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 Je vais te croquer le visage - Avec Marty

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MessageSujet: Je vais te croquer le visage - Avec Marty   Sam 5 Avr - 14:49

Ce soir était un soir de repos comme ça arrive de temps en temps. Je n'allais donc pas me rendre au Masquerade, mais ailleurs dans la ville. Oui, je vis seule, mais je n'aime pas tellement être seule, même si parfois c'est mieux ainsi. Mais ce soir, j'avais envie de me mêler à la population, notamment dans le quartier touristique de la ville. C'était bien souvent dans ce lieu que j'avais réussi à capter les plus belles expressions en dessinant des personnes devant certains monuments, ou dans des bars. C'était quelques chose que j'appréciais grandement. Dessiner, chanter, jouer du piano, c'était quelques choses que j'aimais tellement mais ce soir, je n'aurais pas de pression particulière sur les épaules comme parfois, quand je suis au Masquerade. Je ne peux pas me permettre une seule fausse note au piano par exemple, alors que si je venais dans un bar de Bourbon Street qui en possédait un, je pouvais me permettre de glisser mes doigts dessus, et tenter des choses que je n'avais pas forcément l'habitude de faire. Mais ce soir, dans ce petit bar, il n'y avait pas de piano. Une petite scène se trouvait là au fond, il y avait un violoncelle et un saxophone non loin, mais pas de place pour un piano en bonne et du forme. Mais peu importe, ce soir, je n'étais pas là pour ça, simplement pour dessiner, m'imprégner de cette ambiance si particulière. J'étais donc seule pour le moment, assise sur l'un des tabourets qui était à proximité du comptoir. Je commandais une bière histoire de ne pas être ici simplement à squatter les lieux. Oui, je buvais des bières de temps en temps, ce n'est pas interdit que je sache ?

Et là, je le vis. Je me souviens parfaitement de ce qui s'était passé la dernière fois. Il s'appelait Maarten, enfin c'était comme ça que j'avais compris son nom. Il n'était pas d'ici, c'était un européen, et j'avais réussi à lui croquer le portrait de belle façon et il m'avait déchiré le dessin. Ce type m'intriguait donc. Pourquoi n'aimait-il pas que je le dessine ? Bien souvent, j'étais obstinée, et ce soir ne ferrait pas exception à la règle. Je ne regardais même pas s'il était avec quelqu'un ou pas, je le dessinais lui, et quand le dessin sera fini, j'irais le lui montrer sauf s'il me voyait avant et qu'il décidait d'intervenir avant que je ne finisse.
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MessageSujet: Re: Je vais te croquer le visage - Avec Marty   Dim 6 Avr - 22:18


Je me laissai tomber sur la chaise du bar dans un soupir éloquent. Journée pourrie, semaine pourrie, année pourrie. Même si j’essayai de me convaincre que je pouvais vivre sans Cate, je me rendais chaque jour que c’était impossible. L’humain se languissait de ses bras, l’animal : de sa présence. De son odeur. De la haine qu’elle pouvait éveiller en lui, certes, mais cette haine inhérente à toute relation entre créature et créateur – selon moi – était depuis maintenant plus de six ans contrebalancée à la dure par notre relation et notre amour. Si on pouvait appeler ça ainsi. Si je l’aimais ? J’en étais certain. Et pourtant, je n’avais pas hésité longtemps pour migré sans elle, sans savoir si elle était encore en vie ou non. Je l’aimais, et pourtant je ne me gênais presque pas pour la tromper. Compliqué, c’était le terme. Pathétique aussi. Autodestructeur, si je voulais tabler dans un registre de mots avec un nombre de syllabes plus élevées. Dans un grognement qui était de toute manière l’un de mes moyens préférés pour communiquer, je commandai une bière, en m’enfonçant davantage sur le siège. Je m’ennuyai à mon appartement, je m’ennuyai un peu tout le temps. Joie. Mes doigts cherchèrent mon téléphone, une simple boite de conserve qui permettait d’appeler, rien de plus, et je fis rapidement défiler mon répertoire jusqu’à Cate. L’effacer ? Non. Je ne pouvais pas encore m’y résigner. Manque de volonté ? Peut être, et alors. Je m’enfilai une bière, avant d’en commander une autre d’un geste de la main. L’alcool, encore quelque chose qui me rapprochait d’elle, même si je n’étais pas du genre à en consommer autant. Je faisais tourner le verre vide dans ma main en me cherchant une occupation lorsque je l’aperçus. Un crayon en main. Une feuille, aussi. Non mais elle se sentait bien ? Elle pensait quoi, cette grognasse ? Que j’étais une star ou un profil parfait pour un Picasso ? Je serrai les dents, et me maintins assis dans mon fauteuil, par respect pour le bar. Histoire de ne pas faire d’esclandre aussi. Pendant quelques minutes, je l’observais du coin de l’œil poursuivre son p#tain de dessin. Qu’est ce qu’elle avait contre moi ? Deux fois que je la surprenais à me tirer le portrait. Et je me connaissais suffisamment bien pour savoir que l’un de mes plus gros défauts, accentué par le généreux cadeau que m’avait fait Cate, c’était l’impulsivité. Et la paranoïa. Les deux couplés… je me levai finalement, à bout de nerf. La pleine lune approchait, c’était peut être une raison pour abandonner aussi facilement la partie. Sans une once de patience, je me laissai tomber sur la chaise à côté d’elle, en lui arrachant la feuille des mains. « Bonjour. » Je la déchirais posément, en la regardant dans les yeux sans daigner accorder le moindre coup d’œil à la série de traits grossiers qu’elle avait du nommer dessin. Je m’en fichais qu’il soit reconnaissable ou non : je n’en voulais pas, et elle allait comprendre qu’elle n’en voulait pas non plus. Oh, je n’étais pas méchant – j’espérais ne pas l’être – mais j’avais de sacrés travers, dont celui de n’avoir qu’un contrôle partiel sur mon côté animal. Et sur moi-même en général. Ce devait être pour ça que j’évitais en général de croiser les gens et de leur parler. Sauf pour quelques filles, qui avaient toujours une ressemblance avec Cate ou Christijne. Je déchirai donc la feuille en deux. « Je pensais…, en quatre, avoir été clair…, en huit et en seize. la dernière fois. » Je lui balançai les restes de la feuille à la figure, et sur la table. « Avant de faire joujou avec un crayon, on demande à la personne en face si elle est d’accord, miss. » Mes yeux quelconques s’attardèrent sur elle, pour trouver une trace d’un acquiescement. « Et en ce qui me concerne, la réponse est non. » Je croisai les bras, avant de conclure sur un ton péremptoire : « Et maintenant vous allez me dire pourquoi vous vous obstinez. » Si avec ça, elle ne comprenait pas qu’elle avait intérêt à me fournir une réponse claire, nette, concise et précise, je ne savais pas ce qu’il lui fallait de plus. Que je lui refasse le portrait ? Mauvaise pensée, Maarten. Il n’y avait plus Cate pour m’immobiliser d’une voix, et j’avais intérêt à ne pas l’oublier.

