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 just too close to love you ▬ william (terminée)

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MessageSujet: just too close to love you ▬ william (terminée)   Dim 16 Sep - 12:58

    D epuis ma plus tendre enfance, ma mère déplorait mon sommeil léger qui dans son rôle de mère, la forçait à se réveiller afin de me calmer. Au moindre bruit, je me réveillais pour son plus grand malheur. Bien que cette dernière me manque atrocement, je n’avais pas perdu mes habitudes, pas après plus de deux siècles d’existence. Comme je l’avais expliqué à William plusieurs jours auparavant, j’avais eu accès à l’immortalité grâce à un puissant sortilège qui avait pris tout mon temps, et surtout mon humanité décédée. Je suis morte avant de renaître de mes cendres. Alors que je jouissais de la puissance ultime, la nécromancie était ma passion, un mage blanc m’envoya six pieds sous Terre pendant deux siècles.

    « Shona … »

    Je me réveille en sursaut, le front couvert de sueur. La voix savoureuse de Raziel me perturbe, alors que la main sur le cœur, je me remet de mes émotions. Depuis que j’avais voyagé dans le temps avec William, Raziel peuplait mes nuits nocturnes avec insistance. Non, ce n’était pas possible. Il est mort, et en mourant, il n’a pas pu créer sa descendance en transmettant son sang abominable. Ce sang qui me gêne. Je me rallonge doucement sur mon oreiller, en soupirant. Il ne faut pas que je me fasse du sang d’encre, ce n’était qu’un rêve. Je n’avais aucune raison de m’inquiéter. Reprenant la tête froide, je me tourne vers son époux, qui profondément, ne semble pas avoir été dérangé par mon réveil mouvementé. Un vrai bébé, il est si adorable. Souriant, je glisse ma main sur l’embouchure de la musculature de ses hanches que j’aime tant, et je me serre contre lui. Je ferme les yeux avant de respirer son odeur, elle me rassure. Elle m’apaise, et je me rendors doucement.

    Je me sens bien. Une sphère opaque m’englobe, et je patauge dans ce liquide tiède, en position de fœtus. Je me sens protégé, aussi bien, comme si j’étais dans le ventre de ma mère. Une sensation intense de bien être, je peux m’étirer, faire des fantaisies. Des voix parviennent jusqu’à mes oreilles, elles me calme, me parle, m’attend, appelle, m’aime. On me caresse au travers cette peau qui me protège, tout y ait atténués, les bruits, les éclats de voix. On veut me protéger du monde extérieur, et pour rien au monde, je ne voudrai sortir. Cela signifierai quitter ma mère, ne plus faire un avec elle. Non, mais on m’expulse de mon paradis, je dois partir. Je me débat, mais un courant d’onde pure me fait perdre mes appuis et je m’enfonce dans le tourbillon.

    Je me réveille à nouveau, mais cette fois, William est aussi réveillé. Il me regarde avec tendresse. J’ai froid, je ramène les draps sur mon corps dénudé avant de l’observer. Il me regarde aussi, et je lui adresse un doux sourire matinal avant de passer une main dans ma chevelure brune. Je soupire, puis j’encadre son visage entre mes mains. Je lui dépose un baiser sur les lèvres, très doux, tel un murmure, caressant son visage d’une main, alors que l’autre descend sur son torse. Bien que je le prolonge avec passion, je finis par me décoller de ses lèvres ensorceleuses, le regard emplis de joie.

    « Tu as bien dormi ? »

    Je frôle son nez avec le miens avant de partir en un petit rire, typiquement miens. J’ai envie de le câliner, de passer un bon dimanche tranquille avec l’homme de ma vie. A ne rien faire, regarder des films au lit, et manger avec lui devant notre écran murale. Je soulève doucement le drap afin de me mettre à califourchon sur lui, je repose le drap sur mes épaules, puis je m’allonge doucement contre lui, posant ma tête sur son épaule.

    « Je t’aime. »



Dernière édition par Shona A. Ludwig le Sam 10 Nov - 22:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: just too close to love you ▬ william (terminée)   Lun 17 Sep - 2:22

Les rayons du soleil transpercent notre rideau, je sens la chaleur des infrarouges se poser contre ma joue. J’ouvre avec paresse un œil, puis un second et je ressens contre mon flanc ce que je ressens à nouveau depuis peu maintenant. Ma femme collée contre moi. Elle dort encore. On dirait un ange. Comment peut-on savoir qu’elle est une sorcière terrifiante et puissante quand on la voit dans cette position ? Elle semble tellement inoffensive. Pourtant c’est une teigne, ça vous pouvez me croire.

Je lui caresse délicatement les cheveux en ramenant ses mèches derrières son beau visage. Je dépose un baiser sur son front. Je me demande encore maintenant ce que j’ai bien pu trouver auprès de toutes mes relations extra conjugales. Avec aucune d’elle je n’ai eu autant d’amour ou d’affection. Il faut dire que je n’étais pas amoureux de ces dernière aussi, alors que Shona je suis tombé fou amoureux dès notre première rencontre, et qui plus est contrairement à toutes les femmes que je fréquentais jusqu’il y a encore une semaine, j’ai dû me battre pour la conquérir.

En parlant de mes maîtresses je dois encore prévenir Sacha que maintenant je resterai fidèle à la seule femme que j’aime. Pourquoi j’ai gardé Sacha pour la fin ? Je n’en sais trop rien. Je dois dire que j’avais prévu de me débarrasser d’elle lorsque celle-ci ne m’intéresserai plus, mais je n’ai pas encore arrêté ma décision. Après tout nous pouvons bien toujours nous amuser ensemble même si nous n’avons plus de rapport. Elle est aussi sadique et cruelle que moi, sinon plus. Je suis juste plus indifférent et plus stratège qu’elle. Surtout qu’elle ignore tout de ma personne. Que faire ? Je pense prendre ma décision après notre conversation, de toute façon j’ai rendez-vous au casino avec elle demain, vers 16h. Mais comme je lui ai promis je vais prévenir Shona de ce rendez-vous qui pour une fois n’a rien de galant, il s’agit justement d’une rupture.

Voilà enfin ma petite femme qui ouvre les yeux, elle répond alors au sourire que je lui offre et prend mon visage entre ses mains et dépose délicatement un baiser sur mes lèvres. Et tandis qu’elle prolonge celui-ci elle glisse une de ses mains contre ma joue tandis que l’autre descend sur mon torse. Cela fait tellement longtemps qu’elle ne s’est plus réveillé à côté de moi, que depuis que je prends le temps de m’occuper de ma femme et que je ne vais pas voir ailleurs elle est très expressive aussi bien au réveil qu’au coucher d’ailleurs. Cependant elle met malgré tout fin à notre échange en me demandant alors :

« Tu as bien dormi ? »

Je lui souris alors et dépose un rapide baisé sur ses lèvres avant de murmurer à son oreille :

« Comment pourrait-il en être autrement, alors que j’ai la plus ensorceleuse des femmes à mes côtés ? »

Je fais bien évidemment un petit jeu de mot avec son talent pour la magie. Et puis il est vrai que dès notre première rencontre elle m’a comme jeté un sort. Comment est-ce possible que moi William Harlow l’un des hommes les plus puissants de la ville je m’éprenne de quelqu’un au premier regard ? Mais je ne regrette en rien cette situation, sortilège ou non, je n’ai jamais été aussi heureux depuis que je me suis fiancée à Shona, ma sorcière bien aimée.

Elle se rapproche de moi et pose son nez tout près du mien avant de rire. Qu’est-ce que je peux aimer ce dernier. Puis elle se met alors à califourchon sur moi et pose les draps sur ses épaules avant de s’allonger sur moi. Son poids plume n’est vraiment pas dérangeant, après tout elle ne pèse guère plus qu’une plume comparé au masse que mes muscles peuvent soulever. Voilà que je prends encore pour Hercule. Cependant cette position qui pourrait paraitre anodine, ne laisse pas un homme tel que moi indifférent, c’est évident.

« Je t’aime » me murmure-t-elle alors.

