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 Apocalyptic and Insane [PV]

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↳ Opinion Politique : Anti-Gouvernement
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THE ROLLING STONES - satisfaction | PUSCIFER - the undertaker | 30 STM - the kill | PAPA ROACH - getting away with murder | DEPECHE MODE - wrong | LINKIN PARK - castle of glass | IMAGINE DRAGONS - shots | THE KILLERS - shot at the night | HURTS - somebody to die for | BLACK LAB - this night

↳ Citation : « Nous sommes tous frères sous la peau, et j'aimerais écorcher l'humanité pour le prouver. »
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MessageSujet: Apocalyptic and Insane [PV]   Mer 16 Avr - 17:58

You know enough to know the way. Six billion people just one name. I found tomorrow in today. Apocalyptic and insane, my dreams will never change. You wanna be the one in control. You wanna be the one who's alive. You wanna be the one who's old. It's not a matter of luck, it's just a matter of time. Stand out on the edge of the earth. Dive into the center of fate. Walk right in the sight of a gun. Look into the new future's face. I know you know enough to say. I know you know enough to play a game --------------------------------------
Apocalyptic and insane
my dreams will never change


Tout un monde qui s’écroulait, sous les ricanements d’un présentateur imbécile. Sans scrupules, sa verve assassine avait réduit en cendres des plans qu’il avait mis des mois à échafauder. La mécanique branlante de son palpitant s’était brusquement arrêtée avant de s’affoler de plus belle. L’aiguille de l’horloge rouillée venant se glisser dans la viande rêche à mesure que les battements s’amplifiaient. Et depuis, plus rien. Plus rien si ce n'est ce vide effroyable, cette attente insoutenable. Son pirate informatique ? Disparu, envolé. Sans doute occupé à se terrer avec ses amis les drogués dans un coin sombre, avec l’illusion mièvre et crétine qu’on l’oublie et qu’on ne lui fasse pas payer sa négligence. Il préférait l’imaginer en train de rouler sous une table, un garrot autour du bras et de l'arsenic dans les veines, que de laisser s’exprimer l’angoisse sourde qui le rongeait comme de l’acide. Il s’inquiétait pour Lui bien au-delà des espoirs désormais balayés de réussir à hacker le système du Gouvernement. Et il s’agissait là d’un monstrueux euphémisme. Son homme de main le plus proche ? Arrêté, occupé à croupir sous les barreaux. Ce n’était sans doute qu’une question de jours, voire d’heures si l’anthropoïde crachait vite le morceau, avant qu’il ne soit lui-même interpellé à son tour par la milice. Tout ça par la faute de combats illégaux, qui ne servaient qu’à renflouer les caisses et alimenter sa soif de violence. Il le retenait, Wesley, ce shadowhunter pas foutu de protéger correctement ses arrières. Mais il s’insultait plus encore de ne pas avoir pris suffisamment de précautions, et de s’être cru plus malin que les fouines hantant chaque recoin de la ville.

Mais le joyeux merdier dans lequel il se retrouvait empêtré n’était sans doute pas le pire de ses soucis. Non, le pire, c’était elle. Delaney. La leader de cette bande de bras cassés qui osait s’appeler bravement ‘Résistance’. Cette opportuniste qui mangeait à tous les râteliers, s’octroyant le droit de siéger au Conseil et d’envoyer ses propres soldats au casse-pipe. Tout en se prônant gardienne des laissés pour compte et des opprimés. Qu’elle exécute ses propres troupes, il s’en moquait. Son double-jeu n’allait lui servir qu’à se faire torpiller et à diviser encore plus les rebelles à l’usure. Il s’en lavait les mains. En revanche, qu’elle s’attaque à ses forces, et envoie un à un ses précieux pions se faire exécuter, il ne pouvait pas le tolérer. Il finirait peut être écroué sous peu, mais avant il comptait faire comprendre à cette effrontée de quel bois il se chauffait. C’est pourquoi il l’avait attendue, en planque en bas de son immeuble. Si d’ordinaire il déléguait ce genre de basse besogne, il avait cette fois-ci préféré s’en charger compte tenu des circonstances. Suffisamment d’échecs s’étaient accumulés récemment pour qu’il s’hasarde à confier une furie à des brutes incapables. Il s’était renseigné sur son emploi du temps, l’avait mémorisé à la lettre pour être certain de ne pas la manquer. Elle avait à peine esquissé quelques pas à l'extérieur, qu'il s’était déjà jeté sur elle. Agrippant sa nuque en arrière avec une telle vigueur qu’il faillit la lui briser, avant de lui luxer un bras dans le dos. Il sentit son corps frêle se tétaniser, puis la seringue anesthésiante qu'il tenait perfora sa gorge. En déchira l'armure diaphane jusqu’à laisser des perles écarlates l’abîmer. Assez rapide pour qu’elle n’ait pas eu le temps d’hurler. Une poupée de chiffon, dont il souleva le poids plume jusqu’à la camionnette qui les attendait sagement. Aucun passant dans les parages, à cette heure déjà bien avancée du soir. Presque trop facile...

[…]

Roxanne devait être à point. Probablement encore comateuse, mais en train de s’extraire doucement des bras de Morphée. C’est avec un rictus mauvais qu’il descendit dans sa cave sinistre, spécialement aménagée pour ce genre d’entrevue. Il n’avait pas l’intention de la tuer. Juste de lui faire suffisamment peur pour qu’elle s’abstienne à l’avenir de décimer les siens. Mains et jambes liées solidement à une chaise avec un filin d’acier, qui s’enroulait autour de sa chair et l’entamait au moindre mouvement. Il tourna autour d’elle comme un vautour, s’immobilisa finalement et laissa ses doigts serpenter avec perfidie entre ses courbes faméliques pour attraper sa mâchoire. Pâteuse, à moitié inconsciente, elle ne pouvait pas rechigner. « - Il est temps de se réveiller. » Souffla-t-il dans le creux de son oreille. D’un mouvement de tête, il fit signe à l’un de ses sbires. Recula lorsqu’un seau d’eau glacée fut renversé sur la prisonnière. Avant-goût des hostilités supposé lui remettre les idées en place. « - Navré pour la mise en scène, mais comme je me doutais que tu ne m’aurais pas invité à prendre le thé… J’espère que tu es assise assez confortablement à ton goût. » Susurra t’il d’un ton mielleux, ironique à en crever. Ses sphères d’acier plantées dans les prunelles chocolatées de sa captive, qui venaient de s’ouvrir sur un décor des plus putrides.

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Dernière édition par Kyran R. Hogan le Sam 31 Mai - 23:57, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Apocalyptic and Insane [PV]   Ven 16 Mai - 18:52

Comme un brouhaha passé sous filtre atténuateur. Les quelques mots chuchotés de Kyran eurent cet effet-là, résonnant dans sa tête plein de brume et faisant écho à chaque rebond. Elle grimaça, fronçant les sourcils, davantage par son état que par ses provocations à peine commencer. Elle grogna, incapable de se forcer à ouvrir tout à fait les yeux. Le poids de ses paupières semblant l'emporter contre la lutte qu'elle menait, et ce sans grande difficultés. La douce invitation de comater encore un peu était délicieuse. Elle sentait à peine le reste de son corps, qui à ce moment là semblait se limiter à sa boite crânienne enfumée. Sensation qui n'allait pas durer bien longtemps, l'eau froide se déversant sans retenue et sans crier gare sur elle, lui arrachant un cri aigu, un sursaut qui lui lacéra sans retenue les poignets et les chevilles. Trempée, dégoulinante, le souffle rapide, elle releva la tête vers celui qui avait orchestré ça avec tant d'amour, se prenant dans la figure son arrogance suintant et inondant toute la sombre pièce. C'était presque cette arrogance là qui semblait lui mordre la chair. Chair qui avait retrouvé toutes ses sensations, d'un coup. Elle sentait les douleurs comme des plaques d'urticaire qui s'étalaient sur l'ensemble de son corps, les petites douleurs se noyant dans le reste pour ne donner qu'une impression générale et désagréable. Elle jura, avant même de dire autre chose. Elle jura, et grimaça en se rendant compte qu'elle était attachée et incapable de faire le moindre mouvement sans se flinguer les poignets. Et la beauté de la psychologie humaine, c'est qu'au lieu de se calmer gentiment et de se rendre à l'évidence qu'elle ne s'en tirerait pas en s'acharnant dessus, Roxanne s'y donna à cœur joie, tapant du pied et tentant de s'en délivrer. Avant de se rendre compte, les ligatures plus que rougies, que c'était cause perdue.

