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 How are you ? {Isis&Eamon}

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MessageSujet: Re: How are you ? {Isis&Eamon}   Sam 7 Juin - 23:51

    Un ami d'un ami ? Encore aurait-il fallu que je le connaisse, ce qui n'était pas le cas, et comme lui, je ne demandais pas aux gens s'ils étaient sorciers, skinchanger ou simplement humain. Il n'y avait guère que ce Jonas Marcus Crane qui pourrait peut être me donner une information, mais je n'avais aucun moyen de le contacter. Je l'avais croiser, comme ça par hasard, je l'avais guider dans la ville, mais je n'avais pas gardé le contact avec cette personne qui s'apparentait simplement à un sorcier, même si j'étais un peu sceptique par rapport à ces révélations. Ce n'est pas que je n'y crois pas, mais je préfère être prudente vis à vis de tout cela. Je le regardais donc avec un air un peu dépité. Nous avions une envie furieuse de connaître la vérité mais il semblerait que celle-ci ne veuille pas venir à nous. Fallait-il tout simplement oublier cet événement ? Je veux dire, se faire une raison que tout cela n'était pas contre nous ? Il le faudrait mais ce serait difficile, parce que notre curiosité n'était pas assouvie.

    " Je n'ai pas vraiment de connaissance de ce type non plus. Donc, je ne crois pas que nous allons avoir une véritable réponse à propos de tout ceci, mais peut être que ce n'est pas si mal que ça, non ? Je veux dire, on aimerait bien connaître le fin mot de l'histoire, mais si jamais on le sait peut être que cela nous ferra plus de mal que de bien ? "

    Oui, en le disant à Eamon, j'essayais moi-même de m'en persuader, mais je n'en étais pas convaincue, cela devait se sentir dans mon intonation d'ailleurs. Et si nous parlions d'autres choses ? Et si nous apprenions vraiment à nous connaître ? Parce que finalement, je ne connaissais rien d'Eamon ou presque. Je savais qu'il avait participé aux jeux lors d'une des éditions, mais au delà de ça, qu'est ce que je savais de lui ? Rien ou presque, mais voudrait-il en parler ?

    " Et si nous parlions d'autres choses plutôt que de continuer à nous torturer l'esprit avec ça ? Et puis, peut être que la réponse arrivera quand on ne s'y attendra plus, qui sais ? Enfin, si tu as envie de parler d'autres choses évidemment. "

    Je ne voulais pas le forcer d'aucune manière, mais visiblement, nous avions fait le tour de la question pour le moment, parce que par la suite peut être que tout s'éclaircira, ou au contraire, peut être que tout deviendra encore plus sombre, comme si ce feu était l'objet d'un immense complot visant à détruire la Nouvelle-Orléans, nous obligeant une nouvelle fois à plier bagage pour une autre destination. Je ne me voyais plus partir d'ici. J'avais fait le tour avec ma mère. Nous avions débuter ici, pour ainsi dire la boucle était à présent bouclée, non ? Enfin, je dis ça, mais peut être que ce ne sera pas le cas, l'avenir nous le dira.
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MessageSujet: Re: How are you ? {Isis&Eamon}   Dim 8 Juin - 10:13

La jeune femme semblait vouloir boucler la conversation sur le sujet. Après tout, elle avait peut-être raison. Peut-être que la solution à nos problèmes viendraient naturellement, sans que nous la cherchions, au moment où nous commencerions à oublier cet incident. Mais moi, je n'avais pas envie d'oublier et de ne pas chercher. J'étais -et je suis toujours d'ailleurs- une tête dure, une tête brûlée. Jamais je n'abandonne sans avoir eu la réponse à mes questions, sans avoir la solution à mon problème. Que ce soit moi qui la trouve ou quelqu'un d'autre, peu m'importait tant que je connaissais le fin mot de l'histoire. Pourquoi Isis voulait-elle arrêter de creuser ? Là encore pleins d'hypothèses me sautèrent au visage. Peut-être que c'était elle qui avait tout organisé et qu'elle s'était fait prendre à son propre piège. Peut-être qu'elle était simplement terrorisée à l'idée de savoir qu'elle pouvait être la cible d'un être malveillant. Il y avait de très nombreuses possibilités. J'aimais toutefois la seconde hypothèse beaucoup plus que la première. Car dans ce cas, je me confiais à quelqu'un qui voulait me tuer. Et ça ce n'était pas le plus judicieux. Pourtant, vouloir amener la conversation sur un autre sujet -si j'en avais envie- c'était dévier la discussion sur ce qui nous intéressait tous les deux. Vouloir apprendre à se connaître certainement. Dans d'autres circonstances, je me serais volontiers prêté au jeu. J'aimais parler de moi, en faire des tonnes, raconter des choses fantastiques qui m'étaient réellement arrivées. Oui c'était vraiment plaisant. Mais là, qui me disait qu'elle ne s'en servirait pas contre moi ?!
Je devenais vraiment parano. Déjà que je l'étais suffisamment pour ne jamais dire la vérité sur tout un tas de choses quand j'étais au Conseil, alors là ça devenait carrément flippant. Me méfier d'une fille dont j'avais sauvé la vie. D'accord, peut-être qu'il y avait un peu trop de "peut-être" et de "si" dans ma logique. Il y avait aussi un énorme tas de questions communes avec celles de Isis. N'était-ce pas suffisant pour me faire entendre raison ? Je ne répondis d'abord rien, finissant mon verre et restant le regard vague, perdu dans mes pensées. Trop d'idées se bousculaient dans ma tête, je croyais devenir fou, à force. Puis je tournai les yeux vers Isis.

