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 [terminé] « Un ami devrait supporter les faiblesses de son ami. » [pv Bastien]

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MessageSujet: [terminé] « Un ami devrait supporter les faiblesses de son ami. » [pv Bastien]   Mer 16 Avr - 18:13

Bastien & Maarten



Un grognement, voilà ce qui échappa des lèvres de Maarten lorsque la sonnerie stridente de son réveil le sortit du sommeil. Un grognement, puis un mouvement de bras et le réveil se fracassa contre le mur. Et se tut. Le Néerlandais s’agita un instant dans ses draps pour se retourner et enfoncer sa tête dans l’oreiller. Mal de tête, bouche pâteuse, paupières lourdes : tous les signes d’une soirée un peu trop arrosée étaient là. Comme si l’absence de Cate pouvait être remplacée par les travers de la jeune femme. Maarten grogna une nouvelle fois, devant la lumière du jour. Quelle heure pouvait-il bien être pour que le soleil se pose de telle manière sur les draps et l’éblouissent aussi facilement ?

La veille, samedi, Maarten avait fini la soirée dans un bar, à se faire de nouveaux amis et de nouveaux ennemis, puis dans les bras d’une femme qui n’avait pour elle que d’avoir les mêmes cheveux noirs de jais que la sorcière. D’ailleurs, en parlant d’elle… Maarten tâta à sa droite pour ne rencontrer qu’un lit déjà froid. Partie ? Tant mieux. Retenir les gens ou les faire partir, ce n’était pas ce qui l’amusait le plus. Comment s’appelait-elle déjà ? S’il n’avait maintenant plus beaucoup de scrupules à aller voir ailleurs, Maarten avait encore quelques principes, et parmi ceux-là, celui de savoir toujours le nom de ses partenaires d’un soir. Histoire d’être un peu… galant. Même s’il avait tendance à les oublier une semaine après en général. Le Néerlandais tenta de se concentrer, mais le mal de tête s’intensifia brutalement, l’achevant. Si Bastien le voyait dans cet état… un fin sourire s’étira sur ses lèvres à cette simple pensée. Et elle le motiva d’ailleurs à rejeter ses draps, enfiler un survêtement par-dessus son sous-vêtement et se traîner jusqu’à la cuisine ouverte pour mettre en route la cafetière. Maarten se laissa tomber sur un tabouret, posant ses coudes sur le plan de travail pour y appuyer sa tête. Il était une loque, et le pire, c’était qu’il en était presque fier. Comme s’il voulait se prouver à lui-même qu’il n’aurait pas dû partir sans elle. Mais il y avait Bastien, qui avait, lui, besoin de s’éloigner rapidement de sa créatrice. La vue brouillée par la fatigue et le mal de tête, Maarten éloigna de lui la seule idée de travailler, et lorgna à nouveau sur son lit. Et sur sa montre. Dix heures quatorze. Du matin. Il essaya de compter le nombre d’heures de sommeil que ça représentait, mais peina dès que le chiffre monta au-delà de quatre. Minable, il était minable. Et Rachel était partie sans qu’il s’en soit rendu compte. Rachel ? Ah, oui. C’était ainsi qu’elle s’appelait. Rachel. Maarten, toujours très délicat dans de telle situation, tenta de se donner une gifle pour se réveiller, mais frappa plus son nez que sa joue. Bien. Une douche, ça allait convenir, très certainement.

Un peu plus réveillé, mais toujours sous l’emprise d’un violent mal de tête, Maarten revint dans le salon une vingtaine de minute plus tard, ses cheveux trempés dégoulinant dans sa nuque, et s’attarda pour mettre de l’ordre dans ses affaires. Il n’avait rien de prévu pour la journée, et surtout pas de visites, fort heureusement, mais il avait toujours été très ordonné et rigoureux, et même si la veille, ça n’était pas ressorti dans son comportement, ranger ses habits était pour le moment une priorité. Lorsqu’il rafla sa chemise abandonnée au pied du canapé, il s’attarda à se souvenir des détails pour étouffer la culpabilité qui grandissait toujours le matin qui suivait ses écarts vis-à-vis de Cate. Ils n’étaient certes pas mariés, mais c’était la jalousie de la sorcière et le simple nom d’une de ses ex qui étaient la cause de sa nature à moitié animale, et ça, il ne pouvait l’oublier. Sans compter que si Cate le retrouvait, sa possessivité allait la mettre dans une fureur noire, et Maarten craignait sa réaction. Il la connaissait suffisamment pour avoir peur de ce qu’elle pouvait l’obliger à faire à ses ex, et de savoir que de part leur lien créature-créateur, il ne pourrait se défiler n’aidait en rien. « Mais pour le moment, tu n’es pas là. » murmura-t-il pour s’ancrer dans le présent. Oui, le brun parlait seul, mais était-ce gênant, s’il n’y avait personne pour le savoir ? Voilà une question qu’il se posait lorsqu’il prenait conscience de soliloquer allégrement.

Sous l’action d’un doliprane le mal de tête était en train de s’estomper finalement. Maarten songea à en profiter pour enfiler un polo, mais la chaleur de la Nouvelle Orléans et l’atmosphère moite même au sein de son appartement balayé régulièrement par un ventilateur, le convainquirent de rester torse nu. Jusqu’à ce que quelques coups à la porte le fassent sursauter. Maarten fronça les sourcils, et considérant la veste de Rachel délaissée sur la moquette, se faufila jusqu’à la porte de l’appartement, dont il ouvrit la porte après avoir décroché la chaînette de sécurité. « Je pensais pas que tu allais passer, Rachel. Tu viens chercher ta veste, j’ima… » Lorsqu’il avait commencé sa phrase, il était encore en train de déverrouiller sa porte. Mais une fois celle-ci ouverte, la présence d’un homme devant la porte et non de ladite Rachel le firent s’interrompre. Maarten arqua un sourcil, en terminant sa phrase. « …gine. Bastien ? » Le Néerlandais papillonna des yeux, restant un instant immobile. Ses yeux dérivèrent sur l’interphone. C’était ce son là qui l’avait réveillé et non son réveil ? « Tu… veux… rentrer ? » Maarten n’osait pas penser une seule seconde à ce à quoi il devait ressembler. Il n’était pas très frais, les cheveux encore trempés, pas de haut, pieds nus, et un simple survêtement pour tout habit. Se décalant, il chercha quelque chose à proposer à son meilleur ami, avant de se rendre compte qu’il marchait sur la veste de Rachel qu’il se pencha pour ramasser. « Je… tu… je te propose quelque chose à boire ? »


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Dernière édition par Maarten D. Joen le Mar 15 Juil - 21:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [terminé] « Un ami devrait supporter les faiblesses de son ami. » [pv Bastien]   Mer 16 Avr - 23:21

C’était un cycle qu’il perpétrait en boucle et nous ne devrions pas en être surpris - lui-même ne l'était pas après tout. Il était assez évident que Bastien avait un souci plutôt conséquent avec le définitif. Il ne supportait pas l’arrêt, la fin et la fatalité. Il se complaisait davantage du mouvement, du malléable et de la constante perspective de solutions. Nous y étions donc à nouveau. La case départ – sans passer par la case prison, c’était toujours ça de pris. Le retour au stade un. Le déni. Il avait sûrement dû composer ses réactions sur base de souvenirs amplifiés par ses sentiments. Il avait poussé à l’extrême les situations. Ou elle n’était peut-être que blessée, c’était peut-être réparable. La colère. Comment avaient-ils pu en arriver là ? Comment avait-il pu laisser leur relation prendre cette tournure ? Pourquoi n’avait-il rien perçu ? Le marchandage. Peut-être que si il l’approchait maintenant, peut-être serait-elle différente ? Peut-être aurait-elle réalisé avec le temps, le recul ? La dépression. Pourquoi ? Juste... Pourquoi ? L’acceptation… ? Oui, il n’avait pas fait tout ce chemin pour rien. Il devait s’en rappeler. Il avait besoin de s’en rappeler pour ne pas revenir en arrière à nouveau. Quoi de plus logique que de marcher toute la nuit pour retrouver sa lucidité ? Le couvre-feu ? Ce détail insignifiant ? Pas d’insultes, il risquerait de se vexer.  Après tout, il savait mieux que quiconque se faire discret quand les circonstances l’y contraignaient. Cette petite promenade nocturne l’avait épuisé physiquement mais elle n’avait pas suffi à faire taire le chaos dans son crâne. En l’espace de dix heures, il avait traversé les différentes phases de deuil ce qui l’avait nerveusement  éprouvé. La fatigue demeurait la pire traîtresse qu’il connaisse. Désormais abattu, il risquait d’enchaîner non pas sur la suite censée de ce périple ridicule –à savoir s’allonger et dormir enfin, mais bien sur la traque. Il pourrait peut-être partir de ce lieu pour… Commencer son enquête. Pas forcément pour lui parler mais pour juste voir comment elle allait…

Irrécupérable ? Oh non. C’était bien pire. Déplorable, pathétique et détestable. Heureusement, quelque part au milieu de sa dépendance déraisonnée, subsistait un semblant de clarté.  Marteen.  Il n’y avait que lui pour réussir à lui mettre du plomb dans la cervelle. L’aube s’était déjà levée depuis un moment maintenant. Le métamorphe ne consulta ni sa montre, ni sa raison quand il fit une halte par une boulangerie quelconque pour acheter des croissants. Oui, bien entendu, il ne les avait pas habilement subtilisé. Pour qui le prenez vous ? Sûrement pour ce qu’il est, un voleur. Mais depuis qu’il avait récupéré sa morale dans son entièreté, ce simple geste dans ce modeste commerce aurait relevé du véritable crime. N’était-ce pas risible au fond ce soi-disant code d’honneur qu’il avait brisé plus d’une fois de surcroit ? Peut-être mais il avait décidé de s’y tenir. Point. Les viennoiseries encore tièdes trônaient fièrement dans leur sac en papier quand il dévala les rues pour gagner en urgence le modeste logis de son ami. Urgence ? Vu l’instabilité de son humeur, oui, il valait mieux presser le pas. Comment en était-il arrivé à cet immonde état de manque ? Une chevelure dorée, un profil, une silhouette. Il ne le jurerait pas mais il pensait l’avoir aperçue et il n'avait pas cessé d'avancer dès cet instant comme pris de démence. Oh nous avions parlé de petite balade constructive pour apaiser ses nerfs ? Elle avait aussi pour but inavoué de peut-être retrouver le chemin qu’elle avait emprunté. Cette fameuse chasse, il l’avait déjà commencée sans même le réaliser. Laissez-moi vous aider, le mot que vous cherchez est écœurant.

Et donc, porte en bois, numéro ajusté. Comment avait-il fait pour pénétrer dans l’immeuble sans même prendre le temps de faire rugir l’interphone ? Ne maitrisait-il pas l’art du crochetage ? Bastien se tenait donc sur le palier avec autant d'angoisses que de honte. Toute sa culpabilité s’évapora cependant quand son comparse apparut dans l’encadrement. La mine froissée, aussi affreuse voir même plus terrible que celle qu’il arborait après cette nuit blanche à marcher. Son amusement se mêla sans aucun mal à son embarras et finalement, seule la surprise traça sur ses traits quelques-uns de ses cheminements. Rachel ? L’oiseau eut du mal de contenir un rire nerveux. Son humour - ou sa facilité à blaguer, avait tendance à s’exacerber quand on le privait de sommeil. L’hilarité facile, celle qu’un esprit harassé ne peut contenir. Néanmoins, le comique fut rapidement refoulé quand son interlocuteur sembla éprouvé des difficultés à articuler la suite. Sa gêne s'étala rapidement sur son visage alors que son hôte l’invitait à rentrer. Le jeune homme tenta de dissoudre son malaise d’un « Merci pour la veste mais je pense qu’elle ira mieux à Rachel qu’à moi. Cela dit, je peux toujours l’essayer pour vérifier… » D’un sourire désolé, il observa, à la suite, le biologiste attraper cette fameuse veste et franchit le seuil en se refaisant sérieux. « Je ne sais pas si… » Le volatile fit basculer sa tête de gauche à droite. « Enfin… Je ne pensais… ne voulais pas te déranger… Si tu veux, je peux … » Il désigna la sortie de sa main – soit l’entrée qu’il venait d’emprunter. « Je ne voudrais pas… Enfin… » Interrompre ses retrouvailles avec Rachel ? Lui filer une migraine de bon matin ? Il n’avait vraiment pas l’air dans son assiette. Mais ça n’était absolument pas les oignons du français. « Dans tous les cas, j’espère que tu as faim… J’ai apporté le petit-déj… » Il lui tendit le sachet et attendit un signe de sa part pour rester ou partir. Quel idiot malpoli s’inviterait de la sorte chez quelqu'un sans prévenir au préalable ? Bastien Shepard, de toute évidence.

