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 Professional affairs - Jonas & Heaven

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MessageSujet: Professional affairs - Jonas & Heaven   Dim 13 Avr - 11:32




Sa pulsation sanguine avait augmenté en moins de 2 secondes après la rencontre avec Keith. Ses crocs et ses griffes commençaient à sortir. Des grognements légers s’échappaient de sa bouche.  Il y avait que lui qui avait le don de l’énerver à ce point. À croire qu’il le faisait exprès et c’était surement le cas quand on voyait son sourire amusé à chaque réplique irritante qui lui lançait. Dans tous les cas, elle n’avait vraiment pas le temps de s’attarder sur des détails pareils. Comme elle lui avait dit, on l’attendait. C’était aujourd’hui le grand jour. Elle allait enfin pouvoir démarrer sa vie d’espionne pour le gouvernement. Toutes les heures où elle avait sué, eau et sang, allaient enfin prendre leurs sens. Elle était parée à éliminer ces racailles de rebelles qu’elle détestait tant. Le problème c’est que ce n’était pas son rôle, il fallait qu’elle se contrôle. Mais y arriverait-elle ? Depuis que c’était devenu une Skinchanger, elle n’avait que très peu de retenue sur elle-même. Une petite remarque qui ne lui plaisait pas et elle se mettaient dans tous ses états. Mais il fallait qu’elle fasse ce qu’on lui avait demandé; espionner et seulement espionner. Ni plus ni moins. Cependant, elle ne pensait pas qu’un révolutionnaire de moins fasse du mal au gouvernement, bien au contraire. Et puis tant que ça n’entravait pas sa couverture, elle ne voyait pas ou était le mal. Elle se passa la langue sur les crocs.  Rien que d’y penser ça l’alléchait.

Avant de partir, il fallait qu’elle rencontre son agent de liaison. Ça serait à lui qu’elle devrait tout rapporter concernant les agissements des provocateurs. La jolie métisse se dirigeait donc en sa direction, posture droite, pas élancée et regard déterminé. Sa tension était redescendue si bien qu’elle arrivait désormais à faire attention à ce qui l’entourait. Quand, elle était sur le point de se transformer, dû à l’énervement, elle ne faisait plus attention à rien, sauf à la proie qu’elle allait déchiqueter si elle ne se taisait pas tout de suite. Dans un tel état d’impulsivité, elle ne faisait plus attention à ce qui se trouvait autour d’elle. Son mentor l’avait entraîné pour qu’elle ne reste pas focalisée sur l’ennemie en face d’elle, car un autre pouvait la surprendre par-derrière, mais elle n’y arrivait pas toujours. En la transformant en lionne, il l’avait rendue plus forte, certes, mais il lui avait aussi attribué les faiblesses propres à cette espèce. Son ouïe lui permettait d’entendre les halètements d’une de ses camarades qui s’entrainait dans une salle un peu plus loin, son odorat lui amenait l’odeur d’oranges pressées qui provenaient de la cafétéria et sa vue perça à jour un des Peacekeepers, se trouvant au bout du couloir, qui avait oublié de fermer sa braguette. Cette découverte lui tira un sourire. Eux qui se croyaient au-dessus des lois, ne l’étaient pas vraiment concernant la loi des êtres humains.

Elle arriva enfin devant le bureau de son futur patron. La lionne se recoiffa et s’arrangea comme elle le pouvait. Même si, pratiquement tout le service l’avait vu revenir de nombreuses fois dans un état pitoyable à cause des entrainements toujours plus poussés que Windsor lui infligeait, il fallait qu’elle soit un minimum présentable. Ce n’était plus un entrainement cette fois, c’était pour de vrai, et il fallait qu’elle montre qu’après toutes ces endurances elle était prête à faire ce qu’on lui ordonnerait sans pour autant abîmer son visage ou quelconque chose lui appartenant. Grâce à Wisley, elle était devenue plus forte, beaucoup plus forte, et elle ne le remercierait jamais assez pour ça. En fait, c’est bien simple, elle ne craignait rien ni personne désormais.

Elle toqua à la porte, puis entra au bout de quelques secondes. Mais il était déjà occupé avec une autre personne. Personne qui lui semblait avoir déjà croisé quelques fois dans le bâtiment. Ça devait être un autre espion comme elle. Heaven s’abaissa par politesse.

-Excusez-moi je ne savais pas que vous étiez occupé. Je vais attendre dehors.

