandant si, lancée, elle permettra d’arrêter l’une des créatures. Ma fine épée, réalisée dans la plus pure tradition italienne, me manque plus que jamais. Mes coutelas aussi. Ma dague. Mon monde, qui me manque étrangement. Comme Azzura. A cette pensée, mon poing se crispe, et au moment où Ruggieri lâche un inutile « Ils arrivent. », je lance mon arme si risible sur le zombie que j’ai déjà malmené. Et qui se stoppe. J’ai bien visé, les sept centimètres se sont plantés entre ses deux yeux. Je n’ai aucun mérite, et je n’en retire aucune fierté. Les armes blanches, je connais. Même si le poids rassurant des armes à feu de cette époque dans laquelle j’ai échoué me manque autant que mon épée. D’une voix sombre, m’approchant avec prudence du cadavre bel et bien mort –je l’espère du moins – j’observe : « Deux de moins sur une…, j’estime à l’oreille, avec cette attention lupine qui ressort bien trop souvent dans mon comportement. trentaine ? » J’hausse les épaules, retire le couteau du crâne et l’essuie posément sur le corps avant de me redresser. « Une idée ? » concernant les bêtes qui s’agitent dans leurs caissons, celles qui étaient sur d’autres tables ou à l’air libre pour une autre raison. « Je suis désolé, l’égorgement ne marche pas sur eux. Ta technique préférée si mes souvenirs sont bons. » Je fais tourner la lame entre mes doigts, me demandant si j’arrive à la planter dans son œil droit, pour commencer, à cette distance de lui. Oh… sans nul doute. Mais il a une arme à feu, et je n’ai pas les réflexes suffisamment vivaces pour éviter une balle. Dommage.


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MessageSujet: Re: Survival Instinct {Lorenzo/Rafael}   Dim 13 Avr - 22:14




Lorenzo fait lentement rouler son ustensile entre ses doigts noueux, humectant ses lèvres de sa langue dardant au dehors. Il soupesait son arme, s'habituait à son poids insignifiant dans la paume de sa main. La situation était épineuse, le Tigre allait devoir être extrêmement vigilant et alerte, user de toute sa grâce féline et de sa formidable aptitude au combat. La moindre égratignure serait soit létale soit pire encore. Il n'avait aucune envie d'être réduit à l'état d'ignominie décharnée ni de connaître une nouvelle altération de son essence. Avoir subi la malédiction de la concubine de son camarade d'infortune lui avait amplement suffi, il ne désirait en rien réitérer l'expérience. « S'ils voulaient vraiment ma mort, ils auraient envoyé quelqu'un de plus efficace que toi. » répliqua-t-il quelque peu distraitement. Cette comédie était-elle, comme il l'avait soulevé plus tôt, réellement orchestrée en réponse aux révélations faites lors de cette misérable émission ? Le Spadassin avait beau y songer, il ne trouvait pas d'autres explications rationnelles plausibles. Toutefois, la rétorsion lui apparaissait quelque peu disproportionnée et infondée. Certes, il avait profité de la chaire d'une femme promise à un autre homme, influent qui plus est, mais justifiait-ce vraiment une telle mise en œuvre ? Fidèle à son outrecuidance coutumière, il trouvait cela aberrant que le Gouvernement puisse prendre le risque de galvauder l'un de leurs atouts maîtres pour une si anodine bagatelle. « Absurde, complètement absurde. » murmura-t-il du bout des lèvres. Il était l'Inexpugnable, infaillible et mortellement redoutable, ces sinistres pantins n'auraient jamais été assez fous que pour volontairement s'attirer le terrible courroux du félin.
