AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

  Walk On The Wild Side {Isis/Calypso}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Masculin
↳ Nombre de messages : 616
↳ Points : 97
↳ Date d'inscription : 27/08/2012
↳ Age : 25
↳ Avatar : Nobody
↳ Age du Personnage : 1 jour, 1 siècle, quelle importance ?
↳ Métier : Commère
↳ Opinion Politique : Partisan
↳ Playlist : Imagine Dragons - Radioactive
↳ Citation : - In this life now you kill or die, or you die and kill. -
↳ Multicomptes : Danny Clocker



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Walk On The Wild Side {Isis/Calypso}   Lun 19 Mai - 16:07







Walk On The Wild Side



Calypso & Isis








Loterie du RP




« Plucked her eyebrows on the way
Shaved her leg and then he was a she
She says, hey babe, take a walk on the wild side
Said, hey honey, take a walk on the wild side
»

La forêt inspire le repos, un lieu magique, l'endroit où Blanche-Neige a rencontré des animaux adorables et séjournait chez les sept nains. Mais nous ne sommes pas chez Disney ici. Mesdemoiselles méfiez-vous car un sorcier malveillant a décidé de ne pas y aller de main morte. Vous enfermant dans une illusion abominable, alors que vous vous promeniez toutes les deux dans les bois, au même endroit. Quelle idée saugrenue à une heure si noire et avancée de la nuit ! Peut être vous étiez-vous perdues ? Tout se passera dans votre tête mais cela paraîtra tellement réel... La forêt ne sera plus peuplée de jolis oiseaux qui chantent jusqu'à vous rompre les tympans mais de malsains Cerbères prêts à faire de vous leur repas. Encerclées, sans échappatoire. A vous de savoir combattre ces chiens de l'Enfer ou plus raisonnable... les fuir. Les arbres s'agrandissent, la forêt entière s'agite. Qu'en penses-tu Calypso ? Le chat qui niche en toi va t'il t'inspirer la ruse légendaire des félins, sauras-tu te faufiler hors de ce terrible faux pas ? Et toi Isis ? La battante qui sommeille sous tes airs fragiles va t'elle se réveiller, ou la terreur te paralysera t'elle ?


Ordre de Passage:
 



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t1-contexte

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Walk On The Wild Side {Isis/Calypso}   Jeu 22 Mai - 12:17

    Cette forêt, je devais à nouveau affronter cette forêt, je ne pouvais pas rester sur cette sensation de chaleur, de terreur dans cette forêt. Non, je devais la combattre, comme toutes les autres choses que j'avais du combattre dans ma vie. J'étais une battante. Au fond de moi, j'avais cette crainte, celle qui me disait que si le feu se propageait à nouveau dans la forêt. Il n'y aurait pas toujours Eamon pour me sortir de là, j'avais eu de la chance ce jour là, sinon, qui me dit que je ne serais pas morte manger par les flammes, ou simplement par les zombies ? Étais-je prédestinée à mourir dans ce lieu si beau mais parfois si lugubre ? Je ne le savais pas, mais parfois mes nuits étaient agitées, je me réveillais en sueur après avoir été mordu par les flammes dévorant mon corps, mais ce n'était pas tout, je voyais ma soeur avec un sourire carnassier, c'était elle qui avait allumé ce feu pour me faire mourir. Ceci n'était qu'un rêve, je le savais mais je me souvenais parfaitement des détails comme si tout cela n'était qu'une prémonition. Je n'avais pas cette capacité là, sinon, je vivrais ma vie autrement, mais ces cauchemars étaient si vrais, si réels que parfois je me demandais si ce n'était pas ce qui s'était vraiment passé. Et puis, je constatais mon intégrité physique au petit matin, j'avais tous mes orteils, tout mon corps était bien là.

    J'étais ainsi irrémédiablement attirée par cette forêt. Étais-ce simplement à cause de ce feu qui avait failli me prendre la vie ? Étais-ce autre chose qui m'attirait ici ? Peut être que mon subconscient avait envie de me jouer de vilains tours. Il y avait toujours plus de questions dans mon esprit, et les réponses ne semblaient pas évidentes du tout, comme perdues au milieu de nul part. Je savais que je devrais bataillé ferme pour trouver les réponses, elles étaient enfouies au cœur de mon être, sous mon nez, à moins qu'elles ne soient cachées au beau milieu de la foret ... Mon service au Masquerade était à présent terminé, et plutôt que de rentrer chez moi, je voulais voir cette forêt, même si nous étions en plein milieu de la nuit, je n'ai jamais eu peur du noir, jamais, et ce n'était pas maintenant que je commencerais à en avoir peur. J'arrivais à l'entrée de ce lieu qui semblait si mystérieux à cette heure de la journée. Il ne faisait pas très froid, je n'étais pas habillé très chaudement, j'étais donc assez libre de mes mouvements dans mes habits assez classique. Je ne portais plus la belle robe du travail, mais un pantalon de toile noir qui me permettrait de courir s'il y en avait besoin. Mes yeux commençaient déjà à s'habituer à la pénombre, la lune étant à moitié couverte par les nuages. Je distinguais un peu mieux les arbres même si la lumière ne serait jamais suffisante pour en décrire les contours complets. Pourtant, je sens que tout ne va pas bien, la même sensation que la dernière fois, comme si on allait se jouer de moi. La forêt semble s'agiter comme par enchantement, les arbres qui se trouvent non loin de moi grandissent d'un seul coup, les oiseaux ne chantent plus. Qu'est ce qui est en train de se passer encore ? Pourtant, au lieu de fuir, je m'enfonce entre ces arbres. J'hume l'air pour voir s'il n'y a pas une odeur de brûlé qui envahis mes narines, mais ce n'est pas le cas. Je me dis que rien ne peut donc véritablement d'arriver. Ai-je tord ? Sans doute, parce que derrière moi, j'entends des bruits suspects, un animal semble me courir après. J'essaye de rester calme, et pour le moment, je le suis mais pour combien de temps encore ? En effet, si un animal semble être derrière moi, j'ai la curieuse sensation qu'il y en a en réalité tout autour de moi.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Walk On The Wild Side {Isis/Calypso}   Mar 27 Mai - 17:58