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MessageSujet: Re: [terminé] « Un ami devrait supporter les faiblesses de son ami. » [pv Bastien]   Jeu 17 Avr - 0:52

Bastien & Maarten



Si Maarten avait l’air ridicule ? Il n’en doutait pas un seul instant. Bouche ouverte, yeux plissés, le voilà qui les écarquillait comme si ça allait changer quelque chose à la situation mais n’obtenait bien évidemment aucun effet. Yeux plissés, yeux écarquillés, et à nouveau plissés… sa bouche articula un Bastien étonné, devant l’absence de réflexion. « Merci pour la veste mais je pense qu’elle ira mieux à Rachel qu’à moi. Cela dit, je peux toujours l’essayer pour vérifier… » D’un air convaincu, Maarten acquiesça. Avant de démentir d’un vigoureux mouvement de tête. Et d’acquiescer une nouvelle fois. « Hein ? Ouais, va-y, essaye là, fais toi plais… » Ca ne servait à rien de simuler tout compte fait, et Maarten rendit finalement les armes en revenant au début, dans un « Hein ? » particulièrement poli et courtois. Et aimable, surtout. S’éclaircissant la gorge, il fit un pas en arrière pour inviter Bastien à entrer, ramassant au passage la veste sur lequel il avait commencé à marcher. « Je ne sais pas si… Enfin… Je ne pensais… ne voulais pas te déranger… Si tu veux, je peux … Je ne voudrais pas… Enfin… » Oulah. Bien trop de mots, et de mouvements, et de phrases commencées puis interrompue. Maarten balaya d’un geste de la main toutes les hésitations de Bastien avant de jeter ladite veste époussetée sur le canapé et refermer la porte. « Non, non, ne t’en fais pas, elle est partie je crois et… » Et ? Où en était-il ? Maarten venait de perdre le fil de ses pensées. Maugréant en néerlandais contre sa bêtise, et les cocktails trop forts, il se passa une main dans les cheveux, frissonnant lorsque les gouttes froides titillèrent sa main. « Dans tous les cas, j’espère que tu as faim… J’ai apporté le petit-déj… » Le chien réagit automatiquement à cette invitation, se faisant remarquer pour la première fois depuis le réveil du généticien. Manger ? Pur réflexe pavlovien à ce simple mot, le voilà qui était en train d’agiter la queue, tirer la langue et saliver goulument. Intérieurement. Parce qu’à la simple idée des croissants dans le cas présent, Maarten eut la nausée et détourna le regard. « Oh sérieux, c’est gentil mais pas tout de suite. » Mais ferme là, crétin. Contente toi de le remercier ! Si la franchise du Néerlandais lui donnait parfois envie de se pendre, associée à une gueule de bois, elle frôlait véritablement le désastre. A ne pas réitérer, nota t il dans l’un des rares coins de son crâne qui ne lui semblait pas attaqué par une horde de piverts. « Fais comme chez toi, Bast’, je… je crois que faudrait que je m’habille un peu. » D’un geste de la main, il désigna le plan de travail qui séparait la cuisine de la pièce à vivre. « Vas-y pose les là bas, ce serait parfait, j’suis sûr qu’avec un café ça sera bon. » Mais pourquoi se rendait-il compte de ce qu’il racontait juste lorsque les mots venaient de franchir ses lèvres et non quelques secondes avant ? Préférant se taire et laisser Bastien seul quelques secondes, il s’enfuit dans sa chambre, en lâchant in extremis un « Je reviens » qui ressembla certainement plus à un conglomérat non identifié de sons qu’autre chose. Attrapant le premier polo qui lui vint sous la main, il commença à l’enfiler, s’apercevant un peu tard qu’il venait de le mettre à l’envers et s’entremêlant les bras sans comprendre comment il s’y prenait. Au terme d’une lutte épuisante pour le skinchanger, il parvint finalement à se vêtir plus ou moins convenablement et revint vers Bastien avec un sourire d’excuse. Ce combat contre son polo avait été plus long que prévu, mais avait aussi eu le mérite de le réveiller quelque peu davantage. Prenant les devants, allant droit au but comme à son habitude, il contourna le canapé fatigué qui était posé au milieu de la pièce pour s’y laisser tomber, et écraser au passage les différents habits, vestiges de la veille, qu’il venait de rassembler. « Désolé pour l’accueil, j’suis pas très… ‘fin j’suis… Cate… » Ah, certes, voilà bien une manière de le décrire. Cate. Un adjectif complexe en soi, un subtil mélange entre reste d’ivresse et mauvaise humeur à faire fuir un râleur professionnel. Maarten se demanda brièvement si Bastien l’avait déjà vu aussi minable, mais préféra ne pas trop s’attarder sur la question de peur d’en avoir une réponse qui ne pouvait pas être à son avantage. Cate en revanche, les rares fois où Bastien devait l’avoir aperçue, elle devait être dans un état pire que celui de Maarten. L’alcool, son pire penchant, qu’elle avait visiblement légué au Néerlandais avant leur séparation. Mais il valait mieux ne pas trop s’attarder sur le sujet, et Maarten préféra imposer une déviation de la discussion avant de s’empêtrer dans des remarques de Bastien qu’il ne voulait pas recevoir. « Qu’est ce que tu fous là ? » Un peu trop direct, ça, Maarten. Ouais, et alors ? manqua de faire remarquer l’homme qui n’en pouvait plus de son mal de tête. Conscient de la rudesse de ses propos, cependant, il s’attarda à les tempérer légèrement en reprenant : « ‘Fin tu me déranges pas, je doute que Sophie… euh… Rachel… J’ai bien dit Rachel tout à l’heure ?, vienne chercher sa veste. J’attendais personne… mais c’est une bonne surprise hein ! Assis toi. » Il se prit la tête entre les mains pour masser ses temps et chasser sa migraine. « Tu m’apportes mon doliprane ? »


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MessageSujet: Re: [terminé] « Un ami devrait supporter les faiblesses de son ami. » [pv Bastien]   Ven 18 Avr - 22:34

Confusion faciale ? Pour Marteen, très certainement. Bastien, quant à lui, oscillait entre un amusement certain et un embarras pourtant grandissant. Pousser le vice à débarquer sans être attendu, ça lui apprendrait à se montrer égoïste et impulsif. Oh, bien sûr, il n’y avait pas mort d’homme mais surprendre son ami dans un état aussi chaotique n’avait pour autant rien de particulièrement réjouissant ou glorieux. Il lui suggéra son repli dans le but d’absoudre ce paroxysme de l’indiscrétion mais de toute évidence, le biologiste ne comptait lui refermer la porte au nez. Voilà qui était encourageant car malgré le ridicule de la situation, le changeur craignait toujours d’être à nouveau désœuvré. Il avait décidé de ne pas relever la réplique hilarante de son ami pour ne pas le vexer alors qu’il peinait à retrouver un semblant de lucidité. Après tout, c’était lui l’intrus en ces lieux. Ne serait-il pas d’autant plus effronté en se moquant de son hôte ? Le métamorphe rangea donc son rictus en coin et se focalisa sur son interlocuteur. Il croyaitqu’elle était partie ? Oh non, le retour de ce fichu sourire. Ne pouvait-donc pas maîtriser ses traits ? N’était-il pas risible de le voir lutter avec la commissure de ses lèvres qui ne demandaient qu’à se relever ? Son altruisme semblait mis à rude épreuve aujourd’hui. Désespérant ? C’est le moins que l’on puisse dire. Pour faire bonne mesure, il balbutia avec autant d’hilarité contenue que de gêne apparente « T’es sûr … ? J’aurais dû appeler avant… Je ne sais pas ce qu’il m’a pris… » Faux, il le savait. Mais autant garder ça pour lui, pas vrai ? De toute manière, le scientifique ne semblait pas dans de bonnes dispositions pour une discussion censée et sérieuse. Dans l’absolu, le voleur souhaitait surtout sa compagnie, pas son oreille ou son épaule. De toute évidence, son acolyte ne se formalisait pas de cette absence de politesse. Qu’il se soucie davantage de sa tenue pour le moins insolite signalait au moins le retour de son discernement. Était-il entrain de pouffer de rire ? Il semblerait que l’absence soudaine du propriétaire des lieux le rende quelque peu audacieux. Puéril ? Disons plutôt éreinté, soyons compréhensif.

Le français déposa son sachet à l’endroit souhaité et attendit posément le retour de son ami. Il n’osa pas s’asseoir et s’agita sur place pour évacuer sa nervosité. Tant qu’il restait en mouvement, ça allait. Il craignait déjà de se poser et de s’assoupir. Son regard balaya sans qu’il ne le veuille la pièce et nota le désordre qui y régnait. Nuit mouvementée mais il n’avait pas besoin d’analyser le décor pour s’en informer. Entre la mine déconfite de Marteen et tout ce qu’il avait laissé échapper… Mais à nouveau, ça ne regardait pas l’oiseau. Il détourna ses pensées en fixant un point imaginaire du ciel qu’il pouvait contempler de la fenêtre la plus proche. Observer les nuages danser l’apaisa instantanément à tel point que peu vigilant et déjà un peu somnolent, il ne réalisa le retour de son hôte que lorsque ce dernier se mit à parler. Bastien sursauta brusquement. Un peu de caféine ne lui ferait pas de mal. Enfin quoique… Ça ne lui réussissait pas en général. Il valait mieux pour tout le monde qu’il consomme davantage de tisanes que de cafés. Il faisait très… Cate ? Le volatile fronça les sourcils mais se retint tout commentaire à ce propos. Comment pourrait-il le reprendre sur quelque chose que lui-même ne pouvait totalement vaincre ? Complexes et fourbes, ses relations finiraient par venir à bout de leur volonté mais le pessimisme du cambrioleur resta bloqué dans son crâne et ne se dispersa aucunement dans les airs. Inutile d’aggraver une matinée déjà bien difficile pour son interlocuteur. « Tu connais l’état permanent de mon appart… Je ne crois pas que tu aies à t’excuser. » Et pour cause. L’adorable adjectif « bordélique » s’ajoutait à la liste des nombreux défauts qui entachaient la personnalité du fumeur – tant que nous y sommes autant préciser sa fâcheuse dépendance à la nicotine pour compléter le tableau.

Il nota que son comparse s’était assis mais il se butta à rester là où il était pour les raisons invoquées un peu plus haut. La question abrupte du changeur le fit se mordre la lèvre inférieure. Son rythme cardiaque s’accéléra malgré lui. Qu’est-ce qu’il foutait là ? Il essayait de ne pas refaire la même connerie. Confus, il se bloqua dans son mutisme tandis que l’autre homme reprenait de plus belle. Il revint sur ses paroles qui n’avaient pourtant pas le moins du monde offusqué le visiteur inattendu. C’était légitime après tout qu’il se pose et lui pose cette question. Toute trace d’amusement devant la confusion de son acolyte s’était désormais dissipée. La gravité était revenue s’imposer d’elle-même. Comme un pantin, il obéit à ses derniers mots et s’assit avant que ce dernier ne lui demande un cachet. « Euuh… Oui sans problèmes mais donne-moi sa localisation peut-être? » Bastien lui servit un sourire compatissant qu’il ne put cueillir vu qu’il avait sa tête entre les mains. « Tu sais … Je connais un bon remède contre la gueule de bois… Mais ça a un goût infect... T'as quoi comme fruits? » Il se passa distraitement une main sur son visage. « Je suis quand même désolé de débarquer comme ça… T’es sûr que cette Rachel… Potentiellement Sophie, est partie ? Sa veste est là et tu ne sembles pas certain qu’elle soit… Sérieusement, je peux partir. Ne te sens pas obligé de… Enfin, ce n’est pas ta faute si j’ai débarqué comme un cheveu dans la soupe. » Le français se releva à ces mots en se jurant de ne pas abuser de son hospitalité trop longtemps. « Bon ton doliprane… Dis-moi où je peux le trouver ? » Ironique, n’est-ce pas ? Mais le voleur ne voulait pas fouiner dans les affaires du biologiste. Son idée de l’intimité était étrangement adaptable – Aberrant ? Oh pire que ça encore.