Ce n'était qu'à ce moment-là, lorsqu'elle épuisée à jurer et à se faire mal, qu'elle arrêta, et posa réellement les yeux sur Kyran. Elle reprenait doucement son souffle, tentant de retrouver un semblant de calme alors qu'elle était en réalité toujours aussi paniquée. Voir qu'il s'agissait de Kyran était presque surprenant, elle aurait davantage parié sur Wayne tentant de réaliser un de ses fantasmes douteux – et elle en aurait sans doute été plus rassurée. Car elle aurait su, plus ou moins, à tort ou à raison, ce à quoi elle pouvait s'attendre. Ce qu'il allait faire de sa pauvre petite personne, en sachant qu'il n'y avait pas de raison particulière, car il n'y avait jamais de raison particulière avec Wayne, si ce n'est l'envie. Kyran en revanche, malgré le fait qu'il ne soit ni plus ni moins qu'un simple petit connard qui se prend pour le Roi Soleil avec son sale marché noir, n'apparaissait pas comme tel aux yeux de Roxanne. Et c'était peut-être ce qui l'effrayait d'autant plus. Ne pas savoir jusqu'où il était capable d'aller, et ne pas savoir pourquoi il le faisait.
Après de longues minutes de silence, à le fixer, elle finit par prononcer quelques mots : « Tu peux aller te faire foutre Kyran. » qui résumaient finalement très bien sa pensée.

Il avait le goût de la mise en scène, il fallait le reconnaître. Son sous sol macabre qui ne devait sans doute pas laisser passer le moindre bruit à l'extérieur pour ne pas alarmer ses pauvres voisins faisant du tricot, mais assez bien pour ne pas absorber entièrement le son, le bruit, les cris, les pleurs et les hurlements, pour qu'ils se fracassent et s'amplifient à l'intérieur, pour qu'ils reviennent tourmenter celui qui les a émis. Sombre et putride comme sa minable petite personne, sa carcasse rayonnante qui ne devait enfermer que de la pourriture s'entassant et dégoulinant à travers ses orbites. Il avait tout, la lumière blanchâtre et aveuglante et les recoins délaissés et noirs. Son petit air de satisfaction, alors que rien n'avait encore commencé. Son rictus sur le coin des lèvres qui en disait long, comme s'il s'agissait d'une pièce qu'il avait répétée tant de fois et qui prenait son envol à ce moment précis, comme si elle allait prendre forme maintenant, son petit sourire flottant qui lui crachait à la figure tout ce qu'elle allait subir par la suite. Qui faisait germer dans son esprit boiteux toutes les tortures qu'il pouvait éventuellement avoir en tête. « J'ai l'impression d'entendre un petit connard de film de mafieux raté quand tu parles. » Fierté quand tu nous tiens... Elle avait besoin d'être au plus bas pour la mettre de côté. D'être sur les rotules, la tête dans l'eau, pour commencer à supplier. « Qu'est-ce que tu veux, hein ? Je te rappelle que la dernière fois, tu m'avais gentiment prévenue de rester en dehors de tes petites magouilles. Et crois-moi, ce fut un plaisir que de rester à l'écart de ta sale gueule, alors dis-moi ce qui me vaut cet honneur ? »
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MessageSujet: Re: Apocalyptic and Insane [PV]   Ven 30 Mai - 17:31

Boule de douleur à vif, elle s’évertuait à s’agiter sur sa chaise métallique. A entailler plus profondément encore ses poignets déjà ravagés par ses liens d’acier. Nul besoin de jeter du sel sur ses plaies, elle s’y employait déjà parfaitement toute seule. Il croisa les bras, un air vaguement amusé scotché au visage. En attendant avec nonchalance qu’elle cesse d’aggraver bêtement sa situation. Il regretta qu’elle n’aille pas jusqu’à se casser la figure par terre, histoire de rajouter quelques bleus sur sa peau blême. D’expérience, il savait toutefois que l’instinct de conservation finirait par l’emporter sur la bêtise humaine. Que ses membres se mueraient rapidement en branches mortes, privées de leur sève. Et cela ne rata pas. Elle se figea, les prunelles hurlantes de mépris et de haine. Jaugea ses sphères de glace un long moment avant de se décider à cracher ce qui lui vrillait les tripes. Un ricanement bref s’extirpa de ses propres lippes, alors qu’il recommençait à marcher autour d’elle. S’arrêtant derrière elle, pour laisser son souffle suave s'égarer contre son oreille à nouveau. « - Tu sais ce que je préfère chez toi, Roxanne ? Ta répartie. Il t’en a fallu du temps de réflexion. C’est tout ce que tu as trouvé pour me clouer le bec ? » Persifla t’il en réponse, juste avant de se redresser, à mi-chemin entre l’agacement virulent et l'espièglerie flagrante. Il n’était cependant pas tout à fait ironique. Il devait saluer la force de caractère de l’irlandaise, qui lui permettait d’être à la tête d’un groupe ayant réussi par le passé à ébranler la tyrannie en place. Un troupeau de bourriques cherchant vainement à se racheter un morceau de conscience et à retrouver leur petit quotidien médiocre d’antan, certes, mais une organisation relativement puissante tout de même. Dotée d'une chef digne d’intérêt quand on passait outre ses airs de pimbêche à la moue pincée et sa verve insolente, ce qui n’était toutefois pas une mince affaire.

Un raté, un salaud, un minable. Des injures qui ressortaient régulièrement, qui se perdaient sur de nombreuses bouches. Il se complaisait dans cette mauvaise caricature, cette imitation poussée à l’extrême de ces brutes qu’il abhorrait tant petit. Qu’il admirait honteusement quelque part aussi, quand il était à l’époque incapable de leur ressembler. Quand il n’était qu’un gamin effacé, à la personnalité démolie par la violence exacerbée d’un géniteur violent et aux cordes vocales broyées par la terreur. Pour devenir enfin quelqu’un de craint, à défaut de pouvoir être véritablement respecté, il avait fallu piétiner l’enfant pataud et incapable. Comme tout membre de la sinistre famille Hogan, il n’avait pas fait dans la demi-mesure. A l'image de ceux qui partageaient son sang, il atteignait le paroxysme ou réduisait tout au stade de poussière intergalactique. Les limites lui devenaient ainsi inconnues. Il ne tempérait pas son jeu d’acteur, enfilait son déguisement de mafieux bourrin et insensible avec une aisance déconcertante. Et tant pis si retirer son masque le démangeait parfois. Si des frissons intempestifs ne pouvaient s’empêcher de courir contre son épiderme et qu’il ne parvenait pas toujours à rester de marbre. « - Sauf que le petit connard ne se retrouve pas ligoté comme une pauvre loque, sans échappatoire. Et que ce n’est pas lui qui est venu quémander une alliance non plus. Faut croire que le raté ne l’est que lorsque cela t’arrange ma jolie. » Susurra t’il avec cette arrogance qui le caractérisait si bien. Au cas où elle ait la mémoire courte et ne se souvienne plus de qui était allé chercher l’autre en premier.

