AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage

Masculin
↳ Nombre de messages : 616
↳ Points : 97
↳ Date d'inscription : 27/08/2012
↳ Age : 25
↳ Avatar : Nobody
↳ Age du Personnage : 1 jour, 1 siècle, quelle importance ?
↳ Métier : Commère
↳ Opinion Politique : Partisan
↳ Playlist : Imagine Dragons - Radioactive
↳ Citation : - In this life now you kill or die, or you die and kill. -
↳ Multicomptes : Danny Clocker



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}   Dim 20 Avr - 13:12







Walk Like An Egyptian



Eamon E. Lynch & Maarten D. Joen








Loterie du RP




« All the old paintings on the tombs
They do the sand dance don't you know
If they move too quick
They're falling down like a domino
Walk like an Egyptian
Slide your feet up the street bend your back
Shift your arm then you pull it back
Life is hard you know
»

On raconte que l'on tire des enseignements du passé, vérifions cela au pied de la lettre, voulez-vous ? Pour cette nuit, et cette nuit seulement, un voyage inoubliable dans l'Egypte Antique vous est offert. Vous allez remonter le temps pour revenir au temps des illustres pharaons. Alors que vous vous promeniez dans l'ancienne mine, téméraires et certainement bien trop imprudents, vous voilà propulsés à l'intérieur d'une pyramide. Une hallucination plus vraie que nature. Une illusion particulièrement puissante entoure en effet la mine, brouillant de la sorte votre esprit et vos sens. Au détour d'un couloir, c'est face à face que vous vous retrouvez. Et comme tout jeu, des rebondissements ne rendent la partie que plus amusante. Sur vos routes, quelques pièges, embuches, momies vivantes et autres créatures ont été semés. Vous ne pourrez vous échapper que lorsque l'enchantement sera rompu... c'est à dire lorsque vous trouverez le chemin de la sortie de ce tombeau maudit.

Ordre de Passage:
 



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t1-contexte

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}   Dim 20 Avr - 18:55

Les endroits insolites étaient toujours sympas à visiter. Peut-être que le soleil constant de la ville me donnait envie de voir autre chose. Peut-être que j'avais besoin de me retrouver seul. Mais quoi qu'on fasse, il y avait toujours quelque chose ou quelqu'un pour changer le cours du temps.
Aujourd'hui c'était à la mine que je m'étais rendu. J'avais roulé plusieurs kilomètres avant d'y arriver. L'endroit semblait désert. J'allais pouvoir m'y poser en paix.
Les panneaux étaient presque illisibles. Il semblait que ce lieu avait été abandonné du jour au lendemain. Des gamelles des mineurs trainaient encore ça et là. J'observais un peu les environs. Le vide et le calme complet. Pour autant, je n'étais pas venu jusqu'ici pour regarder ce qu'il se passait autour de la mine. J'avais envie d'aventure et d'expérience. Alors, sans plus attendre, j'entrais à l'intérieur. L'espèce de porte en bois était condamnée par des panneaux cloués, un peu comme dans les vieux films. Mais la moisissure avait bien entamé le travail et je pus les faire tomber en tirant simplement un peu dessus. Elles firent un peu de poussière en touchant le sol et je toussai alors avant de m'engager dans la mine. Il faisait sombre et frais. Ca changeait réellement de la chaleur qui régnait à l'extérieur. Vraiment.
Il fallut plusieurs minutes à mes yeux pour m'habituer à l'obscurité. Je marchais un peu à tâtons avant d'arriver au niveau de l'ascenseur manuel qui menait plus profond sous le sol. J'étais un peu fou de vouloir entrer là dedans. Mais le chemin n'allait pas plus loin, je devais descendre ou rebrousser chemin. Mais quelque chose me poussait à prendre cet ascenseur. Je m'y installai alors et activai la descente par la force, en tirant et en abaissant une espèce de levier. L'ascenseur fit un drôle de bruit, un grincement. On mit quand même un long moment avant d'arriver en bas. D'ailleurs, il y faisait encore plus sombre. Je ne voyais plus la lumière qui venait du dessus. Je descendis et marchai quelques mètres avant qu'un lambeau ne s'allume automatiquement. C'était quoi ce délire ? Le sol n'avait plus rien à voir avec l'étage au dessus. Ni même les murs. Malgré la poussière et les araignées, il y avait des dessins. Un était près de la lumière de feu qui s'était allumée et j'observais alors. Des hiéroglyphes. C'était quoi cette histoire, encore ? De la culture égyptienne dans une mine des Etats Unis ? Je croyais rêver, vraiment. C'était peut être mon esprit qui me jouait des tours, après tout. Pourtant, je continuai. Et à chaque pas, des torches s'allumaient. Elles me traçaient le passage mais elles s'éteignaient petit à petit. Comme par magie. Je tournai et tournai encore dans de nombreux couloirs. A un moment, je faillis tomber dans un trou énorme. Si profond que je n'aurai jamais pu en ressortir. Les parois étaient lisses, jamais je n'aurai pu remonter. Je continuai à avancer sans savoir où j'allais exactement. Mais je vis une lumière un peu plus loin. Il y avait quelqu'un, ou alors je tournai en rond. Je n'avais pas de couteau pour me défendre, alors j'attrapai une torche que j'arrachai de son socle et avançai vers la lumière. Au détour du couloir, je restai cacher derrière le mur, penchant simplement la tête. Quelqu'un avançait, vers moi, mais je ne savais pas qui c'était, ni ce que c'était. J'avançais de quelques pas.

" Qui êtes vous ? "

Je parlais assez fort, en espérant que ce n'était pas un zombie ou quelque chose de ce type. Cet endroit ne me disait rien qui vaille.
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 838
↳ Points : 1183
↳ Date d'inscription : 01/04/2014
↳ Age : 24
↳ Avatar : Brett Dalton
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Ministre à la place du ministre... il joue le rôle de Liam. (Expert en sécurité informatique - emplo
↳ Opinion Politique : anti-Gouvernement depuis les premières heures
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2/3 en prémonition - Niveau 84 en blague à Toto
↳ Playlist : Underground || Parting Glass || The Hanging Tree || Some Nights || United we stand tall
↳ Citation : Paresse : habitude prise de se reposer avant la fatigue.
↳ Multicomptes : Rafael A. Morienval | Andreï C. Ievseï
↳ Couleur RP : goldenrod



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) .sassenach
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}   Mer 23 Avr - 22:16



C’était dans ce genre de situation que Maarten se rendait compte qu’il devait avoir des tendances suicidaires. A croire qu’il avait le chic pour se mettre dans la bouse jusqu’au cou, sans rien retenir de ses expériences précédentes. Pendant quelques années, pourtant, le Néerlandais avait cru s’être tiré d’affaire, grâce à Cate et Bastien notamment, mais de toute évidence, ce n’était qu’illusion. Pourquoi se retrouvait-il dans ce labyrinthe obscur, à une heure aussi tardive, sans le moindre contact avec l’extérieur ni raison ? Et bien… selon Maarten, c’était une excellente question à laquelle il aurait bien aimé avoir une réponse, sans que son souhait ne soit pour le moment exaucé. En tee-shirt, survêt, et baskets, il courrait depuis une bonne heure un peu partout, et avait atterri au niveau de la vieille mine, guidé par les routes, chemins et sentiers. Maarten avait besoin de courir depuis toujours, et encore plus depuis que Cate avait modifié sa nature pour le faire devenir à moitié animal. Le chien loup de Saarloos, en lequel il se transformait à chaque Pleine Lune et excès de colère, n’était pas vraiment du genre sédentaire. Ce devait d’ailleurs être pour cette raison que Maarten n’avait pas songé à investir dans une voiture ces dernières années, puisque tous ses déplacements se faisaient en courant. La luminosité de la mine allait en s’amoindrissant au fur et à mesure qu’il s’y enfonçait toujours davantage. Sa vue s’affinant à son tour à chacune des minutes écoulée dans l’obscurité, il n’avait pas beaucoup de difficulté pour s’orienter, mais il fut cependant bien surpris devant le changement d’atmosphère. Si surpris, d’ailleurs, qu’il stoppa net sa course. « P#tain c’est quoi ce b#rdel ? » marmonna t il dans sa barbe. Ses doigts palpèrent le mur de pierre, sans reconnaître la texture caractéristique des roches américaines. Le toucher lui rappelait plutôt du sable et s’il ne pouvait en savoir plus, une chose était sûre : il n’était pas, ou ne semblait plus être, dans une mine de la Nouvelle Orléans. C'était quoi ce délire ? De la poussière, bien trop. Des petites créatures qui s’agitaient sur le sol, des dessins au mur. Maarten fit une moue peu convaincue, en reprenant sa route. Aussitôt, une flamme s’alluma à sa droite, le faisant bondir de surprise et l’aveuglant à en pleurer. L’avantage d’être un métamorphe, c’était que les sens dudit changeur étaient exacerbés. Le désavantage, c’était qu’il était de ce fait bien trop sensible à toutes sortes de chose, et passer de l’obscurité presque totale à un éclairage aussi brutal que le feu en était la preuve. Prenant sur lui, s’habituant à nouveau à la lumière et au caractère inhabituel de la situation, Maarten fit un tour sur lui-même en lâchant une flopée de jurons néerlandais mêlés d’expressions imagées de son pays natal. S’il ne se savait pas aux Etats-Unis, dans une vieille mine de la Nouvelle Orléans, sans nul doute que Maarten se serait cru en plein cœur d’une pyramide de l’Egypte Ancienne, ou une cȝnnerie surréaliste de ce genre. Avec prudence, il arracha une des torches de son support, histoire de ne pas avoir à alterner entre ombre et lumière, et d’épargner ses yeux bien trop sensibles.