Walk On The Wild Side.

(pv) Isis Whitefield


~

Le vent fouette ton visage avec force, à moins que ce ne soient les fines branches qui glissent sur ton visage, agressant ta peau blanche rougie par les morsures, qu'elles soient aériennes ou forestières.
Depuis combien de temps cours-tu comme une folle, ta longue chevelure rousse flottant derrière toi d'une manière envoutante, et qui l'a certainement envouté lui ? Tu ne saurais le dire, toute ton attention étant concentrée sur le bruit de ses pas à ta poursuite. Et même s'il te semble, depuis quelques temps, ne plus l'entendre derrière toi, tu ne peux t'arrêter, la peur te poussant vers l'avant.
Qu'as-tu fait ? Tu ne te le demandes pas, parfaitement consciente du mal effectué et de la sentence promise. Ce n'est donc plus à tes yeux, même amoureux, le sorcier qui te course, mais la mort personnifiée. Il y a des erreurs à ne pas faire, tout comme aujourd'hui. Alors il ne te reste plus qu'une chose à faire : courir jusqu'à en crever, ne pas rentrer avant d'être totalement affamée. Il n'oubliera le mal que s'il te voit en mal. Du moins l'espères-tu.

Dans ta bêtise profonde, tu ne t'inquiètes guère du pressentiment au fond de ton cœur, et de la petite voix qui te crie aux oreilles de faire demi-tour. Tu penses préférer de loin le danger de la forêt à celui que représente la puissance de ses bras et la haine de tout son corps. C'est un jugement avisé pour qui connait ton sorcier, mais il est imprudent alors que les arbres ont tant d'horreur à t'offrir.

Le monde sombre tout à coup, se renversant sous tes yeux étonnés. Qu'y a-t-il d'autre à comprendre que ton immense idiotie ? Dans ta course sans fin, perdue dans tes pensées inutiles, tu n'as pas fait attention à ce qu'il y avait devant toi, percutant de plein fouet ce qui aurait pu être évité.
Le plus étonnant est que, quelques centimètres à ta gauche, un pas même pas de travers, et ta chute aurait été amortie par celle de l'inconnue qui se trouvait là. Mais il a fallu que tu sois à sa droite, percutant non pas son corps, mais trébuchant sur une racine dépassant de terre. Tu t'étales ainsi de tout ton long devant cette femme que tu ne connais pas, tes réflexes félins restant bien enfoui, au chaud, tout au fond de ton cœur. Si la honte aurait dû rougir tes joues, il n'en est rien, ton esprit ne pouvant comprendre le mal d'une chute outre que la douleur elle-même.

Tu te relèves dans un bond, reprenant le souffle que tu as perdu tout au long de ta fuite. C'est alors que tu prends le temps de regarder autour de toi, détaillant premièrement la jeune femme à tes côtés, seule en pleine nuit dans la forêt, ce qui ne te choque pas outre mesure.
Ses cheveux mielleux t'arrachent un très léger sourire qui se perd dans le bleu profond de son regard. C'est un mouvement derrière les arbres qui te force à détourner tes yeux, qui auraient volontiers fixés la belle dame quelques minutes de plus.
Ce que tu vois te fait reculer de quelques pas, avant que tu ne comprennes que d'autres sont dans ton dos, tout comme à droite et à gauche. Des Cerbères, tout droit sortis des enfers pour venir croquer ton visage et t'infliger une ultime malédiction. Est-ce la punition tant promise par ton sorcier ? Serait-il allé aussi loin pour ce que tu as fait ? Ta mort n'est pas une option favorable à sa personne. Il a besoin de toi tout autant que toi de lui. Du moins est-ce ce que tu penses. Et tu comprends bien qu'entre ce que tu penses et la réalité, il y a une différence non-négligeable. Peut-être souhaite-t-il se venger de la mort que tu lui as donnée après tout... Ce n'est pas impossible, et tout à fait compréhensible.