C’est le signal du départ pour moi, je l’embrasse fougueusement, puis je laisse glisser mes mains sur chaque forme de son corps. C’est alors que elle comme moi devenons plus entreprenant et dans un souffle je lui dit :

« Moi aussi je t’aime mon amour. »


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MessageSujet: Re: just too close to love you ▬ william (terminée)   Lun 17 Sep - 21:00

    J’étais sûre à quatre vint dix neuf virgule neuf pour cent de rêver. La raison de ma certitude ? Premièrement, je me tenais enrouler dans mes draps contre William, éclairée par un rayon de soleil, le genre de rayon aveuglant et deuxièmement, j’étais allongée dans mon lit en sécurité au près de mon époux encore une fois. Quand la vie nous fait don d'un rêve qui a dépassé vos espérances, il faut le chérir. Et je ne sais pas pourquoi, mais j’avais cette étrange impression que j’aurai bientôt quelque chose à chérir avec amour. ; Intriguée par ce rêve, je me réveille pour la deuxième fois consécutive, mais cette fois-ci William l’était aussi.

    Radieuse dès mon réveil, je l’accueille comme il se doit, avec plein de tendresse et de baisers. Notre dîner à été bénéfique, nos résolutions ont permis à me redonner confiance en moi, en mes sentiments et à mon couple. Je redeviens de plus en plus audacieuse dans ses gestes envers William. Ce dernier m’a promis de cesser ses relations extra-conjugales. Et moi ? Je veux lui montrer qu’avec ce nouveau départ, la passion va renaître dans notre couple, comme à ses débuts. J’ai envie de donner de l’impulsion à notre histoire et j’ai confiance en l’avenir. Alors que nous nous échangeons des baisers, dans un beau moment de tendresse, il s’amuse à me taquiner à mes dépends sur ma nature de sorcière. Je fais une moue faussement renfrogné alors que je lui pince le nez en riant :


    « Cesse donc de m’embêter où je te transforme en crapaud ! »

    Il se plaisait à dire que lors de notre rencontre, que je l’avais ensorcelé. Je m’évertuais sans cesse à lui dire que l’amour ne pouvait être détourner même par le plus puissant des sortilèges. Il avait juste succombé à mon charme, haha. J’étais sceptique vis-à-vis de lui, il m’horripilait littéralement. Si on m’avait raconté notre futur actuel, je pense que j’aurai bien ris. Impossible pour moi d’avoir un futur heureux avec ce genre d’homme. Et pourtant, il m’a étonné sur bien des points. Et je ne regrette pas d’avoir cédé à son charme. Et son charme emplissait l’air en ce moment même, comme des phéromones lors de la saison des amours. Notre saison à nous. Et en une pulsion soudaine, je me met à califourchon sur lui avant de m’allonger sur lui. Je connais mon époux, et je sais que ce geste est lourd de sens et qu’il ne tardera pas à réagir en conséquence. Et j’en avais envie, dans un susurrement je lui déclarais tout mon amour. J’ai chaud, il me rend toute chose, son corps musclé, son visage d’ange et ses lèvres. Je l’enlace dans mes bras, l’embrassant avec fougue alors que ses mains errent sur ma peau mate. J’ai envie de lui, et il m’entraîne dans une étreinte endiablée qui s’était faite de plus en plus rare dans notre couple. Il me fait l’amour avec frénésie, été et hiver.

    […]


    Je caresse son torse, tête posé contre son épaule. Je reprend doucement ma respiration, alors que mon cœur peinait à se calmer suite à notre folie matinale. Je repense à ce rêve étrange, et je regarde William dans les yeux.


    « Bébé ? J’ai fait un drôle de rêve cette nuit, et je me suis réveillé avec une étrange sensation. »

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MessageSujet: Re: just too close to love you ▬ william (terminée)   Mar 18 Sep - 14:25

Encore une fois elle me lança cette réplique qui m’amusait au plus haut point. J’adore embêter ma femme sur le fait qu’elle soit sorcière et qu’elle a donc usé de magie pour me séduire. Je suis bien conscient qu’il est impossible même pour le meilleur des enchanteurs de créer un sentiment égal à l’amour. Cependant il est possible de faire naître l’obsession qui conduit alors à la confondre avec l’amour.

« Cesse donc de m’embêter où je te transforme en crapaud ! »

En ce qui nous concerne Shona et moi-même, il ne s’agit nullement d’obsession mais bien d’amour. Si j’avais été sous l’influence d’un quelconque sortilège je m’en serais dans un premier temps aperçu, et surtout nous ne serions pas tous deux ainsi. Qui plus est je n’aurai jamais pu lui être infidèle, c’est donc à la fois une preuve d’amour tout en étant un acte de haute trahison.

Pourquoi je lui ai été infidèle ? Simplement parce que lors de mon enfance, j’ai pour m’en sortir du travailler pour des truands, et je me suis inspiré de ses hommes dur et macho. N’ayant pas connu mon père j’ai pris les modèles que je trouvais. Et puis j’ai muri et appris à me débrouiller par moi-même. Surtout depuis que cette sorcière m’a transformé en ce que j’appelais d’abord un monstre, et ce que maintenant je me plais à appeler mon homme en noir. Seulement les restes de ces brigands sont restés marqué dans mon esprit et j’ai donc involontairement sans doute calqué leurs mauvaises habitudes d’infidélité.

Je ne réponds pas à son appelle, je reste docile et j’obéi aux ordres de ma sorcière, ce doit être la seule personne en ce monde à pouvoir me faire taire sans que je ne réponde cyniquement. Elle a trop de pouvoir sur moi, c’est donc cela l’amour, devenir faible face à la personne que l’on aime plus que de raison. Je me rappelle que dans ma jeunesse de jeune délinquant je m’étais promis de ne jamais tombé amoureux, car l’amour était synonyme de faiblesse. C’était sans compter sur ma sorcière d’épouse. Elle a brisé d’un simple regard toute les défenses que j’avais forgées.

Elle se place alors dans une position plus que provocante, je comprends sans mal ce qu’elle cherche. Ma longue expérience me permet de lui apporter ce qu’elle n’a jamais eu. Comme quoi mes liaisons n’ont pas que de mauvais côté. Ce n’est pas la première fois depuis notre discussion, mais à chaque fois j’innove pour son plus grand plaisir. Je dois dire que je prends aussi mon pied plus qu’avec n’importe qui. C’est dans ce moment-là qu’on comprend pourquoi cet acte s’appelle faire l’amour.

Nos ébats se prolonge tout en s’approfondissant. Je n’ai pas besoin de travailler ce matin…

[…]

Je suis allongé, je reprends mon souffle tandis que ma mage noire caresse mon torse du bout des doigts, tête reposée sur mon épaule. Je pourrais rester ainsi des heures, des jours voir même des années. Je joue négligemment avec ces cheveux tandis que je profite de sa présence près de moi. Son parfum, la douceur et la fraicheur de sa peau, le gout de ses lèvres. Tant de plaisir unique que je grave dans ma mémoire et dans mon être.

Je sens alors son regard se tourné vers moi, je tourne alors mon regard vers elle et je la regarde dans les yeux, un sourire béat et sans doute niais gravé dans mes lèvres. Je ne peux m’empêcher de lui sourire, ce moment est tellement … enfin il ne pourrait en être autrement.

« Bébé ? J’ai fait un drôle de rêve cette nuit, et je me suis réveillé avec une étrange sensation. »

Quel genre de rêve ? Que se passe-t-il ? Encore une fois je veux agir sans avoir réfléchis. Il est temps de se calmer William. Bon la bonne chose à faire c’est simplement de lui demander d’expliciter ses propos.

« Quel genre de rêve ? Décris-moi cette sensation s’il te plait, tu sais bien que tu peux tout me dire. »
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MessageSujet: Re: just too close to love you ▬ william (terminée)   Mar 18 Sep - 19:09

    J ’étais plus qu’habitué aux taquineries de mon mari vis-à-vis de mes pouvoirs. J’étais une sorcière, et il s’amusait à poser un ordre d’importances à l’étendue de mes pouvoirs et de l’impact sur l’environnement qui l’entoure. Et lui répondre par la menace d’un sortilège était chose courante aussi ; cependant, je devrai songer à mettre à exécution mes menaces. Qui aime bien, châtie bien. Et Dieu seul sait ô combien je l’aime.