Feindre l’innocence était une tactique qui pouvait faire ses preuves, mais certainement pas avec lui. Nier l’évidence ne servait qu’à cisailler davantage ses nerfs, à faire exploser la colère dans ses rétines électriques. « - Mais oui, et c’est justement pour ça que tu te retrouves là, à piailler comme si t’avais pas vu venir le retour de bâton. Franchement, t’as pas une petite idée de ce qui t’amène ici ? » Ils pouvaient tourner autour du pot pendant des heures à ce rythme. Sans crier gare, il s’empara donc de la dague nichée en permanence contre son flanc et la planta dans la chair affable de la main gauche de la captive. Il appuya sur le manche, se délectant du bruit caractéristique des os qui se fracturaient. « Tu croyais que j’allais pas faire le rapprochement entre ton poste au Conseil et les exécutions en rafale des dernières semaines, sombre idiote ? » La voix du tortionnaire venait de perdre toute chaleur, entaillée de lames de rasoir. Ses sphères polaires la transpercèrent, la jaugèrent sévèrement, puis il esquissa un pas en arrière. Sans retirer pour autant la lame de sa prison écarlate, afin d’éviter un jet d’hémoglobine. Si la résistante faisait amende honorable ou se montrait suffisamment persuasive, il envisagerait peut être d’envoyer un sorcier à son service guérir ses blessures plus tard. Peut être. Rien n’était moins sûr tant le ressentiment incendiait ses viscères.

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MessageSujet: Re: Apocalyptic and Insane [PV]   Ven 6 Juin - 16:21

Roxanne ne pouvait nier que, peu importe ce qu'elle réussissait à cracher, peu importe les répliques acerbes qu'elle trouverait, elle serait toujours dans un rapport de force inférieur, et tout ce qui traverserait la barrière de ses règles et tout ce que son corps remuerait, ne relèveraient jamais plus que de l'insolence, de la bêtise et de l'acharnement idiot. Elle n'était, littéralement, pas en position de faire quoique ce soit, si ce n'est supplier pour qu'on la détache, et qu'on la libère. Mais avec Kyran devant, qui venait titiller son arrogance comme on fout une carotte devant un âne, elle était bien incapable de quoique ce soit d'autre que de l'insolence, de la bêtise et de l'acharnement idiot.
Cuisant échec lorsqu'elle était allée proposer une alliance, proposer, qu'elle différenciait volontiers de quémander, pour sauver les quelques bribes d'honneur et de fierté de battant en duel après le refus sec de Kyran, qui avait trouvé utile de lui faire part de sa très haute opinion à propos de la Résistance. Elle n'avait cependant pas cherché à tissé davantage de liens avec son sombre marché noir, sans le mépriser, sans lui faire d'éloges non plus. La seule chose qu'elle méprisait véritablement, et c'était loin d'être leurs magouilles qui étaient finalement très utiles à la population, c'était celui qui se tenait droit devant elle, avec son orgueil qui occupait les trois quarts de la pièce.
« Et toi, lorsque les choses ne vont pas comme tu le désirerais, tu enlèves les gens et tu te lances dans un somptueux marathon d'endurance, en obligeant ladite personne à supporter ta vue ? Parce que rien que te voir me donne envie de gerber. »

La vérité était qu'elle n'avait absolument pas la moindre idée de ce qui l'amenait à être ligotée comme une idiote. Elle avait beau chercher dans les décombres de sa mémoire, passer à travers les nombreuses personnes qui voudraient sans doute obtenir vengeance et/ou justice pour ce qu'elle avait dû faire et sacrifier – et cela était sans aucun doute bien légitime – mais rien ne résonnait au nom de Kyran, ou même du cercle de fréquentation dont elle avait vaguement connaissance. Lorsqu'elle fronça les sourcils, ce n'était pas une énième mimique pensée à l'avance. « Allez, arrête avec ton semblant de suspense. Je sais pas ce pour quoi tu me tiens responsable, mais je pense très sincèrement que tu te fourres le doigt dans l'oeil, je ne t'accorde pas assez d'importance pour me soucier de ta petite putain de personne alors... » Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase, qui allait sans doute finir en une ribambelle d'insultes et jurons tous plus mélodieux les uns que les autres, que Kyran enfonça sa dague, sans crier gare, dans sa main. Une douleur aussi vive que soudaine la transperça, et un cri encore plus strident que précédemment enveloppa la pièce. Elle lança, malgré elle, un regard plein de détresse à Kyran, presque teinté d'étonnement – comme si elle s'attendait à autre chose, et à moins de brusquerie. De quoi lui rappeler qu'elle ne se trouvait pas devant Wayne. La douleur fut si vivace qu'elle en perdit sa langue, incapable même de jurer alors que cette activité faisait sans aucun doute partie de son top 3 des activités pratiquées le plus fréquemment. Elle hurla encore, lorsqu'il prit un malin plaisir à l'enfoncer davantage entre ses os.
La sueur se mêlait aux gouttes froides qui étaient restées collées à elle, et sa respiration s'était accélérée. Son corps semblait se résumer à sa main seule, à ce moment-là. Ce n'était plus réellement sa main qu'elle sentait, c'était l'affreuse douleur qui ne semblait pas s'atténuer et qui lui donnait l'impression que le temps ralentissait.

Ses mots tombèrent d'abord dans une oreille sourde, trop obnubilée par cette partie de son corps qu'elle avait l'impression de perdre. Trop paniquée par la douleur, aussi. Elle en avait presque oublié qu'il devait sans doute avoir une raison qui le poussait à ça.
Après de longues minutes, elle marmonna comme elle le put, la voix légèrement tremblotante et les yeux rougis : « Qu'est-ce que tu racontes? Si tu veux être d'autant plus exact, ça ne fait pas que quelques semaines qu'il y a des exécutions, il y en a eu depuis le moment où on s'est installé en Nouvelle Orléans. Et si tu crois que j'ai un véritable droit de veto là-bas, et bien de nous deux, c'est toi le sombre idiot. » Elle ne trouvait cependant pas la logique qui en émanait. Qu'avait-il finalement à faire qu'elle exécute les siens, ceux qu'il appelait volontiers des bras cassés, capables de brasser de l'air au mieux ? Mais elle manquait finalement de vivacité d'esprit à ce moment-là, ne réalisant pas qu'il se moquait éperdument du cadre général, et concentrait son attention sur les quelques – oui, quelques, quelques parmi toutes la masse qu'ils avaient dû purger – morts récentes. « T'es vraiment en train de sombrer dans le ridicule si tu penses que j'ai quelque chose à foutre de toi et de tes petits copains. »
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MessageSujet: Re: Apocalyptic and Insane [PV]   Jeu 19 Juin - 20:13