Après plusieurs minutes de marche, Maarten commença à se demander ce qu’il se passait réellement.  Parce que le problème, c’était que la thèse de la pyramide se confirmait, que ses pas étaient les seuls à résonner dans les couloirs, et que la boussole interne du chien-loup ne savait plus où pointait le Nord. Soudain, Maarten s’immobilisa, aux aguets. Le chien s’agita un instant, inhibant ses sens pour ne se concentrer que sur l’ouïe. Quelqu’un d’autre. Un couloir. Deux peut être. Des petits bruits diffus, signe de la présence d’insectes en tous genres, mais aussi une respiration. Autre que la sienne. Le Néerlandais étouffa la torche dans le sable, attendit que le grésillement se dissipie, et se faufila vers l’autre personne les yeux fermés, pour ne se guider qu’à l’ouïe. Finalement, bien plus proche qu’il n’avait pu l’estimer, la respiration s’intensifia et Maarten rouvrit les yeux. "Qui êtes vous ? " Voilà qui était direct. Le biologiste fixa l’homme dans les yeux, jaugeant au regard sa dangerosité et son humanité. « Je vous retourne la question. Qu’est ce que vous foutez là ? C’est ici que vous créchez ? » Certes, son amabilité était à revoir, mais il fallait noter cependant qu’il était sur les nerfs, et à raison de toute évidence. Maarten pencha légèrement la tête sur le côté, pour écouter le bruit ambiant. Sa voix grave résonna une nouvelle fois – tout chuchotis était voué à l’échec dans le silence de toute manière – lorsqu’il tenta d’articuler un posé et interrogatif « Vous êtes seul ? »


_________________
He says save me, save me; She says maybe, maybe…
She starts to turn away when he says…
Promise me you’ll never let us go
Push me, Crush me, Then save me, save me
She stops walking, walking; He stops falling, falling
He looks her in the eyes and he says… - © by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3068-nolan-je-me-surm

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}   Ven 25 Avr - 11:06

J'aurai pu être décontenancé par l'agressivité notoire de l'individu qui se trouvait face à moi dans ce couloir. Et pourtant non. Comme si j'étais habitué aux paroles abruptes. En fait, ce n'était pas vraiment le cas. C'était simplement que, tout ma vie, j'avais dû me battre pour obtenir cette place tant méritée et que les gens jaloux et arrogants, j'en avais croisé pas mal sur ma route. Il n'y avait qu'à regarder la population qu'on trouvait durant les Jeux. Ils étaient pas franchement sympathiques non plus. Alors je m'y était fait, comme une chose diverse et normale. Je ne me formalisais pas sur ce genre d'histoire.
En à peine quelques mots, l'homme avait déjà posé plusieurs questions. Certes, j'aurai pu faire une approche moins directe que la question que j'avais posé moi aussi. Mais bon, ce qui était fait, était fait. Par contre, je n'avais pas du tout apprécié qu'il me demande si je dormais ici. Je n'avais quand même pas l'allure d'un SDF, si ?! Il me demanda ensuite si j'étais seul. De toute évidence, on avait l'air coincé ici, alors autant essayé de coopérer.

" Je m'appelle Eamon. Et non je ne vis pas ici. J'étais venu ici faire un tour dans l'espoir d'être un peu tranquille et éloigné de l'ambiance de la ville. Donc oui je suis seul. Et vous ? "

D'abord agacé, le ton de ma voix s'était ensuite adouci. Je regardais alors l'homme avec un peu plus d'attention. Il était plus jeune que moi mais son visage ne me disait rien. Il avait l'air propre sur lui mais un peu ... comment dire ... un peu perturbé. Peut-être qu'il avait lui aussi l'intention de cogiter seul dans ce coin perdu et que ses plans venaient de tomber à l'eau, tout comme les miens. Pourtant, ça m'étonnait qu'il ne me reconnaisse pas. Mince alors, j'avais pourtant participé aux Jeux deux fois, j'avais gagné, j'étais juge et maintenant je siégeais au gouvernement lors du Conseil et on ne savait pas qui j'étais ?! Je mis alors l'explication sur le compte de la lumière et du trouble occasionné. Jamais ça ne me serait venu à l'esprit de ne pas être aussi célèbre que je le pensais.
Nous étions face à face et les torches étaient restées vives. Je restais à ma place pour l'instant, n'essayant pas de faire un pas vers lui ou quoi que ce fut d'autre. J'attendais un peu, mais je ne savais pas ce que j'attendais exactement. C'est alors que je le quittai du regard pour observer les murs qui étaient peints de pleins de petits dessins. Je m'en approchai un peu et marmonnai entre mes dents. " Des hiéroglyphes, je ne rêve pas. " Mais le couloir semblait faire écho et mon chuchotement se transforma vite en une voix normale. Les hiéroglyphes, c'étaient égyptiens. Qu'est ce que ça venait faire ici, dans une mine aux Etats Unis ?! Quelque chose ne tournait visiblement pas bien rond dans cette histoire et je me doutais bien que nous allions devoir faire équipe pour sortir de là, vivants si possible. Car les pièges devaient être nombreux et imprévisibles.
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 838
↳ Points : 1183
↳ Date d'inscription : 01/04/2014
↳ Age : 24
↳ Avatar : Brett Dalton
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Ministre à la place du ministre... il joue le rôle de Liam. (Expert en sécurité informatique - emplo
↳ Opinion Politique : anti-Gouvernement depuis les premières heures
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2/3 en prémonition - Niveau 84 en blague à Toto
↳ Playlist : Underground || Parting Glass || The Hanging Tree || Some Nights || United we stand tall
↳ Citation : Paresse : habitude prise de se reposer avant la fatigue.
↳ Multicomptes : Rafael A. Morienval | Andreï C. Ievseï
↳ Couleur RP : goldenrod



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) .sassenach
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}   Dim 27 Avr - 19:48



Maarten était loin, très loin même, d’être aimable. Peut être aurait il pu, avec de la volonté, simuler une certaine amabilité, ou montrer qu’il voulait faire des efforts pour améliorer ce point de son caractère, mais à dire vrai, il n’en avait pas réellement envie dans la présente situation. Il faisait nuit, il était perdu dans un endroit qui était supposé être à quelques milliers de kilomètres de là, et face à un homme qu’il ne connaissait ni d’Eve, ni d’Adam, et qui ne semblait pas ravi d’être là. Le tout, bien sûr, associé à l’atmosphère glauque et pesante qui ne plaisait que très peu au chien-loup. En quelques mots, peu de phrases et une gentillesse inexistante, le Néerlandais avait donc planté le décor face à l’homme d’à peu près son âge qui se trouvait devant lui. Des questions abruptes, une attente de réponse et une méfiance animale, oui, Maarten avait mis toutes les chances de son côté pour que l’autre l’appréciât. " Je m'appelle Eamon. Et non je ne vis pas ici. J'étais venu ici faire un tour dans l'espoir d'être un peu tranquille et éloigné de l'ambiance de la ville. Donc oui je suis seul. Et vous ? " Bon, au moins, voilà qui faisait un bon point pour ce… Eamon : il avait répondu aux questions de Maarten comme un bon petit toutou bien sage et bien dressé, ce qui convenait à merveille à l’homme méfiant qu’il était. Maarten fronça les sourcils, comme à son habitude, lorsqu’il enregistrait les informations données tout en tentant de garder son attention portée vers l’extérieur et ce qui les entourait. Eamon. Vient de l’extérieur. Seul. Et vous ? Maarten n’appréciait pas cette question, et hésita quelques longues secondes entre l’ignorer et la piétiner avec minutie. Ce n’était pas qu’il ne faisait pas confiance en une personne qu’il ne connaissait que depuis quelques secondes, mais il y avait de l’idée. Le biologiste rechignait de toute manière à répondre à toute question le concernant de près, une méfiance tendant dangereusement vers la paranoïa le poursuivant depuis sa vingtaine. Pourtant, au bout d’une trentaine de secondes, il grogna un vague « Maarten. Paumé ici de toute évidence. » dont il allait devoir se contenter. Maarten donc. La version néerlandaise de martin, histoire que l’origine du biologiste soit clairement mise en avant dès la première phrase de sa part, si cet Eamon avait un peu de culture générale bien évidemment. Face à face, Maarten le regarda sans ciller, avec cette attention canine qui pouvait le caractériser d’une certaine manière. Il attendait quelque chose de toute évidence, mais il ignorait quoi. Une raison de faire volte face et de se replonger dans la solitude qu’il avait cherché, ou mieux, une raison de provoquer l’homme pour se défouler un bon coup et libérer cette tension accumulée au creux de ses muscles. Au bout de quelques instants, Eamon rompit le duel improvisé – duel aux yeux de Maarten – pour observer les murs, et inconsciemment, par mimétisme très certainement, le Néerlandais fit de même. " Des hiéroglyphes, je ne rêve pas. " La phrase n’avait certainement pas été conçue pour être audible, mais les sens exacerbé du métamorphe, alliés au silence qui planait dans le couloir, lui permit d’en saisir les moindres nuances. Le sable fin crissa sous ses semelles lorsqu’il s’apprêta à faire demi-tour pour quitter le point de rencontre et être de nouveau seul. Hiéroglyphes avait il dit. Maarten stoppa son mouvement. Hiéroglyphes donc. Petite confirmation d’une hypothèse et levée aussitôt d’une série de questions. Si Maarten n’était pas particulièrement inculte, il avait été un long moment déscolarisé et ses connaissances étaient morcelées en domaines épars qui avaient pu retenir, à un moment ou à un autre, son attention. L’Egypte ancienne n’en faisait pas vraiment partie. Maarten se tourna en direction de l’inconnu et grommela, toujours aussi aimable. « Vous connaissez ces trucs ? Vous savez ce que ça veut dire et où on se trouve ? » Si tu veux des réponses, Joen, tu ferais mieux d’arrêter de donner l’impression à chaque fois que tu lui parles que tu n’attends qu’une erreur de sa part pour l’agresser davantage, tu sais ? Maarten esquissa un sourire en entendant l’intervention fantomatique de Cate. Oui, bien sûr, il devait faire des efforts. Mais il n’en avait guère l’envie. Prenant toutefois sur lui, il fit quelques pas en avant en direction du mur et de l’autre. « Si j’étais pas certain d’être sobre, je me ferais la remarque qu’il faudrait que j’y aille mollo sur la bouteille. Vous savez où est la sortie ? » Et ce que c’est que ce b#rdel ?


_________________
He says save me, save me; She says maybe, maybe…
She starts to turn away when he says…
Promise me you’ll never let us go
Push me, Crush me, Then save me, save me
She stops walking, walking; He stops falling, falling
He looks her in the eyes and he says… - © by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3068-nolan-je-me-surm

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}   Jeu 15 Mai - 19:39

L'homme ne m'avait pas l'air bien tranquille et possédait un sens de l'humeur bien propre à lui. Dans un sens, il m'avait l'air intéressant et je pensais qu'on pourrait trouver quelque chose d'intéressant à faire ensemble -faire équipe soit dit en passant- pour sortir de là. Alors que j'avais étoffé mon discours pour le rendre non pas plus vivant mais plus fiable, il se contenta du minimum. Il me balança un bref nom et une petite phrase qui me fit bien comprendre que je n'étais pas le seul à ne pas savoir ce qui c'était passé dans cette mine abandonnée de la civilisation humaine. Maarten. Ce nom ne me disait rien, ce que soit de façon étymologique ou que ce soit quelqu'un que je connaisse. J'allais encore faire connaissance avec une nouvelle personne. Ca devenait fréquent en ce moment. Si fréquent que ça pouvait en devenir presque inquiétant ! Puis, alors que j’avais parlé pour moi quand je compris que les dessins sur les murs étaient des signes égyptiens, l’homme se prénommant Maarten réagit et m’agressa verbalement pour savoir si je connaissais ce langage et si je savais où nous étions. Il allait partir et il s’était ravisé quand il m’avait entendu parler. D’un côté, je me sentais rassuré de ne pas rester là, seul, même s’il me tapait sur le système. Pour moi, il était évident que nous n’avions pas traversé les siècles pour se retrouver au fond du pyramide dans l’ère égyptienne et que nous n’avions pas non plus changé de continent.