Irrité par les incessantes remarques caustiques de son vis-à-vis, Lorenzo fit volte-face, furibond : « Si tu continues, je vais te montrer exactement ce que peut faire cette lame de sept centimètres à tes bourses. » gronda-t-il, la colère dansant dans ses yeux opalins. Il supposait que c'était prévisible, dans l'ordre des choses, que le loup déverse de tels brandons et tant de cynisme ; ne pouvait lever la main sur l'assassin de sa fille, sa haine et sa rancune devaient toutes deux trouvé un autre exutoire que la violence physique. Lorenzo aurait préféré à cette joute verbale un duel en bonne et due forme, où tous deux auraient pu étancher leur soif grandissante de sang. D'ailleurs, pouvait-il faire confiance à cet homme, ne serait-ce que quelques instants ? Après tout, le garde du corps avait dessein de faire expier les péchés du Spadassin, une rédemption qui serait mortifère, un holocauste sanglant, à n'en pas douter. Contemplant Rafael abattre son adversaire d'un lancé redoutablement précis, Lorenzo conclut que le loup allait vraisemblablement se montrer diplomate, tout du moins pas ouvertement hostile, lorsque les événements deviendraient scabreux mais il y avait fort à parier qu'une fois que cette sérénade connaîtrait son épilogue, ce félon tenterait de lui planter son scalpel dans le dos. Toisant son antagoniste d'une oeillade scrutatrice, fit avec une inflexion railleuse dans la voix : « À vrai dire, ce n'est pas tout à fait exact, ma technique favorite est l'immolation par le feu. Les flammes me fascinent. Néanmoins, c'est vrai que j'affectionne tout particulièrement l'égorgement malgré que ce soit un art délicat. Ces myriades d'expressions qui défilent sur le visage de la victime, quelle délectation ! Et leurs derniers mots, ah, quelle douce mélodie ! » Il ne savait guère ce qui lui avait pris de débiter d'aussi provocateurs palabres mais il n'avait pas encore tout à fait achevé de cracher son feu : « Sais-tu quels furent ceux de ta fille ? » susurra-t-il à voix basse, un rictus dément déformant ses traits raffinés, faisant montre d'une cruauté sans bornes. Au diable la cautèle, il était plus qu'à même de défaire son opposant en cas de rixe, le Tigre souhaitait tourmenter l'effronté qui avait eu l'audace de ternir sa réputation, d'avilir son patronyme. « Occupons-nous de ces marcheurs, nous aurons l'occasion d'en reparler une fois que ce sera fait. » fit-il nonchalante, bafouant derechef le père brisé, le foulant aux pieds sans vergogne. Sans doute avait-il été trop loin, poussé son rival au delà du point de non-retour mais il n'avait pu que ployer sous la tentation obsédante. Percevant des bruissements sur sa droite, Lorenzo recula de quelques pas, afin d'englober à la fois la source et à la fois Rafael dans son champ visuel. Les zombies, ou du moins une partie de la horde, venaient de faire dans la pièce, s'avançant lentement, tanguant au gré de leurs foulées, prononçant encore plus les effluves nauséabondes ambiantes. Le moment fatidique était finalement arrivé, tous ses sens étaient exacerbés par l'adrénaline pulsant dans son corps, son visage était fermé, concentré, résolu. Pragmatique, n'appréciant guère de perdre son temps en tergiversations futiles, il s'élança dans l'essaim monstrueux, ayant la suprême conviction que ses talents lui permettraient de s'en sortir indemne.
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MessageSujet: Re: Survival Instinct {Lorenzo/Rafael}   Mer 16 Avr - 23:36




