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 Until it breaks {.pv}

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Féminin
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↳ Date d'inscription : 03/09/2013
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↳ Opinion Politique : Contre le Gouvernement
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↳ Citation : « Je suis un trucage humain qui aspire à devenir un homme sans trucages. »
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MessageSujet: Until it breaks {.pv}   Sam 22 Mar - 21:30

until it breaks

feat Wesley Windsor & Aleksi S. Lenaïk
It really doesn't matter if you're wrong or if you're right. 'Cause once they get their teeth in nothing really fights. And as for me I do it like I got nothing to lose. And you can run your mouth like you could try to fill my shoes

« …  l’informaticien se change en hacker de haut vol… »
Comment-a-t-il su ? C’est là, la seule question qui se heurte comme une boule de flipper contre les parois de mon crâne. Les autres révélations me parviennent à peine, ne m’intéressent qu’à moitié. En plein travail, mon ordinateur a fait la fine bouche et s’est mis à diffuser ces messages ignobles. Comment ont-ils-fait pour s’introduire dans ma propre machine ? Pour passer des sécurités qu’ils ne connaissent peut-être même pas ? Blême, le corps en guimauve, je suis resté amorphe pendant de longues minutes. Pendant une éternité. Sans oser respirer par crainte de me faire repérer. Même mon cœur semblait comprendre la gravité de l’instant et battait au ralentit, le plus silencieusement possible. Comment-a-t-il su… Mon regard se glisse le long des câbles, frôle les touches du clavier, l’écran. L’unité centrale puis le portable posé devant moi. J’étais tellement persuadé d’être insaisissable, que j’en ai oublié la prudence. Mon souffle s’accélère et d’infimes tremblements me lacèrent l’échine. La chair de poule me court sur les bras. Hérisse mes poils et ma colère. La vague hargneuse se déchire contre ma gorge. Je me lève et dans un geste rageur, j’envoie se fracasser à terre le clavier. La pluie de touches se retrouve rejointe par la souris, et les écrans jetés à bas de leur piédestal pour qu’ils se morcellent eux aussi. J’arrache les câbles sans la moindre douceur, bousillant au passage les têtes de connexion si fragiles. L’adrénaline me possède tout entier, et le dernier à subir les frais de mon angoisse est mon portable. C’est lui, le cerveau de toutes les opérations. La petite mécanique qui ordonne. Fracassé, brisé en mille morceaux, il n’en reste plus grand-chose après la torture que je viens de lui infliger. Le souffle en berne, la panique au bord des lèvres, l’asphyxie me reprend. Mon prétendu génie ne m’aura servi à rien. Au-dessus de la normale, ça me fait bien rire tout ça. Qu’est-ce que ça m’aura apporté, de me voir doté d’un cerveau supposé un peu plus évolué que le reste du monde ? Des ennuis et une vie de merde. Mes pensées en deviennent grossières, et je tremble de nervosité.

Le besoin d’air se fait oppressant et je me rapproche des fenêtres. Hésite, la main sur la poignée avant de me raviser. Je scrute la rue en contrebas, mal à l’aise, persuadé qu’ils sont là. Quelque part dans ce décor de luxe. A guetter le moindre de mes faits et gestes. A attendre que je sorte. J’en deviens paranoïaque, et mes nerfs flirtent avec la rupture. Que vais-je faire ? Pleurnicher, comme je sais si bien le faire ? Allé chercher mon... mon quoi au juste ? Non, certainement pas. Kyran n’en aurait rien à faire de toute façon, d’une vulgaire crise de paranoïa. J’hésite pourtant, et plus l’hésitation s’accroit, plus le nœud coulant qui enserre ma gorge se resserre. Tout arrêter, maintenant. Décrocher pour de bon. Je me retourne et contemple mon massacre. Il semblerait que je n’ai plus le choix de toute façon. Je me fais violence pour sortir de ma chambre, que je ferme à double tours pour éviter que des inconscients ne soient témoins du bazar qui règne à l’intérieur. J’ignore mon angoisse et me fraye un chemin jusqu’au centre-ville. J’ai l’impression d’être une bête de foire, et devant le regard scrutateur de mon patron, je n’en mène pas large. Démissionner était de loin la meilleure chose à faire, et pourtant une fois dehors, le malaise me ronge toujours. M’oblige à m’y reprendre à plusieurs reprises avant de pouvoir allumer une maudite cigarette. Je tire nerveusement dessus et la nicotine qui m’incendie les poumons ne parvient pas à m’apaiser. J’ai la sensation d’être revenu onze ans en arrière. De me retrouver une fois de plus dans mon studio de misère à Londres, et de m’immiscer dans les tréfonds du MI6. Les autorités britanniques et le Gouvernement en vigueur n’étaient rien en comparaison de l’actuel. Je doute que les choses en restent là. Que cette maudite édition spéciale ne se contente de tourner en boucle sur tous les médias de la ville, avant de disparaître. Pouff.

