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 How are you ? {Isis&Eamon}

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MessageSujet: How are you ? {Isis&Eamon}   Dim 13 Avr - 13:10

Cela faisait une semaine. Une semaine que mes jambes ne me portaient qu'avec peine et efforts. Une semaine que mes bras se plaignaient d'avoir trop forcés. Oui, j'étais épuisé physiquement. Et pourtant, je faisais toujours un effort de présentation. Quelles que soient les circonstances, je ne me laissais pas aller. Certes, je laissais mes muscles au repos, cherchant à faire le moins d'effort possible. Je savais que j'en aurai encore pour un petit moment avant d'aller mieux et de pouvoir reprendre le sport de façon quotidienne. L'âge prenait le dessus sur la condition physique. Bien que mon entrainement soit quotidien, j'avais trop forcé. Mais je n'allais pas m'en plaindre, c'était ce qui m'avait permis de rester en vie et de sauver une jeune femme.
Toute cette semaine, je n'avais eu aucune nouvelle d'elle. Je ne m'attendais d'ailleurs pas à en recevoir. Après tout, nous n'étions que des inconnus, l'un envers l'autre. Pourtant, j'avais envie de savoir ce qu'elle était devenue. Et c'était grâce aux journaux que j'avais appris où elle travaillait. Les journalistes qui s'étaient empressés sur les lieux avaient parlé de l'incident toute la semaine. Le feu avait été maitrisé que très tard dans la nuit, quand je séjournais encore dans la chambre d'hôpital, sous le masque à oxygène, en train de somnoler. Pourtant, ils leur avaient fallu beaucoup plus que quelques heures pour l'éteindre complètement. On racontait que certains hommes du feu avaient perdu la vie dans les flammes mais en particulier aux mains des zombies. Je restais alors encore persuadé que rien n'était accidentel. Car, comme par hasard, un feu si immense avait pu être éteint en quelques jours. J'étais intimement convaincu que les sorciers avaient tenu un rôle là dedans. Et pas un rôle des plus réglo, à mon avis. Quand les journalistes et les hommes de lois étaient venus me poser quelques questions, j'avais gardé pour moi cette hypothèse, répondant simplement à leurs interrogations.
J'avais pu sortir de l'hôpital en début de semaine et aujourd'hui, je comptais bien me rendre sur le lieu de travail de la jeune femme. Le Masquerade. Je connaissais le lieu surtout de nom. Je m'y étais peut-être rendu une ou deux fois mais pas plus. Malgré la chaleur, je gardais une veste de costume, pour cacher mes bras. J'avais suffisamment fait la une des journaux, tenant Isis à côté de moi, alors que nous étions dirigés vers les secours. Ils avaient parlé de moi comme étant l'ancien vainqueur des Jeux, ravivant la célébrité que je cherchais autrement. Aujourd'hui, je n'avais plus envie d'être acclamé et d'être aussi connu, depuis que le gouvernement avait changé et que les Jeux avaient été suspendus. Tout avait changé et je ne souhaitais pas rentrer dans ce nouveau moule. Trop de dégâts chargés de conséquences.
Je m'arrêtai devant le bâtiment et réajustai le col de ma veste. Il était aux environs de dix huit heures. Je poussai alors la porte et entrai, restant droit et la tête haute, regard méprisant et insignifiant pour les petites gens qui se pressaient vers la sortie. J'allais au comptoir, réclamer la présence de la jeune femme.

" Excusez-moi, je cherche à voir Isis, s'il vous plait. "

Je fis un petit sourire à l'hôtesse, avant de m'installer au bar, en attendant.
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MessageSujet: Re: How are you ? {Isis&Eamon}   Lun 14 Avr - 0:03

    Le monde serait-il au bord du chaos ? C'était une possibilité, parmi de nombreuses autres. Mais cette possibilité semblait s'accroître de jour en jour au vue de ce que je pouvais voir par ici. Li Mei m'avait presque tué, pourtant, elle me fascinais grandement. Je ne m'approchais pas trop d'elle, je l'observais de loin, j'observais la danseuse qu'elle était. Je savais qu'elle aussi devait agir de la même sorte avec moi, qu'elle était largement prête à agir, à me tuer comme elle l'avait si bien dit. Je ne pouvais pas faire le moindre faux pas à son égard, c'était impossible, sinon, c'était ma mort assurée, car elle en était tellement capable. Mais si je ne suis plus là, qui viendra rendre visite à ma soeur ? Qui sera là pour lui raconter le monde qui l'entoure ? Qui sera là pour lui tendre la main le jour où elle se réveillera ? Non, je ne pouvais pas partir maintenant, je devais être là pour veiller sur elle même si on avait voulu m'éliminer, il y a de cela une petite semaine. Dans ces bois, le feu avait pris de façon presque miraculeuse, et les zombies étaient arrivés en masse pour essayer de me manger, comme si je n'avais été qu'un vulgaire poulet rôti. Mais il y avait eu Eamon, il m'avait sauvé de ce bien mauvais pas sans plus de remerciement de ma part. Je n'avais même pas de moyen pour le contacter, je ne connaissais pas son adresse, son travail, rien du tout. Il faut dire que nous n'avions guère eu le temps de faire amplement connaissance, n'est ce pas ? Et puis, s'il le désirait, il viendrait bien me trouver, non ? N'avais-je pas parlé du Masquerade ? Honnêtement, je ne m'en souvenais pas, mais qui n'est jamais venu ici au moins une fois ? Il ne devait pas être un client régulier.

    Bref, ce soir je me rendais au travail après quelques jours de off. Oui, Li Mei m'était passé dessus, et puis, un incendie m'était passé dessus aussi, autrement dit, j'étais carrément sur les rotules. Mais très vite, je tournais en rond chez moi, je n'arrivais pas à me focaliser sur le fait de rester calme. Je ne savais plus faire ça. Pourtant, quand j'étais plus jeune j'adorais parfois pouvoir rester sans rien faire de plus que d'observer le plafond. Mais là, bien que ma peau soit un peu brûlée de façon bien superficielle par endroit, je n'avais rien d'autres que le traumatisme de l’événement. Les journaux avaient parlé de moi visiblement, de ce que mes collègues m'en avaient dit. Les journalistes avaient eu le temps de me voir, avec Eamon sans doute. Mais je n'avais que faire de ces bouts de papier sans utilité. Ce que je voulais savoir, c'était pourquoi et qui ! Parce que oui, il y avait un pourquoi, mais surtout un qui ! Est ce que j'étais visée ou bien étais-ce Eamon ? Je n'ai jamais rien fait de mal, mais peut être que ma bonté m'avait joué un bien vilain tour, à moins que ce ne soit l'une des menaces de Li Mei à mon égard. J'étais devenue très suspicieuse à son encontre, mais il y avait de quoi. Je me rendais donc au travail avec une grande hâte, bien avant mon horaire, comme pour mieux m'imprégner du lieu, de ce lieu si particulier, de cette seconde maison. Parce que oui, je passais beaucoup de temps ici, peut être trop, mais je n'avais que ma soeur et la conversation était un peu à sens unique. Je pourrais bien aller voir Noah, mais je ne peux pas l'embêter tout le temps, ce n'est pas possible. Bref, je me rendais donc au Masquerade et je le vis, accoudé au comptoir. Étais-ce un hasard ? Je ne le pensais pas du tout, il devait être là pour me voir après une semaine de "repos". J'avais cru comprendre qu'il avait fait partie des Hunter's Season a un moment ou un autre. Je lui demanderais, sans doute avait-il connu mon amie, peut être qu'il l'avait vu mourir lui aussi, peut être même que c'était lui qui avait aidé à la tuer. Non, si c'était le cas, je m'en serais souvenue quand même je pense. Et aussitôt, je repensais à Faith, je ne la voyais pas assez souvent, même si je l'importunais aussi.