" Tu as sans doute raison. Oublions cette histoire et parlons d'autre chose. Mais comme tu t'en es sans doute aperçu, je ne suis pas un bon compagnon pour lancer les discussions. Alors je vais faire simple et classique : parles moi de toi. "

Petite feinte. Peut-être que j'en apprendrai d'avantage sur mon adversaire qui essayait de me tuer. Ou alors, peut-être que cela me démontrera à quel point je suis devenu dingue. Je voyais le mal partout, comme si on essayait de me tuer en permanence, comme si j'étais un criminel en fuite, comme si je connaissais quelque chose de dangereux contre le gouvernement et qu'il fallait m'éliminer sur le champ. Je devais arrêter de prendre les gens pour de dangereux tueurs à gage. La plupart étaient inoffensifs, ils ne feraient pas de mal à une mouche. Et j'avais du mal à croire -du moins ma partie du cerveau qui était totalement lucide et pas embrumée par toutes ces absurdités- que Isis pouvait vouloir du mal à qui que ce soit. Je devais lui faire confiance, me faire confiance et apprendre à vivre sans craindre de mourir. J'avais passé trop de temps dans les arènes à me confronter à la mort pour avoir peur d'elle. Et là, mes jours n'avaient plus l'air en danger. Il fallait que j'arrête, que je me calme, que j'oublie et que je profite de l'instant présent.
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MessageSujet: Re: How are you ? {Isis&Eamon}   Jeu 12 Juin - 1:54

    Oublier cette histoire ne serait sans doute pas possible, elle nous trotterait dans la tête de façon inlassable, mais nous avions multiplié les hypothèses, elles semblaient être toutes aussi crédibles les unes que les autres, du coup, nous n'avions pas de réponses. Pourquoi se borner à vouloir à tout prix trouver la solution ? Nous avions des éléments de réponses : un sorcier serait à l'origine de tout cela, il faudrait donc en trouver un qui puisse nous apporter des réponses, n'est ce pas ? Le bémol était que nous n'avions pas vraiment cela dans nos cercles de connaissances, ou alors nous n'étions pas au courant évidemment, parce que cette nature là n'est pas marquée sur le front de chacun. Cela serait bien trop simple si nous pouvions les identifier aussi facilement, n'est ce pas ? Je ne savais pas trop ce qu'en penserait Eamon, peut être qu'il trouverait ça louche que je veuille arrêter de parler de ça, mais quand une énigme n'a pas de solutions apparente, et bien, on passe à une autre, non ? C'est ce que je fais, sans pour autant oublier cette première énigme. J'avais du mal à me dire que j'allais pouvoir parler d'autres choses avec Eamon. En effet, à part cet événement, qu'est ce que nous étions l'un pour l'autre ? Deux parfaits inconnus. Il me dit cependant que j'avais raison, que nous devrions parler d'autres choses, il me proposa alors de parler de moi. D'accord, cela ne me dérangeait pas le moins du monde, mais je ne savais pas tellement quoi dire. Ma vie était un peu insipide, non ? Pourtant, j'allais lui raconter des choses de ma vie, comme pour enfin tisser un lien plus intime que celui d'un sauveur dans la forêt en feu. Parce que oui, pour moi Eamon représentait ce sauveur, celui qui avait donné de sa vie pour sauver la mienne, car sinon, je serais peut être restée dans cette forêt, mangée par le feu et les zombies, mais j'étais là en bonne santé, tout le contraire de qui aurait été moi s'il n'avait pas été là.