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MessageSujet: Re: [terminé] « Un ami devrait supporter les faiblesses de son ami. » [pv Bastien]   Mar 22 Avr - 11:41

Bastien & Maarten



Dans certaines circonstances, Maarten avait réellement envie de se pendre, ou de filer à la petite supérette du coin s’acheter une bonne dose de tact. Et d’intelligence. Là, il avait besoin des deux, et rien à sa portée pour pallier le manque flagrant d’amabilité et de politesse dont il pouvait faire preuve face à son meilleur ami. Il l’invita à entrer, ramassant quelques habits, empilant des livres qui étaient éparpillés pour former une sorte de capharnaüm. Chaque mètre carré de l’appartement laissait pleinement paraître les maux de tête et la gueule de bois du Néerlandais, qui répéta à nouveau son invitation à entrer, lui joignant celle de s’installer, se poser et faire comme chez lui. « T’es sûr … ? J’aurais dû appeler avant… Je ne sais pas ce qu’il m’a pris… » Hein ? « Mais non, arrête de dire des bêtises, tu ne me déranges presque jamais. » Maarten plissa davantage les yeux, avant de s’excuser et d’aller mettre un haut, histoire d’être un peu plus présentable. Quelques minutes plus tard, un polo passé avec… difficulté, Maarten revint au milieu de l’appartement, se laissa tomber sur le canapé, pour s’excuser une nouvelle fois plus formellement. Et s’embrouiller aussi. Je suis Cate Voilà qui était parfaitement clair. Trois mots, trois petits mots, qui voulaient tout dire dans le cas présent. L’absence de Cate menait à la solitude, la solitude menait inévitablement, dans le cas de Maarten qui fréquentait depuis maintenant près de huit ans une alcoolique, vers l’alcool. Et l’alcool menait à la situation actuelle du biologiste. « Tu connais l’état permanent de mon appart… Je ne crois pas que tu aies à t’excuser. » L’appartement de Bastien ? Maarten émit un petit rire en y pensant, avant de se masser les tempes dans une grimace. « On va dire que d’habitude, j’essaye d’être un peu plus ordonné. J’ai vraiment déconné, je crois, là. » parvint il à articuler. Il releva finalement la tête pour observer son meilleur ami et tenter de deviner la raison de cette visite matinale, et s’aperçut au passage que Bastien était encore debout. « N’hésite pas à t’asseoir, hein. » répéta-t-il avant d’enchaîner directement sur une nouvelle preuve de sa diplomatie coutumière. Qu’est ce que tu fous là Voilà qui était du grand art, d’un point de vue tact. S’en apercevant, Maarten essaya de tempérer légèrement ses propos, insistant une troisième fois pour que Bastien s’assoie. Et lui apporte un doliprane. Un peu gêné, le temps de fermer les yeux pour supporter la lumière et de bâiller longuement, Maarten vit Bastien s’asseoir pour se relever aussitôt, avec ce sens du service qu’il lui connaissait bien. « Euuh… Oui sans problèmes mais donne-moi sa localisation peut-être? » Sa localisation ? Maarten arqua un sourcil sans comprendre. « De quoi ? » demanda-t-il, la tête entre les mains, les pouces sur les tempes pour juguler les pulsations douloureuses dans son crâne. « Tu sais … Je connais un bon remède contre la gueule de bois… Mais ça a un goût infect... T'as quoi comme fruits ?  Je suis quand même désolé de débarquer comme ça… T’es sûr que cette Rachel… Potentiellement Sophie, est partie ? Sa veste est là et tu ne sembles pas certain qu’elle soit… Sérieusement, je peux partir. Ne te sens pas obligé de… Enfin, ce n’est pas ta faute si j’ai débarqué comme un cheveu dans la soupe. » Maarten retint de justesse un pathétique et agacé Oh, tais toi s’il te plait et apporte moi mon fichu médoc qui n’aurait sûrement pas été très bien pris, malgré la patience de son meilleur ami. Ce n’était très certainement pas pour rien, d’ailleurs, que Bastien le supportait. « Bon ton doliprane… Dis-moi où je peux le trouver ? » Maarten sortit totalement sa tête de ses mains à ces mots. Où étaient rangés tous les médocs pour les maux de tête, c’était une question intéressante. Et il avait parlé d’un remède totalement dégueulasse, à base de fruits, non ? Et… Maarten laissa échapper un grognement, en s’affalant dans un bâillement sur le canapé. « Dans un des tiroirs, à côté de l’évier en théorie. Surtout te gêne pas pour fouiller, hein. Et sers-toi un café surtout. Oh p#tain… » Le Néerlandais se redressa, pour s’obliger à émerger quand même. Un peu. « Et ne t’inquiète pas pour Rachel. Au pire et bien… elle frappera. Mais vu qu’elle était dans le même état que moi, ou presque, je pense qu’elle va comater toute la journée. Et puis voilà. » Ses idées commençaient à s’éclaircir, et ce n’était pas trop tôt. « Qu’est ce qu’il se passe, Bast’ ? Des nouvelles de Rachel ? Euh… de Cate ? » Maarten se passa une main dans les cheveux. « Même si j’imagine que ce n’est pas pour ça que tu es venu. » Après avoir pris une grande inspiration, il s’extirpa finalement du canapé, pour rejoindre l’autre métamorphe et sortir deux tasses pour le café. Maarten n’était pas du genre à être inactif, et même lorsqu’il était une loque comme ce matin là, et il préférait rattraper toute l’impolitesse dont il avait pu faire preuve jusque là. Il ouvrit le paquet de croissants, sortit une assiette pour les y disposer. « Un croissant ? » Un sourire, aussi, devant son humour plutôt douteux.


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MessageSujet: Re: [terminé] « Un ami devrait supporter les faiblesses de son ami. » [pv Bastien]   Dim 27 Avr - 12:06

La confusion de Marteen froissa légèrement les traits tirés de Bastien. La compassion fit le reste du chemin et annihila jusqu’à la cause de cette venue. Finalement, il était là pour lui, plus l’inverse, et c’était sûrement mieux comme ça. Le français doutait pouvoir absoudre définitivement les causes de mal être mais au moins, pouvait-il chercher à en atténuer les effets indésirables. Son comparse avait toujours eu une façon bien à lui de fuir ses problèmes mais ce n’était pas le voleur qui lui jetterait la pierre. Il avait la même fâcheuse tendance de succomber à l’appel de l’alcool dès qu’il se buttait à un souci qui n’avait de solution que sa fuite. Dans le cas du biologiste, comme trop souvent pour le jeune homme, cette fugue portait un prénom féminin. Une douce composition de lettres qui se déliait en deux fois. Cate. C’était sa Abigaëlle et en de nombreux points, ils se comprenaient dans leur déchéance commune. L’un tentait toujours de tirer l’autre. Parfois, ils plongeaient ensembles et dans ces instants, ils partageaient la même bouteille ainsi que la même migraine. Là où leurs similitudes se stoppaient, c’était dans le choix du trentenaire à terminer ses soirées en bonne compagnie. Oh bien entendu, il ne fallait pas croire que cet Arsène Lupin restait docilement chaste par égard pour sa créatrice. Il avait eu quelques aventures lui aussi mais moindres et peu fréquentes en comparaison à son acolyte. Inutile d’écarquiller les yeux de stupéfaction, il ne connaissait pas l’agenda charnel de son camarade pour autant. Il avait simplement tiré cette conclusion de quelques éléments qui avaient échappé ou non à la vigilance du hollandais. Encore une fois, ça ne le regardait pas et il ne se permettait pas de critiquer cet aspect de son existence. Qui était-il pour porter le moindre jugement sur son sauveur ? Il savait mieux que quiconque qu’il tentait de survivre à sa façon des ravages laissés par sa compagne. Il respectait ça.

La question de l’ordre ne préoccupait pas le moins du monde l’invité qui se souciait davantage du chaos dans la cervelle de son hôte que du matériel qui s’alignait sous ses yeux. Il tenta immédiatement de dissiper l’embarras qui n’avait pas lieu d’être de l’autre homme d’un geste de la main qui balaya fictivement ses propos. Cette instruction atteignait des sommets de ridicule entre leurs deux confusions mais Bastien se garda de le souligner. Il observa le dit évier depuis sa position mentionné par le propriétaire des lieux et acquiesça à ses instructions. Quelle drôle de paradoxe projetait-il encore, n’est-ce pas ? Inquiet à l’idée de déroger aux règles de bienséance chez son meilleur ami. Il enjamba la distance qui le séparait du fameux tiroir et s’empressa de trouver le médicament miracle pour sauver les méninges du métamorphe. L’oiseau haussa des épaules quand il trouva une petite parade toute adaptée à ses appréhensions d’un peu plus tôt. De toute évidence, Marteen ne s’en faisait pas plus que ça donc. Alors que ses doigts tombèrent enfin sur la bonne boîte, ce dernier le désarçonna avec la bonne interrogation. Ou presque. Il fit demi-tour pour brandir le doliprane en signe de victoire avant de dénicher un verre, de le remplir d’eau et de servir le tout à son ami. « Le doliprane de monsieur est avancé… » Il sourit légèrement en essayant de gagner du temps sur cette fameuse question qui contractait désagréablement son estomac. Le fêtard avait visé sa créatrice et cela rendait Bastien songeur. Serait-il venu se réfugier ici si il avait croisé Cate ? Sûrement pas. Moins ils en parlaient d’elle, mieux le scientifique se portait. Il fallait le maintenir éloigné un maximum d’elle. « Non… Il ne s’agit pas de… Pourquoi ? Tu as eu… Des nouvelles d’elle ? » Oui, oui, assurément il tente encore de grappiller quelques secondes de répit. Néanmoins la façon que l’ingénieur avait eu de résumer la situation par un tu n’es pas venu pour ça avait titillé sa curiosité. N’était-ce pas indiscret ? Ne devait-il pas ne pas se mêler de ses histoires ? Oh il s’agissait de Cate. Pour ça, c’était différent. Théoriquement du moins.

En pratique ? C’était encore à voir. Son acolyte disposa les viennoiseries et le volatile se servit quand il l’y invita. « Merci… C’est gentil d’avoir pensé au petit déj’… » Il fallait bien que quelqu’un poursuive son début de blague et vu qu’il n’y avait personne d’autre dans les environs. Bastien s’installa sur une chaise pour déguster son petit déjeuner en soupirant à plusieurs reprises. Il analysa le morceau de nourriture qu’il tenait encore dans ses doigts et le retourna plusieurs fois cherchant très certainement une vérité qui n’existait surement pas. Il croqua une seconde fois dans son repas avant d’avouer, le regard baissé vers ses mains. « Je crois que j’ai croisé Abigaëlle dans mon quartier hier. » Un murmure qu’il espérait assez bas pour que son interlocuteur ne le comprenne pas. Cocasse ? Sa façon de lui confesser la cause de l’effet en priant pour qu’il ne la perçoive, oui, très certainement. Fuir en affrontant ses problèmes quelque part est encore plus pathétique. C’est faire les choses à moitié. Avancer en reculant. Risible. Vraiment.


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MessageSujet: Re: [terminé] « Un ami devrait supporter les faiblesses de son ami. » [pv Bastien]   Ven 2 Mai - 15:56

