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 Ce n'est que haine et tendresse. [Pv. Anodea]

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Sink me in the river at dawn

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↳ Nombre de messages : 5907
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↳ Métier : Responsable du Blanchiment d'argent & petit plus, de la Menrva.
↳ Opinion Politique : *Insérer une bombe ici* Quel gouvernement?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3, 4 en transformations et mère de l'année et 1, faiblesse à l'argent.
↳ Playlist : Black Roses by Clare Bowen. Follow me down by The pretty reckless.
↳ Citation : « Nights avoiding things unholy, Your hand slips across my skin. I go down on you so slowly, Don't confess none of your sins. »
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MessageSujet: Ce n'est que haine et tendresse. [Pv. Anodea]   Sam 15 Sep - 21:31



La morsure de l'air sur sa peau, tout comme la dureté du lit où elle se trouvait l'agaçait. Pourtant, ses yeux restaient obstinément clos. Refusant d'obéir à leur propriétaire, qui commençait à se demander si elle n'avait pas découcher... Une fois de plus. Il était rare qu'elle se retrouve à se promener la nuit, depuis que son frère l'avait enfermé dans sa chambre, nuit après nuit. Question de s'assurer qu'elle n'essaierait pas de le tuer une fois que le sommeil l'eu envahit. Bien, qu'elle maudissait cet idiot de l'enchaîner comme un chien, elle comprenait qu'il tienne à sa vie. Elle n'en grogna pas moins de mécontentement aux souvenirs de ses moments où, elle tapait furieusement contre la porte de sa chambre et l'entendait rire. C’était à ses moments précis, qu’elle se souvenait qu’ils n’avaient aucun lien de parenté et s’en soulageais. Bien qu’ils furent éduqués côte à côte. Il était bien plus cruel et de manière volontaire, qu’elle ne le supporterait jamais. Non, elle ne déniait pas son côté légèrement haineux.


De nouveau, un son plus près d'un animal, monta le long de sa gorge pour s'échapper d'entre ses lèvres. Alors, que ses paupières lui rendaient définitivement la vue. Sans pour autant avoir bougé, elle semblait être un corps vide de toute âme, coincé dans un manège adapté pour les enfants et non pas... enfin, si, elle avait encore le corps d'une gamine, n'ayant pas le plaisir, de posséder de jolies formes pour appâter un homme. Son corps juvénile était parfait pour se glisser là où d'ordinaire un corps adulte ne devrait plus aller.

Figé dans cet amas de rouille, autrefois endroit de plaisir innocent, la jolie blonde se décida à ne pas bouger d'un pouce. Sentant sa cheville étroitement coincé entre les barreaux qui composait la structure. Comment avait-elle pu atterrir ici? S'en était désespérant. Plus le temps passait et plus elle semblait certaine de finir suicider... Et tout ceci, serait la faute de dame nature qui la forçait à dormir de temps à autre. Loin d'être assez sociable pour se permettre de hurler à l'aide, elle se contenta de soulever légèrement le haut de son corps, constata qu'elle était bien coincée et se laissa retomber au sol, dans un soulèvement de poussière.

Loin de paniquer, elle se mit simplement à chantonner, comme Angélique ne le faisait plus qu'en privé. Laissant sa voix délicate s'élever très bas dans les airs. Ne voulant surtout pas être coincé à endurer une conversation poli, de la part d'un habitant qui ne l'aimait pas plus que son supposé frère. Les mots qu'elle prononça n’étaient pas ceux de la langue locale, sachant que sa mère lui avait appris celle de son pays d'origine. Mais, la sensation d'une berceuse, reste la même... Que l'on en comprenne le sens ou non. Et c'est ainsi, qu'elle se perdit dans la contemplation du ciel encore nuageux, se demandant si un jour elle serait délivrée de ses réveils désastreux.
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MessageSujet: Re: Ce n'est que haine et tendresse. [Pv. Anodea]   Dim 16 Sep - 17:40


    Anodea M. Crowley & Angélique R. Nikos


    Ironie, mot à la saveur amer qui entretenait le parcours d'une histoire pas comme les autres.
    Plaisir et jouissance d'un sentiment, l'amour alimentait sa vie. Il lui dictait sa loi comme la princesse de Cupidon. Un rouge dévastateur de bonheur, drogue aux milles senteurs dont le fumet vous soumet. Les paroles d'une ballade au creux de l'oreille, elle marchait dans l'ombre. Le tissu de sa robe volait à l'allure de ses pas, elle s'avançait sur le sentier d'un souvenir des temps d'autrefois.
    Un parc ravagé par les malheurs du temps. Ce décor démontrait combien les temps présents n'avaient plus lieu d'être. Un endroit qui déterminait la fin d'une existence, un monde dans lequel les enfants n'avaient plus leur place. Le pouvoir seul traduisait son image de marque tandis qu'ils acceptaient tous de s'y résoudre. Moutons suivant le berger, la masse humaine perdait de sa valeur aux yeux de l'enchanteresse. Seul l'innocence, qu'ils s'amusaient à bafouer de leurs actes irréversibles, comptait ici bas. Préserver ce trésor qui fût et sera toujours l'origine de nos instincts comme de nos maux encore cachés. Seul et unique moment de tendresse dans ce supplice de survie qui fût réduit à néant. Un but, un essentiel dans lequel elle se réfugiait chaque jour...

    Aujourd'hui, Anodea lâcha prise. Aucun doute pour venir brisé son élan, elle observait chaque parcelle qui se présentait à son regard. Un cadeau, une marque d'estime qu'elle souhaitait trouver en ce soir obsédant. C'est alors qu'elle se rappela l'image de ces dernières heures, quand elle était encore en charmante compagnie. Le visage d'un jeune garçon blond au teint parfait lui fît preuve d'une affection certaine quand il déposa ses lèvres sur sa joue. Un au revoir délicat contant le romantisme d'un instant. Baiser émotionnel auquel elle envisageait de répondre au quintuple.
    Elle s'enticha de cette idée, lui offrir tout ce qu'en ce monde pourrait lui remémorer la beauté. Elle se pomponna délicatement, fleurant sa peau d'un maquillage simple et dégagé. L'amoureuse originale en quête de satisfaire les besoins de son amant trouva un vieil album poussiéreux. Un livre narrant les aventures d'une méduse enracinée dans les méandres de l'océan jusqu'au jours où un tremblement de terre vint à la libérer pour qu'elle puisse découvrir les innombrables scènes d'une vie qui fût et perdurera dans les mémoires. Un inestimable don que celui de la sagesse ancienne. Heureuse de par cette mission accomplie, elle mourrait d'impatience de ne pouvoir avancer le temps. C'est alors qu'elle décida de s'installer sur une ancienne fabrique, balançoire abîmée par les caprices du temps.. Rêvassant, méditant sur son être de chair obnubilé par l'insatiable désir d'extase... Elle lu trois fois le petit diamant caché au creux de sa main, avant de fermer ses paupières. C'est alors qu'elle retrouva quelques morceaux d'image de son enfance dorée, calfeutrés par l'horloge immortelle. Des poupées par milliers, des jouets de pierre et de bois, des déguisements de serviteur... Tout une panoplie d'objets engendrant les espoirs du jeune âge. Des vêtements recouvraient le sol de sa chambre tandis qu'elle se perdait dans l'onirisme de sa main créatrice. Un voyage dans le passé, une mémoire retouché avec soin, elle entrait dans le mensonge rassurant.