    " D'accord, donc, je vais essayé de ne pas t'endormir, enfin je vais te faire un bref résumé. Donc, j'ai 24 ans, je suis barmaid et pianiste ici même depuis que la Nouvelle-Orléans est devenu la capitale. Je suis née ici, et bizarrement, j'y suis revenue, comme si j'étais irrémédiablement attirée par cette ville. J'en suis partie alors que j'étais gamine, ma mère était une musicienne de renom et à l'époque le monde n'était pas comme aujourd'hui, du coup, j'ai fait un peu le tour du monde, tout du moins dans les parties anglophones, comme ça pas de barrières de la langue. J'ai une grande soeur que j'adore. Euh, je ne sais pas ce que je peux te dire de plus en fait ... "

    Je le regardais alors avec une petite moue suivi d'un petit rire. Je ne savais pas trop parler de moi, je ne savais pas tellement dire ce qui était important sans que je révèle des choses bien trop intime. Il n'avait pas à tout savoir non plus. Là, il en savait bien plus que beaucoup de personnes à vrai dire. J'étais franche avec lui, je lui faisais confiance, parce qu'il m'avait sauvé la vie, mais peut être que cette confiance n'était pas bien placée après tout ...
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MessageSujet: Re: How are you ? {Isis&Eamon}   Sam 14 Juin - 19:59

Quelque part, je l'enviais. Si elle a pu voyager à travers les continents alors qu'elle avait seulement vingt quatre ans ... c'était envieux. A son âge, j'étais dans un quartier mal famé à chercher la femme qui m'avait brisé le cœur pour ne plus jamais pouvoir le recoller. Je n'avais jamais quitté les Etats Unis, j'avais voyagé de villes en villes sur ce même continent. Et aujourd'hui, à presque quarante et un ans, je ne connaissais rien d'autre. Certes, cela ne me manquait pas. Les voyages grâce à la LSD des sorciers c'était suffisamment grisant pour que je n'ai pas besoin d'échapper à cette nation. Pour autant, Isis était revenue et je ne comprenais pas pourquoi. La vie était sans doute meilleure ailleurs qu'ici. Alors pourquoi revenir ? Des attaches sentimentales, un retour à la case départ ? La jeune femme n'avait pas raconté l'intégralité de sa vie. Et je la comprenais, il y avait sans doute des choses qui ne me regardaient pas à l'intérieur de son récit. De plus, j'aurai trouvé ça déplacé de lui poser des questions afin d'approfondir sur la question. C'est pourquoi je hochais simplement la tête.

" J'aurai aimé voyager moi aussi ... "

Mais je n'ajoutais rien à cela. Oui j'aurai voulu voyager mais non, je refusais d'admettre que j'avais potentiellement raté ma vie. Après tout, nous étions des milliers à n'avoir jamais mis un pied sur un autre continent ou même dans un autre pays. Mais j'avais fait le tour des Zones de l'époque, j'avais été adulé et invité à des soirées mondaines que peu de gens avaient le privilège de côtoyer. J'avais des passe-droits dans des endroits divers et variés. J'étais plutôt heureux dans ma vie.

" Je suppose que c'est à moi de te conter ma vie. Je vais avoir quarante et un an dans l'année qui défile et je n'ai jamais quitté les Etats-Unis que j'ai pourtant visité de fond en comble. Par deux fois j'ai participé aux Jeux, lesquels j'ai gagné la seconde fois. Anciennement juge et mentor, je suis aujourd'hui membre du Conseil. Et contrairement à toi, je n'ai pas de famille. "

Sur ce dernier point, j'avais la mine renfrognée, mais fière. Je n'avais pas d'attache, personne qui m'attendait le soir. Je pouvais amener le nombre de femmes que je désirais à l'appartement, une conquête différente à chaque fois ou une régulière. En fait, je me fichais totalement des sentiments. Je n'en avais plus et je savais que je n'aimerai jamais plus. Elle m'avait par une fois brisé le cœur, jamais les morceaux se recolleront tendrement. Aujourd'hui, c'était comme s'il était cloitré dans une barrière de béton et de fer. Impossible à défaire, impossible à atteindre. Je serai seul, seul à jamais perdu dans des émotions. Les sentiments n'existent plus chez moi. Pour autant, je vis largement mieux sans qu'avec. Je me sens libre, libre comme l'air ou libre comme n'importe quel mortel possédant autant de passe droit que moi. Oui, c'était ainsi que j'étais bien. Je n'avais besoin de rien d'autre. Ni besoin de personne.
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MessageSujet: Re: How are you ? {Isis&Eamon}   Jeu 19 Juin - 15:55

