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 Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)

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MessageSujet: Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)   Ven 4 Avr - 16:56

Un empire de calme et de silence. Voilà ce qu'aurait pu dire un de ces hommes que Jonas avait croisé durant sa jeunesse, un de ces individus jouant avec les mots pour décrire en sublimant un tel endroit. Jonas lui n'était pas réellement un poète, bien loin de là. Ce n'était là que de simples chutes d'eau, une cataracte aux dimensions fort impressionnantes, certes, mais une simple chute d'eau pour le Mage. Comparer cela à un empire était quelque peu excessif, quant à ce qui se qualifiait de silence, le brouhaha assourdissant des milliers de litres d'eau qui tombaient dans le déversoir n'avaient rien de commun avec ce que Jonas jugeait comme étant silencieux. Et puis pourquoi donc réfléchir sur de telles inepties, alors qu'il suffisait seulement d'observer. En revanche, après un certain temps passé immobile devant ce majestueux endroit, le Mage pouvait décrire la scène comme apaisante, bien qu'il serait impossible d'en comprendre la raison et encore moins de l'expliquer. C'était ainsi, la sérénité l'avait gagné en ce lieu.

Toutes ces journées de visite de la Nouvelle Orléans l'avait quelque peu épuisé, et parfois même agacé. Il ne comprenait que peu de choses au fonctionnement de cette ère, et ce qu'il aurait pu imaginer de différent entre son époque et la sienne était strictement identique, comme si, malgré les siècles qui s'étaient déroulés entre les deux époques n'étaient pas nombreux. Se retrouver ainsi en plein nature, loin du tumulte de la cité lui permettait de se ressourcer un peu, faire le point avec lui-même, afin de trouver, parmi ses pensées, l'idée qu'il devait suivre pour son avenir. Que faire désormais, dans un monde qui n'était pas le sien, loin de ce qui fut à lui ou de ce qu'il put connaitre, au milieu d'êtres humains aux multiples visages. Autrefois, il en avait fréquenté, il les avait dominé, utilisé, tué, il en avait même abusé, mais à chaque fois, jamais il ne fut aussi seul que maintenant. Certes, au milieu de tous ces gens, il en connaissait, comme Annikki, mais désormais, loin du tumulte apocalyptiques des dimensions infernales, les choses étaient autrement bien plus différentes.

En réalité il n'était pas si seul que cela. De temps à autres, au milieu du vacarme incessant des chutes d'eau, il pouvait aisément percevoir le sifflement strident d'un familier, voir battre les ailes de ce rapace qui ne le quittait pas, même s'il vivait sa vie de son côté, ne revenant que le soir pour rester auprès de son compagnon de voyage. Altesse virevoltait au-dessus des cascades, et plongeait dans le bouillon pour en retirer tout ce qui frétillait. A plusieurs reprises, le Pygargue était venu se poser à proximité de son Maître, comme pour apporter un peu de soutien à un homme qui sans doute pensait avoir trop vécu, ou bien pas assez, un être perdu un peu dans ses propres tourments, une chose impensable pour un être aussi froid et narcissique de son savoir et de son expérience. Il n'avait pas bougé, adossé à un rocher, les mains jointes sur sa canne posée devant lui, le chapeau le protégeant des rayons ardents du soleil, et la fumée âcre qui s'échappait de la pointe de son cigare masquait par moment le regard d'un homme fuyant au milieu de ses pensées et de ses souvenirs. Le grand animal tournait autour du Mage, guettant cet instant ou la main de ce dernier se poserait sur son plumage, ce qui finissait par se produire, et reprenait son envol avec majesté, pendant de longues minutes, savourant, à sa façon, la liberté des grands espaces.
Trouver sa place, n'était-ce pas l'ambition de tout homme? Pour Jonas, ce n'était pas une simple pensée philosophique, mais une absolue réalité. Il la cherchait sa place, et n'étant pas homme à baisser les bras aussi facilement qu'un lâche, il finirait par la trouver, quelle qu'elle soit, quand le temps serait venu. Contrairement à ce qu'il avait connu durant sa jeunesse, les Mages et certaines de leur création vivaient en ces lieux, car s'il en avait peu rencontré avant de tomber dans les cercles infernaux, ces derniers n'avaient cessé de se remplir, et désormais libérés, tout ce monde devait avoir trouvé sa place, notamment dans cette gigantesque contrée. Si cet endroit n'avait absolument rien de commun avec les Chutes Ténébreuses, le danger était loin  d'en être absent, autant pour lui que pour tout être vivant. Des Mages comme lui, peut-être même bien plus puissants que lui, des Morts-vivants et leurs géniteurs, ainsi que ces métamorphes, le danger était omniprésent, et Jonas n'avait pas encore découvert l'étrange système qui régissait cette cité, car il avait bien compris que quelque chose planait derrière tout ce décor surréaliste parfois.

Tirant sur son cigare avec délice, même si cela devenait une manie plus qu'un régal, le Mage se détacha du rocher avec la ferme intention d'entreprendre la montée des hauteurs, afin d'apprécier le même spectacle mais cette fois depuis un point de vue plus vertigineux. Silencieux, il observait de temps à autre Altesse qui planait non loin de lui, parfois assez bas pour le frôler de ses ramiges. Jonas ne disait mot, comme pris par une interminable réflexion, marchant d'un pas léger rythmé par le mouvement de balancier de sa canne qui frappait le sol de sa pointe à intervalle régulier, sa main gauche enfouie dans sa poche dans une attitude nonchalante, identique à celle de l'homme qui erre sans but véritable, se contentant d'observer son environnement par dépit. Un petit sentier descendant apparut dans son champ de vision, menant droit au déversoir au sein duquel l'eau tourbillonnait, frappée par les tonnes qui s'abattaient incessamment sur elle dans un vacarme que la proximité peinait à faire supporter aux oreilles. C'est pourtant ce chemin là que le Mage emprunta sans la moindre hésitation, se retrouvant ainsi rapidement au plus près des cascades dont les embruns pouvaient désormais lécher son visage, et apporter la fraîcheur qui manquait à cette région. Les berges étaient battues par un doux ressac et malgré les tourbillons qui agitaient l'opposé du réservoir, l'eau était d'une limpidité spectaculaire, suffisamment pour que l'homme aux étranges vêtements sombres puisse se pencher pour en saisir une poignée et la porter à sa bouche en vue de la goûter. Elle était extrèmement fraîche, revigorante tant pour le corps que pour l'esprit, si bien que Jonas en apprécia chaque goutte qui glissait au fond de sa gorge, déclenchant à chaque fois ce petit frisson fort agréable qui étanchait la soif de l'individu. A nouveau, le scandinave leva son regard vers les hauteurs de la chute vertigineuse et se laissa bercer par le spectacle, tout en restant partiellement accroupi, et relâchant de nouvelles bouffées de fumée sur son cigare dont la moitié avait déjà été consumée.

Altesse plongea vers lui et se posa sur la berge, à moins d'un mètre de son compagnon, le dévisageant avec un regard comme curieux, peut-être vis à vis de l'attitude anormalement calme de son Maître qui ne daigna pas tourner la tête vers elle dans l'immédiat. Elle le provoqua en poussant un petit sifflement d'indignation et pressant un pas vers lui comme pour montrer qu'elle se trouvait là. Plongé une nouvelle fois dans ses pensées, Jonas ne la calcula pas, se remémorant un souvenir précis. ...Crachant son venin tel un dragon pris par une rage sans nom, la montagne avait déja perdu la majeure partie de sa coiffe lorsque le souffle de l'explosion gigantesque frappa son visage. La masse compacte de cendres s'élevait sans cesse, poussée par une force qu'aucun homme ne pouvait contrecarrer, atteignant des hauteurs avec lesquelles aucun volatile vivant ne pouvait rivaliser, effrayantes, époustouflantes et terriblement mortelles. Cette vision d'apocalypse résumait à elle seule tout ce que ce monde avait à offrir, les cercles infernaux, les monstres, la souffrance, la peur et la mort. Sur son côté le plus pentu, les neiges autrefois éternelles qui enjolivaient son sommet avaient disparu, laissant place à une coulée d'une boue opaque et grise, bouillonnante à souhait dont la puissance d'impact aurait brisé la meilleure des forteresses comme un vulgaire fétu de paille devant la charge d'une colonne de bisons en furie. Dans sa vertigineuse chute, et dans un vacarme qu'aucune eau ne pouvait reproduire, le poids épouvantable de la cascade éclatait la roche, arrachant au passage des fragments de cette dernière et les charriant tels des béliers de charge, alors qu'au-dessus d'elle, la plus terrible des tempêtes dévalait déjà les versants, achevant sur place tout ce qui avait pu échapper au passage de la boue immonde qui, une fois sèche, reprenait son statut de roche, dure et compacte, véritable prison pour tout ce qu'elle avait touché ou enseveli...

Jonas secoua sa tête pour reprendre contrôle de ses pensées. Il divaguait beaucoup trop, son esprit venait à faire l'amalgame d'une cataracte, certes spectaculaire mais inoffensive, à la démesure destructrice des phénomènes qui apparaissaient lors des éruptions volcaniques. Il n'y avait là rien de commun entre les deux spectacles, celui devant lequel il se trouvait réellement représentait la vie et sa beauté, l'autre n'était qu'une réminiscence de la mort et de sa cruauté. Ou peut-être devait-il penser que là ou la mort passait, la vie parfois venait à y réapparaître, plus tard. Aucun intérêt, pensa le Mage, ce ne sont là que des vulgaires évasions de l'esprit, fait par celui d'un homme quelque peu perdu avec lui-même dans un endroit qu'il ne connaît pas Jonas se redressa et reprit, toujours d'un pas calme, le sentier remontant vers les hauteurs, cherchant encore et sans cesse même, un but à tout ceci.

A quoi pouvait lui servir le fait d'avoir survécu aux enfers, à cette blessure, à la solitude de son périple au travers d'une contrée qu'il n'avait jamais foulé de sa vie. A quoi pouvait lui servir d'être né à une époque que même les historiens peinaient à développer, si ce n'est d'avoir hérité de pouvoirs dont certains même le répugnaient encore... Lui qui fut guerrier, seigneur de guerre, roi, et maléfique saltimbanque itinérant et également bourreau, en ce jour, près de 4000ans après, il n'était plus qu'un de ces maudits ermites errants qui ne servaient à rien et passaient leur temps à quémander et ennuyer. Non, Jonas ne pouvait être cela, il n'était pas passé par la mort et la torture, n'avait pas échappé à la folie de son père et des Mages pour en arriver là. Il trouverait sa voie, il la trouverait ou bien se la créerait lui-même s'il le fallait.
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MessageSujet: Re: Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)   Ven 11 Avr - 9:10

Jezebel resserra les liens de l'humaines vérifiant qu'ils étaient suffisamment serrés, ignorant ses couinements apeurés et ses suppliques. La femme avait les bras en crois en extension, la pointe de ses pieds touchaient à peine le sol. La jeune fille recula d'un pas pour regarder son oeuvre. La femme continuait toujours de supplier les jambes tremblant déjà sous l'effort qu'elle faisait pour soulager ses bras. La blonde passa à côté de sa victime et donna un tour supplémentaire à son tourniquet, elle fut récompenser par un cri de surprise et de douleur mêlée alors que la femme était obligé de se rehausser encore plus sur la pointe des pieds. En repassant de nouveau devant la femme, un grognement de douleur attira l'attention de la métamorphe sur le mari de sa victime, elle fit signe à la femme de faire moins de bruit. La blonde envoya un coup de pied dans le ventre de l'homme alors qu'il tentai de se relever. Celui-ci décolla d'un bon mètre, avant d'aller rouler contre une chaise toussant et crachotant. La jeune fille releva l'homme et le cala de force dans le fauteuil lui envoyant un coup de poing pour l'obliger à se tenir tranquille. La skinchanger profita que l'homme était toujours sonné pour l'attacher solidement à son siège. Une fois que le couple fut bien saucissonné, la jeune fille s'assit en tailleur ignorant les suppliques des deux adultes.
Après quelque minute, des sanglots étouffés parvinrent finalement aux oreilles des victimes et de leur jeune et silencieux bourreau. La jeune métamorphe se leva et se dirigea vers sa prisonnière, au même moment deux enfants, une jeune fille d'une dizaine d'année et un garçonnet de six, sept ans, et une jeune femme d'une vingtaine d'année passèrent la porte. La fillette avait la pommette droite et la lèvre fendue des larmes dans les yeux, cette vision tira un hoquet de surprise et de douleur à la femme attachée. La blonde posa un doigt sur les lèvres de la mère secouant la tête silencieusement. Certaine que la femme avait compris le message, elle rejoignit la femme qui venait d'entrer dans la pièce l'air préoccupée.

-Ma soeur. Est-on vraiment obligée ? demanda-t-elle en faisant un mouvement de la tête vers les enfants.