L’insolente n’en finissait plus de broyer ses nerfs, en niant farouchement ce qui était pour lui une évidence. Pire, en prétextant ignorer absolument ce qu’il pouvait bien lui reprocher. Il n’avait pas encore atteint le stade de la destruction purement gratuite. Un but se dissimilait derrière chacun de ses travers, même s’il ne s’agissait parfois que d’un prétexte inavoué. Cela pouvait être se nourrir, accéder à une parcelle supplémentaire de pouvoir, servir ses projets décadents. Ou punir ses employés défaillants, les traitres et les incompétents. Même si la sanction n’était généralement en rien proportionnée, sanglante à l’excès. A ses yeux, l’irlandaise avait amplement mérité son châtiment. Se retrouver ligotée dans cette cave putride, à sa merci, était un moindre mal en comparaison des meurtres commandités.  Il aurait dû l’écorcher vive comme un vulgaire morceau de viande, l'éviscérer en représailles. Seuls ses derniers fragments d’humanité l’empêchaient de s’adonner à une telle boucherie. Pour autant, elle usait trop la corde de sa patience pour qu’il s’abstienne de la meurtrir plus que de raison. Pour qu’il n’enfonce pas sa lame jusqu’à la garde dans la chair fine de sa main. Le hurlement qui déchira ses tympans et ricocha contre les murs parfaitement insonorisés fit courir des frissons de satisfaction le long de son échine. Suffisamment puissants pour chasser rapidement ce malaise émétique qui le prenait instinctivement aux tripes, comme un vieux réflexe encore profondément ancré dans son tempérament. « - Tant de grossièretés qui émanent d’une femelle si frêle, c’est fou. On pourrait croire que tu as de la grâce en te voyant parader au premier coup d’œil… Mais dès que tu ouvres la bouche pour débiter ton langage de charretier, on se rend vite compte que tu n’as hélas que celle d’un vide-ordures. » Persifla t’il avec un rictus malsain, tandis que la captive reprenait douloureusement et laborieusement son souffle. Elle aurait pu lui faire pitié, si seulement il n’avait pas eu tant envie de l’étriper les semaines ayant précédé l’enlèvement.

Même en proie à une souffrance innommable, en position de faiblesse extrême, elle continuait de démentir. Un ricanement médisant traversa ses lippes et il persifla : « - Eh bien tant pis, tu vas finir en grande martyre de la résistance dans ce cas. Je pourrai ainsi vérifier que tu n’as aucun droit de veto comme tu le prétends. Je me moque de tes moutons sacrifiés, mais je veux que les exécutions de ceux qui travaillent pour mon compte cessent. » Le scandinave n’en démordait pas, convaincu qu’elle n’était pas étrangère à toutes ces mises à mort. Il n’avait jamais cru aux coïncidences, au hasard qui avait bon dos. Plus elle prétendait n’être qu’un pion parmi tant d’autres, plus la rage lui tordait les intestins et décuplait sa détermination. « - Cela dit si tu penses vraiment ne rien pouvoir y faire, je peux t’égorger tout de suite, autant qu’on ne perde pas notre temps vainement. Oh, ou peut être as-tu besoin de menaces un peu plus tangibles ? Attenter à ta vie, ce serait d’un cliché après tout… » Il existait tellement de façons de mourir… Autant physiques que psychiques. Et celles qui vous laissaient vivant en apparence, mais mort en substance, étaient sans le moindre doute les plus terribles. Celles qui vous éjectaient de la société, qui vous rabaissaient plus bas que terre. Celles qui annihilaient toute forme d’estime dans le regard d’autrui. Celles qui vous réduisaient à une coquille vide, facile à briser et à piétiner. Il n’avait pas besoin de connaitre Roxanne pour savoir que l’organisation qu’elle menait lui tenait à cœur. Qu’elle était prête à tout pour lui permettre de vaincre et de perdurer. Si l’instinct de survie n’était pas suffisant pour la contraindre à plier, il espérait que le chantage fonctionnerait davantage. Pour illustrer sa volonté, il attrapa un à un les poignets de la jeune femme pour la libérer des filins d’acier qui entaillaient sa chair. Puis il s’approcha du poste de télévision rustique qui trônait à quelques mètres et appuya sur la télécommande pour lancer une vidéo inapte à la laisser de marbre. Spectacle obscène dévoilant un enchevêtrement de corps animés d’un désir brut, mais surtout incroyablement hargneux. En pleins ébats sadomasochistes avec Wayne Sudworth, dont la réputation de débauché professionnel n’était plus à prouver. La rebelle s’avérait ainsi finalement loin d’être aussi frigide que ce qu’il s’imaginait auparavant, en contemplant ce sac d’os droit comme la justice. Et loin d’être irréprochable, ou un modèle de morale. Un amusement flagrant scotché sur ses traits de fer, il susurra tandis que les images perverses n'arrêtaient plus de défiler : « - Tu vois, tu peux bien emprunter des airs courroucés et feindre un numéro de sainte-nitouche, ça ne risque plus de prendre avec moi. Peut être faudrait-il que je sois ministre pour ne pas te filer la gerbe ? » Les bras croisés, devant la prisonnière, il refusait de perdre une seule miette de ses réactions.


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MessageSujet: Re: Apocalyptic and Insane [PV]   Dim 29 Juin - 21:41

Elle aurait voulu comprendre, précisément. Comprendre qu'il avait tout à fait tort, et qu'il venait l'accuser sans même chercher à éclaircir les zones d'ombres. Car elle était, ou serait, un bon bouc-émissaire après tout, les raisons justifiant sa captivité s'entassaient sans le moindre effort. Et si jamais Kyran devait aller un peu plus loin et ne laisser d'elle qu'un minable cadavre, il suffirait de dévoiler au grand jour qu'elle n'était ni plus ni moins une traîtresse vis à vis du gouvernement, et l'affaire serait rapidement étouffée.
Elle ne parvenait pas à faire les liens, qui s'étaient réalisés dans l'esprit de Kyran. Car elle se contentait de la vue d'ensemble, et surtout, de son point de vue, de ses proches à elle, sans se soucier véritablement de ceux qu'elle ne connaissait pas, sans se dire qu'ils avaient eux aussi des proches et que leur condamnation n'était peut-être pas juste non plus. Elle était avant tout touchée, révoltée et dégoûtée pour les personnes qu'elle avait véritablement connu, et cela s'arrêtait là.
Roxanne gémit lorsqu'elle le vit bouger, effrayée qu'il lui plante de nouveau quelque chose dans la chair, effrayée d'avoir à souffrir de nouveau. Elle ne put s'empêcher d'avoir de la terreur dans les yeux lorsqu'il posa une main sur elle, et en resta bouche bée lorsqu'il la libéra de ses liens. Ses poignets meurtris par les fils d'acier et ses gestes brusques et irrépressibles. Elle regarda ses mains, ses doigts ensanglantés ; et la silhouette masculine s'éloigner vers le poste de télévision. Perplexe, incapable d'imaginer ce qui l'attendait, mais soulagée en même temps. Soulagée d'avoir pu grapiller quelques secondes ou minutes sans souffrances physiques. A ce moment-là, elle n'avait pas la moindre idée que ce que Kyran allait lui dévoiler allait être pire.