Elle se dirigea alors vers la sortie pour attendre son tour.
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MessageSujet: Re: Professional affairs - Jonas & Heaven   Dim 13 Avr - 18:47

Parmi deux hommes aux fonctions bien distinctes, lequel d'entre eux pouvait s'avérer être le plus dangereux? Entre un homme chargé de veiller à la bonne marche de la politique du Gouvernement et à sa sécurité tant interne qu'externe et celui qui devait assurer une liaison efficace entre un Pouvoir totalitaire et ses agents de renseignements dissimulés ou agissant un peu partout, la question était particulièrement difficile à évoquer. Si Jonas n'avait pas encore perçu toute la subtilité des deux incarnations du poste qu'il occupait, il était évident que de son côté, les instances autoritaires les plus haut placées du Gouvernement savait ce qu'il en était. Le Mage partait du principe, même sans tout savoir de ce contrat qui l'unifiait au Pouvoir en place, que ses employeurs ne l'avaient pas mis là par hasard. Et avec une certaine franchise, il ne serait pas impossible d'entendre le premier intéressé dire que cette place n'était guère déplaisante sur le fond, même s'il en avait pas encore exploité toutes les facettes.

Cette mission, il l'avait accepté simplement parce qu'elle le placait au coeur du Pouvoir, et pour en comprendre son fonctionnement, c'était bien là la meilleure place qu'il pouvait y occuper. Devoir agir au sein du monstre pour le soulager des quelques cancers qui pouvaient lui nuire, ainsi que de s'attaquer aux éventuels parasites désirant le détruire depuis l'extérieur, ce n'était pas une mission qu'il pouvait refuser consciemment. Depuis ce bureau qu'il possédait désormais, il avait accès aux quelques secrets que le Pouvoir daignait lui laisser connaître, et pouvait autant agir sur son siège que dans les rues si l'envie lui prenait. Mieux encore, il avait obtenu une certaine forme de carte blanche, lui une liberté d'agir comme il en était pour bon nombres des agents opérationnels du Gouvernement, tels que les ShadowHunters notamment. Depuis les quelques jours durant lesquels Jonas avait pris ses fonctions, il avait pu remarquer à quel point le système était identique à celui d'une ruche ou d'une fourmilière, un système mené de main de maître que l'ensemble des agents, comme Jonas, devaient protéger quelqu'en soit le prix. Adhérait-il à ce système? Il était encore bien trop tôt pour le dire, il ne faisait que découvrir l'envers du décor, les coulisses, et son accès particulier du à sa fonction nouvelle allait lui assurer d'observer ce décor de très près.

Pour l'heure, Jonas n'avait eu le droit qu'à du menu fretin, des amuse-bouches pour maintenir l'appétit du prédateur en éveil afin qu'il ne renonce pas jusqu'à ce que le meilleur des gibiers vienne à sa portée. Des prises de contact avec certains agents infiltrés, des petites enquêtes internes pour traquer quelques fraudeurs ou tricheurs, même une petite traque au séditieux en compagnie de quelques ShadowHunters et PeaceKeepers. Cette journée en revanche marquait un petit changement dans la routine, car la proie qu'il devait travailler avait un statut quelque peu plus élevé que les précédentes. Pour cela, il se trouvait dans son bureau, au sein même du Complexe Gouvernemental, un bâtiment énorme qui surplombait la cité de Saint-Louis, composé de deux tours jumelles dont les sommets culminaient bien au-delà des deux cent mètres d'altitude. Pour Jonas, les locaux usités par la Commission de Surveillance et de Sécurité Politique, dont, pour le moment, il n'était que l'unique occupant, se situaient au niveau du cinquième étage, dans la base du complexe, un niveau certes pas des plus hauts, mais cela au final n'importait guère. Le Mage se satisfaisait pleinement d'entendre certains collaborateurs du Gouvernement d'évoquer une certaine gêne ou peur à l'entente des mots "Cinquième Etage". Mais lui-même devait reconnaître, dans ses moments de solitude, que son bureau et les pièces attenantes reflétaient pleinement une certaine part de lui-même, froids, austères, vides, très peu accueillant. Lui se contentait de la place, de la fonction, qu'importe à quoi pouvait donc ressembler le lieu où il évoluait désormais. Il n'y avait dans la grande pièce qu'un grand bureau de bois noble, un grand fauteuil confortable, une série de fenêtres, des armoires d'archives ainsi qu'une petite alcôve dressée dans un renfoncement. La vaste table derrière laquelle il était assis était tout aussi vide que la pièce, sans la moindre trace personnelle, aucune photographie, aucun bibelot d'aucune sorte, uniquement un dossier ouvert que le mage feuilletait presque en silence.