Pouff… C’est ce que mon pauvre cerveau a dû finir par faire. Une erreur dans le système qui a forcé la machine à s’éteindre d’urgence. Je venais d’allumer une cigarette, dans une rue pleine de monde. Il n’y a plus de cigarette, seulement son goût sur ma langue. La populace a disparu elle aussi. Au lieu de ça, je me retrouve assis sur une chaise avec un violent mal de crâne. Je fronce les sourcils, fixe le sol et tente de rassembler mes pensées. Rien. Il n’y a rien, hormis le vide. Un trou noir qui gobe les événements survenus entre cet instant et ma dernière pensée cohérente. Je ne sais pas où je suis, n’y comment je suis arrivé là. Cette absence de repère me serre la gorge et le cœur. Froisse mon aplomb comme une vulgaire feuille de papier, et distille dans mes veines la chaleur de l’angoisse. Je relève lentement la tête, et pose un regard sur le décor alentour. Miteux, vide et glauque à tel point que je sens des frissons me courir sur la nuque. Et un type, imposant dans sa tenue aussi sombre que l’air qu’il affiche. Ah… les connexions viennent de se faire. Je me suis fait enlever, c’est aussi bête que ça. Pour me retrouver...? A tout hasard, je dirais quelque part dans les tréfonds de la tour d’ivoire du Gouvernement. Et évidemment après l’annonce publique et pseudo-comique, la cavalerie arrive en renforts pour bien faire passer la pilule.

« - Après le pauvre clown ridicule, c’est l’armée qui vient s’assurer que je ne touche plus à un clavier? » Ma voix ne flanche même pas. Sûre et aussi acerbe que ce qui se glisse dans mon regard alors que je dévisage le Shadowhunter face à moi. Puis celui qui entre dans la pièce. Mon cœur en rate un battement, pétrifié de se retrouver face à une ancienne connaissance. Que j’aurais préféré oublier. « - Ravi de te revoir Wesley, le noir sied mieux à ton teint que l’orange, vraiment… » Je me moque et joue à l’impudent. A celui qui ne craint pas ce qui s'apprête à lui tomber dessus. D’une certaine manière c’est le cas, quoi qu’ils puissent me faire, je m’en fiche. Je n’ai plus rien à perdre. Mais sous la surface, je tremble d’appréhension.

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MessageSujet: Re: Until it breaks {.pv}   Mer 26 Mar - 21:28



Ses pas résonnèrent dans les couloirs insalubres des sous-sols du bâtiment, bagne des individus susceptibles d'être une menace pour le pouvoir en place. Un sourire menaçait d'éclore sur son faciès, ses foulées étaient pressées, il avait du mal à se retenir de courir. À ses flancs, ses poings se serraient et se desserraient de manière continue, la tension dans ses épaules étaient visibles. Bien qu'il avait rejoint les rangs des Shadow Hunters et revêtu l'habit noir par utilitarisme et non pas par vocation, Wesley avait présumé, naïvement peut-être, que cette profession lui ferait vivre d'homériques tribulations, auxquelles il aspirait tant. Or, nonobstant les merveilleuses prérogatives venant avec l'uniforme, la plupart de leurs actions était quelque peu rébarbative : d'innombrables patrouilles, ça et là quelques arrestations sommaires. En bref, leur présence était, en ce moment du moins, plus dissuasive qu'autre chose. Toutefois, il y avait de temps à autres des tâches qui, grâce à leur qualité trépidante et stimulante, rattrapaient nettement le reste des besognes insipides, à l'instar de celle dont le milicien venait d'être enjoint de mener à bien. Lorsque Wesley fut convoqué dans le bureau de son supérieur hiérarchique, supputant une énième mercuriale, il ne s'attendait guère à être béni d'une mission si délectable. Aujourd'hui, lui et un ancien comparse de prison allaient enfin être réunis.