« Je ne suis pas égyptologue, je ne saurai déchiffrer ce qui se trouve être écrit sur ces murs. Quant à la question du lieu … je pense que nous sommes toujours dans la mine dans laquelle nous nous sommes engouffrés chacun de notre côté. »

Quelles belles paroles philosophiques. J’avais parlé comme un vieux, vraiment. Mais il m’avait énervé à parler comme un pauvre bougre de banlieue. Agressif à la moindre parole, ce n’était pas comme ça que j’allais l’aider. Et puis de toute façon, je n’avais jamais dit que j’allais coopérer avec un abruti de son genre. Alors que je n’avais même pas pris la peine de me tourner vers lui pour lui envoyer ma réponse, je l’entendis s’approcher de moi. Le sable sur le sol n’était pas en quantité trop importante pour effacer le bruit des pas. Ca crissait. Puis il parla comme pour lui même avant de me demander où se trouvait la sortie. Il s’était cru au supermarché ? Ou même au cinéma ? Fallait pas pousser non plus ! Il jouait à l’abruti complet ce qui commencer à m’agacer légèrement.

«  Si je savais où se trouvait la sortie, je ne serai pas là à perdre mon temps. »

Il pouvait le prendre dans le sens qu’il voulait, je perdais mon temps dans tous les cas. En lui parlant car pendant ce temps je ne cherchais pas de sortie, et dans l’autre sens, j’étais coincé ici au lieu de faire quelque chose de peut être moins stressant ou énervant. Donc, dans tous les cas, j’étais coincé ici et ça me tapait sur les nerfs, encore plus car celui que j’aurai pu considérer comme un allié se révélait être aussi hostile qu’une arène des Jeux….
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 838
↳ Points : 1183
↳ Date d'inscription : 01/04/2014
↳ Age : 24
↳ Avatar : Brett Dalton
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Ministre à la place du ministre... il joue le rôle de Liam. (Expert en sécurité informatique - emplo
↳ Opinion Politique : anti-Gouvernement depuis les premières heures
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2/3 en prémonition - Niveau 84 en blague à Toto
↳ Playlist : Underground || Parting Glass || The Hanging Tree || Some Nights || United we stand tall
↳ Citation : Paresse : habitude prise de se reposer avant la fatigue.
↳ Multicomptes : Rafael A. Morienval | Andreï C. Ievseï
↳ Couleur RP : goldenrod



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) .sassenach
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}   Ven 16 Mai - 23:19



Maarten ne savait pas trop ce qui attisait à ce point son agressivité naturelle. L’ambiance assez glauque devait très certainement jouer une grande part dans son ressenti, mais il ne pouvait pas accepter cela comme seule source, c’était bien trop… simpliste à son goût. Et puis quoi encore, depuis quand devait-on se justifier d’être de mauvaise humeur ? Depuis que tu passes ta vie à l’être… La voix de Cate était moqueuse dans l’esprit de Maarten qui s’en agaça légèrement. Elle lui reprochait quoi, en fait ? D’être lui-même, avec son agressivité habituelle dans ses propos lorsqu’il était pris au dépourvu ? D’être toujours de mauvais humeur, d’une humeur de chien comme elle aimait lui faire remarquer ? Et bien soit, elle s’en était très bien accommodée pendant toutes ces années où elle parvenait à le dérider avec un petit sourire ou un simple baiser, après tout. Maarten soupira, tourna les talons pour retrouver sa tranquillité dans les souterrains de la mine et s’immobilisa en entendant l’autre se parler à lui-même. Comment ? Des hiéroglyphes ? Maarten se savait pas très cultivé, mais quand même, il ne pensait pas être totalement à côté de la plaque en considérant particulièrement louche la présence de telle inscription sur les murs d’une mine pour le moins… désaffectée. Toujours aussi aimable, le Néerlandais s’enquit auprès de l’autre, Eamon à ce qu’il avait dit, de la signification des dessins. La réponse ne se fit pas attendre et Maarten fronça les sourcils. « Je ne suis pas égyptologue, je ne saurai déchiffrer ce qui se trouve être écrit sur ces murs. Quant à la question du lieu … je pense que nous sommes toujours dans la mine dans laquelle nous nous sommes engouffrés chacun de notre côté. » Okay… bien. Merci. Le biologiste leva les yeux au plafond, à défaut de pouvoir les lever au ciel, en lâchant un soupir d’exaspération. D’autant plus qu’il n’avait pas pris la peine de se tourner pour lui répondre, merci la politesse. Maarten… ne parle pas de politesse lorsqu’on a l’impression que tu cherches la bagarre à chaque fois que tu prends la parole, voyons… Un nouveau soupir devant l’intervention illusoire de son amante. Il savait être poli, mais uniquement lorsqu’il en avait réellement envie et surtout lorsqu’il en voyait l’intérêt. Et là, il avait beau chercher, il n’en voyait strictement aucun. Se rapprochant de l’homme dans un crissement de sable, Maarten prit sur lui pour tenter d’étouffer son amabilité coutumière dans un essai d’humour pour le moins désastreux. « Si je savais où se trouvait la sortie, je ne serai pas là à perdre mon temps. » Comment ? « Bah ça va, si je vous emm#rde vous avez qu’à le dire direct ! » Ca lui avait échappé. Mais aller jusqu’à dire qui le regrettait… Maarten fit volte face pour donner un coup de pied dans l’autre mur qui délimitait le couloir. « Grosso modo, vous savez rien de plus que moi, et ça servait à rien de vous la ramener avec vos hiéroglyphes à la c#n. » Et vas-y, Joen, énerve toi comme un imbécile sur ton seul potentiel allié alors que tu ne sais rien de ce qu’il se passe. Que Cate lui épargne ses sarcasmes, Maarten sentait sa patience, si fragile et minuscule, s’effriter comme les grains de sable qui matelassaient le sol. Et puis, Eamon n’était pas un allié, juste un parasite venu troubler son calme et l’obliger à regarder l’incongruité de la situation. Rien de plus, rien de moins. Un crétin en somme, qui avait échoué, comme à peu près tout le monde, à se trouver haut placé dans l’estime du Néerlandais dès le premier échange. S’appuyant au mur et croisant les bras sur sa poitrine, sans masquer l’air de défi nonchalant et moqueur que ne pouvait qu’inspirer cette posture, Maarten toisa Eamon. « Puisque vous ne savez ni lire ces tags égyptiens ni où est la sortie, vous servez à quoi, au juste ? » Maarten ne savait pas trop ce qu’il cherchait, mais ce n’était certainement pas lié à des intentions pacifiques ou autres. Et puis de toute manière, les chances pour que l’autre soit capable de se défendre face à un métamorphe étaient infimes, alors qu’il essaye un peu de répondre aux provocations semi voilées du Néerlandais. Il n’attendait que ça. Maarten s’apprêtait à relancer une nouvelle fois son animosité infondée lorsqu’une tierce personne s’invita à la partie. Un bruit, dans le couloir, infime mais bien présent, attira son attention canine. Faisant taire d’un « silence » et d’un geste de la main l’autre homme, il se concentra sur le bruit. « Y’a encore un autre qui vient se joindre à la fiesta. » Mais cet autre ne semblait pas humain, vue la silhouette qui commençait à se profiler à l’horizon. « P#tain, c’est quoi ce b#rdel… » lâcha le Néerlandais dans sa langue maternelle.


_________________
He says save me, save me; She says maybe, maybe…
She starts to turn away when he says…
Promise me you’ll never let us go
Push me, Crush me, Then save me, save me
She stops walking, walking; He stops falling, falling
He looks her in the eyes and he says… - © by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3068-nolan-je-me-surm

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}   Ven 23 Mai - 14:11

Sans même me retourner, je l'avais entendu soupirer. Pas de doute, il commençait sérieusement à me taper sur le système. Et heureusement que des années de pratique m'avaient appris à garder mon calme. Mais la tempête qui restait au chaud commençait doucement à monter. Et puis c'était bien lui qui cherchait et non le contraire. Sauf peut-être quand je lui avais dit que je perdais mon temps ici. Je l'avais senti se rapprocher mais je ne sentais aucune menace venir de ce pauvre homme. Visiblement cela ne lui avait pas plu. Je l'entendis donner un coup de pied, à moins que ce fut le poing, dans le mur voisin. De la terre et du sable tombèrent à terre. Il allait nous faire tomber le plafond de la mine sur la tronche, c'était franchement intelligent comme réaction ! Puis il fit un petit topo sur le fait que mon intervention ne servait à rien. Là il commençait sérieusement à me les briser et je me tournais alors.

« Et vous à taper dans les murs et à gueuler comme un putois vous croyez que ça nous aide ?! »

Je commençais alors à faire quelques pas sans me préoccuper d'avantage de l'homme qui me semblait plus abruti qu'autres choses. Un SDF, ça ne m'aurait guère étonné qu'il le soit même s'il semblait plutôt pas trop mal vêtu. D’accord, c’était peut-être un peu fort de qualifier cet homme de SDF mais son comportement et son caractère m’insupportait au plus haut point. C’était rare que je perde ma patience et que je colère contre quelqu’un. Les Jeux m’avaient appris à rester calme et ne jamais montrer mes émotions même si cette carapace avait tendance à s’effriter ces derniers temps.
Ce soi-disant Maarten le cherchait encore. Un coup dans la mâchoire ça partait extrêmement vite et ce gars le mériterait amplement. Mais plutôt que d’entrer dans son jeu, je préférais me calmer et ne plus m’occuper de lui. Je le regardai fixement toutefois, haussai les épaules et le dépassai. Non, ce n’était pas perdre que de renoncer à un combat. Ce gars était ridicule et j’espérais qu’il s’en rendait compte. Je marchais alors avec la ferme intention de quitter ce couloir et de chercher moi même la sortie sans perdre plus de temps. Puis l’homme lâcha un petit « silence » dans l’air. J’allais me retourner pour lui dire ses quatre vérités. Je n’étais si loin de lui en fin de compte. Soit le couloir brouillait les visions de l’espace, soit j’avançais comme un escargot. Toujours était-il que ce qu’il m’annonça sonnait peut-être comme la fin de mon supplice de devoir supporter ce gars encore longtemps. Quelqu’un se rapprochait de nous. Peut-être que nous avions fait trop de bruit et que les gens venaient à notre rencontre. Dans ce cas nous étions sauvés. Je n’avais pas bougé. Mais la silhouette tremblotante qui se dessinait petit à petit sur les murs n’avait visiblement rien d’humain. Le gars lâcha quelque chose dans une langue que je ne comprenais pas. Mais vu sa vulgarité actuelle, je ne doutais pas qu’il s’agissait d’un juron. Je fis quelques pas vers lui et restai impassible, attendant l’arrivée imminente du nouvel invité.