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MessageSujet: Re: Je vais te croquer le visage - Avec Marty   Mar 8 Avr - 0:17

    Et mince, je ne pensais pas qu'il me verrait aussi rapidement, à croire qu'il était à moitié paranoïaque pour ne pas cesser de regarder autour de lui de cette façon, n'est ce pas ? Je ne savais pas pourquoi il agissait de la sorte, mais en tout cas, il m'avait facilement grillé. Pourquoi lui ? Pourquoi pas le barman ou quelqu'un d'autres ? Je dois avouer que je ne saurais pas tellement répondre à cela. En fait, la réponse était bien plus enfouis dans mon esprit dans mes souvenirs que je ne voulais bien l'admettre. Maarten ressemblait étrangement, à une personne que j'avais connu quand j'étais très jeune, il y a de cela de nombreuses années, dont il ne me restait qu'un seul souvenir, un bon souvenir, un souvenir protecteur. Oui, je sais, dit comme ça, cela peut paraître assez bête, mais dans mon esprit tout était en train de s'éclaircir, progressivement. Pourquoi est ce que j'étais attirée par son visage ? Parce qu'il me rappelait ce souvenir, alors que ce ne pouvait pas être lui puisque ce dont je m'étais souvenu s'était produit il y a plus de 20 ans et qu'il ne semblait pas avoir vieilli d'un seul jour. Les traits de son visage étaient exactement les même que la personne qui me revenait en tête, celle qui m'avait sauvé d'un accident certains alors que je sortais pour la première fois de chez moi. Il marchait là dans la rue, et il s'était précipité sur moi lorsque le chauffeur de la voiture avait fait une attaque et qu'il en avait perdu le contrôle me fonçant pour ainsi dire dessus. Cette personne ne m'avait rien dit, elle était intervenue et elle était repartie aussi rapidement, mes parents étant tout affolés de me voir à côté de cette voiture qui s'était encastré contre la petite fontaine de la cours. L'homme était déjà repartis, je ne l'avais plus dans mon champs de vision. J'avais ce souvenir là qui m'était enfin revenu, le pourquoi j'avais flashé sur lui, pourquoi je voulais le dessiner afin de garder le souvenir de ce héros plus longtemps encore dans ma mémoire. La première fois, je n'avais pas réussi à le remettre dans son contexte mais là, c'était bien plus clair, mais je devais faire fausse route. Mes souvenirs s’emmêlaient depuis que Li Mei m'avait fait je ne sais trop quoi. Oui, je cherchais encore la nature de son attaque à mon encontre mais je n'arrivais pas à savoir ce que s'était. Mais très vite mon attention se reporta sur Maarten, il s'était levé, il venait dans ma direction. Il se mit à côté de moi, et me dis bonjour avant de me prendre la feuille et de la déchirer, en plus en plus de morceaux au fil de ces paroles. Il me balança alors les dizaines de morceaux de la feuille sur moi et la table où je me trouvais. Il ne comprendrait pas pourquoi j'agissais de la sorte, et je ne pouvais pas lui donner la vraie raison. Imaginez que ce soit vraiment lui qui a agit de la sorte ce jour là ? Mon cerveau était-il en train de me jouer un mauvais tour ? Non, je n'y croyais pas une seule seconde. Ce qui me désolait le plus était qu'il semblait encore plus énervé que la première fois. Ce n'est qu'un dessin, pourquoi tant d'acharnements ?

    " Je suis désolé de vous décevoir mais ce n'est qu'un dessin, pourquoi tant d'acharnement ? Je ne vous veux aucun mal, vraiment, je vous le jure. "

    Et des larmes me montaient presque aux yeux, je ne lui voulais rien de mal vraiment, alors qu'il se montrait agressif avec moi, j'avais l'impression qu'il avait envie de me bouffer presque.
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MessageSujet: Re: Je vais te croquer le visage - Avec Marty   Mer 9 Avr - 18:57