    Mais il savait se faire pardonner, suite à aux ébats qu’il est capable de m’offrir. Et c’est en les pratiquant avec lui que je me dis que notre double inconstance est littéralement ridicule. Mais ne parlons pas d’un passé qui se veut lointain, et révolu. Alors que je rêvassais, collé près de William, mon rêve me revint en mémoire. Une étrange sensation m’avait accompagné jusqu’à mon réveil, comme une sorte de pressentiment. Je n’avais pas le pouvoir de voir l’avenir, mais il n’était pas rare que je fasse des rêves m’avertissant sur un événement bénéfique ou néfaste à venir. J’avais parfois la bonne intuition de suivre mon instinct plus développé que la moyenne, en raison de la sorcellerie et des pouvoirs que j’ai acquis. Ma défunte mère me manque. Pourquoi est-ce que je rêve d’elle subitement ? Est-ce lié à un quelconque désir de devenir mère à mon tour ? Je n’en avais pourtant jamais parler à William.Ce dernier me pressa de lui expliquer mon rêve. Je rougis par gêne, je n’avais pas pensé aisément afin de trouver mes mots et énoncer clairement mon ressentiment. J’hésite. Et s’il n’était pas prêt ? Je n’avais jamais pris d’analyser ses réactions face aux situations impliquant la notion d’enfant. Comment réagissait-il devant une pub pour bébé ? Les trouvait-il adorables ? Se voyait-il s’en occuper d’un ? Et surtout, la grande question : était-il prêt à avoir un enfant en sachant qu’il ne sera que de mon sang, et pas du sien.

    « Quel genre de rêve ? Décris-moi cette sensation s’il te plait, tu sais bien que tu peux tout me dire. »

    Je me mords la lèvre inférieure avec anxiété alors qu’il attend ma réponse. Je baisse le regard avant de prendre une bonne respiration et de lui caresser la joue avant de lui déclarer.


    « J’ai comme eu un voyage dans le passé. J’étais dans le ventre de ma mère, j’entendais mes parents me parler. Ils me disaient qu’ils m’attendaient, qu’ils m’aimaient déjà, mais qu’il était temps pour moi de sortir pour accomplir aussi mon devoir de mère ... »

    Embarrassée, je me racle la gorge en toussotant avec gêne. Je ne sais pas trop quelle réaction William va me montrer. Mais par peur, je m’empresse d’ajouter à nouveau.


    « Je sais pas pour toi.. mais moi, j’ai envie qu’on fonde une famille. »

    Je lui offre un sourire timide le regardant dans les yeux, afin de m’assurer de ne pas l’avoir offensé. Mes paroles étaient pesés et lourde de sens, et il fallait y réfléchir avec minutie. Je savais très bien qu’en lui parlant d’un désir de fonder une famille, cela voulait dire que je devais porter l’enfant d’un autre. Car à notre plus grand malheur, William est stérile. Et je sais très bien qu’il aura du mal à concevoir me voir porter l’enfant d’un autre, mais je veux absolument lui donner un bébé. Je m’apprêtais à lui demander son avis lorsqu’on frappa à la porte et la voix d’Iliana, ma domestique personnelle se fit entendre. J’embrasse William délicatement avant de me lever pour enfiler un peignoir en soie avant d’aller ouvrir à la jeune femme. ; Je lui adresse un sourire radieux alors qu’elle nous salue.

    « Bonjour Madame, Monsieur. Votre déjeuner est prêt. »


    « Merci Iliana. »

    Je ramène le plateau sur le lit avant d’adresser un sourire éblouissant. Café noir, thé, croissant, chaussons aux pommes nous attendent. Je me sers un bol de thé et prend un chausson que je croque à pleine dents avant d’éclater de rire.

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MessageSujet: Re: just too close to love you ▬ william (terminée)   Mer 19 Sep - 14:43

Tandis que nous nous reposons dans une position des plus agréables. Je sens bien au mouvement de la main de Shona et à la vitesse de ses battements de cœur qu’elle n’est pas tout à fait sereine. En fait elle doit réfléchir à quelque chose, tandis que moi je ne pense à rien. Elle se décidé malgré tout à prendre la parole et à me parler d’un rêve quelque peu bizarre qu’elle a fait avant de se réveiller la première fois cette nuit. Je parle de première fois car elle ne semblait pas perturbée par un rêve lorsque j’ai assisté à son réveil ce matin. De plus j’ai la vague souvenir de l’avoir senti bouger et se coller un peu plus contre moi cette nuit. Je l’interroge alors un peu paniqué, je n’aime pas savoir que quelque chose la travail comme ça. Elle prend son temps et ne me répond pas immédiatement.

J’observe ses mimiques et je la vois qui cherche ses mots. Elle se mord la lèvre tandis qu’elle essai de tourner sa phrase avant de parler. Est-ce qu’elle essaie de me dire quelque chose sans me faire peur ? Je sais bien que elle aussi avait des amants tandis que moi j’avais des maîtresses, mais le nombre de mes relations vaut cinq fois ses écarts c’est pourquoi je n’ai pas tenu à en parler. Et je sais qu’implicitement mon serment de rester fidèle la conduisait elle aussi à en faire de même. Ressent-elle cependant le besoin de m’en parler ? Peut-être s’agit-il simplement d’autre chose, mais pour qu’elle réfléchisse à une manière de me dire les choses je suis en droit de m’attendre au pire.

« J’ai comme eu un voyage dans le passé. J’étais dans le ventre de ma mère, j’entendais mes parents me parler. Ils me disaient qu’ils m’attendaient, qu’ils m’aimaient déjà, mais qu’il était temps pour moi de sortir pour accomplir aussi mon devoir de mère ... »

Dans le ventre de sa mère ? C’est possible ça ? Leurs pouvoirs sont vraiment effrayants. Heureusement que je suis dans ses bonnes grâces et dans celles de ma génitrice. Je ne fais pas allusion à ma mère mais à celle qui m’a transformé un jour en skinchanger. Je ne sais pas ce qu’elle est devenue, mais je sais que si un jour elle vient à mourir je finirais de passer ma vie en corbeau. Fort heureusement elle a survécu à la guerre des sorciers et elle se cache depuis. Elle était bien plus jeune que moi lorsqu’elle m’a transformé en quelque sorte pour me sauver la vie.

Ce qui m’interpelle surtout ce sont ces derniers mots. Son devoir de mère, mais avant que je n’ai pu réfléchir à la question elle reprend :

« Je sais pas pour toi.. mais moi, j’ai envie qu’on fonde une famille. »

Je ne sais vraiment pas quoi penser. Elle m’adresse un sourire timide pour être sûre de ne pas m’avoir blessé. Je lui réponds dans un faible sourire et je ma rallonge. Je dois réfléchir à la question. En effet je savais qu’un jour elle voudrait des enfants, seulement je ne suis pas en mesure de lui offrir cela. Ma condition, soumis à cette malédiction, aussi bénéfique soit-elle pour ma défense, je suis obligé de me confronter à certains problèmes. En autre je ne peux pas voir d’enfant. Je suis stérile. Ce qui veut dire que si ma femme veut mettre un enfant au monde elle va devoir porter l’enfant d’un donneur anonyme. Je n’aime pas bien cette idée, mais puis-je vraisemblablement lui demander de renoncer à des enfants ? Sachant que moi-même j’en veux, je veux un héritier ou une héritière du nom de Harlow pour poursuivre ce que j’ai fondé, et j’escompte bien lui donner par la suite les rennes de l’empire que j’ai construit. Je ne sais que faire ni que lui répondre et je vois bien qu’elle s’apprête à me demander ce que j’en pense quand soudain on frappe à la porte.

Il s’agit sans aucun doute de la domestique de ma femme qui nous apporte le petit déjeuner comme tous les matins. Alors que je m’apprête à lui demander d’entrer afin que nous n’ayons aucun effort à faire je sens me femme quitter le lit, je la contemple alors tandis qu’elle enfile une robe de chambre en soie légère et va ouvrir la porte.