Roxanne ne comprit pas immédiatement, lorsqu'elle vit les images défiler devant ses yeux vides. Elle ne se reconnut pas, dans un premier temps, médusée par la tournure des choses ; tant et si bien qu'elle prit une seconde pour se demander s'il ne s'agissait pas d'une blague douteuse tant le déroulement lui paraissait improbable et illogique. Mais le déclic vint très rapidement, reconnaissant les silhouettes et révulsée par les cris qu'elle entendait. Ces corps-là, elle les connaissait, par cœur. Leur façon de s'entremêler, la rage qu'ils y mettaient, et l'appétit qui était le leur. Elle n'y voyait que des bêtes, mués par leur faim, par leur soif, et se rassasiant, affamés, assoiffés.
Elle grinça entre ses dents, le regard baissé : « Arrête-ça. »
Elle se noyait dans sa propre honte. Il venait de l'attraper par les cheveux, et lui plonger la tête entière dans un seau rempli de honte et de dégoût de soi. Jusqu'à ce qu'elle s'y noie, jusqu'à ce qu'elle suffoque et le supplie de bien vouloir arrêter. Elle avait arrêté de regarder ces images qu'elle trouvait tout bonnement obscènes, mais elle ne pouvait pas se défaire des bruits qu'elle entendait malgré elle.
Wayne n'avait jamais été un point faible. Elle ne nourrissait pas d'affection à son égard, et à peine du respect quand on voyait le genre de personne dont il s'agissait, mais il fallait lui reconnaître cette qualité là : il arrivait à la faire grimper aux rideaux comme personne. Il parvenait à dépecer son masque rigide de bonne femme sans désirs d'une simple caresse, voire même d'un simple regard, pour y révéler sous ces couches de camouflage, une partenaire pas si différente. Elle adorait son indécence, son absence de délicatesse – car il fallait reconnaître que c'étaient ces choses-là, si caractéristiques de Sudworth, qui lui plaisaient. Mais Wayne n'avait jamais été un point faible, en revanche, ce qu'elle devenait en sa compagnie en était très clairement un.
« Où est-ce que t'as eu ça ? » demanda-t-elle, perturbée. Sans reconnaître les contours de son lit, sans reconnaître les trois pauvres meubles qui se battaient en duel dans sa chambre. Ce n'était pas tant le sentiment d'avoir été filmée, d'avoir été violée dans sa propre maison et dans sa propre vie privée – ce n'était pas ça qui la rendait si mal à l'aise. C'était tout bonnement d'avoir pu faire ça. D'avoir été capable de ça. Elle aurait crevé de honte même s'il s'agissait d'un enregistrement la montrant Connor, par exemple, car elle avait finalement un rapport peu solide et peu confiant avec sa sexualité et ses relations intimes de façon générale.
« Qu'est-ce que tu comptes en faire ? Qu'est-ce que tu veux ? Je t'ai dit que j'avais aucune autorité dans ce Conseil là. Je te l'ai dit, alors arrête-ça. Arrête-ça. » Elle se sentait terriblement honteuse et sale, comme si ces ébats-là étaient une erreur ou un crime, et leurs gémissements, et leurs souffles mêlés qu'elle entendait, ne faisaient que lui donner la gerbe. Mais ce qui venait rendre l'ensemble encore plus difficilement acceptable, était que sa personne était dégoûtée, profondément débectée par le spectacle lascif qui s'étalait sans vergogne devant elle et qu'elle n'osait même pas regarder; alors que son corps, à l'idée seule, aux respirations qui s'accéléraient, aux gémissements illustrant le plaisir crescendo, elle ne pouvait que crever de désir.
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MessageSujet: Re: Apocalyptic and Insane [PV]   Jeu 10 Juil - 14:21

Un mélange détonnant de sueur et de sang. Des enveloppes creuses animées d’un désir brut et inextinguible de possession. De plus en plus violemment à mesure que les secondes s’égrenaient, que leurs reins se brisaient et que leurs ongles écartaient leurs chairs. Plus intensément, plus profondément. Comme si rien ne pouvait rassasier ni tarir cette avidité primaire qui poussaient leurs deux corps à s’encastrer, à se percuter outrageusement. Ils allaient au bout de l’acceptable, là où les limites s’estompaient, disparaissaient. Là où les autres s’arrêtaient, eux poursuivaient. Poussaient le vice jusqu'à son paroxysme. Nulle trace de tendresse, ce n’était pas ce qui entamait et écorchait leurs épidermes. Le souffle haletant, entravé par une étreinte sordide tant elle était dénuée d’artifices. Il était étrange de constater avec quelle hargne démesurée Roxanne se libérait des conventions, de son carcan de glace terriblement étroit. Elle semblait déchainer dans ses ébats toute la frénésie qu’elle gardait d’ordinaire verrouillée à double tour à l’intérieur d’elle-même. La confronter ainsi à sa bestialité, la voir baisser le regard de honte, les prunelles injectées d’une encre noire liquide, était jouissif. Il la forçait à faire face à l’étalage de sa perversité, celle qui se déployait dans la plus stricte intimité mais qui semblait oubliée au profit de leçons de morale dédaigneuses en dehors. Le scandinave était ravi d’avoir réussi à couper le sifflet à l’insolente. D’être parvenu à étirer d’une grimace de honte ses traits émaciés, d’ordinaire si figés par le mépris et l’arrogance. Le mafieux ignora ainsi délibérément ses suppliques, un franc sourire dévoilant ses canines alors qu’il l’observait sombrer dans les abysses de l’infamie. Il n’était pas question qu’il aille l’y chercher. Qu’elle s’y enfonce, qu’elle s’y noie, il s’en moquait comme de l’an quarante. Il allait même prendre un malin plaisir à l’y enliser. « - Oh pourquoi donc l'arrêter, ça te gêne ? » Susurra-t-il, d’un ton si faussement innocent qu’il en devenait détestable. « - Disons simplement que je te surveille. » Énigmatique, il la laissait tirer seule ses conclusions. En déposant vicieusement des caméras un peu partout chez elle et en la mettant sur écoute, il ne s’attendait pas à un tel scoop. Il pensait intercepter quelques plans de la Résistance, peut être en détourner quelques uns en les dénonçant aux autorités, histoire de détourner les soupçons qui pouvaient peser sur sa propre entreprise. Mais faire une découverte si incroyable ? Certainement pas. Il fallait bien l’avouer : ils l’avaient régalé. En lui offrant sur un plateau d’argent un moyen de pression inespéré.

Qu’est ce que tu comptes en faire ? Qu’est ce que tu veux ? N’y avait-il pas déjà répondu en long et en large depuis de longues minutes ? N’avait-il pas été suffisamment clair ? Apparemment non. Bouchée à l’émeri, la prisonnière usait de sa patience. Il se rapprocha de la jeune femme par derrière, tirant brutalement sa chevelure en arrière pour la contraindre à lever les yeux vers le spectacle douteux qui s’éternisait sur l’écran. « - Qu’est ce qui dérange le plus Madame la juge dans ces images ? D’être une putain vorace finalement à mille lieux d’honorer les airs de sainte-nitouche qu’elle essaie de se donner ? Ou bien de trahir tout ce auquel tu crois juste pour une partie de jambes en l’air avec l’un des monstres que tu es supposée combattre ? » Souffla t’il, enfonçant le couteau dans une plaie déjà purulente sans se faire prier, par le biais de menaces abjectes. « - Tu crois qu’ils réagiront comment tes compagnons de fortune, quand ils apprendront que tu préfère grimper aux rideaux avec un ministre plutôt que de défendre leurs intérêts ? Tu as de la chance, tu es entourée de moutons un peu benêts qui continuent de te suivre vers le précipice même en constatant que tu les y envoie sans état d’âme… Mais ça… » Lança t’il en désignant d’un large geste de la main la scène avilissante de leurs coucheries. « - Gageons que tu auras plus de mal à l’expliquer et à le leur faire avaler. » L’irlandaise en était sans aucun doute arrivée aux mêmes déductions, la panique devait tourner à plein régime dans le moindre recoin de son crâne et lui filer le vertige. Mais le maitre chanteur savait d'expérience que l’énoncer à voix haute, pour que les mots s’incrustent complètement dans sa cervelle, rendrait la chose encore plus effroyable. « - Alors si tu as envie de continuer à te vautrer dans l’indécence avec ce sale type tout en conservant tous tes privilèges, tu vas faire ce que je t’ai demandé, et sans pleurnicher car tu commences à me casser sévèrement les oreilles. » Vivement, sans s’annoncer, il retira de ses os la dague qui y nichait encore avant d’envoyer valser la chaise sur le côté et accessoirement la captive se fracasser par terre. « - Et si tu n’as personnellement aucune influence sur ce Conseil, trouve quelqu’un qui en a. Fais ce qu’il faut pour le convaincre. Visiblement, écarter les cuisses ou te mettre à genou est quelque chose que tu maitrise parfaitement. Ça devrait suffire pour en amadouer quelques uns si tu y mets autant d’ardeur que dans la vidéo. Si ça ne marche pas, improvise. » Peu lui importait la méthode, tant que le résultat était là. En l’humiliant de la sorte, son ego égratigné de mâle dominant prenait au passage une revanche très appréciable. Assez fourbe, peu reluisante et absolument pas glorieuse. Mais n’affirmait-on pas souvent qu’il n’y avait pas de petite victoire ?