La femme jeta un regard amusé sur l'adolescente. Jezebel ne vit même pas venir l'attaque. La femme lui saisi les cheveux d'une main, tirant violemment sa tête en arrière, lui arrachant un hoquet de surprise et de douleur mélangées. Les jambes de la blonde tremblèrent violemment sous la surprise, menaçant de l'envoyer au sol. La colère brillait dans les yeux de la femme, avant d'être remplacé par le même air amusé qui avait précédé son mouvement d'humeur. Elle pencha son visage sur celui offert de sa cadette, leurs lèvres séparées par un souffle.

-Il veut des résultats. Vois-tu quelque chose qui serait plus efficace que ces jolies têtes blondes ? Non, bien sûr que non. Parce que ce n'est pas ce que l'on attend de toi. N'est-ce pas ? termina-t-elle avec un sourire cruel.

La jeune blonde produisit un couinement d'assentiment qu'elle ponctua d'un rapide coup de langue sur les lèvres de son aîné. La jeune femme embrassa brutalement l'adolescente comme si elle voulait lui dévorer l'intérieur de la bouche avant de la relâcher, l'envoyant à genoux haletante...


***

Jezebel se réveilla avec un sentiment d'urgence sans pour autant modifier sa respiration. Il y avait quelqu'un près d'elle. Les yeux toujours fermés, elle tenta de savoir s'il lui était hostile et où il était. L’intrus ne semblait pas enclin à se manifester plus que ça...

-Hey ! Belle au Bois dormant, je sais que t'es réveillée. T'inquiète pas, je vais pas faire comme dans le conte, ricana Chesh.
-What does that mean ? Why you here ?
C'est quoi ce bordel ? Pourquoi tu ici ?
-Fais un effort veux-tu ? lui enjoignit-il avec un air faussement sévère.
-Why are you here ? Se reprit-elle au bout d'un temps de réflexion.
Pourquoi es-tu là ?
-Parce que nos supérieurs ont vu la vidéo et ils ont peur que tu te mettes à dévorer les honnêtes citoyens.
-I don't remember this and I don't eat cubs, not enough. They didn't live enough.
Je ne m'en souviens pas et je ne mange pas les petits, pas assez. Ils n'ont pas vécu assez.
-Je sais mais cette fois-là, tu l'as fait.
-I don't remember...
Je ne m'en souviens pas...

Jezebel semblait vraiment contrariée, même si elle n'arrivait pas à savoir si c'était parce qu'elle ne se souvenait pas ou si c'était à cause de l'enfant. Elle resta un moment pensive, l'air d'être en pleine réflexion. La blonde avait une expression d'enfant pensif et un rien énervée, avec les sourcils froncés et son air affreusement sérieux. Le skinchanger replongea dans le livre qu'il avait apporté, elle se manifesterait à son rythme qui était assez lent d'ailleurs. Il eut le temps de lire plusieurs pages avant qu'elle se décide à lui accorder de nouveau son attention. En fait d'attention, elle se contenta de lui jeter un coup d'oeil peu intéressé et se dirigea vers sa porte d'entrée.

-Tu vas où ?
-Out. Need to run.
Dehors. Besoin de courir.
-Pas possible.
-But I thougth I was relieved...
Mais je pensais être libérée...
-Pas vraiment, la coupa-t-il. Je te l'ai déjà expliqué... ajouta-t-il exaspéré. Enfin, je peux t'accompagner.

La jeune femme inclina la tête sur le côté et haussa les épaules. Elle se désintéressa du jeune homme et se tourna vers sa porte d’entrée certaine qu’il la suivrait. Il l’arrêta en la tirant par son tee-shirt.

-Pas si vite. D’abord tu te changes ma belle.

Son collègue pointait du doigt son maxi tee-shirt délavé. On pouvait encore devinait deux pingouins sur le devant du tee-shirt, malgré l’état lamentable dans lequel il était. L’état du vêtement ne laissait pas grand-chose non plus à l’imagination concernant ce qu’il y avait en-dessous du tee-shirt. Il entraina la jeune femme vers son placard et lui demanda de rester en face et de ne pas bouger. Il pêcha des vêtements de sport et des sous-vêtements qu’il posa dans les bras de la jeune femme.

-Tu t’habille et tu me laisse sortir avant de te mettre à poil… soupira-t-il désespéré.


Sans le bruit et l’odeur désagréable de la moto sous ses fesses, le voyage vers les chutes aurait pu être agréable. Mais l’odeur viciée d’essence brulée et les pétarades raisonnant jusque dans ses os n’étaient pas pour plaire à Jezebel. La blonde sauta de l’engin dès que son collègue s’arrêta partant comme une flèche entre les arbres en direction du réservoir. Glissant rapidement entre les arbres, la skinchanger savourait la montée d’adrénaline et l’excitation née de l’idée de sa métamorphose prochaine. Elle adorait sa forme animale. Elle était puissante, silencieuse et mortel, mais surtout elle était libérée de tous les rêves et souvenirs qui la hantaient. Tout à son plaisir de simplement courir, elle ne fit pas attention à l’odeur de cigare qui flottait encore autour des chutes, sautant joyeusement de rocher en rocher. Grimpant à une vitesse inhumaine la pente sans avoir l’air de vraiment forcer. Arrivée en haut, elle s’arrêta brutalement juste à quelque mètre d’un homme et d’un aigle. L’odeur de cigare l’avait finalement atteinte. Elle n’aimait pas du tout. Elle éternua bruyamment et toussa essayant de fuir l’odeur désagréable. Mais ce qui la dérangeait le plus c’est que son instinct lui hurlait de ne pas s’approcher plus de cette homme et dans le même temps elle ne voulait pas laisser quelqu’un d’aussi dangereux se balader sur ce qu’elle considérait comme son terrain de chasse. Son indécision permis à Chesh de la rattraper. Il pointait un 9mm sur la jeune femme.

-Tu me refais un coup pareil je…

Le skinchanger baissa son arme, il avait senti l’agitation de la jeune femme blonde. Ce n’était clairement pas le moment d’essayer de lui faire comprendre quoi que ce soit. De plus, il avait appris à faire confiance à l’instinct de celle-ci, c’était presque comme dans ces histoires où les animaux des héros les préviennent du danger avant qu’il n’apparaisse. Le jeune homme garda son arme baissée mais ne la rangea pas.

-Bonjour…

La jeune femme s’était brusquement ramassée sur elle-même, prête à bondir sur l’homme.

-Redfern, tonna le skinchanger.

L’effet de l’intervention du shadowhunter fut immédiat. La blonde se redressa comme si elle était montée sur ressort pour se mettre presque au garde à vous.

-Je suis désolé mais je crois qu’elle ne vous aime pas, fit-il amusé.


Dernière édition par Jezebel Redfern le Mer 16 Avr - 8:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)   Sam 12 Avr - 10:38

La surprise fut de taille lorsque la jeune femme débarqua de nulle part avec cette allure quelque peu ahurissante, comme possédée par une folie que Jonas aurait beaucoup de peine à décrire. Elle lui tournait autour comme un squale autour de sa proie, avec un regard fort peu engageant, se déplaçant de manière étrange. La présence du Mage l'intriguait visiblement, et même semblait la gêner. Cependant, Crane se contenta de tourner les talons et de retourner à sa promenade, sans se préoccuper davantage de la présence de la nouvelle venue qui ne semblait guère désireuse de le laisser tranquille. Ce n'était là qu'une jeune femme, une comme il en existait tant d'autres dans cette contrée, et de plus, en considérant que certaines habitudes de la population paraissaient des plus étranges parfois aux yeux du Scandinave, l'attitude de cette personne n'avait rien de bien intéressant. Perdu dans ses pensées, Jonas n'entendit pas l'autre individu s'approcher à grande vitesse

Dos à la scène, ayant repris sa marche, le Mage ne se préoccupa pas de ce qui se passait derrière lui, n'ayant pas l'envie de se mêler de ce qui ne le concernait pas. Pourtant le ton ferme et autoritaire de l'autre individu le fit stopper net, la menace de ses propos étant parfaitement perceptible dans l'air. Jonas se retourna alors pour observer l'échange entre les deux personnes, notant au passage la présence de l'arme à projectile dans la main de l'homme, braqué droit sur la jeune femme, tandis que cette dernière l'observait de temps à autres tout en reportant son regard vers Jonas qui se contenta de la jauger avec une certaine indifférence. Il ne répondit même pas aux salutations de l'autre, maintenant ses yeux rivés sur la jeune femme dont le comportement saugrenu vint à l'intriguer tout autant que l'étrange regard qu'elle braquait à son encontre. Elle était silencieuse, chose d'autant plus inhabituelle pour une jeune femme de son âge, bien trop jeune pour se comporter de la sorte et dans un silence perturbant. En comparaison, l'autre individu semblait en pleine possession de ses moyens, et de la façon dont elle répondait physiquement à chacune de ses injonctions, Jonas eut l'impression de voir un homme accompagné d'un chien humanoïde. Il n'en fallait guère plus pour faire fuir le dédain du sorcier qui ne détourna plus le regard.

Toutefois, les choses ne durèrent pas bien longtemps, l'autorité et la maitrise de l'homme sur la jeune blonde pouvait presque forcer le respect si Jonas n'en éprouvait pas un certain dégoût. Malgré ce qu'il était et ce qu'il aimait, Jonas n'était pas homme à apprécier l'esclavagisme, et plus encore celui des femmes, peut-être était-ce là une séquelle de son passé peu glorieux, notamment durant son enfance. Il aimait manipuler les gens, brider quelque peu leur volonté ou leur libre arbitre, les considérer certes comme des pions, mais pas comme des chiens ou de quelconques bêtes de somme. Mais il devait garder à l'esprit que dans un monde, une époque qu'il découvrait seulement, se mêler des affaires d'autrui pouvait se révéler être une forme de jugement hâtif dont les conséquences ne pouvaient être sciemment maitrisées, même par lui. Par ailleurs, la jeune femme avait désormais troqué son étrange regard et son attitude bestiale contre un comportement quelque peu plus digne, sous une nouvelle injonction de l'autre personnage, n'ayant prononcé qu'un seul nom: Redfern....

A l'écoute de ce nom, les méninges du Scandinave s'activèrent en tout sens au sein de son esprit. Comment pouvait-il en être ainsi alors que ce fut bien la première fois qu'il voyait cette personne? Réellement? Dans sa mémoire, tout s'agitait et partait en tous sens, cherchant désespérément quelque chose se rapportant à ce nom. Il l'avait déjà entendu, c'était certain, après tout, s'il avait réagi de la sorte, ce n'était pas pour rien. Parmi les passants? Jonas en avait tellement croisé ces derniers temps qu'en retenir l'existence d'un seul aurait relevé du miracle. Il avait beau être observateur et doté d'une bonne capacité mémorielle, malgré ses pouvoirs, ses capacités et son âge, tout avait une limite.
Redfern...Redfern...pourquoi ce nom m'est-il ainsi familier?
Voilà une très bonne question qui accaparait de plus en plus l'esprit du mage, tandis qu'il ne cessait de toiser la jeune femme à distance, espérant, en se concentrant sur elle, trouver une réponse dans sa mémoire. De son côté, l'homme au pistolet s'était apaisé, maintenant néanmoins sa cible sous un regard de biais et semblait s'adresser à Jonas, alors que ce dernier ne lui accordait qu'une oreille des plus distraites.Elle ne m'aime pas?. A quoi pouvait donc penser cet imbécile?

-Qu'importe, je n'ai que faire de son affection. En revanche, veille à ce qu'elle ne me dévisage pas de la sorte, le plus étrange de nous deux, c'est elle sans nul doute et non moi.

Malgré tout, il poursuivait dans les méandres de son esprit l'enquête liée au nom de la jeune femme. Il lui aurait été impossible de décrire l'homme qui l'accompagnait, car il ne lui avait adressé qu'un semblant de regard depuis son arrivée, et par ailleurs, à aucun moment il ne vit son visage, trop préoccupé en ces instants. Il cherchait encore et encore, dans ses brides de souvenirs, parmi tous les endroits qu'il avait visité, qu'il avait traversé, tout ce qu'il avait regardé jusqu'à ce qu'enfin, l'idée lui transperça les synapses comme la lance d'un légionnaire. La télévision...Oui c'est bien cela, la télévision, l'émission étrange que Jonas avait suivi avec un oeil intrigué, durant laquelle des personnes avaient été incriminées par le biais de diffusions de vidéos. Parmi quelques uns de ces noms, Jonas en avait retenu plusieurs, associés essentiellement à des vidéos meurtrières. Ce qui signifiait qu'elle faisait partie de ces noms-là? Oui c'était certain, il s'en souvenait très bien à présent, mais de quoi d'autres, c'était encore trop tôt pour le dire. Si le nom était revenu au centre de sa mémoire, il ne reconnaissait pas encore le visage de la jeune femme, et peinait pour se remémorer le contenu de l'émission à son propos. Cela lui reviendrait tôt ou tard. Peut-être qu'avec un peu d'aide....