Car Jonas n'était pas seul dans la pièce. Sur l'un des deux sièges bien moins confortables que le sien, un homme d'une bonne cinquantaine d'année y était assis, vêtu d'un costume de bonne coupe, témoignant de sa classe sociale élevée, mais dont le visage contrastait avec son apparence. Il transpirait à grosses gouttes et ses mains, certainement moites, enserraient les plis de son pantalon à intervalles réguliers, signe d'un malaise évident. Juste devant lui, un écran était posé, une sorte de tablette tactile qui diffusait une vidéo sur laquelle son regard était concentré, alors que son voisin de tablée poursuivait la lecture du dossier ouvert traitant justement de la personne qu'il avait "invité" dans son office. Les images présentes sur l'écran montraient une réunion de trois hommes aux allures louches, échangeant verbalement avec de grands gestes au milieu de ce qui semblait être un bar ou un restaurant. Parmi eux, on distinguait assez aisément un homme dont la description physique était en tous points identique au visionneur de la vidéo. Au bout d'un long moment d'inactivité, Jonas se leva de son siège et fit le tour de la table pour se poser non loin de l'autre individu qui se décomposait de secondes en secondes.

-Alors Monsieur Maldi, vous niez toujours vos échanges avec ces personnes? Pourtant, bien que mon expertise dans cette technologie soit des plus faibles, il me semble que c'est bien vous qui êtes assis en leur compagnie. Il me semble même que vous leur parlez...oh et attendez, le meilleur passage...regardez, on dirait que vous venez d'obtenir d'eux une sorte de paquet...
-Ca ne prouve rien Monsieur Crane, ce n'est là qu'une simple discussion dans un bar comme il y'en a des milliers d'autres, et en ce moment-même par ailleurs, siffla l'interlocuteur dont le col de chemise était devenu aussi humide qu'une sortie de bain après la douche.
-Certes, c'est indéniable, mais aucune de ces discussions ne compromettent un assistant ministériel avec des mafieux de bas étages connus...Sans parler de ce petit paquet. Une petite récompense pour quelques menus services administratifs peut-être?

Soudainement, l'homme se leva de sa chaise, emporté par une fougue soudaine, bien maladroitement pour simuler une indignation qui ne fit qu'étirer les lèvres du Mage en un sourire des plus moqueurs.

-Vous dépassez les bornes Crane! Ce sont la des calomnies. Je vais en référer aux Ministres, ils feront radier immédiatement la farce que vous êtes!
-Veuillez vous rasseoir Monsieur Maldi, auquel cas je me verrais obliger de vous briser les genoux, ordonna Jonas avec un ton ferme mais calme, le sourire toujours visible sur la partie basse de son visage.
-Vous allez pas vous en tirer comme ca...
-Je crains fort que si mon cher. A dire vrai votre sort est déjà scellé. Si vous êtes ici, ce n'est pas de mon fait, c'est la volonté des Ministres eux-mêmes, peut-être même que l'ordre est venu de bien plus haut qu'eux.

La fureur feinte du haut fonctionnaire disparut en un éclair, remplacé par un changement radical de teinte au fur et à mesure que Maldi pâlissait. Cet homme s'était servi de son statut au sein du Gouvernement pour amasser quelques fortunes en compagnie d'individus peu fréquentables, et pris sur le fait, par le soin même des informateurs infiltrés du Pouvoir, les autorités avaient missionné Jonas de s'occuper de son cas. En réalité, ce genre d'affaire concernait essentiellement les PeaceKeepers, mais dans la mesure ou l'individu était à une place élevée dans la hiérarchie, et que depuis le Gouvernement disposait d'une Commission Politique, le Conseil avait décidé d'offrir le contrevenant en pâture à leur nouveau jouet, faisant ainsi d'une pierre deux coups, légitimant en partie la création du service dont Jonas était le fonctionnaire, mais également déposait un message clair auprès du reste de ces collaborateurs, notamment envers ceux qui auraient été tenté d'agir de la sorte. Et Jonas n'avait bien sûr pas refuser cette petite aubaine. Les ordres avaient été clairs, il le savait, il le ferait, sans le moindre scrupule.

-C'est étrange n'est-ce-pas? Il y'a quelques instants encore, je vous entendais chanter les louanges de votre suffisance et de votre position dans ce système, et d'un coup... le silence.
-Et dire que j'ai fait partie des signataires pour la création de ce service, une mascarade! siffla le coupable avec une haine perceptible. J'aurais mieux fait de me casser une jambe ce jour-là!

Jonas ricana et se releva. Il fit le tour de son bureau et ouvrit la plus grande des fenêtres pour aérer la pièce dès qu'il aurait allumé l'un de ces cigares. Le barreau de tabac vissé dans la bouche, fumant à outrance, le Commissaire Politique, unique représentant d'une certaine forme de police secrète, revint lentement vers son interlocuteur. Dans ses gestes, et même son regard, il y'avait une étincelle de satisfaction qui n'avait d'égal que la sensation identique qui le submergeait désormais.