Mais bon sang, qu’avait-elle après moi ? C’était aberrant d’avoir à faire à des personnes comme elle, sans gêne, alors qu’on n’avait rien fait pour ! Tout de même… Que me voulait-elle, bon sang ?! Me tirer le portrait, mais pour quelle raison ? Ma tronche ne lui revenait pas ? Je ne lui avais rien fait à ma connaissance, pourtant. Je fouillai dans ma mémoire alors qu’elle semblait triste de voir son dessin dispersé ainsi dans l’air. Et bien, elle l’avait cherché, parce que comme je venais de le lui dire, et bien, ce n’était pas à moi à m’excuser, mais plutôt à elle. On ne dessinait pas les personnes sans leur consentement. Déjà que le Gouvernement se la jouait Big Brother, il ne fallait pas pousser non plus. Si on poursuivait dans cette voie, il était certain que nous n’aurions plus aucune vie privée – si on pouvait dire que j’en avais une – d’ici deux trois mois. Si j’exagérai ? Et alors. J’exagérai si j’en avais envie, et je m’énervais si j’en avais envie aussi, et je déchirais les dessins si j’en avais envie, encore. Et qu’elle ait les larmes aux yeux ou non n’allait rien y changer. « Je suis désolé de vous décevoir mais ce n'est qu'un dessin, pourquoi tant d'acharnement ? Je ne vous veux aucun mal, vraiment, je vous le jure. » Pourquoi tant d’acharnement ? Non mais… si ses larmes avaient presque réussie à me faire culpabiliser, dès qu’elle avait ouvert la bouche, il n’y avait plus eu aucun risque. « Vous vous foutez de ma g#eule, vous êtes sourde ou totalement stupide ? » Je n’en revenais pas. Ma parole, elle n’avait pas écouté un mot de ce que je lui avais dit. Et pourtant, j’y avais mis les formes, en articulant bien entre chaque mouvement pour déchirer la feuille en petits vestiges rectangulaires. Elle devait se moquer de moi, le contraire n’était pas possible. Sauf si elle était d’une bêtise rare, mais si c’était le cas, je la plaignais. Vraiment. « Vous parlez d’acharnement, mais qui est-ce qui est harcelé sans raison, hein ? Vous peut être ? Alors vous allez me donner tout de suite une raison valable, une seule me suffit, pour avoir été aussi impolie et obstinée, et vous allez me promettre de ne pas recommencer. Sinon je risque de devenir méchant. » Vu le ton que j’employai à ces mots là, elle ne devait avoir aucun doute à ce sujet. Je sentis un tiraillement fantôme en entendant l’ombre de la voix de Cate m’enjoindre au calme. Et bien non, Chérie, tu n’es pas là. eus-je envie de dire. Je me contentai de le penser, en revenant à celle qui me faisait face, pour ajouter d’une voix que je voulus froide mais qui ne parvint qu’à être colérique. « Et oui, je suis en train de vous menacer. » Si jamais elle avait le moindre doute à ce sujet, au moins, il était levé. Je n’étais pas quelqu’un de tendre, malgré tous les efforts que je pouvais faire ; c’était d’ailleurs parce que ces efforts étaient vains que j’avais depuis longtemps choisi l’option d’éviter les humains. Peut être avais-je toujours été voué, d’une certaine façon, à n’être qu’un animal, et peut être, donc, que Cate n’avait fait qu’accomplir l’inévitable cette nuit là. Dans un frisson, je sentis le souffle dans ma nuque, capable de dompter le chien-loup qui sommeillait en moi. Son absence la rendait encore plus répsente qu’avant, et je me languissais d’elle comme jamais, le trompant comme jamais aussi. Elle me manquait, et je cherchais sa présence dans les femmes à sa ressemblance. Elle me manquait, et je profitais de cette liberté volée pour laisser parler l’animal que j’étais pleinement. Sa possessivité m’étreignait dans son absence, sa jalousie maladive – qui trouvait sa pareille en moi – s’épanouissait dès que mes mains se posaient sur d’autres femmes. Agissais-je mal ? Je l’ignorais. En revanche, je n’ignorais pas que mon comportement actuel, avec la dessinatrice, était directement lié à l’absence de Cate auprès de moi. J’entendais d’ici ses remarques, je sentais malgré son absence ses mains posées sur mon épaule qui m’immobilisait. Et bien sûr, rien de tout cela ne marchait. Il aurait fallu qu’elle soit là, et elle ne l’était pas. Tant pis pour elle. Et moi, je me savais capable de frapper cette jeune femme et de réduire son matériel à dessin en charpie si elle ne répondait pas à mes questions.

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MessageSujet: Re: Je vais te croquer le visage - Avec Marty   Mer 9 Avr - 22:20

    J'essayais de comprendre pourquoi faire un dessin de sa tête le gênait tant que ça, mais je n'y arrivais pas du tout. Je ne pouvais pas décemment lui dire la véritable raison du pourquoi, alors je m'étais excusé, lui disant qu'un dessin n'engageait à rien, que je ne lui voulais aucun mal, mais il ne l'entendait pas vraiment de cette oreille, et le pire dans tout ça était qu'il s'énervait de plus en plus. Frapperait-il une jeune femme sans défense ? Honnêtement, je n'en avais pas la moindre idée, mais au vue de ces paroles, de ces gestes, de son regard, je ne préférais pas tenter le diable. Pourtant, mon visage était fermé, j'avais presque envie de pleurer, pas parce qu'il m'avait déchiré mon dessin, je pourrais le refaire de mémoire ou presque, mais parce qu'il me rappelait un souvenir lointain, mais bien présent encore dans mon cerveau. Un souvenir qui était remonté à la surface à sa vue à lui, mais je n'avais pas eu le courage de le lui dire. L'expression de mon visage ne semblait pas l'attendrir, il était toujours aussi virulent à mon égard, comme si mes propos ne l'avaient pas convaincu de ma bonne volonté qui était bien réelle. Selon lui, c'était donc moi qui m'acharnait sur lui, et non l'inverse. J'essayais de lire entre les lignes, mais j'avais du mal à interpréter le pourquoi du comment. Il voulait que je lui donne une raison de mon impolitesse à son égard, que je lui promette de ne pas recommencer, et peut être qu'il se calmerait, peut être qu'il arrêterait de me menacer. Je sentais que même si j'agissais de la sorte, il ne se calmerait pas, il était quelqu'un de sanguin qui n'avait pas peur des apparences, ni d'attirer l'attention sur lui-même. Mes prochaines paroles devaient être les plus justes, les plus intelligentes possibles, atteindre rapidement leur but afin qu'il se calme. Mission très difficile devant une personne très en colère que vous ne connaissez pas le moins du monde; et donc l'apparence vous rappelle un souvenir plus ou moins heureux, un souvenir bouleversant quoiqu'il arrive. Je n'osais pas croisé son regard, il me faisait à la fois peur, mais en même temps, il me donnait du courage, tellement paradoxal. Je ne pouvais pas lui dire la stricte vérité, si ? Je retournais durant quelques secondes dans mon esprit ce qui pourrait l’apaiser mais c'était peine perdue. Je devais revenir sur terre et lui dire simplement la raison de ce croquage de tête.

