AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 A Sort Of Homecoming {PV}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Féminin
↳ Nombre de messages : 8560
↳ Points : 832
↳ Date d'inscription : 27/08/2012
↳ Age : 27
↳ Avatar : Pierre Niney
↳ Age du Personnage : 26 ans
↳ Métier : Revendeur d'art pour la Menrva
↳ Opinion Politique : Résistant extrémiste
↳ Playlist : 30 STM ♪ Hurricane / 30 STM ♪ Alibi / Keane ♪ She Has No Time / Red Hot Chili Peppers ♪ Dark Necessities / Muse ♪ Blackout / Muse ♪ Uno
↳ Citation : "La passion est une obsession positive. L'obsession est une passion négative"
↳ Multicomptes : Non
↳ Couleur RP : #c69f4a



Feuille de perso
↳ Copyright: Astoria & tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: A Sort Of Homecoming {PV}   Ven 11 Avr - 21:27

A Sort Of Homecoming
Stain E. Greyjoy & Azzura Di Mercurio
And you know it's time to go. Across the fields of mourning to a Lights that's in the distance. And you hunger for the time. Time to heal. And you earth moves beneath. Your own dream landscape. Oh, oh on borderland we run. And still we run, we run and don't look back. Tonight, a highroad, a highroad out of here. by pandora et Addicted Tragedy.


Plusieurs gardes la firent sortir du véhicule de fonction. Une paire de bras virils s’enroulèrent fermement autour de ses épaules. Le vent soufflait une sonate assourdissante. Capable de faire avancer un navire de plusieurs tonnes, il lui mordait la peau. Aussi nocif que les hurlements de rage qui lui écorchaient les oreilles. Les officiers lui ordonnèrent d’accélérer le pas. La respiration haletante, prise au piège dans cet espace sans issue, elle comprit la véritable signification du mot ‘frayeur’. Les ombres de la nuit dansaient dans l’épaisse végétation. Les yeux injectés de sang, elle tenta de se faufiler entre les branches. A la recherche des cadavres qui jonchaient le sol. Rongés par des hordes d’insectes nuisibles et affamés. L’odeur de chair en décomposition lui emplit les narines et un haut le cœur la prit soudainement. Des rires sarcastiques s’élevèrent dans le ciel orageux. « Tu tentes de retrouver un peu de dignité, ma jolie ? Dépêche-toi d’avancer, ou je te balance aux fauves ». Aussi pathétiques que son très cher cousin. Ils avaient beau se creuser la cervelle, rien de censé ne pouvait surgir de leurs neurones. Elle en perdit son latin. L’un d’entre eux s’impatienta et lui colla un coup de pied magistral dans le dos qui la fit avancer sur le champ. Elle jeta un coup d’œil rapide à Ezio. Un rictus méprisant étira la commissure de ses lèvres. Perdue entre les méandres de la mort et de la souffrance, il fallait encore qu’il pointe le bout de son museau. Qu’il me laisse crever en paix, l’enflure. Pensa t-elle. Tandis que la peur lui nouait les entrailles, le plaisir lui saignait le cœur. Elle pesta en silence lorsqu’il sortit de son champ de vision. Elle le connaissait assez pour savoir qu’il était sans doute en train de se mordre la joue pour ne pas jubiler en public. Heureusement pour lui, ses menottes en fer la retenaient prisonnière. Il était trop loin pour qu’elle lui décroche un coup de coude dans la mâchoire. Un flot d’insultes lui vint à l’esprit. Un langage cru et inimaginable qu’elle n’était pas sensée connaître. Un claquement de langue agacé les rappela à l’ordre. Certains mots restèrent bloqués dans sa gorge lorsque ses bourreaux se tournèrent vers elle. Un air menaçant sur le visage. Elle resta interdite durant un court laps de temps. Les reproches fusèrent lorsqu’elle envisagea le pire scénario possible. Semblable à un spectre égaré, l’image de Susanna flotta devant ses yeux. Elles étaient mortes dans d’atroces souffrances. Ezio le savait pertinemment. Il allait la faire cramer sous la flamme de son briquet. Elle le pressentait.

« T’es complètement c*n. Tu seras forcément dans Leur ligne de mire, si tu m’élimines ». Le cri du cœur. Elle ne croyait pas à ces sornettes. Rafaele n’avait certainement pas l’intention de se lancer à sa recherche. Noyé sous la paperasse. En train de chercher une conquête pour ce soir. Il arborerait un sourire satisfait lorsqu’Ezio lui annoncerait ses funérailles. Il verserait une bouteille d’alcool sur sa tombe. Quant à sa cadette…elle devait la maudire à l’heure actuelle. Envisager de la charcuter avec son bistouri. Après plusieurs kilomètres de marche, elle devint le stéréotype parfait de la sorcière borgne au visage terreux. Abrutie de fatigue, elle manqua de trébucher sur le sable mouillé. En relevant la tête, elle aperçut un bâtiment désaffecté. Camouflé parmi les herbes hautes, il diffusait une lueur fantomatique qui lui coupait le sifflet. A croire qu’ils l’avaient ramené à Darkness Falls. Son visage se crispa. Prise de tremblements convulsifs, elle se résigna à lui demander de l’aide. « Tu ne vas quand même pas me laisser dans cet endroit sordide ! Il s’agit d’une soirée Halloween, rassure moi…». La porte s’ouvrit. Ils la firent rentrer de force dans ce monde effrayant. Deux surveillants la démenottèrent. L’étreinte de leurs doigts se resserra sur ses poignets douloureux. Ils lui expliquèrent les règles à suivre. Interrompus par les gloussements des malades. Par les ricanements intempestifs des médecins qui lui firent froid dans le dos. Elle inspecta les lieux. Les murs blancs décrépis. Il en émanait une forte odeur d’urine et de selles. Elle sentit la pointe d’une aiguille glisser sur son avant-bras. Avant de s’arrêter sur une veine. Elle cligna des yeux dans un hurlement de terreur quand le liquide quitta la seringue. Des perles de sang coulèrent abondement. « Viens me chercher ». Un supplice inaudible. Tout devint noir. Elle tomba dans les abysses du sommeil. Ses paupières se rouvrirent quelques heures plus tard. Attachée, elle se débattit sur son lit d’hôpital. Elle ramena son attention sur Ezio en réalisant sa présence. « Je ne m’attendais pas à voir ta sale face de rat à mon réveil. J’ai probablement atterri en enfer. Que me vaut l’honneur de ta visite ? Ne me dis pas que ce montage t’a donné des idées. Je ne le supporterais pas ». Elle serra les dents pour réprimer les larmes qui lui brûlaient les yeux.