    L'illusion d'une belle histoire où jamais oh non jamais le malheur existera. Une fraîche naïveté bientôt foulée mais pour l'heure, seul le sourire faisait figure de Dieu. Une odeur, celle de son ancêtre, grand mère merveilleuse, illuminatrice des voies de la Terre, elle auréolait la chaleur humaine avec abondance tandis que la gamine virevoltait au rythme de son enseignement. Elle souhaitait lui ressembler, elle voulait tant paraître égale à cette femme qu'il lui arrivait parfois de se sentir possédée lorsqu'elle chérissait ses divers amants juvéniles... La chambre briquée qui laissait apparaître le vaste jardin de sa fenêtre changea. Elle se retrouva dans le l'obscurité, un cri sourd vint frapper son imagination tandis qu'elle se retrouva sous des allures sauvages. Recroquevillée près de centaines de cadavres marchant à l'horizon. L'aube vint et c'est alors qu'elle rejoignit la réalité. Une chose imperceptible venait de mettre un terme à ses expériences ésotériques une transition conduite dans l'horreur avant de faire peau neuve. Elle ne compris pas la signification de sa pensée encore imprégnée mais elle fût distraite par ce même chuintement qui troubla son art quelques secondes plus tôt.

    Anodea se dirigea à l'aide de son ouïe qui balayait le son du vent et des craquèlements causés par sa démarche lente et craintive. Elle s’arrêta à plusieurs reprises quand elle parvint à reconnaître ce qu'était ce parasite de la concentration. Un chant, un frisson parcouru par cette voix douce et envoûtante vint à choquer son corps. La jeune femme se précipita vers le son agréable puis tout à coup, le silence. La fouille des débris fût pénible et hasardeuse mais elle reconnu un souffle. Sauvetage mystérieux, une aide en perdition, une chance du destin que de se retrouver une nouvelle fois dans l'entrecroisement de ces étonnantes rencontres. La sorcière délivra la cheville de la victime. Une proie du désarrois qu'elle n'avait pas oubliée. Une de ses personnes qui vous glace le sang et vous appâte, une libellule à l'aile unique. Hypnotique, elle fit place au silence, relevant de ses mains, la chevelure longeant la crasse d'un visage digne d'une muse. Elle observait la jeune beauté. Seul l'observation, seul son regard traduisait son attention particulière mais elle ne pu s'empêcher de relâcher ses pensées protectrices.


    La mort t'emportera comme la feuille solitaire.
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MessageSujet: Re: Ce n'est que haine et tendresse. [Pv. Anodea]   Lun 17 Sep - 0:33



C'était un chant que l'on aurait pu entendre sur un champ de bataille, après que l'hécatombe ait prit fin. Un hommage à la terre et ses bienfaits, tout comme à la perversité de l'homme et de sa soif de pouvoir qui nourrissait la terre d'un liquide couleur du rubis, la rendant amer par son aigreur. C'était un chant que sa mère lui avait chanté, lorsqu'elle devait faire l'effort d'endormir la petite fille qu'Angélique avait été. Un petit bout de femme triste lorsque le sommeil venait l'emporter, puisqu'elle était persuadée que demain était un autre jour et qu'elle se refusait à abandonner aujourd'hui. Le vivant comme la trahison que l'on acceptait tous sans broncher. Oui, ce chant avait bercé ses craintes enfantine et sans fondement. De la voix de sa mère on s'était servi pour la rassurer et qu'elle puisse fermer ses paupières, un sourire attendri étirant ses traits.

C'était un chant que sa sœur avait reprit, cherchant à remplacer cette mère désormais trop occuper pour venir les border. Le gamin adopté prenant tout son temps et son amour, n'en laissant que peu pour ses jumelles adorées. C'était ce chant, qui avait empêché Angélique de sombrer dans les doux pièges de la jalousie. Se raccrochant à la voix de sa sœur pour s'endormir innocemment dans ses bras.

C’était un chant que sa mémoire avait gardé, sans pour autant lui laisser l’accès à tous ses souvenirs. Ému, sans savoir pourquoi, elle laissait sa voix marcher sur les traces des deux femmes de sa vie. Sans savoir qu’elle reprenait une scène déjà vécu, si on oubliait quelques détails. Juste consciente que ce chant la calmait et la réconfortait.

De minute en minute, elle voguait sur un délire d'images que lui procurait cette mélodie. Oubliant la douleur qui semblait faire battre sa cheville, au même rythme que ses mots. Inconsciente du monde dans lequel elle se trouvait, ignorant qu'à l'Instant même, une oreille attentive avait perçu sa mélodie et la suivait. Telle une proie capturée par le chant de la sirène, une autre silhouette se dessinait à l'horizon, s'avançant vers l'autre victime. La recherchant, sans même le savoir... Savoir qu'elles se connaissaient. Non pas de longue date, mais c'était tout comme, vu la complexité de la relation qui reliait Angélique à celle qui allait lui venir en aide.

Son chant continua de flotter dans l'espace, alors, que le bruit d'une brindille attirait son attention. La ramenant à l'instant présent, détruisant l'image d'une forêt peuplé d'être immonde, qui envahissait ses pensées. Le corps athlétique de la jolie brune lui fit rater une respiration. Non, ce n'était pas dû au désir qu'elle aurait pu inspirer, mais bien aux sentiments contradictoires qui se bousculait à l'intérieur de sa frêle carcasse. Elle en resta pétrifier, ses lèvres bougeant désormais, sans qu'un seul n'en soit prononcé. Ses lèvres muettes restant le seul vestige de cet instant qu'elle avait partagé avec ses souvenirs inconnus.

Animal sauvage, elle ne bougeait pas d'un pouce, alors qu'on libérait sa cheville de l'étau qui la tenait prisonnière. Chacun des gestes de l'autre femme était suivie de près, par ses yeux qui ne cessaient de suivre ses mains. La laissant faire de peine et misère. Le contraste du plaisir d'être libre et du dégout de l'avoir été par elle, lui lacérait l'estomac. L'empêchant de remercier convenablement l'intruse. « La mort t'emportera comme la feuille solitaire. »

La voix était tendre, il y avait même quelque chose de protecteur, ce qui arracha une grimace invisible d'écœurement à la blesser. Son regard qui jusqu'alors, n'avait pas quitté les mains de la femme vint se braquer sur son visage, le détaillant effrontément. Laissant la minute qui suivi passer, elle ne fit pas un geste pour s'asseoir, se laissant étendu à même le sol aussi crasseux que sa personne. « La mort est une amie qui se joue de moi, jour après jour et nuit après nuit. Me promettant des merveilles, autant que les pires tortures. La mort est ma compagne, celle dont je ne peux me passer, mais que je ne peux supporter. La mort est la seule femme de ma vie qui vaille la peine que je me réveille. » Ce devait être la première fois qu'elle parlait en présence de cette inconnue et pourtant, elle avait parlé plus longtemps qu'avec quiconque depuis des mois. Se souvenant néanmoins des bonnes manières, Angélique se força à ajouter, de façon beaucoup moins naturelle… « Merci. »
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MessageSujet: Re: Ce n'est que haine et tendresse. [Pv. Anodea]   Dim 23 Sep - 16:25