    " Et bien, vous me rappelez quelqu'un que j'ai connu il y a quelques années, une personne dont je n'ai plus de nouvelles mais que j'appréciais tellement. Je ne sais pas ce qu'elle est devenue, vous lui ressemblez, c'est fou. Du coup, pour rendre ce souvenir plus vivant, j'ai voulu croquer votre expression sur du papier, mais cela ne semble pas vous plaire, et j'en suis fort désolé pour vous. Je ne recommencerais pas, promis. "

    J'étais presque certaine de ne pas pouvoir tenir cette promesse, mais les gens autour de nous nous regardaient d'un air ahuri. Ils devaient bien se demander ce qui se passait entre lui et moi. Lui était en colère, mon visage reflétait presque de la peur, de la peine, deux expression si différentes. Son ton était colérique, alors que mon ton était bien plus calme, presque triste, là aussi à l'opposé de ce qu'il dégageait.
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MessageSujet: Re: Je vais te croquer le visage - Avec Marty   Mar 15 Avr - 17:51



En fait, ce n’était pas compliqué : elle était totalement stupide. C’était la seule solution que je voyais, devant son obstination à ne pas comprendre. Ou alors, autre option, elle n’avait aucune éducation, et… non. Elle était stupide, c’était la seule explication, et tant pis pour elle, ce n’était pas de ma faute. Je savais bien que ma réaction était peut être un chouillas excessive pour l’affront, mais je n’étais pas du genre à être mesuré, encore moins lorsque j’étais sur les nerfs, ce qui était le cas depuis que je n’avais plus Cate. Si j’étais en colère ? Pas vraiment. Excédé, outré, agacé, énervé, assurément un mélange de tout cela. Mais pas encore en colère, non, et heureusement pour elle : le contraire eut été très dangereux pour elle autant que pour moi, puisque je sentais gronder en moi mon côté animal auquel je ne savais résister. Ca avait beau faire près de huit ans que je n’étais plus humain, mon contrôle sur ma nouvelle nature était le même qu’au premier jour : absolument absent. Le néant, le vide le plus total. Comment moi, un maniaque rigoureux et minutieux dans son travail, pouvais-je laisser en friche une partie de moi-même ? La raison était si simple qu’elle me semblait évidente : j’avais peur de cette part et je n’avais pas encore eu le courage de la croiser dans les yeux. J’avais honte de cette sauvagerie qui, j’en avais conscience, n’avait pas attendu Cate pour éclore. J’inspirai lentement, le poing serré, pour me calmer. Elle avait vraiment intérêt à me répondre franchement cette fois, parce que je n’étais pas patient face au silence, encore moins devant les personnes qui tournaient autour du pot sans foutre leur tête dedans, et surtout pas avec les menteurs. Alors, de quelle catégorie allait-elle être, cette dessinatrice de bas étage, qui dessinait pourtant redoutablement bien ? " Et bien, vous me rappelez quelqu'un que j'ai connu il y a quelques années, une personne dont je n'ai plus de nouvelles mais que j'appréciais tellement. Je ne sais pas ce qu'elle est devenue, vous lui ressemblez, c'est fou. Du coup, pour rendre ce souvenir plus vivant, j'ai voulu croquer votre expression sur du papier, mais cela ne semble pas vous plaire, et j'en suis fort désolé pour vous. Je ne recommencerais pas, promis. " Douche froide. Je n’étais pas un bon gars, et je ne m’étais jamais targué de l’être non plus, mais je n’étais pas trop méchant pour autant, ou du moins l’espérais-je. Douche froide, donc, car je ne m’étais pas attendu à ça. En même temps, comment s’y attendre ? C’était… « Okay… » lâchai-je le temps de reprendre mes esprits. Je lui rappelais quelqu’un. Okay. Parfait. « Bon déjà, que ce soit bien clair, quelque soit cette personne, c’est pas moi. » Au moins, c’était réglé pour ce point là. J’avais donc un sosie ou alors, en plus d’être sourde et débile, elle était aveugle. Cool. Parfait. Génial. Elle en avait de la chance. Pourquoi es-tu autant de mauvaise foi, Maarten ? Je n’étais peut être pas très objectif, et j’étais très certainement écœurant de mauvaise foi, oui. Mais comme toujours, ça ne regardait que moi, non ? Et si Cate avait quelque chose à dire, elle n’avait qu’à être là. Je me sentis soudain oppressé par la culpabilité. J’avais fui New York avec Bastien, sans m’attarder pour chercher Cate, ni même l’attendre. Si je le regrettais ? Chaque jour, tout en sachant que notre relation nous détruisait peu à peu et que j’avais saisi une opportunité qui s’était présentée devant moi. Et partir, ainsi, ça avait aussi permis à Bastien de quitter l’influence de son propre démon. Cela ne pouvait pas être totalement mauvais, de ce point de vue là non ? Mes doigts pianotèrent sur la table, alors que je secouai la tête pour sortir de mes pensées. « Je comprends tes raisons, passage au tutoiement ? Okay, c’était comme je voulais. Parfois, je me demandais vraiment comment je pouvais en venir à me comprendre aussi peu. « mais tu aurais du m’en parler direct. Ca coûte rien, non, d’ aborder une personne histoire d’être un minimum poli, non ? Je ne sais pas où t’as été élevée, mais voilà, faut pas t’étonner que les gens aient envie de d’encastrer dans un mur lorsque tu dessines leur tronche sans leur demander leur avis. » J’avais essayé, oui, d’être un peu moins direct qu’à mon habitude, mais on a beau chasser le naturel, il revient toujours au galop, et j’en étais une preuve incontestable. Je m’étais calmé, la douche froide ayant fait son office, mais mon impulsivité et mon caractère de chien – sans mauvais jeu de mots – n’étaient jamais bien loin. « Et ce mec, vous l’avez cherché ? Pas de nom, pas de job, pas de truc pour vous donner un indice ? Parce que si me tirer le portrait c’est le seul moyen que vous ayez de garder une trace de lui, j’suis désolé de le dire cash, mais ça frôle le pathétisme. » Je suis désolé de le dire cash Ce devait être l’un de mes plus gros défauts – parmi tant d’autres – vu que j’étais pour le moins direct en général, franc et que le tact était une notion qui m’était absolument inconnue. Encore quelque chose que je partageais avec Cate, pour le meilleur et pour le pire.