-[color=#990099]Bien, nous y voilà. Comment voulez-vous que nous procédions? Après tout, vous avez bien le droit de choisir par vous même l'exécution de la sentence, n'est-ce-pas? Votre dernier privilège...

Nouvelle flambée de stupeur sur le visage du coupable, dont les yeux, écarquillés, cherchaient à tout prix une issue à sa situation, alors que son corps semblait se tétaniser, crispé sur le siège.

-Allons allons, profitez donc de ce privilège, il n'est pas donné à tout le monde. Il faut seulement que cela soit publique afin d'être dissua...

C'est à cet instant précis que la porte d'entrée du bureau émit une série de claquement avant de s'ouvrir assez violemment. La personne qui se trouvait derrière était une jeune femme à la peau tannée dont le visage sembla se déconfir en découvrant qu'elle avait sans doute perturbé quelque chose. Sans même demander son reste, elle recula et referma la porte, non sans avoir présenté une excuse pour son irruption soudaine. Jonas, surprit, resta fixé sur la porte pendant un bref instant. Il était évident que ceci n'était pas réellement programmé dans son agenda de la journée, et que cela fut arrivé précisément à ce moment rendait la situation quelque peu compliquée. Pourtant, il ne laissa rien paraître de tel et se contenta de s'éloigner de la chaise, tirant sur son cigare. Il regarda autour de lui, cherchant quelque chose de précis qu'il finit par localiser en poussant un petit bruit de satisfaction. Un autre dossier, pris sur une petite pile disposée sur un guéridon près de l'une des armoires, fut ouvert rapidement, uniquement à la première page, avant d'être rapidement refermé une fois que les informations refermées furent assimilées par son lecteur. Avec un ricanement dont il avait le secret, Jonas reposa la chemise cartonnée à sa place et se retourna en frappant dans ses mains, le regard posé sur son interlocuteur pâle

-J'ai un petit présent pour vous, Monsieur Maldi, il me semble que vous saurez l'apprécier à sa juste valeur

Le Mage marcha droit sur la porte et l'ouvrit aussitôt, cherchant alors du regard la jeune femme au teint sombre qu'il avisa rapidement

-Heaven Pierce je présume? Entrez donc...

Il délaissa l'ouverture béante et revint vers son bureau sur lequel il se posa, juste à côté de l'assistant ministériel en très mauvaise posture.

-Venez, laissez-moi vous présenter Monsieur Maldi, anciennement issu des cabinets des Ministères. Je pense qu'il sera ravi de vous rencontrer ma chère, ricana Jonas tout en attendant que sa nouvelle invité passe l'encadrure de la porte
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MessageSujet: Re: Professional affairs - Jonas & Heaven   Mar 15 Avr - 12:55


L’attente ne fut que très courte. À peine avait-elle eu le temps de s’adosser contre le mur à côté de la porte, que cette dernière s’ouvra. Son visage se déforma par plusieurs interrogations qui lui traversèrent l’esprit. Pourquoi l’appelait-elle alors qu’il était encore en plein rendez-vous ? Allait-elle devoir faire équipe avec cet inconnu ? Très peu pour elle, elle travaillait bien mieux en solo. Et puis c’était tout bonnement impossible, si le gouvernement avait voulu qu’ils forment une paire, ils les auraient entraînés ensemble au moins quelques jours à l’avance, histoire qu’ils connaissent les points forts et les points faibles de leurs équipiers. S’il y avait bien quelque chose qui était important pour le gouvernement, c’était la prudence. Et faire de lui son compagnon alors qu’elle devait partir dans quelques heures était une décision trop imprudente pour s’avérer être vrai. À moins que son chef de section ne se soit ravisait sur sa décision et ne la considère plus comme étant prête pour cette mission. Ses poings se serrèrent d’eux-mêmes. Mais elle ne pouvait pas faire d’esclandre devant un supérieur. Les ordres étaient les ordres. De plus, elle ne savait pas encore si ses doutes étaient fondés.

-Oui, c’est bien ça Monsieur Crane.

On ne lui avait rien dit sur son agent de liaison bien évidemment. Elle avait juste lu son nom sur la porte avant de rentrer.  Pour les personnes comme elle, rien n’était jamais facilité, ils ne méritaient aucune compassion. Le fait d’avoir accédé à un statut aussi haut était déjà un exploit. Elle était un rejet de la société en tant qu’orpheline. Heureusement pour elle que le gouvernement l’ait trouvée, il lui avait offert le gite et le couvert tout en lui apprenant à manier les armes. Il était donc temps maintenant qu’elle leur rende la pareille en éradiquant toute menace pour lui. Pour la seule famille qu’elle n’ait jamais connue.

-C’est un honneur Monsieur Maldi.