    Il avait suffit d'un mot, d'un seul. Une boule, un frisson au creux de l'estomac s'étendant sur le reste de son corps. Cette jeune femme au teint pâle, elle le déclenchait dans un moment furtif de tendresse. Elle sombrait, certes, mais pour Anodea, cette phrase traduisait si bien ce qu'elle éprouvait envers cette fraîche jeune fille en fleur. La beauté du destrier de la mort. Une once de soupçon d'âme, une ressemblance frappante d'une essence déposée là, en son sein, en leur sein... Compagne de la faucheuse, elle se releva avant d'enlacer le corps inerte de la belle victime du soir. Elle la porta dans un élan de douceur tandis que son imagination reprenait la part qui lui revenait de droit. C'était une belle soirée d'automne, cheveux dansant avec les feuilles rouges mortes, une brise insatisfaite, changeant sa direction à sa guise. Elle vaguait là, songeant au rêve soudain. Les nuages disparaissaient pour laisser place aux étoiles éteintes depuis longtemps. Une vision de ce qui n’existait plus, une énième confirmation des éléments vagabonds qui s'amusaient à ne lui montrer que l'allure du temps.
    Une marche dans une foire inconnue commença en sa tête. Elle portait toujours la demoiselle mal au point. C'était comme si les dernières paroles qu'elle avait prononcé plus tôt les transportaient dans le tourbillon de la vie. La réalité se mélangeait à son imagination alors qu'elle fût en proie à une migraine infligée par le surplus d'émotions.
    Elle s'agenouilla, retenant la force de ses bras afin de ne pas abîmer son reflet d'âme... La vie, la mort, indissociables, insatiables et surprenantes. Hélas, elles en étaient les esclaves. Soumise d'un monde imagé et pourtant si réel, il ne leur restaient plus qu'à vivre ainsi.

    C'est alors que la sorcière se reprit en main, pour le bien de son alliée, elle se hâta et déposa la jeune femme sur un tas de mousse vert, recouvrant par endroit l'ancien tourniquet désormais prisonnier de la nature. Les paupières tremblaient tandis que sa main vint se caler dans la sienne. Anodea ne saisissait pas la logique de l'instant. La belle prenait soin de la recouvrir de son gilet mais le froid vint à la fouetter à son tour. Le contexte était effrayant et glacial; cela les enveloppait avec une parfaite grâce.
    Anodea l'observait, curieuse, tandis que le souffle de cette mystérieuse rencontre dérangeait l'élan d'une méditation silencieuse. Elle saisit la barre de fer de l'engin sur lequel elle se reposait et commença à le tourner délicatement. Elle fût comme entraînée soudainement d'une envie de laisser place à son art; sans crier gare le côté théâtrale de la brune reprenait le dessus sur le rationnel.


    La mort n'est que le fléau d'une vie,
    Quand tu rendras l'âme, pries;
    Pries pour que le diamant dérobé de la pie,
    Soit l'instrument du sourire vers l'hasardeuse sortie.


    Elle déversa ses mots au rythme du manège puis se pencha auprès du corps de l'endormie, lui déposa un baiser sur le front puis elle vint à lui donner quelques claques délicates prenant soin de ne pas écorcher sa si belle peau satinée. La lenteur qui se dégageait de la scène infligeait à Crowley l'intensité des sentiments; qui éclataient comme par centaine de coups de poignard en son ventre. Elle ne fût pas surprise, simplement étonnée qu'une telle submersion sentimentale vienne à s'exprimer une fois encore lorsqu'elle frôlait l'existence de cette autre femme. Quels mystères se cachaient en cette inconnue? Pourquoi leurs chemins se croisaient ils? Que pouvait elle lui apporter de nouveau dans son parcours déjà trop long?
    Les diverses questions résidaient, elles s'installaient là et ne bougeaient pas d'un cil. Elle examina sa cheville, la belle au bois dormant n'agissait pas non plus. Le moment devenait trop lourd à supporter, elle s'impatientait, craignant exagérément la gravité de la situation. Elle fût alors prise de panique, en proie aux doutes, elle lui décrocha une claque cette fois ci plus percutante. Choquée, s'angoissant de la conséquence de son geste brutal, elle hurla, s'aidant de sa respiration ventrale.


    Réveille toi, réveille toi, non tu n'es pas mienne.

    La justesse de ces expressions sonnait maladroite. Une phrase déchirant ces instincts, incapable de traduire la signification exact du son libérateur présentement épanoui. Elle préféra s'éloigner du corps étendue afin de se cacher entre ses mains fautives. Les larmes déferlaient ses joues comme les ruisseaux éternels. Pure folie... Hélas, il en aurait été préférable plutôt que de voir jouir ce monstre émotionnel qui la guidait sur le sentier de son choix. Pantin dépressif, elle leva les yeux au ciel et commença à se calmer, elle regardait le ciel dictateur d'une soudaine réminiscence. Les astres en tourneurs de page, le temps n’existait plus dorénavant...
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MessageSujet: Re: Ce n'est que haine et tendresse. [Pv. Anodea]   Mar 25 Sep - 23:15



Son regard restait fixé sur ce visage qui lui était si étranger, si familier. Elle en apprenait les moindres traits, dans ce silence persistant qui avait suivi ses premières paroles. L'électricité avait envahi leurs corps. Ce contre choquant sans cesse. Triste résultat du contact de la peau de la dame sur la sienne. La froideur contrastante de l'ange, envahi par la chaleur de l'autre, laissait cette impression. Tout comme, le visage de sa sauveuse semblait être fait pour ne pas être oublié. Ce tiraillement de leurs êtres, reflétait à la perfection la tempête qui faisait rage sous l'apparente froideur de la jeune. L'envie de la repousser, de hurler qu'elle ne pouvait pas supporter sa présence et de fuir toutes ces complications que la sorcière faisait naître dans sa solitude. Cette envie là, semblait plus que persistante, autant que sa peur qui ne faisait que s'accroître à mesure qu'on la traînait loin de son lieu de torture.

Par moment, Ange croyait même entendre murmurer son esprit. D'une toute petite voix, féminine et enveloppante de tendresse, elle entendait des mots cruels se former. Parfois, une ombre d'une part d'elle-même, lui étant inconnu, voulait grandir et prendre le contrôle. À ces moments-là, ses mains la démangeaient. Elle se voyait parfaitement attraper ce cou parfaitement lisse, pour mieux le serrer jusqu'à voir ce corps prendre une teinte bleuâtre! Il lui arrivait, même, de ne pas pouvoir se retenir et de prévoir à l'avance comment elle la ferait tomber dans un ravin... Mais, jamais, elle n'était arrivée à s'en débarrasser. Une autre part de sa personne, souhaitant sans cesse son contact. Recherchant son attention et sa tendresse.

Son esprit divaguait, oubliant sa cheville blessée. Tout ce qui avait de l'importance, c'est cette femme, qui lui était venue en aide. Étrangement, son contact la rassurait et calmait sa part de folie, que tous maudissaient. Tout en réveillant son côté sadique qui ne voulait s'attacher qu'à sa survie et non pas à ce corps qui finirait par pourrir, enterrer sous terre avec les créatures rampante. Mais toute autre réflexion fut tuée dans l'instant. La froideur d'un sol moelleux venant la faire frémir de surprise. Sans le savoir, ses paupières s'étaient closes, sous l'effet magique de cette douce entité. Profitant de l'étrange accalmie, sûrement prélude à sa crise, la jeune blonde resserra l'étreinte de la main qui s'était glissé dans la sienne. Venant emmêler ses doigts à cette créature qu'elle voulait tant détester.

