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 Meeting the Ice Queen. {PV Li}

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MessageSujet: Meeting the Ice Queen. {PV Li}   Sam 22 Mar - 0:41


Le contraste était surréaliste, affligeant et terriblement déroutant. Le Queens, là où Wesley avait vu le jour, n'était plus qu'un quartier désert, vidé de sa substance, exsangue de son peuple, prisonnier des glaces éternelles. Il y régnait une atmosphère lugubre, dérangeante, angoissante, l'on pouvait presque sentir la mort dans l'air. Il n'avait jamais réellement fait bon vivre dans cette région de la capitale, mais le déchu y avait été heureux et, bien qu'il ne soit pas enclin à l'admettre, cela le peinait de voir ses racines être souillées par le mal d'une telle façon. Toutefois, la raison pour laquelle le Hunter se dressait en ces lieux n'était pas une quelconque quête d'introspection ou de retour aux sources, non, loin s'en faut. Suite aux faits peu reluisants mis en lumière par ce très cher Danny Clocker, Wesley avait subi un interrogatoire assez musclé de la part de ses collègues, bien décidés à connaître les tenants et les aboutissants de sa présence lors de combats illégaux organisés par un gangster notoire et de sa consommation de substances illicites. Par une pirouette aussi hasardeuse que maladroite, le déchu avait su se dépêtrer de cette épineuse situation en justifiant ses méfaits par besoin d'une couverture crédible ; ils firent mine d'accepter comme faits ces piètres explications mais il les savait moins crédules que cela. Il se savait surveillé, épié. Dorénavant, ses moindres faits et gestes allaient devoir être irréprochables et savamment calculés ; ces types ne plaisantaient pas, il était bien placé pour le savoir.  Toutefois, pour cause de '' mauvaise publicité '', le Séraphin noir avait tout de même été enjoint de se rendre dans le Queens, véritable bagne, afin de faire un état des lieux et des forces en présence.  

Ainsi donc, telle était la raison pour laquelle Windsor, enveloppé dans une cape de voyage, allongeait ses foulées sur le tapis nivéen de ces contrées oubliées. Une écharpe lui couvrant la moitié du visage, ses yeux plissés contre le vent le cinglant de face, tout ce qu'il pouvait ouïr était ces bourrasques mugissantes et la couche neigeuse craquer sous ses pas. Son tracé pouvait sembler aléatoire mais il n'en était rien ; Wesley avait une destination fort précise en tête. Le parc pour enfants, ultime résidence d'Emma, jeune âme réclamée par le Malin que le Spadassin fut contraint d'achever. Atteignant la tombe de fortune, il s'agenouilla et se signa. Son acte pouvait avoir des dehors pieux mais il n'en était rien, le milicien avait vu et commis bien trop d'ignominies que pour avoir la conviction folâtre que, trônant quelque part dans les cieux, existait un panthéon miséricordieux et bienveillant. Toutefois, elle, de son vivant, avait eu la foi et ainsi donc, par respect et commémoration, il formula une prière sincère. Les yeux secs, le cœur serré, il se releva dans un soupir, tandis qu'un frisson lui descendait le long de l'échine. Le froid avait beau lui couler jusque dans les os, ce frémissement n'avait point été causé les températures extrêmes mais bien par un mauvais pré-sentiment car, au même moment, il les vit ; ils étaient des dizaines.  Des légions impies, décharnées et faméliques, s'avançant de leurs pas traînants et claudicants vers lui, leurs bras putréfiés tendus vers lui ; ils semblaient décidés à faire de Wesley leur casse-croûte. Ce dernier plaça ses lunettes sur l'arrête de son nez ; il n'avait pas été le plus assidu lors de sa formation mais s'il était bien une chose qu'il y avait appris, c'est que la plus infime des effusions d'hémoglobine giclant dans sa bouche ou dans ses yeux étaient susceptibles de l'infecter. D'un pan de sa cape, son bras jaillit, Colt au point et, ne perdant pas un instant, le Spadassin se mit à tirer, ne sourcillant jamais. Une à une, les créatures chancreuses tombèrent sous les balles du Hunter mais leurs rangs ne semblaient dégrossir pour autant et très vite, son chargeur se vida, un léger fumet s'échappant du canon. Poussant un juron, commençant à reculer, Windsor farfouilla dans le revers de sa cape afin de trouver de nouvelles munitions, tout en réalisant l'inextricabilité de la situation. Soudain, un bras rachitique le cravata par derrière et, directement, il put sentir l'odeur pestilentielle de chair décomposée lui assaillir l'odorat et entendre les claquements de mâchoires près de son oreille. Basculant vers l'avant, il culbuta le non-mort par dessus lui ; une fois libéré de son entrave, il dégaina sa lame  et profita de l'inertie pour se laisser choir sur cette aberration de la nature, plantant son couteau dans le faciès repoussant de la créature, la tuant une bonne fois pour toutes. Wesley se releva promptement, uniquement pour se rendre compte que durant son escarmouche avec ce marcheur esseulé, les autres charognes avaient parcouru la distance les séparant de leur gibier, qui n'était nulle autre que notre protagoniste. Ce dernier, sommairement encerclé par ces créatures inintelligentes, n'avait aucun réel moyen de s'échapper ; s'il voulait s'extirper de cette fâcheuse situation, il allait devoir se frayer un chemin au travers de leurs rangs. Le regard quelque peu hagard, le milicien s'évertuait à ne pas ployer sous l'empire de la peur viscérale et primale qui s'insinuait jusqu'aux tréfonds de son être. Il n'était point un couard, loin s'en faut ; il était un battant, un guerrier féroce et puis, plus important encore, là-bas, en Nouvelle-Orléans, sa petite fille l'attendait. Galvanisé par ces pensées fortifiantes, le Séraphin noir s'élança dans l'essaim mortel, poussant, lacérant, esquivant. Toutefois, cette lutte frénétique pour sa survie l'éreinta bien vite et il commença à montrer des signes de fatigue, sa cage thoracique se soulevant et s'affaissant rapidement. L'oeillade vive, sa lame ensanglantée tournoyant entre ses doigts, il contemplait, médusé, leur nombre qui demeurait somme toute significatif. Assurément, il n'allait pas mourir ici. N'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Meeting the Ice Queen. {PV Li}   Mar 25 Mar - 0:32