-Redfern as-tu dis? Pourquoi donc ce nom m'évoque-t-il quelque chose sans que je puisse me souvenir de la raison?
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MessageSujet: Re: Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)   Mer 23 Avr - 12:06

-Qu'importe, je n'ai que faire de son affection. En revanche, veille à ce qu'elle ne me dévisage pas de la sorte, le plus étrange de nous deux, c'est elle sans nul doute et non moi.
-Oh ! Sorry, I have a certain liking for understatements, fit-il dans un rire badin. Well, what I meant was that she wants to kill you, termina-t-il comme s’il lui faisait une confidence. And yes she's weird, don't need to state the obvious.
Oh ! Désolé, j’ai une certaine affection pour les euphémismes. Non, ce que je voulais dire, c’est qu’elle veut te tuer. Et, oui elle est bizarre, pas besoin d'enfoncer des portes ouvertes.

Le jeune homme ponctua sa phrase par un sourire si fier de lui qu’on aurait pu se poser des questions quant à sa santé mentale. La jeune femme quant à elle semblait plus que contrariée, un grondement roulant le long de sa gorge, ses mains s’ouvrant et se crispant comme des griffes de façon comvulsive. Elle fit un pas en direction de son collègue. Il ne fit pas un geste, ses yeux changeant seulement de rieur à froid, sans pour autant effacer le sourire qui flottait sur ses lèvres. Toutefois, ce sourire ne contenait plus rien d’amusé, la lueur rieuse avait disparut, pour ne laisser qu’un masque figé, vide. La jeune femme produisit un grondement qui pouvait passer pour dégoûté, le sourire de son collègue s’illumina de nouveau, moqueur. Il avait gagné encore, pour cette fois. La menace qui planait sur la jeune femme avait encore sut tenir en laisse son ire.

-Redfern as-tu dis? Pourquoi donc ce nom m'évoque-t-il quelque chose sans que je puisse me souvenir de la raison?

Les deux skinchanger reportèrent leur attention sur l’homme, arrêtant leur cinéma ridicule. L’une avec des yeux dépassionnés, comme s’il n’avait aucune importance, et l’autre avec une certaine curiosité amusée. Le skinchanger jeta un coup d’œil sur sa collègue, l'air pensif.

-So Snow care to answer the man question?
Alors Snow envie de répondre au monsieur ?

Les deux skinchanger reportèrent leur attention sur l’homme, arrêtant leur cinéma ridicule. L’une avec des yeux dépassionnés, comme s’il n’avait aucune importance ou plutôt comme si peu importe ce qu’il pouvait faire rien ne pouvait l’atteindre. L’autre quand à lui n’affichait qu’une certaine curiosité vaguement amusée. Le skinchanger jeta un coup d’œil sur sa collègue, l'air pensif.

-You might have seen me on télévision, répondit-elle avec un manque de passion certain. They show a… video of me killing a woman, ajouta-t-elle hésitant sur ses mots.
Tu m’as peut-être vu à la télévision. Ils montrent une… vidéo où je tues une femme.
-I didn’t know you were giving into understatement, plaisanta Chesh. She didn't just kill her, she feast on her, fit-il sur le mode de la confession.
Je ne savais pas que tu faisais dans l’euphémisme. Elle ne l'a pas simplement tuer, elle s'est gorgée de sa chaire.
-And? Why is that a problem? demanda-t-elle  l'air d'honnêtement se demander en quoi festoyer des entrailles d'un de ses concitoyens puisse poser problème. I was hungry and I was ordered to kill her. Maybe you can explain, demanda-t-elle abruptement en ce tournant vers l’homme au cigare. He never explains clearly, ajouta-t-elle en pointant son collègue skinchanger. It's always... roundabouts with him.
Et ? Pourquoi est-ce que ça pose problème ? J'avais faim et on m'avait ordonnée de la tuer. Peut-être que vous pouvez expliquer. Il n'explique jamais clairement. C'est toujours des circonvolutions avec lui.

La jeune femme semblait peiner à s'exprimer. Elle avait une diction lente et prudente, cherchant souvent ses mots, buttant sur certain et semblait presque se réjouir quand elle les trouvait. On avait l’impression d’entendre parler une enfant. Une enfant qui pouvait se transformer en un tigre d’un bon deux cents kilos de muscles sur un coup de tête.


Dernière édition par Jezebel Redfern le Ven 25 Avr - 17:18, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)   Mer 23 Avr - 17:35

Des grondements, un son plus qu'inhabituel sortant de la gorge d'une aussi jeune femme, et pourtant, c'était bel et bien ce qu'il entendait, provenant de cette nommée Redfern. Jonas avait suffisamment d'instinct curieux sous ses airs dédaigneux pour s'interroger sur l'attitude étrange de cette personne. A contrario, en face d'elle, c'était un humain évident qui se tenait debout, et faisait office de ce que l'on pouvait comparer à une sorte de traducteur, un interprète. Pourtant, Jonas n'avait que faire des élucubrations de cet individu qu'il ignorait presque totalement, mais dans la mesure ou il se trouvait être le seul être du couple à avoir, selon toute vraisemblance, la faculté de parole, l'ouïe du Mage devait se contenter et subir ce verbiage agaçant.

Pourtant, contre toute attente, le gosier de la blonde semblait parfaitement apte à produire autre chose que des borborygmes et des grognements, pour le soulagement de Jonas, pouvant ainsi écouter à loisirs la voix de la seule et unique personne présentant un minimum d'intérêt en ces lieux."Ainsi, elle parle finalement...Voilà qui change tout. Les fameuses vidéos, voici enfin l'un de ces soi-disants meurtriers." Jonas avait beau la regarder en tous sens, cette jeune femme, il se demandait bien comment un être à l'apparence si chétive pouvait aisément tuer un autre être humain et s'en vanter de façon aussi grotesque, de tuer et..."de le dévorer sur ordre?" L'hébètement le gagna avec la vitesse et la force d'une coulée pyroclastique, ravageant une partie de sa raison, le clouant sur place, pris dans un lahar de pensées toutes aussi effarantes les unes que les autres. De qui se moquaient-ils ainsi en toute impunité? Etaient-ce là un couple de ces ridicules brigands de grands chemins qui écumaient les alentours urbains de cette époque?

La réalité, ou plutôt un souvenir, frappa son esprit soudainement, alors que la vidéo concernant la jeune femme lui revenait en mémoire. Une forme blanche aux allures félines, bardées de rayures noires comme celles des chevaux qu'il vit autrefois dans les grandes maisons de Thèbes...puis une métamorphose en une silhouette féminine blonde au gabarit chétif..."Oui, c'est bien elle, cela ne fait aucun doute. Comment ai-je pu manquer cela dès son apparition...Métamorphe, encore une de ces choses..." Le Mage l'observa désormais avec un bien nouveau regard, plus perçant, plus méfiant, illuminé par une étincelle de dégoût mitigé, accompagnée par celle de la curiosité en profondeur. Assurant une certaine prise sur le pommeau de sa canne, Jonas se rapprocha, happé par le puissant magnétisme de sa curiosité, malsaine et parfois même maladive

-Fascinant. Ainsi, non seulement, les métamorphes tuent, mais se délèctent de leurs victimes...Et le tout, sans le moindre scrupule, sans aucune forme de remords. Il n'y pas l'ombre d'une trace de cela dans ton regard jeune fille. Y prendrais-tu donc un pervers plaisir à cela?

Expliquer? Que pouvait donc expliquer Jonas, lui qui abhorrait l'idée même de pouvoir générer ce genre d'abomination, lui qui se refusait catégoriquement d'user d'un tel pouvoir par simple fierté guerrière ou par un quelconque dédain qui échappait à sa compréhension. Qu'y avait-il de plus ignoble de savoir qu'une jeune femme modifée de la sorte pouvait se repaître des chairs humaines sans baisser le regard...ou bien était-ce l'attitude nonchalante de l'autre individu face à ce genre de situation qui offensait l'imagination du Sorcier? "Ne sois pas idiot, a qui espère-tu faire croire qu'une telle chose puisse te dégoûter de la sorte, tu en as tué, tu en as cotoyé, tu en a même protégé certains et tenté d'en libérer d'autres... Fascinant, oh oui ils le sont!" Pendant un instant, son regard joua entre les deux personnages auxquels il faisait face et d'un geste souple du poignet, braqua sa canne en direction de l'homme, pour l'inciter à se taire et ne pas bouger.

-Redfern...oui je t'ai vu dans ces images, un félin de bonne taille, comparable à une lionne, mais blanche comme un ours des neiges et striée de noir... Mais sur ordre de qui te permets-tu donc de tuer et de te nourrir de la sorte?

Voilà la question que voulait retenir Jonas. Elle tuait, soit, après tout n'avait-il pas croisé récemment un loup métamorphe, ne l'avait-il pas fait lui-même ces derniers temps...Elle dévorait, oui sans nul doute, après tout elle avait le sang d'un animal dans ses veines et l'instinct de ce même organisme dans l'esprit. Aussi immonde que cela pouvait-être, Jonas n'en était pas à ses premières armes en la matière, ayant vu assez de ce genre de choses de nombreuses années durant. Mais qui tirait donc les ficelles? Ce rigolo personnage qui la maintenait en respect tel un chien de garde? Ou bien son géniteur de Mage, chose qui intéressait Jonas à un certain point...
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MessageSujet: Re: Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)   Mar 29 Avr - 23:34

Fascinant ? Jezebel devait avouer qu’elle ne comprenait pas vraiment ce qu’il y avait de fascinant à ce qu’elle se sustente alors qu’elle avait faim. Il n’y avait pas grand-chose de sorcier. Elle avait un problème, elle le réglait comme elle le pouvait. Comme à ce moment-là, sa cible pouvait très bien faire office de proie, elle n’avait pas vraiment cherché plus loin.
La suite du commentaire de l’homme n’était pas non plus pour faire beaucoup plus sens que le premier mot de son intervention. Elle connaissait la définition du mot remords, celle du mot scrupule ne lui était pas non plus complètement étrangère mais elle n’en comprenait pas la signification et ne concevait pas que l’on puisse s’embarrasser de ce genre de réponse émotionnel. C’était une proie. Elle avait perdu au jeu de la survie et elle-même avait gagné le droit de vivre un peu plus longtemps. Il n’y avait rien de plus, rien de moins. Le plus déroutant fut la réaction de Chesh à la question de l’homme. Il semblait à la limite d’exploser de rire, se retenant difficilement d’étaler sa surprise et son amusement.
Pour qui connaissait un peu Jezebel, il était extrêmement difficile de se la représenter appréciant réellement quoi que ce soit ou ayant quelque forme de désir. La conception des choses qu’avait la skinchanger était très simpliste et se résumait à peu près ainsi, y avait-il un besoin à pourvoir, comment devait-elle s’y prendre pour se faire en en faisant le moins possible. Alors oui, pour quelqu’un au sens de l’humour plutôt noir comme Chesh, le fait que quelqu’un puisse se la représenter ayant une motivation personnelle derrière son action était pour le moins amusant.

-She isn’t the carring type… commença-t-il amusé.
Elle n’est pas du genre à se soucier de qui que ce soit.

Malgré son caractère plutôt emmerdeur, la vague menace de l’homme lui cloua le bec. Non pas parce qu’il voulait obéir mais parce que la nervosité première de Jezebel avait été contagieuse. Il eut d’ailleurs un léger mouvement d’humeur fasse à la pointe de la canne de l’homme, ne sachant pas vraiment si elle cachait une arme ou non. Sa réaction, si légère fut-elle failli faire exploser sa collègue qui sentant son partenaire se tendre fit de même de façon un peu moins discrète. Avisant la réaction immédiate de Jezebel et n’ayant aucune envie d’expliquer un bain de sang à ses supérieurs la panthère garou s’astreignit au calme et rengaina son arme. Notamment parce qu’un pistolet dont on n’a pas l’intention de se servir est plus une gêne qu’autre chose, autant qu’une tigresse nerveuse d’ailleurs. Il secoua simplement la tête, haussant les épaules et écartant les mains, indiquant ainsi à la jeune femme qu’elle n’avait pas besoin de sauter à la gorge du pauvre type, du moins pas tout de suite. La blonde soupira, l’air presque déçue, la parlotte et elle ça faisait un peu deux, voire plus.
A la question de l’homme la blonde indiqua Chesh, l’air de s’en foutre royalement.

-I just ask you to stop her but you and subtlety are two very different things. But first things first, why you ask mate? That’s not supposed to be any concern of yours.
Je t’ai juste demandé de l’arrêter mais la subtilité et toi ça fait deux. Mais faisons les choses dans l’ordre, pourquoi cette question ? Ca ne te concerne pas vraiment.