Laissant ses yeux se reposer, tous ses autres sens étaient en éveille, profitant de la chaleur de la veste qu'on lui posait délicatement sur le corps, tout comme de la sensation que le tourniquait lui procurait, alors, qu'il tournait légèrement. Grinçant son mécontentement d'avoir été oublié trop longtemps. « La mort n'est que le fléau d'une vie, Quand tu rendras l'âme, pries; Pries pour que le diamant dérobé de la pie, Soit l'instrument du sourire vers l'hasardeuse sortie. »

Elle senti son coeur se serrer et une incapacité à briser cet instant. Il était rare qu'on l'empêche de fuir, par une simple présence, mais elle devait reconnaître que la brune avait le tour de l'enchaîner sans chaîne. Elle senti à peine le frôlement des lèvres qui venaient lui caresser le front, encore moins les quelques claques, qui avaient pour but de la réveiller. Bien, qu'elle ne savait point si elle dormait réellement. Un choc plus grand, la fit réagir intérieurement. Ange ne s'en était pas entendu, trop obnubiler par la simple proximité d'une telle femme. « Réveille toi, réveille toi, non tu n'es pas mienne. »

C'est à ce moment, qu'Angélique redécouvrit le bonheur d'observer de ses yeux. Profitant de l'instant maladroit et intense pour souffrir et apprécier la distance qu'elle avait mise entre elles. Ses larmes avaient quelque chose de glacial et son cœur s'accéléra sous l'effet d'une telle sensation. Sans pouvoir se retenir, la belle se releva en silence, comme elle seule savait faire et s'approcha en sautillant de celle qui l'avait aidé. Pousser par sa haine de tant l'apprécier, elle resta un instant là, inerte comme une coquille vide. Avant de glisser de nouveau sa main dans celle de la brune et y emmêla ses doigts pour mieux avoir l'impression d'être près d'elle. Sous le coup de l'instinct, Ange la força à s'asseoir, pour mieux placer ses jambes de chaque côté des siennes et venir l'enlacer. Au risque d'appuyer sur sa cheville et d'empirer son état. L'instant était d'une telle tendresse et d'une telle incompréhension, que l'instinct de panique omniprésent chez la jeunette prit le déçu.

Ange commença donc, par déposer un baiser rapide sur le cou de la belle, innocent comme elle seule savait l'être. « Ne pleure pas s'il te plait. » Puis, elle réitéra l'expérience, finissant toutefois, par mordre sa peau jusqu'à sentir le goût métallique du sang. Un geste qui dénaturait sa tendresse, mais qui convenait à son envie de l'éliminer de sa vie.
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MessageSujet: Re: Ce n'est que haine et tendresse. [Pv. Anodea]   Dim 7 Oct - 16:26

    Le tourniquet continuait sa danse tandis qu'une autre, différente, s’annonçait dans la l'obscurité de cette nuit menée par la grande Faucheuse. Une bousculade, un son, le poids de tout son corps résonna lorsque ses hanches frappèrent le sol de plein fouet. Les deux femmes s'entremêlaient, Anodea ne comprenait pas cette réaction impulsive et étrange. Elle laissa s'écouler quelques minutes, comme guidée par l'étreinte de cette femme qui était, il y a quelques minutes, presque inerte.
    Elle sentait ses cuisses serrer les siennes, ses mains ne lui appartenaient plus et le fantôme réveillé vint lui voler un baiser soudain. Elle se dit que c'était là une manière de lui montrer toute sa gratitude. Elle se laissa prendre au jeu, elle ne ressentait rien, visualisant simplement le ciel étoilé qui s'offrait à ses yeux. L'expérience se répéta cette fois ci un peu plus intensément, elle vint à lui voler une deuxième tendresse tandis que ses dents emprisonnèrent sa chair afin de laisser couler une déferlante de son propre sang dans sa bouche entrouverte. Elle y goûta, toujours surprise par cet instinct qui se dévoilait. Il se délivrait de cette jeune femme au teint pâle qui se jouait de son bien être. C'est alors qu'elle se leva et renversa l'agresseur. Elle se remplit d'effroi, ne laissant guère le temps aux caresses, elle se sentit précipitamment offusquée.

    Les nuages recouvraient l'astre de nuit, le noir se faisait plus dense et elle s'enroula de sa tenue brodée comme pour se protéger de la folie ambiante. Elle recracha le reste de son liquide de vie sur le visage de celle qu'elle venait de sauver. Symbole d'une revanche sur ce furtif instant qui venait de la rendre fragile. L'enchanteresse se jeta ensuite sur le corps étendue sur l'herbe humide, elle la griffa de ses ongles sales au niveau de sa joue froide et en profita pour lui arracher une mèche de cheveux qu'elle rangea sans attendre dans sa poche. L'instinct de conservation opérait. Elle songeait à un risque éventuel dont elle pourrait se délivrer par l'intermédiaire de ce morceaux d'ADN... Le futur restait incertain et le moindre moyen, la moindre arme défensive s’avérait utile en ces temps apocalyptique.
    La belle se releva, giflant une dernière fois celle qui venait de l'agresser, elle voulait s'enfuir, se résigner et pourtant quelque chose l'en empêcha. Elle resta cachée derrière un des larges troncs faisant barrière à l'ancien parc de jeu abîmé par l’environnement hostile.


    Non tu es encore bien trop jeune pour supporter ce fléau. Tu ne me feras pas tressaillir, quand bien même, tu succomberas ensuite...

    Un instant de réflexion après cette réplique emplie de sagesse ancienne et elle décida de retourner auprès de celle qui, elle le pensait, n'était guère plus méchante que perdue. Elle cernait la malédiction de se retrouver paralyser par des agissements irrationnels. La sorcière lui accorda le pardon, la prenant une fois encore sous son aile. Elle s'avançait comme le volatile vers son nid, s'assied près de l'oisillon, recouvrant sa blessure qu'elle venait elle même de lui infliger de sa main douce et tendre. Elle l'a trouvait pitoyable et pourtant elle ne pouvait s'empêcher d'éprouver ce sentiment maternel qui l'entourait comme le voile reposé sur ses épaules.
    Un ultime paradoxe, elle trempa ses doigts sur le sang qui séchait ses lèvres pulpeuses et le déposa au creux des plaies ensanglantées de sa joue. Un mélange, encore un de ces symbole puissant qui la reliait à ses interlocuteurs d'une façon ou d'une autre, symbiose parfaite. Une preuve de son attention particulière qu'elle lui vouait malgré cette acharnement qui se jouait de leur personnalité respectives.


    Mon enfant, ne soit pas si craintive. Tu ne pourras pas te révéler ainsi voyons, tu n'es pas comme moi, tu ne le seras jamais,... Je ne te le permettrais pas...

    Une menace à double tranchant, Anodea s'embrouillait, la gardant là, sous ses bras, comme la mère qu'elle n'était pas, comme l'enseignante révélée qui s'installa sans la moindre raison...