_________________
    burn let it all burn
    There is a fire inside of this heart and a riot about to explode into flames. No matter how many breaths that you took you still couldn't breath. No matter how many nights that you'd lie, wide awake to the sound of poison rain.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Féminin
↳ Nombre de messages : 9028
↳ Points : 476
↳ Date d'inscription : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Aleksi S. Lenaïk & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #1999b5



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: A Sort Of Homecoming {PV}   Sam 12 Avr - 21:37


Il avait accompli sa part du contrat. Jouer son rôle à la perfection, et maintenant il laissait la scène à ses collègues. Marchant derrière tout en gardant un œil sur ses recrues et leur prisonnière. Il jubilait. Se retrouvait piéger dans les bras d’une jouissance des plus morbides. L’égo du milicien gonflé à bloc, et celui de l’homme à nouveau en pleine possession de ses moyens, redoré comme jamais. Une simple mission avait suffi à lui redonner confiance. Effacer à coups de paroles acérées et glaciales la honte provoquée par son infirmité. On lui avait offert une nouvelle chance, cette fois il ne la laisserait pas passer. Le cul entre deux chaises, c’était terminé. Si pendant longtemps son cœur avait balancé entre ses employeurs et la Résistance, maintenant le choix était fait et la chemise totalement retournée. Pour de bon cette fois. Enfermé dans un silence presque aussi lugubre que celui qui régnait aux abords de la bâtisse, Stain se contentait de fixer de son regard sombre la silhouette de sa cousine. Sourd à tout ce qu’elle put lui lancer. Ses railleries comme ses suppliques. Il n’entendait rien, lui-même aux prises avec une angoisse qui lui courrait le long du dos. Il respirait l’autorité et le calme, mais en profondeur les éléments se déchainaient. L’endroit lui filait la chair de poule. Lui retournait l’estomac pour lui donner la nausée. Il y avait quelque chose de fortement malsain dans cet endroit, un petit truc qui parvenait à faire flancher son cœur. Lui qui avait vu et commis tant d’abomination dans toute son existence, il se sentait stupide de trembler face à une simple bâtisse. Elle lui rappelait pourtant les caveaux miteux et lugubres de Rome. Ceux où il avait exercé ses fonctions d’Inquisiteur pendant des années entières. Emplis de cris et de larmes, les pierres continuaient de résonner même lorsque les lamentations se taisaient enfin. C’était sûrement ça qui le mettait mal à l’aise, ces lamentations incessantes. Ces rires stupides et les cris stridents des fous enfermés entre ces murs. Et une fois les portes passées, il plissa le nez, serra le poing pour calmer les frissons qui lui léchaient la peau. Un infime signe de tête adressé aux maîtres des lieux et ce fut là son dernier ordre de la soirée.

Il attendit dehors, l’acuité de ses sens rendant la moindre odeur, le moindre bruit insupportable pour lui. Un sourire des plus glacials étira ses lèvres alors qu’il écrasait du pied ce qui semblait être des restes d’os. Un ancien patient peut être ? Il abandonna son triste jeu, fit volte-face et se décida enfin à retourner à l’intérieur, non sans une certaine appréhension. A peine réveillée, et déjà les assauts fusaient. Il esquissa un sourire, et se décolla du mur contre lequel il était appuyé avec nonchalance.

« - Quelle éloquence, moi qui pensais que tu serais dans les vapes avec ce qu’ils t’ont filé. » Autant dire, une sacré dose. Pas suffisante pour la rendre muette. Lui couper la langue serait plus efficace et tu le sais… « - Je venais m’assurer que tu ne manquais de rien. Et t’offrir ça au passage… Tu pourras lui parler pendant des heures, avec un peu de chance, il te répondra peut être. » Lâcha-t-il, ironique à en crever tout en posant sur la table de chevet branlante, un pot contenant un petit arbre, miniature ressemblant fortement à l’arbre auquel elle parlait dans sa vidéo. Tirant une chaise sans prendre la peine de la lever pour éviter d’en entendre les pieds crisser sur le sol miteux, il s’y installa sans lâcher Azzura des yeux. Malgré tout le ressentiment qu’il pouvait éprouver à son égard, la situation dans laquelle elle se trouvait le dérangeait. Muré dans le silence, il se donna quelque seconde de réflexion et, sans se défaire de son énigmatique sourire, il finit par se pencher vers la captive.

« - Je ne te le dirais pas dans ce cas. Mais je dois t’avouer que le blanc te va  divinement bien. » Le murmure frôla la joue de la sorcière. Tandis que les doigts du milicien épousaient la courbe de sa mâchoire, effleuraient sa gorge pour mieux se perdre contre la peau fragile de sa poitrine. La curiosité frôlait l’indécence, emplie d’une sensualité qui allait de pair avec la lueur incendiant ses prunelles sombres. Une envie qu’il ne prenait même pas la peine de dissimuler. Factice au possible. Le moindre de ses gestes étaient parfaitement calculé. Prévu pour irriter la captive, prolonger le jeu commencé par ce foutu Danny et mieux la faire chuter ensuite. Même si une invasion de puces géantes venait à détruire l’humanité et qu’il ne restait plus qu’eux, rien ne se passerait. Cette simple provocation, parfaitement jouée, lui retournait l’estomac. « - Et entre nous, je n’ai pas besoin d’un montage vidéo grossier pour avoir des idées… » Il laissa les mots voleter jusqu’à l’oreille d’Azzura, ses doigts arrêtèrent alors d’effleurer sa peau et il revint coller son dos contre le dossier de sa chaise. Il s’engageait sur une voix semée d’embuches et dangereuse, il le savait. Sauf qu’il était tout aussi incapable de faire machine arrière. Le venin qui se glissait sur sa langue avait un goût tellement enivrant qu’il ne voulait pas le voir disparaître de sitôt.

