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 Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}

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MessageSujet: Re: Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}   Mer 27 Aoû - 13:56

Maarten ne s'était pas arrêté de râler un seul instant. De toute la traversée, jusqu'à ce que nous arrivions à ce cul-de-sac sous forme de trou béant, l'homme n'avait émis aucune remarque positive. Je commençais à y faire, il a été ainsi depuis le début, dès que nous nous étions rencontrés. Je m’y étais fait, je savais que je n’allais devoir le supporter uniquement le temps de sortir de ce trou à ras. Après, il y avait fort à parier que je ne le reverrai plus. Alors je supportais sa mauvaise humeur, que je pensais plutôt peur dissimulée. Pour moi ce n’était pas un mauvais bougre, juste un gars totalement flippé par ce que nous étions en train de vivre. Et honnêtement, il y avait vraiment de quoi flipper. J’aurai pu, moi aussi, céder à la panique et lui rentrer dans le lard dès qu’il ouvrait la bouche mais en venir aux mains en se disputant ne servait à rien. Mieux valait qu’au moins un des deux garde son sang froid pour réfléchir à la situation. Toutefois, dans son dernier monologue plein de charme, j’espérais qu’il y ait du vrai. Après tout c’était fort possible. J’avais déjà vécu un truc similaire dans une boutique de jouets il y a quelques années et encore une fois dans une usine désaffectée. Alors oui c’était possible qu’on se foute de nous. « C’est possible. Mais on peut pas risque de se jeter dans le trou comme on se jette dans une piscine ! » D’accord, c’était envisageable mais honnêtement je ne comptais pas tester. Si on s’écrasait en bas et qu’on mourrait comme un insecte qui n’a pas vu la vitre … bah c’était pas très ragoutant comme fin et je préférais penser qu’on allait s’en sortir. Pouvoir traverser en se collant au mur, illusion ou non. Après, s’il souhaitait se jeter dans le vide c’était bien son problème.

J’avançai alors vers le vide et me collai directement au mur de droite. Pourquoi la droite aucune idée, c’était le plus proche. Je me mis ensuite dos au vide, changeant de sens pour me placer face au mur. Mes mains seraient bien plus utiles contre les parois s’il fallait s’accrocher. « Venez si vous voulez, ou bien restez là ça m’est égal. Illusion ou pas je compte bien passer de l’autre côté et pas jouer aux crêpes ! » Je lui lançai un bref regard avant de commencer ma traversée. J'avais un vocabulaire un peu restreint sur le coup. Jouer à la crêpe, voilà une belle phrase de mon invention. C'était ridicule et pitoyable. Je n’avais pas fait trois pas qu’il était déjà derrière moi. Le petit pan de sol sur lequel nous posions nos pieds allait décroissant. Bientôt, seules nos pointes de pied pourraient s’y poser. Nous n’avancions peut-être pas vite mais pour l’instant nos vies étaient moins en danger que j’aurai pu le croire au premier abord. Je fis une petite pause de quelques secondes, reprenant mon souffle et osant, pour la première fois, relever la tête afin de savoir où nous étions.  Si nous avions fait trois mètres c’était beau ! Visiblement, c’était utopique de croire que l’avancée était plus facile. On n’avançait pas ! Tête brulée j’avais pour autant l’intention d’avancer. Je me remis en route directement. Maarten était derrière moi, peut-être pas collé mais en tout cas je savais qu’il n’était pas tombé. Il avait de l’équilibre c’était déjà ça, à défaut d’avoir un caractère sociable…

Je continuais à m’accrocher. J’avais les ongles courts, c’était difficile pour moi de tenir du bout des doigts. Je sentais d’ailleurs que ça me tirait, que j’allais forcément lâcher prise. Le sang affluait dans mes doigts, je sentais des sueurs froides couler dans mon dos. Visiblement j’étais beaucoup plus stressé de tomber dans le vide que d’être confronté à d’autres choses comme des momies. « Fait ch*er ! J’en ai marre ! » Je laissai exprimer mon mécontentement par la vulgarité. Après tout Maarten ne s’en gênait pas alors moi aussi je pouvais bien me laisser aller quelques instants.
Je n’avais guère avancé depuis ma première pause. Et lorsque je voulus faire un pas de plus, il n’y avait plus de marche. Mes pieds ne pouvaient plus avancer et je ne pouvais pas les caler contre le mur, puisque même mes mains ne pouvaient presque plus s’y accrocher. « On va devoir faire demi-tour, ici il n’y a plus rien. Pas moyen de continuer. » Je secouai la tête et pestai encore un peu après avoir averti l’homme qu’il allait devoir faire marche arrière.
Et alors que j’essayai d’avancer dans l’autre sens, je posai ma main sans le vouloir sur celle de Maarten qu’il n’avait pas avancé encore. Déstabilisé par ce contact je me raccrochai peut-être plus fort à lui, avec tord. Mes pieds se dérobèrent alors que mon dos penchait vers l’arrière. Et malencontreusement, je tombais dans le précipice, entrainant l’homme avec moi.