« Oh mxrde ! »

Cette fois, c’était moi qui étais devenu vulgaire. La silhouette face à nous me glaça le sang qui fit rater le coche à mon cœur avant de reprendre un rythme un peu plus rapide. Ce n’était pas humain, c’était bien pire que cela. L’Egypte momifiait ses morts et les enterrait dans des pyramides, des tombeaux. Et apparemment, nous étions bien tombés. Une momie s’avançait vers nous. Elle n’était pas très rapide mais je ne bougeais pas, comme statufié. Quelque chose ou quelqu’un avait arraché des bandelettes à quelques endroits. Même si le corps était resté intact, des insectes consommaient la chaire et tombaient au sol à chaque mouvement du mort-vivant. Il lui manquait quelque bout de peau par endroit, des dents aussi. Un œil à moitié consommé était resté dans son orbite. C’était immonde. Et si nous ne bougions pas, nous allions finir par nous faire bouffer. Car nul doute que ça, c’était bien pire qu’un zombie !
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 838
↳ Points : 1183
↳ Date d'inscription : 01/04/2014
↳ Age : 24
↳ Avatar : Brett Dalton
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Ministre à la place du ministre... il joue le rôle de Liam. (Expert en sécurité informatique - emplo
↳ Opinion Politique : anti-Gouvernement depuis les premières heures
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2/3 en prémonition - Niveau 84 en blague à Toto
↳ Playlist : Underground || Parting Glass || The Hanging Tree || Some Nights || United we stand tall
↳ Citation : Paresse : habitude prise de se reposer avant la fatigue.
↳ Multicomptes : Rafael A. Morienval | Andreï C. Ievseï
↳ Couleur RP : goldenrod



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) .sassenach
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}   Dim 1 Juin - 13:39



Combien de temps Eamon allait-il tenir face à l’agressivité et à l’absence complète de sympathie de la part de Maarten, c’était une excellente question sur laquelle le Néerlandais refusait de s’attarder plus que ça. Tout d’abord parce qu’il n’en avait rien à faire de la réponse qu’il allait certainement déduire ou obtenir. Ensuite… parce qu’il s’en foutait au plus haut point. Il avait l’habitude de ne pas être apprécié, et ne tentait même pas de l’être, alors bon… il ne pouvait pas chercher l’impossible, ni l’exiger des personnes qui faisaient les frais de son amabilité. Surtout que Maarten ne voyait au final aucun intérêt à modifier d’un iota son attitude. Le Néerlandais croisa les bras, toisant Eamon qui n’aidait en rien avec ses remarques. Le soupir de Maarten s’accompagna d’un sarcasme sur l’inutilité visible de son interlocuteur, et la réponse qui l’obtint le conforta dans son idée. «  Et vous à taper dans les murs et à gueuler comme un putois vous croyez que ça nous aide ?! » Maarten ne put que réagir au quart de tour, n’étant pas d’humeur à faire des efforts, répondant dans un grognement canin, « Bah si ça se trouve, ça va rameuter des c#ns pour que vous ayez des amis. » qui lui attira un soupir fantomatique et surtout agacé de sa Cate intérieure.

Devant l’absence de réaction de l’autre homme, Maarten fronça les sourcils. Pourquoi refusait-il de lui offrir l’opportunité de se battre avec un inconnu, et de passer ses nerfs mis à l’épreuve par l’exiguïté du couloir et le caractère relativement glauque de l’obscurité environnante ? Ce n’était pas humain d’être aussi peu… conciliant. C’est amusant de voir à quel point ton ironie peut gangréner tes pensées elles-mêmes, Joen. Ironique, Maarten ? Si peu. Mais même en tenant compte de son autodérision aussi noire que son humour, le Néerlandais commençait à être réellement agacé par l’absence complète de réaction. Pour qui se prenait-il, en fait, cet Eamon ? Un magnanime crétin persuadé qu’à garder ainsi son calme il allait paraître comme le héros de l’histoire, alors qu’en réalité il s’installait confortablement dans le rôle pitoyable du mec qui se pensait génialement chevaleresque à rester le dos tourné comme s’il n’entendait pas les propos de plus en plus volontairement provoquant du Néerlandais ? Parce que provoquant, ils l’étaient consciemment, les propos qu’il ne pouvait s’empêcher d’avoir. Dans les yeux bruns de l’ingénieur, l’invitation au combat était clairement visible. Allez, craque. Cède. Cède. Agace-toi. Enerve-toi. Laisse donc ta bestialité humaine ressortir et se jeter sur moi, pour se prendre quelques secondes après une dérouillée exemplaire. Ses pupilles chantaient ses mots sans interruption quelconque. De toute manière, Maarten n’avait aucun doute quant à l’issu d’un éventuel – et tant souhaité – combat entre lui et l’autre égaré. Sa condition de Skinchanger était certes apparentable à une malédiction éternelle, elle s’accompagnait de quelques avantages comme une force physique conséquente et une ténacité directement héritée du Chien-loup dont il prenait la forme et abritait le caractère. Mais encore une fois, Eamon sembla insensible aux menaces et invitations des pupilles du Néerlandais. Il haussa les épaules, le dépassa, s’attirant au passage « C’est ça, dégage, lopette… » qui fut à moitié avalé lorsqu’un bruit s’invita dans la partie. Changement immédiatement d’attitude, Maarten se concentra sur ses sens canins, pour distinguer autant grâce à l’ouïe qu’à la vue la silhouette qui se dirigeait vers eux. Son silence sec et impérieux s’imposa d’ailleurs de lui-même, accompagné d’un geste explicite de la main.

Il y avait donc quelqu’un d’autre dans le couloir, et selon les indices que ses sens recueillaient à chaque seconde, cet autre n’était clairement pas une personne. Peut être humanoïde, mais absolument pas humaine : elle n’en avait ni la démarche, ni l’attitude. Et les probabilités jouaient contre elle, aussi. Au moins, Eamon était moins stupide que ce que l’impulsivité de Maarten avait pu préjuger puisqu’il s’était arrêté. Maarten lâcha une flopée de jurons néerlandais en parcourant d’une poignée de pas la distance qui le séparait de l’autre homme. Homme qui refit quelques pas, d’ailleurs. Pour s’écarter de l’ingénieur instable ? Voilà qui pouvait se justifier. « Oh mxrde ! » « Ouais, ça a aussi été ma réaction… » lâcha en réponse au juron d’Eamon Maarten comme pour se justifier. Et pendant ce laps de temps, l’importun était à présent à portée de vue, et Maarten s’en serait bien passé. Des lambeaux maintenaient tant bien que mal de la chair putréfiée à première vue, ce qui n’empêchait pas à la chose de se déplacer de toute évidence. Elle n’était certes pas rapide, mais étrangement elle exerçait sur les deux hommes une fascination morbide devant ce surréaliste bien concret devant eux.

« C’est absolument dégueulasse. »

Quatre petits mots pour décrire tout haut ce que pensait tout bas Maarten. Dégueulasse, le terme était adéquat. Maarten fit finalement un pas en arrière. La solution la plus évidente était de se transformer et de se barrer, mais pour le coup, il se savait capable de se sentir mal à l’idée de laisser Eamon seul face à la chose. Etrange qu’un indépendant désintéressé et aussi agressif que Maarten puisse ainsi se soucier d’une tierce personne, mais c’était bel et bien le cas. Contre toute attente, Maarten n’était pas particulièrement égocentrique ou égoïste. Il se souciait des autres, parfois. Il ne supportait pas la détresse. Mais à chaque fois, sa spontanéité impulsive était retenue par son instinct de préservation, si souvent malmené. Ne te fais pas remarquer. N’attire pas l’attention. Sois discret. Autant de recommandations qu’il s’était fait à lui-même et qu’il transgressait de plus en plus. Au bout de quelques pas en arrière, donc, Maarten fixa son regard sur la nuque d’Eamon, lâcha un énième juron et saisit l’épaule de l’autre homme sans aucune délicatesse, pour l’attirer vers l’arrière. « Je sais pas exactement ce que c’est que cette m#rde, mais j’ai pas envie qu’elle agite ses asticots sous mon nez. Surtout que je suis certain qu’elle peut nous refiler un tas de sal#peries. » Le Néerlandais chercha dans ses poches de quoi se défendre en cas de confrontation, mais ne sortit qu’un fond de sachets de biscuits émiettés et deux mouchoirs de papier conglomérés et effilochés après quelques machines. « Bon allez, on se tire. » Ou pas. Ou pas. Il ne l’avait pas entendue venir, celle là. Laquelle ? Celle qui se tenait à présent derrière eux. A quelques mètres. Oh, ce n’était pas ce genre de créatures pour pouvaient effrayer Maarten, mais elle avait l’intelligence de se placer au milieu d’un couloir qui n’était déjà pas très large à la base. Et qui semblait d’ailleurs avoir augmenté son étroitesse dans les minutes qui venaient de s’écouler. « J’crois qu’on est verni, là. Des zombies dans une pyramide au milieu de la Nouvelle Orléans. Sérieux, ils ont plus qu’à rajouter un Père Noël toxico et une licorne à paillettes pour compléter le tableau. » Ils ? Et qui étaient-ce, ces ils que mentionnait Maarten ? Il n’en savait foutre rien. Très certainement le joyeux duo formé par Poisse et Destin, avec comme invité monsieur Je Me Fous De Ta Tronche.


_________________
He says save me, save me; She says maybe, maybe…
She starts to turn away when he says…
Promise me you’ll never let us go
Push me, Crush me, Then save me, save me
She stops walking, walking; He stops falling, falling
He looks her in the eyes and he says… - © by anaëlle.