Meeting the Ice Queen.

(pv) Wesley Windsor


~

Le monde bascule lentement, se renverse doucement, et se débarrasse peu à peu de ceux qui le gênent. Un à un ils sont tombés, leur visage dévoilé au grand-jour, leur nom prononcé par une langue empoisonnée, et leur plus grand secret dévoilé aux yeux de tous. Dorénavant reconnus dans la rue, traqués comme des bêtes, que peuvent-ils faire de mieux que se terrer chez eux, se cacher du monde qui ne veut plus d'eux ? Et toi, tu as préféré fuir, loin de la folie qui n'habite plus ton seul esprit, mais bien celui de chaque habitant de la Nouvelle-Orléans. Tu n'aurais pu trouver meilleur refuge pour ta misérable personne. La Mort s'étend à tes pieds, s'harmonisant à la perfection au monstre faucheur que tu caches. Tes pas sont légers, habitués au silence qui garde endormis ceux qui marchent sur la vie. Ton cœur et ton esprit sont pourtant lourds, chargés de douleur, noyés par la folie et rongés par la culpabilité. Que viens-tu faire parmi ces morts, ceux-là même qui sont tombés sous tes coups tout comme moi, ton propre frère ? Ainsi donc tu préfères perdre la vie près des Marcheurs plutôt que de la main d'un homme qui fut un jour un agréable voisin ? Qu'attends-tu donc pour me rejoindre, dans ce cas ? Je t'offrirai le dernier baiser de ta vie, une douce étreinte mortelle comme tu les fais si bien, Lili.

La ville enneigée te semble plus abandonnée que jamais, alors que tu foules ces boulevards que nous avons connus noirs de monde, et qui sont aujourd'hui déserts. C'est d'un pas vigilant que tu t'avances, à l'affût du moindre bruit, prête à défendre ta peau contre quoi que ce soit. Tu sais les Marcheurs affamés et invincibles, endormis dans un coin de rue, à attendre qu'une pauvre âme en détresse pointe le bout de son nez dans leur repère. Si ce n'est pour mourir, que viens-tu faire ici ? Il n'y a plus âme qui vive depuis ton départ de New-York. Ne me dis pas que tu es revenue pour moi, je ne te croirai pas. Tu m'as laissé pourrir ici-bas, tu ne serais même pas capable de retrouver mon corps, ni même de le reconnaître. Tu l'as laissé dans un tel état, danseuse, souviens-toi. Et maintenant que la glace l'a recouvert, je dois me laisser dévorer lentement au pays des glaçons, sans pouvoir ne serait-ce qu'avoir l'espoir de toucher ta peau douce une dernière fois.

Si j'avais su, un jour, que ta décadence désagrégerait à ce point ton esprit dépravé... Les meurtres ne te suffisent plus, il te faut voler maintenant, prendre ce qui ne t'appartient pas. L'on ne peut pas dire que tu empruntes ce qui n'a plus de propriétaire puisque tu ne comptes jamais le rendre. Si le monde n'avait pas sombré dans la même folie que celle qui t'habite, tu serais déjà en prison, à pourrir dans une cellule pour une condamnation de quelques siècles. Un instant tu apprécies la légèreté du sabre dans ta main, et les décorations de sa poignée. S'il te faut te promener en enfer, il te faut le faire bien accompagnée. Tu regrettes néanmoins que la lame ne soit pas aiguisée, accrochée au plafond depuis quelques années telle une vulgaire décoration. Qu'aurais-tu fait, Lili, si jamais tu n'avais suivi ces longs entraînements d'arts martiaux, depuis si jeune déjà ? Ah non, ne me le dis pas, je devine ce qui serait arrivé. Père et mère ne seraient pas morts dans une maudite voiture, nous ne serions jamais allés aux États-Unis, notre oncle n'aurait pas perdu la vie dans des jeux stupides et tu ne m'aurais pas tué dans les rues dégueulasses de New-York. Tout ceci provient de tes décisions puériles, tout ceci est de ta faute, tout ceci a toujours été lié à ta petite personne. Comprends-le.

