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 Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)

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MessageSujet: Re: Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)   Lun 16 Juin - 21:51

Jezebel ne pensait pas que le psychotrope aurait autant d’effet. Elle s’était déjà pris une de ces fléchettes et elle n’avait eu qu’une légère désorientation. Il est vrai que le temps que son organisme s’accoutume au premier effet elle avait eu quelque problème d’équilibre mais pas à ce point. La skinchanger se demanda incidemment si le Piaf ne s’était pas trompé dans les dosages. Il avait peut-être utilisé une dose spéciale métamorphe, leur métabolisme était plus rapide que celui des humains et des sorciers, la dose était donc plus forte.

-Vous allez le payer cher, très cher. J'invoquerais la Mort pour qu'elle m'accompagne lorsque je vous traquerais comme les rats que vous êtes. Et vous prierez pour que je ne puisse vous trouver, et je vais vous trouver. La Mort elle-même pleurera devant les tortures que je vous infligerais.

La voix du sorcier était pâteuse peu assuré mais très claire, ainsi que ses intentions pour le moins homicide. Sans se laisser émouvoir, la jeune femme expliqua posément la situation au mage, parant son visage d’une expression distante un peu raide. Son expression rappelait par certain côté la vacuité émotionnelle qu’elle portait avant sa transformation mais sans le détachement inhumain qui l’accompagnait alors.

-Tu es implacable, sans le moindre scrupule, aussi belle que froide...et pourtant tu reviens pour sauver de mes griffes cet imbécile bavard qui te sert de compagnon. Quelle désillusion pathétique, tu ne trouves pas?
-Je suppose que cela y ressemble, oui, répondit-elle en haussant les épaules. Mais ce n’est pas comme si j’avais le choix, ajouta-t-elle avec un fatalisme certain.

Quand l’homme posa un genou en terre harassé par le psychotrope, une lueur de contrariété s’alluma dans les yeux de la jeune femme, il était évidant que le Piaf avait mal dosé. Elle jeta un rapide coup d’œil en direction des quatre autres skinchanger avant de secouer la tête désabusée. Ils allaient devoir attendre un peu plus longtemps que prévu. La skinchanger entreprit donc de rassembler ses vêtements pour se rhabiller. Tant qu’à attendre autant que ce soit utile et puis elle commençait à gentiment se cailler les miches.

-Finissons-en Lionne Blanche, mène-moi devant tes maîtres puisqu'à cela tu ne sembles que te vouer. Mais sois déjà prête à perdre un ou plusieurs de tes compagnons actuels après cela, car d'une façon ou d'une autre, de ta trahison tu devras t'acquitter devant moi !

Jezebele avait déjà trouvé ses sous-vêtements et enfilait un tee-shirt, se débattant pour le faire tomber correctement. Elle porta finalement un regard distant sur l’homme un sourire étrange sur les lèvres.

-Je suis certaine qu’il ne te sera en rien difficile de nous retrouver, fit-elle avec calme. Mais, je pense qu’il serait bon de te souvenir que nous appartenons tous à quelqu’un. Nos maitres, bien qu’ayant peu d’égard pour notre bien-être, n’apprécieraient pas que tu… t’arroge le droit de nous punir sans leur en référer, sous peine de subir leur ire à ton tour. Toutefois, je doute qu’il te soit difficile de les convaincre. De ce que je devine de ton caractère, il ne devrait pas t’être ardu de te faire un nom et te faire une place de choix au sein du gouvernement.

Elle pécha son bas de jogging avant de continuer, tout en enfilant le vêtement. Elle commença bientôt à ramasser les vêtements de Chesh, imbibé par l’étrange liquide produit par la transformation de celui-ci. Le skinchanger lui tournant autour des jambes et la gênant, elle lui allongea un coup de pieds qu’il esquiva d’un bond tranquille.

-Pour info, mon animale est une tigresse, pas une lionne, elle se tut un instant l’air pensive avant de hocher la tête. L’effet doit être atténué maintenant, tu devrais pouvoir te relever sans ta canne.