Bastien & Maarten



A chaque fois que Maarten et Bastien avaient l’occasion de passer un peu de temps entre amis, le Néerlandais comprenait un peu plus à quel point le plus jeune des deux était un ami précieux. Son contraire en de nombreux domaines, sans que cela ne les sépare trop pour autant. Bastien pouvait être d’une patience à l’opposé de celle – inexistante – de Maarten. De même pour sa capacité d’écoute, d’attention… C’était presque déroutant de s’apercevoir à quel point les deux Skinchangers différaient et Maarten s’en fit une nouvelle fois la remarque en voyant Bastien hésiter à fouiller dans les tiroirs de ce qui constituait la cuisine de l’appartement. Malgré son mal de tête, et la nausée qui se profilait à l’horizon, appelée par le ton geignard de la migraine, Maarten lui indiqua la position approximative du médicament, et se traîna jusqu’au plan de travail pour aider à préparer le café et ne pas rester simplement affalé sur le canapé alors que son invité s’activait à côté. S’il manquait au Néerlandais un certain nombre de principes et de marques de politesse – voire de savoir vivre – il ne supportait pas rester inactif pour autant. D’ailleurs, en parlant d’absence de savoir vivre, Maarten le prouva une nouvelle fois en laissant ses questions filer sans qu’il ne les retienne. Des nouvelle de Cate Première pensée face à l’arrivée impromptue du corbeau. Maarten étouffa de justesse une pensée pessimiste, attachée à l’image que pouvait renvoyer l’animal de Bastien. Corbeau, oiseau de mauvais augure… Le cœur du Néerlandais arrêta de battre une fraction de seconde. Oiseau de mauvais augure, avait il réellement des nouvelles de la Québécoise ? Elle lui manquait, c’était indéniable, malgré tous les efforts qu’il pouvait mettre en œuvre pour aller de l’avant et se conformer à sa décision de ne pas la chercher, de la laisser filer et de saisir l’opportunité de se détacher d’elle. Cate… « Le doliprane de monsieur est avancé… » Face au sourire de Bastien, Maarten ne put que répondre par un rictus angoissé et une main toute aussi nerveuse dans les cheveux, ce qui acheva d’ailleurs de les emmêler, malgré leur courte longueur, une nouvelle fois. « Non… Il ne s’agit pas de… Pourquoi ? Tu as eu… Des nouvelles d’elle ? » S’il avait eu des nouvelles de Cate ? Maarten se mordilla la lèvre et tenta de gagner du temps en avalant dans une grimace le doliprane et une gorge d’eau pour accompagner. « Je doute que ta mixture soit plus affreuse que ça… » fit-il remarquer, histoire de grappiller encore quelques secondes, avant de proposer un croissant à Bastien toujours dans la même optique, laissant pour cela fleurir son humour plus que douteux qui ne devait d’amusant que sa naïveté. « Merci… C’est gentil d’avoir pensé au petit déj’… » Oui, Bastien était réellement un ami précieux. Prompt à se sacrifier pour faire en sorte que Maarten ne se sente pas trop miserable face à sa tentative d’humour. « Je me suis dis qu’on pourrait avoir faim. » compléta t il finalement dans un sourire crispé, les pensées déjà orientées vers la questions de Bastien qu’il avait esquivée, ignorée, mise de côté. Maarten servit à tous les deux un café dans des tasses à son image, salement ébréchées, avant de s’installer à son tour sur une chaise. Et de se décider à répondre, ses doigts pianotant sur le plan de travail dans un mouvement nerveux. « Non, pas de nouvelles. Toujours pas de nouvelles. Elle doit être ravie de ne plus m’avoir dans les pattes, après tout. Et puis… Ce n’est que mieux non ? Je vis très bien sans elle après tout. » Ouh, le beau gros et méchant mensonge. Maarten pouvait dire ce qu’il voulait, il ne parvenait même pas à se duper lui-même. Que tout soit pour le mieux, c’était ce qu’il voulait, pas ce qui était. La preuve, son état actuel. Mais bon. Tout allait pour le mieux, c’était la chose à se dire. Et elle devait être vraiment ravie, sa Cate, de s’être séparée de lui. Une créature, ça pouvait se remplacer, non ? Elle l’avait bien montré après tout. Mais toi aussi tu tentes de me remplacer, ne me blâme pas ! lui chuchota-t-elle à son oreille. Les doigts de Maarten toujours agités dans un ballet qui n’avait pas forcément lieu d’être frappèrent brutalement sa tasse, laissant quelques gouttes du café brûlant s’échapper. « Et m#rde. Bref, tout ca pour dire que non, pas de nouvelles. Mais on s’en fiche. » Les yeux noisette de Maarten se fixèrent dans ceux de Bastien, ou tentèrent du moins de les croiser. « Qu’est ce qu’il se passe ? » Etait-ce un peu d’inquiétude qui perça la voix bougonne du Néerlandais ? Certainement, ce n’était pas étonnant dans un sens. Il le sentait plongé dans ses pensées, il le sentait songeur, il sentait beaucoup de choses sans avoir l’attention et la patience de poser des mots sur ce qu’il pouvait observer et capter. Maarten ne quitta pas Bastien du regard dans l’attente d’une réponse. Sa patience avait tendance à s’effriter rapidement aussi se concentra t il sur ses doigts qui jouaient maintenant avec la cuillère, s’évertuant à la faire tenir en équilibre sur l’anse de la tasse, avant de remuer le café, se laisser hypnotiser par le tourbillon formé, et reporter son regard sur son meilleur ami. Maarten faillit presque louper le murmure de Bastien, et en laissa tomber l’ustensile métallique. « Je crois que j’ai croisé Abigaëlle dans mon quartier hier. » Le Néerlandais écarquilla les yeux devant cet aveu. Parce que ça ne pouvait être qu’un aveu, vue l’attitude de Bastien, son murmure suffisamment bas pour qu’un métamorphe risque de ne pas en saisir les propos, ses yeux fixés sur le croissant à peine entamé. « Quoi ? » Ce fut presque un aboiement, et Maarten se sentit le devoir de répéter plus posément, et humainement, un « Comment ? » à peine moins agressif. Quoi, comment… les deux mots convenaient à merveille, en fait. Quoi, qui, elle ? Comment l’avait elle retrouvé ? Ou plutôt, comment pouvait-il être sûr que c’était… elle « T’en es sûr ? Ce n’est pas juste une… je ne sais pas moi… une blonde quelconque ? » Ferme la, parfois, Doug. Oui, Maarten manquait de nombreuses occasions de se taire. Mais en même temps… Le biologiste prit le temps d’inspirer et de concentrer sa surprise sur sa poigne tenant la tasse. Il laissa une gorgée de café lui brûler la trachée, le temps de comprendre sa propre réaction. Il était surpris, oui, mais en réalité, il n’aurait pas du l’être. Si lui avait perdu la trace de Cate, Bastien avait volontairement fui Abigaëlle qui n’était qu’une personne toxique de son entourage, il n’y avait aucun doute à ce sujet. Une personne toxique, venimeuse, envoûtante à ce qu’il avait compris, mais un serpent à fuir le plus vite possible. C’était d’ailleurs pour cela que Bastien l’avait fui, non ? Maarten était donc surpris de cet aveu sans l’être tout à fait. Mais, et c’était pire, il était aussi jaloux. Jaloux de cette impression fugitive que Bastien avait dû ressentir en croisant le fantôme de sa créatrice, voire sa créatrice elle-même – au détour d’une rue. Jalousie. Le chien-loup gémit au creux des pensées de Maarten, qui tenta de ravaler le goût amer de ce sentiment injuste à l’encontre de son ami. Bastien n’y était pour rien. Et puis, tout allait pour le mieux à présent, voilà ce que le Néerlandais avait osé dire. Tout allait pour le mieux, il vivait très bien sans elle. Un mensonge, mais un mensonge qui devait cesser d’en être un. L’important, pour le moment, ce n’était pas cet affreux sentiment de jalousie qu’il ne parvenait pas à faire disparaître totalement. L’important c’était Bastien, et son trouble, et… Maarten prit son inspiration, se demandant rapidement depuis combien de secondes il était silencieux. « Pardonne moi, c’est juste que… c’est… inattendu. » Etait-ce son amertume qui teintait ses propos ? Tu es injuste. Injuste et narcissique. « Regarde moi, Bast’. Tu ne lui appartiens pas, tu es libre désormais. Affranchi. Et la Nouvelle Orléans est vaste, et remplie de réfugiés, et… » Et les propos de Maarten lui semblaient horriblement dénués d’intérêt. D’utilité. « Les chances qu’elle t’ait retrouvé sont infimes. Minuscules. Des poussières. » Le risque zéro n’existe pas, tu le sais pourtant, Maarten. Un frisson le surprit à cette pensée. Et si c’était vraiment Abigaëlle ? Non, valait mieux ne pas y penser. Ou plutôt… si. Mais il valait mieux ne pas penser à ce que ce fait pouvait avoir comme conséquences. Maarten se mordilla à nouveau la lèvre, avant d’attraper un croissant, et d’en croquer un bout avec prudence.


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MessageSujet: Re: [terminé] « Un ami devrait supporter les faiblesses de son ami. » [pv Bastien]   Dim 4 Mai - 22:48

Par bien des aspects, les deux amis partageaient des similitudes mais c’étaient tout aussi étrangement, leurs différences respectives qui harmonisaient leur amitié. La complémentarité entre eux jouait un rôle essentiel mais Bastien n’en avait alors qu’à demi-conscience. Mauvais juge de sa propre personne, il n’avait très certainement pas le recul nécessaire pour en tirer les conclusions qui s’imposaient. Et puis à quoi bon ? Analyser leur fonctionnement ne servirait au fond à rien. A rien sauf à occuper son temps et ses méninges, à se détourner tout seul des sujets fâcheux. Il aurait mieux valu qu’il se penche là-dessus plutôt que de dériver mentalement sur la blonde durant une nuit entière. Le changeur réalisait bien l’étendue de sa faiblesse et l’avouer à Marteen ne serait jamais aisé. En rebondissant sur le lapsus du biologiste, il s’était assuré de repousser un peu plus ce moment de vérité où son embarras atteindrait des sommets. Il détestait parler d’Abigaëlle. Depuis qu’il l’avait semée, il n’avait plus prononcé son nom. En tout cas, pas de manière lucide ou consciente. Il chassa son miasme de songes quand le néerlandais répondit avec un petit temps d’arrêt à ses interrogations. Lui avait, au moins, l’excuse de la gueule de bois et du discernement morcelé par un fléau crânien plus connu sous le nom de migraine. Le français observa avec inquiétude son interlocuteur et pas pour la raison invoquée à la ligne précédente. Il était préoccupé par la tournure de la discussion et surtout de ses répercussions sur l'humeur de ce dernier. Il n’avait pas besoin de ses mots ou de leur signification pour savoir ce qui se cachait réellement derrière cette confession. Le métamorphe ne sût quoi répondre dans un premier temps. C’était bien qu’il n’ait pas de nouvelles – oui, mais il en souffrait. Forcément. Le jeune homme se mordit l’intérieur de la joue en attendant de trouver les paroles pour enchaîner. Il ne pouvait rien faire pour aider concrètement son acolyte et il doutait qu’ouvrir le débat sur Cate soit une solution et même une option. La maladresse de son hôte lui ôta tout doute quant à son trouble et Bastien fit semblant de ne rien voir. Il se contenta d’acquiescer. Que pouvait-il ajouter à ça ? Ils pouvaient se serrer les coudes, pour autant, ils ne pouvaient pas terrasser leurs démons respectifs. C’était un combat dont une bonne partie du chemin s’effectuait seul. Ils pouvaient tout au plus se pousser dans le dos vers la bonne direction.

C’était précisément ce que le voleur était venu réclamer. Une secousse, une gentille petite tape derrière la tête pour ne pas perdre son Nord. Voyait-il en son comparse un père déguisé ? Allez savoir. Pour compiler les relations malsaines, il avait toujours semblé doué. Rien n’aurait été étonnant au fond qu’il grappille un peu de moralité chez le trentenaire. Le fumeur n’avait certainement jamais été un grand amateur de l’autorité mais son manque d’assurance le forçait à éprouver le besoin de se tourner vers des personnes qu’il estimait quand il ne se faisait pas confiance. Autant dire qu’il n’avait que l’ingénieur pour remplir ce rôle. Bastien pouvait être dupé mais le paradoxe voulait qu’il reste méfiant sur certains sujets. C’était pour cette raison qu’il gardait souvent pour lui ce qu’il pensait réellement. Son instinct de préservation longeait sa naïveté – un drôle de fonctionnement ça encore. N’était-il pas qu’une gigantesque frustration sur pattes ? Au moins, venait-il enfin de lui avouer la raison de sa présence en ces lieux. Sa honte le força à baisser les yeux une fois sa phrase terminée. Ses doigts retournèrent nerveusement son croissant entre ses mains. Il n’avait pas très faim à vrai dire. Et cela n’allait pas en s’arrangeant. L’aboiement de l’autre homme manqua de le faire sursauter et s’il s’était écouté, il aurait déjà pris la porte. Sa lâcheté le clouait tout autant sur cette chaise pourtant. Partir risquait de laisser un arrière goût d'inachevé et d'une guerre froide ridicule entre eux. Il n’avait pas besoin de ça. Il déchiqueta sans s’en rendre compte sa brioche entre ses paumes afin d’évacuer le stress. A la seconde question à demi-rhétorique de son ami, il balbutia même « Rien… Rien… Laisse tomber… Je … » Il croyait qu’il n’avait pas tout à fait compris et honteusement, il faisait déjà marche-arrière. Pathétique petite chose. C’était à se demander parfois s’il avait la moindre once de force en lui. Marteen dissipa tout malentendu quant à sa compréhension et le teint déjà livide, le cambrioleur releva légèrement le regard dans sa direction.

Il la connaissait. Il la connaissait tellement qu’il pouvait séparer son odeur d’une foule, noter chaque nuance dorée qui composait sa chevelure, distinguer sa démarche de toutes les autres. Unique. Pour lui, elle était unique à tout point de vue. Il ne pouvait pas la confondre ou se méprendre. Des hallucinations qui lui avaient désarticulé son rythme cardiaque, il en avait bien connu. Mais il savait alors. Il savait que c’était sa propre paranoïa à chaque fois. Une blonde quelconque… Abigaëlle n’avait jamais été quelconque. Pas pour lui. Mais il se garda bien de le dire à voix haute. « Non… Non … C’était… » Elle. Le mot resta bloqué dans sa gorge pitoyablement alors qu’il continuait d’émietter la viennoiserie au-dessus de la table. Il déglutit douloureusement en fixant toujours un point imaginaire. L’agressivité soudaine du propriétaire des lieux l’avait emmuré dans son malaise. Réaction justifiée, c’était ça qu’il lui fallait. Qu’on le réveille. Le silence qui continuait à s’étendre dans leur atmosphère rendit l’européen encore plus nerveux - si cela était possible. Il avait réduit en poussières son petit déjeuner sans s’en apercevoir. Quand ses paumes cherchèrent la tasse devant lui, elles s’agitèrent tellement qu’il manqua de renverser le contenu du récipient. Il décida alors d’abandonner ce geste et les posa sur ses genoux. Elles se contentèrent de se crisper sur son jean le temps que la conversation revienne. Peut-être devait-il s’excuser et foutre la paix à l’homme qui avait d’autres chats à fouetter. Après tout, ce n’était rien de si terrible, pas vrai ? Ah mais vous et moi en sommes convaincus. Mais pas cet ahuri qui semblait incapable de se détacher d’une simple vision.