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MessageSujet: Re: Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}   Sam 30 Aoû - 14:44



« Maar fuck ! » Voilà. Il devenait grossier. De frustration, d’impatience, par habitude ou d’énervement, la raison importait peu, seules les conséquences étaient pleinement visibles et indubitables : il devenait grossier. Oh, d’accord, ce n’était en rien nouveau, et qu’il le fasse en néerlandais avec l’accent de son pays natal n’y changeait rien, mais l’idée était là: tout cela commençait à lui porter sérieusement sur les nerfs. La plaisanterie avait assez duré aux yeux de Maarten, et il tenait à ce qu’Eamon le comprenne. Ce n’était pas que se promener dans un simulacre de pyramide avec un mec dont il ne savait rien et des momies mutantes qui les pourchassaient ne lui plaisait pas mais… mais en fait, ça ne lui plaisait clairement pas, il n’y avait pas à tortiller pour trouver une autre explication. Il commençait à en avoir franchement plein le dos de toutes ces bêtises et du baragouin insupportable d’Eamon, et c’était suffisant comme excuse. Et puis, de toute manière, ce n’était pas possible qu’il y ait des pyramides ici, et encore moins qu’ils aient été transporté de but en blanc dans un pays lointain. Surtout que ledit pays devait être en ruine à l’heure actuelle, dans un amas de sable, de cadavres et de roches brisées. Charmant. Oui, Maarten était de mauvaise humeur et non, il n’avait pas envie que ça change. Oui, il aurait été peut être plus judicieux qu’il prenne sur lui et qu’il fasse preuve de patience puisqu’aux dernières nouvelles Eamon n’avait pas demandé lui non plus à se retrouver coincé ici, mais non, Maarten n’allait pas faire d’efforts. Pas envie, pas d’intérêt, un gamin en train de bouder aurait été moins ridicule.

A bout de nerfs, Maarten finit toutefois par exploser. Tout cela n’était qu’une p#tain d’illusion, il en était convaincu. Une p#tain d’illusion extrêmement convaincante et palpable, mais une p#tain d’illusion tout de même, et il en avait ras-le-bol qu’on se paye sa tête. La réponse d’Eamon, aussi posée que la diatribe de Maarten avait été colérique, le fit rager un peu plus. « C’est possible. Mais on peut pas risque de se jeter dans le trou comme on se jette dans une piscine ! » Oooh, si. En tout cas, Maarten avait bien envie de jeter Eamon dans le vide histoire de vérifier sa théorie. Dans le meilleur des cas, l’autre risquait de manger la poussière et de se faire une belle frayeur. Dans le pire, au moins le biologiste aurait la satisfaction de se débarrasser de la présence épuisante d’une tierce personne. Ce n’était peut être pas très sympa, mais au moins c’était une solution qui aurait le mérite d’être concluante quel que soit son résultat. Malheureusement, avant que Maarten ait pu terminer de peser le pour et contre d’une telle action, Eamon se mit en mouvement. Pendant une fraction de seconde, le Néerlandais cru que l’autre allait réellement tester sa théorie, et donc se jeter dans le gouffre en croisant les doigts. Pendant une fraction de seconde, mais guère plus, puisqu’Eamon commença à s’accrocher à la paroi la plus proche, dos au vide. « B#rdel, mais quel c#n… » souffla Maarten en roulant des yeux. Eamon dut l’entendre, puisqu’il l’invita aussitôt à partager avec lui sa petite balade sur une corniche de quelques centimètres. « Venez si vous voulez, ou bien restez là ça m’est égal. Illusion ou pas je compte bien passer de l’autre côté et pas jouer aux crêpes ! » Jouer aux crêpes ? C’eut au moins le mérite d’arracher un petit rire à Maarten qui avait plus l’habitude d’être à l’origine des jeux de mots et autres expressions plus pitoyables que loufoques. Dans un soupir, encore, le biologiste le regarda s’avancer sur la corniche, faire quelques pas. Oh, et puis mȝrde. Eamon n’avait pas tort : ils n’allaient pas attendre le déluge, et il fallait bien faire quelque chose. Or, Maarten n’avait pas envie de se jeter lui-même dans le vide. Donc en restant aux côtés d’Eamon, au pire, il pouvait toujours par mégarde le faire tomber et ainsi ne plus rien risquer. Non ? C’était suicidaire. Mais qu’est ce qui te retient ici, Maarten ? Pas grand-chose. Il n’avait aucune chance de retrouver Cate en restant coincé dans ce b#rdel de labyrinthe, et il n’avait pas l’intention d’y croupir. Il avait une vie, de m#rde certes, mais une vie quand même, qu’il avait par ailleurs chèrement payée. Et entre la gâcher et la perdre, Maarten n’avait aucune hésitation. En quelques mouvements, il était agrippé à la paroi avec la ferme intention de ne pas jeter un seul coup d’œil vers le gouffre. Le vertige, Maarten ? Essayez de mettre en chien en l’air, et vous verrez le résultat. Un chien n’avait pas d’ailes et pas forcément envie de voler, et c’était la même chose pour Maarten. En plus, il n’avait jamais vraiment été en altitude, et cette expérience ne lui manquait pas vraiment. Accrochés ainsi à la paroi, le Néerlandais ne parvenait pas à ôter de son crâne l’image de deux scarabées sur un mur, écrasés par une quelconque chaussure. C’était certes risible, mais il n’avait pas envie de finir ainsi. Soudain, Eamon s’arrêta, et Maarten se retint à grand peine de faire état de son équilibre de métamorphe pour balancer l’autre crétin dans la fosse. Il n’avait aucun sens de l’instinct de survie ce crétin ? Le Néerlandais s’apprêtait à faire demi-tour, exaspéré, lorsque ce qui devait arriver – après tout ça leur pendait au nez non ? – arriva.