J’assiste alors à leur échange et je réponds d’un hochement de tête aux salutations de la jeune femme. Ma femme est assez poli pour nous deux, je n’ai pas la tête à me montrer gai devant mes employés. Ma femme rapporte alors le plateau sur le lit. Elle se sert alors un tasse de thé et croque dans un chausson aux pommes encore tiède. Elle éclate soudain de rire. Elle est vraiment d’humeur changeante. Je pense qu’elle évacue de cette manière le stress de m’avoir dit ce qu’elle avait sur le cœur depuis le début de la matinée. Je lui souris alors tandis que je me sers une tasse de café noir et me muni d’un croissant que je mange sans ménagement. Mon café une fois terminé et mon croissant annihilé par mes dents puissantes je regarde ma femme et je décide alors de lui répondre :

« Comme tu le sais je ne peux avoir d’enfants, évidemment l’idée de fonder une famille me ravirai autant que toi. Mais savoir que tu portes l’enfant d’un autre ne me plait guère. Mais puis-je vraiment t’empêcher de devenir maman ? Et puis cet enfant sera au moins une partie de toi, donc il sera forcément génial. »

Je marque une pause, il est évident que je suis d’accord pour que ma femme est un enfant mais je veux pouvoir participer à la sélection du donneur. En effet même si nous ne saurons jamais de qui il s’agit je ne veux pas que mon enfant hérite de sa laideur. Et comme il n’aura qu’une partie de nos gènes il ne pourra jamais bénéficier de mes particularités qui rendent mon physique si irrésistible auprès du sexe opposé. Non ce n’est pas l’humilité qui m’étouffe mais après tout je dois être réaliste, peu nombreuse sont les femmes qui résiste à mon charme combiné à mes bonnes manières et la fortune que je possède. Je vais donc annoncer mon accord à ma femme et lui révéler un secret que je garde depuis des années, depuis que j’ai rencontré Shona.

« Eh bien après tout je ne peux m’opposer à cet enfant que je chérirai comme s’il était le miens. Mais je veux pouvoir choisir le donneur autant que toi. Qui plus est j’ai déjà ouvert un compte anonyme pour ce petit bouchon, il possède déjà une fortune colossale qui lui permettra s’il le souhaite de faire des études. »

Je regarde ma femme en lui offrant mon plus beau sourire. Oui même en sachant que je n’aurais jamais d’enfant venant de mon sang et de ma chair, je savais qu’un jour nous aurions recours soit à l’adoption ou à un donneur anonyme. Je contemple alors ma femme attendant une réaction de sa part.

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MessageSujet: Re: just too close to love you ▬ william (terminée)   Mer 19 Sep - 21:36

    L ’angoisse avait pris le pas sur mon empressement à vouloir parler d’enfant avec William. Notre couple se reconstruisait petit à petit suite à nos infidélités communes. J’avais aussi ma part de responsabilité là dedans . En sachant qu’il m’était inconstant, je m’étais alors consolé en m’éloignant à la dérive de mon époux, m’adonnant au joie du sexe et de la perversion la plus obscène avec Lukas, et bien d’autres amants. Je sais que William avait mis fin à ses ébats avec ses maîtresses, et je devais aussi en faire autant. Quoique, j’ai le mérite de ne pas l’avoir trompé sexuellement, mais sentimentalement. Je ne suis pas amoureuse de Lukas, mais je ne peux pas nier que je n’éprouve aucune tendresse pour lui. Enfin bref. ; Je déteste ne pas savoir ce que je veux dire. J’y ais longtemps réfléchis, et avec notre situation financière plus que stable ; mon époux propriétaire d’un casino et moi psychologue, on ne pouvait pas dire que notre enfant puisse vivre dans un milieu précaire. En plus du confort, il aura tout l’amour dont il aura besoin pour s’épanouir avec grâce. A penser ainsi, je m’imaginais beaucoup avoir une jolie petite fille.

    Je souris évasivement en pensant à nouveau à ma défunte mère. Comment aurait-elle réagit si j’avais accouché d’un enfant me ressemblant étant petite ? Un petit rire nostalgique m’échappa avant que je repose mon regard sur William qui prenait son déjeuner. Je sirotais quelques gorgées de mon thé alors que j’engloutissais mon premier chausson aux pommes avant d’en reprendre un second. Je venais de lui avouer mon envie de devenir mère, et j'appréhendais sa réaction de peur de toucher un point sensible ou un éventuel complexe de sa part.Nous les Mages Noirs, avons été cruels d’engendrer des êtres condamnés à une malédiction dont ils ne pourront jamais se détacher. Possessifs, nous les avons empêchés de pouvoir se reproduire, et je suis victime aujourd’hui de cette malédiction. Jamais je ne pourrai porter l’enfant de William. Et je n’ai jamais osé lui demander comment vivait-il avec cela sur la conscience ?

    « Comme tu le sais je ne peux avoir d’enfants, évidemment l’idée de fonder une famille me ravirai autant que toi. Mais savoir que tu portes l’enfant d’un autre ne me plait guère. Mais puis-je vraiment t’empêcher de devenir maman ? Et puis cet enfant sera au moins une partie de toi, donc il sera forcément génial. »

    Je ne peux m’empêcher de sourire suite à ses propos. Je ne pensais pas réellement comme lui cependant, car il avait toujours cette manie de me valoriser bien plus que je ne le mérite. Je ne suis pas aussi exceptionnelle, belle et parfaite comme il se plait à me le dire. Je ne suis que le fruit d’un dur labeur, plus normale que moi, tu meurs. Je réfléchis cependant à son déplaisir à me voir porter l’enfant d’un autre. Était-ce une forme de possessivité ou bien il voulait absolument avoir SON enfant, de SON sang. Après tout, la fécondation de notre enfant ne sera pas par acte sexuel, et j’avais du mal à saisir exactement son ressenti. Alors que je m’apprête à lui demander, mon époux me répond à nouveau :

    « Eh bien après tout je ne peux m’opposer à cet enfant que je chérirai comme s’il était le miens. Mais je veux pouvoir choisir le donneur autant que toi. Qui plus est j’ai déjà ouvert un compte anonyme pour ce petit bouchon, il possède déjà une fortune colossale qui lui permettra s’il le souhaite de faire des études. »

    Mon regard s’illumine et un grand sourire se dessine sur mon visage. Bien que la surprise m’envahit, je suis ravie de voir que mon époux est prêt à accueillir un petit être à la maison. Littéralement heureuse, je m’imaginais déjà faire appel à des peintres pour qu’il décore la chambre de notre petit bout de chou. Excitée, je m’agitais en frappant des mains, une mimique radieuse sur mon visage alors que je laissais explosé ma joie.

    « Je suis contente que tu ais pris cette initiative, ça me touche même. Et comme je savais que tu allais me répondre oui, j’ai déjà reçu des dossiers de donneurs. On les regarde ensemble ? »

    Je lui adresse un sourire avant de déposer un baiser sur les lèvres. Oui, notre couple prend un tournant plus que positif. Observant sa réaction du coin de l’œil, je me retourne pour ouvrir le tiroir de ma table de nuit et j’en sors un gros pack de dossier enroulé par de gros élastiques. Espérant que William ne prendra pas peur par le volume des dossiers, je pose tout cela au milieux du lit avant de lui sourire.

    « A toi l’honneur mon amour ? »


Dernière édition par Shona A. Ludwig le Ven 21 Sep - 23:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: just too close to love you ▬ william (terminée)   Jeu 20 Sep - 23:29

Je lui explique que je ne suis évidemment pas ravi qu’un autre homme que moi doive engendrer notre progéniture. Heureusement personne ne posera la main sur elle. En même temps si quelqu’un venait à essayer il ressortira de la pièce jambes les premières, une balle entre les deux yeux. Mais je lui dis également que je ne peux pas lui refuser un enfant. Je dois prendre sur moi, la malédiction qui me frappe, bien que bénéfique, comporte quelques inconvénients. Au moins j’aurai le plaisir d’élever une partie de Shona avec cette dernière. Je lui fais savoir que cet enfant ne pourra être que génial car il aura au moins une partie des gênes de sa mère. Je vois bien à son regard qu’elle n’est absolument pas d’accord avec mes propos, mais qu’importe, après tout je ne lui laisse pas vraiment l’opportunité de nier.

Alors qu’elle s’apprête à me demander le résultat de ma réflexion je lui répond que je suis d’accord et que j’ai même par le passé, tout en sachant que je n’aurais jamais d’enfant à moi, prévu tout de même un compte en banque pour ce dernier afin qu’il puisse jouir de la vie autant que moi. Je ne serais pas son père biologique mais je le serai au moins financièrement et sentimentalement. Espérons que ça suffise à compenser.

Tandis que j’avoue tout cela à Shona son regard commence à briller de joie. Encore une fois elle se projette déjà dans l’avenir. Je le sais en voyant son visage sourire niaisement. Elle est tellement belle quand elle est heureuse. Elle tape alors subitement dans ses mains et laisse littéralement explosé sa joie. Je ne réagit pas, je commence à avoir l’habitude de ses excès à présent et je sais dores et déjà que participer ne servirai à rien.