    " Eamon, c'est un plaisir de te voir ici. "

    Et je prenais place à côté de lui, demandant à ma collègue deux bières pour commencer. Je ne débuterais le travail que dans une heure, autrement dit, j'aurais le temps de parler avec lui, de choses et d'autres.
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MessageSujet: Re: How are you ? {Isis&Eamon}   Jeu 17 Avr - 14:45

La jeune femme s'installa près de moi et nous commanda deux bières. Elle avait l'air plutôt en forme après ce que nous avions vécu, et c'était un plaisir de la revoir.

" Comment vas-tu ? "

J'avoue que je ne savais pas trop quoi lui dire. Car après tout, qu'est ce que j'étais venu faire ici ? C'est vrai, je ne la connaissais pas, nous avions simplement passé un après midi ensemble à essayer de survivre. C'était peut-être ça qui nous avait tant rapproché. Enfin rapprochés. Nous n'avions même pas eu le temps de parler.
De plus, je ne me reconnais pas dans façon de faire. Je n'avais pas l'habitude de demander des nouvelles. D'habitude, dans le métier que j'exerçais, les relations n'étaient pas des plus amicales. Certes, la situation était largement différente dans le cas présent. Il s'agissait d'une relation que nous n'avions pas choisi. Nous n'étions pas obligés de nous aider à rejoindre la ville et à quitter cette forêt. Nous n'étions pas obligés de nous voir tous les jours et d'afficher un sourire faussement amical quand nous nous croisions au palais de justice. Et surtout, nous n'étions plus dans les Jeux. Non, là, c'était autre chose qui nous avait rapproché. Quelque chose de plus fort.

J'avais longuement réfléchi avant de choisir de venir la voir. Après tout, peut-être que Isis n'avait pas envie de me revoir. Peut-être qu'elle s'était servie de moi uniquement pour survivre. Tout ceci était trop nouveau pour moi. Je n'avais pas l'habitude de me soucier des gens et encore moins de les aider. C'était peut-être ça, le problème. Je n'avais pas l'habitude de tout ça. Pour moi, c'était une sensation nouvelle de me soucier de quelqu'un. Je n'avais pas d'attache et je n'en voulais pas. Mais rien ne m'empêchait d'avoir des amis, si ? C'était le gouvernement qui nous avait éduqué ainsi. Eduqué était un bien grand mot, oui, mais c'était comme ça que je voyais les choses. Nous étions embrigadés dans leurs idées et nous avions grandi dans ces idéaux. Isis était plus jeune, peut-être que sa situation était différente. Peut-être qu'elle avait plus l'habitude de moi de vivre avec les gens. Mais en tant que vainqueur des Jeux, ma situation avait largement évolué et je ne pouvais me permettre une vie pépère entourés de toute la population. C'était d'ailleurs la principale raison qui me poussait à penser que le feu n'avait rien d'accidentel, bien au contraire. Mais le principal, c'tétait bel et bien que nous étions en vie, non ? J'avais trop de mal avec tout ceci. Des sensations nouvelles, une expérience différente ... tout ceci me faisait réfléchir au monde qui nous entoure, à mes principes et aussi aux autres. C'était difficile pour moi et j'essayais de ne plus y penser, mais c'était difficile. J'espérais vraiment que ma petite soirée avec Isis me permettrait d'y voir plus clair et de pouvoir penser à autre chose. De pouvoir profiter et d'oublier toute cette histoire. Une amitié ne pouvait pas faire de mal après tout, si ?

" Alors heu, tu t'es remise de notre aventure ? "


HJ : Désolée de la mauvaise qualité du rp, j'avoue que je trouve avoir écrit un peu n'importe quoi. Trop sur les pensées de Eamon et c'est hyper brouillon je trouve xD Mais j'étais en cours alors bon (a) Tu me dis si y'a quelque chose qui va pas, je changerai ;)
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MessageSujet: Re: How are you ? {Isis&Eamon}   Jeu 24 Avr - 14:50

    Je paraissais heureuse, souriante, mais au fond de mon être je ne l'étais pas tant que ça. Ce mal être me rongeait de l'intérieur, comme si j'étais en train de pourrir de l'intérieur. Les choses avaient été difficile ces derniers temps. Comment pouvais-je faire pour lutter contre tout ceci ? Je me disais que je ne devais pas m'arrêter de vivre pour ce qui m'était arrivé, Li Mei, cette forêt en feu, pourtant tout ceci restait gravé dans ma mémoire, je n'arrivais pas à me défaire de ces souvenirs récent comme s'ils avaient marqués mon âme plus que je ne l'aurais désiré. Pour le travail, je saurais faire illusion, cette illusion de fragilité, mais aussi de légèreté alors que pourtant, j'avais comme un énorme poids sur les épaules. Il y avait non seulement Danny Clocker qui avait vendu une méchante rumeur à mon sujet. J'avais essayé de ne pas prendre tout ceci en considération, mais avec ces événements, l'émission m'était revenue en mémoire, ajoutant du poids sur mes frêles épaules. Mon esprit était un peu ailleurs donc depuis plusieurs jours, mais je devais à tout prix allez de l'avant. Je devais faire table rase de certaines choses, comme si elles n'avaient jamais été là, mais rien n'était aussi simple que ça. Travaillez ici n'aidait pas forcément à me mettre dans ma bulle et faire comme si le monde extérieur n'existait pas. Mais je devais continuer à venir, ne plus penser à ce que Li Mei avait pu me faire même si ma curiosité était plus grande que je ne l'aurais voulu. J'arrivais, et Eamon était déjà là, ravivant les flammes de ce souvenir dangereux mais bien présent. Je commandais donc deux bières, une pour lui et une pour moi. Je devais me donner un peu de courage. Il me demanda alors comment j'allais. Je voulais esquiver la question mais j'étais terriblement mauvaise pour ce genre de chose alors je ferrais en sorte d'être convaincante, le plus possible en tout cas.