La métamorphe tandis le bras vers le sorcier paume ouverte, s’attendant à ce qu’il lui laisse son soutient sans rechigner. Quelque part elle en avait marre de se préoccuper de sa sécurité. Si jamais, il décidait de la tuer peut-être pourrait-elle l’en empêcher peut-être pas, mais lui perdrait surement l’usage de ses jambes avant d’avoir fait plus.
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MessageSujet: Re: Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)   Mar 17 Juin - 19:39

A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles...ou bien ne serait-ce pas plutôt " à situation nouvelle, mesure nouvelle"... Qu'importe, Jonas était dans une situation fort peu confortable, fort peu enviable même, et pourtant, malgré cela, quelque part au fond de lui, aussi inextricable semblait être cette situation, il sentait que tôt ou tard, la solution se présenterait à lui pour sortir de ce guêpier, une chance qu'il saurait saisir, tout n'était alors qu'une simple question de patience, ainsi que d'observation. L'endroit était devenu un lieu de rassemblement pour de multiples métamorphes, dont la plupart n'avait pas encore révélé leur penchant animal, se contentant de tourner autour du sorcier à la manière d'une nuée de prédateurs nuisibles, des charognards, dont la fougue nécrophage n'avait d'égale que leur manque de courage face à qui pouvait encore les blesser... Ce qui n'était pas encore le cas de Jonas, son corps pesait encore bien trop dans son esprit pour se mouvoir librement et présenter cette menace évidente qui aurait fait fuir cette nuée de hyènes et de vautours. "Patience mon garçon, elle a dit que cela ne durerait pas..." psalmodiait-il à son esprit, martelant sa conscience avec cette phrase comme si cela représentait le rythme d'un compte à rebours dont, malheureusement, il ne connaissait pas encore le temps restant.

Devant ses yeux, Jezebel finissait son strip-tease inversé, remettant du mieux qu'elle le pouvait quelques vêtements pour masquer sa nudité. Jonas aurait presque pu rire d'un tel spectacle, voyant la contraste évident qu'il y'avait entre la capacité délicate de la jeune femme pour se vêtir en comparaison de la facilité certaine qu'elle avait pour faire le contraire. Tout autant, le Mage ne riait pas, il ne souriait pas, il maintenait son regard froid braqué sur la jeune femme, ne jetant aux alentours et à ses compagnons que de simples et rapides coups d'oeil, évaluant ainsi les menaces qu'ils pouvaient représenter et les distances qu'il aurait à couvrir pour les atteindre, si, par hasard, ses bras et ses jambes venaient à lui répondre de nouveau. Le regard noir de Jonas n'avait désormais que faire des formes aguichantes de la jeune femme qui les recouvrait au fur et à mesure, le prédateur qui était enfoui dans les muscles du guerrier scandinave visait chaque point de faiblesse de ce corps, comme le maigre inserstice qui se trouvait entre les côtes, un peu au dessus du sternum, là où il aurait pu plonger les pointes de sa lame pour y perforer le coeur; le cou où le fil de l'arme aurait glissé, et avec une précision extrême, se serait infiltré entre deux cervicales pour y trancher le disque et les cartilages, facilitant ainsi la séparation du corps et de la tête... Il pouvait aussi viser l'aine et trancher les fémorales, où même pire, plonger verticalement la lame de bas en haut depuis ce même endroit, passant au fil la totalité ou presque des organes principaux du corps humains. Mais cela ne pouvait être que de rêves en cet instant, car si son esprit les visait, son corps refusait encore de bouger. Et puis aussi furieux pouvait-il être en cet instant, métamorphe ou pas, Jezebel était une femme, et Jonas, s'il était certainement rude et aisément cruel, n'avait tué que deux femmes au cours de sa vie, deux sorcières...