Dernière édition par Maarten D. Joen le Dim 15 Juin - 10:09, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3068-nolan-je-me-surm

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}   Mar 3 Juin - 12:59

En fait, ce gars avait de l’humour. Un humour assez spécial j’en conviens, mais un humour quand même. Comme si, de nous deux, c’était moi qui avait le plus besoin de renfort. Il me semblait quand même être bien plus équilibré mentalement que lui. Et puis, c’était bien moi qui avait participé aux Jeux deux fois et qui avait gagné haut la main lors de la seconde participation. Fallait pas se foutre de moi. Toutefois, j’avais préféré éviter l’affrontement, je n’étais pas d’humeur, j’avais plutôt envie de sortir de là indemne avant qu’un piège nous tombe sous le coin du nez. Je lui avais donc tourné le dos et j’étais parti. Bon le couloir était long, et je fus rapidement stoppé dans ma progression quand une chose bizarre décida à se pointer dans l’angle de la galerie. Son ombre s’était dessinée avec la lumière créée par les torches accrochées au mur.
Maarten m’avait suivi après avoir lancé une flopée de jurons dans sa langue certainement natale. Je ne l’avais pas senti derrière moi quand je m’écartais, écoeuré, de la momie qui se rapprochait de nous, aussi, j’avais failli lui rentrer dedans. J’allais m’excuser quand il me devança pour répliquer quant à mon précédent juron. Mes excuses passeraient donc à la trappe. J’étais à la fois fasciné et dégouté par ce que je voyais. Je ne bougeais pas, alors que nous aurions pu nous mettre à courir dans l’autre sens. Maarten était comme moi. Fasciné, il observait le cadavre ambulant se diriger vers nous. Lentement mais sûrement.

J’acquiesçais quant à sa remarque. Effectivement, c’était absolument dégueulasse. Mais aucun son ne sortit de ma gorge hormis un magnifique « Ouais… » Je regardais les vers s’agitaient sur sa peau putréfiée et je vis même pas que l’homme qui fut à côté de moi quelques instants avant avait décidé de faire machine arrière. Ce n’est que lorsqu’il me tira par l’épaule sans aucune délicatesse que je lâchais la momie des yeux. Maarten avait sans doute raison, si on la touchait on pouvait nous aussi attraper un tas de microbes et de trucs tout aussi immonde et j’avais déjà fait un séjour à l’hôpital il n’y avait pas si longtemps. Autant éviter d’en refaire un autre, merci bien. « Merci vieux ! Je crois qu’elle m’aurait bouffé si tu m’avais pas fait réagir. » Oui c’était maintenant que je décidai que nos rapports pouvaient éventuellement devenir amicaux. Après tout, il n’était peut-être pas si hostile que ça, ce gars. C’était peut-être un moyen de défense pour paraître moins stupide ou plus brute qu’il ne l’était réellement. Une carapace quoi. C’était possible, on avait tous fait ça un jour ou l’autre. Jouer la personne qu’on n’est pas en réalité pour paraître autre chose aux yeux des gens que l’on ne connaissait pas. C’était possible que Maarten ait fait ça aussi. Je décidai de redevenir également un peu plus amical même si je n’oubliais pas l’épisode précédent. Un vrai gamin.
Je regardais l’homme cherchait dans ses poches. Quoi, je ne le savais pas mais en revanche tout ce qu’il y trouva n’allait pas beaucoup nous aider. Pour ne pas paraître crétin, je décidai de fouiller mes poches aussi, mais rien d’intéressant pour nous sortir de là ne s’y trouvait. Je haussais les épaules et m’apprêtais à suivre Maarten qui proposait de partir dans le sens inverse pour éviter la momie qui se rapprochait dangereusement de nos derrières. Sauf qu’on ne bougea pas. Celle là, on ne l’avait vraiment pas vu venir. Et maintenant, on était cerné par deux momies qui arrivaient en sens inverse.

Un père noël toxico et une licorne à paillette. Ok, je crois qu’il était vraiment arrivé au bout du rouleau. Mais ça me fit sourire même si la situation n’avait rien de drôle. « Tu crois que si on se baisse elles vont se rentrer dedans ? Parce qu’on a aucun moyen de se coller au mur et de passer à travers là .. »
Ce n’était que maintenant que je réalisai qu’en fait, je le tutoyais depuis tout à l’heure. Je ne le connaissais pas, on avait failli se battre plusieurs minutes avant et maintenant voilà que je le tutoyais. Bon. « Et si on leur lance du sable dans les yeux ? Ouais enfin .. encore faudrait-il qu’elles en aient. » Décidemment, son humour avait déteint sur moi. Toutefois, la seule chose un peu intelligente que j’eus en tête fut d’attraper les deux torches qui se trouvaient sur les deux murs opposés. J’en passais un à Maarten. « Peut-être qu’elles ont peur du feu et qu’on peut les faire reculer jusqu’à avoir un passage ? » Après tout, c’était déjà plus possible que le sable dans les yeux, non ?! Il fallait qu'on trouve une solution, n'importe laquelle du moment qu'elle nous permettait de sortir vivant de ce trou à rat. Parce que bon, une mine qui se transforme en tombeau de l'Egypte antique c'est bien beau, mais si on en ressort vivant c'est tout aussi bien.
J'avais déballé tout un tas d'idées à la minutes. J'avais dit tout ce qui m'était passé par la tête, du plus débile au plus intelligent. Je n'étais pas stressé. Je n'avais pas peur. Au contraire il me semblait être détendu, ce qui n'était pas le cas précédemment quand Maarten jouait avec mes nerfs. Là, j'étais détendu et calme. Et c'était tout aussi bien pour affronter la situation.
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 838
↳ Points : 1183
↳ Date d'inscription : 01/04/2014
↳ Age : 24
↳ Avatar : Brett Dalton
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Ministre à la place du ministre... il joue le rôle de Liam. (Expert en sécurité informatique - emplo
↳ Opinion Politique : anti-Gouvernement depuis les premières heures
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2/3 en prémonition - Niveau 84 en blague à Toto
↳ Playlist : Underground || Parting Glass || The Hanging Tree || Some Nights || United we stand tall
↳ Citation : Paresse : habitude prise de se reposer avant la fatigue.
↳ Multicomptes : Rafael A. Morienval | Andreï C. Ievseï
↳ Couleur RP : goldenrod



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) .sassenach
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}   Dim 15 Juin - 20:03



Maarten n’irait pas jusqu’à dire à haute voix qu’ils étaient enfoncés bien profond dans un liquide nauséabond, mais c’était tout de même le cas. Un zombie– ou quelque chose de sacrément approchant – devant eux et la même chose derrière, ça n’avait strictement rien de glamour, ni de rassurant. Oh, bien sûr, le Néerlandais n’allait pas s’effondrer en pleurs parce qu’il était terrifié par le noir et les méchants, ce n’était pas vraiment son genre, mais ça ne changeait rien au caractère dérangeant de la situation. D’autant plus qu’il était coincé ici avec un mec qu’il ne connaissait que depuis quelques minutes, auquel il ne confierait même pas une chaussette sale ou les miettes de gâteau qu’il venait de trouver après une fouille approfondie de ses poches, et qu’il n’avait pas envie de faire connaissance avec les pourritures qui émanaient des deux cadavres ambulants. D’ailleurs, en parlant de gâteau, d’ici quelques heures il allait avoir faim, et ça n’allait en rien améliorer son humeur et malheureusement pas son humour non plus – mille excuses, Eamon. Maarten ne savait vraiment pas quoi faire et en profitait pour faire comprendre à l’autre qu’il n’était pas question de rester ici. Si seulement Eamon pouvait lui sortir qu’il était lui aussi un métamorphe, ce serait tellement plus simple… « Tu crois que si on se baisse elles vont se rentrer dedans ? Parce qu’on a aucun moyen de se coller au mur et de passer à travers là .. » C’était une idée comme une autre. La moue peu convaincue de Maarten transmit le message, et sa septicité, plus sûrement que des mots. Il l’agrémenta toutefois d’un grommellement. « Mouais… si tu as envie d’essayer, vas-y, moi je te regarde te faire bouffer. » Bon, certes, Maarten exagérait, parce que vu leur état de décomposition avancée, ce n’était pas certain que les deux créatures aient encore des dents, voire un système digestif ni même la notion de faim. Contrairement au Néerlandais, d’ailleurs. « Et si on leur lance du sable dans les yeux ? Ouais enfin .. encore faudrait-il qu’elles en aient. » Et bien, ils étaient décidément très bien partis tous les deux. Maarten fit un pas sur le côté, pour s’appuyer contre le mur, et s’éloigner de ce fait le plus loin possible des deux créatures. « Essaye, essaye, j’admire ta créativité. » railla à nouveau le métamorphe de plus en plus tendu. Les créatures n’avaient pas cessé un instant leur avancée morbide, et avec l’amoindrissement de la distance, la netteté de leur apparence s’accentua, ce qui n’était pas pour plaire au biologiste.

Eamon laissa visiblement tomber l’idée de feinter ou de tester leur résistance au sable dans les yeux, pour attraper une torche, deux même, en confiant au passage une à Maarten. La lumière violente et le dégoût naturel du chien loup pour cet élément agressif le poussa aussitôt la lâcher spontanément, comme si elle venait de le brûler, et le Néerlandais observa la torche s’éteindre dans le sable, étouffée par les minuscules grains de poussière, sans écouter Eamon qui exposait sa théorie. « Peut-être qu’elles ont peur du feu et qu’on peut les faire reculer jusqu’à avoir un passage ? » Maarten tentait de son côté de calmer les battements de son cœur, et ceux du chien qui s’agitait dans sa cage dorée. Ce n’était pas humain d’imposer aussi violemment du feu à un autre, non mais ! C’était que… il brûlait ! Maarten n’était pas pyrophobe, loin de là, mais le chien loup l’était, ou du moins il craignait les flammes et leur chaleur incontrôlable. La brûlure de leur lumière, aussi. Ses yeux étaient suffisamment affinés pour s’adapter à l’obscurité, et approcher ainsi une source lumineuse… il en frémissait encore, ses pupilles manquant de pleurer de douleur et de surprise. « C’est ça, aveuglez moi, on va bien s’en sortir. Et puis m#rde, c’et juste deux p#tains de squelettes qui ont oublié de crever. » Le chien était en colère d’avoir été ainsi agressé. Donnant un coup de pied dans le morceau de bois, vestige de la torche, Maarten l’envoya, ainsi qu’une giclée de sable, en direction de la première momie-zombie. Dans un même mouvement, le Saarlos prit le relai pour contrôler l’homme, et Maarten se vit donner un premier coup de pied à la créature, qui lui disloqua la mâchoire, avant rétablir son équilibre, faire un tour sur lui-même pour prendre de l’élan et un nouveau coup de pied dans la cage thoracique lacunaire de la créature la propulsa au loin. Maarten se redressa pour se tourner vers Eamon, le temps d’époussetée la poussière retombée sur son sweat. « Pas besoin de faire cramer le couloir, vous voyez. En fait, c’est vraiment rien de plus que des squelettes à la c#n et… AH P#TAIN ! » Maarten bondit en avant, chassant brutalement la momie qu’il n’avait, finalement, pas propulsée si loin que ça. Ni esquintée d’ailleurs. Si sa cage thoracique était enfoncée parmi les restes de bandages, sa mâchoire en revanche semblait fonctionnelle. La marque circulaire et saignante sur l’avant bras de Maarten le prouvant, tout comme sa manche déchirée. « Oh b#rdel de m#rde. C’est encore plus coriace que prévu ces m#rdes. »