    Je lui avais donc parler de moi, un peu, je n'avais pas tout dit, je ne le connaissais pas vraiment après tout, mais peut être que nous allions devenir amis. Peut être que ce feu de forêt avait été fait pour ça, pour que nous devenions amis afin de nous soutenir de futurs problèmes nous arrivant à l'un ou à l'autre. Oui, même si nous étions passé à un autre sujet, cette rencontre restait là dans ma tête, pas très loin, car bien que nous dépasserions ce stade, il serait toujours celui grâce à qui je m'en étais sortie dans cette forêt en flamme. Je scrutais ces réactions lorsque je parlais de moi. Apparemment, le fait que j'ai pu voyagé durant mon enfance lui faisait quelques choses. Je le sentais un peu envieux de cela, mais je ne l'avais pas choisi. Cela ne m'avait pas dérangé plus que ça puisque j'y avais été habitué dès l'enfance, mais je l'avais plus subi que voulu. Quand on est enfant, en même temps, on est un peu obligé de suivre ces parents, n'est ce pas ? Jusqu'à un certains âge, c'est une obligation ou presque. Et je le sentis dans sa réponse, il aurait effectivement aimé voyager à travers le monde, mais ce n'était pas forcément le mieux. En vérité, à chaque situation, il y a des avantages et des inconvénients. Si l'on peut voir des avantages à voyager souvent, voir de nombreux pays, des paysages et des climats différents, il fallait néanmoins faire un effort d'intégration à chaque fois, et ce n'est pas chose simple quand on est timide ou que vous n'avez pas vraiment connu le monde avant un âge déjà bien avancé. Parce que c'était mon cas. J'étais née en avance, prématurée à ce qu'on dit, du coup, mes parents étaient surprotecteurs envers moi, si bien que j'ai été enfermée bien trop longtemps dans une bulle que je n'ai pu éclaté qu'avec l'accident de ma sœur qui est depuis plongé dans un coma. Je ne vous cache donc pas que j'aurais voulu que les choses se passent autrement, mais ça n'a pas été ainsi. Est ce que je me devais de réagir à ces envies de voyages ?

    " Tu sais, si j'ai eu cette chance de voyager à travers le monde, je ne l'ai pas forcément voulu. Je n'étais qu'une enfant quand je suis partie d'ici la première fois. J'ai été obligé de suivre ma mère surtout puisque nous partions à cause de son travail. Il a donc fallu à chaque nouvelle ville, recréer des liens, se refaire des amis, cela n'a pas forcément été simple tout le temps. "

    Oui, voyager à travers le monde peut être bien lorsqu'on le choisit, quand on est adulte et maître de ces faits et gestes mais dans son enfance, ce n'est pas forcément la même chose. Eamon se mit donc à parler un peu de sa vie. Il était bien plus âgé que moi, il pourrait presque être mon père, même si je le voyais plutôt comme un grand frère protecteur pour le moment. Ainsi sa vie se résumait à avoir visité les States et avoir participé aux jeux. Il n'avait pas de famille, pas d'attache, personne à qui penser le soir. Je ne savais pas si je pouvais l'envier à ce niveau là, car bien que mes parents furent bien trop protecteurs à mon égard, je les aimais quand même. Que dire de ma sœur ? C'était un peu comme si j'avais une limite que je ne pouvais pas dépasser. Mes parents n'étaient plus sur mon dos depuis quelques années, même si je prenais de leurs nouvelles de temps à autres. Eamon semblait être à quelques parts, fier de ne pas avoir d'attache, comme si c'était mieux ainsi, mais sans doute que les jeux l'avaient changé en profondeur, plus qu'il ne pourrait l'admettre. Je ne savais pas quoi lui dire à présent que nous nous connaissions mieux ... Il n'avait pas posé de questions sur ma vie. Devais-je lui en poser sur la sienne ?