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MessageSujet: Re: Je vais te croquer le visage - Avec Marty   Jeu 24 Avr - 15:36

    Je ne savais pas vraiment comment il me percevait mais au vue de son visage et de son ton, il était évident, qu'il avait une mauvaise perception de la personne que j'étais. Je n'étais pas parfaite, c'était une certitude, j'étais même percluse de défauts en tout genre, j'en avais beaucoup trop, mais j'essayais de bien faire, à chaque fois. J'ai toujours essayé de donner le meilleur de moi-même mais dans ce cas de figure, ça ne donnait rien, alors je devais lui dire la vérité, celle qui pourrait peut être l'apaiser, lui faire reconsidérer sa position vis à vis de ma personne. Je ne désirais pas qu'il m'adopte ou quoique ce soit d'autres, non, je voulais simplement avoir un souvenir de lui, enfin, de la personne à laquelle il ressemblait furieusement. Un visage, un souvenir, une vie, ma vie, voilà ce qu'il représentait pour moi, et ce n'était pas rien, bien au contraire, c'était plus que ceci. Pourtant, de toute évidence, ce ne pouvait pas être lui à l'époque. Son père, un cousin ? Non, ce ne pouvait pas être ça, c'est une évidence mais bon, peu importe, je venais donc de lui révéler la raison de mon obstination. En tout cas, mes propos eurent un effet impressionnant sur mon interlocuteur. Il ne savait pas quoi dire, j'en avais bien l'impression. Il me répondit simplement un petit : "Okay." avant de me dire que ce n'était pas lui. Je m'en étais douté, car avec le temps, il aurait été plus vieux, sans aucun doute, et je ne pensais pas avoir autant changé que ça depuis le temps. Je veux dire, je n'étais qu'une gamine lors de cet événement, et aujourd'hui, j'étais une belle jeune femme, on ne pouvait pas le nier, mais mes traits étaient les mêmes, la rondeur de mon visage, mon nez et mon menton, tout cela étaient sensiblement pareil, n'est ce pas ? Il aurait peut être pu me reconnaître si cela avait été lui, mais ce n'était clairement pas le cas, et je ne protesterais pas contre cet aspect de notre rencontre. Après quelques instants d'un silence qui me sembla durer une éternité, et encore, cette éternité avait été encore plus longue que les autres, il ouvrit à nouveau la bouche, me tutoyant alors que je m'étais mise à nu devant lui. Il savait, et il comprenait. Ceci me soulagea un peu, même si je ne pourrais sans doute avoir sa tête sur un morceau de papier. Je l'écoutais donc, et il n'avait sans doute pas tord, j'aurais pu m'y prendre autrement, mais jusqu'à présent, cela n'avait dérangé personne, absolument personne à vrai dire. Il avait été le premier que cela gênait de manière aussi ostentatoire, aussi visible. Mais je ne m'offenserais pas comme il l'avait fait. Ces propos étaient remplis d'une grande franchise, il n'avait usé de tact alors qu'il ne me connaissait pas du tout. Mais il semblerait que cela fasse pleinement partie du personnage qui se trouvait devant moi, quelqu'un de colérique, de franc, manquant de tact donc, mais qui pouvait se montrer compréhensif. Ce serait en tout cas ce que je retiendrais de sa personne, et je ne devais pas être si loin que ça du compte, n'est ce pas ? Qu'est ce qui avait pu le rendre ainsi ? Avait-il toujours été comme ça ? Un événement dans sa vie l'avait peut être fait changé, à moins que cela ne soit sa nature profonde. Je ne savais pas, et je ne me voyais pas lui demander ceci, alors mes questions resteraient sans doute sans réponse, tout du moins aujourd'hui, mais peut être que j'en saurais plus une prochaine fois. Que lui répondre donc ?

    " Je ne m'y suis sans doute pas pris de la bonne façon avec vous, j'en conviens, mais vous êtes le premier que cela gêne de la sorte, de façon aussi véhémente disons. En général, quand je dessine, ce n'est pas toujours pour une raison aussi dramatique. Je suis comme ça, j'aime dessiné, j'aime me fondre dans la masse pour croquer le portrait de quelqu'un, pour le garder pour moi, ou alors pour le lui offrir par la suite. Personne jusqu'à présent ne l'avait mal pris, vraiment ... "

    Je me répétais, mais je ne le faisais pas exprès, le fait qu'il me tutoie d'un coup me faisait bizarre. Mais au moins, il comprendrait ce que je voulais dire, non ? Je ne savais pas s'il me comprendrait, ou au contraire si cette explication ne ferrait qu'accentuer son mépris envers ma petite personne.