Jezebel lui parlait, il l'entendait. L'écoutait-il...d'une oreille simplement, peut-être par politesse ou simplement parce qu'il n'avait pas vraiment d'autre choix. Ou mieux encore, dans les paroles de la jeune femme, quelques mots pouvaient avoir excité sa curiosité. Oui, c'était bien cette troisième hypothèse qui se rapprochait au mieux de la vérité. "Elle n'a pas le choix?" avait-il déjà retenu des explications de la jeune femme vis à vis de son retour pour sauver le Chester... "Pas le choix...nous appartenons tous à quelqu'un..." De quoi tirer un maigre sourire aux lèvres crispés du Mage. "Tous des chiens, des domestiques fous créés uniquement pour obéir aveuglément à quelques démons avide de sang mais peu aptes ou courageux pour le faire couler par eux-même". Ce qui intéressa vraiment Jonas dans les propos de Jezebel, fut sans conteste sa diatribe sur le comportement de Jonas, et ses possibilités à laisser une trace parmi les maîtres de ce groupes de métamorphes. "Une place...Une place au sein du pouvoir qui dirige ce monde..." Que ces mots pouvaient couler avec délice dans l'esprit du Sorcier, comme une ondée apaisante de fraîcheur au milieu d'une fournaise. Il laissa cette idée submerger sa conscience, la laissa glisser le long de ses souvenirs, arrosant abondamment son ambition trop longtemps laissée pour compte. Quelle vague imposante de béatitude qui venait lécher le piédestal de son égo, irradiant son corps d'une puissance salvatrice, une fougue que depuis fort longtemps il n'avait ressenti. Elle s'insinua le long de ses vertèbres, s'infiltrant entre chaque muscle, secouant chaque tendons de son corps, et ses nerfs, un à un, annoncèrent alors à son esprit que les chaînes se brisaient petit à petit et que le corps, nourri par une force nouvelle, déchainait ses légions contre les agents chimiques qui l'avaient infesté. Les fourmillements au bout de ses doigts furent les prémices de ce changement, il sentit ses muscles se nouer dans ses mains, prêts à bouger et le dur regard qu'il arborait jusque là se mua sous une étincelle de soulagement.

-Tu m'impressionnes Redfern, tu sais protéger tes arrières. Tu n'es finalement pas aussi idiote que j'aurais pu le croire jusque là. M'offrir une place parmi tes maîtres en échange d'un geste de clémence de ma part à ton égard... cela peut fort prêter à réflexion.

Une main tendue se dressait désormais devant lui, à portée, la main d'une femme rude et dangereuse, mais dont le regard avait changé. L'animal qu'elle était sous sa peau de bipède semblait hiberner, lui qui pourtant quelques instants auparavant avait foulé ce sol contre lequel le Mage luttait pour garder un minimum de dignité. Aucune fureur, aucune compassion, pourtant une certaine serennité l'illuminait, un éclat que Jonas observa non sans une certaine stupeur. La main qui était tendue ne présentait aucune forme de menace, simplement une offre de soutien évident, car il était évident pour le Sorcier que la jeune femme était la maitresse des lieux et aussi la maitresse du groupe. Elle avait fait un choix, un choix qui consistait à montrer à leur potentiel ennemi qu'il n'était pas nécessaire d'en être un. "Sans ma canne...bien!" Il le tenta, avec peu de succès. Il sentit ses jambes se crisper pour soulever sa masse, les muscles se bandèrent et secouèrent son bassin, mais elles peinaient encore trop pour agir seules. Il fallait un appui pour que ses bras composent le restant du mouvement, et cette main qui se trouvait devant lui était offerte pour cela. Dans son esprit, la réflexion fut vive et efficace. Il concrétisa sa pensée et frappa le sol de la pointe de sa canne qui s'enfonça dans le sol, assurant un appui digne de ce nom. Il agrippa la main tendue et en forcant de ses deux avants bras sur ces leviers, il offrit à ses jambes l'élan nécessaire pour que son corps puisse se dresser à nouveau.

Pourtant, s'il avait pu s'arrêter à cela, il ne le fit pas. Il avait été mis au sol, quelque peu humilié, et lorsqu'un homme comme lui pouvait reprendre un peu de sa dignité, il sautait sur cette opportunité, voulant rassurer son égo... La main n'avait pas quitté le pommeau de la canne, et avec vigueur, il tira à lui la main tendue de Jezebel et fit prendre l'air à la lame cachée dont il posa le fil sur la gorge nue de la jeune femme, cherchant à montrer que quoi qu'il puisse arriver, les dés finissaient toujours par revenir à sa portée. Il détendit le bras latéralement puis appuya la lame contre le cou de Jezebel, et maintint fermement sa prise sur la main prisonnière afin d'assurer davantage l'emprisonnement du corps contre la lame en tirant le bras vers l'extérieur.