    Une pensé pour ces frères décédés depuis bien longtemps vint à la perturber. Elle n'arrivait pas à saisir pourquoi ceux ci ne s'étaient jamais, oh non, jamais, préoccupés de son état de petite fille qui criait aux loups si puissamment. Une distinction entre l'homme et la femme en était peut être la raison, mais objectivement, elle ne la croyait guère. Pourquoi la cruauté du genre humain semblait l'appâter comme le vulgaire poisson attiré par l'asticot? Hélas, il en relevait des mystères de la vie et du genre humain, pourtant elle se torturait pour en connaître les raisons.

    Cette parenthèse justifiait certainement ces actes. Incapable d'accorder sa confiance à quiconque, exceptions mise à part, elle s'en trouvait sage de part son expérience de vie et pourtant elle n'avait pas le droit de se prendre pour ce qu'elle n'était en réalité. Elle se rendit compte que ses paroles et ses actes discordaient aux vues de la situation présente, elle fit volte face et s'en retourna à sa vie avec l'espoir de l'avoir délivré de ses chaînes invisibles, ne détournant pas son regard sur celle qu'elle venait de charger d'un trop plein d'émotions.
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MessageSujet: Re: Ce n'est que haine et tendresse. [Pv. Anodea]   Mer 24 Oct - 2:09



Ses iris braqué sur le visage plein d'effroi ou d'offense de celle qu'elle venait de mordre au sang, l'ange se tenait au sol, dans cette position imposée par la situation. Sa cheville enflant peu à peu, prenant la teinte rougeâtre qui se laisse apercevoir avant l'ecchymose qui ne saurait tarder à venir maquiller sa peau. Son regard ne manquant aucun des gestes que cette femme pouvait faire, enregistrant les moindres détails dans un recoin poussiéreux de son cerveau. Elle avait voulu lui faire mal et le goût amer du sang dans sa bouche, la ravissait, tout autant qu'elle regrettait de voir qu'elle avait blessé cette peau d'albâtre qui appartenait à Anodea. Un murmure lui vint aux lèvres, mais aucun son n'en sorti. Laissant naître dans un silence parfait, les excuses que la propriétaire de ce visage enfantin aurait dû formuler à voix haute.

Ce même murmure, prit fin violemment dans l'assaut de la sorcière qui l'avait pratiquement envoûté, sans en avoir conscience. La douleur fit place à la stupéfaction, alors qu'un cri lui arrachait la gorge, le crache de cette femme sur le visage, la marque de ses ongles sur sa joue et l'absence d'une mèche de ses cheveux la brûlait et son regard se fit haineux, d'une haine proche de l'appréciation. Cette femme avait le don de lui faire regretter de ne pas aimer la présence d'autrui dans sa vie. Pourtant, Angélique resta là, à fixer le vide se maudissant de ses faiblesses, tout autant que se félicitant d'avoir réussi à mettre une distance entre cette menace et sa propre personne.

Elle n'entendit pas les mots prononcer par la brune, mais la vit revenir vers son corps, toujours inerte sur le sol. Des larmes lui picotèrent les yeux, alors, qu'elle s'assoyait à même le sol pour cajoler les blessures infligés à son corps. Refusant de céder à cette tendresse, qui depuis la mort de son autre moitié, n'était plus que souvenir, l'enfant femme s'obligea à regarder uniquement le ciel noirci par l'heure. « Mon enfant, ne soit pas si craintive. Tu ne pourras pas te révéler ainsi voyons, tu n'es pas comme moi, tu ne le seras jamais,... Je ne te le permettrais pas... »

L'air vibra entre elles, faisant frémir la frêle gamine qui n'avait toujours pas esquissé un geste. La froideur du sol et l'humidité de la terre pénétrait peu à peu dans ses vêtements, entourant son corps d'un manteau désagréable. De nouveau, il y avait cette tension entre les deux inconnues, qui les rapprochait et les maudissait. Angélique aurait souhaité que ce ne fût pas le cas, que ce visage reste l'un parmi tant d'autre, mais l'image de leur première rencontre la hantait régulièrement. Elle n'arrivait pas à l'oublier et s'en était puni de nombreuses manières.

Son champ de vision limitée au ciel, elle entendit sa mante religieuse fuir le lieu du crime, la laissant livrer à ses troubles et à son envie de courir pour la rattraper. D'ailleurs, cette simple idée lui lacéra l'intérieur de son ventre, prenant tout d'un coup conscience de sa solitude. Loin, à l'intérieur de son crâne, elle senti quelque chose soupirer d'aise à l'idée que cette femme les abandonnes ainsi, tout autant qu'une part d'angélique appréhendait de ne plus avoir la chance de la côtoyer. Un soupir, emplit de violence, émergea entre ses lèvres, se muant en un nouveau cri. Un cri qui eu raison de sa raison.

L'instant d'après, l'ange se relevait avec misère et prenait sur elle pour mieux courir la rattraper. Lorsque ses yeux furent capable de distinguer de nouveau sa silhouette, elle se jeta sur elle, la trainant dans la poussière et roulant pour se retrouver en position dominante. « Tu n'as aucun droit. » Dit-elle d'une voix trainante et essoufflé, qui camouflait mal la douleur qu'elle s'était infligée. « Tu n'as aucun droit de venir prendre soin de moi, de me repousser, de me reprendre en moins de quelques minutes. AUCUN TU M'ENTENDS! Assume que je t'apprécie et que je te hais pour ça! Je te déteste tu peux comprendre ça? Ou faut-il encore qu'on se recroise, pour que je puisse mieux te regarder fuir ma personne comme tout le reste des gens qui sont incapables de voir quelqu'un souffrir. Es-tu aussi pitoyable que les autres... Soit aussi pitoyables que les autres que... Que je puisse ne serait-ce que trouver ton regard insupportable. » Elle fini d'aboyer, à bout de souffle ignorant ce qu'elle avait bien pu lui dire. La seule chose qu'Angélique savait, c'est qu'elle la chevauchait et que des traîner de larmes lui labourait ses yeux crasseuses.

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MessageSujet: Re: Ce n'est que haine et tendresse. [Pv. Anodea]   Sam 27 Oct - 17:44

    Alors que la brune fermait la porte, un cri stoppa sa sortie. Elle ne savait pas comment, mais ce hurlement vint à brouiller son élan, ses pas s’arrêtèrent net avant d'entendre le bruit de la terre battue derrière sa silhouette se confondant dans le noir de cette nuit étrange. Les blessures superficielles lui rappelaient celle de son centre foulé par les paroles ravageuses d'Angélique qu'elle avait reçu plus tôt; accompagnées de ses gestes frappants en son esprit qui comme une signature déposée là, malmenait ses certitudes. Femme presque irréelle qui n'était que le reflet de celles qui se révoltaient, scandalisées par ce nouveau monde dans lequel il fallait s'adapter ou bien s'oublier pour succomber au charme du désespoir puis de la mort... Perdue et isolée, la jeunette traversait les états d'âme comme le vent qui tranchait les rares brins d'herbe qui avaient le malheur de s'installer dans cette zone pourtant honorée des pauvres gens qui y régnaient, obligés et paralysés par un gouvernement ambitieux et toujours aussi imbus de lui même.