Elle gardait ses distances avec les supérieurs, et avec ceux du ministère encore plus. C’est ce qu’on lui avait appris : rester à sa place. Malgré tout, elle ne put s’empêcher de jauger l’homme assis devant elle. Un cinquantenaire à l’allure soigné, avec un début de calvitie qu’il essayait pathétiquement de cacher sous une moumoute. On voyait directement qu’il venait du ministère et qu’il n’avait jamais mis un pied sur un champ de bataille.  Et pourtant, il suait à grosse goutte, il ne faisait pourtant pas plus chaud qu’ailleurs. L’odeur vint se nicher dans les narines développées de la féline, qui réprima une grimace tant bien que mal.  Il semblait ne pas être à l’aise à l’idée de se retrouver face à elle. La peur se lisait sur son visage sans qu’elle ne sache pourquoi. C’est vrai qu’elle pouvait le déchiqueter en deux en un caprice. Mais elle n’en ferait rien. Il faisait partie du gouvernement, gouvernement qu’elle avait juré de protéger sur sa vie, donc il pouvait se détendre. Et puis elle préférait la viande jeune et fraiche, pas celle qui avait déjà vécu sa vie. Monsieur Crane quant à lui semblait ravi de la voir parmi eux. Comme ci cette dernière tombait à pic. Elle se tourna vers son agent de liaison et chuchota pour ne pas risquer de paraître plus impolie qu’elle ne l’était déjà en posant sa question.

-Excusez-moi Monsieur, mais ne devais-je pas aller en mission toute seule ?

Elle voulait en avoir le cœur net. Son pouls s’accéléra à l’attente de la réponse. Si elle devait s’associer avec ce Maldi, une chose était sur c’est que sa mission n’aurait rien de palpitant. À part s’il était chargé de la diplomatie et elle de cogner. Dans ce cas-là, cela se révèlerait comme pouvant être intéressant.

-Sous votre respect Monsieur Crane, je pense être parfaitement capable de mener à bien une mission toute seule !

En avait-elle trop dit ? Était-ce trop direct ? Peu lui importait. On lui avait dit qu’elle était prête, elle ne voyait donc pas pourquoi, elle devait avoir pour compagnon un pantouflard du gouvernement. Sa place était dans un bureau, pas sur le terrain. Avec toute la considération qu’elle avait pour les autorités,  s’ils voulaient que la société marche dans leurs sens, il fallait que tout le monde reste à sa place. Les grands orateurs dans leurs salles de discours et les combattants en train de remettre les rebelles dans le rang. C’était comme ça que ça avait toujours était pourquoi voulait-il changer les règles maintenant ? Ou alors serait-ce une mission de protection ? Dans ce cas, elle espérait qu’il avait de gros ennuis pour pouvoir démontrer à tous la grandeur de ses talents de guerrière. Elle jetait de brefs regards sur l’intéressé pour vérifier qu'il n'interprète pas à tord ses paroles, elle ne souhaitait en rien qu’il les entende.  Mais plus elle échangeait de mots avec son patron plus son teint devenait macabre. Comme s’il avait vu un fantôme ou peut être l’ange de la mort…

HJ:
 
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MessageSujet: Re: Professional affairs - Jonas & Heaven   Mar 15 Avr - 18:21

Alors que la nouvelle venue entrait enfin dans le bureau, Jonas se laissa aller à un petit jeu d'observation en silence. Jouant du regard entre la jeune femme et l'assistant ministériel en disgrâce, il cherchait à voir les réactions de chacun à la vue de l'autre. C'était là un jeu des plus simples mais très instructifs, pour qui aimer s'amuser de la sorte comme Jonas par exemple. Cependant malgré son évidente impatience de voir ces deux êtres se jauger d'une façon ou d'une autre, il se laissa abuser visuellement par la jeune femme, de haut en bas, jugeant de son allure et de sa féminité, s'attardant notamment sur quelques courbes bien placées tout en étant intrigué par son teint mat, la peau du métissage qu'il ne connaissait guère. Malgré cette découverte, ce qu'il vit n'avait rien pour lui faire exprimer le moindre dégoût, mais il s'amusa d'autant plus, que le regard du cinquantenaire suant, alors sur la sellette et en très mauvaise posture, se laisser également prendre aux jeux de la séduction visuelle. Oui cette jeune femme était aussi belle qu'elle pouvait être dangereuse, du moins c'est ce que Jonas avait pu lire dans le dossier lorsqu'il l'avait étudié. Encore une de ces personnes qui cachait bien son jeu, et même sous un emballage des plus alléchants...Alors qu'il satisfaisait son regard d'homme, il ne put s'empêcher de penser qu'un jour peut-être, il lui faudrait apprendre à créer par lui-même ce genre de choses. "Non hors de question, ce n'est pas un jeu que de créer de telles choses...Ce n'est pas une femme, c'est une arme, un instrument dont la beauté masque la férocité..." Son esprit vagabondait en silence, mais son regard pourtant ne manquait rien de son petit jeu qui marchait à merveille