_________________


flesh and bones

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t55-squirrel-s-hunter-

Féminin
↳ Nombre de messages : 8560
↳ Points : 832
↳ Date d'inscription : 27/08/2012
↳ Age : 27
↳ Avatar : Pierre Niney
↳ Age du Personnage : 26 ans
↳ Métier : Revendeur d'art pour la Menrva
↳ Opinion Politique : Résistant extrémiste
↳ Playlist : 30 STM ♪ Hurricane / 30 STM ♪ Alibi / Keane ♪ She Has No Time / Red Hot Chili Peppers ♪ Dark Necessities / Muse ♪ Blackout / Muse ♪ Uno
↳ Citation : "La passion est une obsession positive. L'obsession est une passion négative"
↳ Multicomptes : Non
↳ Couleur RP : #c69f4a



Feuille de perso
↳ Copyright: Astoria & tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: A Sort Of Homecoming {PV}   Sam 19 Avr - 14:24

Elle laissait ces relents de cendres froides flotter dans les airs. Ignorant royalement l’individu abject qui lui pourrissait l’existence. Un temps suspendu. Tant de questions qui subsistaient encore sans réponses. Elle replongeait dangereusement dans des atmosphères chimériques si particulières. La tête à l’envers, la perception brouillée. Les restes du puissant tranquillisant qui ne disparaissait pas de son organisme. Ses prunelles voilées s’accrochaient au vide. Fixaient les formes terrifiantes enchaînées au sol à la hauteur d’Ezio. Une silhouette disgracieuse se dressait devant elle. La chemise blanche déboutonnée laissait apparaître des marques de brûlure. Une peau étrangement bronzée. Un vieil homme qui ne craignait plus l’avenir. Désormais, il hantait la propriété. Il errait entre deux mondes, cherchant des pauvres âmes innocentes à martyriser. Jusqu’à ce que la dette soit payée. C'était ainsi que cela fonctionnait. Un esprit vengeur rejetait toujours les fautes du passé sur la nouvelle génération. Elle en avait fait l’amère expérience. L’agresseur ne lui permit pas de s’attarder sur ce constat. Un claquement. Des pas précipités. Elle se retourna brusquement dans un sursaut lorsqu’il émit des rires sadiques. L’angoisse tonna dans ses veines. « La calèche, elle te dit bonjour ». Des propos incohérents sifflés au milieu du brouhaha qui s’élevait dans l’hôpital. Elle les discernait, parmi les hurlements de désespoir qui faisaient vibrer douloureusement ses tympans et brisaient le silence nocturne. Probablement connu pour son tempérament impulsif et violent, le défunt vint alors s’éclater le crâne contre le premier mur qui se présenta à lui. Elle sentit son cœur s’arrêter dans sa poitrine. Viens me chercher. Bien entendu, l’Absent demeura silencieux. Entre deux gloussements frénétiques, elle refit une tentative auprès de son charmant cousin. « On va devoir se tirer d’ici. Ce lieu n’est pas sûr du tout ». S’écria-t-elle d’une petite voix affolée. En sachant pertinemment que le même phénomène se produirait.

Tout simplement parce que l’Assassin n’avait pas franchi la porte de sa chambre pour la délivrer des chaînes qui l’emprisonnaient. Le vice et l’opportunisme transpiraient par tous les pores de sa peau. Elle était trop intelligente pour se laisser berner par le chien du gouvernement. Elle lui devait son arrestation. Elle en était persuadée. Elle ne croyait pas au destin. La scène qui lui aurait permis de trouver une faille dans la loi concernant la légitime défense avait été coupée au montage. Il n’avait pas raté une occasion de la coffrer. Choisi parmi une cinquantaine de peacekeepers. Juste une stupide et cruelle coïncidence ? Elle n’y croyait pas. Et les lamentations de Susanna ne vaudraient pas toutes les excuses du monde. Les ténèbres s’étaient refermées sur lui le jour de sa naissance. Elle avait penché sa tête au-dessus de son berceau des dizaines de fois. Sans songer une seule seconde que les sourires qu’il lui adressait n’étaient rien d’autres que des présages sordides. Elle aurait dû enfouir son visage dans l’oreiller. L’étouffer avec, pendant qu’il était encore temps. Elle n’aurait pas pu s’y résoudre. Les premières années, il avait contribué à apaiser les meurtrissures de son cœur. Aux côtés de ses cadettes. Elle avait une grande part de responsabilité dans sa descente aux enfers. Rafaele faisait partie de ses mauvaises fréquentations. Elle aurait dû lui ordonner de se tenir loin de sa famille. Elle ne l’avait pas fait. Jamais il ne lui arracherait ces aveux. Dommage, Danny était friand des réconciliations mielleuses. Ses paupières se fermèrent. Elle coupa tout contact avec le monde extérieur. Pour chasser les voix qui résonnaient dans sa tête. Si elle ne reprenait pas rapidement ses esprits, il interpellerait le médecin. Ils prolongeraient son séjour à l’hôpital. Avec un train de retard, elle reprit contenance. Son abominable sourire narquois.