« Fait ch*er ! J’en ai marre ! » Voilà. Maarten n’était plus le seul à jurer, maintenant, et à exprimer clairement et à audible voix son humeur de chien. « On va devoir faire demi-tour, ici il n’y a plus rien. Pas moyen de continuer. » Maarten écarquilla les yeux, en se stabilisant le plus possible pour lâcher une prise et faire un doigt d’honneur à Eamon qu’il explicita en quelques mots. « Hors de question ! Soit t’avances, soit tu sautes, mais il est pas question qu’on fasse demi tour, compris ?! » Maarten n’essaya même pas d’être compréhensible. C’était le problème d’Eamon s’ils ne pouvaient plus avancer. Dans tous les cas, il n’avait pas l’intention de bouger outre mesure, l’autre allait devoir s’en accommoder. Et la douleur que diffusaient ses doigts mis à l’épreuve sur des prises coupantes, elle était moindre comparée à celle d’une transformation. Vraiment moindre. Eamon tenta toutefois de forcer le passage, et parvint à les déstabiliser tous les deux, Maarten n’ayant pas raffermi la poigne de sa deuxième main précédemment lâchée. Dans une lenteur inexplicable, il se sentit partir en arrière ; Ses pieds tentèrent de le retenir, son cœur devint douloureux de panique, et voyant qu’Eamon n’était pas en meilleur posture et donc inutile pour se raccrocher à la paroi, Maarten regarda le gouffre dans lequel il commençait à chuter. Un gouffre profond, en apparence. Obscur. Attirant, par son infinité palpable et pourtant illusoire. Puis après la fascination vint la panique. Celle du chien-loup, celle de l’homme, les deux furent aussitôt couplées et amplifiées l’une par l’autre, et Maarten sentit les moindres de ses muscles et de ses os se briser, se réagencer. Il n’était pas un félin, il n’allait donc pas retomber sur ses pattes. Mais le premier réflexe de défense face à l’inévitable était de tenter de survivre, et le chien-loup avait décidé de mettre les mains à la pâte, ou plutôt les pattes dans le cambouis. Ce fut un Saarloos qui roula dans la poussière, bien plus tôt qu’escompté, sur un rail de wagonnet et de la terre ferreuse. L’animal ne prêta aucune attention au changement de décor, et préféra se dépêtre des vêtements qui l’enveloppaient, pour boitiller dans un coin de la pièce, la patte foulée et l’arcade sourcilière ouverte. Le faiblement geignement de l’animal recroquevillé résonna dans ce qui n’était plus une pièce, mais bel et bien un couloir. Sombre. Une autre personne était là, il pouvait le sentir. Maarten était trop choqué pour réagir face à cette transformation inattendue et laissait l’animal prendre le dessus. Le chien-loup fixa l’homme quelques respirations, avant de boitiller, puis de trottiner vers lui, et de lui donner des coups de museau et quelques coups de langue, histoire d’avoir une idée de sa santé. Il pouvait clairement sentir la respiration qui lui prouvait qu’il ne faisait pas face à un cadavre. Au premier mouvement, le Saarloos se réfugia à nouveau de l’autre côté du couloir, secouant la gueule pour chasser le sang séché d’une blessure superficielle déjà réparée.

Ce fut au bout de quelques minutes que Maarten décida de reprendre le dessus, et de tenter de forcer la transformation inverse, ce qu’il n’était absolument pas certain de maîtriser. Au moins, l’animal avait été trop choqué et perdu pour attaquer sans signe avant coureur Eamon. Le Néerlandais était trop conscient de son absence totale de maîtrise de sa part animale pour ne pas avoir craint le pire lorsque la transformation avait débuté. Avant, Cate était là pour le contrôler, lui ordonner de rester immobile et patienter avec lui en attendant son retour à l’humanité. Les premiers signes de douleur s’élevèrent cependant rapidement, et bientôt ce fut un homme haletant qui chercha dans l’obscurité les vestiges de ses habits qu’il enfila sans tarder. Si le tee-shirt n’avait pas résisté, il avait au moins son sweat pour le remplacer sommairement. La faible luminosité, amoindrie encore plus par son retour à l’humanité, ne lui permit pas de trouver Eamon, et Maarten fronça les sourcils. Avant de lancer un inquiet – il devait se l’avouer : « Eamon ? Vous allez bien ? Eh, oh ! Eamon ? Je crois que j’avais raison, c’était une illusion et nous avons du passer au travers d’une galerie effondrée… »

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MessageSujet: Re: Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}   Dim 31 Aoû - 9:00