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MessageSujet: Re: Apocalyptic and Insane [PV]   Dim 27 Juil - 0:59

Elle était soudainement devenue pâle, livide, comme un de ces linges blancs qu'on vous remue sous le nez pour une énième publicité de détachant, adoucissant ou l'incroyable mélange des deux. Elle s'était raidie, comme paralysée par le poids de la honte sous lequel elle ployait, puis alternait avec ces moments où elle ne sentait plus son corps, corps devenu une pauvre flaque de sueur, de peur, de dégoût. Elle se croyait rusée et fine, pour se rendre finalement compte qu'on avait pénétré chez elle, qu'on avait placé caméras et micros un peu partout sans doute, et qu'elle ne s'était jamais douté de quoique ce soit. Elle se demandait depuis combien de temps il la surveillait, pour reprendre ses mots. Combien de temps qu'elle se croyait plus ou moins à l'abri, dans un semblant de sécurité dans ce lieu impersonnel qu'elle nommait volontiers chez soi ? Qu'avait-il de plus à son sujet, outre les vidéos répétées qui devenaient désormais s'entasser de ses nombreux ébats avec Wayne ? Elle essaya tant bien que mal de se remémorer, pour voir s'il pouvait y avoir pire que ça dans ces enregistrements. Mais elle était trop perturbée pour mener une quelconque réflexion, et tout semblait se brouiller, avec la fatigue et la douleur.

Elle lâcha un cri lorsqu'il tira en arrière sa tignasse. A bout de souffle, de mot, d'ego.
Entendre leurs gémissements lui donnaient suffisamment des haut-le-cœur, elle n'avait pas besoin de voir les images, voir leurs corps sales s'entrelacer comme si la survie de l'espèce humaine en dépendait. Elle tremblotait, incapable de distinguer si ces secousses étaient dues aux images ou à l'état physique minable dans lequel il l'avait mise. « Arrête... Arrête. » fut tout dont elle fut capable. Les mots de Kyran venaient transpercer ses tympans avec un élan effroyable, chaque syllabe s'y imprimait et son écho lui donnait la migraine. Retrouver sur les lèvres d'un autre les mots qu'elle refusait de se dire, qu'elle ne voulait reconnaître. Voir qu'une autre personne, peu importe la considération qu'elle lui portait – et elle en portait bien peu à ce dernier, la meurtrissait. Car elle avait désespérément besoin, comme une carapace protectrice, de maintenir cette image glaciale de sainte et vierge Marie sans émotions ni désirs. Elle ne savait pas réellement pourquoi, mais elle se sentait moins vulnérable peut-être dans ce corps qu'elle faisait croire vide et indifférent – et elle se fourrait le doigt dans l’œil. Car ce manège ne tenait pas, avec personne. Elle n'était pas cette femme droite et sèche qu'elle essayait d'être. Elle n'était pas cette élégance fine et veloutée qu'elle aurait souhaitée. Elle n'était que cette petite gamine abandonnée aux idées bien trop grosses, bien trop nobles, bien trop idéalisées ; muée par un désir charnel profond, dans une quête affective effrénée.

Elle était effectivement arrivée aux mêmes conclusions que lui. Si sa position au sein du Conseil et les nombreux sacrifices qu'elle avait dû laisser passer n'avaient pas encore anéanti toute la confiance que la Résistance lui portait – bien qu'ils l'avaient sacrément endommagée déjà ; cette vidéo serait la cerise sur le gâteau. Wayne avait cette représentation presque maléfique, partisan du gouvernement qui jouissait dans tous les sens du terme de ses avantages, sans vergogne, sans scrupules. Violent, amoureux de la vulgarité et de l'excès, il ne cachait rien de ses penchants. Et Roxanne crachait volontiers sur sa petite personne en compagnie de ses collègues et amis résistants, bien qu'elle évitait de donner son avis à son propos – mais il fallait trouver un juste milieu, Roxanne et sa langue pendue ne pouvaient rester silencieuses trop longtemps face à un tel personnage. Mais elle ne voulait pas en dire trop, par peur de se brûler les ailes toute seule. Là, Kyran venait de se pointer avec un chalumeau avec lequel il jouait sans retenue.

Elle hurla de nouveau lorsqu'il arracha sa dague et l'envoya valser, lui faisait goûter le sol bien glacial. Moment embarrassant lorsqu'elle releva la tête vers son bourreau, agenouillée, tandis qu'il évoquait sa facilité à prendre cette position là. Elle se sentait dans un cul de sac terrible. Il pensait qu'elle était responsable d'une chose dont elle n'avait en réalité aucune implication – surtout, fallait-il une véritable raison pour voir mourir quelques pourritures qui gangrenaient une société qui ne demandait qu'à renaître de ses cendres ? Et elle ne pouvait rien y faire, car elle était misérablement impuissante.
Après de longues minutes, tête basse, elle tenta de se relever sur ses frêles jambes et ses genoux défaillants. Elle chuta une première fois avant de parvenir à se redresser un tant soit peu.
Elle avait la bouche sèche et la gorge comme un désert, le regard épuisé et vide. « Pourquoi moi ? » finit-elle par demander. Car cela ne faisait pas sens, s'il voulait réellement des résultats il aurait mieux fallu kidnapper n'importe quelle autre personne du Conseil. Lui faire quelques menaces banales et bancales, sur sa famille, sur sa position au sein de la société, ou même sur sa fortune. Quelques mots et quelques regards perçants auraient suffi à les faire plier, à les faire agenouiller en demandant le pardon et en promettant le paradis et les enfers.
De toutes les personnes sur qui il aurait pu, et aurait sans doute dû, faire pression, Roxanne était celle dont le profil était le moins prometteur en terme de résultats et récompenses. « Tu connais bien mal les rouages de cette machinerie. Tu crois savoir, mais tu ne sais pas, tu ne sais rien Kyran. » Elle toussa, avala sa salive, et reprit : « Tu penses que tout marche comme ton putain de marché, qu'il suffit de négocier... Tu as vraiment pris la mauvaise personne. Tu me surveilles, comme tu dis. Et comme tu as pu le constater tu n'y as pas trouver de magouille de résistants comme tu l'aurais espéré. Tu veux savoir pourquoi tu t'es trompé de personne ? Parce que je n'ai plus rien à faire avec la Résistance depuis que je suis au Conseil. » Elle risqua ce mensonge. Car elle ne voyait pas d'autres issues, car elle ne voyait rien en réalité. Qu'il était impensable de s'y plier et de risquer la publication de ses fantasmes réalisés avec le ministre. « Cette vidéo ne fera que confirmer ce qui se dit déjà de moi et je ne suis pas sûre que tu obtiennes finalement ce que tu veux. En revanche, je peux proposer ton nom aux prochaines exécutions, et leur signaler que ceci est urgent. Il n'y a pas besoin d'une grande importance ni quoique ce soit pour faire tuer des gens. Pour les sauver, c'est autre chose. » Si elle essayait de se montrer dure et sûre, elle avait en réalité l'horrible sensation d'être sur le point de recracher ses tripes. Elle crevait de peur, et la sueur perlante et ses mains moitent trahissaient volontiers son discours. « Si tu veux obtenir quelque chose essaie de choper quelqu'un qui a de l'influence. C'est à dire, n'importe qui d'autre siégeant dans ce Conseil. J'ai cru comprendre que derrière leur masque de famille satisfaite, ils n'étaient pas moins salaces et aimaient effectivement qu'on se mette à genoux pour eux. Notamment quand il s'agit de jeunes mâles de ton genre, Kyran. Tu devrais tenter ta chance. »
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MessageSujet: Re: Apocalyptic and Insane [PV]   Dim 3 Aoû - 12:14