    " Je suppose qu'en étant membre du Conseil, tu as droit à des petites choses, non ? "

    Voilà, c'était bien tout, je n'avais pas poser plus que cette question, même si finalement, j'avais envie de savoir ce que les jeux avaient fait sur sa personne, comment il en était ressorti ...
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MessageSujet: Re: How are you ? {Isis&Eamon}   Ven 20 Juin - 23:13

Voyager n’était pas donné à tout le monde. Mais si voyager signifiait contrainte, alors je comprenais qu’Isis ne voit pas cela comme une véritable chance. Connaître la population d’autres pays, voir comment ils évoluaient et éventuellement créer des liens ne me paraissait pas insurmontable. Je trouvais cela plaisant, de ne pas avoir d’attache. Puisqu’au final, ces gens, on ne les verrait plus jamais. On pouvait bien leur raconter quelque chose d’aberrant, de totalement faux, que cela n’affecterait en rien notre vie. Si ces personnes étaient des habitants que l’on côtoyait souvent, c’était une autre histoire. Mais là, rien ne lui empêchait de leur raconter la vie qu’elle rêvait d’avoir. Surtout que l’on déborde généralement d’imagination quand on est gosse. Je supposais qu’Isis était sentimentale, qu’elle avait un côté relationnel très développé. Elle avait besoin d’avoir des amis sur qui compter et à qui parler dans les moments forts de son existence. Je comprenais très bien ce ressenti pour l’avoir écarté de ma vie le plus rapidement possible. Je n’avais plus d’empathie envers les gens. Je me fichais de ce qu’ils pensaient de moi et de ce qu’ils pouvaient ressentir. C’était de cette façon que, souvent, mes conquêtes ne revenaient plus vers moi. Attirées physiquement mais aussi sentimentalement, je crois qu’elles espéraient toujours que mes sentiments se développent et deviennent réciproques. Mais cela ne se fera jamais. L’amour est exclu de mes sentiments. Ce n’est qu’un désir de l’autre qui m’anime, rien de plus. Pour autant, c’était différent avec Isis. Elle était jeune et je n’éprouvais aucun désir pour elle. C’était plus ce que nous avions vécu que la différence d’âge qui m’affectait. Aussi, son opinion comptait un minimum pour moi. Je voulais qu’elle ait de l’estime pour moi. Non pas qu’elle me porte en héros dans son cœur mais qu’elle me voit comme un type bien. Toutefois je refusais d’admettre que j’avais besoin de sa reconnaissance. J’aimais être admiré, adulé et j’adorais par dessus tout imposer le respect aux gens qui me croisaient. C’était un signe de réussite pour moi. Ridicule peut-être.

« Je comprends. A ta place, j’aurai certainement ressenti cette frustration également mais je n’ai jamais vécu pareille situation. Alors je ne sais pas quelle aurait été ma réaction. D’une certaine manière, je te trouve très courageuse. »

Venter les qualités des gens ne faisait pas non plus parti de mes habitudes. Mais qui disait qu’avouer à quelqu’un qu’on le trouvait courageux était indigne ? Personne. Sauf moi. Je trouvais ça faible de pouvoir avouer trouver quelque chose de mieux chez les autres que chez soi-même. Mais c’était stupide. J’avais des idéaux stupides, je le reconnaissais mais jamais je ne l’avouerai à qui que ce soit. Je me savais imbu de ma petite personne et peut-être que c’était pour me prouver à moi même que j’étais encore humain que j’avais aidé Isis. Pourtant, je ne m’étais pas forcé, loin de là. C’était un plaisir de la voir saine et sauve à la fin de notre périple.
Elle me demanda ensuite si en tant que membre du Conseil j’avais droit à des privilèges, en quelque sorte. Ça, je n’avais pas vraiment le droit d’en parler. C’était intime en quelque sorte, un secret partagé uniquement entre les membres du conseil. Je n’allais pas me permettre de dévoiler les avantages que l’on pouvait avoir. Mais de toute façon, elle devait bien en avoir une idée, comme le reste de la population.

« Un beau salaire comme tous les membres du gouvernement, ça nous permet de pouvoir nous offrir ce qu’on veut oui. »

Je n’entrais pas plus dans les détails et je lui dévoilais un sourire complice. Elle savait très bien que cela n’était pas vraiment l’exacte vérité mais elle devait se douter qu’elle devrait s’en contenter. L’heure tournait et un homme sorti de derrière le bar pour dire à Isis qu’elle devait se remettre au travail. Moi de mon côté, j’allais rentrer chez moi, me reposer, bien que j’ai pas forcément besoin de dormir réellement.

« Ce fut un plaisir, à un de ces jours peut-être ? Je suis sûr que l’on se recroisera et si jamais j’ai des infos, je viendrai t’en toucher un mot. Bon courage ! »

Je lui adressai un signe de la main alors qu’elle partait. Je jetai quelques pièces à côté des deux verres et attrapai ma veste, posée sur le siège voisin au mien. Sans plus attendre, je m’éclipsai de l’établissement. Notre conversation ne m’avait pas aidé à trouver des réponses. Nous avions fait connaissance. Peut-être était-ce mieux ainsi.


FINI.
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