Nous n’avions finalement pas résisté à la chute. Maarten avait refusé de bouger et j’avais tenté de forcer le passage. Résultat, je nous avais entrainé dans le vide, chutant en arrière, l’homme à mes côtés. C’était prévisible en même temps, son mauvais caractère allait forcément nous faire défaut un moment ou un autre. Et ce fut le cas à cet instant là. La chute se fit lentement, peut-être trop lentement. Je me sentis réellement partir en arrière, perdre pied et ne plus avoir de prises auxquelles me raccrocher. Je vis Maarten tomber en même temps que moi, à mes côtés. Pourtant je ne me rappelle pas de l’issue de notre chute. J’avais fermé les yeux, laissant mon corps tomber lourdement, prêt à toucher le sol brutalement, me brisant certainement les os. Il aurait été facile d’imaginer une fin tragique. Je ne voulais pas la voir, je ne voulais pas l’imaginer alors j’avais fermé les yeux et je m’étais laissé tomber. De toute façon il faisait noir, je n’aurai rien vu si j’avais voulu. Je n’avais plus de défense, j’allais mourir c’était inévitable.
Pourtant, enfin, je touchais le sol après ce qui me parut une éternité. J’entendis l’écho de mon corps tombant mollement sur un sol poussiéreux mais toujours aussi sombre. Je tombais pratiquement sur le dos, ma tête ricochant à sa suite. Mes yeux s’ouvrirent quelques instants avant de se refermer. Je restai dans cette position un long moment. Je ne sais pas combien de temps. M’étais-je évanouie ? Je n’en savais rien. Toutefois, c’était au prix d’un effort considérable que j’arrivais à ouvrir les yeux. Péniblement. Je ne sentais plus grand chose de mon corps, je voyais trouble. Je sentis pourtant le souffle roque que je possédais, comme si je m’étais coupé la respiration sous le choc et que je peinais à la retrouver. Et des petits bruits aussi. Rien de bien déterminé cependant. Je pouvais malgré tout voir quelque chose, une masse sombre, se diriger vers moi. Ce n’était pas très clair mais ça n’avait rien d’humain. Un loup, un chien peut-être mais ce pouvait être aussi bien un renard qu’un gros chat. Je ne sais pas. Mais la truffe était humide, je le sentis près de mon visage. Un coup de langue aussi. Je tentais de bouger un peu mais ma main retomba mollement sur le sol après avoir réussi à se lever de quelques centimètres. J’étais peut-être encore trop faible. Je tentais de garder les yeux ouverts, sans grand succès. Finalement je bougeais un peu la tête et l’animal disparut. Lui avais-je fait peur ? Je fis quelques bruits pour reprendre ma déglutition, des bruits roques. J’avais mal à la gorge comme si j’avais crié pendant des heures lors d’un concert. J’avais aussi les oreilles un peu explosées. En fait j’étais totalement sonné. Et sans pouvoir lutter d’avantage, je sombrai.

Je ne sais combien de temps je suis resté ainsi. Je sais simplement qu’après, par la suite, j’ai pu bouger un peu. J’étais toujours au même endroit, peut-être un peu plus loin, comme si on m’avait trainé au sol. Il y avait plus de clarté. Je bougeais un peu, doucement. Je levai tout d’abord la tête en ouvrant les yeux. J’avais la bouche pâteuse et les oreilles encore un peu bourdonnantes mais le tournis avait l’air d’être parti. Je ne sentais toutefois pas le courage de me lever immédiatement. C’est alors que des bruits me parvinrent. Assez lointains mais ils semblaient se rapprocher. C’était quelqu’un qui parlait. Je ne distinguais que la fin. Illusion … galerie … Je mis un moment à comprendre ce qu’il disait mais je sus rapidement que c’était Maarten.
J’étais assis et je parlais alors. « Maarten, je suis là. » J’avais la voix un peu cassée et le cou raide. De la poussière et du … cambouis s’étaient collés à mes vêtements mais aussi sur mes bras nus. J’avais aussi quelques égratignures mais je ne voyais que des blessures superficielles. Ma respiration était redevenue presque normale.
Finalement Maarten montra le bout de son nez. Je ne le distinguais pas très clairement tout d’abord mais la luminosité emplit par la suite son visage et je pus alors le reconnaître très nettement. « Comment ça va ? » Je mis encore un moment avant de me sentir la force de me lever. Je pris appuis sur tout ce que je pouvais trouver et me mis debout. Je chancelais un peu, voire beaucoup. J’avais la tête qui tournait et les yeux qui me faisaient voir blanc. Mais après quelques instants debout, tête baissée, ça allait mieux. « Qu’est ce que vous disiez tout à l’heure ? Une galerie effondrée ? » J’essayais de me remémorer nos paroles précédentes, ainsi que nos actes. Nous étions dans la pyramide, au bord du précipite. Et juste avant il m’avait parlé d’une illusion. Alors je regardais au dessus de ma tête. Effectivement un trou d’où pendait différentes choses. Des rails, des câbles et des herbes sèches. Le trou n’était pas très gros mais ça n’avait pas été fait volontairement. Une galerie qui s’était effondrée sous nos pieds. Oui c’était possible.