-Bien, je dois te l'accorder, tu ne m'as pas trompé, je puis disposer de mes jambes à présent. Tigresse, lionne, peu importe le nom de l'animal que tu es, donne moi maintenant une raison de ne pas faire rouler ta tête sur le sol, et puisque tu as déjà usé de ruse et de flatterie à mon égard, met donc un peu de coeur à cela.

Par surprise, il tendit son propre coup et approcha son visage de celui de sa prisonnière et déposa sur les lèvres de la jeune femme un baiser vigoureux et la libéra d'une manière assez rude.

-Délicieux, lâcha-t-il dans un odieux sourire. Malgré tout, comme je l'ai dit, ce que j'ai subi, quelqu'un doit en payer le prix.

Sa cible, il l'avait déjà choisie. Parmi cet attroupement, il en était un qui méritait plus que tout autre le châtiment que Jonas se devait de porter, par égo, par refus du moindre pardon, par cruauté ou simple passion pour la terreur...La lame siffla dans les airs, lancée avec puissance, guidée par une précision redoutable et vint à finir sa course dans la gorge d'un des derniers arrivants, un qui semblait avoir le dessus sur les autres, celui que tous regardaient de temps à autres, comme s'il était l'homme à suivre, le meneur, le leader des êtres sombrement vêtus. Un chef, plus pour longtemps, car la lame avait trouvé son chemin juste au dessus de la cage thoracique, là ou les bronches étaient le plus vulnérables, là ou aucun être ne pouvait se soustraire à la mort. Une grimace de déception étira le visage de Jonas, visiblement désappointé par le résultat de son attaque, un agacement qu'il chercha à évincer à l'aide d'un cigare dont la fumée entoura son visage

-Il fut un temps ou je n'aurais pas manqué le coeur ainsi...Nous voilà quittes jeune fille, te voilà exempt d'une quelconque forme de revanche. Si nous reprenions cette intéressante conversation au sujet d'une place pour moi au milieu de ceux à qui tu dois obéissance...
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MessageSujet: Re: Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)   Sam 21 Juin - 15:35

Jezebel, avait vu les tremblements dans les membres du sorcier, signe qu’il en regagnait le control. Elle avait aussi perçut l’étincelle de soulagement et avait été à même de l’interpréter correctement. Mais rien de cela ne la réjouissait car, elle avait aussi perçu les ennuies. Ce n’était ni son ouïe qui, à cette distance, pouvait percevoir le rythme cardiaque du sorcier, ni son odorat qui pouvait décrypter la moindre de ses humeur, ni ses yeux qui percevait les changements les plus infimes dans son expression mais la composition de tout ceci, de tous ces indices qui mis bouts à bout ne la trompaient que rarement. Mais quoi qu’elle puisse percevoir, elle ne pouvait rien y faire. Elle ne pouvait pas le tuer et tant qu’il n’avait rien fait de réellement dangereux, ils ne pouvaient pas utiliser la force pour le maîtriser. Cette réalisation et sa propension à la paresse laissèrent la place à une certaine forme de sérénité dans ses yeux, car s’il faisait quoi que ce soit qui la blessait réellement, il subirait bien pire. Son état d’esprit la laissait détachée et les sarcasmes du sorcier ne l’atteignirent pas, la laissant de marbre alors qu’elle lui tendait la main dans l’espoir qu’il fasse le bon choix et se contente de lui remettre sa canne.

-Ta clémence ne m’intéresse pas. Ta coopération par contre, serait grandement appréciée. Cela éviterait que cette journée devienne désagréable pour toi comme pour moi.

Lorsqu’il se saisi de sa main son intuition se précisa. Il allait leur poser des problèmes. Et les événements entérinèrent rapidement son intuition. Elle se retrouva sous la menace de la lame qui était dissimulée dans la canne de l’homme. La métamorphe posa un regard dépassionné sur l’homme, l’air de profondément s’ennuyer. Il tentait de démontrer sa domination mais tout ce qu’il faisait c’était se ridiculiser. Il ne contrôlait rien car quoi qu’il fasse, il les suivrait, sur ses deux jambes ou en rampant dans son propre sang. Alors qu’ils étaient si proches l’un de l’autre qu’il put l’embrasser. La seule question qui s’était imposée à la jeune femme était de savoir si elle le forçait à faire couler son sang pour donner une excuse aux autres ou si elle laissait filer. Finalement, l’instant passa noyer dans les réminiscences d’un passé qu’elle préférait fuir et la jeune femme le laissa jubiler en paix. S’il ne faisait que cela pour leur nuire elle s’en accommoderait facilement.