Ton ouïe de monstre capte les grognements agités de plusieurs Marcheurs. Ils se sont réveillés de leur demi-sommeil, à la poursuite d'une nouvelle proie. Tu n'es donc pas la seule à être venue te réfugier dans la ville glacée, mais ton homologue semble en bien moins bonne posture que toi. Des coups de feu se font alors entendre et tu te précipites à la fenêtre de l'appartement. Un homme t'apparaît en contre-bas, assez dégourdi pour vider son chargeur sur les zombis. Seulement, celui-ci se vide peu à peu, et les créatures ont trop attendu de corps chaud pour le laisser s'échapper. Ton regard se fait plus dur tandis que tu hésites entre fuir et combattre. T'es-tu entraînée toutes ces années à te servir d'une arme pour fuir maintenant ? Mais cet homme, tu ne le connais pas, tu pourrais tout aussi bien le tuer toi-même, habitée par la même envie que ces monstres : la faim. Tu as été incapable de me protéger, Li Mei, comment pourrais-tu le sauver lui ?

Dans un silence effrayant, tu dévales les escaliers, arme bien en main, courant rejoindre le suicidaire d'à côté. Tu t'assagis peu à peu, Lili, te voilà à courir risquer ta vie pour un inconnu, alors qu'il y a quelques mois encore, tu n'étais capable que de prendre ma vie pour sauver la tienne. Le monstre en toi réclame réparation, tu devrais peut-être profiter de son épuisement pour assouvir ta faim croissante d'énergie vitale ou de rêves fous. Qu'en dis-tu, danseuse ? Tu prêtes attention à ne pas tomber sur la glace qui recouvre le sable blanc et ne jettes pas un seul regard aux enfants que tu piétines sans états d'âme. Tu n'as jamais aimé les enfants, tu n'as jamais été une enfant.
Arrivant à leur hauteur, tu te permets un pas bruyant pour bondir sur le premier Marcheur et enfoncer ta lame dans son crâne. Sans attendre plus encore que toute l'attention soit sur toi, tu tournoies de monstre en monstre, broyant plus que coupant les os sous tes coups puissants. Les corps s'affaissent un à un, ta grande dextérité ayant peu à peu raison de toute la famine du monde. Alors que le dernier zombie s'effondre, ta lame siffle dans l'air pour s'arrêter à quelques centimètres du blond. Tu vérifies rapidement qu'aucun coup ne semble lui avoir été porté, prête à prendre sa vie si tel était le cas. Ton doigt vient alors barrer tes lèvres pour intimer le silence. Tu calmes facilement ta respiration déjantée pour ne plus te concentrer que sur les bruits qui t'entourent, essayant de percevoir l'éveil de la ville après les coups de feu et les râles monstrueux. Tu abaisses enfin ton arme, essuyant d'un doigt le sang sur ta joue, ton regard froid ne lâchant plus l'homme que tu viens de sauver.

« Vous ne devriez pas rester là. D'autres vont arriver. »

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MessageSujet: Re: Meeting the Ice Queen. {PV Li}   Sam 29 Mar - 1:36



J'arrive pas à y croire. Moi, pourfendeur des scélérats et honnêtes gens, fleuron de la brigade des Shadow Hunter, sculpté comme un Dieu grec, je vais finir en casse-croûte pour zombies. Triste vie. Franchement, je le mérite : me pointer à New-York dans le but d'effectuer une patrouille, armé d'un simple Colt et d'un seul chargeur ? Bravo Wes, tu brilles encore par ton génie. Je suis sidéré par ma stupidité. Soit, j'aurais le temps de me pencher sur mes prises de décision plus que discutables plus tard. Peut-être. Pour le moment, je dois découper en petits cubes une vingtaine de ces ignobles créatures avec une lame émoussée pas plus grande qu'un coupe-papier. Je soupire. Décidément, j'ai fait fort, très fort. D'aucuns pourraient croire que je suis actuellement assez maître de moi-même, nonchalant, impassible face à la mort mais il n'en est rien. Tranchant mollement l'air avec mon couteau, reculant pas à pas, je commence à me rendre compte à quel point la situation est à peu près inextricable. Je sens mon sang me tambouriner furieusement les tempes, mon cœur battre à tout rompre dans ma cage thoracique, menaçant de remonter dans ma gorge à chaque contraction, sans oublier cette foutue peur viscérale qui semble me ronger les intestins et me baigner dans une sueur froide et collante. Chaque parcelle de mon corps colle à mes vêtements malgré les températures polaires. Franchement, j'aurais aimé me la jouer classieux et vous dire que je regarde la Faucheuse dans les yeux sans ne serait-ce que sourciller mais je dois avouer que j'en mène pas large à cet instant précis. Traitez-moi de couard si le cœur vous en dit, je ne suis qu'humain. Et puis j'aimerais bien vous y voir à ma place, bande de rats.