Sous la panique, ton cerveau déjà bien endommagé ne sait plus que faire pour s'en sortir, et il t'en vient alors des idées tout à fait loufoques que tu ne saurais retenir. Ainsi donc tu te penches en avant, attrapant quelques branches tombées au sol, pour les lancer au loin. Quelle pensée t'a poussée à faire ceci ? Certainement as-tu pensé qu'un Cerbère, bien qu'à trois têtes, est un chien avant tout, et qu'aucun chien ne résiste à l'appel d'un bâton. Mais as-tu pensé au retour du dit bâton ? Bien sûr que non.
C'est ainsi que tu en viens à lancer une branche sur la tête d'un Cerbère, le choc écarquillant tes yeux de peur et d'incompréhension. Et alors que ta main vient agripper celle de la demoiselle pour te rassurer, quelques mots idiots t'échappent et prouvent qu'il ne faudra pas attendre ta contribution pour vous extirper toute deux de cette situation pour le moins... délicate.

« Ah ! Ils sont réels ! Mon Dieu, qu'ai-je fait... »

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Walk On The Wild Side {Isis/Calypso}   Ven 30 Mai - 13:12

    Alors que je sens autour de moi des présences un peu particulières, des animaux sans doute de cet forêt, je vois cette jeune femme arriver dans ma direction dans cette nuit sombre mais pas totalement noire, même si la lune pourrait être d'une plus grande aide mais ce ne sera pas le cas. Elle semble complètement affolée, puis alors qu'elle arrive à proximité de moi, elle s'étale de tout son long sur le sol. Se serait-il pris les pieds entre eux ? J'essaye alors de regarder à l'endroit où elle a trébuchée et il me semble voir une racine apparente. Dans la pénombre, elle ne l'a pas vu, elle est donc tombée au sol. La situation me fait lâcher un petit sourire sur mon visage, mais pourtant, je sais, je sens que la situation est loin d'être idéale. Je ne sens aucune odeur de brûlé ce qui me rassure un peu, je ne devrais pas mourir de cette façon dans cette forêt lugubre. Nous sommes donc à présent deux dans cette forêt, comme la dernière fois, sauf que là, je n'ai pas un homme grand et fort à mes côtés mais une rouquine complètement perdue et bien plus apeurée que je ne le suis, pour le moment. Je ne cesse de me répéter que la situation ne peut pas être pire que la dernière fois avec Eamon. Et si j'avais tord ? Et si je me trouvais dans une situation encore pire ? Je ne sais pas ce qui nous entoure pour le moment, je ne distingue pas bien les animaux qui sont en notre présence, mais ils semblent totalement terrifiants. Doucement mais sûrement mon coeur s'accélère, petit à petit, la rouquine qui est là, juste à côté de moi me donne des raisons d'avoir de plus en plus peur de l'inconnu. Je fixe alors ce qui semble être l'un des animaux qui nous entoure et ce que je vois me fait à la fois peur et sourire légèrement : un cerbère, ce chien à trois têtes gardien des enfers. Suis-je en train de rêver ? Cet animal n'existe pas dans notre réalité. Se pourrait-il que cette forêt soit l'entrée des enfers ? Ceci expliquerait certaines choses. Ceci expliquerait qu'il se passe toujours quelques choses de mauvais plus on se rapproche de son centre. J'essaye donc de regarder autour de moi pour voir si les autres animaux sont des cerbères ou pas. Je distingue ainsi un autre cerbère. L'hypothèse que je viens de formuler à propos des enfers semblent ne plus se tenir. Il n'existe qu'un cerbère à l'entrée de ce lieu si mauvais. Mais peut être que ce n'est qu'une légende et qu'ils sont en réalité plusieurs. Je fais appelle à ma mémoire pour me souvenir comment les vaincre. Il existe de nombreuses variantes de l'animal, mais ici, il semblerait que nous ayons à faire à la variante là plus courante puisqu'ils n'ont que trois têtes. Cerbère est le fils d'Echidna, une femme au corps de serpent. Son père est Typhon me semble-t-il mais je ne me souviens plus de ces caractéristiques. Je me souviens donc qu'il a déjà été dupé par plusieurs héros de la mythologie. Orphée a réussi cet exploit en chantant et en jouant de la lyre. Je n'ai pas d'instrument sur moi, ce qui me chagrine, mais je sais chanter de façon convenable. Il faudra que je tente ceci pour les endormir et fuir. Hercule aussi a été capable de le maîtriser mais je n'ai pas sa force, il n'y avait donc pas énormément de possibilité pour se débarrasser de ces cerbères. Alors que je cherche une douce mélodie a chanté pour endormir les chiens à trois têtes, la rouquine leur envoi des bâtons sur la tête pour se prouver qu'ils étaient bien vivants. Elle vint alors s'agripper à moi, me tenant la main droit dans sa main gauche. Elle se met alors à crier en se demandant ce qu'elle avait bien pu faire. Ainsi donc ces chiens seraient là pour elle. Je me trouverais donc une nouvelle ici, au mauvais moment. Je commençais à me dire que cette forêt m'en voulait personnellement, mais elle n'était pas vivante contrairement à ces cerbères devant nous. Je serrais alors fort la main de la rouquine.