    " Je l'ai cherché pendant un temps quand j'étais gamine. Je me disais que peut être il était un voisin de là où j'étais à l'époque mais non, je ne l'ai jamais revu, jusqu'à ce que mon regard croise votre visage. Cette personne m'a sauvé la vie, sans demander son reste, un héros de l'ombre comme je les appelle, qui font une bonne action, et s'en vont avant qu'on ne puisse dire merci. Peut être que c'est un membre de votre famille, ou votre double. Tout le monde en a un dans le monde à ce qu'il parait. En tout cas, même si cela vous parait pathétique comme vous le dites, j'aime à garder une image positive de cette personne qui n'est celle qui se tient devant moi. "

    Oui, je me souviens d'un article que j'avais pu lire. A l'époque, avant que tout ceci n'arrive, que le monde était à peu près normal, nous avions tous un double quelques parts dans le monde. Si j'étais aux Etats-Unis, je pouvais très bien avoir mon double en Australie, ou en France sans jamais le croiser ne serais-ce qu'une fois. Depuis, je ne sais pas si c'est toujours le cas, mais la ressemblance est tellement frappante avec lui, que je ne saurais pas en dire plus.
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MessageSujet: Re: Je vais te croquer le visage - Avec Marty   Dim 27 Avr - 13:31



Si Cate avait été là, je me serais pris une remarque, une gifle, ou simplement un regard noir ; voire les trois en même temps. Dans tous les cas, sa réponse m’avait bien calmé, une douche glacée efficace et concise. Ce n’était pas mes traits qu’elle s’acharnait à vouloir reproduire sur papier. Ce n’était pas moi, qu’elle cherchait. Ce simple fait me permettait de me calmer, encore plus efficacement que ses propos. J’étais paranoïaque. Vraiment. Je craignais plus que tout d’être traqué, d’être reconnu, d’être appréhendé. Malgré les années, bientôt vingt, je me réveillais souvent encore la peur au ventre d’être interpellé par les forces de police, pour double homicide. Triple, maintenant, puisque j’avais abandonné Cate à son sort. A croire que j’étais voué à tuer mes fiancées. A les trahir. Je ne pouvais pas être celui qui avait sauvé la vie de la jeune femme, vraiment, même s’il y avait l’hypothèse stupide que je ne m’en souvienne pas. Mes propos seuls, incisifs et directs, montraient à quel point je n’étais pas altruiste au point de sauver la vie d’une personne au péril de la mienne. Elle se méprenait de la plus cruelle façon, cette petite. Et elle n’avait de ce fait vraiment aucun intérêt à me prendre pour modèle. Et encore moins à le faire sans me le demander. " Je ne m'y suis sans doute pas pris de la bonne façon avec vous, j'en conviens, mais vous êtes le premier que cela gêne de la sorte, de façon aussi véhémente disons. En général, quand je dessine, ce n'est pas toujours pour une raison aussi dramatique. Je suis comme ça, j'aime dessiner, j'aime me fondre dans la masse pour croquer le portrait de quelqu'un, pour le garder pour moi, ou alors pour le lui offrir par la suite. Personne jusqu'à présent ne l'avait mal pris, vraiment ... " « Ah, et bien c’est sympa de le reconnaître. Et au moins, quelqu’un vous l’aura dit maintenant, vous ne pourrez plus vous cacher derrière votre joli minois. » J’avais du mal à la croire lorsqu’elle affirmait que personne ne lui avait jamais fait de remarque. C’était juste que personne ne l’avait prise sur le fait, rien de moins. Ou alors elle avait juste eu de la chance de ne pas tomber sur une personne avec un franc-parler comme le mien avant ça. Et surtout, son excuse vaseuse n’excusait en rien sa récidive. Ce que je pris le temps de lui expliquer avec cette agressivité contenue qui était la mienne, sans que je ne le veuille. « Et puis, t’es bien mignonne, mais lorsqu’on te dit une fois d’arrêter, t’étonne pas qu’on s’énerve si tu continues et que tu te fais prendre à nouveau. » Non mais. Ce n’était pas parce qu’elle était mignonne, je ne pouvais qu’admettre ce fait, même si elle devait avoir dix ans de moins que moi, qu’il fallait tout lui passer, sinon elle allait finir capricieuse et imbue de sa personne. Comme si tu pouvais te permettre ce genre de remarque, Maarten. Tu ne la connais pas, tu ne connais rien d’elle, ne te prends pas pour son père, bon sang ! J’entendais Cate d’ici. Une autre conséquence de son inconséquence à elle : ma stérilité due à ma nature modifiée. Mais je ne compte pas m’arrêter là, et j’enchaîne sur le fait qu’elle aurait pu essayer de retrouver mon, visiblement, sosie, si elle tenait tant à ne pas le laisser s’enfouir dans sa mémoire et disparaître, érodé par les affres du temps. Sa réponse me fit hausser un sourcil sceptique. " Je l'ai cherché pendant un temps quand j'étais gamine. Je me disais que peut être il était un voisin de là où j'étais à l'époque mais non, je ne l'ai jamais revu, jusqu'à ce que mon regard croise votre visage. Cette personne m'a sauvé la vie, sans demander son reste, un héros de l'ombre comme je les appelle, qui font une bonne action, et s'en vont avant qu'on ne puisse dire merci. Peut être que c'est un membre de votre famille, ou votre double. Tout le monde en a un dans le monde à ce qu'il parait. En tout cas, même si cela vous parait pathétique comme vous le dites, j'aime à garder une image positive de cette personne qui n'est celle qui se tient devant moi. " « Un héros de l’ombre ? » ricanai-je. Les héros n’existaient pas, il n’y avait que la violence, l’égocentrisme et l’ambition, surtout depuis 2012 et la fin du monde qui nous avait vu naître. « Et y’a des poneys à paillettes dans ta réalité aussi ? » Arrête tout de suite ce petit jeu, Maarten… « Je vois l’idée… tu préfères garder ton héros comme un concept immuable. Tu sais quoi ? Et bien c’est pas un membre de ma famille, et si j’ai un double, je suis certain qu’il aurait autre chose à faire que de traîner par ici. Si tu veux garder une image positive de ce mec, je lui assénai une frappe légère sur la tête, je te conseille de la garder là dedans. Y’a jamais rien de bon à mettre sur papier des c#nneries dans ce genre là. » Et même si elle ne me croyait pas, je parlais d’expérience. J’avais tenté d’accepter les événements qui avaient précédé, et précipité, mon départ des Pays-Bas en rédigeant une sorte de journal intime le plus anonyme possible, et ça n’avait rien changé. Pire encore, ce sentiment d’intrusion dans ma vie privée lorsque j’avais surpris Cate et ledit journal entre ses mains, était encore bien présent dans mon esprit. « Et puis, si jamais tu finis par faire ce foutu dessin, tu crois quoi ? Tu vas en faire un poster à caser dans ta chambre au dessus de ton lit ? Le mettre dans un coin secret où tu l’oublieras parce qu’en réalité, tu t’en foutras totalement ? Oh, mieux. Ton petit copain mettra la main dessus et te demandera qui c’est. Tu diras quoi ? « Le sosie connard du mec qui m’a sauvé la vie » ? Ridicule. » Je lève les yeux au ciel, en jouant avec le vestige de son dessin le plus proche de mes doigts. « Sérieux, soit tu le cherches vraiment, mais euh… lui, la personne matérielle, palpable et humaine, soit tu le rayes totalement de ta vie et t’arrêtes de faire chier les honnêtes gens, et même les malhonnêtes tant qu’on y est. » Mes doigts déchirent encore le petit morceau, autant qu’ils le peuvent. « Et tu retournes dessiner des flamands roses ou des canards, ou ce que tu dessines en général. On est déjà suffisamment dans un état policier pour que tu t’éclates à faire des portraits robots de tous les clampins que tu croises. »