« Je suis contente que tu ais pris cette initiative, ça me touche même. Et comme je savais que tu allais me répondre oui, j’ai déjà reçu des dossiers de donneurs. On les regarde ensemble ? »

Pourquoi ça ne me surprend pas ? Comment pouvait-elle savoir que j’allais accepter ? Elle sait peut-être que je suis prêt à tous les sacrifices pour son bonheur. Mouis c’est sans doutes cela. Pourtant qu’elle prenne des initiatives de ce genre ne me plait pas trop, mais comment le lui reprocher ? Et si j’avais dit non, qu’aurait-elle fait ? M’aurait-elle quitté pour quelqu’un d’autre qui lui pourrait lui offrir ce que jamais je ne pourrais ?

Elle me souri et dépose un baiser sur mes lèves avant de poser entre nous deux une grosse pile de dossier. Je soupire en voyant la taille des dossiers, mais pour ma femme je suis vraiment prêt à tout et n’importe quoi. Encore du travail en plus ce qui veut dire que je ne pourrais pas me rendre au casino avant d’avoir fini cela. Après tout nous sommes dimanche, mais même le dimanche je vais travailler, étant donné que mon établissement est ouvert 24/7.

« A toi l’honneur mon amour ? »

Je ne répond rien cela dit je me saisi de mon mobile et appuie sur une touche de raccourci. Ce dernier compose alors le numéro de lui même tandis que je l’approche de mon oreille.

« Marcus, je te laisse gérer le tout sans moi aujourd’hui, j’ai deux trois choses à faire. Tu me feras parvenir par Julien nos nouveaux mot de passe et code d’accès. Salut. »

Je ne prends pas la peine de me justifier, Marcus, mon chef de la sécurité, sait bien que je ne m’esquive qu’en cas d’urgence. Et il est fiable j’en suis convaincu. En même temps vu le prix que je le paye heureusement qu’il n’essai pas de m’escroquer. Et puis s’il essayait il devrait sortirai avec un brancard.

Personne n’arnaque William Brian Harlow. Je feuillette les dossiers et les lances dans la pièce quand il ne me plaise pas ; puis soudain en voilà qui me ne semble pas trop mal. J’interromps alors Shona qui vient elle aussi de poser un énième dossier sur la pile de refus.

« Jette un œil là dessus mon cœur et dit moi ce que tu en penses s’il te plait. Celui là ne me semble pas trop mal. »
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MessageSujet: Re: just too close to love you ▬ william (terminée)   Sam 22 Sep - 0:18

    W illiam m'annonce son opinion sur mon envie d'avoir un enfant. Comme je pouvais m'y attendre de sa part, il ne supporte pas de me voir porter l'enfant d'un autre homme. Peut-être une certaine colère face à sa malédiction qui s'avère être bénéfique, mais peut apporter certains inconvénients. Et nous étions tous deux confrontés à un problème de taille : la stérilité de mon conjoint. Bien que notre enfant ne sera qu'une partie de notre couple, sa présence m'est essentielle. Je n'ajuste pas le degré de mon amour qu'il soit du sang de William, ou non. C'est un tout petit bébé, et le voir franchir le seuil de notre demeure suffit à me rendre heureuse. Le voir dormir, sourire en rêvant, respirer affole mon cœur. Vivre en couple avec mon mari était un bonheur quotidien, mais l'arrivée de notre bébé représente pour moi un accomplissement nécessaire à ma vie de femme, celui de devenir mère. Et bien qu'il ne sera pas l'enfant biologique de William, je me surprend à imaginer mon mari fondre devant ce petit amour, tâchant à lui inculquer les rudiments primaires : manger, marcher, et parler. Je ne veux plus imaginer, mais je désire voir. Et je verrai ça bientôt, j'en suis convaincue, j'ai confiance, j'ai envie.

    Quand l'enfant est en sécurité, il est questionné par tout ce qu'il perçoit et qu'il essaie de prendre, de morceler, de fragmenter. Un caillou, une fleur, des feuilles, les cheveux de sa mère, ou du papier, et nous le voyons attentif, absorbé, mettre en bouche, jeter, reprendre, relancer, scander de sons divers cette activité de reconnaissance et de maîtrise. Un grand plaisir pour les enfants, c'est de suivre et observer leur père, leur mère. Heureux sera notre enfant à observer son père, William, tétine à la bouche, accroché à ses jambes à regarder avec émerveillement les diverses personnes adressant la parole à son papa à elle. Et il en sera de même à mon travail, à vouloir me câliner, jouer avec son stéthoscope, tourner sur ma chaise ou s'allonger sur le fauteuil lit des patients. Adorable, il sera.

    Alors que je venais d'avouer à mon mari que j'avais déjà pris quelques renseignements, en voulant jeter un œil à des dossiers pour voir comment on pouvait choisir, je vois que cela l'agace légèrement. Il est vrai qu'en agissant ainsi, je fais passer ma demande comme un caprice, bien que ça n'en ait pas un. Je veux vraiment un enfant avec lui, et je lui laisse toujours le choix. S'il vraiment, il n'en veut pas, je n'insisterai jamais. Je l'aime bien plus qu'il ne le croit. Gênée, je détourne le regard alors qu'il appelle son collègue pour lui dire qu'il ne pourra pas venir. Je me mord la lèvre inférieure avec culpabilité. Peut-être aurait-il préféré partir au casino plutôt que d'éplucher des dossiers médicaux ? J'ouvre un dossier, et je m'y plonge tête baissé alors qu'il discute formalité. Il est vrai que je n'apprécie pas trop qu'il aille travailler le dimanche, mais comment lui dire sans que je ne lui impose de renoncer à aller à son travail ? C'est toute sa vie, son casino. Bien que le dimanche est mon seul jour de repos, j'aurai voulu le passer entièrement avec lui, mais je ne peux lui imposer quoi que ce soit qui puisse entraver les activités de son entreprise. Alors que je m'en veux de l'avoir contrarié, il sollicita de mon attention, et sa tendresse dans ses mots me rassura. Je me détends avant lui adresser un petit sourire timide. Je saisis le dossier que je feuillette avant de déclarer à haute voix :


    « Cole Ryan Deanon, jeune homme d'origine caucasienne, yeux bleus et cheveux bruns. 28 ans – Professeur d'Histoire dans un collège en Zone 2, mesurant 1m85, groupe sanguin O+ Rh. »

    Je marque une pause avant d'observer William. Je préfère avoir un donneur d'origine caucasienne, pour ne pas perturber la perception du bébé. S'il n'est pas métisse, il comprendra bien trop vite qu'il a été conçu par insémination artificielle avec un père autre que celui qui l'élèvera. Je ne sais pas ce que William souhaite entreprendre dans l'avenir, mais autant mieux que cela se profile à la majorité de notre enfant.


    « Oui, ce donneur me plaît bien. J'aimerai prendre un donneur qui est d'origine européenne comme toi, pour ne pas perturber l'enfant s'il se rend compte qu'il n'est pas métisse comme il se doit d'être s'il avait été ton enfant. »

    Je lui lance un regard furtif avant de prendre un chausson aux pommes et de croquer avec avidité dedans. Je tend un autre dossier à William, lui demandant de le lire à haute voix.
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MessageSujet: Re: just too close to love you ▬ william (terminée)   Lun 24 Sep - 19:52

Nous sommes tous deux encore allongé dans notre lit. L’un contre l’autre, puis nous feuilleton chacun des dossiers que ma femme a pris l’initiative de réunir sans attendre mon acceptation de fonder une famille. Elle savait ma réponse positive. Elle lit en moi comme dans un livre ouvert. Elle est cependant la seule à avoir ce pouvoir. Ses dons de mage noir ? Non simplement notre amour mutuelle. Je lui passe alors un dossier qu’elle semble apprécier. Elle le lit à voix haute puis me donne alors son avis sur le dossier que je lui ai donné :

« Oui, ce donneur me plaît bien. J'aimerai prendre un donneur qui est d'origine européenne comme toi, pour ne pas perturber l'enfant s'il se rend compte qu'il n'est pas métisse comme il se doit d'être s'il avait été ton enfant. »

Elle veut donc que notre enfant ne sache pas immédiatement que je ne suis pas son père biologique ? Il est vrai que cela ne serait pas une mauvaise idée. D’autant plus que Shona est la seule à savoir que je suis un skinchanger. Cela dit si je suis sélectionné malgré moi pour les jeux, il est possible que je sois amené à révéler au grand jour mes dons, et de ce fait mon enfant apprendra alors qu’il n’est pas complètement mien. Il apprendra la stérilité de son père par un autre que moi et je ne veux pas de cela. Dois-je cependant céder à son caprice ? Je ne sais pas quoi faire, mais je ne vois pas d’inconvénient à ce que le géniteur soit européens.