Dernière édition par Jezebel Redfern le Ven 2 Mai - 13:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)   Mer 30 Avr - 18:49

Un soupir d'exaspération s'échappa des lèvres de Jonas, tandis qu'il observait du coin de l'oeil l'homme qui se trouvait non loin de lui, alors que ce dernier s'était enfin décidé à baisser cette chose ridicule qui lui servait d'arme. Il était une chose agaçante à souhait pour le Mage que celle qui consistait à prendre la parole à la place d'un autre, surtout lorsque Jonas lui-même posait les questions. Par dépit, le sorcier baissa sa canne ornementale, conscient alors que la pointer de la sorte sur l'individu n'avait pas eu l'effet escompté sur sa langue bien pendue.

-Jusqu'à preuve du contraire, mon garçon, mes interrogations ne t'étaient point destinées. Tiens donc ta langue avant que je ne l'arrache et la jette en pâture à ta compagne, siffla-t-il en pointant l'extrémité de l'instrument en direction de la jeune blonde

En délaissant cet homme, Jonas se rapprocha de la dite-blonde qui passait essentiellement son temps à le scruter avec un air peu engageant. Il était une chose que le Mage savait, que la peur incitait certains fauves à se sentir dominant, et que les fixer droit dans les yeux pouvaient leur faire comprendre que l'on éprouvait aucune crainte d'eux. "Ne serait-ce pas une posture de défi plutôt?" s'interrogea Jonas, se rendant compte soudainement que le temps passé en compagnie des grands prédateurs remontait très loin dans son existence. Il fit une moue en passant la canne dans son dos, les deux mains sur la garde. Il plongea donc son regard dans celui de la jeune femme, celle qui présentait le seul intérêt dans ce couple troglodyte. Avec ce que Jonas avait pu voir de sa gestuelle, de son comportement général, mais aussi de ce qu'il avait pu voir dans la vidéo, du moins pour ce qu'il s'en souvenait, les magnifiques yeux de Redfern pouvaient sans nul doute être une source extraordinaire d'émotions fortes pour ceux qui avaient la faculté de les lire de cette façon, un art ou Jonas était passé maître avec le temps, et n'en avait rien perdu de son exercice. Il resta ainsi immobile, planté là, sans ciller, scrutant chaque détail et recoin des organes globuleux de la vue de cette personne, avant de se défaire de sa contemplation par un soubresaut, une contracture du diaphragme qui fit trembler sa gorge et libéra un gloussement ridicule. Sa bouche s'était étirée en un léger rictus aux allures de sourire, ni moqueur ni nerveux, simplement une grimace annoncant un amusement réel de la situation.
"Etrange...il y'a plus de similitude avec une guenon dans son attitude qu'avec une lionne..."

Se pouvait-il qu'il ait mal interprété la vidéo et ses images? Après tout, sur celle-ci, distinguer la blonde avait été chose aisée, mais pour ce qui est de l'hypothétique félin au pelage blanc, un doute venait de se glisser dans la réflexion du Mage. Peu importe, pourquoi diable se posait-il ce genre de question, alors que son interlocutrice, pour l'heure très peu bavarde, avait dans son regard l'étincelle de ces animaux sauvages qui ne refusaient pas à leur instinct une certaine liberté d'action, notamment lorsqu'il s'agissait de sauter à la gorge de proies précises... Mais Jonas garda son regard sur la jeune femme, et s'il ne s'attardait plus sur les yeux, il le laissa dériver sur le reste de la personne, observant ainsi au passage que certains muscles étaient visiblement crispés, prêts à une brusque détente. Pour autant, il ne se souciait guère de cela, et se contenta d'allumer un nouveau cigare, libérant la bouffée sans se préoccuper de la trajectoire de la fumée grasse et lourde du tabac roulé. Il restait une question en suspens, à laquelle Jonas n'avait pas encore eu le droit à la moindre réponse. Ces deux personnes atypiques, d'où qu'elles puissent provenir, avaient surgi devant lui, avec des attitudes peu engageantes, signes que Jonas interprétait librement comme une menace, elles pouvaient très bien être en ces lieux afin de lui porter atteinte, d'une façon ou d'une autre, chose que Jonas ne comptait pas laisser faire aisément. "Qu'a-t-il donc dit? Les choses dans l'ordre, c'est cela, nous faisons les choses dans l'ordre".

-Métamorphe...voilà ce que tu es, et les êtres de ton espèce obéissent à une autorité, un pouvoir dont ils sont issus parfois. Ce pantin-là, qui te sert de compagnon, n'a rien d'un maître, aucun maitre n'aurait besoin d'une quelconque arme pour appuyer son pouvoir sur toi.

Jonas se tourna vers l'autre dont il venait de parler en termes fort peu élogieux un bref instant pour le désigner, insistant bien sur son dédain de la personne afin que la jeune femme comprenne que seule sa voix intéressait le Mage

-"Nous faisons les choses dans l'ordre", c'est ainsi qu'il le dit, et tout comme toi, il obéit aux ordres d'un tiers. La question reste posée et attend encore sa réponse. Qui donne donc vos ordres pour vous en prendre à moi?
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MessageSujet: Re: Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)   Mar 6 Mai - 13:54

La menace concernant la langue de son partenaire ne semblait pas spécialement du goût de la blonde qui se déplaça entre l’homme et la panthère des neiges garou. Son expression n’avait pas vraiment bougé, toujours cette absence d’émotion, une neutralité illisible. Celle-ci était seulement entachée par une certaine incertitude, une hésitation qui semblait plus liée aux mots qu’elle s’efforçait de formuler qu’à la situation.

-You… you didn’t get it? I… I’m not good with word. I… I’m not… I don’t know how to say… anything, constata-t-elle platement. So, he talks.
Tu… tu ne comprends pas ? Je… Je ne suis pas doué avec les mots. Je… Je ne suis pas… Je ne sais pas comment le dire… quoi que ce soit. Donc, il parle.

Jezebel soutint le regard de l’homme l’air plus indifférente que jamais. Mais, ce n’est pas pour autant qu’elle allait s’écraser devant son air de défi. Elle n’était pas vraiment d’une nature dominante mais c’était son terrain de chasse, et la part de tigre en elle n’avait pas envie de l’abandonner. Son expression ne changea pas, ou son absence d’expression ne disparut pas. La blonde regardait toujours l’homme comme si elle était indifférente à ce qu’il pouvait faire. Comme si elle était prête à le laisser partir s’il oubliait son défi ou à lui ouvrir la gorge avec ce même manque d’émotion. Plus l’homme la fixait dans les yeux, plus elle laissait filtrer son pouvoir, le laissant couler au travers d’elle, créant des ondes successives, comme un flou sur sa peau laissant apparaitre ce qu’elle pouvait devenir. Ses yeux commencèrent même à prendre la teinte bleu profonde de ceux de la tigresse qu’elle serait une fois transformée. Ses mains se recroquevillèrent, non pas à cause d’une quelconque tension nerveuse mais parce qu’elles se rapprochaient du moment où elle laisserait son enveloppe humain exploser pour laisser place à deux cents kilos de muscles recouverts de fourrures blanches rayées de noire.
Heureusement pour l’homme deux choses se produisirent en même temps. Il commença à parler et Chesh intervint, posant la main sur l’épaule de la métamorphe. Le geste ressemblait à celui d’un maitre tentant d’apaiser son compagnon animal. L’effet ne fut pas immédiat mais du moins une certaine tension se dissipa. Les yeux de la jeune femme revinrent à un gris bleu pâle ressemblant à un ciel couvert, ses mains se détendirent et les mouvements sous sa peau s’arrêtèrent. La jeune blonde jeta un regard du coin de l’œil sur son partenaire, il n’avait qu’un sourire moqueur fixé sur ses traits.

-Ordered to? I don’t remember such a thing, remarqua-t-elle jetant de nouveau un coup d’oeil sur Chesh.
Ordonné? Je ne m’en souviens pas.
-Nope.
Nope.
-Yeah… You just smell of danger and you’re on our hunting ground. I thought you were like us, your… cigar disturb my sense of smell.
Ouais… Tu semblais dangereux et tu es sur notre terrain de chasse. Je pensais que tu étais comme nous, ton… cigare perturbe mon odorat.
-FYI*, she just tried to apologies… commença-t-il presque surprise. Our hunting ground? You’re the only one to think so.
Pour info, elle vient juste d’essayer de s’excuser… Notre terrain de chasse ? T’es la seul à le penser.
-Why are you so eager to know our master?
Pourquoi veux-tu tant connaitre notre maitre ?

Chesh jeta un regard surpris sur sa compagne. Un regard presque choqué. Ce n’était pas comme s’il avait l’habitude d’entendre sa collègue s’intéresser pour quoi que ce soit suffisamment pour poser une question.

-That can’t be… No you would have felt it. What happened to you, for you to grew an interest for anyone?
Ca ne peut pas… Non tu l’aurais senti. Qu’est-ce qu’il-t-arrive, pour que tu t’intéresse à qui que ce soit ?

La jeune femme lui lança un regard dépassionné qui pourtant fit taire le jeune homme qui leva les mains l’air de dire, « t’en prends pas à moi j’ai rien fait de mal ».




*FYI : For Your Information
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MessageSujet: Re: Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)   Mar 6 Mai - 18:09

Le changement radical qui s'opéra, brièvement, dans l'attitude et l'apparence de la jeune femme ne manqua pas d'intéresser Jonas. En effet, pendant un court instant, il se prépara à observer avec une certaine curiosité la métamorphose de la jeune blonde, mais l'intervention inopinée de son compagnon interrompit aisément le processus. Au grand étonnement du Mage, le couple qui était en face de lui commença à l'intriguer bien plus qu'auparavant. C'était un spectacle amusant de les voir là, tous deux, dans leur numéro de duettistes particulièrement saugrenue. Selon toutes vraisemblances, l'homme avait une réelle influence sur sa compagne, c'était maintenant indéniable, et cela n'avait rien à voir avec l'arme qu'il portait sur lui. Il avait calmé la bête au beau milieu de sa phase de transformation, une chose que Jonas n'avait encore jamais vu et croyait même impossible. A sa façon, la nommée Jezebel avait résumé les choses les concernant tous deux, ainsi, si elle était indubitablement la bête et donc les griffes du duo, l'homme était de toute évidence à la fois la tête et la voix. "Seul un mage pourrait avoir une telle emprise sur une de ces créatures, et mieux encore, seul le mage créateur de la chose peut en avoir le contrôle..." Dans l'esprit de Jonas, cette litanie résonna des tréfonds de sa mémoire, se souvenant de ce que disaient ses compagnons du passé sur les métamorphes. Pourtant, quelque chose ne collait pas avec cela, quelque chose que Jonas ne parvenait pas à définir avec précision. "Non, il n'en est pas un, cet homme n'est pas un mage, il n'en a pas la présence, il ne peut pas en être un..."

Le sorcier se tint silencieux, observant et décortiquant chacune des phases de discussion entre les deux individus, notant au passage que lorsqu'ils s'adressaient l'un à l'autre, le monde autour d'eux semblait disparaître de leur conscience. Malgré l'amusement que la situation présente pouvait apporter, la patience vertueuse qui caractérisait parfois Jonas perdait petit à petit de sa superbe devant le show du couple. En revanche, au milieu des mots qui volaient depuis les deux paires de lèvres, Jonas nota une remarque troublante de la part de Jezebel. Si sa compréhension n'était pas émoussée, la présence de la jeune femme et de son acolyte était le fruit d'un hasard, un simple aléa, rien qui ne coincidait avec un quelconque délire paranoïaque du Mage qui pensait avoir été pris en chasse. Non,rien de tout ceci visiblement, une rencontre fortuite comme le sorcier avait pu en faire d'autre pendant toute une vie. Fallait-il y croire ou non? Difficile de répondre de but en blanc, mais il fallait reconnaitre dans l'attitude du couple, une certaine nonchalance trop prononcée pour des personnes sur le point d'en capturer une autre, ou pire encore. A moins qu'ils fussent idiots et mal renseignés sur leur adversaire. Une autre stratégie s'imposait pour démêler le quiproquo apparent entre les trois individus, du moins entre le couple et le sorcier plutôt.

Il posa sa canne devant ses jambes, se tenant légèrement en appui sur elle de ses deux bras et du coin de l'oeil observa le ciel. Rien. Pas l'ombre d'une plume ou d'un bec acéré dans les airs, Altesse avait disparu de son champ de vision, et pour combler le tout, alors que le Mage se trouvait en face d'un métamorphe, elle n'avait pas manifesté le moindre signe d'alerte ou de prévention du danger. Pourtant, elle était là, non loin, vraiment très proche. Le claquement des ailes résonna subitement, derrière lui, et le souffle de l'air poussé par les plumes et ramiges fit vibrer les lobes de ses oreilles avant qu'une masse énorme se dépose sur son épaule droite. Le poids était non négligeable, mais l'épaule du sorcier tint bon, sans trop d'effort, et les serres du rapace, pourtant acérées, ne traversaient pas la totalité du tissu de l'imperméable noir, protégeant ainsi les chairs de Jonas d'une douleur et d'une blessure peu confortable. Elle était donc là, silencieuse, sa tête hochant de tous côtés, scrutant les deux individus de son oeil de prédateur. Pourtant Jonas resta immobile, comme s'il ne s'en préoccupait pas.