« Mais alors .. on est revenu dans la mine ? … On n’en est jamais sortit pas vrai ? » Je ne jouais pas à l’abruti mais tous les deux, nous avions l’air bien sonné. Si Maarten n’avouerait jamais qu’il s’était inquiété quand il me cherchait, j’avais perçu le soulagement quand il m’avait trouvé. Alors la pression semblait être retombée d’un cran. Pour tous les deux. Désormais, je pouvais espérer lui parler calmement, avoir éventuellement une véritable discussion avec lui sur ce qui nous était arrivé. Là, j’étais encore bouleversé. Si tout ceci n’était qu’une illusion, la briser brutalement fut un choc. C’était peut-être ça qui chamboulait mon esprit, qui me donnait un horrible mal de crâne. Maarten semblait mieux le vivre. « Vous avez vu le chien ? Ou je sais pas trop quoi, il s’est approché tout à l’heure. » Ce n’était pas prioritaire de penser à ça mais si un animal affamé vivait seul ici, je voulais l’aider. J’aidais certainement plus les bêtes que les hommes et je voulais aider ce pauvre animal si tant est qu’on le revoit un jour. Peut-être que Maarten l’avait vu. En tout cas, j’étais bien loin de me douter que c’était lui, le chien. Que c’était un métamorphe ou un truc qu’on appelle comme ça.
J’avançais vers la lumière qui m’éblouissait un peu. Nous avions l’air d’être près de la sortie. Autant s’y rendre et respirer un air plus convenable que celui auquel la poussière s’était mélangée.

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MessageSujet: Re: Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}   Mer 10 Sep - 22:48



Maarten n’était pas un oiseau. Non. Sa forme animale, loin d’être un fichu volatile, n’était qu’un simple chien, même si les années passant il semblait qu’un ours eut mieux convenu, et il s’en contentait sans aucun problème. Et donc, il n’avait pas la prétention de vouloir s’affranchir de la gravité, et encore moins de faire autre chose que de marcher à quatre pattes dans la poussière pour mieux chasser des lapins et d’autres cafards. Alors pourquoi son premier réflexe avait-il été de se transformer en sentant le vide s’étendre sous son corps alors qu’il chutait dans ce gouffre sans fond visible ? Aucune idée. L’instinct de survie – et la bêtise congénitale – de l’animal, sûrement. Lorsqu’il s’écrasa sur le sol, dans un rouler-bouler inefficace pour absorber le choc, Maarten entendit clairement un ou deux os craquer, son épaule se démettre et une pierre trancher l’arcade sourcilière. Un flot de sang commença rapidement à gêner le Saarloos, autant son flair que sa vue, qui se réfugia dans un coin pour geindre à son aise et chasser les tâches noires qui dansaient autour de lui, conséquence directe de la chute et du choc de l’arrivée. Après quelques secondes, minutes ?, le temps que sa plaie ouverte se referme légèrement, le chien huma l’air et avisa la forme inerte de l’autre côté du couloir. Trottinant, négligeant la douleur que chaque pas diffusait dans toute sa patte avant, il se rapprocha du corps, donna quelques coups de museau et de langues, conscient que l’homme en lui s’inquiétait de la survie de son congénère. En soi, le Saarloos n’en avait rien à faire, mais ça importait l’humain alors…