    " Essayez de vous calmer un peu. Ce n'est pas en étant agitée de la sorte que vous pourrez faire quelques choses. Ce n'est pas non plus de votre faute. J'ai une idée pour les avoir mais je ne sais pas si cela va fonctionner. Je vais avoir besoin de vous. Vous connaissez la chanson Frères Jacques ? Et bien, nous allons essayé de la chanter ensemble pour endormir les cerbères, de la même façon qu'Orphée a pu le faire, il y a de cela de nombreuses années. "

    Est ce qu'elle m'avait seulement écouté ? Si oui, m'avait-elle bien compris ? Connaissait-elle la chanson, assez simple que je lui demandais ? Pour le moment les cerbères étaient autour de nous mais pour combien de temps ? Ils nous attaqueraient à un moment ou un autre, c'était une certitude.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Walk On The Wild Side {Isis/Calypso}   Mer 25 Juin - 21:57



Walk On The Wild Side.

(pv) Isis Whitefield


~

Le monde tourne et tourne à vive allure devant tes yeux. Dois-tu croire ce que tu viens de voir ? Ne t'a-t-on pas dit, une fois, que la vue n'était pas fiable ? Qu'elle était défaillante et facilement trompée ? Es-tu trompée ? Tu n'en sais rien, tu ne sais plus.
Le chat en toi crie à ton cœur de bondir un peu plus fort, à ton cerveau de rouler plus vite pour chercher une solution. Mais qu'y a-t-il à faire devant des bêtes telles que celles-ci ? Tu as envie de pleurer, oui. Et de rire, et de crier. Tu n'en fais rien pourtant, tes lèvres roses se tordant l'une contre l'autre, jusqu'à ce que tes dents les abîment et que le goût de fer te ramène à la raison.

La pression plus forte de sa main serrant la tienne attire ton attention. De nouveau, tu te perds dans la contemplation des reflets argentés du miel de sa chevelure sous les rayons lunaires. Tu en serais presque venue à ne pas écouter ses paroles si son anglais n'était pas difficile pour tes oreilles françaises.
Ce qu'elle te dit ne prend aucun sens dans ton crâne, les mots se perdant parmi le néant intersidérale de ton cerveau. Seul le nom chantant du héros grec, prince de Thrace, te semble familier dans la sonorité étrangère de ses quelques phrases. S'il t'a semblé entendre un autre prénom, plus commun chez les anglo-saxons, tu ne comprends du moins pas le lien entre Orphée et John. Et d'ailleurs, qui est John et de qui est-il le frère ?

« Frère Jacques ? Je ne connais pas, qui est-ce ? Ce doit être un bel homme pour connaître une belle femme comme vous. Mais, vous savez, peu importe de qui il est le frère, Orphée est un mythe grec, ils ne pourront jamais se rencontrer. Et je doute que ni John ni Orphée ne nous aident à sortir de ce mauvais pas. Tes mains claquent l'une contre l'autre dans un éclair de lucidité. Ah ! Orphée a chanté pour endormir Cerbère ! Mais ils étaient un contre un, ça ne fonctionnera jamais, nous sommes deux contre... Doucement, tu pivotes pour fixer ton regard sur un cerbère, lever un doigt, et passer au suivant, dans l'espoir de les compter. La patience n'a seulement jamais habité ton cœur. Pleins de bébés cerbères. Et je ne suis sûrement pas descendante d'Orphée ce n'est pas de moi qu'ils doivent se venger... Je ne comprends pas... »
La main passant nerveusement sur la peau de ton front, tu essaies de comprendre l'incompréhensible. Comment pourrais-tu saisir la complexité d'une illusion, toi l'idiote qui vit pourtant avec un sorcier ? Sorcier que tu as d'ailleurs énervé et qui pourrait très bien vouloir se venger de ton insolence, tu ne penses pas ? Il en a toujours été ainsi, de toute façon. Amour, trahison, punition, exécution. Oui, exécution, c'est ce qu'il s'est passé, il y a de ça deux cents ans, à Paris. Tu as simplement tué celui que tu aimes et détestes à la fois. Tu es une meurtrière depuis ce jour. Une adorable meurtrière à moitié chat qui ne peut s'empêcher de renifler partout. N'est-ce pas ?

« Et puis c'est quoi cette odeur ? Pourquoi un cerbère devrait sentir le vieux chien mouillé alors qu'il ne pleut pas ? Oh... à moins que ce ne soit les vieilles cendres ? Non... les poils brûlés ? Rah, je ne sais pas. Dis, quelle odeur ont-ils pour toi ? Je n'arrive pas à me décider, ça change tout le temps ! »

Spoiler:
 



Dernière édition par Calypso de Rosenbourg le Jeu 26 Juin - 22:32, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Walk On The Wild Side {Isis/Calypso}   Jeu 26 Juin - 14:48