La lame est trop mince à mon goût, et je m’en rends compte à chaque tour qu’elle fait entre mes doigts. Je jauge son équilibre, je la soupèse, je l’imagine filant dans un trait glacé jusqu’aux yeux de l’homme que j’abhorre. Il se moque de moi consciemment depuis le début, jouant avec mes nerfs. C’est regrettable pour lui, je suis patient. Par esprit de contradiction ? Certes. Il se rit de moi, me sous estime, me rabaisse, avec cette condescendance de celui qui sait qu’il a raison. Forcément. J’ai la seule satisfaction de le voir perdre patience avant moi lorsqu’il m’a lancé un « Si tu continues, je vais te montrer exactement ce que peut faire cette lame de sept centimètres à tes bourses. » en réponse à l’une de mes petites provocations. Qu’il essaye de s’approcher de moi pour voir s’il aime autant être égorgé qu’égorger, et l’on en reparlera. Je n’ai pas eu cependant le temps de réitérer mes provocations, pour le pousser à la faute, puisque le zombie que j’avais déjà à moitié assommé s’est relevé et que mon arme s’est fiché jusqu’à sa pseudo garde dans le crâne de la créature. Tandis que je récupère l’arme et la nettoie sur le corps putride, je ne peux m’empêcher de me désoler pour lui sur l’inutilité de sa technique favorite. Je pense l’atteindre, il se contente de ricaner: « À vrai dire, ce n'est pas tout à fait exact, ma technique favorite est l'immolation par le feu. Les flammes me fascinent. Néanmoins, c'est vrai que j'affectionne tout particulièrement l'égorgement malgré que ce soit un art délicat. Ces myriades d'expressions qui défilent sur le visage de la victime, quelle délectation ! Et leurs derniers mots, ah, quelle douce mélodie ! Sais-tu quels furent ceux de ta fille ? » J’aurai pu m’y attendre, mais je ne l’ai pas vu venir. « C#nnard… je les ignore mais je saurai les tiens ! » Le visage de mon petit ange s’impose à mon regard, alors que je fais un pas en avant et laisse mon bras filer pour lui lancer la petite lame dans la figure. Avant que mon mouvement s’achève cependant, une brûlure se répand dans mon avant bras, s’infiltre dans tous mes nerfs pour me faire tomber à genoux de douleur. Le métal clinque sur le carrelage glacé lorsque ma main le laisse s’échapper. « Piccolo figlio di una cagna » Maugrée-je entre mes dents, sans savoir si je m’adresse à Ruggieri ou aux membres du Gouvernement qui m’interdisent aussi sûrement de porter la main sur leur petit protégé. Petit fils de p#te. Ce langage grossier ne m’est pas familier d’ordinaire, mais c’est la douleur qui me fait parler. En me relevant péniblemnt, après avoir ramassé l’arme, je me masse l’avant bras pour faire disparaître les vestiges de la douleur infligée. « Occupons-nous de ces marcheurs, nous aurons l'occasion d'en reparler une fois que ce sera fait. » Je plisse les yeux, en essayant d’ignorer les mots chargés de fiel de l’autre italien pour me concentrer sur les démarches incertaines qui viennent dans notre direction. Avec un peu de chance, il va se faire mordre. Avec un peu de chance, je vais être obligé de l’achever ; sous la bénédiction de nos employeurs. « Avec un peu de chance, j’aurai une discussion avec ton cadavre. » ne puis-je m’empêcher de rétorquer. « Ne t’inquiète pas, si tu deviens comme eux, je me ferai une joie de t’achever. » Les mouvements et les bruits s’accentuent, m’obligeant à lâcher l’Italien du regard pour m’intéresser aux êtres qui s’avancent vers nous. Un léger grognement s’échappe de mes lèvres, comme un loup au devant du danger. Ruggieri, dans un excès de courage, recule et je le toise d’un air moqueur, ayant pris parti d’exploiter la moindre de ses failles. Il se méfie de moi et il n’a pas tort. Une partie du groupe de zombie vient d’entrer en scène. Je m’humecte les lèvres en les jaugeant du regard. J’ignore beaucoup de chose concernant ces morts vivants, mais la simple pensée que l’un deux puisse me toucher me révulse. Qu’ils se contentent de contaminer Ruggieri, ça me conviendra très bien. Mais pour cela, il faut qu’il aille en premier à leur rencontre. Mon regard perçant se pose sur le tigre. Il semble prêt à se battre, résolu et déterminé. Agressif, aussi. Il n’a pas une silhouette aussi fragile que la mienne, et je le sais redoutable. Serais-je en train de complexer face à celui qui m’a pris ma fille sans que je n’aie eu la moindre chance de l’arrêter ? Je rafle sur la table une poignée d’outils métalliques, qu’ils soient ou non prévus pour être des armes blanches, et j’arme mon bras pour les lancer sur mes cibles, à distance respectable de leurs membres glacés. Une légère pulsation électrique résonne dans mon bras comme un avertissement. Je serre les dents. Comment ça, il ne serait pas raisonnable de viser le dos et la moelle épinière de Ruggieri ? Cette interdiction exacerbe un peu plus mes envies de meurtre, m’aveugle davantage à chaque pulsation. J’hésite une fraction de seconde, avant de lancer l’arme blanche, qui file droit devant, effleure en ne coupant que le tissu, la veste de l’assassin de ma fille, pour se planter dans le premier zombie. Le coup n’est pas assez puissant, il ne vient pas direct à bout du mort vivant. Je peste dans mon coin, avant de cracher dans la direction de l’italien que je rejoins d’un pas. « J’imagine que tu t’y connais mieux que moi. Quels sont les risques exacts de contamination ? » Je ne suis pas un homme de terrain, mes employeurs me cantonnant à mes dépends dans un bureau, et je ne sais que peu de choses à propos des morts vivants que l’on tient pourtant éloignés de la Nouvelle Orléans. Ou presque. « Et accessoirement leur point faible. » S’il accepte de me répondre, puisque je veux et je ne m’en cache pas, depuis la première fois que je l’ai vu, lui faire payer le seul de ses meurtres qui me soit directement lié. Je me rends compte du caractère totalement illogique de mon comportement. Je jongle sans m’interrompre entre esprit de survie et haine visible et assumée. Je veux le voir mort, mais je me comporte tantôt comme un homme raisonnable qui sait qu’il ne peut survivre qu’avec l’aide de son partenaire non choisi, et tantôt comme le père brisé, assoiffé de vengeance et à la raison fuyante. Que je dois lui sembler bien pathétique… je me fais peine.

Spoiler:
 

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Survival Instinct {Lorenzo/Rafael}

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