    " Je pense que je pourrais aller plus mal que ça au vu de ce qui s'est passé et toi ? "

    Un fin sourire était né sur mes lèvres, il était feint, il n'était pas vraiment réel, mais je ne voulais pas l'inquiéter de façon inutile. Je ne savais même pas pourquoi il était venu me voir à vrai dire. Il m'avait sauvé, nous avions pu survivre, fin de l'histoire, n'est ce pas ? Mais la presse s'était emparé de ce fait divers. Le feu dans la forêt n'avait pas été naturel, et notre apparition au milieu des flammes n'était pas non plus ordinaire. C'est vrai, Eamon avait réussi à faire le singe dans les branches d'arbres pour nous sortir de là. J'avais cru voir qu'il avait fait partie des Hunter Games, et qu'on me décrivait comme une petite barmaid du Masquerade. Pourtant, nos visages étaient lointains pour la presse qui avait été là ce jour là, mais ils avaient réussi à nous identifier. J'aurais préférée mourir dans ce brasier, peut être que cela aurait donné un nouveau sens à ma vie, mais il faut croire qu'elle me donnait une seconde chance que je devais saisir. Du moins, je devais essayé, ce serait tellement bête qu'on me retrouve dans une ruelle vidée de toute énergie, n'est ce pas ? Mais non, je devais lutter pour ma survie, comme ma sœur le faisait depuis des années. Elle n'était pas morte, simplement plongée dans un long sommeil réparateur. Je m'accrochais à cet espoir là depuis sans doute trop longtemps. Un jour j'arriverais à l'hôpital et on me dira que son cœur a finalement cessé de battre dans sa poitrine malgré tout les efforts que les médecins ont pu faire. Je buvais une gorgée de bière quand Eamon me tira de mes pensées. Il me reposait en somme la même question de façon différente. Je le sentais hésitant. Je me demandais vraiment pourquoi il s'était décidé à venir me voir. Mais pour l'heure, cette question n'avait pas de réponse, et elle n'en aurait sans doute jamais.

    " Je ne sais pas. Peut-on vraiment se remettre complètement d'une telle aventure ? Ne reste-t-il pas éternellement des séquelles mentales ? "

    Je lançais en quelques sortes un petit débat entre lui et moi, je lançais surtout la conversation, car je sentais qu'Eamon ne savait pas quoi dire. Et puis, nous ne nous connaissions même pas à vrai dire, n'est ce pas ?
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MessageSujet: Re: How are you ? {Isis&Eamon}   Jeu 8 Mai - 10:25

Il fallait vraiment que je me décide à réfléchir avant de passer à l'acte. Pourquoi étais-je venu jusqu'ici ? Je n'avais rien à lui dire et je n'avais aucun compte à lui rendre. Pourtant cette histoire nous avait rapproché inévitablement et c'était presque normal voire nécessaire que j'aille lui demander si tout allait bien. Alors sans trop réfléchir j'y étais allé et à cet instant je me tenais devant elle sans trop savoir quoi lui dire. Je remarquais maintenant qu'elle était vraiment belle. L'épisode de la forêt ne m'avait pas laissé le temps d'admirer la beauté qu'elle habitait. Elle était vraiment charmante, et cela aurait pu être déconcertant dans d'autres circonstances. Elle répondit à ma première question et sa réponse me fit sourire. Elle n'avait pas tout à fait tord, nous aurions pu passer plusieurs nuits à l'hôpital si nous avions agi trop tard quand nous fûmes pris au piège par les flammes et les zombies. Pire même, on aurait peut-être pu être contaminé. C'était certainement le pire scénario que l'on pouvait imaginer.

" Je pense aussi que ça pourrait aller au mieux mais on est en vie, c'est le principal je pense. "

On aurait dit que je sortais des Jeux après une finale éprouvante à parler ainsi. Et la situation que nous avions vécu tous les deux n'étant vraiment pas semblable à celle que j'avais vécu par deux fois avant ce changement de gouvernement et l'abolition des Jeux temporairement.

" Bon si la presse n'avait pas évoqué l'incident, ou nous tout au moins, ça aurait été mieux mais bon ... "

Je me laissai aller à dire ce que j'avais sur le coeur. Ce n'était pas mon genre habituellement mais en ce moment je ne me comprenais plus. J'avais besoin d'une pause et d'une remise en question. Je m'étais même laissé penser que j'agissais juste naturellement et qu'auparavant j'avais joué un rôle tout du long, ce qui ne me convenait pas comme réponse, alors j'avais préféré ne pas creuser d'avantage dans cette voie.

Je portai la brasse de bière à ma bouche pour en boire une à deux gorgées. Je n'étais pas trop bière et cela m'étonnait qu'une jeune femme comme Isis se commande une bière elle aussi. Elle m'avait l'air pourtant moins bourrue que cela. Elle répondit ensuite à mon autre question. Une question bidon qui reprenait la précédente en fait, mais elle avait eu la bonté d'y répondre quand même, sous forme d'une nouvelle question, comme dans un débat. J'aimais d'ailleurs la tournure que prenait l'évènement.

" Je pense que ça peut changer quelqu'un ce genre d'histoire, changer sa façon de voir les choses, changer son mode de vie. Certains ne se remettront jamais d'un tel traumatisme alors que d'autres passeront rapidement à autre chose. D'ailleurs, je pensais que j'allais rapidement passer à autre chose et qu'il n'y avait que les Jeux pour me changer complètement. Mais je t'avoue que cet incident me fait me poser pas mal de question. "

Pourquoi est-ce que je me confiais à elle. Je ne connaissais rien de cette jeune femme. C'était peut-être une espionne pour le compte des rebelles ou quelque chose du genre et pourtant je venais de lui confier ce que je voulais absolument garder pour moi. Quelque chose ne tournait vraiment pas rond, en ce moment ...
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MessageSujet: Re: How are you ? {Isis&Eamon}   Dim 11 Mai - 15:08

    Si la présence d'Eamon me faisait plaisir, je me demandais pourquoi il était véritablement venu ici. Il n'a pas le profil du client habituel, il n'a pas du venir souvent dans le coin, mais il est là, alors je prends sa présence comme une sorte de cadeau. Pourquoi cela ? Et bien parce que je lui dois la vie. Sans lui, je ne sais pas si je serais sortie vivante de cette forêt, tout simplement à cause des flammes ou des zombies qui étaient à l'intérieur tout simplement. Et s'ils m'avaient mordus ? Et s'ils m'avaient simplement dévorés ? Plus de Isis, et je n'étais pas persuadé que ma mort aurait fait grand bruit. Peut être qu'on m'aurait rendu un hommage ici à titre posthume et qu'on m'aurait ensuite oubliée comme les perdants des jeux. Qui se souvenait de ceux qui avait perdu si ce n'était pas une connaissance à vous ? Personne ne se souvient d'eux, c'est à peine si l'on se souvient des gagnants, enfin pour ma part, mais je crois que je peux parler pour pas mal de monde. Bref, il m'avait donc demandé comme j'allais et je lui avais répondu de façon franche, que je pourrais aller plus mal que ça au vue des circonstances. Et lui retournant la question je me rendis compte qu'il pensait la même chose que moi, à peu de choses près. Nous étions en vie, n'étais-ce pas le plus important après tout ? Il rajouta néanmoins une chose qui ne m'avait rien fait de particulier : la presse avait parlé de l'incident et apparemment nous avions été repéré.