    Visiblement cette jeune femme était un peu perdue, complètement perdue, mais elle était avec moi, alors je devrais faire avec. Si la dernière fois, Eamon avait été le fer de lance de notre duo pour notre survie, ce soir, je serais peut être celle qui nous sauvera ou qui nous mènera à la perte totale. Je dois l'avouer, je ne savais pas à quoi m'attendre. Mon cerveau avait tourné rapidement, rassemblant tout ce qu'il savait à propos de cerbère, le chien des enfers, mais jamais il n'avait été question de faire face à plusieurs chiens de ce genre. Qu'est ce que cela change foncièrement ? Rien du tout à vrai dire, peut être faudra-t-il chanter plus fort ? C'est pour cela que je demande à ma compagne de fortune si elle connait une petite chanson, mais visiblement, elle ne comprends rien à ce que je lui raconte comme si elle était droguée ou quelques choses dans le genre, pourtant, si elle ne me comprends pas, elle semble lucide de la situation devant elle. Elle ne sait simplement pas comment agir, alors que je lui propose une solution. Mon regard se mêle de surprise et d'incompréhension à son égard. J'arque un sourcil. Elle me parle de Frères Jacques, de John et d'Orphée. Visiblement, elle mélange tout. Elle ne semble pas bien comprendre notre langue, sans doute est-elle originaire d'un autre pays ou Frères Jacques n'est pas Frères Jaques. Soudain, elle semble avoir un éclair de compréhension. Elle comprends pourquoi je parle d'Orphée avec les cerbères autour de nous. Elle me dit qu'il était un contre un et que nous sommes deux contre un trop grand nombre, si grand qu'elle essaye de compter combien ils sont autour de nous. Et ils sont nombreux. Elle me dit qu'elle ne comprenait pas leur présence. Ils ne devaient pas se venger d'elle, mais cela n'avait rien à voir. Nous étions au mauvais endroit au mauvais moment, cela ne faisait pratiquement pas de doute. Que lui dire ? Je ne savais pas.

    " Et si nous tentions de chanter pour les adoucir et nous enfuir même s'ils sont nombreux ? Qu'est ce que nous avons à perdre ? "

    Oui, c'est vrai, avions nous des choses à perdre à chanter pour les endormir, les adoucir ? Non. Alors que je voulais commencer à chanter, elle me posa une question qui n'apportait rien au débat. Quelle odeur avait ces cerbères ? J'humais donc l'air pour sentir l'odeur qui se dégageait par ici. Je sentais la forêt et le brûler vu que cette dernière avait subit un feu, il n'y a pas si longtemps que ça.

    " Je pense que cela sent la forêt, et les cendres puisque la forêt à brûler en partie, il y a quelques temps. Mais ce n'est pas important. Essayons de chanter d'accord ? "

    Que ce soit Frères Jacques ou quelques choses d'autres, je commençais à chanter, un petit lalalala tout doux pour commencer pour voir si cela changeait quelques choses à leur position.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Walk On The Wild Side {Isis/Calypso}   Mar 1 Juil - 16:47



Walk On The Wild Side.

(pv) Isis Whitefield


~

De ton idiotie profonde, tu ne comprends pas un traître mot de ce que l'on te raconte, toute paniquée que tu es par la situation actuelle. Qui ne le serait pas après tout ? Elle, semble-t-il. A tes yeux d'enfant ratée, elle te paraît bien trop sûre d'elle et calme. Ne voit-elle pas les horribles mâchoires qui claquent, la bave qui roule sur leurs babines et la longueur démesurée des crocs acérés, prêts à se planter dans vos cous frêles ? Peut-être l'obscurité empêche-t-elle à ta compagne de céder à la panique la plus totale. Seulement, à tes yeux félins, il fait ici tout aussi clair qu'en plein jour. Ou presque.
C'est d'ailleurs dans l'espoir de te calmer que tu cherches les odeurs de la forêt, humant silencieusement le parfum la belle à tes côtés, avant de chercher celui des chiens mutants. Il t'en vient à découvrir l'humidité des feuillages, les restes calcinés de quelques arbres et les cendres de ceux qui ont entièrement brûlé. Mais rien en rapport avec les cerbères.
La blonde attire ton attention ailleurs, alors qu'elle te propose de chanter pour les adoucir, et te demande ce que vous avez à y perdre. Tu t'étonnes qu'elle pense ne rien risquer en poussant la chansonnette devant une bande de chiens à trois têtes enragée. Il y avait, tout de même, tout à y perdre, non ?

« Ce que nous avons à perdre ?! Tout ce qu'il nous reste en cet instant ! Si la chanson leur déplaît, et qu'ils attaquent, nous perdrons la vie, nos amis, nos ennemis, nos joies et inquiétudes. Absolument tout ! Je tiens à ma vie, madame. »
Et de nouveau ton attention vient se porter sur les odeurs qui t'entourent, en quête de celle que tu devras considérer comme appartenant à un cerbère. Ainsi, lorsque tu sentiras cette même odeur un autre jour, tu pourras fuir avant d'être encerclée. Ca te paraissait une bonne idée, avant que tu ne comprennes qu'il est difficile de trancher. Et quelle odeur ont-ils, tu oses demander.
La réponse vient plus rapidement que prévue, consciente du dérangement que doit causer ton idiotie à la jeune femme. Tu accueilles ces informations avec un sourire déçu, ton cerveau ayant déjà fait le lien entre les odeurs présentes et leur origine. Là n'est pas le réel problème. Quel est-il d'ailleurs ?