-Je serai toi j’éviterai, le prévint-elle alors qu’il armait son bras.

Tous les skinchanger qu’il était susceptible d’atteindre l’avait entendu et se préparait pour tout et n’importe quoi. Alors quand il envoya sa lame sur le Lieutenant, chacun sut ce qu’il avait à faire. Le Rat et le Piaf mirent en joue le sorcier et le Chien appela pour une extraction et prévenir qu’il y aurait de la casse. Le Lieutenant quant à lui s’efforça de survivre tout en prenant le projectile de plein fouet pour donner une excuse à ses hommes pour user de la force sur leur proie.
Le métamorphe avança légèrement son pied droit, mettant son buste légèrement de profile et se laissa tomber en arrière pour fausser l’angle de la lame avec son buste et profiter au maximum de son gilet pare-balle. Malgré ses efforts la pointe pénétra suffisamment profondément pour toucher une côte et la fêler. Il allait mettre des jours à s’en remettre complètement.

-Papa ours est touché, envoyez un oiseau sur notre position… Non ce n’est pas Boucle d’or, on est tombé sur un petit Tracassin, assez récalcitrant…

D’un hochement de tête il ordonna aux deux autres de tirer.

-Ta stupidité me consterne, fit-elle en se baissant une seconde avant que les coups ne partent.

L’une des balles cueillies le sorcier à la hanche gauche, une autre vint se loger dans sa cuisse et une dernière fila au-dessus de la tête de la blonde, éraflant à peine le bras du sorcier. A peine les balles touchèrent le sorcier qu’elle se relevait déjà. Elle fit deux pas, s’appuya sur la tête de celui-ci des deux mains et lui balança son genou dans le nez, avant qu'il ne touche le sol. Reprenant appuie au sol, elle lui envoya son poing dans le plexus solaire le faisant légèrement décoller du sol. La métamorphe saisi enfin le bras du sorcier et le lui tordit dans le dos, maintenant l'homme à genou le temps que le chien lui passe des menottes. La blonde le relâcha finalement, le laissant tomber rudement en avant. S’il décidait de se laisser marquer et de faire partie du gouvernement, elle paierait surement cher ce petit passage à tabac mais elle n’en avait cure. Elle l’avait prévenu. Il n’avait pas écouté. Il en payait le prix. Ils auraient pu le tuer à n’importe qu’elle moment, la seul chose qui le maintenait en vie encore maintenant était les ordres qu’ils avaient reçu et encore, elle-même pouvait les ignorer, son créateur ne faisant pas partie du gouvernement. Il avait choisi de l’abandonner. Mais, elle avait choisi de suivre les ordres, moins chiant, plus reposant.

-Je t’avais prévenu que tu nous suivrai sur tes jambes ou en rampant. Le reste n'a que peu d'importance.


Dernière édition par Jezebel Redfern le Lun 23 Juin - 13:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)   Sam 21 Juin - 17:20

La douleur était effroyable, bien plus lancinante que celle d'une lame qui avait entaillé la chair. Les projectiles que les armes à feu de cette époque lançaient avec ce bruit insupportable pénétraient la peau avec bien plus de facilité qu'une épée ou même une dague. La sensation de brûlure provoquée par l'impact se ressentait à peine, ce n'était qu'un entrelac de douleur sur un même endroit. Pire encore, c'est que ce n'était pas une portion de sa jambe qui transmettait les signaux de la douleur à son cerveau, mais la jambe entière, touchée en deux endroits. Son épaule, il ne la ressentait même pas, elle qui avait été déchiré par un énième projectile, sans gravité égale à ce que sa jambe subissait encore, les deux balles s'y étant logées et n'avaient pas trouvé de point de sortie. Il les sentait, comme deux épines brûlantes enfouies dans ses chairs. Le tout se produisit à une vitesse qu'il ne put maîtriser, car aucun de ses pouvoirs ne répondait présent à son appel. Il aurait volontiers disposé de l'illusion, afin de brouiller les synapses sensitives de ses agresseurs afin qu'ils tirent sur une projection de sa présence, là où bien sûr il ne se serait pas trouvé, mais en vain. Il se trouva être sur la trajectoire des balles, sans aucune échappatoire, et même ses réflexes les plus aiguisées avaient été quelque peu endommagés par les effets pervers du produit qu'on lui avait injecté tantôt, empêchant toute parade physique. Alors qu'il avait réussi à se redresser avec peine, ce fut avec une vélocité peu commune qu'il retrouva le sol.