Débouchant devant l'entrée de la salle d'interrogatoire, le Spadassin prit un instant pour se collecter, passant une main dans ses cheveux plaqués sur son crâne, inspirant profondément. Wesley devait impérativement garder son zèle jugulé ; les hautes strates du Gouvernement avaient insisté : ils le voulaient en vie. Il tourna la poignée de la porte noire, qui pivota sur ses gonds tout en grinçant. Sitôt qu'il eut pénétré la pièce, le Hunter fut accueilli par une remarque sarcastique et faussement enjouée qu'il préféra ignorer dans un premier temps. Il régnait dans cette pièce une odeur prononcée d'humidité, la lumière froide et albescente des néons clignotants semblait s'étioler peu à peu et le silence alourdissant l'atmosphère était uniquement rompu par des gouttelettes d'eau s'écrasant au sol à intervalle régulier. Il l'aperçut alors, attaché à une chaise, toujours cet air frêle, vulnérable, livré au courroux vengeur du Séraphin Noir, véritable oblation ne demandant qu'à être consommée. Immédiatement, un brasier s'alluma en l'âme de Wesley, une colère impérieuse et incoercible, imbibant chaque parcelle de son être. Il lui brûlait de battre comme plâtre ce couard, cet apostat, de lui faire payer la juste rétribution de sa perfidie. Toutefois, vaille que vaille, le déchu s'empêcha de fondre sur son antagoniste, de lui broyer les os, de lui broyer le crâne sous son talon. Bien qu'il désirait tout cela aussi ardemment que faire se peut, Windsor s'astreignit à prendre son temps, aspirant à faire les choses correctement, minutieusement, se délecter de chaque seconde du supplice qui allait s'abattre sur cet androgyne. « Bonsoir, Aleksi. » articula-t-il finalement, clope au bec. « Je suis moi aussi fort content de te revoir, nous n'avons jamais eu l'occasion de nous faire nos adieux en bonne et dûe forme. » Arpentant la pièce à pas lents, décrivant de larges cercles autour de sa proie, Wesley savourait cette sensation exquise et très singulière qu'était de tester ses limites, de pousser sa patience jusqu'à son paroxysme, de juguler sa pétulance cruelle. « Tu es resté dans les vapes un bout de temps, peut-être souhaiterais-tu te débarbouiller quelque peu ? » fit-il d'une voix mielleuse, hochant imperceptiblement la tête à l'adresse de son collègue, un sourire sinistre finissant par s'étirer sur ses lèvres. L'autre milicien se saisit d'un drap et d'un jerrican d'eau, apposant rudement le morceau de tissu sur le visage du séquestré et renversant le liquide, imbibant la serviette. Ah, la torture par l'eau, un classique paraissant tellement anodin dont le Hunter était particulièrement friand ; il n'y avait aucune échappatoire, aucun moyen de se substituer à la suffocation et, de surcroît, cette pratique était extrêmement aisée à mettre en place. Après que quelques dizaines de secondes se furent écoulées, Wesley claqua des doigts afin de stopper son confrère. « Vivifiant, n'est-ce pas ? » demanda-t-il innocemment, extirpant une flasque du revers de son uniforme, dont il but une lampée. « T'es un type malin, Aleksi, tu sais déjà pourquoi tu es ici mais j'vais te le dire pour la forme : le Gouvernement n'aime pas trop qu'on farfouille dans ses dossiers sensibles. N'est-ce pas là la raison de ta première incarcération ? Tu n'es vraisemblablement pas aussi bon que tu aimes à le croire, l'ami. » Il se saisit d'une chaise, la planta juste devant son antagoniste et s'y assit, posant les bras sur le dossier. Tirant la dernière latte de sa cigarette, Wesley l'écrasa sur le dos de la main du scélérat et poursuivit sa tirade : « Néanmoins, tout ceci a du bon : nous allons enfin savoir de quel bois tu es réellement fait. »
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MessageSujet: Re: Until it breaks {.pv}   Sam 29 Mar - 20:42