Ton sang se glace alors que la chansonnette atteint tes oreilles, te laissant parfaitement immobile quelques secondes. C'est en reprenant pleinement tes esprits que tu plaques tes deux mains sur la bouche de ta camarade, lui intimant ainsi le silence, la peur serrant ton ventre peu à peu. Ne pensait-elle pas que les chiens pourraient détester les chansons ? Si un s'est fait avoir une fois, il doit avoir fait passer le mot : ne vous laissez pas avoir par les douces mélodies ! Bon Dieu, peut-être allez-vous terminer votre vie au milieu de cette forêt effrayante.
C'est alors que l'information se fraye un passage jusqu'à ton cerveau, écarquillant tes yeux d'incompréhension et de peur mêlées. Ce n'est pas une odeur que tu cherches si ardemment, mais une absence d'odeur toute particulière. Aucun animal de cette Terre, du moins aucun a ta connaissance, se voit être sans odeur que ce soit volontairement ou involontairement. Même l'homme qui cherche à masquer quelque fragrance désagréable, selon lui, ne pourra enlever le parfum naturel de son corps. Alors comment des cerbères le pourraient ?

« Quelque chose cloche ! Ils n'ont pas d'odeur et ne nous attaquent pas ! Pas encore en tout cas... Tu t'interromps, ton odorat surhumain détectant un parfum jusqu'alors caché. Une odeur humaine. Oh ? Serait-ce... ? Un homme et des choses qui n'ont pas lieu d'être... Une illusion ? »

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Walk On The Wild Side {Isis/Calypso}   Dim 6 Juil - 21:13

    Pour moi, nous n'avions rien à perdre à paniquer de la sorte, même si la situation semblait être très mauvaise de notre point de vue. Mais pour le moment, ces gros chiens ne nous faisaient rien, non ? Certes, ils étaient très menaçants, leurs mâchoires semblaient pouvoir nous couper en deux si facilement, leur bave semblait si épaisse qu'une goutte sur nos têtes pourrait nous faire suffoquer. Mais, non, il ne fallait pas se focaliser là dessus, non, non. Et puis, la pénombre m'aidait grandement à me dire que notre situation n'était pas désespérée, même si elle l'était peut être plus que je ne le pensais. Je demandais à ma compagne de fortune si nous ne pouvions pas chanter un peu pour les calmer ? Qu'est ce que nous avions à perdre à agir de la sorte ? Pourtant, non, elle voyait tout en noir, pour elle en agissant de la sorte nous avions au contraire tout à perdre. Nous étions toutes les deux des opposées à ce niveau là, il n'y avait pas de doutes à avoir. Elle dressait un tableau bien sombre, alors que j'essayais d'en dresser un, moins morose, plus vivant, plus lumineux. Qui d'elle ou moi aurait le dessus ? Je ne savais pas trop. Je lui souriais un petit peu, je ne savais pas quoi lui dire là. Je répondais donc à sa question. Je ne sentais pas d'odeur particulière par rapport à ces gros chiens, je sentais juste les senteurs de la forêt. Je me mets donc à chanter mais il semblerait que cela ne plaise pas à la rouquine. Elle me mets alors la main devant la bouche. Bon, d'accord, on ne chante pas, mais on ne va pas resté planté là pendant des siècles non plus, n'est ce pas ? Je la regarde alors. Mon regard veut tout dire, mais je ne sais pas quoi lui dire pour la convaincre qu'il faut peut être essayé d'agir de la sorte plus longtemps. Elle va bien me dire quelques choses, non ? Il semblerait qu'elle vienne de prendre conscience de quelques choses. Les cerbères ne semblent pas avoir d'odeur, comme s'ils n'étaient que des illusions. Si elle avait raison, elle venait de signaler à celui à l'origine de ces apparitions que nous venions de comprendre son subterfuge. Très malin d'avoir dit cela tout haut.

    " Vous pensez vraiment que ... "

    Mais à peine ai-je le temps d'ouvrir la bouche que les cerbères nous foncent dessus. Ils sont en mouvement, et ils viennent sur nous. Pas la peine d'essayer de chanter, il faut courir. D'un réflexe, je prends la main de la rouquine et je cours à l'opposé de là où il y a le plus de cerbères. Avec un peu de chance, ils sont grands, peut être que nous arriverons à passer sous leur pattes, ou à côté d'eux sans que leur mâchoire ne puisse nous attraper.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Walk On The Wild Side {Isis/Calypso}   Jeu 31 Juil - 23:50



Walk On The Wild Side.

(pv) Isis Whitefield


~

Une illusion, pure et simple, qui pollue votre esprit et l'empêche de voir les choses comme elles sont. C'est la solution la plus logique à votre problème. Comment, sinon, des cerbères pourraient se retrouver, en si grand nombre, dans une si petite forêt, prêts à vous attaquer toutes deux ? Vous avez été piégées dans une vulgaire hallucination pour assouvir la cruauté d'un vil sorcier. Tu les connais bien, les rats de cette espèce, qui s'amusent avec les autres comme un enfant avec ses jouets. Et tu serais bien incapable de leur en vouloir, pourtant.
Il n'y a presque plus de doute dans ton esprit trop habitué par les délires magiques des sorciers. Combien de fois as-tu eu affaire à de puissantes illusions, bien incapable de t'en sortir avant que l'incompréhension n'emporte ton esprit dans l'inconscience ? Trop pour qu'il ne te soit pas possible de découvrir la supercherie. Mais il est bien beau de comprendre la situation, il faut maintenant s'en sortir.