La phase de latence prend fin, les zombies et moi semblons avoir fini de nous regarder en chien de faïence, l'un d'eux fond sur moi et, sitôt, mes instincts reprennent le dessus. Ma prise sur l'arme se resserre et mon corps se meut tout seul : d'une foulée puissante, je vais à la rencontre de l'ignominie, lui plante profondément le canif dans ses chairs putréfiées du ventre. Nous sommes proches, trop sans doute, l'odeur de décomposition m'assaillit les narines et nos visages, si on peut donner cette appellation à ce qui lui sert de face décrépie sont à quelques centimètres à peine. Du sang noir lui coule aux commissures des lèvres et, malgré la lame plantée dans ton torse, ses mâchoires s'échinent toujours à m'arracher une parcelle de chair. Ces saloperies sont tenaces. Sans plus de tergiversations, je remonte d'un coup sec, l'éviscérant. Tout son corps se fige, ses yeux sombres perdent de leur éclat, il semble que j'ai réussi à le renvoyer de là où il vient. J'extrais brusquement le couteau et le zombie s'affaisse, choit lentement en arrière tel un pantin dont on aurait coupé les fils, une marre d'hémoglobine fuligineuse se formant autour de lui.
Cette escarmouche m'a permis de faire le vide, de me focaliser à nouveau, j'ai pénétré la « zone » comme j'aime à l'appeler. Dans le feu de l'action, mes instincts primaires émergent des méandres de mon être et me régentent, faisant de moi la bête cruelle et brutale que je suis parfois. N'en déplaise à certains, tout est une question de génétique : les athlètes de renom, les génies sont créés au stade d'embryon et non pas forgés par une vie austère d'entraînements intensifs. Mon don à moi, c'est de faire couler le sang, de fracasser les os, de répandre la mort. Ce fut toujours le cas, même gosse j'aimais faire mal. Peut-être ne suis-je qu'un animal ne méritant pas mieux que l'euthanasie mais toujours est-il que dans notre monde, ce talent dont je jouis est très lucratif, pourquoi donc me priverais-je ?

Quoiqu'il en soit, il semble que la mise à mort de leur congénère ait galvanisé la troupe d'aberrations, car ceux-ci fondirent sur moi sitôt leur camarade abattu. Je réagis instantanément, lève ma garde, même si je sais que défaire cette escadrille de la mort est sans nul doute une prouesse que je ne serai pas capable d'effectuer. Cette réalisation me brûle l'âme, me donne envie de crier ma colère, mon désespoir mais je fais mon choix en âme et conscience : je me battrai jusqu'à la fin, je ne céderai pas, je serai un homme jusque la toute fin, envers et contre tout. Mon poing s'écrase sur la tempe du premier arrivé, je sens les os fragilisés par la décrépitude se briser sous la violence du choc, le zombie mord la poussière mais j'ignore si ce simple assaut est suffisant pour le mettre hors d'état de nuire. Je tranche, lacère, frappe et plus la lutte dure, plus j'ai l'affreux sentiment que la Fauche, goguenarde, m'attend, son souffle froid me glaçant le sang. J'ai annihilé tant d'existences, lui ai offert en tant qu'oblations d'innombrables vies et voilà que maintenant, c'est la mienne qu'elle entend rompre.
Soudain, dans ma vision périphérique, je l'aperçois : une ombre élusive, virevoltant d'individu en individu, entaillant, fracassant ces âmes damnées, jusqu'au dernier. Sidéré, j'observe d'un regard hagard la femme qui vient de me sauver la mise. Je dois avouer, je suis quelque peu inconfortable avec le fait d'avoir été sauvé par une représentante de la gent féminine mais je ne donne pas voix à mon opinion, de peur d'enflammer une potentielle féministe et de paraître ingrat. « Merci. » fis-je. Wesley Windsor, ou l'art de briser la glace. Parfois, ma propre verve m'émeut ; hé oui, je suis bon à ce point-là. L'adrénaline retombant à un niveau plus naturel, je peux maintenant apprécier l'étendue de la beauté intimidante de mon interlocutrice. Une splendeur asiatique, aux traits fins et raffinés, des yeux sombres et froids qui laissent transparaître clairement leur contrariété. « Ouais, j'étais arrivé à la même conclusion mais j'peux pas vraiment me tirer maintenant, j'ai une ronde à finir. » Mon escouade m'avait emmené ici en hélicoptère et étaient repartis aussi sec, ils ne reviendraient que dans quelques heures. Des types charmants, vraiment. Ainsi donc, j'étais coincé ici, advienne que pourra. Néanmoins, si je trouvais des munitions ou des armes à feu – la planque de mon oncle se trouvait dans le périmètre, si ma mémoire est exacte -, je pourrais très probablement encaisser la prochaine vague mortifère avec plus de panache que celle-ci. « Et vous, qu'allez-vous faire à propos des autres ? »
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MessageSujet: Re: Meeting the Ice Queen. {PV Li}   Lun 31 Mar - 0:51



Meeting the Ice Queen.

