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 « Vous n’avez aucun courage. Aucune dignité. Votre manque de foi est en train de tout détruire. » [pv Noah D. Meadow]

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« Le prodige et le monstre ont les mêmes racines. »

Féminin
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MessageSujet: « Vous n’avez aucun courage. Aucune dignité. Votre manque de foi est en train de tout détruire. » [pv Noah D. Meadow]   Mar 29 Avr - 23:20



J’étouffe. Je suffoque. Je lutte pour respirer, me débat contre un ennemi invisible. Des liens se resserrent autour de mes membres, ma liberté de mouvement s’amenuise un peu plus à chaque tentative de me libérer. Je hurle, je crie, je cherche à mordre à plein croc celui qui m’attaque mais ma machoire ne cesse de se refermer sur du vent. Rien de tangible. Même pas d’air. J’ignore contre quoi je suis en train de lutter, je ne parviens même pas à savoir depuis quand. J’ai l’impression que ça fait une éternité que je suis ainsi lié, ainsi étranglé par le vide. Le loup ne sait plus quoi faire. Il voudrait se tapir, il voudrait fuir ou chercher du secours, mais on me retient. On m’immobilise. On veut me mâter. Je sens dans mon pelage la morsure du fouet, dans ma gueule, les cisaillements de ce qu’ils ont placé pour m’empêcher d’attaquer. La bile agresse mes papilles, remplaçant la salive qui n’arrive même plus à se former. Je me débats davantage. Panique. Asphyxie. Je me noie dans le silence et dans cet enfer dont je ne trouve pas de sortie et qui ne connait aucune logique.

Et je me réveille.

Ma respiration est sifflante lorsque je parviens enfin à m’extraire de ce cauchemar dont j’ignore l’origine. Mes draps se sont emmêlés autour de mes jambes, les enserrant plus solidement que des cordes, accentuant à n’en pas douter le sentiment de vulnérabilité omniprésent dans ce songe qui me laisse en sueur. Je me redresse aussitôt, m’en extirpant violement, indifférent au craquement inquiétant des coutures du tissu. Et je me prends la tête entre les mains, mes fins cheveux se faufilant entre mes doigts, s’y planquant, s’y entremêlant. J’ai l’impression que l’on tambourine contre le mur, mais je sais que ce ne sont que les battements de mon cœur qui refusent de ralentir. Mes yeux me brûlent, et je suis surpris de trouver de petites perles salées à leurs commissures. Encore haletant et tremblant, je me lève finalement pour aller m’accouder à la balustrade qui s’ouvre sur la pièce principale de la villa, légèrement en contrebas. Mes yeux glissent sans les voir sur les murs immaculés qui éclairent les pièces et aveugleraient même en journée si l’architecte n’avait pas pris en compte l’ensoleillement extraordinaire dont profite la région. Je m’humecte les lèvres, alors que les vestiges du cauchemar se dissipent dans la quiétude et le silence de l’endroit. Combien de temps se sont ils écoulés depuis qu’un non catégorique s’est interposé entre moi et Azzura ? Des mois. J'ai pu finalement la voir, mais ça n'a pas été sans peine, et juste deux petits jours, des gouttes d'eau dans un océan. Je ne compte plus les jours qui se prolongent dans un hier sans fin, en empiétant sans honte sur le présent. Une éternité. Non m’a-t-on répondu. Non me suis-je vu avoir pour toute réponse à mes questions insistantes. Accusée de meurtre. Sottise : je tue tous les jours pour le Gouvernement. La situation est simple, je n’accepte pas que l’on me refuse ce que je veux, et mon orgueil en souffre. Le loup se rebelle, hurle à la Lune alors que l’homme a pris le parti de prendre son mal en patience. Je plonge mon visage entre mes mains, toujours appuyé contre la balustrade métallique qui me semble glacée. Mais ce n’est pas elle qui provoque les tremblements qui parcourent encore ma colonne vertébrale. Je tremble encore de cette terreur animale face à la supériorité d’un homme qui aurait tout pouvoir sur moi. Si je n’ai que des souvenirs confus de mes années lupines, de mes siècles plutôt, le loup a conservé en mémoire les faits marquants, et la traversée de l’Atlantique en est un. Lâchant la balustrade, j’entreprends de descendre les escaliers, alors que ma main nerveuse part dans mon épaule dessiner des cicatrices fantômes qui dateraient de cette époque. Lorsque mes pieds foulent finalement le parquet tiède du séjour, mon cœur bat à nouveau à un rythme régulier, et je me surprends même à songer un retour possible au sommeil. La sonnerie de mon téléphone me vrille les tympans, et je lève les yeux au ciel, avant de chercher du regard le mobile qui m’appelle de cette manière. Ce sont ses vibrations qui me permettent de mettre enfin la main dessus, et je décroche par automatisme, devant le numéro entrant.