« Notre amour fusionnel et déraisonnable doit avoir un effet stimulant. Encore plus que le chocolat ». Elle le regarda droit dans les yeux. Ignorant les silhouettes sombres à l’aura inquiétante, qui se dessinaient soudainement derrière lui. Ses lèvres se figèrent dans un pli amer lorsqu’il brandit fièrement son cadeau de bienvenue. Krusty le Clown qui lui faisait son petit numéro en direct. Elle fit une moue suspicieuse. « Tu t’es donné tellement de peine. Je ne te remercierai jamais assez. Ceci dit, nos conversations seront certainement dignes d’intérêt. A l’inverse de celles que j’entretiens avec un sac à puces au cerveau défraichi, et qui sont d’un ennui abyssal. Ne te lance jamais dans la politique, cousin ». Susurra-t-elle d’une voix mielleuse. En vérité, elle était au bord de la crise de nerfs. Un élan de stupeur secoua la pièce lorsqu’un flot de sensualité déferla dans ses veines, comme le poison qui s’insinuait dans sa vie. La haine se nourrissait de tous ses faits et gestes. « La nudité me va encore mieux ». Elle secoua les épaules avec désinvolture. Les allusions se multipliaient. Elle arrachait les dernières barrières qui lui permettaient de tester les limites de son adversaire. Elle tomba dans son propre piège. Son visage se tordit en une effroyable grimace lorsqu’il exerça un contact tactile. Des flashs éclatèrent sur ses rétines. A Darkness Falls, elle avait tenté à maintes reprises d’échapper aux doigts grossièrement dessinés de ses bourreaux. Désireux de fouiller sa chair. Les mains baladeuses. Le regard pervers. Ezio ne la mettait pas du tout en appétit. Elle poussa un soupir de soulagement lorsqu’il regagna sa place. « Avant qu’on passe à l’action, je préférerais que tu fasses un petit tour chez le vétérinaire, histoire de faire vérifier tes vaccins. Avec un peu de chance, il te fera connaître les bénéfices de la castration. Franchement, si je n’avais pas eu les mains liées, je t’aurais tendu le majeur ». Elle éclata d’un rire moqueur, avant qu’un nouveau bâillement lui décroche la mâchoire.  « Depuis combien de temps suis-je ici ? ». Lui demanda-t-elle d’une voix pâteuse. Complètement déconnectée.

_________________
    burn let it all burn
    There is a fire inside of this heart and a riot about to explode into flames. No matter how many breaths that you took you still couldn't breath. No matter how many nights that you'd lie, wide awake to the sound of poison rain.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Féminin
↳ Nombre de messages : 9028
↳ Points : 476
↳ Date d'inscription : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Aleksi S. Lenaïk & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #1999b5



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: A Sort Of Homecoming {PV}   Mar 22 Avr - 20:54


Un rire assassin s’échappa de ses lippes. C’était là la seule réponse qu’il donnerait aux nouvelles suppliques de la sorcière. Effectivement, l’endroit n’était pas sûr. Et le mieux, était de pouvoir s’en éloigner le plus rapidement possible. Une chance pour lui, la visite ne s’étendrait pas au-delà de quelques heures. Manque de chance pour elle, son séjour durerait bien plus longtemps que cela. A choisir, je préfèrerais du chocolat, largement plus alléchant. Le retour de balle le contraignit à serrer les dents. Et à laisser un rictus amer se poser sur ses lèvres. Il tapota nerveusement des doigts contre son bras, se demandant encore pourquoi il était resté. Pourquoi il avait tenu à la voir une fois que les tranquillisants auraient cessés de faire effet. Un comble, quand la présence de sa cousine lui était aussi détestable que celle d’une puce lui grignotant l’oreille. L’envie de décoller ses fesses de la chaise et de se tirer commençait déjà à bourgeonner dans son cerveau. Celle de fumer aussi. Maintenant qu’il avait retrouvé une existence à peu près normale, le manque lui creusait l’estomac. Obligeait ses mains à trembler lorsque le vide devenait trop fort et qu’il se voyait contraint de replonger. La morphine continuait de ronger ses veines, et s’il tentait de se débarrasser de son addiction à la nicotine, celle-ci, lui collait à la peau.

« - C’est un moyen comme un autre de te remercier pour les croquettes de la dernière fois. Je n’ai pas eu le temps de le faire en bonne et due forme. La politique ne m’a jamais intéressé, je préfère les servir, ces politiciens à la langue bien pendue. » Lâcha-t-il, désinvolte. Accompagnant les mots d’un infime haussement d’épaules tout en promenant son regard alentour. Des frissons dégringolèrent le long de son échine. Lugubre. Affreusement lugubre. Ce simple constat fut suffisant pour accentuer son malaise et le besoin pressant de se tirer de ce trou à rats dégénérés au plus vite. Son murmure l’obligea à reposer son regard sur la sorcière. Une lueur d’amusement incendia ses prunelles. Il hésita un bref instant, puis se pencha en avant. Le coude posé contre le matelas, le menton dans la paume de sa main, il effleura de l’autre le bras d’Azzura. Traçant des lignes du bout de ses doigts, il remonta lentement jusqu’à la manche de la blouse. Continua l’indécente exploration jusqu’à défaire le premier bouton de cette tenue de fortune. « - Serait-ce une invitation ? Ne me propose pas de telles choses, ce serait dommage que l’on se retrouve encore une fois sur tous les écrans de la ville. » Souffla-t-il, un énigmatique sourire s’accrochant à ses lèvres. Ses phalanges restèrent en suspens, avant de revenir se poser sur le matelas. Aguicheur, il changeait sa virulente répulsion en un simulacre d’attirance. Elle venait d’entrer dans son jeu, et il n’allait pas se faire prier pour continuer la partie. Il repoussait ses propres limites, profitait des entraves retenant la sorcière pour la plier aux règles de son jeu dangereux.