A peine a-t-elle le temps de commencer sa phrase que tu acquiesces déjà énergiquement, indiquant à la belle que plus aucun doute n'est possible. Mais vous n'avez déjà plus le temps de monter un plan capable d'abattre l'illusion, les cerbères se mettent en mouvements, comme pour démentir tes paroles : preuve irréfutable de la présence d'un sorcier. Après tout, les cerbères ne parlent pas l'anglais, mais le grec ancien. C'est bien connu.
Prenant ses jambes à son cou plus rapidement que toi-même, la blonde t'entraîne à sa suite dans une fuite qui ne saurait connaître de Happy End. A moins qu'une aide divine ne vous montre le chemin à suivre pour vous mettre en sécurité puis vous bénir dans votre survie... ou que tu décides de prendre les devants et laisser ton instinct félin vous guider.
Glissant ta main autour de la sienne, tu réaffirmes ta prise sur ses doigts, prenant les devants de votre course de quelques foulées plus longues. Tes yeux sont certainement plus perçants que les siens et tes réflexes, s'ils sont parfois bien enfouis, devraient refaire surface avec la délicatesse et l'urgence de la situation. Ne quittant plus ton objectif du regard, tu indiques alors quelque règle vitale à la belle qui te suit.

« Laissez-moi faire ! Et surtout, faites tout ce que je dis et tout ira bien ! »
Mais à peine as-tu le temps de finir ta phrase que déjà ton pied bute contre une racine, encore. Sûrement n'aurais-tu pas dû tourner la tête pour gratifier la jeune femme d'un sourire confiant, et alors tu aurais pu te concentrer sur la route. Par principe, cette racine a fait surface pour soulever ton imprudence et crier au monde quelle sotte tu es.
Tombant à la renverse, tu entraînes ta compagne dans ta chute, vous clouant toutes deux au sol quand le moment est la course, non à la paresse. Pourtant, comme un miracle, pur hasard ou chance de cocu, cette dégringolade qui écorche tes genoux, vous permet d'éviter l'assaut d'un Cerbère qui bondit alors au dessus de vous, refermant sa puissante mâchoire dans le vide, avant de retomber plus loin, stoppant la course d'un de ses frères.
Tu félicites ton idiotie et bondis aussitôt sur tes jambes, aidant la belle à faire de même avant de reprendre votre fuite à travers les arbres. Criant à pleins poumons à celle qui te suit de tantôt se baisser, se jeter à terre, rouler au sol, tantôt sauter en avant, sur les côtés et même en arrière, vous arrivez tant bien que mal, finalement, à éviter chaque attaque meurtrière. Tes pas certainement guidés par ton instinct animal alors que tu ne penses plus à rien d'autre qu'à ta survie et, optionnellement, à celle de ton amie aux cheveux mielleux.
Néanmoins, si le plus gros du troupeau semble derrière vous, à vous poursuivre sans relâche, il n'en reste pas moins un problème primordiale. Si le sorcier a décidé que vous ne pourriez plus quitter cette forêt sans être passées dans la gueule d'une des trois têtes d'un chien, comment pourriez-vous vous échapper ? Peut-être qu'à force, finirez-vous par tourner en rond, à vous épuiser inutilement et finalement mourir mangées en ce bas monde, sans ami pour pleurer votre sort... Quelle affreuse fin pour un félin.

Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Walk On The Wild Side {Isis/Calypso}   Lun 4 Aoû - 19:42

    Nous étions devant une illusion ? Vraiment, elle le pensait sincèrement ? Je dois avouer que je n'y connaissais strictement rien dans ce domaine, je n'avais jamais vraiment eu à faire à ce genre de chose en vérité, alors qu'elle semblait avoir déjà vécu pareil situation, du moins quelques choses de semblables. Si les cerbères étaient véritablement là, ils auraient une odeur, le vent nous aurait apporté une odeur de chien mouillé mais là il n'y avait aucune odeur, alors ils n'existaient pas. Pourtant, quand elle avait lancé le bâton, ils semblaient être bien là, bien réel. Comment pouvaient-ils ne pas être là tout en étant là ? A trop réfléchir, cela commençait à ne plus avoir de sens, tout semblait être sans queue, ni tête. En tout cas, la rouquine semblait être tellement sûre de son coup là, que je ne pouvais que m'incliner devant sa supériorité. Elle était clairement habitué. Je lui poserais des questions peut être après pour en savoir mais pour le moment, il semblerait que ce ne soit pas le moment de chanter, mais bien de sauver notre peau, à toutes les deux même devant ce qui était une illusion. Comment devions-nous agir pour mettre fin à ce que nous avions devant nos yeux ? Je ne le savais pas, mais elle avait peut être la solution, non ? Cela semblerait allé dans une certaine logique mais devant son regard paniqué, je n'en étais pas certaine, pas du tout même, mais avais-je le choix ? Je prends alors la fuite, lui prenant la main. Elle suit avant de prendre les devants me disant de faire tout ce qu'elle me dira et ferra. Alors qu'elle me sourit et que je vais acquiescer elle trébuche sur une racine m'entraînant avec elle dans sa chute. C'est malin, mais peut être que paraître faible devant ces chiens et sa stratégie pour leur faire peur, pour toucher le fond afin de remonter à la surface. Mais il semblerait bien que cette chute suite à son sourire confiant à mon égard n'était pas prévue au programme. Pourtant, cette petite chute qui nous abîme un peu les genoux nous permet d'éviter une première offensive d'un cerbère qui mord dans le vide alors qu'il semblait être prêts à nous croquer. Mais il ne faut pas rester ici, il faut courir, le plus vite possible, le plus loin possible afin d'échapper à ces fous furieux. Facile à dire, mais à exécuter, c'est bien plus compliqué. Je la suivais donc sans rien dire, en faisant ce qu'elle me disait, tantôt en me baissant, tantôt en sautant pour éviter une racine, tantôt en me roulant en boule pour passer sous des branchages bas. Où allions-nous ? Je n'en savais strictement rien, mais nous courrions en direction du centre de la forêt. Peut être qu'au bout d'un moment nous serions trop loin pour être sous l'influence de celui qui était à l'origine de ces apparitions. Peut être que ce n'était pas le cas et que nous étions en train de courir pour rien, comme si nous étions dans le vide, ou que nous tournions simplement en rond. C'était tellement bizarre que je ne saurais dire ce qui était le mieux à faire.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Walk On The Wild Side {Isis/Calypso}   Mar 12 Aoû - 22:01