_________________
He says save me, save me; She says maybe, maybe…
She starts to turn away when he says…
Promise me you’ll never let us go
Push me, Crush me, Then save me, save me
She stops walking, walking; He stops falling, falling
He looks her in the eyes and he says… - © by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3068-nolan-je-me-surm

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}   Lun 30 Juin - 19:59

L'homme m'avait tutoyé comme je l'avais fait précédemment. Les liens semblaient se détendre, s'étaient peut-être une bonne chose. Enfin se détendre ... Ils commençaient à le devenir quand Maarten lâcha subitement la torche que je venais de lui tendre. Bon d'accord, je l'avais légèrement envoyé vers sa main pour qu'il l'attrape au vol. Et c'était ce qu'il avait fait avant de la lâcher comme s'il s'était brulé. L'homme semblait dans un état second. Peut-être qu'il avait peur du feu. C'était fort probable, bon nombre d'individus craignaient les flammes. Mais après mon aventure au sein de la forêt devenue un véritable brasier, l'élément du feu n'était plus quelque chose que je craignais. J'avais appris à le connaitre, à le dompter. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il pourrait être mon allié, loin de là. C'était simplement quelque chose que j'avais côtoyé et que je connaissais. Je pouvais m'en servir désormais. Or, Maarten semblait voir les choses autrement. Mais à ce moment là, j'étais bien loin de me douter que l'homme était métamorphe et que son animal était le loup. Peut-être que j'aurai pu agir différemment si je l'avais vu. Sauf qu'en étant honnête, être métamorphe ce n'était pas quelque chose qu'on criait sur tous les toits ou que l'on confiait à un parfait inconnu.
Après s'être remis à me vouvoyer, certainement sous le coup de la colère ou de l'émotion, il s'emporta. Il s'acharna sur les deux momies mais il n'avait pas prévu le coup fatal. L'une des momies le mordit au bras. Une trace en faisait preuve. Et la momie était toujours là. Je décidai d'agir enfin, l'homme semblant occupé à constater la morsure. Je le pris toutefois par les épaules pour le laisser plus loin. J'avais l'intention d'utiliser encore le feu. Je m'approchai de la créature donc de la créature, rapidement mais tout en précaution. Je jetai alors la torche sur la momie qui s'embrasa. Un feu s'installa en quelques secondes mais je restais devant, évitant ainsi de laisser la lumière vive parvenir jusqu'à Maarten. J'espérais qu'il soit occupé avec son avant bras, toutefois je n'allais pas me retourner. Je ne quittais pas le brasier des yeux. Quand la créature sembla ne plus bouger, je jetai du sable avec le pied pour l'éteindre. J'en ajoutai avec les mains et vérifiai qu'il soit bien éteint avant de revenir près de l'homme. Sans un mot de plus, j'observais son bras. Je n'étais pas soigneur et j'avais aucunement conscience de l'illusion qui nous avait prise depuis le début. “Faites un bandage avec votre manche déchirée, ça calmera la plaie et ça arrêtera les saignements.’’ Je ne savais pas s'il allait suivre mon conseil mais c'était le seul que je pouvais lui donner à ce moment là.

Les deux momies semblaient ne plus bouger. La voie était donc libre, nous pouvions partir, même si je ne doutais pas que de nombreux autres pièges nous attendaient dans le labyrinthe. “Par là ?!’’ Ce n'était pas vraiment une question, j'avais bien envie de prendre le chemin que j'indiquais. En fait, j'avais surtout envie de quitter l'endroit où nous étions au plus vite. Et, sans vraiment attendre de réponse, j'enjambai le reste de la momie que Maarten avait décapité quelques minutes plus tôt. Le couloir qui m'apparut bientôt était bien sombre. Je ne voyais pas plus loin que quelques pas, la lumière nous provenant du couloir que nous venions de quitter. Et les torches ne semblaient pas vouloir s'allumer sur notre passage. Seule une, à plusieurs mètres devant nous, s'éclaira comme pour nous indiquer la direction à prendre. “Je crois qu'on va devoir se débrouiller sans lumière. Et je pense qu'un piège nous attend au milieu de l'allée.’’ Je n'en savais vraiment rien mais mon instinct me disait que les lumières ne s'allumaient pas pour une bonne raison. Un trou, des pics au mur ? Pour l'instant je ne le savais pas et je n'étais pas pressée de connaitre la réponse. Mais quelque chose me disait aussi que nous allions le savoir très vite.

HJ : Désolée du retard et de la piètre qualité de ce rp   Je me rattrape la fois prochaine  
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 838
↳ Points : 1183
↳ Date d'inscription : 01/04/2014
↳ Age : 24
↳ Avatar : Brett Dalton
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Ministre à la place du ministre... il joue le rôle de Liam. (Expert en sécurité informatique - emplo
↳ Opinion Politique : anti-Gouvernement depuis les premières heures
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2/3 en prémonition - Niveau 84 en blague à Toto
↳ Playlist : Underground || Parting Glass || The Hanging Tree || Some Nights || United we stand tall
↳ Citation : Paresse : habitude prise de se reposer avant la fatigue.
↳ Multicomptes : Rafael A. Morienval | Andreï C. Ievseï
↳ Couleur RP : goldenrod



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) .sassenach
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}   Sam 5 Juil - 19:23



Maarten avait beau être un chien loup, ou du moins l’être à moitié, il n’en avait pas vraiment le courage. Trouillard, peureux, voilà qu’il commençait à se demander si ces créatures étaient réellement mortelles. Déjà, le fait qu’elles soient encore en vie malgré la multitude de vers qui grouillaient sous leurs bandages ne jouaient pas en faveur de leur mortalité ; mais si, en plus, même le coup violent d’un Skinchanger en colère n’avait pas mis KO sa cible alors il n’y avait presque aucun doute. Elles étaient coriaces, emmȝrdeuses à souhait. Autre preuve, loin de s’émouvoir de sa cage thoracique enfoncée, la première qu’il avait voulue mettre au tapis avait profité qu’il lui tourne le dos pour le mordre méchamment au bras. Et c’était cette morsure qui était la source de la nervosité croissante de Maarten. Il avait bien vu les zombies à l’œuvre, les avait bien entendus, avait bien eu des échos de ce qu’ils faisaient, de ce en quoi ils transformaient les personnes qu’ils daignaient laisser vivre… Et pour être franc, il n’avait pas la moindre envie de suivre le même chemin. Il aimait bien trop la vie pour cela, était bien trop têtu. Aussi.

Le temps que Maarten peste et jure sans interruption en secouant son bras endoloris, l’autre homme sembla se décider à entrer en action. Prenant le Néerlandais par les épaules, Néerlandais qui trop sonné pour réagir se laissa faire, il le poussa sur le côté pour immoler par le feu la créature restante. En voyant la torche bien trop lumineuse s’approcher de la chair en putréfaction, Maarten réagit par réflexe et ferma les yeux en se tournant vers le mur le plus proche pour essayer d’être le moins possible aveuglé par le brasier. Un « Pȝtain de petit cȝn de mȝrde » mourut entre ses lèvres, lorsque la chaleur du feu le renseigna sur la lumière vive qui devait envahir tout le couloir. Pour sûr, avec autant d’alcool et de chair putréfié, cette abomination pyromane devait être aux anges. Finalement, les minutes s’écoulèrent, et Maarten, faisant plus confiance à son ouïe qu’à ses autres sens, se rendit compte que la respiration sifflante et laborieuse des créatures morts-vivantes s’était enfin éteinte. En même temps qu’elles ; il l’espérait. Presque certain que tout risque immédiat avait été écarté, Maarten fit de nouveau face à Eamon, en train de s’assurer que le barbecue était fin cuit. “Faites un bandage avec votre manche déchirée, ça calmera la plaie et ça arrêtera les saignements.’’ Maarten arqua un sourcil. Hein ? Ah, oui. Ca saignait encore. Il haussa les épaules. S’il détestait profondément sa nature de métamorphe, et surtout les conséquences que sa transformation avait induites dans son couple avec Cate, il devait avouer que la régénération était un avantage non négligeable. Certes, ça risquait de mettre la puce à l’oreille de l’autre homme, et le biologiste n’en avait pas la moindre envie, mais pour le moment, ça se contentait de le rassurer un peu. D’un mouvement brusque, toutefois, il finit par arracher effectivement le reste de sa manche – de toute manière, foutu pour foutu, il fallait bien recycler le tissu – pour le nouer grossièrement autour de son avant bras blessé. Cela fait, il désigna d’un mouvement de tête le corps calciné, ensablé, de ce qu’il restait de la momie. « J’pensais pas qu’on pouvait faire plus bourrin que moi. En plus, c’est bien trop cuit pour être comestible, c’est c#n. » Sans nul doute que si ça avait été Bastien en face de Maarten, il aurait tout de suite perçu le remerciement soigneusement caché derrière cette remarque pleine de finesse et cette tentative d’humour à la hauteur de la réputation de Maarten dans ce domaine. Mais bon, on ne pouvait pas trop lui en demander non plus.