Son corps entier semblait hurler sa fragilité, sa stature frêle et délicate donnant la sensation faussée qu’un simple coup de vent pouvait venir la briser. Elle tremblait, ne trouvait plus d’appui sur ses maigres guiboles. Comme un jeune faon presque inapte à marcher et terriblement maladroit à se relever sur ses grandes pattes. Elle donnait l’impression d’être à bout, prête à être fauchée et laminée pour de bon. Et pourtant. Cela aurait été la sous-estimer cruellement que de croire que Roxanne allait capituler. Qu’elle n’allait pas repousser le poids qui gravitait contre ses épaules. Il fallait plus que des coups, plus que des menaces, et même plus que des images aussi compromettantes que salaces pour réellement la faire céder. Là où n’importe laquelle de ses victimes aurait déjà rendu les armes. A part peut être Aleksi, qui n’aurait probablement rien trouvé de plus avisé que de l’écorcher d’un sarcasme cinglant en pleine figure. Ou qui n’aurait pas hésité à le dépouiller de son énergie infecte pour renverser la vapeur. Mais la résistante tenait bon et s’échinait à sauver sa peau, et ce qui restait de sa flamboyante réputation. Supplier et battre en retraite pour mieux foncer dans le tas et décimer l’ennemi à nouveau. Incroyablement coriace, autant si ce n’est plus que la mauvaise herbe qu’il était. Une facette de sa personnalité qui ne lui facilitait pas la tâche, qui l’horripilait, mais qu’il ne pouvait s’empêcher de saluer et d’admirer en son for intérieur.

Alors elle pouvait effectivement se poser la question à juste titre. Pourquoi elle ? Parce que sa force mentale rendait la culpabilité inhérente à l’atrocité de ses actes moins pesante ? Parce qu’elle était la plus informée du Conseil sur son organisation mafieuse et qu’il était donc plus crédible qu’elle soit responsable du récent carnage ? Sans doute un âpre mélange de tout ça. Il fallait bien que quelqu’un paye pour les pots cassés. Affaiblir l’autre partie adverse plutôt que de s’y lier était néanmoins assurément une erreur tactique. Il aurait mieux valu conclure à une alliance plutôt que de diviser l’opposition. Sanjana avait tenté de lui faire intégrer l’idée bon nombre de fois, moins bornée et plus pragmatique que son partenaire de fortune. S’il n’avait ainsi pas choisi la juge la plus influente et impressionnable, il n’était pas le seul à s’être trompé de stratégie. La leader aurait été bien plus avisée de s’adresser à la poseuse de bombes pour obtenir gain de cause plutôt qu’à lui, lui et son ego disproportionné. Lui et son besoin d’atteindre le sommet seul, juste pour se prouver qu’il avait grandi et n’était plus un gamin chétif soumis aux bassesses de son géniteur. Lui et son manque de confiance aussi paradoxal que vivace et lancinant. « - Va savoir. Peut être parce que ta tête ne me revient pas, autant que la mienne te révulse. » Persifla t’il, ironique à en crever. L’irlandaise le savait déjà, pourquoi il l’avait choisie elle. Parce qu’il la croyait coupable. Parce qu’elle avait – selon lui – toutes les raisons de s’attaquer à ses troupes. Même si au fond, elle n’était pas la seule à avoir des informations à ce sujet. La révélation récente des opérations de piratage de son informaticien ou des combats illégaux de ses hommes de main prouvait qu’il était plus que jamais dans le viseur de la dictature en place.

En apparence stoïque, le scandinave ne broncha d’abord pas durant son monologue. La laissant étaler ses arguments comme de la confiture sur du pain beurré. Lui expliquer très sérieusement qu’il valait mieux tout recommencer et jeter son dévolu sur une autre proie. Le tout débité d’une voix ferme et assurée, qui criait cependant l’urgence et le désespoir lorsqu’on s’attardait sur la blancheur cadavérique de son visage et l’humidité traitresse transpirant du moindre de ses pores. Poussant le vice jusqu’à prétendre que la Résistance l’avait finalement écartée sur le bas-côté, saturant de ses faux-semblants et de ses petites mesquineries. Elle allait finir par lui faire regretter de ne pas lui avoir coupé la langue. Il ne pouvait de toute manière plus reculer. Pas après l’avoir kidnappée, séquestrée, torturée. Qu’elle soit véritablement impuissante ou non à limiter le carnage n’était plus la question. Un léger rictus se greffa sur ses lèvres, amusé par les trésors de persuasion que la rebelle déployait. Aussitôt effacé par sa dernière réplique, et les abjectes insinuations qu’elle comportait. Son teint vira au blême, et ses traits de fer se durcirent dangereusement.

Presque automatique, la gifle s’abattit avec une violence rare contre la pommette de la captive, entaillant sa lippe inférieure. D’une brutalité telle que la mandale lui fit perdre son équilibre précaire et s’effondrer. Le malfrat ne lui laissa pas le temps de se taillader les genoux davantage ou même de se redresser et agrippa sa chevelure brune avec hargne pour la remettre sur ses pieds. Il la projeta contre le mur sale, y abimant sa joue pour que la marque du béton s’y imprime et que des perles écarlates s’en échappent. En appui derrière elle, ses jambes l’empêchant de se délivrer de sa position inconfortable, sa main rugueuse emprisonnant toujours son cou gracile. Une colère démesurée grondait sous sa peau, déchirait ses nerfs sauvagement. Sa provocation humiliante, forgée dans le même moule que la sienne, avait touché un sérieux point faible. Celui qui lui faisait affreusement honte, qui lui donnait envie de recracher ses tripes. Et si son attirance pour le même sexe n’était attisée que par un seul homme pour l’instant, elle n’en était pas moins dégradante et horrible à admettre pour lui. La nécessité de recommencer, l’envie impérieuse de se brûler et se heurter encore contre les reins du finlandais, tenaillée par son profond malaise. La jouissance extrême ressentie maculée du dégout qui glissait dans ses veines comme de l’acide. Et si Delaney était suffisamment observatrice, elle remarquerait sans doute que son brusque accès de fureur dissimulait de sombres penchants. Qu’elle avait tiré en plein dans le mille. « - Ecoute-moi bien petite conne. » Souffla-t-il dans son oreille en guise de prélude, les dents serrées à s'en rompre la mâchoire. « - N’importe qui plutôt que toi hein ? Pour quelqu’un qui n’a rien à craindre, c’est fou le mal que tu te donnes à tenter de m'en convaincre. Tu t’es crue au marché ? Tu t’imagines que je suis en train de négocier et que tu peux me faire modifier librement les termes du contrat ?  Tu me prends pour un abruti mais t’as vraiment été finie à l’urine si tu t’imagines que tu ne gaspilles pas ta salive ou que je suis dupe. Tu vas te démerder, je me moque comment. » Vociféra t’il, vulgaire, en tordant le bras de l’ancienne infirmière dans son dos. Se retenant de le lui casser, tant son courroux calcinait ses viscères et le rongeait jusqu’à la moelle. « - Cette vidéo t’as tout intérêt à ce qu’elle ne sorte pas. Pas seulement vis-à-vis de tes amis les moutons, qui t’ont soi-disant écartée de leurs plans. Mais surtout parce que t’as aucune envie que tout le monde apprenne que sous tes airs de sainte frigide, tu prends jamais autant ton pied que quand c’est foutrement sordide. Ne serait-ce que parce que t’es pas à l’abri d’un pervers dégueulasse une fois que ça passera en boucle, qui te coincera quand tu t’y attendra pas et te forcera à reproduire tous les délires sadomasochistes répétés avec ton cher ministre. Peut être même que moi aussi, je peux glisser ton nom à l’un des types qui bossent pour moi et lui signaler que ceci est urgent. Sudworth te fera l'effet d'un enfant de chœur à côté de certains. » Grossier coup de bluff ? Tentative d’intimidation en l’air ? Le norvégien ignorait s’il était capable de mettre à exécution son immonde chantage. Mais il y croyait à ce moment précis, alors qu’il bouillonnait et rugissait contre sa carcasse méchamment amochée. Et il espérait que ce serait suffisant pour insinuer le doute dans la cervelle de son otage, qui ne le connaissait pas. Qui ne savait pas ce qui se cachait sous la carapace du monstre de sang-froid et l'armure inoxydable de la brute épaisse.