De par sa position au sein de ce système et de ce Pouvoir, le malheureux idiot, dont les yeux se délectaient encore des courbes basses de Heaven, savait parfaitement qui était cette personne qu'il auscultait de manière grotesque et perverse, et si ce n'était pas le cas, il devait nécessairement savoir à quoi s'en tenir sur elle. Après tout, Jonas ne les créait pas ces fameux dossiers classifiés, ils lui étaient transmis par des instances plus élevées, certains provenant sans nul doute directement du Ministère ou plus haut encore. Le document concernant Heaven Pierce était des plus clair, c'était marqué en toute lettre sur la page des capacités
Statut: Actif
Entrainement majeur à la Maitrise des Armes
Entrainement majeur au Combat
Particularité: Métamorphe Panthera Leo
Il ne l'avait pas inventé, il l'avait lu, tel quel. Et ce qu'il pouvait lire et connaître, l'individu en disgrâce en avait également connaissance. Et il le savait, c'était aussi visible qu'une évidence parfaite. Si ses yeux disaient de façon éhontée toutes sortes d'insanités, ou plutôt son envie de les reproduire en compagnie de la jeune femme, son teint pâle avait atteint des limites que Jonas même ne connaissait pas en terme de blancheur. Il était livide, et les tremblements qui agitaient ses membres supérieurs et inférieurs en disait long sur sa connaissance des spécificités de Heaven. Le Mage lui délaissa le corps de son invitée pour se reporter sur l'attitude de l'autre idiot. La Mort le fascinait semble-t-il, elle le tétanisait, l'attirait, pourtant si indifférente à son sort et à son existence même. Il avait déjà vu ce comportement, lorsqu'une belle jeune femme donnait la mort, l'homme, étrangement et souvent, l'accueillait et parfois même ne la voyait pas venir.

Ce fut Heaven qui brisa le jeu, d'une façon peu subtile, et que Jonas même n'en comprit rien, n'ayant pas vraiment conscience de ce qui pouvait traverser l'esprit de la jeune femme en cet instant. Faire équipe avec cet homme? Pourquoi diable refusait-elle de faire équipe avec lui, alors même que le Mage n'avait pipé le moindre mot concernant les raisons de la présence de l'individu à son invitée...Il haussa un sourcil puis soudainement, l'idée lui vint en tête. Simple malentendu, il était évident que si Heaven se doutait de la raison de la présence de cet homme ici, elle n'aurait pas eu à se poser la moindre question. Sans autre forme de procès, Jonas frappa des mains puissamment, ce qui eut pour effet de faire sortir Maldi de sa torpeur dans un petit cri fort peu viril, mais malgré tout salutaire pour son teint qui reprit, difficilement cependant, un semblant de couleur. Le Mage et Commissaire Politique quitta son coin de bureau et vint prendre place sur son fauteuil, non sans avoir apprécié l'effet de rotation de l'axe du siège, une invention qui ne manquait jamais de l'amuser, quoiqu'il était préférable, en ces instants, de ne point trop le montrer. Le tiroir situé près de sa main droit fut ouvert avec délicatesse, pour en ôter une boîte de bois qu'il posa sur le bureau, sans l'ouvrir, un petit coffret de bois noir, sans motif, assez gros pour contenir une chose dont il ne daignait guère s'équiper.

-Il n'est pas question de faire équipe avec qui que ce soit. Notre invité, ici présent, est un malhonnête individu ayant profité de son statut pour se laisser aller à quelques abus divers et variés que certains membres des Hautes Instances ne semblent guère désireux de laisser passer...Il en revient donc à cette Commission de spécifier à notre ami les différentes accusations qui pèsent sur lui, ainsi que les conséquences de ses actes et les différentes sanctions qu'il encourre.

D'un geste de la main, Jonas montra à Heaven le siège vide qui se trouvait non loin d'elle, afin qu'elle puisse en disposer à sa guise, notamment, si elle le désirait, s'y assoir. Quand à l'autre imbécile, malgré son précédent statut de Haut Fonctionnaire, bien plus haut placé que Jonas, il était évident que sa gorge le serrait tellement qu'aucune forme de parole intelligible pouvait en jaillir. Il se tourna alors vers Heaven avec un regard impassible, tout en s'adossant entièrement dans son fauteuil pour en savourer le confort.