« - Ils sont à jour, obligatoire quand on est un membre de l’armée et qu’on approche le Président de près. Mais je te remercie de t’inquiéter de ma santé. » L’ironie en plein dans la lumière, plaquée sur ses traits pour mieux suinter du moindre de ses pores. « - En revanche, tu y devrais envoyer ton caniche, je doute que lui soit à jour. » Il fronça les sourcils, et malgré lui, sa voix trembla légèrement. Teintée d’une aversion et d’une rancœur sans borne qu’il n’était pas capable de contenir à chaque fois que l’existence de Rafael venait à être énoncée. Ne te gêne pas, fait-le, je me ferais un plaisir de te le faire bouffer, ton foutu doigt. Elle était en train d’exacerber ses passions les plus obscures. De titiller ses nerfs jusqu’à les tendre dangereusement. Et éveillait en lui des envies de meurtres, toutes plus sordides les unes que les autres. Il n’avait pas besoin de fermer les yeux pour contempler les dégâts de sa folie. Pour imaginer le blanc miteux de sa blouse et des draps prenant une teinte écarlate des plus enivrantes. Et admirer son cadavre, déchiré, mutilé. Ravager par la folie d’un seul homme conçu pour tuer. Papa serait tellement fier de toi s’il te voyait. Depuis combien de temps ? Il avait lui-même perdu cette notion en franchissant les portes de l’asile. Il haussa les épaules et jeta un regard furtif à sa montre. Pour s’y reprendre une seconde fois et contempler le cadran avec plus d’attention.

« - Quelques heures. Tu as dormi comme un bébé. Un vrai petit ange, adorable, ça change. » Souffla-t-il, avec une certaine tendresse. Aussi mielleux qu’elle avait pu l’être quelque instant plus tôt. « - Je te détacherais bien, ça ne me fait pas plaisir de te voir dans cet état crois-moi. Mais je doute que tes médecins personnels apprécient le geste. » Ils ne diraient rien. Ou si peu. S’échapper ? Elle ne pourrait pas le faire. Les tranquillisants feraient encore un effet pendant quelques heures, et si par chance elle parvenait à user de ses dons sur ses agresseurs, le troupeau qui lui tomberait dessus ensuite finirait par avoir le dessus sur sa pauvre petite carcasse. Il s’en délectait d’avance, des tourments qu’elle vivrait entre ces murs. Et réalisait à quel point sa haine envers elle était sans bornes. L’un des derniers membres de ta famille quand même, tu pourrais faire un effort. La petite voix fluette entre ses oreilles l’agaçait. Maudite conscience qui ne servait à rien, si ce n’est à envenimer les situations les plus simples. Les doigts du soldat se mirent à tapoter contre la sangle entravant le poignet d’Azzura. Jouant une mélodie qu’il était le seul à connaître, un brin irritante et teintée d’un bruit métallique presque aussi lugubre que les plaintes traversant les murs.

_________________


flesh and bones

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t55-squirrel-s-hunter-

Féminin
↳ Nombre de messages : 8560
↳ Points : 832
↳ Date d'inscription : 27/08/2012
↳ Age : 27
↳ Avatar : Pierre Niney
↳ Age du Personnage : 26 ans
↳ Métier : Revendeur d'art pour la Menrva
↳ Opinion Politique : Résistant extrémiste
↳ Playlist : 30 STM ♪ Hurricane / 30 STM ♪ Alibi / Keane ♪ She Has No Time / Red Hot Chili Peppers ♪ Dark Necessities / Muse ♪ Blackout / Muse ♪ Uno
↳ Citation : "La passion est une obsession positive. L'obsession est une passion négative"
↳ Multicomptes : Non
↳ Couleur RP : #c69f4a



Feuille de perso
↳ Copyright: Astoria & tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: A Sort Of Homecoming {PV}   Mar 29 Avr - 17:44

Les éclats de rire fusaient. Ils ajoutaient une note de plus à la symphonie macabre qui se propageait déjà dans ses oreilles. Le vieil homme était revenu du royaume des morts. Il ne prenait même pas la peine de serrer les dents dans le but de masquer ses plaintes, alors qu’un mince filet de sang s’échappait de ses pupilles. Elle aurait voulu se débarrasser du carnage qui faisait rage dans sa tête. Elle avait les mains liées. Des chaines enroulées autour des chevilles. Enfouir son visage dans les couvertures se révélait complètement impossible. Le seul remède efficace lorsque ses nerfs lâchaient. Elle perdait pied avec la réalité. Ezio aurait dû refermer le gouffre qui s’ouvrait peu à peu dans son âme. Celui qui l’avalait de l’intérieur. Pourtant, il appuyait sur chaque mot avec désinvolture. En arpentant les couloirs de l’hôpital, il s’était lancé à la recherche d’une salle de jeu gigantesque. Les patients étaient devenus la cible de ses moqueries permanentes. Quelque part, elle endossait le rôle du souffre douleur. Son préféré, qui plus est. Il la toisait de toute sa hauteur. Cette attitude indifférente l’agaçait au plus au point. Ce regard légèrement supérieur. Ces airs de petit Seigneur qui lui sortaient par les trous de nez. Il avait été éduqué pour se fondre parmi les autres mondains mais il n’avait jamais prouvé sa véritable valeur. Malgré ses allures de conquérant, il ne voyageait jamais dans des contrées inconnues. Au contraire, il plongeait tout droit dans les affres du passé. Il était probablement Son modèle. Un modèle de droiture et de perfection. Il possédait toutes les tares de la noblesse. Elle ne s’était jamais laissée berner par son air insouciant. Elle avait gratté la surface pour atteindre sa vraie personnalité, au risque de s’attirer Ses foudres. Il s’était comporté en bon chrétien. De la plus abjecte des façons. La férocité et l’indulgence ne pouvaient pas cohabiter dans un même cœur. Elle avait suffisamment de preuves tangibles pour que Susanna lui accorde un procès. Il se payait le luxe de la narguer, encore et encore.  Il la traitait comme une moins que rien. Un drap piétiné qui joncherait bientôt le sol. Et de nouvelles pensées assassines se frayaient un chemin dans la foulée de ses meurtrissures. Il ne trahissait aucune émotion. Excepté le rictus mauvais qui lui tordait la bouche. Qui lui renvoyait l’image d’un vieux fossile desséché. Cruel et misogyne. La fumée la calmait. Elle avait besoin de nicotine. Plus qu’en manque, à deux doigts de craquer, elle piailla sur plusieurs octaves d’amplitude.