Elle se saisit alors d’un nouveau chausson aux pommes dans lequel elle croque à pleine dent avant de me tendre un nouveau dossier en exigeant du regard que je le lise à voix haute. Je lui souris alors avant de parcourir mentalement le dossier de cette personne qui ne me semble pas trop mal. Une fois ma lecture terminée je la recommence à voix haute cette fois :

« Julian Ahrington, il a les yeux marrons, il mesure un bon mètre 85, pour un poids de 75kg. D’après son dossier il est sportif et a une bonne carrure. Il a une trentaine d’année et est Londonien depuis plusieurs générations. Aucun antécédent médical d’après le dossier encore une fois. »

Je lui souris et pose le dossier sur la pile des dossiers que j’appelle personnellement « les pourquoi pas ». Je consulte encore d’autre dossier et aucun d’entre eux ne me semble satisfaisant. C’est pourquoi je décide alors de mettre en œuvre mes propres moyens pour vérifier l’authenticité de ses dossiers. Et puis personne ne précise s’il détient un don, une malédiction ou autres. C’est un fait que je tiens à connaître.

Je m’empare alors de mon téléphone et je compose un nouveau numéro pré-enregistré. J’appelle la personne de confiance qui pourra nous éclairer sur les zones d’ombres des prétendus donneurs. Je jette un coup d’œil complice à ma femme sur le point de lui révéler un autre de mes secrets :

« Monsieur Carlton, ici monsieur Smith. Je souhaite un dossier complet sur le dénommé Julian Ahrington, ainsi que sur Cole Ryan Deanon. Par dossier complet j’entend antécédent médicaux sur trois générations, s’ils sont mariés enfin tout ce que vous pourrez trouver.
Bien merci. »


Je regarde alors ma femme et réponds à ses interrogations :

« Mon détective privé, on utilise des noms de codes au cas où l’un de nous deux serait sur écoute. Il nous fera parvenir toutes les informations dont nous aurons besoin sur ces deux personnes dans la semaine à venir. Comme ça nous saurons s’il cache quelque chose ou non, et nous pourrons également savoir s’ils sont magicien comme toi ou alors d’une tout autre race. »

Je souris à ma femme avant de me jeter sur elle, et de tourner jusqu’à ce qu’elle se retrouve à nouveau à califourchon sur moi. Je la regarde avec envie et dans un sourire entre deux baiser je lui murmure :

« Je suis libre toute la journée, je me demande bien comment nous allons pouvoir nous occuper tout le reste de cette longue journée. »

Puis je l’embrasse passionnément à nouveau.
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MessageSujet: Re: just too close to love you ▬ william (terminée)   Jeu 4 Oct - 21:51

    A vrai dire, j'avance et je tâtonne à l'aveuglette. Ce choix primaire, que nous sommes en train d'entreprendre est tout nouveau pour moi, pour nous, pour elle ? Étrangement, je ne savais pas pourquoi mais je ne cessais de m'imaginer avoir une fille. Peut-être parce que je sais que de manière psychologique, une petite fille est très attachée à son père, et le fait que William travaille beaucoup, j'imaginais notre fille sans cesse à l'affût pour entendre son père rentrer du travail et accaparer son attention pour se blottir contre lui. Enfin, ce n'était qu'une belle imagination de ma part, malgré mes pouvoirs, je n'avais pas encore fait de rêves prémonitoires sur le sexe de notre enfant. C'est plutôt, une envie de ma part. Et bien que cette envie se fait ressentir sur le moment, avoir un petit garçon ne me chagrinera pas le moins du monde, ça sera notre enfant après tout.

    « Julian Ahrington, il a les yeux marrons, il mesure un bon mètre 85, pour un poids de 75kg. D’après son dossier il est sportif et a une bonne carrure. Il a une trentaine d’année et est Londonien depuis plusieurs générations. Aucun antécédent médical d’après le dossier encore une fois. »

    Alors que j'intimais à William de me lire à haute voix le dossier suivant, je me concentrai. Il est vrai que les antécédents médicaux était essentiels pour nous. William semble se soucier du bien être et de la santé de notre enfant, et cet initiative me décroche un sourire sur les lèvres. Joyeuse, je pose mon regard sur la pile qui s'est rapidement vidé : exigeants nous sommes, et j'aime ça. Alors que j'observais mon mari s'affairer sur les dossiers, il s'arrête soudain et sort son téléphone. Je soupire doucement, encore un coup de fil professionnel, un dimanche ? Je débarrasse doucement notre plateau déjeuner que je pose derrière notre porte, Iliana reviendra le prendre rapidement. Alors que je refermais la porte, j’entends la discussion de William, je ne la comprend pas. Je me rallonge sur le lit, un sourcil arqué, lui demandant silencieusement des explications qui ne tardèrent pas à venir.

    « Mon détective privé, on utilise des noms de codes au cas où l’un de nous deux serait sur écoute. Il nous fera parvenir toutes les informations dont nous aurons besoin sur ces deux personnes dans la semaine à venir. Comme ça nous saurons s’il cache quelque chose ou non, et nous pourrons également savoir s’ils sont magicien comme toi ou alors d’une tout autre race. »

    Un sourire se dessine à nouveau sur mes lèvres, alors que je pensais qu'il allait à nouveau repartir dans une conversation entre ses gestionnaires du casino. Cela ne m'enchantait guère, mais je ne peux pas l'empêcher d'exercer ceux pourquoi il s'est battus toute sa vie.

    « Merci. Il est vrai que ce genre d'informations est essentiels, je veux … un enfant en bonne santé »

    J'ôte de notre lit les dossiers classés dans « Non potable », alors que je m'apprête à en ouvrir un autre, William se jette sur moi. Les pages se froissent, volent et dégringolent. Prise d'un rire joyeux, je me laisse rouler pour finir à califourchon sur lui. Il se redresse pour venir cueillir mes lèvres, et dans un baiser fougueux, j'encadre son visage entre mes mains, ne désirant plus le laisser m'échapper.

    « Je suis libre toute la journée, je me demande bien comment nous allons pouvoir nous occuper tout le reste de cette longue journée. »

    Je lui adresse un sourire avant de lever les yeux au ciel, exagérant au maximum ce geste anodin. Ne pouvant garder mon sérieux bien longtemps, j'éclate de rire avant de lui répondre.

    « Déjà, j'ai bien envie de prendre un bain chaud. On a déjà déjeuner, que dirais-tu qu'on aille nager ? Ou peut l'inverse ? On nage, puis on prendra notre bain après l'effort ? »

    Nous avions une piscine intérieure soigneusement aménagée par mon mari et conçut par l'architecte de notre manoir, sous les plans déterminés. Je plonge mon regard dans le siens, attendant sa réponse que j'espère positive.

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MessageSujet: Re: just too close to love you ▬ william (terminée)   Ven 5 Oct - 15:23

A
près ma brève conversation avec mon interlocuteur Shona arque un sourcil afin de me demander des explications sur cette conversation aussi brève que bizarre.
Tandis que je lui explique que j’ai demandé à mon détective privé elle sourit. En effet je suis de nature méfiante et j’enquête sur tous mes employés ou mes maîtresses, ou plutôt mes anciennes maîtresses. Il est évident que je n’ai jamais demandé à mon détective d’enquêter sur la vie de ma femme. Pourquoi ? Parce que je l’aime pardi et je ne peux me résoudre à brises sa confiance en faisant quelque chose comme cela. Et puis une vie de couple sans surprises n’est pas une vie viable. J’aime en apprendre toujours plus sur celle que mon cœur à choisis. Elle décide alors de me remercier pour cela. Je pensais qu’elle saurait que je mettrais tout en œuvre pour lui offrir le meilleur enfant qui soit, n’étant pas en mesure de lui en donner un moi-même.

« Merci. Il est vrai que ce genre d'informations est essentiels, je veux … un enfant en bonne santé »

Oui moi aussi je veux un enfant en bonne santé, c’est pourquoi ce renseigné sur des éventuels menteurs est quelque chose de primordial. On ne trompe pas William Harlow. Le mieux est que je paye tellement cher ce détective qu’il n’accepte plus d’autre contrat, il ne travaille que pour moi contre un salaire mirobolant mensuelle. C’est ainsi que je peux lui faire totalement confiance. Et disposé de ses services quand bon me semble.