Trois quarts d’heure plus tard, mon chauffeur me dépose au cœur du Central Business District, à quelques pas du Governement Building. Je renoue ma cravate avant de sortir du véhicule, le congédie d’un geste avant de m’avancer d’un pas assuré vers les quatre gardes du corps qui attendent à quelques mètres de là. Je ne paye pas de mine à côté d’eux, cela me sidère à chaque fois. Mon apparence malingre, couplé à ma petite taille – il semble que les populations du XXIème siècle ont pris quelques centimètres par rapport à mon époque natale – est d’autant plus visible qu’ils font tous dans les mètre quatre vingt et je n’ose estimer leur masse musculaire. Quoiqu’il en soit, je me tiens au courant de la situation. Imprévu, sortie avancée, et voilà que l’on ne me tient au courant des dernières modifications moins d’une heure en avance. De mauvaise humeur après la nuit passée et mon départ précipité, je leur susurre de se contenter de faire leur travail, d’une voix acide et péremptoire. Mes doigts glissent alors à mon côté vérifier mon arme et son bon fonctionnement ; mon regard quant à lui ne cesse de se promener sur la rue encore déserte de passants, l’heure matinale jouant en notre faveur. Je me dirige finalement vers un Peacekeeper après avoir donné les ordres habituels à mes hommes, pour m’assurer que j’ai bien compris la situation. On m’a appelé alors que le Président lui-même ne sera pas présent. Ma mauvaise humeur monte d’un cran encore. J’étouffe mes sarcasmes, ravale la droite que j’aurai voulu lui faire avaler, et reviens près des autres gardes du corps. Soudain, je m’immobilise. Il y a peu de passants, ai-je remarqué précédemment, mais suffisamment à mon goût : une ombre de mon passé est apparue dans une ruelle à quelques pas d’ici. Des images de massacre viennent en premier plan dans mon esprit, un massacre dont je suis l’unique responsable. La colère du loup avant qu’il ne soit complètement en moi. La colère du loup blessé qui a épargné dans ce bain de sang celui qui avait toute ma confiance. Une colère innommable, incontrôlable, et puissante. Une main sur mon épaule et je me crispe sous le contact. Avant de lâcher un vague « Je reviens, vous saurez gérer cela sans moi. ».

Quelques pas de loup, plusieurs dizaines de minutes plus tard, me voilà dans des rues désertes à la poursuite d’un fantôme. J’ignore ce que je recherche en le suivant. « Noah ! » Ma voix résonne dans les rues désertes. Atone. Un constat. En regardant autour de moi, je comprends que le loup est la proie. Ma colère à son égard est encore vivace malgré les sept siècles qui se sont écoulés entre sa trahison et les miennes. Je glisse mon Glock hors de son holster et mets en joue le dos de mon ancien ami. Nous sommes loin désormais du centre de la ville, nous sommes loin, à présent, du Governement Building. Il n’y a plus que lui, moi, et l’asphalte écaillé qui nous entoure. J’ignore, avec cette conscience lupine d’une temporalité ternaire, combien de temps j’ai pu le suivre, mais j’ai conscience du poids de l’arme dans le creux de ma paume, et de sa chaleur glacée. « Noah ! » répète-je, écoutant l’écho qui se disperse. « Arrête toi ! » Mon bras se relâche un instant. « Pourquoi m’avoir conduit ici ? C’est elle qui t’envoie ? » Elle. Pourquoi lui ai-je posé cette question hors propos ? Bien sûr que non, ce ne peut être elle. Et pourtant… c’est leur nature de sorciers, à tous  les deux, qui a déclenché la première cette folie dévastatrice qui m’a vu réduire à néant ces abominations que constituait la famille de mon frère de substitution. Sur l’instant, je n’avais pu le tuer aussi facilement que j’avais pu me résoudre à tuer Orfeo. Si je le regrette ? Non. Même si la haine se tient encore tapie non loin de ma raison, en présence de Noah.


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« Vous n’avez aucun courage. Aucune dignité. Votre manque de foi est en train de tout détruire. » [pv Noah D. Meadow]

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