Bonsoir… Autant de temps... Passé si vite. Je regrette amèrement d’avoir mis le nez dehors. D’avoir eu la folie de prendre un risque pareil. Pour une fois qu’une des brutes qui m’accompagnaient à chacune de mes sorties aurait pu être utile. L’amertume se glisse sur ma langue, et je m’abime un instant dans la contemplation du sol. Le silence me pèse. Mais pire encore, les gouttes s’écrasant au sol à rythme régulier et le bruit des pas de Wesley me rendent fou. Mon cœur s’affole, et l’impression d’être la proie d’un redoutable traqueur s’accentue. A la merci de ces brutes, incapable de faire quoi que ce soit. J’en regrette presque de m’être accroché à ma révulsion et de ne pas avoir fait l’effort d’apprendre à utiliser mes dons comme j’aurais dû le faire. Même en les contrôlant, je doute que mon refus obstiné à me nourrir me permette de jouer les sorciers correctement. Faible, mentalement et physiquement… Mon irritation augmente d’un cran et mes doigts se crispent. Encore heureux… Des adieux, j’en esquisse un infime sourire. La trahison est encore trop récente pour être oubliée. La Nouvelle-Orléans est devenue le centre du monde, qu’espérais-je ? Recommencer à zéro et voir toutes mes anciennes connaissances rayées de la surface du monde ? Peut-être. Mes craintes et angoisses me poussaient à le croire. Après tout, l’hiver polaire régnant à New York aurait pu être suffisant pour en détruire une bonne partie. Tu es d’un ridicule à penser des choses pareilles. Vraiment.

« - C’était la meilleure solution pour éviter les effusions de sentiments. » La désinvolture et l’audace ne me lâchent pas. Se collent à ma peau et ma langue pour effacer toutes traces d’angoisse. J’en viens même à relever la tête, et à détailler la sombre silhouette de l’ancien détenu avec une certaine insistance. Mon statisme n’aura tenu qu’un temps. Réduit en cendre par la sensation d’étouffement et le froid de l’eau sur ma peau. J’en avais oublié la présence du second milicien. Trop concentré sur son collègue et sur le malaise qui se glissait contre mes entrailles. Mes doigts se crispent et se relâchent, d’eux-mêmes. Possédés par des spasmes qui se glissent dans tous mes membres et continuent de me faire trembler une fois libéré du tissu assassin. Une quinte de toux m’échappe et je secoue la tête, cherchant vainement à débarrasser mes cheveux des gouttes qui pleuvent contre mes cils. « - Humide, plutôt… Mais efficace, je te l’accorde. » La réplique s’accompagne d’un infime haussement d’épaule et d’une œillade sombre en direction du soldat reposant sagement ses instruments de torture. Une mise en bouche, ce n’est qu’un avant-goût de ce qui m’attend. Des frissons se déroulent le long de mon échine et malgré moi, je me plaque contre le dossier de la chaise lorsque Wesley vient s’assoir face à moi. Piégé mais cherchant malgré tout à s’éloigner le plus possible du danger. Malin… Ironique ou sincère, je suis fatigué d’avoir cette étiquette qui se colle régulièrement sur mon front. Si tel avait été le cas, je ne me serais pas retrouvé à passer dix ans de ma vie derrière des grilles de fer. Et je ne serais pas là. A regretter d’avoir fourrer mon nez dans les affaires des autres. Plus encore, j’en arrive à regretter de m’être laisser charmer par un sourire et un regard de glace. Pauvre imbécile que je suis. Apprendre de ses erreurs est une chose qui me dépasse apparemment. Je garde le silence pendant un moment. Partagé entre tellement de sentiments contradictoires que je ne sais plus quoi penser.