Quand enfin son interlocuteur reprit la parole, il osa tout de même franchir visuellement ses propres barrières pour le regarder. « Ne … Ne t’excuse pas… C’est moi… Débarquer ici, comme ça… Alors que tu … » Il fit un grand geste de la main. « Tu as d’autres choses plus importantes à te soucier… Pardon… » Le volatile avait déjà dévié la course de ses yeux quand son comparse lui avait intimé cet ordre. Avec beaucoup d’efforts et surtout par simple respect pour lui, il lui obéit. Ce qu’il lui disait avec autant de sens que de non-sens. Serait-il un jour tout à fait libéré ? Il avait perdu cet espoir futile. Il s’occupait l’esprit, travaillait à l’oublier mais dans ces plus grands moments de doute, il savait qu’il ne parviendrait jamais à l’effacer. Elle faisait partie de son histoire et d’une certaine façon, il serait toujours captif. Il était ce qu’il était parce qu’elle l’avait sauvé de cet accident de voiture pour commencer. Ce souvenir le fit ramener ses prunelles à ses paumes toujours incapables de tenir en place. Depuis quand chipotait-il à ce récipient d’ailleurs ? « Je ne sais pas Marteen comment elle… Si c’était une coïncidence ou pas… Mais c’était elle. Je suis sûr de ça. » Il respira quelques goulées d’air avant de se passer une main dans les cheveux. « Je dois être vigilant… C’est tout… C’est… Tout… » Il se mordit la lèvre en tentant d’être honnête pour changer. Ses intonations se firent à nouveau très basses, trop basses comme si la créature soumise revenait hanter la pièce. « Je ne suis pas sûr … Je ne suis pas sûr de ce que je ferais si elle me retrouvait… Je suis incapable de la blesser. Incapable… » Le volatile, conscient de son comportement pitoyable, tenta de retrouver un semblant de contenance en se redressant légèrement sur sa chaise. « Excuse-moi, tu n’as pas besoin de ça… Je ne sais même pas pourquoi je viens me plaindre chez toi… Je … Je ne savais pas où aller et… » Il s’enfonçait. Affligeant, vraiment. « Laisse tomber… Tu as bien assez à gérer comme ça en ce moment. Je vais te laisser te reposer. » Il se releva à ses mots, déterminé à partir. Il s’était assez ridiculisé comme ça et le néerlandais n’était pas en état d’accuser tout ça de toute manière.

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MessageSujet: Re: [terminé] « Un ami devrait supporter les faiblesses de son ami. » [pv Bastien]   Sam 17 Mai - 20:53

Bastien & Maarten



Quoi ? Ce simple mot ressembla à un aboiement. Quoi, s’exclama Maarten en entendant ce que venait d’articuler dans un souffle presque inaudible l’autre métamorphe. Ce n’était pas qu’une question. Ce n’était pas non plus une simple exclamation. C’était plutôt la marque spontanée d’un ahurissement indubitable. Ce n’était pas possible, non. Maarten ne pouvait pas admettre que l’aveu de son meilleur ami contenait vraiment une once de vérité. C’était injuste, trop injuste même, pour être vrai. Comment Bastien, qui avait fui consciemment Abigaëlle, pouvait-il avoir le droit de l’apercevoir alors que le biologiste n’avait pas de nouvelles de Cate depuis… depuis bien trop longtemps ? « Rien… Rien… Laisse tomber… Je … » Non, ah non. Il n’allait pas laisser tomber, il ne pouvait pas décemment laisser tomber. Parce que… ô misère, que venait-elle faire ici ? Pourquoi elle, et pas la brune ? Pourquoi elle, bon sang, et pas sa brune ? Mais cesse donc de te placer au centre du monde, Maarten. L’important, c’est l’impact que ça peut faire sur le Français pas ta misérable incapacité à savoir ce qui est bien pour toi. Maarten inspira pour calmer ses pensées, et laissa une gorgée lui brûler l’œsophage afin de chasser l’amertume d’une jalousie dont il ne voulait pas. Bastien releva enfin la tête. « Non… Non … C’était… » Jaloux. Maarten ne pouvait se mentir davantage, il était définitivement jaloux. Il n’avait pas le droit de remettre en cause la véracité des dires de Bastien, donc il ne pouvait être que jaloux face à une telle… situation. Ce devait d’ailleurs être pour cela que le café et le croissant exerçaient actuellement sur lui autant de… fascination. Un moyen comme un autre de… Jaloux. Maarten se crispa, en s’excusant auprès de Bastien. C’est juste inattendu. Pour l’être, à coup sûr, ça l’était, inattendu. « Ne … Ne t’excuse pas… C’est moi… Débarquer ici, comme ça… Alors que tu … Tu as d’autres choses plus importantes à te soucier… Pardon… » Maarten dégagea les excuses de Bastien d’un geste de la tête, tentant de lui faire comprendre qu’elles n’avaient rien à faire ici. Ce n’était pas au Français de s’excuser, certainement pas. C’était même flatteur pour Maarten qu’il soit venu directement ici, après avoir vu l’Autre. Le seul problème, au final, c’était qu’il n’avait rien vu venir. Strictement rien. Si ses pensées l’avaient conduit directement vers Cate en voyant Bastien débarquer à l’improviste, un détour vers la blonde qui avait fait du jeune homme un métamorphe n’avait même pas été envisagé un instant. Les mots glissèrent sans que Maarten ne les contrôle, sans qu’il en soit totalement convaincu non plus. Affranchi. Etait-il lui, affranchi de Cate ? Non. Alors comment pouvait-il énoncer un mensonge aussi effronté ? Il n’en avait aucune idée, l’inspiration divine – ou simplement alcoolique – devait être en partie responsable de tout cela. « Je ne sais pas Marteen comment elle… Si c’était une coïncidence ou pas… Mais c’était elle. Je suis sûr de ça. » Au moins une certitude perdue dans ce b#rdel, c’était déjà ça de pris. « Je dois être vigilant… C’est tout… C’est… Tout… » C’était tout ? Simplement être vigilant ? Maarten ne put retenir une moue dubitative à ces quelques mots. Oh, certes oui, Bastien venait de voir celle qui l’avait totalement assouvi, celle qui avait détruit, à coup sûr, son estime de soi ; celle qui l’avait entre autres obligé à piétiner ses principes, mais il devait juste être vigilant, c’était tout. Et le Français pensait vraiment que Maarten allait en rester là ? Non, Bastien, ce n’était pas possible comme ça. « Je ne suis pas sûr … Je ne suis pas sûr de ce que je ferais si elle me retrouvait… Je suis incapable de la blesser. Incapable… » A nouveau, les traits du Néerlandais se haussèrent, dans un sourcil froncé pour marquer l’étonnement factice. Que ce fusse elle ou une autre personne, de toute manière, Bastien n’était pas capable de faire volontairement du mal. Du moins, aux yeux de Maarten. Un autre point sur lequel leurs caractères divergeaient d’ailleurs, une autre source d’estime et d’admiration, à n’en pas douter. Le calme et la retenue de Bastien étaient saisissants pour un homme aussi impulsif que Maarten. Saisissants, incompréhensibles, presque surréalistes. « Tu es incapable de faire de mal à une mouche. Ouvre les yeux : la seule personne que tu arrives à blesser, Bastien, c’est toi. C’est un problème, à ce propos ; mais là, c’est pas étonnant. L’important, c’est que… » Qu’était-ce ? En voilà une bonne question à laquelle Maarten aurait aimé pouvoir immédiatement donner une réponse. Au lieu de ça, ses doigts jouèrent une nouvelle fois avec le croissant, en rompant une partie avant de boire une gorgée de café. Histoire de s’éclaircir les pensées. Finalement, le Biologiste rendit les armes dans un soupir. « Je sais pas… » Il put presque entendre un silence étouffant. Presque. Parce qu’incapable de rester immobile, ses doigts avaient déjà recommencé à tapoter sur la table. S’il avait risqué de sombrer dans ses pensées, Bastien le lui évita, reprenant la parole sur un ton si bas que le Néerlandais dut encore se concentrer pour comprendre. « Excuse-moi, tu n’as pas besoin de ça… Je ne sais même pas pourquoi je viens me plaindre chez toi… Je … Je ne savais pas où aller et… Laisse tomber… Tu as bien assez à gérer comme ça en ce moment. Je vais te laisser te reposer. » Le laisser quoi ? Maarten écarquilla les yeux en voyant Bastien se relever. Comment ? Son mal de tête latent, bien que très discret maintenant, lui murmura qu’il allait enfin pouvoir retourner dormir, mais le chien ne l’entendit pas de cette oreille. Maarten tituba plus que se releva à son tour, pour se placer entre Bastien et la porte de l’appartement. « Oh non ! Tu ne crois quand même pas que je vais te laisser te barrer de chez moi sans rien dire, alors que l’autre cinglée se balade dans la nature, et si ça se trouve, en bas de chez moi. » Tais toi, je t’en supplie s’agaça Cate, juste avant que Maarten se reprenne. « Enfin, c’est une image, je doute qu’elle soit réellement en bas de l’immeuble, elle en a certainement rien à faire de moi. » Le Néerlandais sembla sur le point de rajouter quelque chose, mais se ravisa in extremis. Reprenant son inspiration, il recommença à articuler quelques mots épars, mais les laissa mourir une nouvelle fois, sans qu’ils aient pu prendre forme. Non, c’était définitif. Il ne parvenait pas à formuler une phrase convenable et ce fut son côté animal qui prit le dessus, s’agaçant de voir l’humain aussi lent et hésitant. « T’as bien fait d’venir, mais pas question que tu te casses tant que je ne serai pas sûr que tu ne feras pas de c#nneries, compris ? » Ridicule venant de Maarten qui était clairement dans une descente au enfer presque assumée, mais bon. Ca valait le coup de tenter, selon le chien-loup qui s’agitait dans sa cage. « Allez va t’asseoir, qu’on discute de ça. Et de… ça. » D’une bourrade qu’il voulut légère, Maarten redirigea Bastien vers le plan de travail et son petit déjeuner, décidant de ne pas bouger le premier. Histoire d’être sûr qu’effectivement, son meilleur ami allait retourner s’installer. « Tu sais, Bast’, on est toujours des êtres humains doués de pensée, pas des caniches qu’elles peuvent se permettre de siffler. Alors bon, je ne vois pas pourquoi on devrait penser qu’on risque vraiment quelque chose si on se retrouvait un jour face à… elles. » Ridicule, une nouvelle fois. Ridicule et absolument… utopique ? Maarten se connaissait bien. Si, un jour, il croisait Cate dans la rue… c’était certain qu’il courrait vers elle. En sachant pertinemment combien il aurait tort.


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MessageSujet: Re: [terminé] « Un ami devrait supporter les faiblesses de son ami. » [pv Bastien]   Ven 30 Mai - 21:51

Entre le récipient et ses aveux, il ne restait pas beaucoup de place pour sa nervosité. L’envie de se relever, de marcher, d’agir tout simplement, le bousculait toujours plus mais pour une raison ridicule, il ne s’adonnait pas à une gestuelle frénétique – tout du moins, peinait-il à la contenir sur cette chaise. Pourquoi autant se discipliner ? Plus en montrait, plus il en avouerait. Pudeur, entre mille choses mais également et très certainement, une fierté déplacée. Il préférait ne pas réaliser lui-même l’ampleur de son non-sens. Absolument consternant cette façon de se voiler la face après une nuit entière dédiée à une errance irrationnelle. La cohérence de l’oiseau avait toujours été des plus douteuses. Il avait droit à ses grands moments de lucidité et de réalisme mais soyons honnête, de vous à moi, nous savions très bien qu’il pouvait à l’opposé faire preuve de peu de jugement, voir même d’absurdité psychique. Réellement, cette inconstance dans les actes en devenait parfois inquiétante. Et même lui en prenait conscience, il avait appris à le reconnaître lors de ses grandes remises en question. Si cela changeait quelque chose de se torturer les méninges d'ailleurs? Voyez donc le résultat. Absolument pas. Perte totale de temps et d’énergie. Mais il n’était pas là pour discuter avec la petite voix dans sa tête, il était là pour trouver un certain apaisement. Les mots de son ami le firent décrisper légèrement ses traits d'ailleurs. La sollicitude de Marteen s’avérait toujours salvatrice mais il devait rester vigilant là-dessus. L’affection qu’ils se portaient mutuellement alternait d’une façon certaine leur perception de l’autre. Bastien en était convaincu. Était-il à ce point inoffensif ? Il fallait l’espérer mais de là à le qualifier d’oie blanche… Mal à l’aise finalement par les propos de son hôte, son retrait s’imposa. Passer d’une émotion à une autre devait l’épuiser à force, pas vrai ? Il savait bien jongler entre ses fluctuations nerveuses – il avait vingt-sept ans d’expérience derrière lui après tout. Voilà qui serait utile à ajouter à son CV juste derrière rêveur compulsif et escroc régulier.