    " Je ne regarde pas vraiment la presse, je la laisse là où elle est, peu importe ce qu'elle dit, elle ne sera jamais véritablement honnête avec ce que nous avons au dessus de la tête. "

    Oui, la presse, la politique, tout cela, je m'en fichais bien, j'avais bien entendu un avis dessus, mais moins j'en parlais, mieux je me portais, j'avais disons, d'autres chats à fouetter que de cracher sur ce gouvernement. L'humain n'est pas assez bon pour se gouverner lui-même correctement, mais nous n'avons pas d'autres choix, n'est ce pas ? Alors l'on fait avec les moyens du bord, et je m'en accommode très bien. Je vis ma petite vie, c'est largement suffisant. Je bus quelques gorgées de ma boisson, puis Eamon répondit à ma deuxième question, celle qui allait véritablement lancer la conversation entre lui et moi. Et son avis semblait être clair, il se posait de nombreuses questions. Il semblait avoir un lourd fardeau sur le coeur. Je comprenais pourquoi il était venu. Il avait besoin de parler, de parler à quelqu'un qui pourrait le comprendre. Moi aussi, je me posais sans cesse des questions. Cet incident m'en avait fait poser. Celui qui s'était déroulé peu de temps avant avec Li Mei m'en avait fait poser aussi. Je savais, je sentais qu'elle me fuyait ces derniers temps, mais je ne la blâmais pas. Il faudra cependant, un jour crever cet abcès. Enfin, pour le moment, j'étais là à boire avec Eamon.

    " Je comprends ce que tu veux dire. Qu'est ce qui se cache derrière ce feu de forêt ? Pourquoi a-t-il été fait ? Je me pose tous les jours des questions. Je n'ai pas toujours la réponse espérée. Est ce que nous étions visés personnellement ce jour là ? Est ce que c'est le hasard que nous ayons été là ? Je ne sais pas du tout, même si j'aimerais avoir les réponses. "

    Je ne savais pas, j'avais une ou deux hypothèses mais ça ne me paraissait pas très plausible, alors je me disais que peut être Eamon avait des réponses plus réalistes que les miennes.
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MessageSujet: Re: How are you ? {Isis&Eamon}   Mar 20 Mai - 12:40

Je hochai la tête. Isis avait raison, la presse n'était jamais véritablement honnête. Elle en rajoutait toujours un peu pour mettre un peu de piment dans ses propos. Elle pouvait rendre une affaire tout à fait banale en un énorme scoop dont les enfants à l'école ne feraient que discuter. C'était ça, le boulot de journaliste. Rendre la plus ennuyante des nouvelles en un truc énorme qu'il fallait absolument intégrer dans une conversation. Je n'avais compris le tact qu'avaient les journalistes pour parvenir à ses choses là. Les filles avaient l'air de mieux le comprendre que moi. Les femmes s'y intéressaient moins que les filles. C'est certainement ainsi que j'ai bien pu faire la différence. Isis était une femme du haut de ses vingt cinq ans. Je ne me rappelais pas lui avoir demandé son âge un jour. C'était assez malpoli de la part d'un homme d'aller demander son âge à une jeune femme. Aussi je ne pensais pas l'avoir fait. Je penchais plutôt pour l'avoir lu dans la presse qui, elle, ne s'embarrassait pas de scrupules pour dévoiler tout un tas de choses privées sur les gens.

Isis m'avoua se poser les mêmes questions que moi. Je n'étais pas seul, cela me rassurait. Enfin rassuré. A dire vrai je m’en fichais un peu de ce que pouvait penser les autres. Même si ce que pensait Isis, je m’en foutais. Mais j’étais assez perturbé en ce moment pour penser pouvoir m’en préoccuper.

« J'ai bien quelques idées aussi. On nous a piégé, cela n’avait rien d’accidentel j’en reste persuadé. Nous étions visé. Toi, moi, nous deux, je n’en sais rien. Mais tout était visé, tout était prévu. Sauf notre sortie en trombe de la forêt et notre survie. Ca ne m’étonnerait pas que l’un de nous se retrouve dans des situations similaires par la suite. »

En réalité je ne savais pas qui était visé. Si je comprenais bien l’analyse de la situation, Isis était là la première, dans la forêt, puisque c’était moi qui l’avais rejoint dans la cabane. J’étais arrivé en second dans cette histoire. Mais le feu s’était déclenché après mon arrivée au centre de la forêt et c’était lui qui, indirectement, m’avait poussé vers la cabane. Il pouvait y avoir plusieurs explications concernant cela. Or, pour moi, je restais intimement convaincu qu’on avait voulu nous tuer. Isis, moi, ou nous deux. Alors la thèse comme quoi ils avaient voulu nous rapprocher ne collait pas pour mon esprit. Sinon il y avait bien d’autres manières pour rapprocher deux personnes, c’était clair et net.

J’observais Isis du coin de l’œil. Après avoir fini ma phrase, j’étais resté évasif. Pensif. Je n’avais pas peur de me retrouver dans des situations similaires. Non. Ce qui m’inquiétait, c’était de connaître l’auteur de toute cette mascarade. Peut-être qu’ils étaient plusieurs, en fait, peut-être qu’ils nous surveillaient constamment. Peu importe, je n’avais pas peur et même si cela avait été le cas, jamais je ne l’aurai avoué. Ni à moi, ni à personne d’autre, c’était sûr et certain.

« Sans vouloir être indiscret, tu as des ennemis dans le coin ? Des gens avec qui tu aurais eu des différents ? »

J’avais parlé à voix basse en me rapprochant d’Isis. Si on nous observait et qu’on écoutait nos conversations, je ne voulais pas qu’ils puissent tout entendre. J’avais déjà été imprudent en dévoilant mon idée à Isis.
Ma question était indiscrète, elle ne me regardait pas, mais je voulais savoir s’il y avait des gens qui pouvaient être plus suspects que d’autres. La police, ou du moins ceux qui travaillent pour le gouvernement dans la branche de la pseudo justice, cherchait le coupable. Je ne leur avais nul fait pas de mes idées et mes inquiétudes. Je menais justice moi même quand il s’agissait de ma petite personne.
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MessageSujet: Re: How are you ? {Isis&Eamon}   Jeu 22 Mai - 14:46