-Interrogation ma chère...Selon vous, qui êtes une chasseresse, quelles sanctions peuvent avoir exigé nos dirigeants vis à vis de cet individu?
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MessageSujet: Re: Professional affairs - Jonas & Heaven   Ven 9 Mai - 19:41



Toutes ses interrogations se stoppèrent dès qu’il prit la parole et un sentiment de bonheur l’envahit. Finalement, elle s’était trompée sur toute la ligne. Ca ne lui arrivait pas souvent de commettre des erreurs et elle s’avait en horreur à chaque fautes qu’elle produisait, mais pour une fois elle n’en ferait rien puisque ce manque de clairvoyance lui amenait une bonne nouvelle. Elle ne se permise pas de sourire, même si elle en avait très envie, et continua d’écouter la tirade de son supérieur.

La stupéfaction et la colère se lisaient sur son visage au fur et à mesure que celle-ci se prolongeait. N’avait-on pas déjà assez de mal à s’occuper des rebelles et à conditionner les rejets de Darkness Falls, pour que les propres membres du gouvernement s’adonnent à des pratiques illégales ? Elle ne connaissait pas le crime en question, mais pour elle toute personne qui mettrait en péril notre patrie d’une quelconque manière devrait se voir infliger une sanction digne de ce nom : la mort. Nous n’avions pas besoin de nous encombrer de traîtres.

Il lui fit signe de prendre place à côté du criminel, elle regarda le visage blanchâtre de celui-ci reporta son regard vers son hôte qui restait impassible, elle refoula sa rancœur et s’exécuta.

Tandis qu’elle s’installait sur son siège, il reprit la parole. Elle fut ébahie quand elle entendu qu’il venait de lui demander son avis. On ne lui demandait jamais rien à elle, on lui imposait c’est tout. Et elle n’avait pas son mot à dire sous peine de se voir sanctionner. Mais c’est comme ça que ça fonctionnait ici, elle appelait ça : la sélection.  Le gouvernement ne pouvait être défendu par des faibles d’esprit. Seuls les plus forts mentalement s’en sortent dans la vie c’est connu, l’apprentissage du combat n’était qu’un détail.  Et en y repensant, elle remerciait, toutes les souffrances qu’on lui avait infligeaient, car maintenant elle n’en était que plus forte.  

-La mort !

Sa parole était froide presque glaciale, mais c’était sa manière d’être. Toujours distante, pas particulièrement loquace, se focalisant sur son entrainement et rien d’autre. En résumé une machine à tuer, sans émotion, sans sentiments ; l’arme parfaite par excellence. Et ça lui allait très bien comme ça. Mais comment pouvait-il en être autrement ? Elle ne connaissait rien de son passé et son futur avait été planifié au moment même où elle avait rouvert les yeux sans même connaitre son propre prénom.

-Je peux m’en charger si vous le désirez ?

Elle tourna son visage dans la direction de ce qui allait peut-être devenir son futur repas et passa sa langue sur ses canines. Elle s’approcha de sa proie petit à petit, comme une lionne s’approcherait d’une viande tendre et juteuse. Ses yeux se trouvaient à présent en face de ceux de sa victime. Elle pouvait y lire la peur et c’est justement ça qui alimentait son désir de le dévorer.

-Je peux vous promettre une mort rapide ou au contraire une mort longue et agonisante …À votre convenance !


Elle en avait l’eau à la bouche rien qu’en le regardant. Mais elle ne ferait rien sans l’accord de Crane évidemment. C’était une bête sauvage domestiquée et elle ne réagissait qu’aux ordres qu’on lui donnait. Un seul claquement de doigts de sa part et l’instant d’après l’homme en face d’elle se retrouvait démembré. Elle attendais donc patiemment un signal pour qu’elle puisse enfin commencer son festin et séparer de ce traître la tête de son corps.
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MessageSujet: Re: Professional affairs - Jonas & Heaven   Ven 9 Mai - 22:06

Un bref sourire s'esquissa sur le visage de Jonas en voyant le faciès de l'assistant ministériel se décomposer alors qu'Heaven semblait se prendre au jeu,peut-être un peu trop sérieusement, mais après tout, cela faisait son effet. Alors que le ponte du ministère tentait de se soustraire au regard carnassier de sa voisine en suppliant des yeux son hôte dont le sourire n'était pas vraiment chaleureux de son côté, Jonas abandonna le spectacle et se rapprocha de la fenêtre et observa le panorama, fait d'immeubles et autres constructions de bonne taille.

-J'admire votre promptitude à proposer vos services ma chère, salua-t-il en tournant le dos à ses deux invités. Loin de moi l'idée de douter de vos capacités et votre aptitude à régler ce problème rapidement et efficacement, mais je ne suis pas très enjoué à voir ce bureau transformé en boucherie.