Un mouvement. Dans un nouveau geignement, il fit un saut en arrière, effrayé par cette main qui venait de s’agiter. En quelques coups de patte, il fut de l’autre côté. Douleur, blessure. Maarten patienta dans son coin, tentant maladroitement de lécher une blessure inaccessible. C’était bien sa veine. Pas capable de voler, pas capable de se réceptionner correctement : ah oui, assurément, il était un chien jusqu’au bout des ongles. Aussi crétin que ces animaux à quatre pattes pouvaient l’être. Et surtout, aussi… la douleur revint, sans prévenir. Le Saarloos eut un instant d’affolement. Son épaule ? Ses os ? Ils n’étaient pas encore réparés mais… non. C’était simplement la transformation retour. Maarten avait inconsciemment décidé de reprendre le contrôle de son être et surtout de quitter le pelage de l’animal pour redevenir l’asocial qu’il appréciait – vraiment ? – être en étant humain. Haletant de douleur, il se retrouva par terre, à chercher dans les lambeaux de ses vêtements des parties qui pouvaient encore être mettables. Heureusement que le chien-loup n’était pas très imposant, il parvint à récupérer la plupart de ses affaires, abandonna les vestiges de son tee-shirt après avoir tenté de nettoyer le sang séché qui subsistait de sa blessure au front. Et une fois revêtu passablement décemment, Maarten entreprit de souvenir qu’il n’était pas seul, lorsqu’il avait lourdement – douloureusement – chuté. Le plafond effondré, les débris qui parsemaient un vieux chemin de fer, des poutres rongées par des mites, et un éclairage plus qu’inexistant… La voix du Néerlandais s’éleva dans les décombres. Inquiète ? Non, surtout pas. Non. Il n’était pas inquiet pour Eamon, c’était ridicule. Et pourtant… l’absence de réponse accentua le caractère inquiet de ses appels, alors qu’il s’habituait à la faible luminosité et cherchait une silhouette. Le Saarloos l’avait bien trouvée, il n’y avait pas de raison pour que l’homme soit plus aveugle qu’une langouste, non ? « Maarten, je suis là. » Aussitôt, le biologiste se tendit. « Eamon ? » En quelques mouvements, Maarten fut à coté de l’autre. Vue, odorat… et surtout ouïe, c’était un avantage non négligeable d’être un skinchanger, même si Maarten n’avait jamais essayé d’améliorer ses capacités offertes par sa nouvelle – et vieille de dix ans ou presque – nature. Les sourcils froncés, il considéra un Eamon poussiéreux, mais étrangement en bonne santé. En apparence. B#rdel, il était donc le seul boulet de la pièce à avoir chuté sur les rails et à s’être ouvert, brisé ou foulé la cheville, sans compter cette épaule qui le lançait sans interruption depuis qu’il était redevenu humain ? Ou avait-il seulement la poisse ? « Comment ça va ? » Maarten hésita entre lui proposer d’aller se faire foutre ou répondre franchement, et se contenta finalement d’un grognement supposé être une phrase, et une réponse, « J’ai connu mieux, j’ai connu pire. », peu enclin à s’attarder sur le sujet ni même à retourner la question. Au contraire. Il lui tendit une main pour l’aider à se lever, grimaçant en s’apercevant que c’était que le mauvais côté qu’Eamon s’était appuyé, en se muant dans un silence non pas patient, mais voué à une réflexion stérile. « Qu’est ce que vous disiez tout à l’heure ? Une galerie effondrée ? » Maarten s’écarta, se souvenant soudain qu’il était clairement en train de guérir en accélérer et que ce n’était pas forcément très judicieux qu’Eamon s’en rende compte. « Mouais, c’est ça. » Se contenta-t-il de répondre. Galerie effondrée, de toute évidence. Et une illusion pour agrémenter le tout d’un paysage plus exotique que celui d’une bête et stupide et bien trop urbaine mine désaffectée. Oui, les sorciers étaient des plaies, et oui, Maarten voulait bien les étrangler, encore plus s’ils étaient brunes et s’ils étaient séduisantes et s’il avait envie de les embrasser et de les embraser à la seule vue de leurs courbes aguichantes. Maarten se donna une claque mentale, pour réorienter ses pensées en direction de l’unique autre être vivant aux alentours – exceptés les insectes qui ne devaient pas manquer de peupler les environs – pour se concentrer sur les mots prononcés. « Mais alors .. on est revenu dans la mine ? … On n’en est jamais sortit pas vrai ? Vous avez vu le chien ? Ou je sais pas trop quoi, il s’est approché tout à l’heure. » Le chien Quel chien ? Mais toi, crétin ! Maarten se sentit pâlir, blanchir et concurrencer le plus cadavérique des zombies. Il devait éloigner les soupçons. Il devait rester cacher. Il devait… « Un chien ? Mais t’as rêvé, y’a pas de chien ici… ou alors je ne l’ai pas croisé, ou alors ce n’est qu’une autre c#nnerie d’illusion. Ou alors tu as pris un choc sur la tête qui a tué l’unique substitut de neurone que tu conservais en vie dans un précieux bocal. » Maarten haussa les épaules – tenta du moins – avant de se décaler sur le côté, peu sûr de ce qu’il convenait de faire à présent. Cette chute, physique et de l’illusion, avait fait éclaté le climat de méfiance et d’agressivité qui régnaient autour des deux hommes depuis leur rencontre, et Maarten n’arrivait pas à retrouver son agressivité précédente, à son grand damne. C’était ridicule, b#rdel, de ne pas pouvoir ainsi se mettre en colère sur commande ! Et dire qu’il était supposé être un impulsif et violent notoire, il ne parvenait même pas à être antipathique. Pitoyable. Et son épaule qui le faisait toujours souffrir, comme si elle n’arrivait pas à se remettre du passage de l’état Saarloos à celui d’humain.

Finalement, suivant Eamon vers la lumière qui l’aveugla un temps, Maarten se retrouva à l’air libre, libre de respirer et de voir les dégâts que leur aventure minière avaient eu sur lui. Du sang, il en avait de partout. Mais pas là où il s’y attendait. Alors que la morsure de la momie lui avait donné l’impression de maculer son sweat et son bras, il n’y avait strictement rien à la lumière blafarde de la lune. Mais des écorchures… il en avait de partout. Toutes soignées, cette régénération là, au moins, était rapide. Son œil le tirait légèrement, encore douloureux, mais bien réparé à présent. Mais le pire, à n’en pas douter, c’étaient ceux qu’il avait jadis appelés habits. Son jogging, bien qu’élastique, était troué à plusieurs reprises au niveau des genoux, tandis que son sweat, distendu, menaçait de se rompre à toutes les coutures. Autant pour la discrétion, maintenant. C’était peut être le moment de s’inquiéter – ou plutôt de s’intéresser, le terme était moins fort et donc bien plus adéquat – aux conséquences que leur chute avait pu avoir sur Eamon. « Au fait... t’as rien ? » grogna t il avant d’enchaîner sur le plus intéressant. « Et vous êtes sûrs d’avoir vu un chien ? Il était comment ? T’as vexé un p#tain sorcier avec un p#tain de clébard dernièrement ? Parce que ouais, de toute évidence, tout ça n’était qu’une p#tain d’illusion. » Etait-ce la colère ou simplement la manière habituelle de parler de Maarten, que de faire référence au côté libertin d’à-peu-près tous les noms qu’il utilisait ? Aucune idée, dans tous les cas, c’était une façon comme une autre de se détendre et de se défouler, et Cate seule savait à quel point il en avait besoin.