    La presse, la politique, tout ceci était quelques choses que je n'appréciais pas vraiment, que je ne considérais pas comme étant authentique, autrement dit, ceci ne me servait à rien. Je ne m'y intéressais pas le moins du monde, et puis, nous étions dans une belle dictature, la liberté de la presse ne pouvait pas être totale et puis les politicien étaient pour ainsi dire corrompu jusqu'à la moelle, mais je me gardais bien de dire tout cela à voix haute. Je ne m'y intéressais pas, je constatais simplement ce que je voyais. Si on me disait souvent que j'étais dans mon monde, j'étais très terre à terre par rapport à tout cela. Eamon semblait en tout cas d'accord avec moi sur le fait que la presse n'était pas vraiment honnête avec nous même. Mais ce n'était pas vraiment important. Nous nous posions des questions sur le pourquoi du comment à propos de ce feu de forêt. Il m'avait demandé et je lui avais répondu avec toute la franchise que je pouvais avoir. Je me posais ces questions, mais je n'avais aucune véritable réponse, tout du moins, j'avais de nombreuses réponses, mais je ne savais pas laquelle était la bonne. En travaillant ici, j'ai appris à trier les informations, le vrai du faux, et bien souvent, je ne m'en sors pas trop mal, mais là, j'avais beau émettre toutes les hypothèses possibles et imaginables, je n'arrivais à sélectionner la bonne réponse. Eamon arriverait-il à m'éclairer ? Arriverions nous à nous éclairer nous même à propos de cet événement ? Ou cela nous ferrait-il nous poser encore plus de questions ? Je ne savais pas, mais au fond, est ce que je voulais vraiment savoir ? N'étais-ce pas simplement ma curiosité en surface qui voulait être satisfaite ? Au fond, je n'en avais rien à faire, je continuais à vivre ma vie, à faire comme si rien ou presque ne s'était passé. Au fond, rien ne pouvait m'atteindre, j'étais tellement blindée par la vie que j'avais eu que rien ne pourrais m'arrêter, je continuerais à venir travailler, à me rendre à l'hôpital pour veiller sur ma sœur, à me promener dans la ville dès que j'en avais envie, à faire des rencontres plus ou moins bizarres à chaque coin de rue. C'était cela ma vie, et elle ne s'arrêterait jamais, sauf si on me transperçait le cœur, sauf si on me tranchait la gorge. J'espérais que ce moment n'arriverait jamais mais on ne sait jamais. Li Mei avait failli me tuer sans que je ne comprenne comment elle avait réussi ce tour de force, alors la mort n'était peut être pas si loin que ça de ma petite personne mais je n'y pensais pas. En tout cas, j'écoutais les hypothèses d'Eamon à propos de ce que nous avions traversé ensemble. Il ne semblait pas avoir plus de réponses que moi, émettant les mêmes hypothèses : nous étions visé, au moins l'un d'entre nous deux. L'autre n'avait été là que par accident peut être, je ne sais pas trop ... Je ne disais rien de plus à ce qu'il avait dit, je hochais simplement la tête de façon positive, je pensais exactement la même chose. Comment obtenir une réponse concrète ? Je pourrais tendre l'oreille au Masquerade le soir venu pour écouter des conversations me concernant, mais c'était trop aléatoire pour en savoir plus, rapidement. Puis, la question d'Eamon me concernant ne me surpris pas plus que ça. Je lui répondais sur le même ton, discrètement comme si cette conversation ne devait ps tomber dans de mauvaises oreilles.

    " Je ne me connais pas vraiment d'ennemis. Tu sais, il y a parfois des clients mécontents, mais de là à détruire une partie de la forêt pour me tuer, je ne pense pas que cette animosité soit assez féroce pour cela. Après, la nature de l'homme est devenue telle que ceci ne serait pas impossible. C'est une des hypothèses que je me suis faite à propos de ce feu, mais il y en a tellement qu'il m'est impossible d'avoir la véritable réponse sans plus d'information. Et toi, des ennemis ? "

    Nous étions en train d'essayer de trouver des réponses. Je ne savais pas si cela nous mènerais quelques parts, mais bon, nous allions essayé de mener notre propre vendetta si nous arrivions à quelques choses de plausible.
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MessageSujet: Re: How are you ? {Isis&Eamon}   Mar 27 Mai - 13:28

Des ennemis, moi, je n'en manquais pas. Si on comptait ceux qui oeuvraient contre le gouvernement, ceux qui étaient jaloux de ma réussite tant dans la vie qu'aux Jeux, celles avec qui j'eus un jour passé une nuit ... ça faisait un paquet de gens. Je connaissais certes mal Isis pour me permettre de juger mais elle me semblait être une jeune femme tout à fait correcte. Cela m’aurait étonné qu’elle m’annonce se connaître des ennemis. J’appris aussi qu’elle s’était faite la même idée que moi concernant cet incident. Je ne devenais pas fou, c’était déjà ça. Mais quand elle me retourna la question, c’était assez embarrassant. Je ne voulais pas qu’elle me juge par rapport à ce que j’avais pu faire, aux décisions que j’avais prises ou encore aux opportunités que j’avais su saisir à temps. C’était nouveau pour moi de ne pas vouloir me faire d’ennemis. L’opinion que pouvait avoir Isis de ma personne était, étrangement, importante pour moi. Est-ce qu’il en serait de même pour les autres ? Je ne pouvais y répondre. Pourquoi l’opinion de Isis comptait ? Là encore je n’en connaissais pas la réponse. Isis ne m’attirait pas. Elle était très belle, certes, mais beaucoup trop jeune pour moi et l’épreuve que nous avions traversé m’interdisait, selon mes propres valeurs, de lui briser le cœur si jamais attachement il y avait. Je ne l’avais pas non plus prise sous mon aile. J’étais venu par courtoisie mais aussi par besoin de connaître des réponses à mes questions qui, visiblement, étaient les mêmes chez Isis. Et nous attendions les mêmes réponses que nous n’avions pas.
Récemment, des histoires de mages noirs et de tout un tas de trucs s’apparentant à de la magie étaient venus perturber mon esprit rationnel. Pourtant, avec tout ce qu’il s’était passé dans les arènes des Jeux, avec cette histoire que j’avais vécu dans un magasin de jouets et de poupées vivantes, ce feu qui nous suivait .. Le rationnel ne pouvait plus suffire pour me donner les explications que je recherchais. C’était évident que quelque chose de plus puissant que ça agissait. J’avais honte d’en parler. On me prendrait pour un fou si quelqu’un d’encore plus rationnel que moi écoutait mes histoires. Alors je préférais me taire, même auprès de Isis. Je n’avais pas envie qu’on me prenne pour un fou. Pourtant, je savais que ma théorie était fondée et qu’il existait quelque part ces gens capables de métamorphose. Toutefois, je gardais ceci sous le silence absolu.

« Tu sais, avoir participé aux Jeux et avoir délibérément choisi de m’allier au Gouvernement … Ce n’est pas fait pour plaire à tout le monde. J’ai beaucoup d’ennemis, vraiment beaucoup. Les familles des tribus ayant perdu la vie dans l’arène, les condamnés des procès du Conseil, les filles à qui je n’ai plus donné signe de vie … ça fait beaucoup, beaucoup de gens. »

C’était dit et ce n’était que l’entière vérité, après tout. Pourquoi mentir quand on sait pertinemment que la vérité finit toujours par nous rattraper ? Vouloir se cacher des ennemis était idiot. Tout le monde savait bien que les quelques rares personnes ayant accédé au pouvoir suscitaient l’envie, le désir et la vengeance de ceux qui sont restés dans l’ombre.
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MessageSujet: Re: How are you ? {Isis&Eamon}   Ven 30 Mai - 14:35