Maintenant qu’ils avaient eu la preuve que rester à un endroit donné n’était pas une bonne idée, il semblait logique de se déplacer. Ou du moins, c’était logique pour Maarten. Après, l’autre question à régler, c’était de savoir s’ils allaient se déplacer ensemble ou séparément, et pour le coup, le Métamorphe n’avait pas vraiment d’idée fixe. Eamon quant à lui, ne devait pas réfléchir à tout cela, puisqu’il proposa sans la moindre hésitation apparente de continuer leur chemin ensemble. “Par là ?!’’ Avant que Maarten n’ait pu répondre ou rétorquer un petit mot gentil comme à son habitude, Eamon lui tournait déjà le dos pour enjamber un cadavre décapité et s’engager dans le couloir. Pour le principe, toutefois, il préféra grommeler un sympathique « Ah, certes, j’aurais préféré l’autre côté, mais vu votre persuasion, j’imagine que je vais vous suivre. » chargé de sarcasme, afin de faire comprendre à l’autre humain qu’il n’était pas non plus un toutou qu’on sifflait. Certes il devait y avoir une certaine notion de dettes ou une c#nnerie dans le genre entre eux, mais bon… “Je crois qu'on va devoir se débrouiller sans lumière. Et je pense qu'un piège nous attend au milieu de l'allée.’’ En quelques pas, sa douleur au bras n’étant à présent qu’un vieux souvenir, Maarten rejoignit Eamon. « Sans lumière, sans lumière… vous parlez un peu vite. J’vous rappelle que les p#tains de torches que vous avez balancée à la tronche de ces restes de viande avariée se sont un peu allumées en mode combustion spontanée » alors bon…. Maarten ne se faisait pas vraiment d’illusion. Si des trucs avaient déjà brûlé tout seul un peu plus tôt, il n’y avait malheureusement aucune raison que ça ne se reproduise pas. A son grand damne. Quant au piège… Maarten haussa les épaules. Très expressif. Piège ou pas piège, ce mec, là, Eamon, semblait beaucoup penser, déduire et arguer tout savoir. C’en était très agaçant. Surtout que loin d’être un maniaque du contrôle comme Cate, Maarten détestait ne rien maîtriser comme à l’instant. Déjà, être dans un endroit aussi fermé et aussi dépaysant… mais si en plus il était avec un mec louche jusqu’au bout des ongles… il ne lui faisait pas confiance pour deux sous. Ni même trois. Voire quatre. En fait, il ne lui faisait pas confiance du tout. Ce devait être aussi pour cette raison qu’il lui avait emboité le pas : pour l’avoir à l’œil, le surveiller. Se méfier. S’assurer de ne recevoir aucun coup de couteau dans le dos. Et accessoirement avoir un punching-ball si jamais il était condamné à errer dans ces couloirs glauques plus longtemps que prévu. Ses poings recommençaient d’ailleurs déjà à le démanger, émoustillés par leur récente utilisation face à des momies amorphes, et avaient ainsi un léger goût de travail inachevé. « Bon, t’avances ou t’attends le déluge ? Si tu veux, tu traverses le couloir, je vois si tu crèves dans un piège, et on continue ? Sauf si tu te transformes en piaf, mais perso c’est pas mon cas du coup on n’a pas d’autre choix que d’avancer ou de faire demi tour. » Maarten songea à sa forme animale, dans laquelle il aurait été bien plus à son aise pour se barrer rapidement, mais il ignorait comment forcer la transformation alors que la douleur qu’elle provoquait le rebutait. Il n’y avait guère que de fortes émotions négatives ou la seule volonté de Cate pour le faire devenir pleinement chien-loup lorsque la Lune ne brillait pas, pleine, dans le ciel. Poussant de la paume de la main Eamon, Maarten l’invita sans douceur à s’engager un peu plus loin. « Allez, avance, b#rdel. » Où je t’y force.


_________________
He says save me, save me; She says maybe, maybe…
She starts to turn away when he says…
Promise me you’ll never let us go
Push me, Crush me, Then save me, save me
She stops walking, walking; He stops falling, falling
He looks her in the eyes and he says… - © by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3068-nolan-je-me-surm

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}   Lun 28 Juil - 10:59

La recherche d’aventures n’était pas toujours la meilleure solution pour fuir son quotidien et j’en avais eu la preuve cette fois-ci. J’aurai mieux fait de rester chez moi, dans la petite salle de sport à faire gonfler mes muscles plutôt que de partir en balade dans cette vieille mine devenue un terrain de jeu pour des créatures malfaisantes. Oh je ne doutais pas de l’illusion, à ce moment là je n’en savais rien. Pour moi tout était bien réel et celui qui m’accompagnait semblait pris au piège aussi. Mais je me fichais bien de ce que lui pensait. Il était lunatique et sarcastique, pensant pouvoir m’en mettre plein la vue avec des phrases ironiques et incendiaires. J’en avais vu d’autres des gars comme ça et ils faisaient une drôle de tête quand je les avais explosé en plein centre de l’arène. Nous n’étions plus au même stade, ce n’était plus la même vie mais quand même. J’en avais été capable, avide de sang et sans réflexion. Alors pourquoi pas un meurtre de plus ? Celui-là resterait caché aux yeux du monde, enfoui dans un pauvre couloir d’une pyramide égyptienne. L’idée était tentante mais sans moyen elle n’était guère réalisable. De toute façon, il était possible que j’ai besoin de lui par la suite. Ce n’était même pas par stratégie que je pensais à tout ça. J’avais besoin de compagnie dans cette aventure miséreuse. Et peut-être que, s’il était là, ce n’était pas pour rien. Autant prendre sur moi et jouer la carte de l’humour comme je l’avais fait jusqu’à présent, même si je pouvais aisément avouer que ce gars me faisait flipper. Je n’avais guère vu pareil lunatique.
Après s’être rebuté contre le brasier des momies, il les trouvait trop cuites à son goût pour pouvoir les manger. Quel drôle de type, vraiment ! Je ne trouvais pas ça drôle, il aurait pu se contenter de me remercier d’avoir eu l’idée d’en faire un rôti plutôt que de les laisser nous transformer en des zombies égyptiens. Vraiment. Mais ce Maarten n’avait visiblement pas la même éducation que moi ni les mêmes principes, à tel point que j’avais pu vite cerner la bête en très peu de temps. C’était une question d’heures avant de pouvoir sortit –vivant- d’ici et après quoi je ne pensais pas revoir ce type. Jamais. Alors je n’avais pas besoin de perdre du temps à focaliser sur ses bonnes manières. D’ailleurs, je ne lui demandais pas son avis quant à la direction à suivre. J’avais tourné et visiblement j’avais fait le mauvais choix. Mais pour une fois, il n’avait pas fait de commentaire sur l’erreur que je venais de commettre. Il s’était offusqué sur le fait que je ne lui avais pas demandé son avis mais rien de plus. Ca progressait dites-moi !
Nous étions peut-être coincés et sans lumière, mais ce qu’il venait de dire ne nous avançait pas vraiment. C’était le feu qui les avait embrasé. Comme l’allumette sur le gaz, l’allumette sur l’essence. Il y avait toujours un élément déclencheur. Mais là nous n’avions plus de torche et j’étais prêt à parier qu’en faisant demi-tour un mur se serait formé entre nous. Autant prendre sur soi et essayer d’avancer dans la pénombre.

J’avais pour habitude de dire à voix haute ce que j’étais en train de faire. Ce n’était pas une conséquence du stress mais plutôt de la solitude. De plus j’avais craint d’avoir perdu l’homme en chemin et je n’étais effectivement pas seul, mes monologues passaient ainsi mieux. « Faire demi-tour, t’es marrant toi ! Vas y je te suis, on verra quand tu te prendras un mur en pleine face. » En fait il ne m’énervait pas : il m’insupportait. Je ne lui faisais pas confiance. Il était bien trop instable pour qu’on puisse lui faire confiance, en fait. Mais l’homme semblait s’impatientait pour que j’avance, ce que je n’avais pas l’intention de faire avant d’avoir pris mes précautions. « Bah vas y si tu es si pressé ! » Et impatient en plus de ça ! Non ça ne pouvait vraiment pas aller, vraiment !
Dans l’obscurité, je me penchais toutefois et touchais le sol à la recherche d’un caillou, en restant bien dos à Maarten pour contrôler la trajectoire et savoir dans quel sens il fallait partir. Il m’avait poussé quelques minutes auparavant pour que j’avance mais je n’avais fait qu’un pas avant de me baisser. Par miracle j’en avais trouvé un assez rapidement et je le lançai alors en face de moi, afin de déclencher un éventuel piège ou de savoir si un trou ne nous attendait pas en plein centre.
Visiblement, ou plutôt auditivement, il n’y avait rien. « Je crois qu’on peut y aller. » Je n’avais pas pris la peine d’avertir l’homme de mon lancer de pierre et j’aurai peut-être mieux fait mais qu’importe. Je m’en fichais bien. J’avançai alors pas à pas, petit pied l’un devant l’autre. Je foulai le sable, évitant de toucher les murs. Le sol semblait pentu puisque j’avançai plus vite au fur et à mesure de notre avancée. Mais pour l’instant rien d’autre. En mettant les mains devant moi afin de ne pas me prendre un mur en pleine face, je touchais quelque chose de visqueux qui bougeait. « Stop ! » Mieux valait prévenir l’homme derrière moi pour éviter qu’il ne me tombe dessus. « Il y a quelque chose là. Un truc visqueux et mobile. » Je touchai d’avantage tout en reculant le visage mais apparemment ce n’était que des feuilles pendues. On pouvait les traverser. « Il faut passer au centre de ces trucs. »

J’avançai alors prudemment, rentrant le menton et baissant la tête. Les feuilles me caressaient la tête et le dos et ces secondes me parurent interminables. Une fois de l’autre côté j’ouvrai les yeux et poussai une tenture qui nous barrait la route. La lumière revint et je me mis sur le côté pour laisser Maarten entrer dans la pièce circulaire. Il y avait des inscriptions au mur mais aussi au sol. Des trous ronds dans les murs me firent immédiatement penser à des trajectoires pour les grosses boules en pierre. J’avançai un peu mais me reculai immédiatement, m’accrochant presque à Maarten. Me ressaisissant immédiatement je me détachai de lui et lui expliquai alors. « Il y a un trou au centre de cette pièce. Un immense trou. En fait, je crois qu’il n’y a même pas de sol. » Tout en restant bien proche du mur, je penchai la tête. De l’eau. C’était une cuve. Et la suite du labyrinthe était en face de nous. On ne pouvait pas traverser. J’observai alors sur les côtés, tout partout. Et une seule chose me vint en tête. « On va devoir longer le mur, en gardant nos pieds sur cet espèce de pourtour. A moins que tu n’ais vu autre chose ? » Peut-être qu’une idée lui était passé par la tête ? Je n’étais pas contre cette perspective, aucunement.
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 838
↳ Points : 1183
↳ Date d'inscription : 01/04/2014
↳ Age : 24
↳ Avatar : Brett Dalton
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Ministre à la place du ministre... il joue le rôle de Liam. (Expert en sécurité informatique - emplo
↳ Opinion Politique : anti-Gouvernement depuis les premières heures
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2/3 en prémonition - Niveau 84 en blague à Toto
↳ Playlist : Underground || Parting Glass || The Hanging Tree || Some Nights || United we stand tall
↳ Citation : Paresse : habitude prise de se reposer avant la fatigue.
↳ Multicomptes : Rafael A. Morienval | Andreï C. Ievseï
↳ Couleur RP : goldenrod



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) .sassenach
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}   Sam 2 Aoû - 1:05