    C'est lorsqu'elle recouvrait ces épaules de son châle orné d'un des divers sigles ésotériques auxquels elle avait recours régulièrement que la sorcière glissa, entraînée par le poids de sa fragile interlocutrice. Lacérée par le sol sec et froid, la poussière rajoutait à sa souffrance les picotements tortionnaires qui se jouaient de ses prunelles d'un marron captivant. Elle faisait face à l'agression renouvelée mais restait stoïque malgré sa position. Soumise. Domptée par celle qu'elle jugeait enfantine et incontrôlable. Elle n'eut le choix d'écouter d'une ouïe fine tout le baratin qu'elle lui balançait au visage, l'ange toujours aussi intense, elle la perçait un peu plus à jour en ce moment présent. Sœur des ténèbres, le démon de l'inceste contrôlait ses pulsions, elle désirait tant lui appartenir comme un contraire qui ne demandait qu'à s'extirper pour l'emprisonner dans une cage de verre dans laquelle leurs caractères respectifs pourraient, à loisir, s'offrir de tendres moments d'échange et de tendresse avant de s'éteindre dans le néant. Pourtant, son impulsivité fût rangée au creux de sa poche pour n'afficher qu'un seul trait reconnaissable sur sa peau blanche qui recouvrait un cerveau vieillit par les ravages du temps.
    Indifférence. Certes, elle n'en ressentait pas les effets et pourtant le but escompté s'en trouvait bien enraciné. Impossibilité de lire voir même d'apercevoir ce qui travaillait ses émois, elle restait figée comme une poupée de porcelaine avec laquelle on jouait sans se demander si un seul de nos gestes pouvait traduire une maltraitance inconsciente ou désirée... Matière brisée, le marbre s'installait à son tour sur son propre visage, renforçant ses traits de dureté, manipulateurs et fourbes, avant que ce larcin, qui lui prodiguait pourtant une pitié encore inégalée, trouve enfin sa fin. Conclusion bien pittoresque qui se voulait sévère puisque l'amour l'imprégnait comme pour abolir son effet qu'elle souhaitait faire renaître inlassablement. Les larmes qui déferlaient sur ses pommettes rosées lui accordait son raisonnement sans trop de mal. Preuve à l'appui, l’enquêtrice de l’émotion, détentrice de l'Homme, pour les connaître presque intuitivement, savait pertinemment la réponse à la question. Certitude indéniable, elle avait raison et allait enfin pouvoir prendre le dessus dans ce jeu où le pouvoir passait d'un camp à l'autre sans jamais démordre de sa ligne conductrice qu'était la similitude... Vermine luxuriante qui n'obéissait à aucune règles, une bataille incessante qui ne servait à rien... Pourquoi en avoir alors la nécessité? Peut être n'était ce là que leur seule et unique méthode de communication? Nul ne le savait malgré que leur conscience le comprenait sans trop de mal. Enigmatique et éternelle, cette relation complexifiait alors le bien être tant recherché chez l'une comme chez l'autre...

    Le nouvel acte qui se déroulait sur son ventre envoya aux oubliettes les divers ressentiments que le passé récent avait pourtant gangrené en son intérieur. Passive et frigide, Anodea renversa la situation, poussant celle qui lui tenait tête. Une fois qu'elle retrouva l'usage de ses jambes, elle agrippa la gorge d'Angélique d'une seule main, la releva elle aussi pour aller la plaquer sans attendre contre un tronc d'arbre défraîchis qui avoisinait la scène. Elle usa de la force de ce seul bras pour élever son visage comme pour étrangler l'attaque désormais atteinte. Elle prit le temps de retrouver une respiration calme, fixant son adversaire agréable, glissant son autre main sur son rein avant d'entamer la discussion sur une vérité qu'elle jugeait établie. Inversement des rôles, le dominant dominé revenait avec férocité afin de lui faire entendre raison.


    Maintenant, écoutes et apprends. Tu n'es que le résultat d'un concours de circonstances, tu t'ai faites dresser par ce monde apocalyptique et le pire c'est que tu ne t'en rends pas compte, tu te venges sur ta personne et me le fait bien ressentir...

    L'enchanteresse adoucit son poignet pour relâcher la pression exacerbée qu'elle infligeait à ses cordes vocales...

    Je t'ai cernée, il y a de cela bien longtemps et ton comportement justifie mes raisonnements. Quand comprendras tu que je me comporte de la sorte à cause de tes agissements. Tu ne me laisses pas le choix. Si l'on t'abandonne c'est que tu le désires, je le sais, je le sens, tu ne veux l'admettre et tu ne comprends pas mais moi je le vois bien. Tu traduis ta peine et t'imposes ton mal être comme un vulgaire torchon usagé qu'on ne prend même plus le soin de laver. Une croûte infectée sur laquelle tu t'acharnes de tes ongles salis par les remords...

    Un silence s'en suivi, examinant si ses paroles faisait échos dans son esprit malade...

    J'ai été comme toi, je le suis encore par moment mais j'en ai conscience tandis que toi tu n'es que l'animal insatisfait en demande de caresse libératrices que tu n'acceptes même pas.
    Je ne suis pas l'exemple à suivre, je ne veux pas te faire dire ceci ni ne veut l'entendre de ta bouche; simplement admets que tu t'es perdue et qu'il te reste tout à faire avant de succomber aux charmes d'une entente que tu idéalises sans la moindre réflexion parvenue jusqu'à tes neurones jouvenceaux.


    Après s'être permise de traduire sa pensée à son égard et d'avoir enfin rendue sa liberté gestuelle; elle lui fît part, une ultime fois, du risque auquel elle allait faire face si jamais elle s'entreprenait à la contrôler comme elle venait de le faire auparavant.

    Une toute dernière chose... Ne t'avises plus de me réduire à ton niveau sinon tu risquerais ne plus supporter ma présence voir même d'y être interdite. M'entends tu? Ton amour me touche, certes, mais je ne voudrais pas te voir subir les conséquences du mien qui pourrait éventuellement se traduire par l'intermédiaire de tes pires cauchemars si jamais tu insistais sur cette voix que tu t'es tracée avec Ma personne! Je ne souhaite pas en arriver là et sache que tu ne le voudras pas plus que moi... Me suis-je bien fait comprendre ma tendre et jeune beauté fanée?

    Image d'une dernière marque d'affection que Crowley vint à satisfaire le corps élancé de la jeune femme en péril...
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MessageSujet: Re: Ce n'est que haine et tendresse. [Pv. Anodea]   Dim 4 Nov - 16:56



Elle n'avait plus conscience de ce qui l'entourait où de ce qui avait bien pu arriver. Tout son être était concentré sur les lèvres de la brune, qui parlait avec la voix d'une sagesse qu'on obtient à force de souffrir et de vivre de longues années sans tendresse. Il y avait quelque chose d'irréaliste dans cette scène, qui lui échappait. Peut-être était-ce son acharnement vis-à-vis de cette femme qu'elle ne connaissait ni d'Ève, ni d'Adam. La position de son propre corps ne lui était pas définie. Elle ne voyait rien, Ange ne pouvait que se concentrer sur la voix de celle qui actuellement dominait la situation... De par son calme et sa santé mentale plus stable que la sienne.