    Apparemment, je n'étais qu'un possible dommage collatéral dans ce feu ce forêt, j'étais là au mauvais endroit, au mauvais moment. A moins que ce ne soit pas cela. Parfois, on pense qu'une personne est visée mais avec les bonnes informations, on se rends compte que ce que l'on pensait vrai est simplement faux. Au vue des relations d'Eamon, la logique voulait donc que ce soit lui qui soit visé et non moi, mais je n'en étais pas certaine. Et s'il y avait une troisième personne dans l'équation et que cette personne n'avait pas pu rejoindre la cabane et qu'elle soit morte dans ce feu ? C'était une autre hypothèse même si elle n'était pas celle qui je privilégiais pour le moment. Je restais cartésienne, j'évaluais les probabilités, et il était pour le moment facile à dire qu'Eamon était la cible de cette curieuse attaque. Pourtant, il n'avait pas plus de réponses que moi. Il semblait être venu ici pour avoir ces réponses, ou plutôt pour rayer quelques hypothèses sur la liste qu'il avait dans sa tête. En venant ici, il me permettait par la même occasion de me faire une idée plus précise du pourquoi, du comment de cette affaire, mais non, nous n'avancions pas suffisamment pour avoir la pleine connaissance à propos de cet événement. Il semblait avoir véritablement beaucoup d'ennemis, au vue de son passé récent, mais je ne lui en voulais pas, nous avions survécu, et puis dans ce n'est pas comme si ce genre d'attaque se dressait chaque jour contre nous.

    " J'ai perdu une amie lors d'une des éditions des jeux, tu sais. Mais le passé devrait resté dans le passé, c'est ce que je me dis souvent. Pourtant, je crois que même si on essaye de raisonner comme ceci, et bien, il nous rattrape un jour ou l'autre même si on veut aller de l'avant. J'essaye de vivre ma vie ici, le plus tranquillement possible mais une partie de moi est toujours dans ce passé, parce que je ne peux pas aller de l'avant comme je le devrais. "

    Je lui parlais de façon très sincère. Je vivais dans le passé en partie : cette amie qui avait été tué lors d'une des trois éditions des jeux, ma soeur dans le coma. Ces deux choses étaient un grand frein pour que je puisse allé pleinement de l'avant, surtout ma soeur. Si jamais elle mourrait définitivement, cela me ferrait du mal, mais peut être que j'arriverais à aller de l'avant. Si jamais elle sortait un jour du coma, je pourrais lui raconter comment le monde est devenu et nous pourrions nous diriger vers un autre futur ensemble. Mais sa situation n'évoluait guère depuis déjà trop longtemps. Il n'y avait pas eu de changement depuis que nous avions émigrées ici à la Nouvelle-Orléans, un état stationnaire qui durait depuis un bail, mais jamais on ne la débrancherait, jamais, sauf si par malheur, ces organes cessaient de fonctionner avec le temps mais comme ce n'était pas le cas.

    " En gros, nos questions sont toujours là. Les réponses sont un peu plus affinées, mais il nous manque des informations pour comprendre lequel de tes ennemis auraient pu vouloir te voir mort, à ce moment précis. Je ne sais pas, peut être que c'est la date d'un événement important pour la personne, les personnes ? Je ne sais même pas si cela est l'oeuvre d'un ou plusieurs individus. C'est tellement frustrant de ne pas savoir ... "

    N'est ce pas ? Quand on cherche une réponse, qu'on a des bouts d'informations mais qu'ils sont insuffisant pour avoir une réponse complète, c'est toujours le cas à mon sens ...
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MessageSujet: Re: How are you ? {Isis&Eamon}   Ven 30 Mai - 21:04

Isis m’avoua avoir perdu une amie lors des Jeux. A ce moment là, je ne savais pas qui était cette personne ni dans quelle édition elle avait été tuée. De plus, je ne savais pas qu’elle se trouvait toujours dans le coma, quelque part dans une chambre de l’hôpital. Je ne savais rien de tout cela et j’étais à milles lieux d’y penser. En revanche, ce qu’elle m’avait dit me toucha. Isis semblait vivre dans le passé même si sa morale lui intimait d’aller de l’avant. Je ne pouvais pas comprendre ce qu’elle vivait. Je n’avais jamais connu de situation similaire, je n’avais aucune attache. Personne qui m’attendait à la maison, personne à qui me confier. J’étais seul et pour moi, aller de l’avant était chose facile. C’était d’ailleurs ce que j’avais toujours fait, sans problème. Sans jamais me soucier du mal que je pouvais causer. Car les autres, tant qu’ils ne m’atteignaient pas, et bien je m’en fichais. Je ne pense pas qu’on puisse changer. Je resterai comme ça jusque dans mes vieux jours, j’en étais convaincu. Et de toute façon, je ne voulais pas changer. C’était une carapace qui me protégeait de ce que je ne voulais pas voir. Je me voilais la face mais j’étais bien ainsi.

Je ne pus que hocher la tête après ce qu’avait dit Isis. Elle avait résumé ce que j’étais sans forcément s’en rendre compte. Nous étions bien différents. Raccrochée à son passé et voulant aller de l’avant, raccroché au futur et au pouvoir qu’on m’avait donné. Oui, nous étions différents. La jeune femme enchaina alors sur toute une série de questions qui continuaient dans le sens que nous cherchions. Nous voulions des réponses et je pensais qu’on pouvait y arriver.

« Tu sais, je ne me rappelle plus de la date de cet incident. Et je dois avouer que je connais bien peu mes ennemis. C’est pas très malin. Moi je pense que c’était une seule personne. T’as entendu parler de ces sorciers ? Imagine que ce soit un d’entre eux. Ca expliquerait pourquoi le feu nous encerclait et pourquoi des zombies sont apparus subitement. »

Bon voilà, c’était dit. Peut-être qu’elle allait me prendre pour une fou avec cette histoire de sorcier et de magie, il n’empêche que c’était un fait avéré. Il existait des gens avec des pouvoirs et je ne doutais pas qu’ils soient capables d’animer un feu de forêt comme celui auquel nous avions survécu. Je restais également convaincu que celui ou celle qui avait fait ça n’avait pas pu finir sa mission. Il ou elle aurait pu nous tuer quinze fois. Faire craquer l’arbre ou la cabane. A moins que ce ne soit pas notre mort qu’il veuille.