C’était un cauchemar, et comme toujours dans ce genre de situation, Maarten allait se réveiller avec une gueule de bois horrible, se promettre de ne plus boire une goutte d’alcool, terminer la soirée dans un bar puis dans les bras d’une fille dont il ne connaissait que les cheveux bruns et le prénom. Dans tous les cas, il allait se réveiller. Ouvrir les yeux, jurer, éclater de rire vu la c#nnerie de songe que son cerveau improvisait, avant de s’offrir le luxe d’un doliprane et d’un état semi-comateux. Le synopsis ne pouvait pas être différent, donc autant profiter de l’occasion pour emm#rder le plus possible l’ahuri qui s’était incrusté dans ce cauchemar. Un punching-ball gratuit, présent pour la seule raison que le Néerlandais n’avait pas envie d’être seul même la nuit et qu’il avait besoin de quelqu’un sur qui frapper pour passer le temps. Donc voilà. Il n’y avait pas de quoi s’affoler, non ? Ce sentiment d’oppression, ces lumières vives, ce n’était rien d’autre qu’une mise en scène pour faire flipper le trouillard qu’il était. Rien de plus, pas de souci à se faire. Non ? Malgré tous ses efforts, Maarten était incapable de se convaincre. Tout était bien trop réel pour qu’il parvienne à se faire croire que ce n’était qu’une illusion de son esprit. Et puis, qui serait aussi tordu pour intégrer des zomb’mies à ses songes ? Pas le biologiste, certainement pas. Dans un soupir, il rejoignit Eamon qui se plaignit aussitôt de la noirceur du chemin. Maarten haussa un sourcil. Il avait eu récemment assez de déconvenue avec la lumière pour se plaindre de l’obscurité, mais il fallait noter que tout le monde n’avait pas une vue canine dans l’obscurité. Plus que canine : celle du Néerlandais se rapprochait de celle du loup. Chien loup, après tous. La sauvagerie du grand méchant loup couplée au caractère pleutre du canis domestiqué, un bien savant mélange qu’avait dressé d’une main de fer dans un gant de mythril une Cate enivrante. A tous les sens du terme. Non, pas maintenant. Ne pense pas à moi maintenant, Maarten, attend de retrouver le confort de l’alcool et de ton appartement. Elle n’avait pas tort. Le Néerlandais cracha un sarcasme quant à la luminosité et invita avec un léger empressement l’autre à s’engager dans le couloir. Le chien, trouillard ? Si peu. Très poliment, donc, il pressa Eamon d’avancer. Dans tous les sens du terme, encore une fois. Le choix n’était guère compliqué, après tout : avancer ou reculer. Ils n’allaient pas creuser le plafond ou les murs et encore moins y grimper alors ils n’avaient qu’à réfléchir s’ils devaient, ou non, enclencher la marche arrière avant de démarrer la bagnole. De toute évidence, Eamon avait envie de restreindre un peu plus le champ de leurs possibilités puisqu’il fit remarquer : « Faire demi-tour, t’es marrant toi ! Vas y je te suis, on verra quand tu te prendras un mur en pleine face. » Maarten n’étouffa même pas un soupir agacé. « Dans ce cas là, avance b#rdel ! » Mais qu’attendait-il ce petit – et vieux – c#n ? Ce n’était pas que le milieu égypto-angoissant n’était pas bon pour les nerfs du Néerlandais, mais l’air frais et le ciel commençaient sérieusement à lui manquer. « Bah vas y si tu es si pressé ! » Maarten eut presque entendre le déclic. On venait d’augmenter la tension d’un cran, et le loquet était à présent bloqué au niveau 7 sur l’échelle de l’explosion. Trois crans encore, et Maarten risquait de se retrouver à quatre pattes, un pelage marbrant sa peau, une gueule et un instinct primaires au premier plan. Hum… Il valait mieux ne pas s’énerver d’avantage. Et Eamon avait intérêt à se bouger le derrière s’il ne voulait pas que ce soit le Néerlandais qui lui mette un coup de pied. Peut être que l’autre homme entendit les pensées du biologiste, peut être que ce ne fut qu’une – heureuse – coïncidence, quoiqu’il en soit il obtempéra finalement. Maarten suivit d’un regard le caillou être lancé, rebondir, rouler et se stabiliser dans un bruit étouffé par le sable. « Je crois qu’on peut y aller. » Vraiment ? Il ne voulait pas non plus faire la danse de la smala pour invoquer la protection du grand caribou avant de faire un pas en avant ? B#rdel… Mais dans tous les cas, il n’y avait qu’une seule manière de savoir s’il y avait un piège ou non, et c’était d’avancer. Oui, Maarten savait réfléchir. Il pouvait rester des heures devant un problème de biochimie, perdre des soirées entières pour intégrer des principes complets de thermodynamique des relations chimiques ne lui posaient aucun souci, mais là, il n’en avait simplement pas l’envie. Son impatience prenait largement le dessus, et l’agacement continu provoqué par la présence de l’autre homme n’aidait en rien. Donc voilà : pas besoin de faire une cinquantaine de pseudos-tests, la solution c’était d’avancer, crever, se taire, et accessoirement assurer un peu le chemin pour Maarten. Du moins, ce dernier trouvait que c’était un programme assez raisonnable pour Eamon.

Exaspéré par les petits pas du blond, Maarten prit son mal en patience, à compter et lister le nombre de coups qu’il allait infliger à l’autre s’il ne se décidait pas à accélérer. Tu pourrais passer devant, Maarten, tu sais ? Oui, mais non. En plus d’être trouillard, Maarten avait un certain sens de la préservation, et à son grand damne Eamon n’avait pas tort. Il était possible que des c#nneries du genre pièges les attendent au détour d’un sarcophage miteux. Finalement il commença à accélérer ; Maarten étouffa un « Enfin ! » à cette occasion. Avant de s’arrêter brutalement. Maarten s’en aperçut lorsqu’il heurta le dos d’Eamon, lâchant une flopée de jurons. « Stop ! » « Sans blague, stop… » « Il y a quelque chose là. Un truc visqueux et mobile. » Maarten arqua un sourcil. « B#rdel, parce qu’en plus d’être c#n, vous êtes douillet et chochote ? » Tu peux parler, mon petit Joen… Le Néerlandais s’adossa au mur, après s’être assuré qu’il était bien tangible sous ses doigts, et surtout dur et poussiéreux. Depuis quelques mètres, les dernières sources de lumière avaient totalement disparu et même si sa vue était nettement meilleure que celle d’un humain, il lui fallait tout de même une once de luminosité pour y voir quelque chose. « Et ca ressemble à quoi votre bazar ? » « Il faut passer au centre de ces trucs. » « Bah vous attendez quoi alors ? Ce que vous êtes lents… » A nouveau, Maarten voulut le pousser en avant. Plus les secondes s’égrenaient, moins il n’avait de scrupules à se servir d’Eamon comme d’un bouclier pour contrer quelques mauvaises surprises. Cette fois ci, cependant, il choisit de laisser plus d’écart, pour éviter de le heurter à nouveau en cas d’arrêt inopiné.

Un faible raie de lumière apparaissant au loin fit à Maarten l’effet d’un soleil imprévu dans un trou noir. Il plissa les yeux, pour tenter d’adapter plus vite son regard. « Il doit y avoir une autre pièce par là bas, y’a de la foutue lumière. » fit il remarquer, toujours aussi sympathique, à son compagnon d’infortune. Ca ne manqua pas, quelques trucs visqueux plus tard – Maarten décida qu’il préférait vraiment ne rien savoir là-dessus – ils arrivèrent dans une salle. Des inscriptions, un peu partout. Incompréhensibles. Des trous, aussi. Et un gouffre, ou quelque chose s’en approchant. Le Néerlandais eut aussitôt envie de savoir ce qu’il y avait au fond et il ne fut visiblement pas le seul, puisqu’Eamon s’approcha, observa, et recula précipitamment, se raccrochant même au Néerlandais qui le poussa sans ménagement sur le côté. « Si jamais vous avez un doute, j’suis pas votre mère. Allez chialer dans les robes des momies si jamais vous avez envie de vous faire dessus. » grommela t il dans ce qui ne fut qu’un borborygme inarticulé. « Il y a un trou au centre de cette pièce. Un immense trou. En fait, je crois qu’il n’y a même pas de sol. » A ces mots, Maarten explosa de rire. Un rire rauque, semblable à un aboiement. « Pas de sol ? Tu déconnes j’espère ! Il y a forcément un sol, mais j’imagine que si on a l’occasion de le voir, ce sera quelques secondes avant de jouer au tapis désartibulé. » Un regard noir lancé au gouffre, Maarten commença à considérer les façons de passer outre. Eamon, de son côté, semblait faire de même. Cool. Parfait. A deux, ils allaient certainement inventer la catapulte. Ce n’est même plus de la mauvaise foi ou de la mauvaise volonté, là, Maarten… En effet, c’était pire, et Maarten était prêt à l’assumer. La mauvaise humeur n’excuse pas tout, pourtant. Une des phrases favorites de Christyntje à l’époque. Une vingtaine d’années plus tôt. Elle n’excusait pas tout, mais au moins au bout d’un moment Maarten n’était plus le seul à être de mauvaise humeur, et ça lui allait parfaitement. Au bout d’un temps qui parut infiniment long au biologiste, Eamon proposa une solution. « On va devoir longer le mur, en gardant nos pieds sur cet espèce de pourtour. A moins que tu n’ais vu autre chose ? » Vu… vu… Maarten offrit à l’autre une moue peu convaincante. Peut être que s’il avait eu un meilleur contrôle de l’animal qui sommeillait en lui il aurait pu se transformer et sauter par-dessus le gouffre – la détente du chien loup était sidérante – mais ce n’était pas le cas donc il était inutile de s’attarder là-dessus. Le Néerlandais haussa les épaules. « J’ai rien vu, mais de toute manière, tout, ici, ne rime à rien ! Je suis peut être inculte, mais les pyramides, ce n’est pas aux US. Les momies, ça ne sert qu’à épater la galerie dans des films totalement stupides, et les gouffres, en dehors de les négocier à la Indiana Jones en espérant mettre le pied sur une plateforme invisible, ça se traverse pas. » Maarten secoua la tête, donnant un coup de pied dans une motte de sable. « Tout ça, c’est qu’une c#nnerie. Ca peut pas être réel, et si ça se trouve, vous aussi vous n’êtes qu’un crétin d’hologramme à la c#n pour que je commence à vous en foutre plein la tronche quand j’en aurai ras le c#l d’errer dans ce… truc de m#rde. » D’un mouvement de bras, Maarten désigna toute la pièce. « J’ai jamais visité de pyramides, mais je peux vous parier mon caleçon – au moins il en risquait pas trop gros, en dehors d’un bout de tissu – qu’on se fout de notre tronche. »

Spoiler:
 

_________________
He says save me, save me; She says maybe, maybe…
She starts to turn away when he says…
Promise me you’ll never let us go
Push me, Crush me, Then save me, save me
She stops walking, walking; He stops falling, falling
He looks her in the eyes and he says… - © by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3068-nolan-je-me-surm
 

Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» LOU REED - Walk on the wild side
» N&M Ҩ Teach me to act like a man, talk like a man, walk like a man, and spit like a man.
» Walk of Punishment {Event}
» Peux-t'on connecter le Garmin 265WT sur l'autoradio ?
» Rosalie ~ Sometimes the sun shines cold The road is lonely as I walk alone

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-