« Elles étaient bonnes ? C’est sans fin. La prochaine fois, je te remercierai en t’offrant un séjour chez Mamie Gâteaux. Elle sortira la laisse et t’emmènera en promenade. Elle se chargera de te faire toiletter. Et tu me rendras l’ascenseur en disparaissant de la surface de la terre ». Elle n’était pas une citoyenne modèle. Lorsque la nuit commençait à tomber, elle ne rentrait pas à la maison. Libre de ses mouvements, elle n’avait jamais poussé les portes de la banque. Elle ne pouvait même pas lui remettre un chèque en blanc dans le but de négocier quelques heures de tranquillité. Bon sang. Il n’a rien de mieux à faire. Il faut encore qu’il traine dans mes pattes. Il n’avait pas changé. Du moins, pas complètement. Des taquineries qui la renvoyaient aux doux souvenirs d’enfance. Elle avait souvent ordonné à Susanna d’aller fouiner dans les affaires de quelqu’un d’autre. Un sourire niais naquit sur son visage à cette pensée. Elle le ravala aussitôt. Il dirigeait une troupe d’asticots –les Shadowhunters-. Il aurait pu les rejoindre. Se frayer un chemin dans la terre, parmi les autres squelettes décharnés. S’accrocher péniblement à un autre morceau de viande. Il préférait se balader dans ses orbites caverneuses. Quel déshonneur. Elle s’était fait coffrer par une équipe de bras cassés. Pendant que les gros flemmards baillaient bruyamment en étalant leurs journaux sur le centre de la table, son cousin empiétait sur son espace vital. A la fin du mois, ils percevraient quand même un salaire mirobolant. « Tu n’as jamais été le Malfaiteur, dans cette histoire. Tu as toujours vécu dans son ombre. Tu n’es personne, en fin de compte. Ton père serait déçu ». Une bande de lèches-bottes totalement passifs. Trop soumis pour envisager l’idée de gravir les échelons. Le plaisir de l’humiliation se lisait très distinctement sur ses lèvres arrondies. Perfide, elle l’obligeait à affronter les fantômes de son passé. Sa joie retomba lorsqu’elle sentit son souffle chaud sur sa peau à demi exposée. Le nez légèrement retroussé, elle atteignit un nouveau stade. Celui de l’impuissance et de l’affolement. Incapable de se mettre en veille lorsqu’il lui administrait son poison. Elle lui adressa un sourire crispé.

« Tu me feras toujours rire, cousin. Trois poils au menton et tu n’en peux plus… ». Perdue dans un monologue intérieur, elle ne prêta pas attention à ses paroles. Guettant le moment fatidique où elle rejetterait son repas sur les chaussures d’Ezio. Submergée par son odeur corporelle, elle luttait contre une vague de nausée. Ils étaient beaucoup trop proches. Il touchait au fruit défendu. Des effleurements timides. Des contacts plus appuyés. La haine, à son paroxysme, grondait au fond de ses entrailles. Le sentiment d’abandon la frappa de plein fouet lorsqu’il ouvrit la bouche pour déverser son flot de rancœur. « C’est embêtant. Je ne suis pas sûre qu’il ait prévu de me rendre visite. N’oublie pas de lui faire la commission. Je comptais organiser une soirée barbecue pour fêter ma sortie. Et bien entendu, vous serez au menu ». Ils étaient tombés d’accord sur un point. Ils Lui en voulaient. Ses prunelles chocolatées se fendirent d’un éclat de joie lorsqu’il envisagea de la libérer. Le mince espoir qu’il avait fait naître dans son cerveau malade se dissipa rapidement dans l’atmosphère. Elle pesta un moment, les yeux rivés vers la porte d’entrée. Avant de glisser un œil accusateur vers ses mains vicieuses lorsqu’il prit ses aises. « J’ai toujours su que tu m’adorais. Sois gentil ! Fais-toi pardonner. Enlève tes sales pattes de mon poignet et offre-moi une cigarette ». Elle ne tiendrait pas sans sa précieuse dose de nicotine, et sa simple présence ravivait le manque.

_________________
    burn let it all burn
    There is a fire inside of this heart and a riot about to explode into flames. No matter how many breaths that you took you still couldn't breath. No matter how many nights that you'd lie, wide awake to the sound of poison rain.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Féminin
↳ Nombre de messages : 9028
↳ Points : 476
↳ Date d'inscription : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Aleksi S. Lenaïk & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #1999b5



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: A Sort Of Homecoming {PV}   Dim 11 Mai - 16:20


Les utopiques rêveries de sa cousine le firent sourire de plus bel. Bien que la voix qui lui apporta ces charmantes paroles lui vrilla légèrement les tympans. Il en fronça les sourcils, et gigota sur sa chaise. La poitrine dans un étau d’acier, creusé par le manque d’une addiction ancrée au plus profond de sa chair, il avait l’affreuse impression de manquer d’air. D’avoir les poumons emplis de pierres et que chaque inspiration les faisant rouler sous sa peau. « - Trop sèches à mon goût. Evite de te donner cette peine, je ne te ferais pas le plaisir de te laisser tranquille. Tu t’ennuierais sans moi. » Le sourire s’effaça bien rapidement. L’allusion était évidente, trop pour qu’il ne la saisisse pas. Le milicien serra les dents, et malgré tous ses efforts pour conserver un semblant de contenance, ses traits perdirent de leur chaleur. Figés dans une attitude de profonde faiblesse. Blessé ? Peut-être. C’était pourtant devenu plus simple pour lui, d’évoquer son géniteur. Un peu, de temps en temps. Quand l’occasion se présentait. Jamais bien longtemps en tout cas. Il était incapable de dissimuler l’angoisse qui perlait sur sa langue. Et ce profond respect, certes détestable et inutile pour cet être immonde, qu’il continuait encore de lui vouer malgré toutes ces années passées. Que pouvait-il répondre à ce qu’elle venait de lui balancer dans la figure ? Pas grand-chose. Il n’avait rien pour se défendre, et ne chercherais même pas à le faire devant elle. Elle, si bien convaincue depuis le début que ses sourires n’étaient que de belles façades pour cacher la pourriture en profondeur. Clairvoyante Azzura, tu nous enterras tous.