« Maintenant, écoutes et apprends. Tu n'es que le résultat d'un concours de circonstances, tu t'ai faites dresser par ce monde apocalyptique et le pire c'est que tu ne t'en rends pas compte, tu te venges sur ta personne et me le fait bien ressentir... » Une pression se relâcha et l’air retrouva le chemin de ses poumons, lui rendant la capacité de se débattre. Ce qu’elle ne fit pas, imitant certains animaux qui ne bougeait d’un pouce à l’approche du danger. «Je t'ai cernée, il y a de cela bien longtemps et ton comportement justifie mes raisonnements. Quand comprendras tu que je me comporte de la sorte à cause de tes agissements. Tu ne me laisses pas le choix. Si l'on t'abandonne c'est que tu le désires, je le sais, je le sens, tu ne veux l'admettre et tu ne comprends pas mais moi je le vois bien. Tu traduis ta peine et t'imposes ton mal être comme un vulgaire torchon usagé qu'on ne prend même plus le soin de laver. Une croûte infectée sur laquelle tu t'acharnes de tes ongles salis par les remords... J'ai été comme toi, je le suis encore par moment mais j'en ai conscience tandis que toi tu n'es que l'animal insatisfait en demande de caresse libératrices que tu n'acceptes même pas. Je ne suis pas l'exemple à suivre, je ne veux pas te faire dire ceci ni ne veut l'entendre de ta bouche; simplement admets que tu t'es perdue et qu'il te reste tout à faire avant de succomber aux charmes d'une entente que tu idéalises sans la moindre réflexion parvenue jusqu'à tes neurones jouvenceaux. »

Sa liberté retrouver, elle eu l'impression que sa tête tournait et peinait à reprendre contenance. Sa vision, qui avait été momentanément perturbé, lui fut rendue. Et alors, qu'elle observait de nouveau les traits de sa tendre étrangère, un mélange amer lui vint à la bouche. Une envie de la mordre et de la caresser. Mais, elle ne pu se résoudre à faire autre chose, que de se figer en un pantin sans vie qui n'arrive pas à trouver nouveau preneur pour meubler son inconfort. Aujourd'hui, tout ce qu'elle voulait, était disparaitre, ce rouler dans un trou et se morfondre. Peut-être Weiss viendrait-il la chercher et prendrait-il soin d'elle pour une fois. Lorsque la voix retentit de nouveau, Ange ne pu que pleurer de mécontentement et de meurtrissures qu’elle ressentirait fort grandement au lever du soleil. « Une toute dernière chose... Ne t'avises plus de me réduire à ton niveau sinon tu risquerais ne plus supporter ma présence voir même d'y être interdite. M'entends tu? Ton amour me touche, certes, mais je ne voudrais pas te voir subir les conséquences du mien qui pourrait éventuellement se traduire par l'intermédiaire de tes pires cauchemars si jamais tu insistais sur cette voix que tu t'es tracée avec Ma personne! Je ne souhaite pas en arriver là et sache que tu ne le voudras pas plus que moi... Me suis-je bien fait comprendre ma tendre et jeune beauté fanée? »

Les larmes s'achevèrent dans un rire qui n'avait rien d'amicale. Le corps frêle de l'enfant tangua dangereusement et elle dû s'adosser à l'arbre qui lui avait entaillé la peau du dos. Réveillant les douleurs qui n'avaient pas encore attiré son attention, trop concentrer qu'Ange était sur la discussion en cours. Mais, à l'instant où elle remarquait que son corps saignait, ce fut le néant. L'autre entité, vivant dans son corps l'envoyant dormir tranquillement, prenant le contrôle de cette enveloppe charnel. La tête baisser de l'humaine blesser se releva et son regard n'était plus la fragilité mentale incarnée. Il y avait quelque chose de hautain et le sourire qui avait remplacé la moue boudeuse n'avait rien d'amicale. « Tu as abimé mon enveloppe. Je n'apprécie pas qu'on y touche, pour information. »

D'une seconde à l'autre, Rhéa avait prit le contrôle. Réagissant à la présence non désirable de cette sorcière impure. Sa prestance était toute autre. Déployant autorité, tendresse maternelle et soif de vengeance, elle était loin de l'humaine qu'elle avait choisie de posséder. Époussetant ses habits, avec un geste d'impatience, son regard ne lâchait pas une seconde celle qui l'avait bousculé. « Et si on reprenait où on en était... » D'un geste de la main rapide, elle transforma le sol sous les pieds de la sorcière en boue. L'enfonçant jusqu'à la moitié des mollets avant, de la durcir à nouveau. « Tu en étais à me menacer je crois... Non? »

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MessageSujet: Re: Ce n'est que haine et tendresse. [Pv. Anodea]   Dim 11 Nov - 20:26

    Persuadée d'avoir réussi sa conclusion, son ego s'en trouvait flatté. Fière et soulagée d'avoir abolie cette tension permanente qui rythmait cette froide soirée, Anodea était prête à repartir le cœur léger. Elle mettait un point d'honneur à cette relation établie et pourtant si complexe qui s'intensifiait entre les deux femmes. La frêle jeune femme lui rappelait un passé presque évanouie, désespérée par cette solitude qu'elle privilégiait pourtant avec force et conviction; elle lisait dans ses yeux comme dans un livre ouvert. Les pages se remplissaient d'atrocités et d'amour à chaque fois que la sorcière dévorait un nouveau chapitre de son histoire étalée là, au grand jour, dans un silence profond mais si porteur de sens. Une vérité qui se dévoilait d'avantage à chacune de leurs rencontres passagères. Elles se ressemblaient et se distinguaient par la même occasion. Un paradoxe qui les menaient par le bout du nez, la haine entrelaçait la tendresse et il en résultait une passion démesurée que l'enchanteresse exprimait à sa façon. Une manière distinctive, quasiment asociale. Elle ne savait comment s'y prendre et pourtant elle se persuadait qu'Angélique la comprenait tout comme elle pensait la cerner en son entier. Transparence des sentiments qui l'amenaient sur le chemin de l'espoir d'une amitié toute particulière et égoïste, elle souhaitait plus que tout s'approprier cette vie en tant que modèle mais aussi en tant qu'élève afin de soigner ses maux d'amour qui la violentaient à chaque fois qu'elle baissait sa garde. Misérable feuille de papier poussiéreuse et déchirée par endroit, elle s'envolait au gré du souffle de cette dépendance; vitale et ultime affection...

    Crowley ne se doutait pas que ses convictions allaient être mises à mal. Un basculement vint contrebalancer ses espoirs de cette possession réciproque envisagée.
    Alors qu'elle profitait du soulagement engendré par cette parenthèse assez violente mais remplie d'estime, la voix de cette femme qui se tenait là, récupérant doucement sa respiration, se transforma pour laisser place à une animosité inégalable et à une assurance déconcertante. La belle en fût totalement troublée et son regard se déposa sur ce corps si svelte, qui celui ci, s'affirmait soudainement et sans sourciller en tant que maître de la situation.
    Un déchirement dans l'air qui renversa ses acquis avec celle qu'elle chérissait secrètement. L’esquisse d'une caresse qui se développa vite en une claque féroce, la haine exprimait son art tandis que la brune sentait déjà le sol l'avaler comme le vulgaire grain de raisin que l'on croquait sans réfléchir avant de l'aspirer dans le centre d'un vide dévastateur et mortel.
    Elle s'enracinait, impuissante, ne comprenant plus le moindre détail qui se jouait de sa personne en ce moment précis. Le comment, le pourquoi ne cessait de se répandre en ses tristes pensées et son subconscient attisait sa soif de survie qu'elle connaissait si bien pour l'avoir écouté à de nombreuses reprises.
    A la fois vexée et esclave de la nature, la blonde tout à coup possédée par le Malin se réjouissait de la réduire au rang d'un simple ver que l'on pouvait écraser sans la moindre difficulté. Incapable et prisonnière, l’électricité de ses neurones commençait à réveiller son instinct de conservation...