Allongé, la main sur la cuisse posée par simple réflexe, il ne pouvait plus rien faire. Irradié par la douleur, son esprit se ferma à son environnement tout comme ses yeux, concentré sur ses blessures, comme s'il pouvait se protéger de leur impact sur son corps, une ineptie à laquelle son corps réagissait par instinct. "Te voilà fait comme un rat, dans de sales draps" martelait sa conscience à laquelle il aurait volontiers répondu par quelques noms d'oiseaux bien choisis. L'évidence était absolue, aucune fanfaronnade ni aucun stratagème ne pouvait le sortir de ce guêpier. Ce n'était pas fini, car Jezebel se permit de lui administer un coup magistral dans les narines, qu'il ne sentit à peine, douleur bien maigre en comparaison de ce qui lançait depuis sa cuisse. Elle était déchaînée, car il se retrouva secoué au sol, comme un sac de pomme de terre molesté par un paysan, avant que son bras ne finisse dans son dos et que le contact d'un métal froid se dépose sur son poignet. La douleur forte lui vrilla l'esprit, lui faisant perdre le peu de sens de réalité qu'il avait encore conservé jusque là. Il entendait un flot de son diffu, comme une voix qui s'adressait à lui, ou autour de lui, sans en comprendre le moindre mot. Parler, à quoi bon, que pouvait-il dire, et pouvait-il seulement trouver la force de le faire. Il existait dans sa conscience encore valide une trappe, une issue de secours qui permettait à son esprit de communiquer avec lui-même. Si son corps ne pouvait désormais plus répondre à quoi que ce soit, encore pouvait-il penser. "Ou vont-ils m'emmener, vont-ils m'emmener quelque part, à quoi vais-je être réduit..." Des questions, il y'en avait, des réponses beaucoup moins. En cet instant précaire, penser était comme une échappatoire, un moyen de garder un minimum de force, mais qui s'ammenuisait de minute en minute. Il était même fort probable que son esprit se ferme bien plus que ça, un évanouissement qui ne le servirait probablement pas, offrant davantage son corps à toute forme de torture qu'il ne saurait maitriser.

Le Mage connaissait la douleur, que trop bien. Il en ignorait aucun secret, il l'avait expérimenté sous toutes ses formes, il l'avait infligé à de nombreux êtres. Comment avait-il pu en arriver là, lui qui à ce moment n'avait rien demandé à personne, et s'était retrouvé au devant d'un groupe d'individu...une coincidence. "Non, rien de coincident là dedans, c'était un piège dès le départ. Tu t'es fait prendre à un jeu dont tu n'as jamais maitrisé aucun aspect, la partie était déjà jouée d'avance, et cette partie là, tu l'as perdu avant même de bouger ton premier pion" Il y'avait dans cet infortune quelque chose d'essentiel, car si la procédure était douloureuse, l'issue évidente qui l'attendait était des plus intéressantes. Celui qui réglait la partie devrait tôt ou tard se présenter à lui, et il pourrait savoir enfin à qui il avait à faire. Mais son esprit s'alimentait déjà d'autres formes de pensée, des visions dans lesquelles il voyait le sang couler à flots, les visages de ces personnes qui s'en était prises à lui se tordre dans des rictus de douleur bien pire à la sienne, il se voyait déjà enjamber leurs cadavres avec délice, emporté par une fureur longtemps réprouvée, la folie d'un homme qui le berçait dans une violence épouvantable dont lui seul avait le secret. Il y voyait le visage de la blonde enchainée, suppliciée devant le spectacle de ses compagnons que la main du Mage emportait un à un...un doux rêve, un de ceux qui accompagnait ses nuits de colère, une cruauté que son être cherchait éternellement à conscrire, à maitriser. "Répondre à la violence primaire est une facilité que le guerrier digne ne doit pas atteindre, car alors il ne serait plus un guerrier, mais le démon de la folie furieuse qui tôt ou tard doit payer le prix de ses victoires" Ce qu'il devait faire dans ce moment précis..attendre, et rien d'autre. Jezebel l'avait dit, le tuer n'était pas dans ses prérogatives, ce qui induisait qu'il serait probablement soigné une fois amené auprès de leur Maître... Il ne fallait qu'attendre et voir ce qu'il en était.

