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 By tomorrow we'll be lost amongst the leaves [PV Isis]

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MessageSujet: By tomorrow we'll be lost amongst the leaves [PV Isis]   Mar 1 Avr - 2:07

Brouillard indécis aux contours abstraits qui s’étend et gagne déjà la côte. Encadrées par ces émanations, ses pupilles tentent encore vainement de trouver leur chemin. Il n’y a donc plus rien à voir. La fumée est interne mais conditionnée par l’extérieur pourtant. Les passants rythment leur marche avec la même lourdeur, la même rigueur. Plus concerné par cette passive course quotidienne, plus affecté par cette société qui le rejette en masse à coups d’épaules, de coudes. Stress, nervosité et lui. Lui, passif à la démarche gauche. Il a faim, tellement faim qu’il pourrait s’arrêter et agripper le bras de cet homme qui gaspille impunément son énergie en hurlant sur cette femme en pleurs. Facile, terriblement facile. Le trainer de force dans cette ruelle plus loin et lui dérober sa vie. Où est donc cette belle brume qui le distance des êtres mortels, de ces chanceux à l’existence ridiculement aisée ?  Ne peut-elle donc effacer totalement les spectres qui l’avoisinent ? Dissiper les affres de cette fringale en lui épargnant la proximité de ce buffet humain ? A moins que ça ne soit elle – vile traîtresse, qui alterne suffisamment son acuité visuelle pour qu’il confonde humanité et repas ? Il accélère, délaissant les jubilations crâniennes de la bête qui croyait déjà avoir remporté ce combat. Assauts permanents, révolte grandissante, celle d’une âme et d’un corps en opposition dans le pire pour le meilleur. Mais quel mieux ? Ne plus vivre en pariât disséqué par un mal conscientisé qui ronge morale et estime ? Dangereuse option que la famine, la contrainte imposée et déterminante. Quel résultat ? Desséché, agonisant. Idéalisme suffocant, crise désorganisée. Réaménager sa nature est illusoire. Qui croit-il acheter avec une conduite dénudée de tout sens commun ? Relâché pourtant, il traîne toujours ses chaînes. La prison lui a donné du temps. Celui qu’il a fui en se condamnant à divers tâches futiles pour s’apercevoir de la farce dans son entière composition. Kyran, Sanjana, Kitty. Mais Ange. Oui, Elle. Il l’abolit de son espace cognitif pour reprendre sa direction. Depuis quand s’est-il arrêté  d’ailleurs? Beaucoup de choses lui échappent.

Surtout, ses rêves.

Pas de cauchemars disproportionnés, ni de sublimation mentale de désirs ou de craintes. Plus dérangeant encore. Isis. Elle se promène régulièrement dans sa tête dès qu’il s’assoupit et virevolte avec le péril. Endormir la vigilance après un discours sur châtiment et créature, semble effronté. Si quelqu’un se permet de violer ses songes, c’est lui. Le contrôle, même partiel, s’est distendu jusqu’à lui être cassant. Et pour cause, derrière des barreaux et sans source d’alimentation, ses instincts de survie ont ressurgi au moment où le sommeil le capturait, félon et complice de ce démon qu’il loge à crédit. S’abreuver de fantasques mirages lui a permis de subsister malgré l’enfermement et malgré sa volonté. Couverture préservée et vertu toujours plus morcelée. Micro-organismes malmenés, ses qualités gisent définitivement sous terre. Là où la morsure lui a déchiré le flanc, là où la garce l’a fait choir, là où quelque part entre deux rives, Isis l’a repêché. Douceur, sollicitude, enivrement pour une sauveuse intrépide. Curiosité malsaine à se plonger dans ses corps à corps avec Morphée pour la dépecer de son essence et de son intimité. L’égoïsme blâme cette avancée. Honte et culpabilité assurent ce périple. Se rassurer n’est pas un but digne mais c’est au moins un pas vers ce qu’il n’est plus. Humain. Il franchit les portes du cabaret avec ce mélange particulier de raideur dans l'attitude et de dégout perché sur ses traits. Les quelques fois où il s’y est rendu, c’était pour son travail. L’ancien peacekeeper se rappelle des remises à l’ordre. Il se plaisait à y entrer pour prohiber la débauche et la dépravation alors qu’hypocrite à excès, il avait lui-même été  objet de luxure et de vices à une époque. C’est sûrement pour cette raison qu’il trouvait un sens à ses activités. Combattre son image, c’était une croisade personnelle. Désormais, c’est un criminel à peine rejeté de sa cage qui se butte à cette allégresse déplacée. Il trouve sa place au comptoir, au coin et à proximité de la porte pour fuir à la seconde où il serait satisfait par sa vision.