-Bien, ainsi, nous voici donc réunis par un simple concours de circonstances... Bien que cela me soit difficile à croire, peut-être puis-je m'en satisfaire pour le moment, lâcha le sorcier, à peine convaincu par ses propres paroles, avant de se tourner vers l'homme. A présent, tu pourras à nouveau parler, puisque tu sembles être le plus doué de raison d'entre vous deux pour cela. Mais à la seule condition que mes questions trouvent enfin une réponse digne.

Jonas relâcha sa main gauche et la plongea dans la poche de son imperméable pour en ressortir une bouteille d'eau et vida quelques gorgées dans sa bouche. La chaleur était parfois oppressante pour lui, il peinait encore à s'acclimater après tout le froid des contrées Nord qu'il avait affronté. Une fois le contenant remis dans la poche, Jonas reprit sa tirade

-Maintenant que nous sommes sur un certain pied d'égalité, mettons toutes nos armes sur la table. J'ai là devant moi un métamorphe et ce qui se laisse passer pour un idiot, avec une langue bien pendue. Puisque, selon vos propres mots, notre rencontre n'est due qu'à un concours de circonstances, il n'y a donc aucun différent entre nous, du moins en apparence, je passerais volontiers sur le temps que vous me faites perdre, car qu'il bien qu'il ne soit pas précieux, j'aime en disposer à ma guise.

Il plongea son regard dans les yeux gris de la jeune blonde

-Toi tu tues, lui il parle, et ce a moins que d'autres talents en sa possession ne me soient pas encore connus. "Pourquoi désires-tu tant connaître notre Maître?" as tu dit tantôt? Simplement parce qu'il est toujours bon de connaître celui qui détient le pouvoir sur des armes telles que toi. Et comme tu vas l'apprendre par toi-même, je n'ai rien à voir avec toi, la seule part animale qui est en ma possession, est cet aigle qui écrase mon épaule en cet instant.

Avec un geste de la main droite, Jonas chassa Altesse de son épaule, comme une invitation à libérer les lieux, tant pour une question de confort vis à vis du poids conséquent de l'animal, que pour une question de confort en ce qui concernait les possibilités de mouvements du Mage. Le claquement des ailes du rapace fut très court, la femelle pygargue n'ayant effectué qu'une sorte de grand bond jusqu'à une distance peu éloignée du groupe. Durant ce temps, Jonas s'approcha de Jezebel et la toisa de toute sa hauteur, avec une certaine assurance qu'il espérait suffisamment troublante

-Maintenant ma jeune amie, montre moi ton talent, montre moi la bête qui sommeille en toi. Et que ton ami ne me prive pas de ce spectacle cette fois.
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MessageSujet: Re: Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)   Mer 21 Mai - 13:31

L’attitude hautaine de l’homme hérissait Chesh et lui donnait d’autant plus envie de jouer les emmerdeurs, enfin bien plus qu’à son habitude. Quant à Jezebel… Et bien, l’homme avait cessé de la menacer, elle était donc revenue à son attitude habituelle, une imperturbable indifférence. Chesh soupira à moitié amusé.

-Je t’aurais pas attendu pour l’ouvrir, lâcha-t-il sarcastique.

Un bruit attira l’attention des deux skinchanger qui tournèrent la tête dans un bel ensemble. C’était comme un murmure, un léger froissement accompagné d’une odeur que seul leurs sens aiguisés pouvaient détecter. Les deux shadow hunter semblaient concentrés, absorbés dans leur pensée. Toutefois, le mouvement de l’homme fit se tourner immédiatement la blonde vers lui. Chesh se contenta de froncer les sourcils l’air préoccupé le regard toujours tourné au loin. Il lui semblait qu’il connaissait cette odeur mais avec le vent par trop changeant il ne pouvait s’en assurer sans laisser seul sa collègue blonde. Il reporta finalement son attention sur l’homme.

-Je sais que je suis un casse couille mais merci de laisser mon intellect sur le banc de touche, commenta sombrement le jeune homme dans un grommellement.

L’attitude de l’homme en plus de l’énerver au plus haut point lui posait problème dans un autre registre. Il connaissait bien l’apparente placide indifférence de Jezebel, elle pouvait voler en éclat pour pas grand-chose, du moins pour des raisons qui lui restaient encore plutôt obscure. Les réactions de la jeune femme lui étaient encore pour la plus part plutôt étrangère, bien trop inhumaine, mais elle n’aimait pas être défiée sur son territoire, ça c’était un fait qui valait aussi pour la plus part des humains, dans une certaine mesure. Là, elle ne percevait pas l’autre comme dominant par rapport à elle et comme à son habitude la blonde allait répondre à cette attitude de défi avec sa simplicité habituelle. Elle allait répondre par une brutalité toute primale, suffisante pour supprimer toute opposition présente et future.
Cette constatation le préoccupait, pas tellement parce qu’il avait la fibre humaniste, mais plus parce que si cette altercation se finissait mal, d’un côté ou de l’autre cela allait lui retomber dessus. Mais pour le moment il n’avait aucune idée de comment contenir l’instabilité chronique de sa partenaire ; il n’avait que la menace que représentait son propre maitre et la mort assurée de la jeune femme si elle ne se retenait pas. Ce qui n’avait que peu de poids si elle pétait vraiment un plomb. Surtout si elle avait encore une de ses crises.

-Je sais que tu n’es pas comme moi. Tu ne sens pas pareil, je suis assez proche pour le sentir, précisa-t-elle en grimaçant, dégoûtée par l’odeur du cigare.

Jezebel posa son regard dépassionné sur l’aigle avant de le reporter sur l’homme. La lueur de danger qu’elle lisait dans les yeux de celui-ci déclenchait presque toutes ses alarmes et elle ne pouvait pas le tuer donc elle ne pouvait pas se battre avec lui, ce qui ne lui laissait que la fuite. Elle n’aimait pas du tout cette idée mais elle ne savait pas comment régler ce problème de façon vaguement définitive sans recourir à une solution par trop expéditive justement.
Ses pensées furent interrompues par les exigences de l’homme qui la surprirent un peu. Si elle se transformait, elle allait le tuer. Chesh lui avait bien rappelé ce qui lui arriverait si elle se laissait aller à ses instincts animaux. La traque et la mise à mort, et cette fois elle ne serait pas du côté du chasseur mais de la proie. Elle n’aimait pas être la proie. Elle aimait sa tranquillité et une proie n’était jamais en paix. Il n’était donc pas question qu’elle se métamorphose avec l’autre près d’elle, elle allait l’attaquer et peu importe comment elle y réfléchissait il mourrait et cela lui retomberait dessus.

-Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, intervint Chesh.

Le jeune homme était nerveux. Jezebel semblait considérer la demande de l’homme avec attention, comme si elle ne l’avait pas complètement comprise. Il espérait qu’il pourrait l’empêcher de faire une bêtise. De ce qu’il connaissait de la jeune femme, quelque part, elle cherchait à savoir ce qui serait le moins chiant, c’était bien la seul préoccupation qui la faisait se projeter un petit peu dans le future.

-Je ne peux pas le tuer, c’est ça ? demanda-t-elle au bout d’une bonne minute.

Elle avait le regard fixé sur l’homme, l’air d’être en train d’essayer de résoudre un problème vraiment épineux.

-Ce serait mieux que tu t’abstiennes, oui, répondit nerveusement son compagnon skinchanger.

L’attention du léopard-garou était toute portée sur la blonde. Sa main droite s’ouvrait et se fermait nerveusement. Il s’avait que s’il devait tenter de l’arrêter ce serait définitif ou ce serait lui qui serait définitivement mort. Malgré ou peut être justement à cause de son incapacité à se comporter de façon vaguement humaine, elle était surement la tueuse la plus accompli qu’il connaissait, presque comme une machine bien huilée. Là, elle semblait avoir décidé. Elle commença à se déshabiller comme si de rien était et lui lança son jogging et son teeshirt à la figure, le tout bientôt suivi par ses sous-vêtements.

-Jez’ c’est pas une bonne idée. Et t’étais vraiment obligé de…

Le jeune homme fut interrompu par un coup de poing dans le plexus, le pliant en deux le souffle coupé. Avant qu’il ne puisse reprendre ses esprit, le genou de la blonde vint s’écraser sur son nez, le redressant brutalement un bruit de craquement mouillé accompagnant le mouvement. La tigresse-garou en profita pour le délester de son arme et envoya un low-kick dévastateur qui le fit s’écrouler sur le flanc expectorant du sang alors qu’il essayait reprendre son souffle. Des étoiles dansaient devant ses yeux, lui brouillant la vue et même ses dernières réminiscence de consciences disparurent quand il embrassa le pied droit de la blonde. La jeune femme se retourna sur l’autre homme, le visage toujours aussi peu expressif. Toutefois, ses intentions étaient assez claire et loin d'être amicale.

Lui coller deux balles dans le genou droit puis une dans le bras. Il ne pourrait plus la suivre, elle pourrait rejoindre la ligne des arbres où elle changerait et partirait courir tranquillement.
Elle aurait la paix pour quelques heures.
Le doigt près de la détente, elle visait déjà.



[HRP : Je dois avouer que ça me prend la tête d'écrire la traduction. En plus ça ne veux pas toujours dire exactement la même chose, on perd en signification alors autant écrire directement en français. Non, en fait, j'ai juste la flemme d'écrire la trad.]
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MessageSujet: Re: Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)   Jeu 22 Mai - 9:17

Ce fut non sans une certaine surprise que Jonas observa le soudain revirement de la jeune femme qui se débarassa de son compagnon avec une brutale facilité. Ce dernier, n'ayant rien vu venir, ne put que subir cette attaque fulgurante et se retrouva en un bref instant plié au sol, gémissant de douleur et complètement groggy, tandis que la jeune femme s'était emparé de son arme, sans même véritablement se préoccuper des dégâts qu'elle avait pu causer au corps de son compagnon. Le Mage ne pouvait dire qu'il était peiné pour ce qui venait de se produire, mais se contenta d'hausser un sourcil, comme seul témoignage de son étonnement à la vue de ce renversement soudain de la situation. Il y'avait cependant désormais un certain avantage pour lui, il se retrouvait enfin seul face à la jeune femme, sans avoir à subir les remarques et interventions de l'autre idiot.

-Il est amusant de penser que cet homme soit ton compagnon, et pourtant, c'est ainsi que tu t'en préoccupes... Autant ne pas chercher à être délibérément un ennemi pour toi dans ce cas, n'est ce pas?

Jonas ricana un bref instant, imaginant que la jeune blonde venait sans doute de sauver la vie de cet imbécile en le faisant taire, d'une façon toutefois spectaculaire. Du moins, c'est ce que Jonas s'autorisait à penser sur cette question, sans véritablement savoir ce qu'il en était, car après tout, il ne connaissait pas ces deux personnes, et ne savait pas de quoi elles vivaient, ni comment. Toutefois, Jonas, dans sa refléxion, se devait de prendre en compte que le malheureux avait quand même pointé son arme sur la tête de sa compagne pendant quelques instants, alors la réaction de la fougueuse Jezebel pouvait fort bien être considérée comme un retour de bâton, car il était une chose essentielle que Jonas n'avait pas encore detecté, celle de la vraie nature de ce Chech, lui aussi métamorphe comme Jezebel.

Il se retrouvait donc désormais en face à face avec la jeune femme, dont l'attitude était désormais bien plus proche d'une symbiose humaine-animal que jusque là. La vélocité et le regard de la bête, couplée à la menace armée d'un être humain se tenant fièrement debout. Même si rien ne laissait paraître physiquement de sa déconvenue, Jonas se trouva quelque part pris au dépourvu maintenant que la jeune femme le tenait en joue du bout de son pistolet. Il observa l'arme puis le regard de Jezebel. Quelques instants plus tôt, il lui avait demandé de paraître devant lui sous sa forme animale, et au lieu de ca, il la découvrait, totalement nue, sans le moindre complexe ou scrupule, debout juste sous ses yeux, le menacant avec une arme. En tant qu'homme, même si son âge était avancé, et ce même si cela n'était pas totalement physique, son regard ne put s'empêcher d'observer Jezebel sous le menton, et ne put non plus s'empêcher d'admirer certaines portions de l'anatomie féminine totalement dévoilée, et encore moins s'en délecter visuellement. Il fallait avouer, sans prendre en compte de la menace et de l'existence de la bête derrière cette poitrine bien galbée et ces hanches finement sculptée, que ne pas admirer cette nudité là aurait été à considérer comme un sacrilège. A cet instant, Jonas vint se remémorer que la dernière fois qu'un tel spectacle avait eu lieu devant lui et presque pour lui, remontait à une très très longue période, presque plus éloignée qu'un simple souvenir. Cette vision était hypnotique, tant sensuelle qu'érotique, pourtant, elle restait néanmoins une jeune femme nue, séduisante et affriolante, mais une jeune femme nue dont le poing était équipée d'une arme dangereuse. Tentant de passer outre sa lubricité brutalement reveillée après un long sommeil, Jonas se laissa aller à ce qu'il savait faire comme personne, palabrer pour chasser le malaise.