(pv) Wesley Windsor


~

Tu as foncé tête baissée, sans chercher à comprendre quoi que ce soit, à te poser les questions qui devraient être posées. Que vas-tu faire une fois sur place, avec une lame émoussée ? Comment vas-tu faire face à la mort, aux yeux baveux qui ne regardent rien, aux mâchoires qui claquent et aux ongles qui griffent ? Tu n'y as simplement pas pensé. Tu n'as pas pensé que tu pourrais perdre la vie en voulant sauver un inconnu. C'est bien étonnant, venant de quelqu'un qui a réclamé la mort il y a quelques jours encore. Tu étais prête à laisser un loup ouvrir ta gorge sans te défendre, et maintenant te voilà à te défendre sans penser à ta vie un seul instant. Là je retrouve la Lili que tu as été, celle qui se dresse face à l'adversité en pensant aux autres avant de penser à soi. Tu n'es pourtant plus la grande dame que tu as un jour été. Et jamais plus tu ne le seras.

Et quand tu t'élances, bondissant sur le premier cadavre pour le mettre à terre, tes mouvements ne sont plus qu'instinct et souvenir, ta force te venant de ton long apprentissage, ta précision de tes nombreuses années d'entraînement. Tu n'as jamais cessé d'étirer ton corps, de le garder souple et fin, et la danse t'a toujours aidée à frapper juste. Tout comme les combats t'ont aidée à danser bien. L'un évolue avec l'autre, et jamais ne seront dissociés dans ton esprit, aussi contaminé par la folie qu'il puisse être. Ainsi tu peux sembler te mouvoir avec la plus grande dextérité, virevoltant d'un mort à un autre comme tu glisserais sur scène. A mes yeux pourtant, n'apparaît que toute l'étendue de ton pouvoir, ta force qui rivalise souvent avec celle des hommes, ta précision qui cache parfaitement ton sadisme alors que tu frappes là où il faut, sans t'épuiser en coups vains et sans intérêt. Et ils tombent un à un, salissant de leur pourriture la glace qui recouvre les cadavres des premières nuits de panique new-yorkaise. Alors que tes pas s'arrêtent enfin, ta respiration est affolée, soulevant ta poitrine rapidement, bien qu'un calme effrayant règne au fond de tes pupilles. C'est ainsi que tu en viens à lui conseiller de partir. N'est-ce pas drôle, Lili ? C'est toi qui devrais fuir, qui devrais l'abandonner lui au sort qu'il a choisi. Tu es venue ici pour rester loin de l'humanité malsaine qui te traque pour certainement te tuer. Qui te dit que lui, il ne sera pas le même, à vouloir déverser son prochain chargeur sur tes traits asiatiques ? Qui te dit qu'il pourra supporter d'apprendre, à un moment où un autre, quel monstre tu es ? Et qui te dit, surtout, qu'il acceptera que tu sois venue le sauver ? Peut-être était-il ici pour mourir tranquillement, préférant tout de même se défendre pour crever avec un semblant d'honneur ? Ou alors préfère-t-il vomir que de voir une femme sauver l'homme qu'il est ? Tu sais à quel point l'humain est idiot et égoïste, tu en es un exemple parfait, non ?

Il te remercie pour cette fois, et tu te laisses le droit un instant de remettre en doute la sincérité de cette parole. Mais qu'il ait envie de t'étrangler, de te rendre la pareille, ou de s'agenouiller pour demander pardon, ne fait pas grande différence à tes yeux, et tu n'en a cure qu'il dise vrai ou mente. Là n'est pas le plus important. Ton attention se porte ailleurs que sur ses remerciements, toute concentrée que tu es à chercher l'approche de quelque beuglement ou râle gutturaux. Il reprend la parole et capte ton regard, qui glisse alors sur l'arme qu'il tient en main. Comparable à un inutile coupe-papier à côté du sabre ensanglanté que tu possèdes. Si ta lame émoussée fait passer ton arme pour un manche à balai, au moins ne te laisse-t-elle pas l'impression de tenir un couvert et d'ainsi plus risquer ta vie qu'à mains nues. Mais tu ne peux lui reprocher son armement puisqu'il te semble qu'il a pris plus de soin à choisir son arme à feu qu'une simple arme blanche, qui te paraît pourtant plus utile contre les Marcheurs. Là où les pistolets attirent les zombies de plusieurs mètres à la ronde, ton sabre glisse de corps en corps sans éveiller ceux qui dorment encore. Et ainsi tes critiques se stoppent alors qu'il dit avoir une ronde à finir. Il te semble que l'humanité s'accroche à ce qu'elle devrait lâcher quand le temps lui est compté. Ainsi préfère-t-il continuer de faire son job plutôt que sauver sa vie pour de bon. Tu veux que je te dise, vous êtes tous pareils. Même quand le monde vous tourne le dos et s'enfuit loin de vous, vous le pourchassez, sans jamais réussir à le rattraper, en ayant simplement l'illusion qu'il ne vous a pas abandonnés. Mais c'est pourtant le cas, danseuse, il vous a tous laissés de côté. Il ne veut plus de vous.