Partir donc lui parût plus judicieux que de se donner en spectacle. De toute manière, le néerlandais venait de lui prouver qu’il n’avait pas la tête pour ses élucubrations – quoi de plus normal. Le français debout, s’apprêtait à atteindre la porte quand son acolyte devint le premier obstacle sur ce chemin.  Il grimaça en stoppant net sa progression. A qui croyait-il se dérober de toute façon ? Le biologiste n’arborait pas une mine extrêmement fraîche et si ce fait avait déjà été établi plus tôt, le voir vaciller sur place semblait réellement remettre les choses dans leur contexte. La détermination du voleur s’en retrouva renforcée et pourtant, la voix de son interlocuteur suffit à ébrécher cette volonté en quelques secondes. L’autre cinglée… Il accusa le choix de ces termes comme il put. La créature encore soumise n’appréciait pas qu’il la qualifie de la sorte d’une façon aussi naturelle et spontanée mais l’humain blessé acceptait ça car il savait que ce n’était pas très éloigné de la réalité. Un bon compromis s’instaura sur ses traits à demi décomposés, il ne fit que froncer les sourcils en se mordant l’intérieur de la joue pour faire digérer cette discussion. Le volatile n’osa rebondir sur  le fait qu’elle pouvait clairement se trouver quelque part à proximité. Abigaëlle était perspicace après tout. Si elle déduisait l’implication de l’ingénieur dans son soudain besoin de liberté… Son ami pouvait être directement menacé. Jusqu’où pouvait-elle aller d’ailleurs ? Il l’ignorait. Il avait plus d’une fois fermé les yeux sur sa folie à tel point qu’aveuglé, il ne pouvait totalement la connaître. Surtout dans ce cas précis. Livide, il dévisagea le propriétaire des lieux. Il avait indirectement foutu cet homme dans un beau pétrin. Il n’y avait jamais vraiment réfléchi jusqu’à aujourd’hui. Aujourd’hui où elle avait fait son grand come-back dans son horizon. Il avait peur, tellement peur qu’il resta figé sur sa parcelle d’appartement.

La question du trentenaire le fit serrer la mâchoire, il avait donc déduit le pourquoi de sa présence. Pas surprenant au fond. Se croyait-il à ce point imprévisible ? Il fallait vraiment qu’il redescende sur terre et pour un être doté d’ailes, ce n’était guère une mince entreprise. S’il le prenait au mot, il n’était pas prêt de quitter ce lieu pour plusieurs décennies. Le changeur soupira et hocha pitoyablement de la tête encore incapable d’aligner trois mots. Ce simple mouvement amplifia sa misérable allure et il se sentit tellement honteux qu’il baissa le regard avant que l’autre métamorphe ne le force à observer le petit déjeuner trônant encore là. Son attention se reposa bien vite sur son interlocuteur néanmoins. Prudemment, il hissa ses prunelles jusqu’aux siennes. « Si c’était aussi simple Marty… Tu ignores jusqu’où elle peut aller pour arriver à ses fins. » Même lui n’en avait aucunement conscience. « …et je ne sais pas si... Si j’arriverais à réagir correctement… C’était tellement confus dans ma tête quand je l’ai … » Vu ? Aperçu ? Rêvé peut-être même. N’en avait-il pas marre de se donner en spectacle ? Il se passa une main sur le visage et articula de façon moins hachée « Je ne voulais vraiment pas te déranger avec ça. Je suis désolé d’être aussi… » Stupide ? Faible ? Risible ? Il hocha de la tête  - de gauche à droite comme pour réussir à réorganiser ses pensées avant de reprendre la parole. Mouvement terriblement insignifiant en somme. Le corbeau s’avança pour tirer à nouveau son siège et s’y installer comme le désirait son hôte. « … Bref. Je pense qu’il n’y a de toute façon plus rien à dire. Je savais que ça pouvait arriver. Je crois qu’elle ne m’a pas vu, c’est tout ce qui devrait m’importer… » Il croisa ses doigts sur la table devant lui. « … Fais attention à toi, ok?… Si elle découvre… Si elle te découvre… Je sais que j’ai peut-être tort d’être aussi parano mais… Elle n’est pas Cate... » Si il y avait bien une chose qu’il s’était toujours juré, c’était manier avec pertinence ce prénom. Il était très certainement temps de s’en rappeler… « Enfin, je ne sais pas si elle aurait pu faire ça… Excuse-moi. Toujours est-il qu’elle… Qu’elle pourrait essayer de m’atteindre à travers toi… Je ne plaisante pas. Fais gaffe… » Il releva doucement ses yeux vers lui pour lui faire comprendre sa sincérité et son inquiétude. Il ne fallait pas prendre les menaces de la blonde à la légère. Jamais. La cicatrice sur son visage en témoignait.

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MessageSujet: Re: [terminé] « Un ami devrait supporter les faiblesses de son ami. » [pv Bastien]   Sam 7 Juin - 23:17

Bastien & Maarten



Parfois, Maarten ignorait qui était le plus pitoyable entre lui et le chien-loup. Ils étaient certes les revers d’une même médaille, ils partageaient l’impulsivité, la même violence et un sens de l’humour plus que douteux. Ce qui pouvait jouer en la faveur du chien, c’était l’obsession qu’avait le Néerlandais pour Cate. Ce qui pouvait jouer en la faveur de l’homme, c’était l’intransigeance carnassière qu’avait le Saarlos pour toute proie à sa portée. En somme, une même médaille, une même folie. Un même désespoir qui s’emparait de toute personne ayant le courage de se pencher un instant sur le cas du métamorphe. Dans tous les cas, si Maarten avait fait montre d’une bien piètre figure, l’alcool, la désillusion aidants, c’était donc au tour du Saarlos de monter sur scène et de prouver à Bastien à quel point homme et chien allaient de paire.

Il lui imposa donc de retourner s’asseoir. Malin. Stupide. Les deux termes pouvaient s’appliquer à ses mots indubitablement canins. Qu’avait il dit, déjà ? L’autre cinglée. C’était le loup autant que l’homme qui avait parlé. Et qui l’avait regretté instantanément. Et ce qui suivit ne fut guère mieux. Ni convainquant, ni réaliste, ni même tout à fait sincère. Ce n’étaient que des mensonges enrobés dans de l’arsenic, que Maarten n’essayait même pas de faire avaler à Bastien. Des mensonges inutiles qu’il ne se faisait même pas à lui-même. Juste à sa conscience qui voulait l’entendre dire ça. Et à Cate. Qui n’était pas là pour l’entendre affirmer haut et fort qu’il n’était en rien un caniche que l’on pouvait siffler. Ce qu’il était, il ne fallait pas le nier. Maarten mit à mort dans un geste nerveux le reste de son croissant gardé en main pour évacuer ses pensées, s’en éloigner un maximum. Ce meurtre volontaire de la pâtisserie eut le mérite d’y réussir une dizaine de secondes, le temps de silence qui régna entre les deux amis. « Si c’était aussi simple Marty… Tu ignores jusqu’où elle peut aller pour arriver à ses fins et je ne sais pas si... Si j’arriverais à réagir correctement… C’était tellement confus dans ma tête quand je l’ai … Je ne voulais vraiment pas te déranger avec ça. Je suis désolé d’être aussi… » Un claquement de langue agacé échappa au Néerlandais, tant devant le surnom employé que devant les propos qui l’entouraient. Tu n’as pas à t’excuser. maugréa t il en silence. Et t’as bien fait de me déranger pour ça. grogna t il dans un son inarticulé. Rien de plus compréhensible ne franchit les lèvres de Maarten concentré sur Bastien. Finalement, le corbeau fit marche arrière, se réinstalla, et dans un même mouvement bien plus pataud et brutal cependant. A croire que face à son volatile de meilleur ami, Maarten était condamné à avoir l’adresse d’un albatros titubant sur le pont d’un bateau sans pour autant parvenir à prendre son envol. Charmant. « … Bref. Je pense qu’il n’y a de toute façon plus rien à dire. Je savais que ça pouvait arriver. Je crois qu’elle ne m’a pas vu, c’est tout ce qui devrait m’importer… Fais attention à toi, ok?… Si elle découvre… Si elle te découvre… Je sais que j’ai peut-être tort d’être aussi parano mais… Elle n’est pas Cate... » Si Maarten avait arqué un sourcil au Fais attention à toi, toutes couleurs s’enfuir de son visage lorsque le prénom de son amante fut dit à voix haute par Bastien. Comme un arrêt sur image. Elle n’est pas Cate. La respiration de Maarten s’accéléra. Bien sûr que non, Hawkes n’était pas Cate. Elle n’avait rien de son élégance, rien de son sourire, rien de sa démarche. Elle n’avait strictement rien pour elle, cette cinglée. Cate était… Maarten serra le poing sur la table, les dents et sentit son cœur faire de même alors qu’il se contraignit au silence. Ce fut d’ailleurs un échec. « Fais attention, Bastien. Ne va pas trop loin. » grogna t il avec l’élégance de l’ours qu’il aurait du devenir, selon cette même Cate. Cate. Cate. Toujours là, toujours présente, à l’envahir de son absence. A s’imposer par son existence fantome, pour combler le vide qu’il avait lui-même créé. Cate. Non, Abigaëlle n’était pas Cate, elle était loin de l’être. Personne ne pouvait être comme la Canadienne. Ce n’était pas faute d’avoir cherché, pourtant. Ce n’était pas faute d’avoir tenté de voir chez d’autres femmes ce qui rendait la brune si unique. Cette petite moue au visage, cette morgue qu’il considérait plus comme étant un sourire facétieux. Cette autorité et ce charisme qui faisaient partie inhérente d’elle et de leur couple. Deux caractères forts, deux explosions qui se rencontraient pour en produire une encore plus intense. Un Big Bang, comme il le lui avait dit, des années plutôt. A chacune de leur dispute, un nouveau Big Bang avait lieu, créant et recréant sans cesse leur univers unique. Maarten faillit ne pas entendre les mots de Bastien, plongé comme il l’était dans ses pensées sauvages. « Enfin, je ne sais pas si elle aurait pu faire ça… Excuse-moi. Toujours est-il qu’elle… Qu’elle pourrait essayer de m’atteindre à travers toi… Je ne plaisante pas. Fais gaffe… » Maarten écarquilla les yeux. Se révolta. Frappa du poing sur la table. « Cate ne fera jamais ça ! Je t’interdis d’insinuer qu’elle… ». Compris. Se prit la tête entre les mains. Tenta de s’excuser. « Oh p#tain… » Redressa la tasse de café répandu sur le plan de travail et sur le sol. « Tu parlais d’Abigaëlle, c’est ça ? »

Le Néerlandais ne savait plus où se mettre ; aussi se leva-t-il, marcha jusqu’à la fenêtre la plus proche, et s’y adossa, son front brûlant contre le verre glacé de la vitre. « Je suis désolé, Bastien. Vois comme elles nous rendent dingues ». Maarten se tourna vers son meilleur ami, tendu. Plein d’appréhension, même. Que c’est adorable de le joindre à toi dans le qualificatif de dingue. Ne serais-tu pas en train d’exagérer, pour changer, mon petit Joen ?. Maarten aurait bien aimé supplier Cate de se taire, mais il savait que ce n’était qu’une illusion. Sa présence même, à elle, était une illusion. Il l’avait abandonné, et la folie dans laquelle il avait sombré selon toute vraisemblance n’était qu’une punition. Sans que ce ne fusse pourtant mal d’être parti. Après tout… elle le rendait elle-même fou. Ou bien l’était-il avant de la rencontrer ? Te souviens tu qu’il y a un autre hère dans la pièce ? Bastien. Oui. Maarten soupira devant sa tendance à l’égocentrisme. Bastien avait besoin de lui. Bastien n’avait pas besoin d’un fou plongé dans un processus d’auto destruction et une spirale infernale ne menant que vers l’implosion. Bastien avait besoin d’être rassuré. Ce qui n’était vraisemblablement pas le cas, pour le moment. « Ne t’inquiète pas. » Que cela sonnait faux ! « Je sais veiller sur moi. » Comme c’était visible ! « Même si on ne dirait pas… je prends sa menace au sérieux, Bastien. Je prends les menaces que représentent pour nous tous les sorciers, et sorcières, très au sérieux. » Maarten commençait presque à y croire. « Dis comme ça, je pourrais presque que croire que ce Gouvernement qui chasse sans pitié les sorciers des enfers, et ceux encore sur Terre, n’a pas tort. » Presque. « Mais si ça te rassure : elle ne pourrait jamais t’atteindre à travers moi. Je ne le lui permettrai pas. » Cate non plus. Non ? Tu m’as abandonnée. Pourquoi te protégerais-je ?