    Examinant celle qui s'amusait avec sa carcasse comparable à un jouet, elle ne pu s'empêcher d'analyser son caractère avant d'agir de quelconque façon. Les phrases qui sortaient de sa bouche délicate sonnait l'incohérence, la marionnette n'arrivait plus à distinguer sa personnalité, il lui semblait la redécouvrir en son entier. Schizophrénie. Oui, la poupée de bois l’examinait et elle se dit simplement que la maladie dictait dorénavant cette conduite chaotique.


    Quoi? Mais qu'est ce que...? Laisse moi t'aider. Qu'est ce qu'il t’arrive Angélique?

    Ne pouvant exercer que la réflexion et en y réfléchissant d'avantage, cela ne pouvait pas être aussi simple. Dans son charabia, la sorcière retenue les quelques paroles prononcées sur une enveloppe corporelle qu'elle venait d’abîmer. L'élégance et le charisme qui se dégageait en une énergie vive qu'elle distinguait autour de cette étrangère ne laissait guère place aux doutes. Les pouvoirs qu'elle utilisait sans problème choquèrent son intelligence et c'est là qu'elle se rendit compte qu'elle n'avait pas à faire à celle qu'elle avait connue, celle qui lui prodiguait le luxe d'une amitié démesurée.
    Il se tramait quelque chose et cela ne la rassurait pas. Angélique était elle en danger? Savait elle ce qui se produisait en son âme torturée? Toutes ces questions dévastaient son esprit mais pour l'heure il fallait réagir pour sa seule et unique vie. Elle n'avait pas le temps de se poser toutes ces interrogations qui la laissaient bouche bée, sa vie en dépendait.
    Bloquée, toujours inerte et à moitié à découvert sur la surface de la Terre, la curiosité prit tout la place lorsque la lumière vint éclairer sa logique. Etonnée, subjuguée, et il fallait bien l'avouer, presque admirative, elle s'adressa une toute dernière fois à celle qui la domptait sans prévention.


    Qui es tu?
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MessageSujet: Re: Ce n'est que haine et tendresse. [Pv. Anodea]   Lun 19 Nov - 2:37



C'était comme s'endormir, on ne s'en rendait jamais compte et lorsqu'on ouvrait les paupières, le temps avait passées, il ne restait plus que l'étrange impression qu'on était somnambule. Mais, dans le cas de la belle, les deux situations n'étaient pas très loin de la réalité. Somnambule, depuis son plus jeune âge, elle n'en restait pas moins, posséder par une divinité qui multipliait les heures de domination. Enfermant la jeune fille dans une partie de son esprit, qui n'avait ni accès à la réalité, ni une chance de protester. Inconsciente de ses faits et gestes, elle ne pouvait même pas éprouver la peur qu’un jour, son existence ne soit que celui d’un pantin.

On lui avait arraché ce droit, à la crainte et à l'indécision. La seule chose importante, étant Rhéa, déesse à l'instinct maternel déviant. Une pure reine qui, longtemps, avait mis au monde sans avoir le droit de materner, jusqu'au jour où, désobéissante, elle trahi son grand amour et son frère. Aujourd'hui elle n'était pas décidée, à combattre le gouvernement, trouvant refuge dans un corps de femme enfant, trouvant refuge en aidant les enfants mal aimés.

Le prénom angélique, flottait dans l'air, sans atteindre le corps de son propriétaire. Presque inconsciente que sa poupée de chair et de sang avait bel et bien droit à un nom, elle continuait d'épousseté les poussières qui avaient envahi ses vêtements. Elle n'appréciait pas la saleté et encore moins, lorsqu'on en déposait sur sa personne. La terre était efficace pour se débarrasser des nuisibles, mais elle devenait elle-même un nuisible, lorsqu'elle envahissait les moindres parcelles de sa peau. S'amusant à raccourcir la hauteur de sa proie, la déesse voulue s'approcher légèrement et s'en trouva fort incommodé, ce qui eu le don d'agacé sa patience.

Un léger bruit de langue, indiqua que le niveau de contrariété augmentait, au fur et à mesure qu'elle s'observait. Elle alla, jusqu'à murmure quelques mots pour sa propre attention, ignorant le regard interloquer de la sorcière immobilisée. « Cette enfant n'a jamais su prendre soin de ce qu'on lui offrait, je devrais la faire fouetter... Si je ne possédais pas la même paire de... Enfin. » Son regard retourna sur la silhouette musclé et élancé qui venait de lui demander quelque chose. Un nouveau sourire, cette fois, digne d'une ancienne vénéré.

« Je préfère ce ton, petite. Plus... Équivalent à ta stature et à la mienne surtout. Un petit mot gentil aurait été bienvenue, avant de me demander, qui j'étais, mais je suppose que tu n'es qu'une humaine après tout. Je vais donc, te passer cette familiarité. Mais, laisse-moi deux secondes, veux-tu? » Elle boitilla jusqu'à l'arbre le plus près et s'y adossa. « Après tout, je préférais discuter en tout confort. » Sur ce, elle déposa sa main contre l’écorce de l’arbre et un petit frétillement s’intensifia dans sa paume, l’instant d’après la terre sous ses pieds s’élevait et se modifiais. Lorsque tout prit fin, elle se trouvait élégamment installer sur un trône fait de terre dure, rougeoyante. Depuis son plus jeune âge, c’était l’élément qu’elle maîtrisait le mieux, peut-être était-ce dû à sa mère, Gaïa?


Jambe croisé, sa cheville enflée bien en vue, elle caressait distraitement sa propre peau. Ses yeux glacés planté sur Anodea, elle rêvait de lui écraser la tête à coup de masse, mais ce n’était pas digne de la circonstance. Elle avait déjà aperçu cette femme et la jalousie qui l’avait rongé n’avait fait que se fructifier. Aucune sorcière au monde, ni même animal de sexe féminin ne méritait l’attention d’un enfant, en sa présence, il en avait toujours été ainsi. « Pour répondre à ta question, je suis quelqu’un que tu as contrarié. Et comme tu l’auras deviné… Sorcière, je ne suis certainement pas celle que tu as eu le culot de maltraité. Devrais-je m’assurer que tu ne recommenceras point? » Dit-elle d’une voix aussi dénué d’intérêt que la mort, tout en intensifiant la pression sur les mollets de la brune. « OH! Pendant que j’y pense, tu es bel et bien allez à Darkness Falls n’est-ce pas? Comment était-ce, je n’ai jamais été vérifié que c’était aussi dégradant que prévu. »

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Lose You
I woke up in tears, With you by my side. A breath of relief And I realized... No, we're not promised tomorrow.
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Ce n'est que haine et tendresse. [Pv. Anodea]

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