« Et si c’était un test ? Une épreuve ? Qu’on ne voulait pas notre mort ? »

J’avais formulé mon idée à haute voix. Même si je m’étais exprimé rapidement, j’avais tout de même conservé le ton bas que nous avions adopté pour discuter. Ces sorciers pouvaient peut-être se fondre facilement dans la masse. Peut-être même que le serveur en était un. Il fallait rester prudent, plus que jamais.
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MessageSujet: Re: How are you ? {Isis&Eamon}   Dim 1 Juin - 23:42

    Je lui disais que j'avais perdue une amie lors d'une des éditions des jeux auxquels il avait participé, mais il ne devait plus se souvenir de la jeune femme. Et puis, pourquoi est ce que je devais lui en parler ? Non, je n'avais pas à lui en dire plus au contraire, il n'avait pas à s'en soucier, et moi non plus je ne devrais pas, mais quand vous perdez une amie sincère, une amie proche de cette façon, vous ne pouvez pas la jeter à la poubelle et simplement l'oublier comme un vieux détritus, ce n'est pas humainement possible. Et puis, ce qui me faisait me raccrocher au passé, c'était surtout ma soeur qui était toujours dans le coma depuis tellement de temps que je ne m'en souvenais plus précisément : 6, 7, 8 ans ? Peut être plus ? Je ne saurais le dire, et c'est peut être mieux ainsi. Je ne me dis pas précisément depuis combien temps les rôles se sont inversés, depuis combien de temps je veille sur elle alors que jusqu'à présent, c'était elle qui veillait sur moi. J'aurais pu la laisser là où nous étions avant de migrer à la Nouvelle-Orléans, mais je n'ai pas pu m'y résoudre, j'ai fait des pieds et des mains pour l'emmener avec moi, et même si cela n'a pas été simple, j'ai réussi ce tour de force et j'en suis à quelques parts fière même si ce n'est que pour parler sans avoir de réponses. Je sais qu'elle m'entends, parfois, sur le moniteur, on dirait que son cerveau essaye de la faire réagir pour qu'elle me réponde, mais elle ne bouge pas d'un poil. A part sa poitrine qui se lève toujours de façon régulière avec la respiration, le reste ne bouge pas, elle n'a que la peau et les os d'ailleurs depuis qu'elle ne peut plus rien faire. Le jour où elle se réveillera, j'aurais tellement de choses à lui dire, sauf si elle le sait déjà, qu'elle se souvent de tout ce que j'ai pu lui raconter pendant ce long sommeil. On ne se réveille pas d'un coma aussi long sans séquelles, peut être qu'elle m'aura oubliée, peut être qu'elle ne pourra plus me parler, qu'elle sera comme un légume. Si seulement les choses avaient pu se passer autrement, si seulement, mais je ne peux pas changer la réalité des choses, c'est comme ça. Bref, simplement en lui disant cela, tout ces souvenirs et ces espoirs pour le moment déçus m'étaient revenus en tête. Eamon me répondit alors en me disant qu'il ne se souvenait plus de la date de l'incident, que cela n'avait donc pas d'importance ? Il me dit encore que cela était sans doute l'oeuvre d'une seule personne, d'un sorcier, d'une personne ayant des capacités lui permettant de nous encercler par le feu et de faire venir des zombies dans notre direction. Je dois avouer que je ne connaissais rien à ces individus. Dans mon esprit, cela faisait référence à de vieilles femmes, avec un bouton sur le nez, une peau toute ridée, un chapeau pointu et un balai en guise de moyen de locomotion. Une idée très folklorique j'en conçois d'une sorcière mais je n'avais pas tellement lu à leur sujet. Pourtant, j'étais presque persuadée d'avoir eu à faire à l'un d'entre eux récemment, ce Jonas Marcus Crane semblait être venu d'un autre âge, sans doute sortait-il d'un long sommeil lui aussi, ou peut être avait-il voyagé dans le temps, je ne saurais trop dire. L'hypothèse d'Eamon semblait farfelue, mais au vue de ce qu'était devenu le monde, elle ne paraissait pas si impossible que ça. Je faisais une petite moue dubitative néanmoins. Il me dit alors que ceci n'était peut être qu'un test. Que la personne qui avait fait ça ne voulait pas sa mort, notre mort et là, je devais avoué que j'étais complètement perdue.

    " Admettons que ce soit un sorcier, pourquoi nous aurait-il testé ? Pourquoi n'aurait-il pas voulu notre mort dans cette forêt ? S'il a simplement déclenché le feu et fait apparaître les zombies, il a sans doute pensé à tord que nous ne pourrions pas y échapper, non ? A quoi ce test servirait-il ? Je dois avouer que là, je suis perdue. Je ne vois pas l'intérêt d'une telle chose, mais si tu pose la question, peut être que tu as une idée plus précise ? "

    Beaucoup de questions et encore moins de réponses. Cette expérience nous liait à jamais, Eamon et moi, et nous étions en train de chercher pourquoi lui, pourquoi moi, pourquoi nous deux à vrai dire ? Peut être que le hasard avait bien fait les choses, je ne saurais dire, c'était tellement hors norme.
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MessageSujet: Re: How are you ? {Isis&Eamon}   Jeu 5 Juin - 11:24

Isis avait mis un petit moment avant de me répondre. Je la suspectais de repenser à ce passé, à cette amie perdue. Je n'avais pas envie de briser le léger silence qui s'était installé. Penser au passé pour nous permettre de ne pas refaire les mêmes erreurs dans le futur. C'était ainsi que je voyais les choses, peut-être que Isis pensait de même. Peut-être pas. Quoi qu’il en soit, je préférais la laisser revenir d’elle même à la conversation. Briser les souvenirs d’une personne, c’était peut-être la pire chose qui pouvait arriver. Et puis, tout le monde pouvait avoir des moments de nostalgie. Peut-être qu’elle allait m’en parler. Peut-être qu’elle engagerait sur la suite de la conversation, à savoir mon hypothèse sur les sorciers. C’était préférable. Si cette amie était une des personnes que j’avais tué de sang froid, alors Isis ne me ferait plus confiance. Qui pourrait faire confiance à un assassin ? Pourtant je ne me considérais pas comme tel. Le gouvernement voulait que l’on soit ainsi. Et si j’avais peu de considération de la vie des autres, j’avais quand même sauvé Isis et d’autres gens lors des procès du Conseil. Je faisais ce qui me semblait juste sans me préoccuper de ce que pensait les autres. Même si Isis me voyait comme un criminel et qu’elle pensait que j’avais pris du plaisir à tuer ces gens, peu m’importait. J’avais une carapace naturelle contre les pensées des autres à mon égard. Je prenais les compliments, je brulais les insultes. Toutefois, la situation était différente. Je pouvais peut-être voir en Isis une amie que la vie m’avait apporté. Une amie en qui je pouvais avoir confiance même si mes secrets resteraient miens jusque dans la tombe.

La jeune femme ne semblait pas partager mon idée concernant le test à l’épreuve possible que nous avions subi dans la forêt. C’était une idée comme une autre et le fait qu’elle me demande si j’avais une idée plus précise comme si la question que j’avais soulevé était une aberration m’avait légèrement contrarié. Non pas que je n’aimais pas que l’on mette ma parole en doute, puisque ça c’était une chose que j’appréciais vraiment que moyennement. Ici il s’agissait plus du fait de devoir justifier ma pensée. En fait, j’avais presque espéré que Isis adhère totalement à l’idée et qu’elle puisse m’éclairer sur cette éventualité. Je n’avais pas prévu ce retournement de situation.