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MessageSujet: Re: [terminé] « Un ami devrait supporter les faiblesses de son ami. » [pv Bastien]   Mer 18 Juin - 1:42

Ces échos de relation conflictuelle avec leur créatrice respective les avaient parfois rapprochés mais aujourd’hui, Bastien avait le sentiment qu’ils les divisaient inéluctablement. Prononcer le prénom de la brune ne semblait ni adapté, ni judicieux. N’y avait-il pas assez de pion sur cet échiquier ? Fallait-il qu’il invoque en plus du reste, la Reine qui contrôle le Roi jusqu’à en faire son pion ? Abigaëlle remplit déjà bien ce rôle toute seule dans cette conversation. Il y avait honnêtement matière s’esclaffer entre ces deux hommes maltraités par deux femmes. A les écouter, on pourrait les penser sans défenses mais au fond, n’avaient-ils pas choisi un peu leur propre tragédie ? N’allons peut-être pas aussi loin mais dans le cas du voleur, il était évident qu’il avait tendance à s’impliquer tellement dans certaines entreprises qu’il en perdait tout semblant de recul. Sa faute ? En grande partie, très certainement. Bafouer ce qu’il était pour elle, quel manque de caractère. Un peu trop dur avec lui ? Peut-être. Il fallait concéder que la blonde était douée dans l’art de disperser tout sens critique. Il regretta de l’avoir invoquer ici même, cela l’avait obligé à dériver sur Cate et le résultat était désastreux. En s’emmêlant un peu plus les pinceaux, il avait fini par agacer et même énerver pour de bon son interlocuteur. Quand son poing rencontra la table, le sol sembla suivre le mouvement, remuant sous les pieds du français. Immédiatement, son regard s’écroula sur le plancher, honteux d’avoir pris le pire détour en piétinant un certain tabou. Qui était-il de toute façon pour comparer des êtres différents ? Si le métamorphe ne se releva pas pour s’en aller avant de faire plus de dégâts, c’était bien parce que son interlocuteur l’avait retenu un peu plus tôt. Il allait donc devoir se taire. Voilà qui était pratique. Cette visite s’avérait être une belle erreur pour eux deux. S’inviter sans s’annoncer, il devrait apprendre à revoir ses manières.

Il fût encore pire pour le changeur de voir Marteen s’excuser à la suite. Son embarras amplifia celui du jeune homme qui se contenta de nier de la tête. Sa réaction était plus que légitime. A quoi jouait-il à la fin vraiment ? Venir ici pour rendre son ami encore plus mal ? Nerveusement, il joignit ses paumes sur la table tandis que son hôte ramassait la tasse écroulée. Le voleur se contenta d’hocher de la tête pour répondre à sa question, les mots s’effilochant entre sa tête et ses cordes vocales. Le propriétaire des lieux se releva brusquement et s’éloigna un peu. L’invité quant à lui, se mordit frénétiquement la lèvre en quête d’une solution à la situation immédiate. Il craignait toujours de finir par se disputer avec le biologiste – simplement parce qu’il était maladroit et puis, parce que de nombreuses façons, leurs points de vue divergeaient. Tantôt une force, tantôt une faiblesse, l’oiseau ignorait encore les limites de leur amitié et cela tenait énormément au caractère impulsif de son comparse mais également à sa capacité personnelle de tout faire foirer. Ses intonations basses et trop graves parvinrent à se frayer un chemin dans la pièce. « Non… Non… ne t’excuse pas, c’est moi, je ne sais plus ce que je raconte… » Il se passa une main distraite sur le front avant de relever doucement la nuque. Les mots de l’ingénieur ne le rassurèrent pas particulièrement mais il n’en dit rien. Ca ne servait à rien de lui balancer son flot d’angoisses – de toute façon, si il s’y m’était, ils étaient encore là demain. Que de stress contenu en un seul homme ! Cela semblait invraisemblable.

Si le corbeau avait renoncé à relever la première partie de ses paroles, la seconde en revanche le fit grimacer. Le gouvernement… Un sujet potentiellement de discorde. Il fronça les sourcils durement en croisant machinalement les bras sur sa poitrine. Ce n’était pas que sa honte d’un peu plus tôt se soit complétement évaporée mais une partie de lui, cette part qu’il ne froissait qu’occasionnellement quand dans un accès de témérité, il faisait preuve de courage, ne se résignait pas à accepter de tels discours. Avec un semblant d’amertume, il s’entendit lui répondre spontanément « Je ne pense pas que faire des généralités de deux cas isolés soit aussi très judicieux. Les humains sont aussi dangereux que les sorciers. Je ne pense que le gouvernement ait raison ou qu’il faille condamner tous les sorciers… » Il aimait bien se battre pour des causes perdues, pas vrai ? Je vous autorise à lever les yeux au ciel. La soudaine opposition du volatile s’évapora comme elle était arrivée. Un débat déjà avorté en somme. « Je sais que ce n’était pas le propos… Désolé… Je suis vraiment … Complétement confus. » En partie à cause de la nuit blanche, en partie pour le bouleversement de la veille. « J’espère sincèrement, oui. Tu as risqué gros en… En m’aidant et ça m’ennuie de ne jamais parvenir à te renvoyer la pareille… » Pire, il semblait lui coller un peu plus d’ennuis sur le dos. « Je pense qu’on ferait mieux d’aller tous les deux se recoucher. » Coucher tout court dans son cas à lui. Il glissa une paume sur ses traits pour les défroisser – en vain. Dans une ultime tentative d’auto-conviction, il articula « Ça ne sert à rien de parler d’Elle, de toute façon. Ça ne changera rien. » et se releva même à la suite comme pour appuyer sa propre ligne mélodique. Il savait que ça ne changerait rien, oui. Mais il aurait aimé que ça soit le cas.


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MessageSujet: Re: [terminé] « Un ami devrait supporter les faiblesses de son ami. » [pv Bastien]   Lun 30 Juin - 0:44

Bastien & Maarten



Qu’était-il le plus inquiétant à cet instant ? Que Maarten perde progressivement pied ou qu’il soit incapable, en s’en rendant bien compte, d’aider son meilleur ami à faire le point ? Les deux, mon Capitaine, lui rétorqua la voix moqueuse de Cate. Il était plongé dans une spirale de doute et de manque, et ça l’empêchait de réfléchir. Comme s’il en était capable… Sa réaction face au prénom de Cate employé par quelqu’un d’autre que lui avait été instantanée, et désastreuse. Maarten s’en voulait d’être aussi… d’être ainsi… il s’en voulait pour sa réaction brutale, il s’en voulait pour sa faiblesse ; Il s’en voulait de ne pouvoir aider Bastien pour la simple raison qu’elle lui manquait. Elle était la drogue qui allait le détruire mais dont il ne pouvait se passer. Elle était cette présence dans sa vie qui l’empoisonnait, mais qui devenait encore plus insupportable lorsqu’elle n’était pas là. Je suis désolé lui fit il, pour s’excuser de s’être ainsi emporté. Je suis désolé, c’était bien mignon, mais ça ne changeait rien, et Maarten le savait. Ca ne changeait au fait qu’il s’autodétruisait consciemment, qu’il refusait de se sevrer brutalement de la présence de Cate en cherchant dans les bras de brunes occidentales des illusions. « Non… Non… ne t’excuse pas, c’est moi, je ne sais plus ce que je raconte… » Oh si, tu sais ce que tu racontes, Bastien. Tu le sais, et tu as raison. Entre les deux fous qui se tenaient dans cette pièce, ce n’était pas Bastien le plus aveuglé, c’était Maarten, à n’en pas douter. Maarten qui poursuivit sur la lancée de ses excuses pour un petit monologue avec une Cate de plus en plus amusée. Maarten qui chercha à s’extraire de sa propre folie pour revenir au sujet principal de la discussion et surtout pour se concentrer sur celui qu’il devait aider. Rassurer. Apaiser. Sans succès. La grimace de Bastien fit comprendre au Néerlandais qu’il avait piétiné, ignoré, foulé la limite à ne pas franchir. Mais laquelle ?

« Je ne pense pas que faire des généralités de deux cas isolés soit aussi très judicieux. Les humains sont aussi dangereux que les sorciers. Je ne pense que le gouvernement ait raison ou qu’il faille condamner tous les sorciers… » Ah… Bastien. Si dissemblable de Maarten. Comment pouvait-il encore croire qu’il existait quelque chose de bon dans les sorcières, quelque chose de bon dans leur nature, alors qu’ils étaient tous les deux devenus à moitié bêtes à cause de deux d’entre elles ? Les humains étaient certes dangereux, mais seule Cate avait le loisir de faire plier Maarten et sa volonté, sa fierté, à la moindre inflexion de sa voix. Es-tu sûr, mon petit caniche, que ma magie entre en jeu dans la réalisation de cet artifice ? Excellente question, qu’il valait mieux ne pas soulever maintenant selon le Biologiste. Il fallait qu’il se concentre. Il fallait qu’il axe ses pensées sur Bastien, Bastien si fragile face à la perversion des sorcières. Abigaëlle allait le détruire, aussi insidieusement que pouvait le faire Cate. Maarten en était plus que certain. Il voulait que Bastien l’assimile, qu’il le comprenne. Ne devait il pas à sa créatrice cette cicactrice qui marquait sa joue ? Son ami devait comprendre, c’était impératif. « Je sais que ce n’était pas le propos… Désolé… Je suis vraiment … Complétement confus. J’espère sincèrement, oui. Tu as risqué gros en… En m’aidant et ça m’ennuie de ne jamais parvenir à te renvoyer la pareille… » Maarten secoua la tête, agacé. « Arrête tout de suite avec ça, Bastien. Tu ne me dois rien. » Vraiment, c’était impératif que Bastien comprenne à quel point il ne devait pas se faire d’illusion au sujet des sorcières ; mais Maarten devait se rendre à l’évidence : c’était mal parti. Déjà, s’il pouvait commencer à moins se soucier de la santé du Néerlandais pour plus se soucier de la sienne, ce serait un grand pas en avant… « Je pense qu’on ferait mieux d’aller tous les deux se recoucher. » Maarten toisa son meilleur ami. Il était sérieux ? Non, ça ne servait à rien de se cacher derrière sa main, ça ne le rendait pas invisible au regard agacé du Néerlandais. « Ça ne sert à rien de parler d’Elle, de toute façon. Ça ne changera rien. » Certes. Oui mais non. « N’essaye même pas de me faire croire que tu crois à ton baratin, Bast’. Ce qui ne changera rien, ce sont tes doutes et tes pensées toujours orientés vers elle. Si tu veux que ça change, fais comme moi : oublie là, éloigne là, mets la de côté et recommence à vivre ! Si tu veux que ça change, arrête de t’affoler à la moindre blonde de rencontrée. Si tu veux que ça change, va de l’avant. Laisse la définitivement partir. » La voix de Maarten vibre encore de son amabilité habituelle, mais plus encore de son amertume. Parce que bien heureusement, son fais comme moi était ironique. Pauvre petit Joen, qui m’a abandonnée mais qui oscille sans cesse entre les regrets et la satisfaction face à cet acte de trahison… Maarten se mordit la lèvre devant cette intervention fantôme de Cate. Ce n’était certes que son imagination… mais ça lui semblait si réel qu’il la pensait parfois là, avec lui. Dans son dos, à murmurer à son oreille ses paroles perfides. Il voulait qu’elle soit là pour la prendre dans ses bras et cesser ce combat inutile. Perdre, oui, mais surtout cesser de combattre, cesser de se battre, se rendre pour se complaire dans le tribut à verser aux vainqueurs. A l’unique conquérante devant laquelle il pouvait plier. Il voulait qu’elle soit là pour cesser de se contraindre à l’oublier. Sa main s’échappa pour masser ses tempes tendues et tenter de faire s’évaporer la présence de son amante. Allait-il encore une fois s’excuser ? « Tu n’as pas tort, je pense uqe l’on manque de sommeil autant que de clairvoyance. Si tu veux, tu peux dormir ici, Bastien. J’espère que tu sais que… » Il s’interrompit. Que quoi ? Vu l’était dans lequel le Néerlandais, il n’était pas sain de proposer à son meilleur ami de rester dormir, l’état du biologiste et son autodestruction croissante risquant de se transmettre à l’autre volatile mais… « Mon appart’ est ton appart. Si tu veux te reposer ici avant de partir… tu peux. Malgré le… désordre. » Malgré ton instabilité, Maarten. Pourquoi ne le dis tu pas à voix haute ? « Et que ce soit bien clair, tu ne me dois rien. C’est moi qui te dois tout. » Mais que lui dois-tu, Joen ? Ta souffrance, ton alcoolisme en devenir ? Ta spirale autodestructrice, ta douleur, ce manque qui te ronge ? Ton avilissement au bon vouloir du Gouvernement ? Ton absence d’espoir quelconque ? Tes pensées masochistes et désespérées lorsque tu espères me retrouver, t’excuser, supplier mon pardon et pouvoir à nouveau respirer sans cet amer goût de regret qui pourrit tes repas ? « Laisse moi... » A qui parles-tu, Joen ? A Bastien, à moi ? Qui ne suis qu’une ombre que ton esprit si pathétiquement faible imagine pour compenser le manque ?