« - Au moins je leur rends service : ils savent maintenant, tes chers supérieurs, que leurs ‘dossiers sensibles’ peuvent être consultés sans problème par le premier geek venu. » Par le premier type capable d’aligner une série de zéros et de uns correctement. « - Je n’ai jamais eu cette prétention. » Sarcastique, j’ai seulement le temps d’adresser à mon ancien collègue un léger sourire. Qui se retrouve aussitôt effacé par la douleur qui me transperce la main. J’en lâche un soupir de douleur, pis me mords la lèvre pour que ce genre de faiblesse ne se reproduise plus. Mes doigts se recroquevillent sur eux-mêmes et je contemple le cercle cramoisi qui me dévore le dessus de la main. Je frissonne d’angoisse lorsque qu’une sombre pensée se fraye un chemin dans mon crâne. Que savent-ils au juste sur moi ? La cicatrisation prendra du temps, mais je redoute que mes futures blessures ne viennent à trahir la nécrose qui se rue dans mes veines. « - C’est une excuse toute trouvée, je suis déçu Wesley. Te planquer derrière l’uniforme et des ordres, pour régler tes comptes. Je te croyais bien plus fin que ça. » Je ravale l’affliction, retrouve mon aplomb de façade et me redresse sur ma misérable chaise. Une part de moi s’insurge, me hurle que le silence est ma meilleure défense. Je ne dirais rien, ne trahirais jamais mon employeur. Mon silence s’arrête là. Je suis incapable de faire profil bas, jouant à la tête brûlée par pur réflexe. Une habitude qui me colle à la peau, et qui exacerbe mon inconscience.

« - Elle est là la fierté du Gouvernement ? Engager d’anciens taulards pour leur refiler les sales besognes et éviter de se salir les mains. C’est prestigieux, dis-moi, d’appartenir au corps d’élite du troupeau ? » Je leur jette tour à tour un regard un brin dédaigneux. Moi qui m’attendais à me retrouver face à l’élite de l’armée. Des soldats de carrière et non pas des anciens taulards ou autres rejets de la société raisonnant avec leurs poings plutôt qu’avec les quelques neurones qu’ils peuvent encore posséder. A croire que les anciens détenus sont les plus dociles et font les meilleures recrues.

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MessageSujet: Re: Until it breaks {.pv}   Dim 6 Avr - 17:55





Il ne sourcillait pas. Il ne disait mot. Il ne faisait qu'observer sa proie. Tous ses muscles étaient bandés, il s'agrippait au dossier de son siège à s'en blanchir les jointures. Son âme était écorchée à vif par tant de passivité, toutes les cellules de son corps le sommaient de fondre sur le traître et de le brutaliser. Pourtant, Wesley chérissait chaque seconde qui passait, se prélassait dans la simple contemplation de sa victime, se délectait du simple fait de la savoir à sa merci.
Instinctivement, ses doigts allèrent à l'endroit où, sous son uniforme noir, ses cicatrices se trouvaient ; juste en dessous du cœur. Elles ne lui avaient plus causé de douleur depuis des lustres mais en présence de cet individu, ces stigmates semblaient le démanger pour une obscure raison. Au moment des faits, lorsque le criminel avait passé les portes de l'infirmerie de l'établissement pénitencier, pour avoir comme seul accueil quatre membres du clan avec lequel il commerçait, il avait très vite compris. Aleksi, ce félon, l'avait trahi, l'évinçant par la même. Le truand ne leur en avait pas voulu ; ils n'avaient fait qu'appliquer les règles d'un jeu qui leur était supérieur et établi depuis la nuit des temps. D'ailleurs, il n'avait même pas tenté d'en découdre – cela aurait été vain – acceptant son destin avec résignation, se jurant que si par miracle il s'en sortait, il ferait payer la monnaie de sa pièce à ce scélérat.

Lorsque Wesley entendit la sentence d'Aleksi, sa réaction fut primesautière, instinctive, inconsciente, sa résolution ployant enfin ; d'un bond, il fondit sur le hacker, dégainant son couteau d'un geste fluide, capturant la mâchoire du traître de sa main gauche, la tenant solidement et apposant sa lame sur la jugulaire saillante du jeune homme. « Ne te méprends pas, Aleksi. Les ordres que j'ai reçus sont la seule chose qui te maintiennent en vie. Si ça ne tenait qu'à moi, je te trancherais la gorge et te laisserais te vider de ton sang dans cette cave miteuse. » siffla-t-il d'une voix dangereusement calme, son visage se tenant à quelques millimètres à peine de celui du transfuge. La pression que Wesley appliquait sur son arme fit perler une goutte de sang sur le tranchant de la lame. Du sang sombre, fuligineux. « Uh-oh. » fit éloquemment le Hunter, libérant sa proie de la menace et se rasseyant. « Voilà qui est fâcheux. » Bien que le milicien n'avait guère suivi sa formation avec beaucoup de diligence, il avait tout de même glané ça et là quelques informations : une hémoglobine sombre était la caractéristique patente du statut de Daybeaker. « Vérifions qu'il ne s'agit pas là d'une simple coïncidence ! » fit-il, une inflexion chantante dans la voix, plantant d'un geste brusque sa lame dans le dos de la main d'Aleksi, faisant jaillir une gerbe de ce liquide vital incriminant. Extrayant le couteau, le contemplant de près, ses sourcils s'élevèrent ; aucun doute possible, le sang sur la lame était d'une teinte plus sombre que la normale, l'androgyne était bel et bien une aberration de la nature. Wesley opina du chef à l'adresse de son coéquipier, quitta la pièce sur-le-champ, allant colporter la précieuse information aux autorités compétentes.