« Je t’avouerai que je n’en sais pas plus. C’est une idée comme une autre qui m’a traversé l’esprit à un moment donné. Comme tu l’as dit, le feu et les zombies ne nous ont pas tué. Pourtant celui ou celle qui a fait cela savait sans doute que ce n’était pas cela qui allait me tuer vu ce qui s’était passé lors des Jeux. Enfin j’en sais rien mais il est possible qu’il ait fait cela et qu’il n’ait pas surveillé ensuite. Et c’est donc comme ça qu’on s’en ait sorti. Sinon, une épreuve pour nous rapprocher. On a peut-être une force commune qu’il voudrait exploiter s’il arrivait à nouveau à nous mettre dans une situation délicate ? »

Mon discours était dénué de sens. Totalement. J’avais fait un croisement entre la possibilité que Isis ait raison et que nous aurions bien dû mourir ici et le fait que je puisse avoir raison et que la personne avait souhaité que la jeune femme et moi même nous rencontrions pour une éventuellement future épreuve. Je n’en savais pas plus et au fil de notre conversation, nous avions de plus en plus de questions avec de plus en plus de réponses à trouver.
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MessageSujet: Re: How are you ? {Isis&Eamon}   Jeu 5 Juin - 16:10

    Nous discutions, nous parlions, nous émettions des hypothèses, mais les réponses n'arrivaient pas, et je ne voyais pas comment elles pourraient arrivées. Plus nous partagions notre point de vue sur cet événement, plus nous avions d'hypothèses, plus nous avions de possibilités de réponses. Qu'est ce qui nous plaisait le plus pour le moment ? Impossible à dire, car tout était bien confus dans ma petite tête, je n'arrivais à trier les informations que je recevais, qu'elles proviennent de mon propre cerveau ou de la bouche d'Eamon. J'avais cette impression d'avoir un discours totalement stérile, et ça ne me plaisait pas le moins du monde, je dois l'avouer, pourtant, il allait bien falloir sélectionner des informations, en laisser de côté quelques unes afin d'aller de l'avant, de voir simplement un peu plus clair. Pourtant, je n'arrivais à rien, mon cerveau était embrouillé dans une mélasse qui semblait emporter mes pensées dans des sables mouvants, et plus je bougeais, plus je m'enfonçais sans possibilité de ressortir. Eamon me répondit donc et m’emmêla encore plus les idées. Ce n'était pas de sa faute, mais il donnait une nouvelle hypothèse, celle qui faisait que cette épreuve avait été là pour nous rapprocher, lui et moi. Mais la question lancinante revenait : pourquoi ? Pourquoi nous deux ? A la rigueur, je pouvais comprendre pourquoi on en avait voulu à Eamon, avec son implication dans les jeux et tout ça, il était possiblement une personne à abattre, mais moi, je n'avais jamais fait de mal à une mouche, je n'étais qu'à l'air libre depuis que ma sœur était dans le coma même, c'est pour dire. Mon expérience et mon vécu était donc assez limité.

    " Tu as peut être raison, mais honnêtement, je ne sais pas comment on va avoir une réponse concrète. On donne des hypothèses mais peut être que nous sommes complètement à côté de la plaque. Tu connais des sorciers ? Peut être que si tu en connais un de confiance, que tu lui soumette la situation que nous avons vécu, et bien, peut être qu'il pourrait te dire qui a pu faire ça ? Enfin, je ne sais pas, c'est une idée comme ça, parce que moi, je n'en connais pas vraiment, en dehors d'ici, je n'ai guère de relations sociales ... "

    Je ne savais pas comment il prendrait cette possibilité là, mais à mon sens, elle était la meilleure carte que nous avions à jouer. Connaissait-il seulement un sorcier de confiance ? Personnellement, le seul que je connaissais, enfin, connaître été un bien grand mot été ce Jonas Marcus. Depuis que je l'avais guidé par ici, je ne l'avais pas revu, sans doute n'était-il pas si loin que ça mais bon, je restais beaucoup par ici alors c'était un peu difficile.
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MessageSujet: Re: How are you ? {Isis&Eamon}   Ven 6 Juin - 13:47

Ce que venait de proposer Isis était intéressant. Un sorcier serait sans doute plus à même que nous à trouver les réponses. Il connaissait sa communauté et savait certainement reconnaître les siens. Alors oui, c’était une bonne idée que d’aller consulter un sorcier pour qu’il nous donne des réponses. Seulement voilà, restait un problème majeur à régler : le sorcier. Pouvait-on leur faire confiance ? Je devenais de plus en plus paranoïaque et ce pour tout type de situation. Ici ma vie avait été en danger et je voulais me venger de ma possible mort. Certes, j’étais en vie et je m’en étais plutôt bien tiré mais je n’allais pas laisser passer un événement si important. Car il ne dépendait pas seulement de moi. Isis aurait pu aussi et qui pouvait nous prouver qu’il n’y avait pas d’autres personnes dans cette forêt ? Qui pouvait nous dire qu’ils n’avaient pas retrouvé de cadavres complètement cramés ou bouffés à moitié par les zombies qui rodaient ? Personne n’avait fait un communiqué de presse sur l’état des lieux après que les secours aient pris le feu en charge. On avait parlé de nous et on avait ravivé l’image que j’avais de moi même. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas fait la une des journaux et pour tout dire, cela m’avait manqué. Enfin bon. Les magasines n’avaient pas parlé d’autre chose après coup. Il n’avait pas dit si le feu avait été maitrisé totalement, si les zombies avaient été repérés, si les autorités avaient une piste. Rien. La population avait du passer à autre chose aussi rapidement qu’elle s’était intéressée à l’affaire. C’était toujours comme ça pour toutes les histoires de toute façon. Les gens manquent cruellement de sujets de discussion alors tout est bon à prendre, surtout quand il s’agit de choses récents dont tout le monde a entendu parlé au moins brièvement. Mais seulement voilà, il restait des gens, comme Isis, comme moi, qui aimeraient connaître le fin mot de cette histoire. Les coupables avaient-ils été arrêtés ? Nous n’en savions rien et je me doutais bien que personne n’en reparlerait dans les journaux. C’était un fait divers clos et archivé à présent. Les journalistes cherchaient d’autres scoops à explorer. Dans un sens, tout serait plus simple pour nos recherches. Les papiers à ragots n’interviendraient pas dans notre enquête personnelle et tout cela avancera beaucoup plus vite.

Je réfléchissais à la nature de mes connaissances. Un sorcier en qui j’avais suffisamment confiance ? Il faut dire que je n’avais jamais trop demandé aux personnes qui m’entouraient s’ils étaient sorciers ou humains. Ce n’était pas quelque chose de très courant dans les conversations, ni quelque chose de très poli à demander. Alors honnêtement je n’en savais rien. Et puis, je ne faisais pas assez confiance aux autres pour leur donner de quoi débattre, en particulier si cela avait un rapport avec cette histoire. Donc non, la réponse était simple. Je n’en connaissais pas. J’avais beau tourné les choses dans mon esprit de telle sorte que je puisse y réfléchir dans tous les sens, la réponse restait toujours négative.

« Malheureusement non. Disons que les gens que je côtoie .. bah j’ai pas pour habitude de leur demander la nature de leur sang tu vois. Je ne sais s’ils sont sorciers ou humains. Et personne n’a de dette envers moi. Sinon on aurait pu lui demander de la rembourser de cette façon mais bon, rien de ce côté là non plus. Et toi, tu n’as pas un ami d’un ami ou autre ? »

Tout était bon à prendre, de toute façon.
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