Tandis que Shona s’apprête à ouvrir un nouveau dossier je me lance sur elle. Je pense que nous avons fait le tour des donneurs potentiels, et au pire nous pourrons continuer une fois que mon détective nous aura contactés si aucun des donneurs ne convient. Nous roulons quelques peu sur notre immense, jusqu’à ce que ma femme se retrouve à califourchon sur moi. Je me redresse en contractant mes abdos qui prennent alors une forme bien carré et je vole un baiser à la sorcière. Puis je l’attire vers moi afin de prolonger ce dernier. Elle n’en se fait pas prier et tandis qu’elle répond à mon baiser elle encadre mon visage de ses mains. Je suis totalement en sa possession maintenant. Je me plonge dans son regard et j’ai l’impression d’être comme ensorcelé. Pourtant je sais que jamais elle n’userait de ses pouvoirs sur moi. C’est un pouvoir plus puissant encore qui agit sur moi en ce moment, le pouvoir de l’amour. Je lui dis alors le fond de ma pensé :

« Je suis libre toute la journée, je me demande bien comment nous allons pouvoir nous occuper tout le reste de cette longue journée. »

Elle lève alors les yeux au ciel comme blasé par mes propos. Je vois bien qu’elle exagère cette mimique et pourtant elle est si belle quand elle prend cet air condescendant. Ma femme ferait un tyran idéal. Une beauté inégalé d’autant plus quand elle prend un air sévère. Elle éclate alors de rire ne pouvant garder son sérieux plus longtemps. Je m’égare une fois de plus dans mes pensées, comme j’aime son rire cristallin. Elle me répond alors un peu plus sérieusement cette fois :

« Déjà, j'ai bien envie de prendre un bain chaud. On a déjà déjeuner, que dirais-tu qu'on aille nager ? Ou peut l'inverse ? On nage, puis on prendra notre bain après l'effort ? »

Oui c’est une idée mais comme elle vient de le souligner le bain après notre baignade serait plus logique. Surtout que nous n’allons pas que faire nager. Notre piscine et nos folies nous oblige à changer l’eau au moins une fois par semaine. Heureusement que nos moyens nous le permette aisément. Je lis dans ses yeux qu’elle meure d’envie de réaliser ce qu’elle vient de dire. Et même si j’ai envie de profiter d’un jour de congé pour me prélasser dans mon lit je n’ai pas le cœur à lui dire non. Je lui réponds alors :

« Comment te refuser quoi que ce soit mon amour ? Tes désires sont des ordres, allons-y. Et ce soir changeons un peu nos habitudes, mangeons chez nous, notre cuisiner se fera un plaisir de nous préparer un festin. »

Je lui offre alors un sourire tandis que j’attends qu’elle me libère afin que nous puissions nous rendre à la piscine. J’irais également voir le dit cuisinier afin qu’il nous prépare un repas digne de ce nom. J’attends sagement le top départ donné par ma femme.
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MessageSujet: Re: just too close to love you ▬ william (terminée)   Sam 6 Oct - 0:37

    Combien de fois mes yeux ont vu des amoureux, couple heureux flânant dans le soir ? Ils rayonnaient d'espoir et mon âme s'éteignait comme une flamme. Cette étrange lueur d'une infinie douceur est comme un feu qui me rappelle que la laideur de mon visage effraie la lumière du ciel. William m'a donné sans peur un baiser sur mon cœur, qui bat le carillon pour lui. Je suis ressortie que détritus et peau brûlée de mon châtiment corporel. J'ai longtemps développé un complexe et mon époux a dû attendre un bon moment avant de pouvoir m'admirer dévêtue de tous tissus pouvant camoufler ma peau. Et même encore aujourd'hui, alors que je suis à califourchon sur lui, je me sens mal à l'aise. Mon corps, il est repoussant, ignoble et je n'aime pas l'afficher. Honteuse, je me cache, m'enroule dans des draps avant de reposer mon regard sur mon mari. Ce dernier contracte ses muscles qu'il entretient à la perfection pour venir m'embrasser. Je répond à son baiser langoureux, enroulant mes bras autour de sa nuque, me collant à lui en l'embrassant avec fougue.

    « Comment te refuser quoi que ce soit mon amour ? Tes désires sont des ordres, allons-y. Et ce soir changeons un peu nos habitudes, mangeons chez nous, notre cuisiner se fera un plaisir de nous préparer un festin. »

    Force m'est de constater que depuis ma colère noire au restaurant, William mettait un point d'honneur à tenir ses engagements. Plus d'adultère. Et avec notre récente prise de décision, la venue de notre enfant allait réellement posé les points sur les I. Nous nous aimons, nous allons devenir parents pour le meilleur et pour le pire. Du moins, j'en avais parfois l'intime conviction que cela se fera en temps voulu. Je ne pose jamais la charrue avant les bœufs, alors ce n'est pas aujourd'hui que cela changera. Un sourire se dessine sur mon visage suite aux paroles du métamorphe. Il est vrai qu'on avait la fâcheuse habitude de souvent sortir au restaurant alors qu'on néglige trop le confort de dîner à la maison. Pas d'attente, pas de bruits, pas de regards ou d'oreilles indiscrètes, l'intimité parfaite. Et en ce moment, alors que nous nous retrouvons enfin -suite à nos ébats qui se faisaient rare, oh oui, on se retrouve-, j'ai besoin de calme et de moments privilégiés avec lui.

    « Je peux préparer aussi. Enfin … ça ne sera pas aussi bon que notre cuisinier, mais ça sera mangeable, enfin je crois. »

    Mon visage s'empourpre légèrement. Je n'ai pas le souvenir d'avoir déjà préparé quoi que ce soit mon mari, pourtant je ne suis pas mauvaise cuisinière, mais il faut dire que depuis notre mise en ménage, les choses n'ont pas été simple. A notre rencontre, je n'étais pas favorable à finir ma vie avec cet homme, puis entre temps après notre mise en couple, nos adultères mutuels. Alors les choses ont été tellement vite que je n'ai pas vu ses nombreux mois passés à ses côtés, enfin durant le peu de temps que je passais avec lui. Vite lassée, je le quittais souvent pour rejoindre Lukas, ou un quelconque autre amant pour une bonne beuverie et un coup d'un soir. Quoiqu'il en soit, tout cela appartient au passé, et avec la venue du bébé, nous ne parlerons plus jamais de cet épisode de perdition de notre part à tous les deux.

    « Allez, on y va mon chéri ! »

    Je me lève nue devant lui, avant de me pencher pour saisir ses mains et le hisser hors de son lit. Je dépose un baiser sur son front alors que j'enfile devant lui mon peignoir en soie, avant de lui tendre le sien. J'attends qu'il s'habille et nous nous dirigeâmes dans la salle qui abrite notre piscine intérieure. Malicieuse, je regarde William et je m'avance vers lui. Doucement, je détache mon peignoir que je laisse tomber au sol, dévoilant à nouveau mon corps brûlé. Et je l'observe avant de l'embrasser furtivement. Quelques secondes à peine, puis je m'éloigne tout sourire avant de plonger sous l'eau. Ça me rafraîchit, je me sens bien. Je remonte à la surface au bout de quelques instants et je souris à William attendant qu'il me rejoigne.
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MessageSujet: Re: just too close to love you ▬ william (terminée)   Sam 6 Oct - 23:33

Nous sommes toujours dans la même position, elle à califourchon sur moi, me regardant, moi en dessous la contemplant. Jamais avec quiconque je me mettais dans une telle position de faiblesse. En dessous j’étais vulnérable, et même si le plaisir était bien supérieur dans cette position je ne supportais pas de me montrer faible. C’est pourquoi j’étais toujours en position de domination avec mes maîtresses. Mais avec ma femme il n’en était rien, d’un simple sourire elle pouvait me faire fondre, alors à quoi bon lutter ? Et puis j’avais une confiance aveugle en elle et je sais que même dans cette position je ne risque rien. Et comme c’est celle que je préfère et bien je ne m’en prive pas.