Quelque chose se décoinça en lui, il vint à ressentir les effets de l'air, et la lumière inonda son regard. Il sentait son esprit reprendre possession de ses moyens, encore difficilement, mais pendant un cours instant, la douleur sembla disparaître...illusion viscieuse, car à peine s'en rendait il compte, qu'elle revint au galop, aussi forte qu'auparavant, mais surmontable cette fois-ci. Il se sentait à la fois lourd et léger, bercé par un mouvement vertical léger, l'odeur de l'herbe ayant disparu de ses narines. Il pouvait sentir ses mains noués dans son dos, liées entre elles par les bracelets métalliques qui lui enfermaient les poignets et une masse qui écrasait son abdomen mais sans douleur. En réalité, cela ressemblait davantage à une position dans laquelle il se retrouvait posé sur son ventre contre quelque chose de solide, quelque chose qui bougeait... ou plutôt se déplacait. Ils l'emmenaient enfin, à un rythme calme, comme si rien ne les pressaient. Sa vue émergea de la lumière et les détails se profilèrent, flou, mais presque perceptible. Il ne voyait que de formes et pouvait penser qu'il s'agissait là des compagnons de Jezebel, peut-être la blonde elle-même. Sa bouche avalait autant d'air qu'il le pouvait. "Ou m'emmenez-vous bandes de sales chiens?". Il devait attendre, encore, et encore. Le guerrier était prisonnier, coincé dans une époque qu'il découvrait à peine, dans un environnement qui n'était pas le sien. Il avait trouvé la volonté et la force de parler, et versatile comme il l'était, la tentation se trouva bien trop forte.

-Enfin tu montres ton vrai visage Redfern...

Un quinte de toux le prit et abima sa capacité de respiration. Il y'avait un gout de cuivre dans sa gorge, diffu mais perceptible. Quoi de plus normal après ce qu'il avait subi. Il en avait vu d'autre.

-Tu savais que j'allais tuer ton ami, et tu as laissé faire...tu es un monstre parmi les monstres jeune fille. Je ne sais pas auprès de qui tu m'entraines, mais peut-être commets-tu une erreur qui pourrait te couter cher. Tu sais que ton maître pourrait fort bien ne pas être mon ennemi...

Cette fois ci, la quinte qui le prit fut plus puissante, et amena dans sa bouche une masse conséquente de liquide pulmonaire dont il se débarassa tant qu'il put, en l'éjectant sur ce qui devait être son porteur... Peu élégant, mais un petit début de vengeance qu'il pouvait savourer cependant et qui lui valu d'être malmené quelques secondes, le temps que l'être qui le soulevait se débarasse de ses flux

-Considère cela comme un accompte mon brave, la prochaine fois, toi même tu n'auras sans doute pas la chance de pouvoir le faire. Tu entends Redfern? Que pourras-tu faire si ton maître venait à me libérer?
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MessageSujet: Re: Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)   Mar 24 Juin - 23:31

Jezebel se redressa lentement, semblant contempler son œuvre. Il n’allait pas rester conscient bien longtemps constata-t-elle.

-Magnifique, bravo. T’as encore failli nous foutre dans la merde.
-Il est pas mort que je sache.
-Le Piaf ! Occupes toi du Lieutenant ! Et vous deux, fermez-la !

Le Chien s’était approché de la tigresse et du rat l’air plutôt contrarié. Il regarda en direction de Chester qui ne semblait pas franchement se préoccuper de ce qui se passait autour, trop occupé à faire sa toilette. La panthère leva les yeux sur le skinchanger blond l’air interrogateur avant de lever les yeux au ciel dans un mouvement très humain d’exaspération. Les frissons caractéristiques d’une transformation coururent sous la fourrure de l’animal.