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MessageSujet: Re: [terminé] « Un ami devrait supporter les faiblesses de son ami. » [pv Bastien]   Jeu 3 Juil - 0:59

La notion de dette semblait profondément ancrée dans l’esprit du métamorphe. Pour lui, l’échange avait toujours été primordial dans toute relation et son sentiment de reconnaissance envers le biologiste frôlait des sommets. La loyauté de l’oiseau pouvait atteindre un tel stade qu’elle se changeait aisément en dévotion. Quand on voyait où cela l’avait mené avec Abigaëlle… Il fallait tout de même se demander en quoi cette extrémité lui était utile? Sûrement en rien mais c’était dans son caractère. Habitué à ce que le Monde tourne le dos aux problèmes réels de la pauvreté, il avait appris à apprécier à sa juste valeur chaque marque de gratitude, chaque once de bonté chez autrui et à éprouver dès qu’il le pouvait un semblant de sympathie à ceux qui exprimaient la moindre trace de bonté et de générosité. Maarten ne le connaissait pas et pourtant, au lieu de l’enfoncer, il l’avait tiré de sa misère. Jamais, il ne l’oublierait. Le revers de cette attitude lui avait valu de tout encaisser avec son ancienne amante. Il savait se montrer excessivement patient et même tolérant quand il éprouvait ce degré d’affection pour une personne. Heureusement, dans ce cas, le néerlandais n’en avait jamais nullement abusé. Heureusement, en effet. Quelle naïveté ? Dire que le corbeau entamait sa vingt-septième année. Certaines personnes n’apprennent jamais par l’expérience et il en faisait très certainement partie. Désolant. Autant que sa tentative de mettre un terme à ce qui l’effrayait. Cette conversation. Bien entendu, il détestait mettre des mots sur ses sentiments et aborder un sujet aussi délicat que la femme qu’il avait aimé – aimait encore peut-être d’ailleurs, lui donnait envie de fuir aussi rapidement qu’il avait balancé les phrases dans l’air. Son ami ne lui accordait pas le luxe d’un repli simple et sans tâches.

Faire comme lui ? Faire comme lui ? Machinalement, l’oiseau balaya la pièce du regard. Certes, il partageait son désordre apparent mais au moins, il se tenait assez éloigné de l’alcool. Il savait que c’était tentant d’endormir ses pensées par ce biais et prétextait que ça ne lui était jamais arrivé serait clairement mentir. Néanmoins, il n’allait pas jusqu’aux mêmes extrémités que le néerlandais. Il ne le jugeait pas pour ça, il comprenait très bien qu’il ne parvenait pas à gérer les choses autrement. Tant qu’il s’en sortait plus ou moins… C’était tout ce qui comptait. Mais de là à l’écouter le sermonner d’une façon pour le moins culottée. Pourtant, il ne broncha pas durant plusieurs secondes. La laisser définitivement partir ? Ne l’avait-il pas déjà fait en fuyant ? Ne l’avait-il pas éloigné ? A quoi s’attendait-il ? Peut-être était-il en train de se convaincre lui-même. Il était clair que le propriétaire des lieux était loin d’avoir mis tout de côté comme il le suggérait mais le français refusait de tout mélanger ou de comparer ou même de réfuter ce qu’il vivait. Il savait qu’il ne pouvait pas juste la faire disparaître de son existence autant qu’il ne pourrait jamais cesser de souhaiter et craindre son retour. C’était comme ça, si son comparse aimait se voiler la face avec ce genre de discours, lui préférait rester honnête avec lui-même. Parce qu’il était du genre à tout s’avouer ? N’allons pas jusque-là. Dans ce cas, il reconnaissait qu’Abigaëlle ne désertait pas le centre de ses préoccupations. Ses mains fouillèrent ses poches méthodiquement et il sortit son paquet de cigarettes  - le geste le plus rassurant qu’il soit quand son stress lui laminait l’esprit.  « Je ne peux pas faire mieux actuellement. Ce ne sont pas des choses qui se contrôlent. Je crois que… » Sa voix mourut subitement. Il croyait quoi donc ? Qu’elle allait lui manquer sûrement à vie ? Quelque chose de cet acabit et comme il ne voulait guère débuter une dispute ridicule, il fallait se taire.

Sa prudence prolongea son silence quand son interlocuteur lui proposa l’hospitalité le temps d’une sieste. Sa fatigue était réelle et l’idée d’atterrir - peu importe où – ici, de fermer les yeux sous peu fut tentante mais il sentait qu’il devait laisser Maarten seul. Surtout si sa conquête de la nuit précédente devait repasser… Il préférait ne pas être là pour assister à ça. Cela semblait déjà assez embarrassant d’avoir débarqué dans de telles conditions. Il était sur le point de décliner sa proposition quand il articula faiblement une phrase qui le dérouta. Le corbeau hocha de la tête d’un air entendu et se mit déjà à reculer lentement, un peu troublé par cette demande soudaine. Pourquoi lui avoir offert de lui laisser le canapé dans ce cas ? Il n’essaya même pas de comprendre tout à fait. Le trentenaire n’était pas dans son état normal. Pourquoi l’abandonner dans ce cas ? Parce que Bastien n’était pas du genre à aller à l’encontre des désirs d’autrui. Surtout pas quand il s’agissait de personnes aussi importantes pour lui. Qui était-il pour juger de ce qui était bien ou non pour lui de toute manière ? Il l’aurait su si sa seule présence aidait les autres… Et ce n’était pas le cas. « D’accord… Je vais… Te laisser alors… Si jamais tu as besoin de moi… Enfin, tu sais bien. » Son regard s’accrocha à celui de son meilleur ami. « On va dire qu’on est quitte … Je veux dire qui doit quoi... A qui… Ça n’a pas d’importance. » Il sourit suffisamment pour que sa fausse fossette creuse sa joue. « Merci de m’avoir écouté… Prends soin de toi, ok ? » Il lui fit un dernier signe de la tête avant d’emprunter la porte. Son état s’était-il donc amélioré ? Il l’ignorait. Disons qu’au lieu de s’en faire pour le potentiel retour de la blonde, il s’inquiétait désormais pour l’état mental de Maarten. Passer d’une angoisse à une autre, c’était son truc de toute façon, pas vrai ?  Il excédait dans ce domaine. Il fût éprouvant pour lui de parcourir le chemin en sens inverse afin de retrouver son modeste logis. En s’allongeant dans son lit, il ne dût même pas prier Morphée pour être englouti. Le répit donc ? Pas vraiment. Abigaëlle s’occupa d’alimenter ses rêves, cette fois-ci encore. Et de la façon la plus terrifiante, celle où elle ne l'était pas justement.

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MessageSujet: Re: [terminé] « Un ami devrait supporter les faiblesses de son ami. » [pv Bastien]   Mar 15 Juil - 21:24

Bastien & Maarten



Qu’il était beau, qu’il était agréable, ce pays du déni, peuplé de cette faune et de cette flore propres à la mauvaise foi qui les faisaient grandir et croître avec une vitesse proche de l’indécence. Qu’il était vaste, on pouvait s’y perdre si facilement… Et Maarten y était égaré depuis à présent plus d’un an. Sans peur, avec un orgueil à la hauteur de son aveuglement, il s’y était aventuré dès ses premiers pas loin de son amante, de son ancienne fiancée. Sans la moindre appréhension, il s’était emparé des fleurs qui ponctuaient les champs de touche de couleur, pour en respirer l’enivrant parfum qui pouvait en émaner. Ce n’était pas qu’il n’avait pas conscience de se leurrer, c’était plutôt qu’il ne pouvait s’empêcher d’osciller constamment entre ce besoin urgent de la retrouver, et ce violent déni concernant la subsistance d’un quelconque lien entre eux. Lorsque l’absence de Cate se faisant trop pesante, lorsque ses remords l’empoignaient, l’étranglaient, au point qu’il ne pouvait plus respirer, Maarten se jetait dans ce magnifique pays du déni pour se convaincre qu’elle ne lui manquait pas, qu’elle n’était rien pour lui. Que ce fantôme qui lui chuchotait à l’oreille la voix sarcastique et tentatrice de Cate n’était rien d’autre qu’un supplice qu’il s’infligeait dans sa folie. Certes, c’était très certainement vrai et s’il avait eu le courage de consulter un médecin pour cela, sa folie latente eut été avérée, mais il tentait de se convaincre qu’elle se vengeait seulement de son abandon. Et qu’il avait vraiment tourné la page. Ce devait être pour cela qu’il s’entendait affirmer à Bastien qu’il était désormais un exemple à suivre. Le Néerlandais, un modèle en émancipation ? Risible. Fais comme moi. Va de l’avant. Si seulement Maarten pouvait suivre ses propres conseils… Il ignorait ce qui était le plus regrettable entre le fait qu’il soit persuadé de leur justesse et son incapacité à lui-même les mettre en pratique. Pire encore : ce n’était pas qu’il ne parvenait pas à les appliquer – malgré tout ce dont il pouvait se convaincre –, c’était qu’il n’en avait pas envie, au fond de lui. Addict ? Drogué ? En manque… La voix de Cate résonnait à nouveau dans ses pensées, tentatrice et sarcastique, le mettant face à sa réalité qu’il refusait d’accepter.

Elle n’était qu’un fantôme mais… c’était tout ce qu’il avait. Oublie la. Il la recréait de toute pièce dans son esprit. Eloigne la. Il attirait dans son lit toutes les brunes avec une silhouette un minimum comparable à celle gracile de la Canadienne. Recommence à vivre. Maarten dépérissait depuis qu’il l’avait fuie. Il avait mis de côté son refus de travailler pour le Gouvernement. Il avait enterré sa curiosité pour les sciences. Il s’était aigri dans un misanthropisme qui l’éloignait de toute relation autre que superficielle. Hormis Bastien, étonnamment. Comment le Français pouvait-il le supporter, c’était un mystère que Maarten n’était pas près de résoudre. « D’accord… Je vais… Te laisser alors… Si jamais tu as besoin de moi… Enfin, tu sais bien. » Maarten darda son regard sur Bastien, étonné. Et bien, le mystère n’allait pas faire long feu, vu que le français refusait sa proposition. Sauf si… Maarten cligna des yeux à plusieurs reprises. Je vais te laisser alors. Pourquoi ? Laisse moi… Non. Non ! Maarten entendit le rire de Cate en écho, alors qu’il balbutia un « Quoi que non, nan, ce n’est pas ce que je voulais dire, je… » qui s’étrangla dans un amas de syllabes inarticulées. De toute manière, c’était inutile. Bastien était déjà loin. « On va dire qu’on est quitte … Je veux dire qui doit quoi... A qui… Ça n’a pas d’importance. Merci de m’avoir écouté… Prends soin de toi, ok ? » Maarten haussa les épaules. Retenir Bastien ? Laisse le partir, de toute manière, il ne comprend rien. Même dans son esprit, Cate n’appréciait pas le français. Remarquable reproduction de la réalité. Exagération, aussi, l’espérait-il. Quand Cate reviendra, Maarten ignorait s’il aura la force de lui tenir tête à nouveau, malgré les mois qui les auront séparés, et sa fierté naturelle qu’il l’empêche de ployer le genou, malgré sa volonté d’indépendance. D’ailleurs, ce n’était plus si Cate revenait… ce simple mot montrait si bien la déchéance de Maarten, l’esprit encore embrumé par son mal de tête qui regagnait peu à peu du terrain, battant sans la moindre difficulté le doliprane déjà ingéré. Il avait beau avoir voulu retenir Bastien, il ne l’entendit même pas partir. Appuyé contre le mur, il observa le Français sortir dans la rue, rentrer chez lui. Amer sentiment d’erreur, amère impression d’avoir été pire qu’inutile : nuisible. Bastien était venu le voir pour trouver de l’aide, après tout, et il n’avait rien trouvé de mieux que de l’envoyer promener, parlant autant à Cate qu’à son ami lorsqu’il avait murmuré ce Laisse moi destructeur.

Vraiment, l’alcool ne résolvait rien. Il avait beau l’avoir appris auprès d’une Cate alcoolique, Maarten avait vraisemblablement la mémoire courte.

RP TERMINE


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He says save me, save me; She says maybe, maybe…
She starts to turn away when he says…
Promise me you’ll never let us go
Push me, Crush me, Then save me, save me
She stops walking, walking; He stops falling, falling
He looks her in the eyes and he says… - © by anaëlle.
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[terminé] « Un ami devrait supporter les faiblesses de son ami. » [pv Bastien]

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