Cette dernière est à l’heure car déjà la mélodie s’intensifie pour ne devenir qu’une seule mélopée ambiante. Les conversations insultent les notes mais elle continue à batailler avec les touches avec une indifférence pleine d’élégance. Artiste, elle se mélange aux émeutes sonores pour se distinguer avec justesse. Hypnotisé, Ezra ne remue pas et oublie même ses objectifs. La fiction s’allie à la réalité quand son regard ondule sur les mèches de cheveux solaires qui ondulent sur sa nuque avec insouciance. Risqué, elle sait ce qu’il est et il sait qu’il est affamé. Pourtant, il reste sans analyser son état. Il reste parce que l’écouter est une apaisante torture qui l’anime de suffisamment de sentiments pour qu’il puisse se prétendre juste un peu humain.  

_________________

    Here I stand, helpless and left for dead
    Close your eyes, so many days go by. Easy to find what's wrong, harder to find what's right. I believe in you, I can show you that I can see right through all your empty lies. I won't stay long, in this world so wrong. Say goodbye, as we dance with the devil tonight. Don't you dare look at him in the eye, as we dance with the devil tonight. Trembling, crawling across my skin. Feeling your cold dead eyes, stealing the life of mine. ©endlesslove


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MessageSujet: Re: By tomorrow we'll be lost amongst the leaves [PV Isis]   Mar 1 Avr - 17:09

Je ne devais plus traîner à partir de maintenant. Enfin, je devais partir rapidement, mais je m'étais assoupie comme une larve auprès de ma soeur, comme si le fait de dormir à côté d'elle lui donnerait plus de chance de se réveiller. A vrai dire, ces derniers temps, je n'étais pas dans une forme olympique, et ceci sans comprendre pourquoi. En fait, tout avait commencé avec cette prise de soucis pour Li Mei. Je l'avais suivi, elle était cadavérique, et puis d'un coup, elle allait mieux, sans que je ne comprenne réellement pourquoi. Et depuis, je dormais mal. Est ce que cela avait un rapport ? Je n'en savais rien, mais en tout cas, je voyais de plus en plus souvent Ezra, et encore, je ne me souviens pas de tout mes rêves, alors peut être qu'il est plus présent que je ne le pense. Est ce que mon subconscient fait une fixette sur lui ? Je ne sais pas, je ne saurais dire exactement le lien qui nous unit. Je l'avais recueilli cette nuit là alors qu'il était bien mal en point. Je ne me souviens plus comment j'ai fait exactement pour le ramener chez moi, mais je l'ai fait, j'ai pris soin de lui, je lui ai mis des gants d'eaux froides sur la tête pour faire baisser sa température, mais j'ai aussi vu sa morsure. Je me disais que peut être un animal l'avait mordu et qu'il avait une maladie plus dangereuse pour son propre bien, mais il n'a jamais voulu me dire ce soir là. Je n'ai jamais insisté et nous ne sommes jamais revenus sur cet "incident". Il m'a bien fait comprendre qu'il n'avait pas besoin de moi, pourtant que je ne devais plus l'approcher, comme si cela était un secret qui ne devait pas être dévoilé. Bref, je voyais presque systématiquement Ezra dans mes rêves ces derniers temps et mon sommeil était léger, et peu réparateur, comme si quelques choses en moi était en train de se briser.

Je me dépêchais donc à passer par chez moi avant de me rendre au Masquerade dans ma tenue de scène. Je devais m'entraîner au piano pour la playlist que je jouerais ce soir. J'arrivais avec quelques instants de retard, rien de dramatique, il n'y avait pas de pointeuse, donc je faisais comme je le désirais mais il était préférable que je joue sur mon piano une ou deux fois les mélodies pour ne pas me tromper, le soir venu. Je m'entraîne ainsi durant une heure harassante mais bien nécessaire pour être prête lors du numéro. Puis le soir arrive bien vite, le cabaret ouvre quelques minutes avant 19h, les premiers clients, les habituels sont déjà là. Mon petit fan club arrive quelques instants après alors que je suis dans les coulisses, et que j'observe toutes les personnes qui arrivent comme pour mieux me mettre dans l'ambiance. Je ferme les yeux un instant, un instant seulement, et je le vois. Je me dis que je suis fatiguée pour le voir l'espace de quelques instants alors même que je ne dormais pas, enfin pas vraiment. Puis vint le moment de faire mon numéro. Je m'asseyais devant mon piano, enlevant mes ballerines pour mieux sentir le pédalier, gardant cependant mes gants de soie blanche pour être plus gracieuse. Et le spectacle commence. Mes doigts dansent sur le clavier du piano, et une douce mélodie en sort. Tout ceci va durer presque une heure aujourd'hui, une heure mélodieuse et apaisante pour chacun ici présent portant un minimum d'attention à ceci. Il n'y a plus que moi et mon piano comme si nous étions sur une île déserte. Rien ne peut véritablement me perturber.
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