« Trouvez-vous une arme moins bruyante, et vous finirez peut-être votre ronde vivant. »
A qui crois-tu parler ainsi ? Et s'il se retournait contre toi, blessé par ce que tu es amenée à lui dire ? Tu as certainement raison, avec un bâton il réussirait à rester en vie, mais ne pourrait-il pas en faire autant avec une mitraillette ? « Les munitions viennent toujours à manquer, et le bruit attirent les rôdeurs. » Certes. Et il est vrai également que cette ville est infestée de cadavres ambulants. Si l'on peut se sortir des alentours de la Nouvelle-Orléans avec un pistolet, il est plus dur de ne pas réveiller la ville entière avec des coups de feu. Tes pensées sont plus sages qu'elles ne l'ont été dernièrement, et il est étonnant de te voir conseiller à un inconnu de s'armer avec prudence. Ne devrais-tu pas simplement tourner les talons et le laisser se faire déchiqueter par la prochaine vague de Marcheurs ? Personne ne t'en voudra pour si peu, Lili, laisse-le donc assumer son choix d'obéissance à son patron, plutôt qu'à son instinct de survie. Je te promets qu'il ne viendra pas se venger en te hantant après sa mort. Je m'arrangerai pour que ça n'arrive jamais.

« Ce que j'ai fait jusqu'ici, tuer ceux qui gênent sans réveiller les autres. Ce que vous devriez faire aussi. Ils... »
Tu interromps tes paroles, ton attention revenant brusquement sur les alentours. Ils sont plus proches que tu ne l'aurais espéré, attirés inexorablement par le potentiel repas que vous représentez. Ton emprise se fait plus forte sur la poignée de l'épée, tandis que tu cherches du regard d'où viennent les râles zombies. Ceux-ci se rapprochent rapidement, et tu ne saurais dénombrer le nombre de cadavres déambulant jusqu'à vous. Il ne faut pas rester là, alors qu'ils peuvent débarquer de tous les côtés et risquer de t'encercler. Ce n'est certainement pas le meilleur endroit pour affronter une horde de Marcheurs.

« Ils arrivent. Par ici. »
Ta main libre vient agripper le poignet de l'inconnu que tu entraînes à ta suite sans crier gare. Il te faut rejoindre les habitations proches, et ainsi espérer trouver refuge et armes pour le suicidaire. Les portes ne résisteront certainement pas longtemps aux corps défraîchis, mais restreindront les rôdeurs à une seule entrée, sur laquelle ils se presseront tous sans réfléchir. Il sera ainsi plus facile d'en venir à bout, et sauver votre peau une fois encore. Du moins faut-il qu'il t'accompagne jusque là sans te lâcher, dans quel cas tu ne verrais plus d'inconvénients à simplement le laisser. Il aurait alors choisi son propre sort, et tu n'aurais plus à t'en inquiéter.

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MessageSujet: Re: Meeting the Ice Queen. {PV Li}   Jeu 10 Avr - 22:03



Sa remarque fait mouche, mes mâchoires se serrent et je sens l'irritation poindre. Certes, elle a raison, me rendre ici équipé de la sorte était extrêmement mal avisé et je porte l'entièreté du blâme mais je n'aime guère la condescendance avec laquelle elle a jeté ces quelques syllabes. Néanmoins, je prends sur moi et je ravale mon fiel ; si je suis encore là, c'est probablement grâce à elle. « Vous avez raison. » parviens-je à articuler même si, honnêtement, ça m'écorche la gueule de le dire. Courber l'échine devant quelqu'un m'a toujours été difficile, ce qui m'a souvent valu d'être taxé de vaniteux, d'orgueilleux. Je ne pense pas que ce soit vrai. Je me porte l'égard qui m'est dû ; ni plus ni moins. Vous feriez de même si vous étiez en mesure d'accomplir des prouesses similaires aux miennes, point à la ligne.