-Tu es...divine. Cependant, quand je te demandais de te dévoiler ma chère, je ne pensais pas vraiment à cela. Loin de moi l'idée de dire que je ne suis pas satisfait de pouvoir admirer ton corps, mais je pensais plutôt à l'autre part de toi-même, à l'animal. Mais je serais fort aise que tu recules encore un peu l'échéance de ta transformation quelques temps encore, mon oeil n'est pas encore repus de ce que tu lui offres ainsi...

Difficile de savoir si Jezebel agissait ainsi délibérément ou bien si elle le faisait sans vraiment prendre conscience que sa nudité pouvait infliger aux hommes, même ceux dans le cas du Mage ou seule la mort pouvait les surprendre. Jonas avait vu bon nombre de femmes nues, mais pourtant, en son for intérieur, il lui semblait que c'était comme la première fois, dévasté par ses émotions physiques, oubliant presque que le canon du semi-automatique n'avait pas quitté son point de visée, c'est à dire lui. Presque seulement, car la mire de l'arme se trouvait dans le prolongement direct de son regard lorsqu'il glissait d'un mamelon à l'autre, et sa grande taille ne lui permettait pas d'admirer correctement une autre parcelle de l'intimité de la jeune femme, dissimulée entre les deux cuisses crispées, dont les muscles bandaient démontraient que Jezebel était parfaitement prête à agir. Il revint vers le regard de la jeune femme, enfin, suffisamment pour se rendre compte qu'elle ne plaisantait pas en le tenant ainsi en respect. Le Mage soupira, devant délaisser ce corps pour sauver le sien

-Tu as de l'instinct ma chère, puisque tu sais que je ne suis pas ce que je prétend être, en apparence, tu sais aussi bien que ton jouet à projectile pourrait fort bien être inefficace contre moi. Qu'as-tu donc en tête jeune fille? Notre rencontre est fortuite, ce qui ne fait donc pas de nous des ennemis. Baisse donc ton arme, tu n'es pas faite pour en porter et encore moins en utiliser.

Avec un geste ample, Jonas se débarassa de son long imperméable et le lui tendit, alors qu'il voyait passer, au loin, des gens dans les allées du parc.

-Recouvre-toi, j'aime regarder ton corps, mais il se pourrait fort que les gens de ce monde ne soient pas aussi libre avec ta nudité que toi, ou moi. Dans notre cas, en de telles circonstances, attirer l'attention est un luxe que nous ne pouvons pas nous offrir. Sous ta forme animale, la situation aurait été moins...comment pourrais-t-on dire? Etonnante? Je ne voulais admirer que ton pelage blanc de lionne après tout, même si j'y ai gagné au change

Le Mage se rapprocha de Jezebel et aggripa le canon de l'arme pour le guider vers le ciel, sans l'arracher des mains, supprimant la menace tout en évitant d'en créer une pour l'instinct de la jeune femme. Avec un bref sourire, quelque peu crispé, Jonas plongea de nouveau son regard vers celui de la blonde tout en la recouvrant avec son manteau, cachant au mieux son dos et sa chute de rein à la vue d'un éventuel malencontreux passant

-Ni ennemie, ni esclave, rien. Je ne te veux aucun mal. Tu pourrais me tuer, tu ne l'as pas fait, tu as préféré t'en prendre à ton compagnon. Tu es aussi intriguante que séduisante ma chère, force est de l'avouer. Je ne te veux aucun mal sache le. Tu peux tenter de t'en prendre à moi, même si cela ne sera pas chose aisée. Mes questions, ton compagnon y répondra, de gré ou de force, et après quoi, il ne représentera guère une entrave à ta liberté. A toi de faire ton choix. J'ai vu de toi bien plus que je n'aurais pu l'espérer, sans voir toutefois ce que j'aurais souhaité. Tu peux rester ici, avec moi, sans crainte, ou bien t'enfuir à ta guise.
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MessageSujet: Re: Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)   Dim 25 Mai - 18:06

Le doigt sur la détente, Jezebel s’apprêtait à régler son problème quand un souvenir vint s’imposer à elle l’empêchant de viser correctement. Ses yeux s’étrécirent dans l’espoir de chasser la vision importune mais elle persista. Elle avait les yeux ouverts mais ne voyait plus ce qu’il y avait devant elle. Elle sentait le désir de l’homme qui s’était enflammé comme de l’essence, l’odeur la frappant brutalement réveillant en elle d’autre souvenir encore. La jeune femme éloigna son doigt de la détente, sentant encore l’arme dans sa main et se souvenant des menaces des maitres de ses supérieurs. Elle ne pouvait se permettre de le tuer même par accident.
Aveuglée par ses souvenirs, des images de chambre, de sang, de pierre, d’enfant et d’une femme sans visage dansant devant ses yeux, sa personnalité à la limite du bestiale se fissura, laissant la place à ce qu’elle avait été. Une jeune fille qui avait aimé à en perdre la tête, une jeune fille qui avait été humaine, et mue par ses émotions. La douleur de la perte et de l’abandon se réinvita alors que l’homme lui parlait. Trop occupé à ne pas s’effondrer, à rassembler tous les morceaux de sa personnalité, elle ne fit qu’entendre l’homme déblatérer ses âneries sans pour autant les écouter, sans pour autant faire sens de celles-ci.
Pourtant, malgré la dévastation momentanée de son paysage intérieur, malgré qu’elle ait l’impression de se tenir au milieu d’un paysage en ruine, au milieu de flamme à la chaleur infernale, du sang lui clapotant sur les chevilles, malgré tout ça son corps était resté près, ne laissant rien paraitre. Seul son visage se crispa légèrement sous l’effort qu’elle devait fournir pour éviter de hurler de frustration et de douleur, ce n’était pas pour rien qu’elle avait enfoui ses souvenirs au plus profond d’elle-même. Elle était trop faible pour y faire face.

Jezebel repris suffisamment conscience d’elle-même alors qu’il affirmait qu’elle n’était pas faite pour porter les armes. Un sourire sarcastique se dessina sur ses lèvres une lueur d’humanité s’allumant derrière ses iris gris-bleus. Quand sa vision se précisa enfin, il était trop proche, si elle faisait un faux mouvement, cela pouvait très mal finir. Oh le con. Elle écarta tout à fait son doigt de la détente alors qu’il saisissait l’arme et qu’elle se le laissait la pointer sur le ciel. La blonde réenclencha la sécurité du pouce, juste pour être certaine d’éviter le plus possible un accident malheureux, mais ce n’était toujours pas idéale. Il était trop proche. Un frisson la parcouru alors que le manteau de l’homme la recouvrait. Un frisson de douleur. L’odeur du désir de l’homme l’entourant maintenant, accroché qu’elle était sur son manteau et émanant de sa peau remuait des souvenirs choses qu’elle préférait oublier, sa propre abstinence et la douleur de la perte de ceux qu’elle avait désiré à en mourir.
Elle arracha d’un geste brusque le canon de son arme de la main de l’autre, fit glisser le magasin hors de son logement, fit sauter la balle dans la chambre et démonta le percuteur avant de jeter le tout au loin.

-Te fous pas de ma gueule. Tu penses vraiment qu’il est une entrave à ma liberté ? Ne me fait pas rire, ce n’est qu’un rappel que je n’en ai jamais eu. Toutefois, ça m’étonnerait que Chester réponde à quelque question que ce soit. Il sera bientôt sur pied l’enfoiré.

Elle se tut. La douleur failli la faire s’effondrer, elle avait l’impression qu’on lui enserrait le cœur dans un étau. Un hoquet de douleur lui échappa, l’obligeant à détourner les yeux pour pouvoir cacher la détresse qu’elle ressentait.

-Quoi qu’il en soit ne te fait pas trop d’idée, elle pensait juste que ce serai plus simple avec son arme et il ne me l’aurait pas donné de son plein gré.

Elle se détourna de l’homme, jetant à terre son manteau et s’approcha de Chester, le chat du Cheshire, un « fantôme des montagnes » à ses heures perdues. Elle envoya un coup de pied en direction du ventre du jeune skinchanger qui bloqua et utilisa le mouvement pour se remettre sur ses pieds.

-Ai un peu de cœur veux-tu ?
-Elle revient dans trois heures. Foûtez lui la paix toi et le Chien.

Ignorant, les efforts de la panthère garou pour se raffermir sur ses pieds elle partit en trombe vers les arbres, disparaissant rapidement à la vue des deux hommes, ne se manifestant que par un rugissement indiquant qu’elle s’était complètement transformée.

-Merde, elle le fait vraiment exprès. C'est vraiment qu’une emmerdeuse, cracha-t-il avant de crier à quelqu’un d’autre. Le Chien ! Viens, on se casse.

Il accompagna son injonction d’un signe et un aboiement d’assentiment accompagna l’arrivé d’un malinois belge.

-Merde, elle m’a laissé ses fringue… fit-il dans un reniflement sanglant désabusé.
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MessageSujet: Re: Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)   Lun 26 Mai - 20:22

Dire que Jonas fut surpris par la fuite soudaine de Jezebel aurait été une très mauvaise analyse de la situation, même si pourtant, la vérité en était très proche. En réalité, le Mage paraissait déçu de la défection de la jeune femme, de ce brusque changement d'attitude. Mais, si sur son visage on discernait, assez difficilement, un certain désappointement, ses yeux restèrent braqués sur la silhouette de la blonde qui disparut dans un bosquet proche. Le rugissement qui s'échappa du travers de la végétation fit grimacer Jonas, prenant cette métamorphose loin de son regard comme un défi à son encontre, mais la vitesse de déplacement de la jeune femme ne lui permit pas de se lancer à sa suite, plus encore si désormais c'était l'animal qui foulait le sol.

Les jérémiades de l'autre individu, laissé en arrière, firent sortir Jonas de sa contemplation des bosquets et le ramenèrent à la réalité immédiate. Une fois de plus, le nommé Chester avait subi quelques outrages physiques de la part de sa compagne, encore violents, et ce dernier se relevait avec une certaine peine et grommelant quelques brides de phrases que Jonas ne comprit guère sur l'instant. Difficile d'en vouloir à cet homme d'éprouver une sorte de colère ou d'agacement vis à vis de l'attitude de Jezebel à son encontre, si le Mage s'était retrouvé à sa place, il y aurait fort à parier que la femme n'aurait pas pu repartir sur ses deux jambes. Le voyant dans ce piteux état, Jonas laissa échapper un sourire carnassier, empreint de moquerie très perceptible, mais tout en silence. "Quelle curieuse époque ou les métamorphes s'enfuient tels des couards et ou les couards restent et se ridiculisent..." Par deux fois déjà, Jonas s'était retrouvé confronté à ces créatures hybrides depuis son retour dans ce monde, et par deux fois ces animaux-hommes s'enfuyaient devant lui..."Plus gros sont les animaux, plus lâches sont les humains sous le pelage. Effarant..." Son regard se laissa dériver sur le chien, un énorme animal pour sa race, dont la proximité génétique avec le loup au niveau de l'anatomie générale était plus que stupéfiante, même s'il en imposait bien moins que son cousin sauvage. Ce dernier le fixait curieusement, avec insistance, sans bouger, ni la queue ni même les babines, et sans aucune expression spécifique, très passif. C'était là un animal domestique, une espèce dont Jonas ne se préoccupait guère, trop attaché à la nature, la plus sauvage dans sa définition.

En cet instant, il vint enfin à se souvenir qu'il était encore en attente de certaines réponses. Il l'avait posé, deux fois même si sa mémoire ne lui jouait aucun tour. Ces deux individus aux tempéraments très particuliers s'étaient invités dans son espace, et même si cela fut une banale coincidence, leur existence même soulevait quelques questions dont le Mage désirait obtenir les réponses. Et la plus importante d'entre elles était des plus simples: Qui donc contrôlait ces métamorphes dont faisait partie Jezebel? Puisque cette dernière avait quitté la scène avec peu de grâce, Chester lui était encore à portée de main pour le Mage, et ce dernier était décidé à obtenir ces réponses, sachant désormais que l'homme qui maugréait encore à proximité était de mèche avec la jeune blonde. Chester venait de mettre la main sur les vêtements délaissés par sa compagne, et grommelant sur cette corvée qui lui incombait désormais quand à les récupérer, il les souleva du sol en se redressant. Mais la canne de Jonas en avait décidé autrement. La pointe emporta le tas de frusques et les planta dans le sol, bloquant Chester dans son mouvement, pris par surprise

-Où comptes-tu donc aller de la sorte mon garçon? Ne sois pas si hâtif, je n'en ai pas encore fini avec toi. Et puisque ta compagne t'as laissé en retrait, c'est à toi que revient la tâche de répondre à mes questions
-Ca tombe bien parce que je n'ai pas envie d'y répondre, mon grand. Et j'ai un lion à surveiller, alors vire ta béquille vieillard!