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MessageSujet: Re: Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}   Mer 17 Sep - 8:48

L'homme semblait finalement plus sympa, beaucoup moins sous tension depuis que l'illusion avait cessé. Ses propos semblaient moins agressifs, enfin pour quelques instants. Il semblait se braquer quand je lui parlais du chien mais en tout cas il avait recommencé à me tutoyer, signe que les tensions s'apaisaient peut-être. Une question de sécurité peut-être. Moi même je me sentais plus à l'aise à l'idée que nous nous retrouvions à nouveau dans la mine, après avoir été bêtement et lourdement dupés par une saleté d'illusion. Mais je ne répondis rien, me contentant de lui sourire. Je ne savais pas s'il me voyait, étant donné qu'il restait dans l'ombre et que moi même je ne le voyais pas très bien. Il semblait souffrir de son épaule. Je n'étais certainement pas le seul à avoir fait une mauvaise chute. « Ca va ? » De toute façon, que ça aille ou non, je ne pourrai rien de bien utile. Je n'étais pas médecin, encore moins infirmier. Je ne connaissais pas les gestes de base, j'avais toujours suivi mon instinct quand j'avais besoin de soigner quelque chose. Aux Jeux, car pour le reste c'était les médecins de l'hôpital qui me soignaient ou mon généraliste. Alors là, je n'aurai certainement pas pu faire grand chose pour Maarten.

Je pris le temps pour me lever et pour me diriger vers l'extérieur de la mine. Mes vêtements étaient poussiéreux, un tour au pressing et le tour serait certainement joué, si on ne comptait pas sur les éraflures et les trous qu'elles avaient entrainés. Juste bons à donner à la fourrière pour les chiens recueillis ça. Ce que je ferai sans doute, comme pour la plupart de mes vêtements inutilisables. C'était mieux que de les jeter, au moins ils servaient à quelque chose. Comme une seconde vie. J'avais encore légèrement le tournis, comme une envie de vomir aussi. Mais sitôt debout, chancelant quelques peu pour marcher vers la lumière, ça commençait à aller mieux. L'air frais sans doute. « Ah de l'air ! » Ma voix semblait un peu roque, sans doute à cause des échos mais aussi à cause du souffle coupé lors de la chute.
J'avais encore en tête toute l'illusion, qui me semblait si réelle. Les sorciers savaient faire de drôles de choses avec des moyens de fous. Oui ils arrivaient à faire ça sur deux hommes mais la chute de leur illusion n'était pas très théâtrale. Je fermai les yeux un instant, vidant ce qu'il restait de cette aventure. Lorsque je les rouvris, je cherchais du regard ma voiture, garée quelques mètres plus loin. Je vérifiai que les clés étaient bien dans ma poche et je me tournai enfin vers Maarten qui était lui aussi à présent dans la lumière de l'extérieur. Ses vêtements semblaient aussi abimés que moi mais lui avaient certainement moins de bleus ou de griffures. Puis il repris la parole, avec son ton habituel. Visiblement ça, ce n'était pas l'illusion ! « Ca peut aller. Du repos je pense, une douche et ça ira. » Puis je me surpris à réfléchir à la même discussion que j'avais eu avec Isis. Un sorcier qui m'en voudrait, c'était peut-être possible, mais qui disait que lui non plus n'était pas visé ? Ou que n'importe qui l'était d'ailleurs ? Le premier à entrer. « Je connais pas de sorcier. » J'hochai négativement la tête avant de reprendre, moi aussi. « En revanche c'est pas la première fois que je tombe sur des situations où je risque ma vie. A croire que quelqu'un m'en veut ou que quelqu'un connait mon goût très prononcé -un peu trop même- pour l'aventure et le risque. Enfin bref le plus important c'est qu'on soit sorti de là. »
Mais nous restions là, sans bouger. Peut-être que l'homme réfléchissait lui aussi à ma aveu qui en soit n'en était pas vraiment un. Juste une idée qui me passait par la tête depuis un bout de temps et qui, surtout, m'avait fait rencontré de nouvelles personnes. Des personnes que je n'avais jamais croisé, jamais aperçu ni rien. Des inconnus devenant connus à mes yeux. De nouvelles relations. Des amis ou juste des connaissances mais en tout cas des nouvelles têtes dans mon répertoire. Peut-être qu'après tout c'était là aussi le but de ces illusions, le but de tout, en fait. « Je te ramène ? » Je montrai alors les clés à Maarten et indiquai la voiture. Je ne souhaitais pas rester plus longtemps ici, et je me doutai que l'homme ne vivait pas dans le coin. Autant le ramener s'il était venu à pied. Peut-être qu'on ne discuterait pas d'avantage, qu'on ne se reverrait même pas, mais depuis la chute de l'illusion il se montrait plus correct et certainement aussi plus humain. J'avais envie de lui tendre une main bon enfant pour enterrer la hache de guerre et lui dire hé, sans rancune !, mais il n'y avait rien. On ne s'était pas vraiment disputé, on était juste à cran. Alors à quoi bon.

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MessageSujet: Re: Walk like an egyptian {Eamon/Maarten}   Ven 19 Sep - 10:19