Mon regard se promène distraitement sur la scène des événements, on aurait dit un véritable champ de bataille. Des cadavres décharnés gisaient ça et là, répandant leur hémoglobine sombre sur le tapis neigeux naguère immaculé, une odeur de mort et de décomposition planant sinistrement dans l'air. Je m'étonne à nouveau du changement drastique et déconcertant qui s'était opéré en ces lieux. Putain, ma mère m'emmenait à cet endroit précis vingt ans plus tôt, les cris des gosses résonnaient à travers le parc. Maintenant, des cadavres s'empilent un peu partout, les alentours sont recouverts de glaces éternelles et ensorcelées et les gamins ont cané. Ce théâtre de la candeur est devenu celui de l’abjection. Un soupir m'échappe. L'heure n'est pas vraiment à verser dans une nostalgie niaise, il est temps de se reprendre. Je refocalise mon attention sur la charmante asiatique qui suspend sa phrase, scrutant les alentours, l'air inquiète. Je suis son regard et les aperçois à mon tour ; des dizaines de zombies affluent vers notre position, galvanisés la perspective de pouvoir enfin se repaître de viande fraîche. Tous rameutés par mes soins. Ma stupidité ne cesse de me sidérer. Quel gland. Le bretteur m'agrippe la main – je m'étonne d'ailleurs de la vigueur de sa poigne – et m'entraîne à sa suite, en direction du quartier résidentiel, sans doute en vue de nous trouver une planque le temps que la nuée de zombies retourne d'où ils venaient. Peut-être devrais-je me méfier d'elle mais il n'est rien. N'y voyez pas là que je lui fais confiance, non, loin s'en faut, je dirais plutôt que j'ai une absence de réaction face elle, ce qui est peu commun. À l'accoutumée, mes instincts teintent toutes mes réactions, me murmurent les décisions les plus avisées mais à cet instant précis ils demeurent étrangement quiets. J'ai cette dérangeante impression que cette jeune femme pourrait tout aussi aisément voler à mon secours que me trancher la gorge, sans raison apparente. Toutefois, je décide de ne pas opposer de résistance et lui emboîte le pas.
Néanmoins, le Queens était mon terrain de jeu, le quartier qui m'avait vu grandir, je connaissais le coin comme ma poche et qui plus est, l'entrepôt d'Alekseï était proche. J'agrippe son poignet à mon tour, la tirant sans ménagement et serre à gauche. « Je connais un endroit. » lance-je par dessus mon épaule. J'ai une idée en tête et j'espère réellement que ce changement de cap ne sera pas vain.

Sur le chemin, nous ne rencontrons aucune embûche, aucun zombie. Pour être tout à fait franc, je n'aime pas vraiment ça, ce calme apparent me dit rien qui vaille. Nous arrivons donc devant le gigantesque entrepôt de mon oncle – je me demande s'il est toujours en vie d'ailleurs et honnêtement, je ne sais pas si j'ai envie qu'il le soit. Le bâtiment était sobre, aux murs sombres, dépourvu d'enseigne et totalement abandonné. Alekseï, cet homme qui m'avait pratiquement élevé, utilisait cet établissement, un vaste hangar soi-disant dédié au stockage de vêtements bon marché, afin d'entreposer toute sa marchandise illicite. Armes, drogues, tout ce que votre imagination débordante pouvait vouloir, il pouvait le dégoter. Je connaissais toutes ses combines à l'époque, forcément, étant son second. Il était un homme froid, un gangster de la vieille école, rusé et dangereux, sans un zeste de miséricorde en son essence. Il ne connaissait ni l'amour, ni la commisération, seuls le pouvoir et l'argent comptaient à ses yeux. Plus les années passent, plus je lui ressemble et je ne suis pas sûr que ça me déplaise.

Je reprends mes esprits et évite de dériver plus encore dans les flots tumultueux de mon passé obscur. Le verrou gelé de la porte ne résiste pas à mon coup de pied et cède sous le choc. Au dedans, la pénombre règne et tout est couvert de poussière. Il y a des caisses en bois partout, entassées anarchiquement mais je ne le porte pas mon attention, même si je sais qu'il y a probablement au dedans des denrées fortement lucratives. Je louvoie entre ces tours de fournitures et vais vers le bureau, dont la porte n'est pas fermée. Il y a du sang séché sur les murs de cette pièce, j'ignore qui l'a versé. Je trifouille dans les tiroirs de la commode et trouve bien vite ce que je cherche ; j'en sors une petite boîte en bois verni, finement ouvragée et l'ouvre à la volée. Ce que je suis venu quérir y est toujours et je pousse un soupir de soulagement : le Glock de mon oncle est sagement posé sur le duvet rouge, avec deux chargeurs. Je les saisis et soulève le coussin grenat, au dessous se trouve un silencieux, comme je l'avais prévu. Je charge l'arme et fixe le modificateur de son et directement, je me sens plus à l'aise. Me revoilà à même de me défendre. Toutefois, ce sentiment triomphant n'est que de courte durée car déjà j'entends les raclements et gargouillements gutturaux des zombies qui s'approchent. Ils n'ont pas perdu notre trace et ils arrivent.
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MessageSujet: Re: Meeting the Ice Queen. {PV Li}   Lun 14 Avr - 0:53



Meeting the Ice Queen.