« Je ne comprends vraiment pas pourquoi tu te montres aussi insolent, bonhomme. Si tu continues à débiter ce genre d'inepties et que ça ne me fait pas réagir, tu as l'air d'un gland, tu es donc perdant. Si tu continues à débiter ce genre d'inepties et que ça me fait réagir hé bien ma foi, tu seras encore plus perdant. » dit-il d'une voix posée. Le Séraphin Noir ne faisait guère grand cas des invectives de son prisonnier ; il ne portait guère d'égards à ses employeurs et son enrôlement était dû à un plan qu'il avait savamment ourdi et non pas à cause d'un recrutement fort peu regardant.
Il fallait tout du moins concéder au séquestré qu'au vu d'une telle jactance, il n'était guère impressionnable. Mais ceci n'était pas à propos de l'impressionner. Ceci était orchestré en vue de faire résonner la peur en son essence, de répandre dans son âme le poison d'une angoisse latente et éternelle. Ce serait un phénomène insidieux au premier abord ; Aleksi panserait ses plaies et croirait sans doute que ses tourments s'arrêteraient là mais il n'en serait rien. L'androgyne se réveillerait de manière impromptue durant la nuit, haletant, baigné dans sa sueur froide, les yeux plein d'épouvante. Lorsque ses doigts effleureraient amoureusement un clavier, ses forces subconscientes se rebelleraient et son cœur serait enserré par un étau glacial. Là était la vocation de ce genre de conciliabule malévole : de briser la victime et de retourner son esprit contre elle-même. « Je trouve cela assez ironique que tu dises cela, d'ailleurs. Il est probable que tu travailles pour le compte de quelqu'un, que tu sois un simple sous-fifre, que tu fasses les '' sales besognes ''. Et pourtant, c'est toi qui es assis sur cette chaise, esseulé, en phase de te rendre compte à quel point tu es perdant. » fit-il, comminatoire, enfilant avec une lenteur appliquée ses poings américains.


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MessageSujet: Re: Until it breaks {.pv}   Mer 9 Avr - 21:18


La patience n’est en rien une qualité, mais au contraire une perte de temps. Pour certain du moins. Et l’homme qui se tient face à moi fait partit de ce lot. Je m’attendais à ce qu’il faiblisse, et laisse son beau ressentiment prendre le dessus. Pas aussi rapidement. Et pas aussi brutalement. Ma réaction va de pair avec la rapidité avec laquelle il vient de se lever. Je recule, bêtement, me crispe et penche la tête pour vainement éviter le contact de la lame contre ma peau. J’en frissonne, déglutit avec toute la difficulté du monde. Mon sang se heurte avec violence contre mes tempes, assourdit les bruits alentours et les paroles qu’il me lance avec calme. C’est ça, qui me dérange le plus. Ce calme qui n’annonce rien de bon. Et plus je m’échine à rester de marbre face à cette dangereuse proximité, plus mes muscles se tendent. Un sourire effleure mes lèvres, les étire dans un rictus de provocation. Je n’ai que ça, mon éloquence et l’illusion d’une attitude désinvolte, pour cacher la destruction qui est en train de s’opérer sous ma peau.