A force d’être antipathique et de mauvaise humeur, Maarten n’avait plus l’habitude de se comporter normalement face à une tierce personne. Et la brutale chute de tension et d’animosité en conséquence de cette sortie d’illusion le déroutait plus qu’il ne pouvait l’admettre sans perdre quelques plumes – façon de parler bien évidemment. Il avait pourtant tout pour continuer à râler. Une douleur à l’épaule qui refusait de disparaître, des habits déchirés, une voire plusieurs heures de perdues dans une vieille mine par la seule fantaisie d’un sorcier, ce n’étaient pas les raisons qui manquaient. Alors pourquoi donc n’avait il plus envie de pester et de se montrer gratuitement agressif ? Peut être par flemme. Ou parce qu’il n’avait pas toujours été à ce point bougon, et que parfois le Doug Stijn de sa naissance refaisait surface. Peut être. « Ah de l'air ! » Un sourire se dessina sur les lèvres de Maarten qui, s’il n’en dit mot, n’en pensa pas moins. De l’air, bon sang, de l’air ! Ce que ça faisait du bien, même s’ils échouaient dans une forêt adjacente à la mine, même s’ils n’avaient à aucun moment manqué d’air. De l’air, de l’espace, une certaine liberté retrouvée, voilà en fait ce qui apaisait à la foi l’homme et le chien, ce qui calmait à ce point le Néerlandais. Profitant de la luminosité, Maarten entreprit de faire un état des lieux des dégâts causés par leur mésaventure commune. De ses blessures superficielles, il ne restait déjà plus que de légères marques, qui allaient en s’estompant. De ses blessures plus graves – fracture ou foulure, coupure – ne restait maintenant qu’une légère gêne et douleur fantômes. En fait, en dehors de son épaule et du traumatisme infligé à son esprit, il allait parfaitement bien. Ce qui n’était pas forcément le cas d’Eamon. Au fait, tu n’as rien ? Maarten se surprit à s’inquiéter pour la santé de l’autre. En dehors de Bastien, ça faisait longtemps qui ne s’était pas soucié de qui que ce soit. Loin de se laisser distraire par ce trouble, il enchaîna sur du plus concret, et intéressant, à savoir la recherche de qui avait pu leur faire subir cela. Eamon comptait il des sorciers parmi ses ennemis ? Pour le cas de Maarten, la réponse tenait en un nom qu’il se refusa à énoncer, même en pensée. Il ne fallait pas qu’il vire dans la paranoïa – même si quelque chose lui disait que c’était un combat perdu depuis des années – et qu’il la juge responsable de tout ça. « Ca peut aller. Du repos je pense, une douche et ça ira. Je connais pas de sorcier. » Maarten fronça les sourcils, déçu. Il devait se l’avouer, il était partagé entre l’envie de ne pas être la cible et celle que ce soit elle qui soit derrière tout cela. Puis il songea aux autres possibilités. Aux autres sorcières qu’il connaissait. Il fallait bien qu’il se résonne, ce n’était pas nécessairement elle et il n’avait aucun intérêt à espérer que ça le soit. Après tout, ne l’avait il pas fuie ? Ne s’était il pas enfui pour se protéger, pour les protéger, pour s’extirper de la nasse qui le détruisait lentement mais sûrement ? Maarten ferma les yeux un court instant, tiré de ses pensées par Eamon qui reprenait. « En revanche c'est pas la première fois que je tombe sur des situations où je risque ma vie. A croire que quelqu'un m'en veut ou que quelqu'un connait mon goût très prononcé -un peu trop même- pour l'aventure et le risque. Enfin bref le plus important c'est qu'on soit sorti de là. »

Là, ce fut clairement un soupir. « Mouais, c'est l'important. » Un soupir de soulagement. Un soupir à l’idée que ça se concrétisait: si Eamon avait été mis à plusieurs reprises en danger, il n’y avait pas de raison pour qu’il ne soit pas une fois de plus la cible de cette attaque, et le Néerlandais un simple dommage collatéral. Le silence prit ses aises entre les deux hommes immobiles, mais Maarten n’y prêta aucune attention. Si ce n’était pas lui la cible, alors ce ne pouvait être elle. Et si ce n’était pas elle, alors elle ne l’avait pas retrouvé. C’était simple, simple comme hello. Et c’était rassurant et décevant à la fois. A nouveau, Eamon sortit le biologiste de ses interrogations, lui rappelant au passage à quel point il était muet depuis plusieurs minutes. « Je te ramène ? »

« Pardon ? » Le Néerlandais mit quelques instants à comprendre la proposition de l’autre homme, proposition qu’il déclina d’un geste de la main. « Non, non, c’est bon. Si c’était vous la cible, je risque moins en restant seul, et puis marcher ne va pas me faire de mal. » Il n’avait pas envie de passer plus de temps en compagnie de l’autre, d’une part parce qu’il ne lui faisait pas confiance pour deux sous et comptait fermement ne pas lui indiquer où il habitait, et d’autre part parce qu’il avait effectivement envie de se retrouver seul. Pour souffler, pour réfléchir, pour faire le point sur ce qu’il venait de se passer. Il ne pouvait que recouper cette illusion si réaliste à la présence fantomatique qu’il s’était forgée de Cate ces dernières semaines, ces derniers mois. Et inconsciemment, il était déjà en train de faire des hypothèses effrayantes, des hypothèses mettant en jeu illusion et sorcellerie. Et si tout n’était qu’une grande et vaste illusion ? Laissant partir Eamon, Maarten enfonça ses mains dans les poches survivantes de son survêtement, repérant le chemin par lequel il était arrivé en courant un peu plus tôt. S’il avait contrôlé ses transformations, il se serait bien fondu dans la peau du chien pour trotter jusqu’à son domicile en dépit de cette douleur à l’épaule qui n’allait pas en s’amoindrissant, limitant même ses mouvements. Il espérait qu’elle allait passer, sans quoi il était bon pour devoir consulter un médecin. Et de ça, il n’en était pas question.

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