« - Il serait perdu surtout je pense, de voir que l’élève est en train de dépasser le maitre. » Lâcha-t-il finalement au bon d’un moment. Aussi aimable qu’une porte de prison, plus glacial que l’air qui s’engouffrait par la fenêtre mal refermée. L’élève dépasse le maître… C’était bien ce qui était en train de se passer. L’Inquisition lui avait donné les bases, le Gouvernement lui donnait le champ libre pour perfectionner ses acquis et ajouter de nouvelles cordes à son arc assassin. Comme pour se redonner de l’aplomb, et effacer d’une seule caresse le trouble venu se coller sur sa figure, Stain abandonna le fond de sa chaise pour se rapprocher de la captive. Et se perdre à nouveau dans un jeu qui finirait par le dépasser. « - Que veux-tu, je les ai tellement attendu ces fameux poils, j’en profite maintenant qu’ils sont là. » Moqueur, acerbe, il accompagna les mots d’un infime haussement d’épaule. L’exploration s’arrêta, les doigts achevant de griller les nerfs de la patiente à s’acharnant sur la sangle de cuir emprisonnant son petit poignet si fragile. Perdu dans ses pensées, il en vint à se demander si en serrant plus encore, les os finiraient par casser. Une question sans réponse qui le fascina un moment, lui donnant presque envie de pousser le vice jusqu’à en faire le test. Juste pour s’amuser. Il se ravisa, secouant la tête au passage pour être bien sûr de tout effacer. « - Je n’y manquerais pas. Je t’inviterai à son enterrement. Deux fêtes pour le prix d’une, autant en profiter. » Une petite fosse perdue derrière quelques poubelles abandonnées à la sortie de la ville, sympa pour faire une fête. Avec ce que Danny avait eu la bonne idée de diffuser, le petit loup aurait une bonne raison de lui en vouloir. Sans le savoir le présentateur ridicule, leur avait donné de quoi faire s’élever leur haine mutuelle au même niveau. Le plus dangereux. Brave petit, pour une fois qu’il servait à quelque chose en fin de compte.

Un nouveau sourire, sincèrement amusé cette fois, répondit aux paroles de l’italienne. Il perdait son temps, à essayer de faire flancher ses nerfs. A rester planté là, dans cette chambre qui lui donnait la nausée et la chair de poule. Un savant mélange de répulsion et d’attirance. L’endroit lui hurlait de fuir, et pourtant quelque chose de fortement malsain le poussait à vouloir errer plus longtemps dans les couloirs lugubres de la bâtisse. L’humain réclamait sa dose de nicotine et de tranquillité, le fauve tapit en son sein, lui, avait soif de hurlement et de douleur. Immobile, Stain la dévisagea un instant. Avant de se décider à abandonner son instrument de musique improvisé pour se redresser sur sa chaise. Et farfouiller dans la poche de sa chemise pour en extirper une cigarette. « - Chanceuse ma belle, c’est ma dernière. » Un comble, pour quelqu’un qui tente de lâcher prise. Il la porta à ses lèvres, ravala le frisson de crainte qui manque lui courir le long de l’échine lorsque la flamme jaillit du briquet. Un mal pour un bien, il tira longuement sur le cylindre embrasé, savourant la sensation de chaleur qui envahit sa poitrine. Une seconde bouffée de fumée lui grilla les poumons avant qu’il ne se décide à lâcher prise et glisser l’objet du mal dans le gosier de la captive. « - Ca ne te ressemblait tellement pas, ce numéro ridicule. Tu avais pris quoi ? Non parce que, ça avait l’air puissant, je veux bien la même chose. » Si la fin de la phrase était ironique à en crever, le début en revanche était bien plus sérieux. Ca l’intriguait, ce qu’il avait pu voir sur les écrans de la ville. Ce montage aberrant montrant une folle, mûre à point et prête à être cueillit. Rien à voir avec celle avec qui il avait passé toute son enfance.

« - Tiens-toi tranquille et ne me fais pas regretter… » L’ordre se voulait masquer, quelque part sous un ton de conversation tout ce qu’il y a de plus normal. Il rata son coup, déformation professionnelle mais il s’en fichait. Ses doigts étaient déjà en train de tirer sur la sangle de cuir pour la défaire et libérer le poignet d’Azzura. La belle connerie que je suis en train de faire. Mais tu vois, cousine, je suis gentil.

_________________


flesh and bones

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t55-squirrel-s-hunter-

Féminin
↳ Nombre de messages : 8560
↳ Points : 832
↳ Date d'inscription : 27/08/2012
↳ Age : 27
↳ Avatar : Pierre Niney
↳ Age du Personnage : 26 ans
↳ Métier : Revendeur d'art pour la Menrva
↳ Opinion Politique : Résistant extrémiste
↳ Playlist : 30 STM ♪ Hurricane / 30 STM ♪ Alibi / Keane ♪ She Has No Time / Red Hot Chili Peppers ♪ Dark Necessities / Muse ♪ Blackout / Muse ♪ Uno
↳ Citation : "La passion est une obsession positive. L'obsession est une passion négative"
↳ Multicomptes : Non
↳ Couleur RP : #c69f4a



Feuille de perso
↳ Copyright: Astoria & tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: A Sort Of Homecoming {PV}   Dim 29 Juin - 19:18