Et la "béquille" répondit, mais probablement pas de la façon dont le souhaitait Chester. A peine s'était-elle retirée du sol que le bras de Jonas se déplia violemment, assénant un coup de canne sur le visage du malheureux, à la manière d'une gifle dont les dégâts étaient bien plus important. Le chien réagit aussitôt à la menace et se détendit brusquement avec un puissant aboiement, sautant droit sur le sorcier qui ne s'en préoccupa pas. Inutile, car un quatrième regard, acéré, n'avait rien omis de la scène et s'était élancé dès l'instant ou le molosse s'était recroquevillé pour bondir sur sa proie. Le sifflement strident du rapace vrilla les tympans du Mage et l'énorme silhouette fondit droit sur le quadrupède, le percutant au flanc, serres en avant et l'emporta à quelques mètres de là, le chien étant trop lourd pour être emmené plus loin encore. Altesse n'en resta pas là et asséna quelques coups de becs puissants et vifs en dansant autour de sa proie, sautillant et brassant l'air furieusement avec ses ailes pour terrifier le chien en mauvaise posture.

-Il est dit que le chien est le meilleur ami de l'homme, je ne saurais dire si cela est vrai, mais il est évident que cela n'est guère le cas avec les aigles! ricana Jonas en s'approchant de Chester qui se redressait en se tenant le visage
-Ordure, si j'étais toi, je ferais pas trop mon malin, quand je me serais occupé de toi...
-Toi tu n'as qu'une seule chose à faire, saltimbanque, celle de répondre à mes questions

La canne frappa les omoplates de Chester puis appuya au creux de celles-ci, poussant les épaules de la victime à rester à proximité du sol, alors que la jambe de Jonas venait prêter main forte à son instrument pour augmenter la pression de la prise. Forçant sur ses bras pour tenter de se dégager de ce piège, Chester ne put qu'empêcher son visage de finir dans l'herbe, et se résigna, le corps encore endolori par les coups de sa partenaire et ceux de Jonas cumulés.

-C'est pas mon jour on dirait, beugla-t-il. Jez ne paie rien pour attendre, mais toi tes réponses, tu peux t'assoir dessus
-Curieuse image...Abrèges-donc tes souffrances, dis-moi qui est ton maître, celui qui vous asservit.
-Je parle chinois ou c'est toi qui comprend rien? Je te répondrais pas, alors perds pas ton temps et vire de là!
-Qui est ton maître?
-Ah c'est pas vrai, et il est sourd en plus, j'ai vraiment pas de chance! Elle va me le payer, j'aurais du la laisser te déchiqueter, ca m'aurait fait des vacances!
-Je n'entends rien à ton charabia, mais il est évident que cela n'a rien à voir avec les réponses que je te demande. Garde donc ta salive pour satisfaire ta femelle, et répond avant que ma colère atteigne son point de non-retour!
-Moi pas vouloir répondre toi, okay? Tu veux que je te le fasse en russe ou bien ca te suffira

Un soupir d'agacement s'échappa de la gorge de Jonas. Il libéra la lame de sa canne-fourreau et placa les pointes acérées de celle-ci contre le menton de Chester, et les fit glisser le long du cou, lentement, délicatement. Le fil aiguisé tranchait nettement les quelques poils qui se trouvaient sur son passage, rasant ainsi la gorge de la victime, passant et repassant au même endroit pour que ce dernier sente bien le froid du métal contre l'un des portions les plus vulnérable de son anatomie.

-Une dernière tentative? Si cela peut t'aider, je n'ai pas l'intention de te tuer, mais si tu m'y obliges, sache que ton chien ne manquera de rien pour son diner!
-T'es assez con pour ne pas t'être rendu compte que c'est pas un simple chien. Si j'étais toi, je rappellerai mon poulet avant qu'il ne finisse en quatre-heures!

Jonas détourna son regard vers l'endroit ou Altesse se démenait contre sa propre victime. Rien n'avait changé depuis la dernière minute, l'énorme Pygargue continuait de bondir autour du canidé allongé qui ne bougeait pas, seul son torse était agité par des spasmes, signe d'une respiration accelérée. Le rapace n'avait pas feint son attaque, et même si le chien était de nature résistante, étant donné sa taille, l'impact des serres contre son flanc avait sans doute été assez violent pour le mettre hors de combat pour quelques minutes, sans compter les coups de becs qu'il avait subi peu de temps après.

-Me voilà bien navré pour toi, mais il semble que ton métamorphe te soit d'aucune utilité pour le moment. Le poulet n'est pas aussi pleutre que tu le penses. Décidement mon cher, tu constitues le clou d'une bien pathétique troupe. Entre un métamorphe qui s'enfuit sans crier gare, un second en animal domestique qui dort au premier coup de serres et toi qui pleure le nez dans l'herbe, je viens à me demander s'il est fort judicieux pour moi que de connaitre l'imbécile assez idiot pour vous asservir
-Si tu savais qui c'est, tu ne le traiterais pas d'imbécile, crois-moi. Et je ne pleure pas!
-Ah nous y voilà donc, tu me sembles enfin disposé pour parler de ton maître.
-Non, je te mets en garde, c'est tout. Bon tu vas me lâcher oui?

Jonas fit remonter la lame et positionna délicatement les quatres pointes de l'épée sur la tempe de Chester, sans appuyer, mais l'affutâge était si bien fait que le simple poids de l'épée entailla légèrement la peau, retenue par la main de Jonas. Le filet de sang glissa le long des lames puis trouva son chemin vers le creux des orbites oculaires. Voulant apprécier le spectacle de plus près, Jonas se pencha et posa le genou au sol, se rapprochant ainsi du visage de Chester, qu'il caressa du dos de la main. Peut-être allait-il devoir employer d'autres moyens que la menace physique, cette dernière ne semblait pas suffire pour arriver à faire parler Chester, du moins lui faire dire ce que Jonas voulait entendre, car pour ce qui était de faire parler l'individu, aucune menace n'était nécessaire.

La sensation vint aussitôt, dès que sa peau entra en contact avec la portion charnue qui constituait les joues de la victime. C'était comme une onde givrée, parcourant l'ensemble des terminaisons nerveuses du bras, de l'épaules et jaillissant dans son esprit comme une déferlante. Il pouvait sentir l'odeur musquée du pelage, le grondement sourd des entrailles, la crispation du muscle du prédateur et le relent cuivré du sang sur ses crocs. Cette sensation là, Jonas la connaissait, et même s'il ne l'avait pas souvent ressentit, elle était suffisamment significative pour ne pas se fourvoyer.

-Oh, je vois, il semblerait que l'idiot du village ait bien caché son jeu... Un métamorphe, deux métamorphes, et un troisième désormais. Quelle équipe...Et je suppose que te concernant, nous avons à faire à une pie ou un perroquet, bavard comme tu es! Si au moins, comme le merle, tu me chantais un air que j'ai envie d'entendre.
-De nous trois, le chien est le plus faible. Je sens que je ne vais pas tarder à me faire un kebab de sorcier...

La lame se releva soudainement et frappa sèchement le sol, juste au bout des doigts de Chester. La précision du coup permit à Jonas de sectionner nettement l'extrémité du majeur et de l'index, mais sans atteindre ni endommager l'os. La douleur arracha à la victime un hurlement soudain, mais qui ne dura guère, la lame ayant rejoint rapidement sa précédente position, à la verticale de la tempe.

-Dernier essai. Qui est votre Maître?
-Le Gouvernement, ca te va comme ca, ordure? Quand ca va repousser,je me ferais un plaisir de te les planter la où ca repousse pas!
-Le Gouvernement...Quel Gouvernement?
-Si tu veux des réponses, il te suffit d'aller les voir...Ah non, ils aiment pas trop les sorciers, en général ils vous traquent, et c'est pour ca qu'on nous emploie, pas de bol pour toi

Jonas se releva et libéra son prisonnier. Dans son mouvement, il aperçut l'un des fragments de l'arme qu'avait démonté Jezebel avec une certaine maîtrise et la ramassa. C'était le magasin au sein duquel les projectiles étaient entassés, attendant d'être installés dans la chambre de percussion, un ustensile bien moins intéressant que son contenu qui scintillait au soleil, captivant le Mage. Avec le doigt, il retira quelques unes des balles et lâcha le chargeur qui atterrit près du visage de Chester

-Tout ceci est vraiment fascinant. Il va me falloir m'y intéresser davantage. A ton gouvernement notamment. Je suis fort désireux de voir quels genres d'idiots peuvent prétendre à être au pouvoir, tout en étant assez idiots pour asservir des saltimbanques tels que toi et ta femelle...
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MessageSujet: Re: Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)   Dim 8 Juin - 12:40

Jezebel sentait le sol se dérouler sous ses pattes, le vent de la course courir sur sa fourrure, son cœur battre de plus en plus vite sous l’effort. Elle tentait de se perdre dans ces sensations simples pour noyer la douleur, le chagrin et le sentiment d’abandon qui accompagnait toujours ses éclaires de lucidité. Elle ne voulait pas se souvenir de son ancienne vie, elle s’était terminer de façon trop douloureuse pour elle. Sa sœur était morte par sa faute et son maitre l’avait abandonné, surement pour la punir de son incompétence. Elle ne pouvait pas non plus tenté de le retrouver, le gouvernement la retrouverait immédiatement et la tuerait. Toutefois, elle pouvait toujours profiter de ces moments pour se perdre dans sa conscience animale et oublier.
La réalité a toutefois une certaine tendance à s’imposer de façon assez désagréable. Là elle choisit la forme d’un faucon gerfaut qui vint se poser sur le dos de la tigresse alors qu’elle cherchait une proie. Le volatile enfonça cruellement ses serres dans l’épaule du félin et lui picora le crâne juste derrière l’oreille. Le majestueux félidé eu pour premier mouvement de chasser l’importun mais sa partie humaine soupira et suivit les instructions du rapace qui lui picorait le crane pour la guider campé fièrement sur son épaule.


-Alors… on le laisse mariner ?
-Non. Et pour toi se sera toujours mon lieutenant.
-T’es plus le lieutenant de personne depuis longtemps.
-Ta maitresse a abandonné ton sale cul de rat à mon maitre.

Le lieutenant était un homme d’une trentaine d’année à la coupe militaire et la carrure d’un ours, l’animal qui lui servait d’apparence une fois par mois. L’autre aussi skinchanger avait un visage de fouine, un tique qui faisait tortiller son sale petit nez de rongeur, reste de ses nombreuses transformation en un gros rat noir. Malgré que les deux hommes s’échangeaient des amabilités ils ne quittèrent pas des yeux la scène pas même alors qu’une tigresse de cent cinquante kilos se glissait derrière eux. Le faucon quitta l’épaule de la tigresse pour reprendre forme humaine.

-Je vous l’ai ramené mon lieutenant.
-Rhabille toi et occupe-toi du piaf et de l’énergumène.
-Chesh ?
-Non, l’autre.
-Ok, boss.


-Tout ceci est vraiment fascinant. Il va me falloir m'y intéresser davantage. A ton gouvernement notamment. Je suis fort désireux de voir quels genres d'idiots peuvent prétendre à être au pouvoir, tout en étant assez idiots pour asservir des saltimbanques tels que toi et ta femelle...
-T’inquiète tu vas les rencontrer.

Le pygargue poussa un cri indigné, vacilla sur ses ergots avant de s’affaler dans un piaillement impuissant, un empennage coloré dépassant de son épaule. Un projectile vint effleurer la nuque du sorcier, tirant le sang, un second suivi quelques instants après pour se ficher dans son épaule. C’était ce qui ressemblait à de petite fléchette avec un réservoir. La fléchette contenait un narcotique qui rendait toute pensée complexe difficile à construire et rendait impossible toute utilisation de la magie. Le psychotrope l’empêchait de se concentrer, l’étourdissant à chaque fois qu’il essaierait de rassembler la concentration nécessaire pour lancer un sort. Chester avait profité de la surprise pour se dégager et se relever, s'éloignant de quelque pas.
Un tigre blanc sortit de la ligne des arbres à pas lent pour rejoindre les deux hommes, pendant que le malinois belge se levait et partait en trottant vers l’endroit d’où était sorti le félidé. Un tremblement secoua tout le corps de la tigresse. Sa fourrure parut se craqueler et tomber en plaque blanche et noir, glissant sur une peau pâle et rosée. Un liquide, clair et visqueux suintait des craquelures emportant au sol les morceaux de fourrure, les dissolvants quand ils touchaient le sol. La jeune femme émergea de ce marasme étrange, sa peau ne semblait pas avoir gardée de trace de ce liquide qui s’évaporait déjà ne laissant rien de la livret noir et blanche de la blonde. Alors qu’elle se relevait déjà on pouvait encore voir des frissons sous sa peau, comme si certain de ses os continuaient de se remettre à leur place. Un grognement, peu élégant, échappa à la jeune femme qui semblait peu amène, quelque peu contrariée.