-Au fait, depuis quand tu parle toi ?
-J’ai toujours parlé…
-C’est pas ça…
-Elle est comme ça depuis qu’il a réveillé sa libido, fit-il en pointant du doigt leur prise avec un grand sourire s’étalant sur son visage.

La blonde tourna un regard exaspéré sur Chester nue comme un ver. Elle ne put retenir son regard de glisser le long du corps du métamorphe. Un sourire sarcastique étira ses lèvres quand elle rencontra de nouveau les yeux de Chester. Celui-ci leva les sourcils perplexes.

-C’était quoi ça ?
-J’étais juste en train de me dire qu’il ne faisait pas si froid.
-Oh, putain ! Elle va être chiante la femelle. Je la préférais avant.

Chester frappa dans ses mains pour ramener de l’ordre.

-Ok, les enfants, on a du boulot ! Le Chien, tu t’occupes de rafistoler le paquet. Ce serait dommage qu’il crève maintenant, il prit le temps d’observer le frisson d’appréhension qui courut dans les rangs avant de continuer. Le Rat file tes menottes à Blanches Neiges. Bien. Passe les bracelets fillette. Non, devant. On veut voir tes mains. Si elle moufte ou fait mine de se transformer, tu la descends.
-Aye, aye, sarge’, fit le Rat avec un sourire carnassier.

Après avoir donné ses ordres, Chester entreprit de récupérer ses vêtements, grommelant devant le désastre. Il aurait dut faire un peu plus attention, mais il ne pensait pas avoir besoin de reprendre forme humaine avant un moment.


Quand l’hélicoptère de transport arriva, Chester dirigea les infirmiers vers le Lieutenant. Il leur promit de les dévorer s’il ne survivait pas, arguant qu’il préférait avoir fait un bon repas avant que ses maitres ne le fassent rissoler lui-même. Les humains s’assurèrent que le skinchanger pouvait être déplacé sans risque avant de le charger sur un brancard. Ils le portèrent à l’hélicoptère, puis l’un des deux humains revint pour s’assurer que le sorcier n’était pas trop endommagé, le Piaf le suivait avec un autre brancard qu’il disposa près du sorcier inconscient. L’infirmier demanda au Chien et au Piaf de l’aider à déplacer le comateux sur le brancard. Une fois satisfait, l’infirmier fit un signe d’assentiment vers Chester qui ordonna au Piaf et au Chien de soulever le brancard. Il ordonna d’un geste à Jezebel de passer devant et toute la troupe suivi derrière.
L’intervention du sorcier abimé ne tira de la jeune femme qu’un simple haussement de sourcil. Celle-ci se demandait ce qu’il pouvait bien pouvoir vouloir dire, la suite l‘éclaira un peu, tout en lui tirant un soupir.

-Bien sûr que je le savais, grommela-t-elle. On le savait tous, y a bien que toi et ton orgueil qui ne l’avez pas remarqué, continua-t-elle sur le même mode en secouant la tête.

« Tu sais que ton maitre pourrait fort bien ne pas être mon ennemi… » La remarque tira une autre pensée peu amène quant aux capacités intellectuelles de leur prise. Pour elle, c’était une évidence et un problème auquel elle n’avait aucune solution. Non. Auquel ils n’avaient pas de solution. Un cri indigné vint du Chien qui s’était fait craché dessus. La jeune femme dut se retenir de se retourner n’ayant pas envie de donner d’excuse au Rat et qu’il décide de lui tirer dessus.

-Nous ne pourrions rien faire si nos maitres te libéraient mon pote. Mais ce n’est pas non plus pour a que tu aurais forcément le droit de t’en prendre à nous. Nous leur appartenons et je suppose que tu n’aimerais pas que quelqu’un s’arroge le droit de casser tes affaires ? Pour eux c’est pareil.

Ils montèrent tous dans le transporteur, Jezebel coincer entre le Rat et le Chien ses chevilles et ses poignets relié par une chaine. Le Lieutenant et le sorcier chacun contre une cloison, ils se mirent finalement en route. Jezebel sentait qu’elle allait passer des prochains jours très pénibles.


[HRP : pour moi c'est fini]
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Back to the Falls... the WaterFalls (pv Jezebel)

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