Il restait planté devant elle, avec un sourire idiot collé sur le visage. Il débitait un flot d’âneries, sous son regard noir et exaspéré. Une carpe au cerveau défraichi, aussi fournie en futilités que les romans qui l’avaient assommée. Fort heureusement, les lourdes chaines greffées à ses poignets l’empêchaient d’arracher l’intégralité de sa crinière et d’arborer une mine encore plus cadavérique que d’ordinaire. Il n’avait plus l’âge pour ce genre d’enfantillage. Il lui donnait le tournis, en gigotant dans tous les sens. Les nerfs tendus à l’extrême, elle tentait en vain de contrôler les pulsions qui lui dévoraient les entrailles. Tentée d’extraire ses boyaux dans le but de lui faire bouffer. Elle avait laissé sa faiblesse prendre le pas sur ses désirs de vengeance. Elle aurait dû s’agripper à ses bottes et le pousser dans l’étendue d’eau verdâtre tant qu’il était encore temps. Assister à sa mort en esquissant un sourire pervers, des étoiles dans les yeux. S’engouffrer dans sa folie et se fermer au monde qui l’entourait. Elle en était incapable. Ecrasée par sa conscience. Les supplices de Zaira qui agressaient ses oreilles. L’amour fraternel qui la faisait sortir de l’ombre. Elle clignait des yeux frénétiquement pour se protéger de la lumière. Ses tentatives se soldaient à chaque fois par des échecs.  Ses yeux reflétaient toujours une certaine bonté. Quelque part, l’animosité qui la liait à Ezio avait quelque chose d’effrayant. Elle courrait toujours dans ses mots. L’ingrédient susceptible de déclencher une explosion nocive et de faire émerger une nouvelle vague de culpabilité. Sans toi, je naviguerais paisiblement sur l’océan. Pensa-elle. Sa disparition mettrait fin à un cruel dilemme. Mais à bien y réfléchir, elle assisterait toujours à des séances de flagellation.

« Ne t’inquiète pas pour moi. Ce n’est pas l’animation qui manque dans cette famille. Entre un ex-mari sociopathe et une petite sœur qui passe son temps à aboyer…». Ironisa-t-elle. Des disputes éclataient sans cesse lorsque les membres de sa famille se réunissaient. Le sang coulait à flot, leurs prunelles étaient livides et sans vie. Ils vivaient tous dans la haine, à son grand désespoir. Le lavage de cerveau avait été parfaitement effectué. Les piliers du gouvernement montaient des plans ingénieux. Les citoyens se liguaient les uns contre les autres, mettant leurs sentiments au placard. Ses collègues ne prenaient jamais sa défense, lorsque des scènes d’attouchement se jouaient devant eux. Les passants ne parta geaient pas leur pain avec les mendiants affamés et déshydratés. Assis sur le trottoir, ils les dévisageaient avec mépris. Susanna et Rafaele n’avaient pas l’intention de la faire sortir de ce trou à rats. Les intérêts personnels étaient passés avant la solidarité. Les fantômes du passé planaient sur cette famille. Le géniteur de Stain. Le Seigneur Renzacci. Elle n’était jamais parvenue à Les préserver de cette influence néfaste. « Tu peux encore inverser la donne… ». Ezio. Son simple nom la rendait furieuse et détestable. Toutefois, elle n’abandonnait pas la partie. Soucieuse de jouer convenablement son rôle d’aînée et de briser rapidement son masque de froideur. Toujours prête à sauver des pauvres âmes en peine. Elle se ravisa lorsqu’il revint à la charge, la mettant dans une situation inconfortable et dégradante. Son visage se tordit en une effroyable grimace lorsque sa peau entra en contact avec la sienne. « C’est marrant. J’ai du mal à t’imaginer dans la peau du parfait séducteur. Tu es plutôt brut de décoffrage. Celui qui restera puceau pour le restant de ses jours ». Son rire s’étrangla dans sa gorge. Elle posa ses yeux sur la cigarette, désireuse de se défouler de ce trop-plein de rage plus ou moins contenu. Comme habituellement, il fit son guignol en la narguant sans relâche. Le manque de nicotine se fit encore plus sentir. Elle grinça des dents.

« Tu te comportes comme un enfoiré. Tu ne vas quand même pas la fumer devant moi…». Ces hurlements de rage furent suivis de plusieurs soupirs de soulagement. Les yeux mi-clos, elle tira longuement sur sa cigarette. Dans un état second, elle se laissa aller à quelques confidences. « Que veux-tu. Nous sommes génétiquement prédisposés à développer une maladie psychiatrique. La folie est héréditaire. Un jour, tu prendras ma place, et je jubilerai ». Elle prononça ces paroles avec sa désinvolture habituelle. Refusant de lui dévoiler l’entière vérité. Elle n’avait commis aucun crime. Il s’agissait d’un cas de légitime défense. A chacun son rôle. Il n’aurait pas engagé d’avocat pour autant. Elle le savait pertinemment. Il ne lui sauverait pas la mise. Jamais. Elle haussa un sourcil dans une expression d’incrédulité lorsqu’il fit preuve de générosité. La crasse ne recouvrait peut-être pas la totalité de son cerveau, finalement. Il fonctionnait toujours. Elle fixa ses poignets, se lançant dans une profonde méditation. La douleur s’estompa lentement. Elle regagna la réalité et utilisa ses vieux réflexes, en envoyant son poing dans les côtes d’Ezio. « Merci. Mais la prochaine fois, range tes mains et tes caresses. Bon. Je suppose que tu ne me laisseras pas franchir le seuil…». Elle eut à peine le temps de terminer sa phrase qu’un interne pénétra dans la chambre. Il se rendit compte que ses mains étaient déliées. Il lui fit une piqure dans le bras. Elle se sentit glisser dans un sommeil artificiel.

Topic Terminé

_________________
    burn let it all burn
    There is a fire inside of this heart and a riot about to explode into flames. No matter how many breaths that you took you still couldn't breath. No matter how many nights that you'd lie, wide awake to the sound of poison rain.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

A Sort Of Homecoming {PV}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Bannière qui sort du cadre [Phpbb3]
» Tableau dans une catégorie qui sort du cadre
» Cartes de sort en VF
» [Résolu] AVG & FireFox
» traduction: D&D------>GML

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-