Ma femme me propose d’aller profiter de notre immense piscine intérieure afin de se rafraîchir. Comme je ne peux rien lui refuser j’accepte sans conditions. Mais je lui propose également de déroger à nos habitudes et de dîner en tête à tête au manoir pour une fois. En effet nous avons un cuisinier très doué mais jusqu’à présent il ne nous a jamais fait à dîner le soir, nous mangions jusqu’à aujourd’hui tous les soirs au restaurant. Je sais que ma femme n’aime pas toutes les cérémonies que je fais en l’emmenant dans les plus grands restaurant de la ville. C’est pourquoi sur la fin nous avons commencé à visiter des restaurants plus humbles. Les serveurs et les gérants étaient tellement troublés en me voyant qu’ils en devenaient ridicules.

Je lui propose donc de diner à la maison et je la vois sourire à ma proposition qui semble lui plaire, mais toujours assise sur moi elle répond alors :

« Je peux préparer aussi. Enfin … ça ne sera pas aussi bon que notre cuisinier, mais ça sera mangeable, enfin je crois. »

Elle tient donc vraiment à ce que nous passions une journée comme un couple le plus normal possible. Pourquoi pas après tout. Mais je ne vais pas la laisser cuisiner seule. Pour deux raisons, la première c’est que je ne veux pas la quitter un seul instant aujourd’hui. C’est une de mes rares journées de congés, je veux donc ne profiter un maximum pour passer du temps avec ma femme. Deuxièmement parce lors de ma jeunesse alors que j’essayais de survivre par tous les moyens possible j’avais pendant de nombreuses années travailler dans les cuisines de diverses restaurant et j’avais acquis des talents de cuisinier à force. Je lui réponds alors dans un sourire qui ferait fondre n’importe quelle autre femme :

« A la condition que tu me permettes de te seconder »

Je l’embrasse alors, je ne relève pas ses doutes concernant ses talents culinaires. Je suis sûre que même le plus exécrable des poisons cuisiné par celle que mon cœur a choisi serait un délice. Ce qui me plait le plus c’est que lorsqu’elle m’a fait sa proposition ses joues ce sont légèrement empourpré. Cela met en avant son malaise qui n’est que léger, mais j’adore la voir comme ça, c’est ainsi que je me sens aimé et respecté par elle. Soudain elle reprend les choses en main et me dis alors :

« Allez, on y va mon chéri ! »

C’est alors qu’elle sort du lit nu, et je ne peux m’empêcher de la contempler. La perfection incarnée. Je ne parviens plus à ma rappeler comment j’ai pu lui être infidèle. Aucune des nombreuses femmes que j’ai fréquentées lors de mes adultères n’avaient autant de classe ou de prestance que ma femme. Et aucunes ne pouvaient la valoir en beauté. Elle met fin à ma contemplation en m’attrapant les bras pour me tirer hors de la chaleur et la douceur de notre lit, et elle enfile alors son peignoir en soie avant de me tendre le miens que j’enfile sans cérémonie. Elle dépose un baiser sur mon front, c’est à mon tour de rougir alors et nous nous dirigeons vers la piscine intérieure.

Sur le chemin nous croisons de nombreux membres du personnels qui sont pour la plus part surpris de me voir dans la maison un dimanche, il me salue tous avec respect. Ils sont en revanche beaucoup moins cordiaux avec ma femme qu’il connaisse mieux. En effet il ne lui manque pas de respect mais ils la voient bien plus souvent qu’ils ne me voient. Nous arrivons alors dans la salle de la piscine, dans laquelle se trouve une piscine immense avec un jacuzzi non loin ainsi qu’un sauna. C’est l’une des pièces la plus grande du manoir, après le salon. Elle est surtout très haute et au bord de la piscine se trouve plein de plongeoir à plusieurs niveaux.

Ma femme laisse s’échapper son peignoir et plonge sans plus de cérémonie dans l’eau, au bout d’un instant elle remonte à la surface et m’offre alors un sourire des plus magnifiques. Elle m’attend sans nul doute. Je m’échappe alors à mon tour de mon étoffe de soie et saute vers la piscine tête la première. Mais avant d’atteindre l’eau je me métamorphose et je prends alors mon envole vers le plus haut des plongeoirs sur lequel je me perche avant de reprendre forme humaine. Et c’est alors que je rejoins l’eau dans un magnifique plongeon dont j’ai le secret. Je touche le fond de la piscine et je remonte à la surface derrière ma femme que j’enlace alors et l’entraine avec moi pour faire une longueur ou deux.
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MessageSujet: Re: just too close to love you ▬ william (terminée)   Lun 15 Oct - 20:28

    Un dimanche comme je les aime. Depuis notre mise en couple, nous avons jamais réellement eu l'occasion de passer autant de temps ensemble. Il faut dire, que depuis ma colère noire à laquelle j'ai exposé William, ce dernier s'acharne à ne plus me contrarier, ne plus me blesser et surtout ; ne pas me perdre. Enfin bon, j'appréciais ce qu'il s'en suivait de tout cela. On étaient désormais plus proches que jamais. Il est vrai que notre couple était relativement jeune, mais pourtant si intense. Combien de fois, je n'ai dû subir les innombrables reproches de Pirro, mon meilleur ami. Je sais bien tout ça, mais il semblerait que je m'évertue à accorder une confiance ultime à William qui malgré une erreur de sa part, cette confiance a été blessée une fois. Je n'accorde qu'une chance, une seule et pas deux. Une chance. Je ne doute pas cependant de la bonne volonté de William de se « racheter » de sa conduite, et j'apprécie cet effort. Effort auquel je contribue aussi, un couple se compose de deux personnes, et il ne doit pas être le seul à faire des efforts.

    Un dimanche pour le commun des mortels est un jour ennuyeux, sans grande marge d'action pour se distraire. Mais moi, j'adore ce jour. C'est l'un des rares jours où William peut parfois prendre un peu de repos. Et un peu de temps avec lui, j'en ai besoin. Et j'ai tellement d'occupations en tête que je ne sais par où commencer. On ne fait pas attendre William Harlow, alors je m'empresse de lui proposer la première chose que j'ai en tête : nager. Et bien que cette première occupation marque la première de notre journée détente, mon époux me propose de manger à la maison. Et pour que ça soit plus conviviale, j'insiste pour cuisiner. Et son aide, je ne la refuse pas, il insiste, je ne peux rien lui refuser. Il est maître des lieux.

    Il est vrai que je n'ai pas l'occasion de cuisiner souvent. Avec tous les employés dont notre maison dispose, il faut dire que je n'ai plus la possibilité de faire une tâche basique comme plier mes vêtements. Je secoue la tête, réponse à sa supplication pour cuisiner à mes côtés, mais je ne lui refuserai jamais rien.

    « Haha, je ne peux rien te refuser, mon amour ! »

    Il ne me fait plus attendre, alors que je le tire hors de notre lit d'amour, et que nous nous habillons, je lui embrasse le front. Il rougit, tellement adorable mon William. Sur le chemin, de nombreux employés croise notre route. Je note sur le visage leur étonnement de voir mon époux à la maison, ils s'empressent de le saluer avec formalité avant de s'adresser à moi avec bienveillance. Ils me connaissent, je les connais et mon habitude à prendre soin d'eux à créer des liens biens moins formels que employeur et employés.

    Face à notre piscine, un sourire malicieux se dessine sur mon visage. Je me hâte de me déshabiller en laissant tomber mon peignoir avant de plonger avec grâce. Je remonte à la surface, attendant patiemment mon mari. Ce dernier ne se fit pas attendre, plonge tête la première. M'attendant à ce que son corps s'enfonce dans l'eau, je vois son corps se raccourcir avant de le voir s'envoler. Je secoue la tête avec morgue, quel crâneur ma parole. Suivant la trajectoire de son envol, il se pose sur le plus haut plongeoir avant de faire un magnifique saut périlleux. Il s'enfonce dans l'eau, et je le cherche du regard. Puis soudain, son étreinte se renferme sur mes hanches. Surprise, un rire s'échappe de ma gorge, alors qu'il m'entraîne pour faire une longueur. J'aime tellement le taquiner, et je ne me gêne pas pour le défier.

    « Le dernier arrivé est une poule mouillée, nah ! »

    Dans un rire, je me jette en avant afin d'entamer une longueur gracieuse. Les bras tendus, les jambes battant l'eau avec souplesse, je me déplace silencieusement dans l'eau et avec rapidité. Mais je ne doute pas des capacités sportives de mon époux qui n'aura aucun mal à me rattraper et peut-être me dépasser selon ma cadence.
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just too close to love you ▬ william (terminée)

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