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MessageSujet: Re: Je vais te croquer le visage - Avec Marty   Ven 2 Mai - 14:52

    Ma réponse semblait avoir réussi à faire son effet, calmer ces ardeurs à mon encontre, du moins je le pensais. Il semblait être moins en colère car ce n'était pas lui que je voulais croquer à tout prix mais ce qu'il représentait pour moi, à savoir cette figure du passé qui m'avait aidé à survivre à un moment M et rien d'autres. Il était clair que ce n'était pas lui, mais la ressemblance était tellement frappante, c'était quand même assez fou. Je savais que je ne devais pas vivre dans le passé de cette façon, mais à quelque part, j'avais arrêté de vivre le jour où ma soeur avait eu cette accident, enfin c'est compliqué dans l'ensemble quand même. J'étais née de façon précoce, alors mes parents voulaient me garder essentiellement pour eux. J'avais énormément de restrictions mais comme je ne connaissais que ça ou presque cela ne me dérangeait pas trop. Ma soeur me racontait ce qu'elle pouvait faire de ces journées à explorer le monde, et je l'écoutais, sans pour autant avoir envie de la suivre continuellement dans ces périples autour du monde, dans les villes où nous étions car nous bougions pas mal. Ma mère en était la cause principale, une virtuose du violon alors tout le monde la désirait, l'espace de quelques mois avant quelqu'un d'autres ne la sollicite pour que nous partions ailleurs. Ma soeur très sociable s'était donc fait des amis à travers le monde, et c'était une chose absolument formidable, pour autant je ne l'enviais pas plus que ça. Puis, elle avait eu cet accident. Elle ne pouvait donc plus me raconter ce qu'elle faisait de ces journées, alors les rôles se sont inversés. J'ai eu un mal fou à me faire aux autres, je n'en avais pas l'habitude, j'étais dans mon monde et quelques parts, j'y suis toujours. Je ne suis pas très forte pour nouer des relations avec les autres, du moins, je mets souvent les pieds dans le plat et avec lui, c'était assurément le cas alors que pour moi, je ne faisais rien de mal. Je lui expliquais donc la situation complète, et je réussissais à admettre que je ne m'y étais sans doute pas pris de la bonne façon avec lui. Il était apparemment content que je le reconnaisse, mais que je ne devrais pas être étonnée qu'il m'en veuille quand même puisqu'il m'avait déjà dit de ne pas recommencer. Il me rappela alors grandement cette figure paternelle. Mon père aurait pu me dire la même chose, mais comme je ne voyais pas le mal, j'avais recommencé. Je n'avais pas enfreins de loi que je sache, du moins pas à ma connaissance. Il me dit alors que j'aurais pu chercher son double, du moins cette personne qui lui ressemblait tant, mais ma réponse ne sembla pas le convaincre du tout au vue de sa très longue tirade qu'il me sortit. Ce type était colérique, il s'emportait vite, mais qu'est ce qu'il était bavard. Je me demandais ce que cela pouvait donner s'il avait un coup de trop dans le nez, un vrai moulin à parole qu'on ne pouvait plus arrêter, n'est ce pas ? Je le laissais dire, je lui laissais me donner de nombreuses baffes verbales. Une chose était certaine, il n'était pas la personne altruiste qui m'avait sauvé ce jour là, c'était plus qu'une certitude. Est ce qu'il se rendait seulement compte qu'il était blessant dans ces paroles ? Non, parce que tout ce qu'il avait pu me dire m'avait fait mal, comme s'il m'enfonçait à chaque phrase un couteau dans la poitrine. Je ne me pensais pas si sensible, mais comme cela touchait un souvenir que je considérais comme précieux, je l'étais un peu trop. Il venait de salir ce souvenir en insistant comme il le fallait.

    " Vous avez fini ? Non, parce que je pense que j'ai compris le message là. Vous ne me connaissez, je ne vous connais pas, mais vous vous permettez de me juger comme si j'étais une moins que rien, comme si j'étais plus bas que terre. Je n'ai pas cette prétention d'être parfaite, non. Je suis humaine, donc la perfection n'est pas en moi, mais je n'ai fait que vous dessiner. Ce n'est pas la fin du monde non plus. Mais visiblement, il n'y a pas moyen de discuter calmement. C'est dommage, à votre tête je pensais que vous étiez plus sympathique, mais de toute évidence l'habit ne fait pas le moine. Je ne sais pas si vous avez autres choses à me dire, mais je crois que nous en avons fini. "