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MessageSujet: Re: Apocalyptic and Insane [PV]   Mar 2 Sep - 10:56

Ce n'était pas du courage, ni de la stratégie. Roxanne n'était certes pas la moins coriace, ni la moins forte, mais elle était bien loin d'être capable d'autant. Guidée par l'inconscience, par le flou qui s'emparait progressivement d'elle, elle perdait petit à petit le contrôle de son corps qui tremblait sans même qu'elle ne s'en rende compte, remarquant de temps à autre quelques malheureux spasmes ; ainsi que le contrôle de ses mots, qu'elle laissait débiter sans frein, sans se demander si cela était politiquement correct – bien que la situation ne l'était pas, si cela avait plus de chance de la sauver ou de la tuer. Au fond, elle les pensait, pourtant, chacune des phrases. Chaque pique cynique, elle les pensait, elle désirait les lui cracher, là n'était pas le problème. Le seul problème était qu'elle ne réfléchissait pas assez sur les conséquences de ce qui traversait ses lèvres.

En leurs beaux jours, ils étaient sans aucun doute, l'un comme l'autre, capables des complots les plus alambiqués qui soient. Pensant avoir trois pas d'avance sur l'adversaire car leur esprit le leur faisait croire. Du moins, Roxanne était ainsi. Chercher quelque chose pour soi et essayer d'anticiper jusqu'à trois coups les réactions de l'autre, dans l'espoir de le prendre au dépourvu. Elle se faisait une image de chacun, peut-être fausse, sûrement fausse d'ailleurs, puisque très limitée. Elle était la première à gueuler à qui bon voulait entendre que l'homme ne se réduisait pas à quelques caractéristiques et qu'il y avait en chacun une profondeur insoupçonnée parfois – hormis quelques cons, dont la profondeur d'être était comparable au petit bassin où on plonge ses pieds avant d'entrer dans l'eau de la piscine, mais ceci est une autre histoire.
Ainsi, elle ne voyait chez Kyran qu'un bon imbécile se fourrant le doigt dans l'oeil, animé par une violence extrême, prêchant la loi du plus fort, car elle finissait par croire que tout ce manège là, ces accusations, n'étaient finalement qu'un prétexte pour la capturer, pour lui faire subir ce dont il crevait d'envie depuis leur dernière altercation.

La suite des événements s’enchaîna avec plus de rapidité encore qu'une attraction à sensation forte. A peine avait-elle eu le temps de cligner des yeux qu'une douleur fulgurante venait s'abattre sur sa joue, terrassant ses dernières forces, lui faisant retrouver le sol où elle était quelques secondes plus tôt. Elle ne put même pas relever la tête, ni ouvrir les yeux, qu'elle se sentit propulsée encore une fois, son dos se brisant comme des vagues contre un rocher sur le froid du mur, et tandis qu'elle essaya de retrouver son souffle dans un geste mécanique, la pression de la poigne de fer qui entourait son cou vint couper tout souffle.
De quoi lui faire atteindre le fond. Elle ne tenta plus de relever la tête, ni de le regarder dans les yeux, et encore moins de le défier du regard. Elle ressemblait à une poupée, une vulgaire marionnette dont on ne voulait plus, qu'on a traîné ici et là, et qui est désormais usée. Ses jambes la lâchaient, et la seule chose qui la maintenait relativement debout était finalement la prise de Kyran.
Ses mots ne faisaient pas sens. Elle entendait un bruit, des bruits, aller et venir en effleurant à peine ses oreilles. Elle ne comprenait rien à ce qu'il racontait, et captait de temps à autre quelques mots qui ne lui servaient à rien, avec lesquels elle ne pouvait pas deviner le contenu de ses menaces.

Elle se sentait partir.
Et elle se sentait rattrapée à chaque fois que son pouce et son index appuyaient avec plus de hargne contre la peau fragile.

Un cri de douleur s'échappa lorsqu'il s'acharna sur son bras, la piquant d'un moment de lucidité. Ses phrases à venir lui semblèrent alors presque clair, remettant sur le tapis cette honteuse vidéo. Au point où elle en avait désormais, elle s'en moquait pas mal, à vrai dire. La vidéo semblait superflue à ce moment, tant elle ignorait comment elle allait s'en sortir, tant elle ignorait si elle allait s'en sortir. Alors ce que pouvait entraîner cette vidéo lui parut soudainement risible.
Elle en avait perdu sa répartie, son cynisme, son répondant acerbe. Elle subissait silencieusement ces longues, longues secondes qu'elle semblait voir s'égrener de ses propres yeux, au ralenti. Le temps ne passait pas, et les douleurs traînaient et devenaient insupportable. La douleur était devenu son air ambiant, et chaque mouvement, aussi petit soit-il, la ravivait.
Elle ne tiqua pas lorsqu'il la menaça clairement de viol ou de meurtre, parce qu'à ce moment là, elle ne se projetait pas aussi loin. Elle allait le regretter, de toute façon. Quelque soit sa réponse, sa réaction. Dans tous les cas, il ne lui laisserait que des regrets, des douleurs amères et des larmes chaudes.
Roxanne n'avait jamais désiré ça, cette sorte d'importance, ce rôle qu'elle jouait. Elle n'avait jamais demandé à être propulsée au sein d'une bonne structure du gouvernement, obtenir un rôle décisif, tout comme elle n'avait jamais rien demandé à la Résistance qui l'avait mise à sa tête. Selon elle, ses épaules n'étaient pas faites pour ça. Elle se disait être bonne à être une personne lambda, révoltée par le régime sans pour autant bouger le petit doigt. Ce genre de personne prête à crier deux trois fois, constater qu'il n'était pas bon pour leur ménage et leurs comptes en banque, avant de s'arrêter et de courber l'échine. Sauf que cela n'était pas inhérent à sa personne, qu'elle avait compris très tôt qu'elle n'aurait jamais rien si elle ne faisait rien. Qu'elle n'était pas parmi ceux qui avaient une cuillère d'argent dans la bouche, et que tout l'argent qu'elle voudrait ne pourrait être que le fruit de son propre travail et ses propres efforts. C'était avec ces principes qu'elle s'était engagée dans la Résistance, dans cette lutte acharnée contre un régime injuste. Mais la machine s'était emballée seule, pour se voir ainsi propulsée d'un violent coup aux fesses, à peine un an après, là où elle en était.

Et les formes devenaient de vulgaires formes abstraites, des tâches colorées saturées qui lui brûlaient la rétine. Les derniers mots de Kyran furent inaudibles.
Et elle se sentait partir,
encore,
encore,
jusqu'à atteindre les rives de l'inconscience.


(terminé)
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Apocalyptic and Insane [PV]

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