-Pas trop tôt, je commençais à me dire qu’il faudrait que je me débrouille seul.
-Ouais, c'est ça parait que tu t'es bien écrasé.
-Je n'ai fait que dire ce qu'il s'attendait à entendre, gloussa-t-il. Et depuis quand tu fais de l’esprit ? demanda-t-il surprit.
-Casse-toi, Cheshire.
-Ok, ok, pas besoin de t’énervé Blanche neige, fit-il en levant les mains devant lui.

Malgré leur conversation apparemment décontracté, les deux shadowhunters n'avaient pas quitté des yeux le sorcier. Bien que celui-ci soit privé de ses pouvoirs et que sa coordination soit légèrement altéré il restait dangereux. L'un l'avait constater de première main au sens littérale et l'autre savait écouter ses sens et son instinct.

-L’engourdissement ne devrait pas tarder à passer. Tu devrais rapidement récupérer une grande partie de tes capacités motrices, mais tu ne pourras pas utiliser tes pouvoirs avant quelques heures. Le temps que ton cerveau s’habitue, écoute. Tu voulais rencontrer nos maitres, nous allons t’amener devant eux. Je sais que c’est une invitation un peu cavalière, mais tu n’as que deux choix : soit tu nous suis sans faire d’histoire, soit ils t’estropient et ils t’embarquent quand même.

Ce disant, quatre hommes en uniforme noir sortirent d’entre la ligne des arbres pour s'arrêter à une bonne dizaine de mètres. Malgré les uniformes, ils n’avaient rien en commun. L’un des arrivants avait l’air d’un gamin de pas plus de dix-neuf, ses cheveux noirs en batailles, l'air un peu dans la lune. L’autre était petit sec, ses cheveux brun filasse mal coiffé, le dos à moitié voûté, jetant des regards nerveux alentour. Les deux derniers avaient un port plus militaire les cheveux ras. Toutefois l’un semblait encore jeune, pas plus de la vingtaine, les cheveux blonds, une gueule d'ange, et il semblait ridiculement petit à côté du dernier qui possédait la carrure d’un ours ainsi que l'air bourru.

-Depuis quand es-tu aussi volubile ?
-Je sais pas ce que veux dire volubile, mais t'étais pas sensé te casser ? demanda-t-elle sans quitter des yeux le sorcier.
-Si mais j'ai quelque problème pour me désaper, répondit-il en agitant sa main ensanglanté.

Son problème venait surtout de son aversion à se foutre à poile à tout bout de champ. Pourtant, il n'avait pas plus envie que ça de se retrouver bloquer dans ses habits sous sa forme animale. Il se força pourtant à se défaire de ses vêtements et commença à se transformer à une distance qu'il trouvait raisonnable de leur proie du jour. Un frisson parcourut sa peau et à l’instar de ce qui était arrivé à la fourrure de la jeune femme sa peau humaine se craquela, pelant pour laisser voir des touffes de poiles et suinter de ces craquelures le même liquide claire et visqueux qui avait emporté la fourrure de sa collègue. Plusieurs craquements sonores accompagnèrent les lents changement de son anatomie, le rapprochant peu à peu de la panthère des neiges qui était son animale.

Si quelque chose devait merder c'était surement le moment opportun.


Dernière édition par Jezebel Redfern le Mer 11 Juin - 13:41, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)   Dim 8 Juin - 14:52

Il était toujours étonnant de constater à quelle vitesse les choses pouvaient soudainement évoluer et échapper totalement au contrôle de celui qui tentait d'en garder une certaine mainmise, du moins pour tous ceux qui pensaient pouvoir maîtriser tout ce qui se trouvait à leur portée, autrement dit, ceux dont l'égo pouvait éventuellement les pousser à se prendre pour plus puissants qu'ils ne l'étaient en réalité. Et dans la situation nouvellement présente, tel était le cas pour Jonas. Pendant un long moment, il maitrisait tout, les discussions, les thèmes et même la torture légère sur Chester, tout était sous son contrôle, sauf la fuite de Jezebel...et que dire de son retour, totalement imprévu pour le Mage, une grossière erreur pouvait-il se dire en cet instant.Lorsqu'Altesse s'effondra touchée par ce que Jonas ne pouvait voir à cette distance, l'alerte se lança dans son esprit, mais sans prendre conscience qu'à cet instant précis, son sort était déjà réglé. Le Pygargue se débattit furieusement et dans un essor soudain, accompagné d'un sifflement strident qui vrilla les tympans, l'oiseau parvint à s'arracher du sol, pesamment, tapant dans les arbres proches comme s'il avait été saisi par une certaine ivresse et disparut au dessus de la canopée avec la délicatesse d'un cyclone frappant une ville côtière.

Le premier projectile frappa Jonas au niveau de sa nuque, si brièvement qu'il ne le sentit qu'à peine, comme si une mouche ou un bourdon était entré en collision avec sa peau, mais rapidement une sensation de brûlure appela sa main au droit de la plaie et cette dernière se porta aussitôt à l'arrière de son coup, comme instinctivement. Il sentit la faible surface de peau endommagée, et le maigre filet de sang qui en coulait, mais ne put en déterminer les raisons ni l'origine car c'est à cet instant que le second projectile transperça le cuir de son imperméable au niveau de son épaule. Cette fois ci, la piqûre était suffisamment violente pour que la sensation soit parfaitement concrète pour le Mage. Il arracha le projectile hypodermique et le regarda, intrigué, objet totalement inconnu pour lui tant par sa forme que par sa fonction, et c'est avec un certain sourire qu'il le tourna et retourna en tous sens devant ses yeux. "C'est pas avec cette chose ridicule qu'ils vont pouvoir m'abattre" ricana-t-il sous cape, ignorant totalement qu'à cet instant, le composé chimique autrefois contenu dans le réservoir de la seringue avait déjà infesté son organisme et se propageait dans son corps à une vitesse des plus stupéfiantes. Puis elle apparut, droit devant lui, jaillissant des basses végétations du bosquet par lequel elle s'était enfuie tantôt, fièrement dressée sur ses quatre pattes, avec toute la majesté dûe à son espèce. C'était bel et bien un félin, plus massif en morphologie qu'une lionne, avec une tête plus large, un pelage blanc et des rayures noires ornant la totalité de son corps. Souple sur sa démarche, le regard fixé sur Jonas, elle avançait élégamment, la grâce du prédateur faisant osciller lentement son crâne avant que la peau se craquèle et que commence la métamorphose... "Quelle splendeur" s'émerveilla Jonas devant le magnifique animal qui petit à petit cédait sa place à l'humain d'une facon bien moins délicate que sa démarche. La vue de la métamorphose avait de quoi dégouter les plus braves, même si au final, la vue du corps féminin dénudé aux formes délicates avait de quoi apporter un semblant de sensualité à ce spectacle des plus saugrenus.

Quelque chose n'allait plus soudainement. Il la voyait bien, elle qui récupérait son état humain, se dressant sur ses deux jambes, totalement nue, sans la moindre gêne ni pudeur pourtant il lui semblait qu'à la distance ou elle se trouvait, il devenait difficile de la voir avec netteté. Ses formes, il avait eu le temps de les détailler quelques minutes plus tôt, d'assez près pour en mémoriser les détails les plus croustillants, et malgré tout, il peinait à la distinguer, de plus en plus. "Allons donc, que se passe-t-il..." Il avait beau agir du mieux qu'il pouvait sur ses muscles oculaires, tenter de faire le point, s'il n'était pas aveuglé, il ne pouvait affiner sa vision, ne distinguant plus que des formes et des amas de couleurs grossiers. Pire encore, ce fut cette sensation de lourdeur qui partait de son épaule droite, celle-là même de laquelle il eut à retirer la fléchette, et le dit-projectile, encore enfoui dans la paume de sa main, ne la quitta pas lorsqu'il voulut s'en débarasser. Son esprit avait beau se démener pour ordonner à sa main de libérer cette chose, l'appendice ne répondit pas, comme paralysé, en dehors de tout contrôle. Il le fit néanmoins, mais bien longtemps après, ses afflux nerveux ayant subi un traumatisme inconnu, qui ralentissait considérablement ses facultés physiques et certaines de ses réflexes cognitifs. Il sentait son corps peser davantage sur ses jambes, les sentait montrer quelques difficultés à le maintenir debout, et se concentrant pour maintenir la force nécessaire pour son équilibre, il perdit le peu de contrôle qu'il exercait encore sous son regard et certains autres de ses sens, comme l'ouïe, le rendant inapte à comprendre ce que se disait Jezebel et son compagnon. Avec comme un ultime réflexe, il planta sa canne devant lui et s'en servit pour affirmer son équilibre, soulageant ses jambes d'un poids certain.

Pendant un court instant, il y eut une accalmie, palpable, presque comme un brutal soulagement qu'il apprécia comme il se devait, mais dont il ne put se satisfaire que pendant un bref moment. A nouveau, ses sens perdirent de leur superbe, l'enfoncant à nouveau dans un univers brouillé avant de l'en ressortir, et cela continua longtemps, son métabolisme tentant, veinement de lutter contre cet envahisseur assommant, mais en vain, il devait en prendre conscience. Il entendit la voix de Jezebel s'adresser à lui avec une certaine clarté, une facilité de langage plus évidente que les fois précédentes, il en comprit la majorité, l'essentiel. "Drogué par des métamorphes...maudits soient-ils, c'est ainsi qu'ils agissent en ces lieux..." Il ne pouvait rien, il ne contrôlait plus rien, son corps ne répondait plus avec la même facilité qu'auparavant. L'engourdissement ne devait durer que quelques instants avait-elle dit... Dans ce cas, Jonas n'avait guère le choix, et attendre il lui faudrait, en espérant que ses jambes le tiennent encore jusque là.

-Vous allez le payer cher, très cher. J'invoquerais la Mort pour qu'elle m'accompagne lorsque je vous traquerais comme les rats que vous êtes. Et vous prierez pour que je ne puisse vous trouver, et je vais vous trouver. La Mort elle-même pleurera devant les tortures que je vous infligerais.

Dans son esprit, ces menaces étaient parfaitement lucides, parfaitement pesées, pourtant, dans son étant, il lui était impossible de savoir si les sons qui sortaient de sa bouche étaient tous aussi évidents à entendre que ses pensées à comprendre. Qu'à cela ne tienne, Jonas s'en moquait, il n'en avait rien à faire de ce que pouvait penser les deux êtres qui se trouvaient non loin de lui, et encore moins de ce que pouvait penser ceux qui jaillissaient du bosquet en cet instant. Il voyait leur mouvement, mais sans les percevoir vraiment, juste un tas de formes mobiles sans distinctions, dont les sombres couleurs se détachaient de la masse verdâtre qui se dressait au fond de son champ de vision. Il venait le chercher, c'est ce que Jezebel avait révélé. Il était tombé dans un traquenard, un piège ridicule qui s'était refermé sur lui avec une facilité qui l'agacait encore davantage, sa colère, qui grondait doucement au fond de lui, se portant autant sur ses personnes que sur lui-même. Il s'était bêtement fait avoir, sans avoir prévu un coup aussi tordu. Pourtant, dans sa lenteur de réflexion, son esprit retenait les quelques paroles de Jezebel et de Chester. "Leurs Maîtres, ils vont me trainer devant leur maître...et d'ici là, je serais libre de mon corps, libre de brandir ma lame...". La patience était un jeu auquel Jonas aimait s'adonner, car souvent le salaire de l'attente était à la hauteur, et le scandinave le savait que trop bien, un guerrier patient était un homme bien plus dangereux qu'un barbare avide de sang et bien armé...Pourtant à l'instant, le Mage n'avait ni l'apparence d'un barbare ni d'un guerrier, et n'avait de dangereux que la lame glissé dans son fourreau, ce dernier ne servant qu'à l'empêcher de se vautrer dans l'herbe avec peu de grâce. Evasivement, son regard se portant sur la vague silhouette qui devait être Jezebel, Jonas tenta une dernière pirouette avant que son équilibre, précaire, se rompe et l'envoie rouler au sol.

-Tu es implacable, sans le moindre scrupule, aussi belle que froide...et pourtant tu reviens pour sauver de mes griffes cet imbécile bavard qui te sert de compagnon. Quelle désillusion pathétique, tu ne trouves pas?

La canne vint à ne plus suffire, ses bras engourdis peinaient désormais à leur tour pour maintenir le torse au dessus de l'instrument, et trop affaiblis, ils lachèrent. Le genou entra en collision avec le sol, amorti par l'épaisseur de l'herbage, et Jonas était désormais comme prosterné devant ses piégeurs, à une merci totale, alors qu'il se trouvait face à une femme et un autre animal dont il discernait à peine les formes précises, issu de la métamorphose de Chester.

-Finissons-en Lionne Blanche, mène-moi devant tes maîtres puisqu'à cela tu ne sembles que te vouer. Mais sois déjà prête à perdre un ou plusieurs de tes compagnons actuels après cela, car d'une façon ou d'une autre, de ta trahison tu devras t'acquitter devant moi!
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