    Mon regard s'était fait plus dur, comme rarement ces derniers temps, mais il avait eu le don de me mettre un peu en colère. Je lui avais dit des choses qui, au vue du personnage, ne lui plairait pas vraiment. Mais il n'était pas obligé de se forcer à rester à ma table juste pour me dire un ramassée de paroles blessantes. Peut être que mes paroles le ferraient réagir positivement, qu'il s'excuserait à son tour de m'avoir dit tout ça, or j'en doutais tellement. Bref, c'était un moment à oublier, tout simplement, ce type était irascible, il n'y avait rien à en retirer.
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MessageSujet: Re: Je vais te croquer le visage - Avec Marty   Sam 3 Mai - 15:42



Tact, diplomatie, attention et ouverture d’esprit face à ce qu’elle pouvait avoir à me dire. Il n’y avait rien à dire, tous ces concepts m’étaient définitivement étrangers, et j’en faisais encore preuve à l’instant. Je me riais d’elle et de son histoire, j’insistais sur des concepts qu’elle devait quand même avoir compris, je lui assénais des vérités et des sarcasmes sans la moindre compassion et en plus, je ne me taisais certainement pas alors que ce devait être le plus intelligent à faire. Mais c’était plus fort que moi : la peur et la paranoïa ne me laissaient pas oublier que j’étais en fuite, en exil, et que rien, ni les années ni les kilomètres, ne pourrait changer cet état de fait. Sans compter, bien évidemment, que ma violence naturelle et mon irascibilité coutumière n’aidaient pas le moins du monde. Même en voyant sur son visage les marques tracées par mes mots et leurs conséquences, je ne me tus pas. Je parlais avant de réfléchir, mon cerveau était définitivement en stand-by, bloqué dans la seule optique de m’assurer que plus jamais je ne verrai mon portrait posé sur papier, m’obligeant à faire face aux démons que réverbéraient mes yeux. J’ignorai si c’était le trop grand talent de cette jeune femme pour dessiner ou le simple fait de ne pas contrôler ce que l’on pouvait savoir de moi qui m’avait mis à ce point en colère. Si ses raisons étaient justifiables, tandis que les miennes n’étaient qu’hantées par un passé certainement enfoui dans les décombres d’une ville outre-Atlantique désormais en cendres, le calme apporté par la douche froide à laquelle ses explications avait pu être assimilée n’était plus que vestige et la peur de l’animal traqué avait pris le dessus. Justifiant plus ou moins mes propos, ne justifiant pas mon agressivité. Les mains de brume de Cate se resserrèrent sur mon épaule, et un aiguillon de douleur me coupa le souffle, l’absence de mon amante s’hasardant dans une tentative d’acupuncture pour dompter l’animal incontrôlable que j’étais.

Je finis par me taire. Je finis par ravaler ma morgue, ravaler ma colère, laisser ma voix s’éteindre sur ce qui était réellement, de toute évidence, la source de mon emportement. On est déjà suffisamment dans un état policier pour que tu t’éclates à faire des portraits robots de tous les clampins que tu croises. Depuis que j’avais atterri sur le sol américain, je vivais dans l’angoisse d’être un jour pointé du doigt, et entendre un « C’est lui ! C’est lui qui a tué sa copine, qui est accusé d’un double homicide et qui a fui comme le lâche qu’il ne peut qu’être ! ». Peur irrationnelle, peur stupide, angoisse de l’accusé qui se sait coupable. C’était ridicule, près de vingt ans après, de ne pas assumer ou du moins avancer totalement après le braquage dramatique qui m’avait fait fuir des Pays-Bas. C’était ridicule d’agresser une jeune femme, de crainte qu’un dessin mène à soi des personnes capables de reconnaître le jeune néerlandais de vingt ans. C’était ridicule, je m’en rendais bien compte, et pourtant… c’était ce que j’avais fait. Et visiblement, à l’écoute de son « Vous avez fini ? » je me rendis compte que j’avais perdu à un moment donné le sens de la mesure. Si je l’avais eu à un moment, d’ailleurs. Le sens de la mesure… j’entendais d’ici le rire cristallin de Cate se moquant de moi, se moquant de la simple concaténation de ces mots à mon nom. Maarten, raisonnable ? Maarten, posé et calme ? Utopique. Je me concentrais sur les vestiges de son dessin, les froissant, les déchirant, occupant mes mains et mon esprit, alors que mon ouïe canine ne pouvait manquer les moindres courbes de sa prosodie à elle, ne retenant que l’important. Ou ce que le chien considérait comme important. « Je n'ai pas cette prétention d'être parfaite, non. » Encore heureux, ricana ma mauvaise fois, alors que mes lèvres se pinçaient sous le coup de ce qu’elles considéraient comme une accusation implicite. « Ce n'est pas la fin du monde non plus. Mais visiblement, il n'y a pas moyen de discuter calmement.  C'est dommage, à votre tête je pensais que vous étiez plus sympathique, mais de toute évidence l'habit ne fait pas le moine. Je ne sais pas si vous avez autres choses à me dire, mais je crois que nous en avons fini. » Je ne cillai pas sous son regard dur. Le mien était similaire de toute manière, la couleur noisette de mes yeux s’accordant à merveille avec la bestialité qui était mon lot quotidien et que j’assumais plus ou moins. Plutôt moins que plus, si on voulait être précis. Je rassemblai nerveusement les morceaux de papier, les confettis à portée de main, et m’humectai les lèvres avant de répondre finalement, de cette voix bourrue qui pouvait me caractériser. « C’est ça, ouais, l’habit ne fait pas le moine. » Je fis une boule des morceaux de papier que je rangeai dans ma poche en me levant. J’eus un instant d’hésitation, ce qu’il y avait de pas trop détestable en moi jonglant avec mon aversion pour les excuses. « J’suis désolé si je vous ai blessée, mais vous m’avez gravement emm#rdé avec votre dessin, et je m’emporte vite. » J’haussai les épaules, et avant de regagner ma table je rajoutai un vague « Vous êtes mal tombée, c’est tout. » qui sonna désagréablement comme un aveu ou une concession. A ma table, je me laissai tomber sous le regard des autres clients sur la chaise, appelant un serveur d’un signe de tête pour commander une nouvelle bière.


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