Il se retourna et sortit de sa poche un trieur en cuir relié, de très belle facture, contenant un ensemble bloc-note, un agenda ainsi qu'un porte-carte complet qu'il posa sur le petit guéridon sous la fenêtre et le tapota calmement.

-Navré ma chère, je me vois donc contraint de vous demander de maitriser certains de vos instincts, du moins pour le moment. Monsieur ne subira pas vos outrages ce soir. Il repartira, libre comme l'air, et sera jugé par le Ministère lui-même.

Après avoir observé son invitée pour lui donner ces quelques ordres, il s'en prit à son prisonnier, avec cette fois, un regard bien plus dur que celui qu'il avait lancé à sa voisine.

-Ainsi fait mon ami, il ne me reste qu'à vous rendre ce porte-document et à vous autoriser à sortir rapidement de mon bureau. Cette jeune personne et moi-même avons quelques affaires dont nous devons nous entretenir, et votre présence est ce que l'on pourrait appeler non désirée.

Avec un geste, Jonas intima le vieil homme à le rejoindre près de la fenêtre tout en lui tendant la reliure de cuir. L'assistant ministériel regarda autour de lui, desespéré et soulagé à la fois, puis leva en prenant le temps de guetter les moindres mouvements de Heaven, au cas ou cette dernière serait disposée à ne pas respecter les ordres du Commissaire Politique. Terrorisé, il semblait désormais incapable de prononcer le moindre mot, et pourtant ce n'était pas faute d'essayer, à en juger par ses lèvres qui tentaient de se desserrer de temps à autres, en vain. Rassuré sur l'immobilité de la ShadowHunter, ou ce qui pouvait en être une selon son avis, Maldi se retourna et se rapprocha de Jonas, de l'autre côté du bureau, qui attendait, bras tendu et porte-document en main. Au moment ou l'ancien employé des hautes instances du Ministère allait poser la main sur sa précieuse chemise reliée, le Mage la lui retira et l'ouvrit pour en oter l'une des cartes

-J'ai presque failli commettre une erreur grossière. Bien entendu vos droits d'exercer en tant qu'haut fonctionnaire du Gouvernement vous sont retirés, ainsi que les facilités d'accès à ce bâtiment. Il ne me reste donc plus qu'à vous dire en revoir Monsieur Maldi.

Bloqué un court instant, l'homme regarda Jonas avec un regard curieux puis s'empara du dossier encore ouvert pour le soustraire aux yeux de son interrogateur. Lorsqu'on travaille dans un secteur comme celui dans lequel il évoluait depuis la création du Gouvernement, on se devait de connaître ses affaires et leur état, même sans les regarder. Quand le porte-document atterrit dans ses mains, Maldi comprit que quelque chose clochait, que quelque chose n'était pas à sa place. Ce n'était pas la carte que le Mage lui avait subtilisé, mais cette feuille de papier, grossièrement apposée sur son bloc-note, écrite à la main. Il resta là, la lisant en silence, les doigts glissant sur le papier en tremblottant. Une lecture prenante à en juger par cette nouvelle torpeur qui le saisissait.

-Oui Monsieur Maldi, c'est une lettre d'intention, rédigée par le Cabinet du Ministère en personne. Rassurez vous, je n'ai pas pris le temps de la lire, je n'ai fait que prendre connaissance de ce qui me concernait. Comme je vous l'ai dit mon vieil ami, vous allez repartir de mon bureau libre comme l'air...

Action vive et soudaine que fut le geste précis de Jonas lorsqu'il se baissa et agrippa la cheville de son prisonnier et la releva avant de frapper le genou de l'autre jambe d'un coup sec, brisant la rotule. En ancien guerrier qu'il était, avec l'entraînement nécessaire, jeter un homme par une fenêtre n'était pas vraiment une chose difficile à exercer, surtout lorsque la victime, suprise, ne put se défendre, n'ayant pas vu le coup venir. Le cri de douleur atroce qui s'échappa de sa gorge lorsque la rotule fut délogée se transforma rapidement en un hurlement de terreur lorsqu'il se vit chuter dans le vide. Alors qu'il se retournait dans la salle pour observer la jeune femme, son invitée, un énorme bruit de vitre brisée retentit dans la rue, avant de laisser place à des cris de foule. Haussant les épaules, il revint à son bureau et se posa dans son fauteuil

-J'ose espérer qu'il ne s'agissait pas là de votre véhicule garé dans la rue ma chère. Les Ministres ont jugé bon de faire de cette exécution un suicide, afin de mieux contrôler les informations liées aux méfaits de cette homme. Je suppose qu'il est inutile de vous demander si vous êtes choquée... une lionne comme vous...cela ferait mauvais genre.
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Professional affairs - Jonas & Heaven

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