(pv) Wesley Windsor


~

L'odeur de la chair en décomposition agresse ton nez et monte lentement à ton cerveau, invoquant par la même occasion un léger mal de crâne. Plus que tes pouvoirs malsains, tu reproches à ta nouvelle nature le surdéveloppement de tes sens. Tu es sans cesse gênée par les bruits, les odeurs et les lumières, à la limite de ce qu'un humain pourrait supporter. Mais tu n'es plus humaine depuis longtemps, et ce qui aurait pu te donner l'envie de régurgiter ton déjeuner, ne t'impose que des maux de tête incessants, qui passent avec les minutes et les heures, ne te laissant que de plus mauvaise humeur que tu ne pouvais l'être de base. Ta sociabilité légendaire étant à son comble lorsque ton cœur est serré par le mécontentement et la colère. Tu ne t'étonnes pas de ta solitude, tu la cherches et la préfères. Plutôt que d'être blessée par de faux amis, te voilà trahie par tes ennemis, ce qui n'a rien de choquant, traumatisant ou d'étonnant. Il est plus facile pour l'idiote que tu es de mal parler à quelqu'un plutôt que de le couvrir de compliments. Et tu gères bien mieux les insultes qui passent sur toi sans te faire ciller, plutôt que l'affection qui te déstabilise et te met mal à l'aise. On répond à un coup par un coup, mais comment répond-on à une attention toute particulière ? Si je te voyais imperturbable à la belle époque, je connaissais également ton plus grand point faible, ma belle. Et jamais tu n'aurais pu me le cacher. Nous étions tout l'un pour l'autre, comment aurais-tu pu me cacher quoi que ce soit ? Ah non, excuse-moi, tu m'avais parfaitement caché ton envie de me tuer.

Ta main glisse de son poignet alors qu'il attrape le tien, t'emportant sans ménagement à sa suite, changeant par la même occasion votre direction. Tu ne savais de toute façon pas où aller, connaissant très peu le quartier, ou du moins après transformation. Il aurait fallu trouver quel immeuble et quel appartement étaient restés déverrouillés, rien ne garantissant votre survie, finalement. S'il connaît un endroit, alors autant en profiter et le suivre, prête à jouer du sabre pour te frayer un chemin jusqu'au dit-refuge. Mais la route est particulièrement dégagé et les zombies se font discrets, aussi étonnant que ça puisse paraître. Tu restes néanmoins sur le qui-vive, tes sens à l'affût du moindre mouvement ou bruit suspect, tu préférerais les savoir ici que de devoir les attendre dans un suspense insoutenable. Déjà tes pas s'arrêtent et ton regard glisse sur la bâtisse. Un immense entrepôt qui te laisse sceptique quant à ses anciennes activités. Si l'on pouvait cacher des drogués dans un sous-sol, il était clairement possible de cacher le fournisseur dans ce genre d'endroit, n'est-ce pas ? Mais tu n'en as pas grand-chose à faire de toute façon. Chacun ses fréquentations dit-on, et tu ne serais pas capable de lui reprocher quoi que ce soit. Rien n'est d'ailleurs fondé, il ne s'agit là que ton intuition idiote, qui te pousse également à croire que le monde est contre toi, alors vois comme il ne faut pas s'y fier.

Tu vérifies une dernière fois que les Marcheurs ne sont pas déjà là, avant d'entrer à la suite du blond, consciente que le bruit de votre entrée ne passera pas inaperçu. Mais au lieu de pester contre votre sort et votre peu de discrétion, tu suis l'homme, ne jetant qu'un regard désintéressé aux caisses qui meublent le hangar. Puis une idée germe doucement dans ton esprit, prenant forme alors que tes yeux retombent sur l'encombrement de la pièce. Tu laisses ton compagnon te distancer de quelques pas, cherchant alentour une sortie quelconque. Rien ne t'apparaissant ouvert, tu pousses rapidement quelques caisses sur l'entrée que vous avez empruntée, bloquant le passage aux Rôdeurs que tu entends arriver sans les voir encore. Tu retrouves alors le blond, un nouveau pistolet à la main, vissant délicatement le silencieux au canon. Un léger sourire étire tes lèvres. Faute d'une arme blanche, au moins prend-il le temps d'installer un dispositif réduisant le son émis par l'arme à feu, ce qui est déjà mieux que rien. D'une main tu essuies ton arme émoussée contre un tapis, avant de te retourner, les beuglements se faisant de plus en plus près. Il vous faut vous mettre au travail, votre vie ne se défendra certainement pas toute seule, et les pauvres caisses n'arrêteront par la horde de zombies qui se pressent déjà à l'entrée.

« Ne vous faites pas mordre. »
Et déjà tu t'approches de la porte, tes yeux sombres comptant rapidement les Marcheurs qui tournent leur regard baveux dans ta direction. Les ombres vacillent un instant et tu fronces les sourcils. Il n'est pas temps pour ton pouvoir de se laisser aller, et tu ne te sens pas capable de gérer le combat tout autant que ta perte de contrôle prochaine. Il te faudrait invoquer le monstre en toi, mais tu t'en interdis, et ta prise se fait plus ferme sur le manche de l'arme. Te concentrer sur les Morts-vivants devrait peut-être t'aider à garder sous contrôle tes pouvoirs embêtants, qui se réveillent au pire des moments. Tu prends une grande inspiration et frappe le premier de toute tes forces, le coup ricochant sur la tête d'un second. Ils sont plus nombreux que tu l'aurais pensé et la panique prend possession de ton cœur l'espace d'un instant, jusqu'à ce qu'un infime changement s'opère en toi. Ton regard devient plus dur, tes coups plus puissants, précis et meurtriers, et déjà tu vois les ombres vaciller davantage, passant discrètement sous ton contrôle. Le combat peut commencer.

Spoiler:
 

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Meeting the Ice Queen. {PV Li}

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