« - Oh, je n’oublierais pas de les remercier alors. J’imagine à quel point la situation doit être frustrante pour toi dans ce cas. » Je serre aussitôt les dents, la brûlure sur ma gorge devient dérangeante. Et bien rapidement, l’odeur du sang se glisse dans mes narines. Les frissons courent le long de mon échine, la déchire pour mieux me faire comprendre que la situation vient de basculer encore un peu plus dans le sombre règlement de compte à sens unique. « - Non… » Le murmure m’échappe, frôle mon tortionnaire avant qu’il ne me lâche et retourne s’assoir. Je m’inquiète toujours pour les mauvaises raisons. Je massacre un homme jusqu’à ce qu’il ne soit plus qu’un tas informe, et je m’inquiète seulement de ce que les autres pourraient penser s’ils venaient à apprendre le pourquoi de ce geste. Et là, je m’inquiète de ce qui risque de se passer une fois ma véritable essence révélée. Je n’ai pas le temps de chercher plus longtemps qu’il s’exécute déjà pour confirmer ses doutes. Le choc me coupe le souffle, me déchire le bras et le laisse possédé de convulsions une fois la lame retirée de la chair à vif. Aucun soupir, aucun gémissement n’est venu briser le silence. Je me contente de trembler comme une feuille, de me mordre la lèvre pour ravaler les larmes et la douleur. Je relève la tête, et derrière le voile qui me recouvre les yeux, j’aperçois la seconde brute qui quitte la salle. Maintenant c’est une certitude : j’ai peur.

« - Une nouvelle habitude. J’ai arrêté de trembler face à mes ennemis. » Menteur. Le mensonge est parfait, je me surprends même à y croire. Ma main me lance, et le sang qui ne cesse de s’en échapper m’indispose. « - Je suis facile à attraper. » Tellement facile à attraper que c’en est ridicule. Je fronce les sourcils, et m’abime un instant dans la contemplation des gouttes écarlates qui s’écrasent au sol. Un sous-fifre… Si Kyran ne m’avait pas recruté pour fouiner dans les dossiers du Gouvernement, l’aurais-je fais de moi-même ? Je me suis souvent posé cette question. Et toujours la même réponse me revient. Oui. Je l’aurais fait. La dépendance dépasse ma volonté, et ordre ou non, le résultat aurait été le même. « - Tu te trompes, je ne suis le sous-fifre de personne. Je n’ai pas besoin d’avoir des supérieurs qui me disent quoi faire pour agir. » Je repose mon regard sur lui, scrutateur et aussi glacial que l’air environnant. Sous la douleur et la pulsation de mon sang, je commence à sentir les relents de ma claustrophobie. L’air peine à se frayer un chemin jusqu’à mes poumons. C’est infime pour l’instant, mais l’angoisse me ronge. Une nouvelle chose que je me dois d’ignorer et contre laquelle je dois lutter. Se dissimuler derrière un masque est aisé, le conserver le plus longtemps possible est une tâche bien plus ardue. Et je vais devoir m’y employer pour éviter de lui offrir ce qu’il attend. Ma peur et mes angoisses resteront contenues, enfermées dans les tréfonds de mes entrailles pour se contenter de me ronger de l’intérieur. Et rien de plus.

« - Tu perds ton temps Wesley. Vous perdez votre temps. Et contrairement à vous, je n’ai rien à perdre. » Je le lance dans un souffle. Plus faiblement que je ne l’aurais voulu. L’hémorragie m’affaiblit plus rapidement que je ne le pensais. Ajoutons à cela un jeûne qui dure depuis quelques jours et l’on obtient un mélange affreusement répugnant. Une fois encore, je me redresse sur ma chaise, déjà peu confortable à la base et que le devient encore plus à chaque seconde qui passe. Ma gorge se serre, mes doigts se crispent contre les accoudoirs miteux, et tout mon corps s’insurge en voyant le soldat enfiler son nouvel instrument de torture. Je lutte contre la main qui enserre ma gorge et l’aridité qui règne sur ma langue afin d'avaler ma salive. Si toutes les fois où j'ai pu voir mon ombre prendre le contrôle de la situation m'ont fortement dérangé, en cet instant, je n'attends que ça. Qu'elle se manifeste et me sorte de cette mauvaise passe. C'est pathétique, et je ne peux m'empêcher d'esquisser un infime sourire. Une ombre, qui disparait aussitôt tant elle n'a rien faire là.

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Do I have to run and hide ?

I get the feeling just because. Everything I touch isn't dark enough. If this problem lies in me. I'm only a man with a chamber who's got me. I'm taking a stand to escape what's inside me. I'm turning to a monster. And it keeps getting stronger.
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