Walk On The Wild Side.

(pv) Isis Whitefield


~

Ton endurance est étonnante pour une demi-fille-de-noble, pour une bâtarde qui a grandi enfermé dans une chambre luxueuse, pour seuls amis les livres de la grande bibliothèque rattachée à ta pièce par une petite porte en bois. Tu n'as pas non plus subi d'entraînement étrange au fil de ta survie dans Paris, autre que des jeux de mouvements attirant le regard des clients.
Tu as, en revanche, connu deux années chaotiques auprès de ton beau sorcier, enchaînant bagarres et poursuites avant que vos corps ne puissent s'en remettre totalement. Tu as appris à courir plus vite que lui, à te faufiler là où il ne pourrait te suivre, à éviter ses assauts dangereux. Et tout ceci, aujourd'hui, t'aide bien plus que tu ne pourrais le croire, bondissant entre les chiens monstrueux, glissant sous les branches douloureuses, courant pour ta vie. Comme toujours.
Le plus dur n'est pas de savoir quand se mouvoir et de quelle façon pour éviter de finir en casse-croûte de minuit, ni de crier à la jolie ce qu'elle doit faire pour te suivre dans ta folie. Le plus difficile pour ton étroit esprit, c'est de réfléchir en même temps à ce qu'il vous faut faire maintenant. Fuir de la sorte ne vous mènera peut-être pas à la sortie, et tu n'as pas envie de t'y assurer. Tu veux être certaine de pouvoir sortir avant d'essayer. Qui sait si ce n'est pas un piège.

Alors que tu repousses, d'un coup de main, une ronce qui mord ton bras, entaillant légèrement la peau qui ne tardera pas à se régénérer d'elle-même, d'ici à quelques heures tout au plus, l'odeur du sang vient titiller tes narines et t'aide à reprendre tes réflexions les plus sensés... et les plus folles.
Tu te concentres, essaies de distinguer le parfum de cet être qui s'amuse de votre peur, qui lance ses chiens à votre suite sans pour autant sembler vouloir votre mort. Cette senteur particulière qui ne tarde pas à atteindre ton nez et à réorienter tes pas. Le plan est simple, et éviter le sorcier n'en fait pas partie.
Au contraire, tu te souviens de tes longues altercations avec ton amant-ennemi, ces souffrances qu'il te fait parfois subir par sa puissante magie d'illusion. Toujours, tu mettais fin à ces folies en lui donnant ta conscience, sans jamais réussir à rester éveillée jusqu'à ce que le mystère de l'hallucination soit résolu. Jusqu'au jour où, par accident dirons-nous, tu l'as frappé assez fort pour qu'il en soit sonné. Et alors le mirage est tombé, comme un vieux rêve duquel tu te serais réveillée brutalement. C'est la solution.
Non pas qu'il faille frapper assez fort pour mettre K-O. Ni même tuer cet homme ou cette femme qui s'amuse de vous. Rien qu'un détournement d'attention, un choc assez important pour lui faire perdre le fil de ses mensonges. Il ne saura plus tenir l'illusion s'il ne pense plus qu'à la douleur qu'il ressent, ou à la haine de se savoir ainsi malmené. C'est le plan.

Les assauts des cerbères semblent moins nombreux alors que tu cours sans t'arrêter, toujours, perdant peu à peu ton souffle. Pourras-tu, au moins, arriver jusqu'au bout ? Tu ne te poses pas la question, pleinement concentrée sur le parfum de ta cible, qui ne semble pas encore comprendre tes attentions.
Jusqu'à ce que ton regard croise le sien, juste assez longtemps pour que sa bouche s'ouvre et ses yeux s'agrandissent. Lâchant la main de la belle, tu profites de l'élan de la course pour lancer ton poing dans le visage de votre bourreau. Sûrement le coup a-t-il été porté trop haut, par habitude, trop près de l'arcade, de la tempe, car déjà tu le vois tomber au sol mollement, certainement inconscient.
Tu préfères néanmoins ne pas t'attarder par ici, de peur qu'il ou elle ne soit en rien responsable du mirage. En vérité, tu n'as pas pris le temps d'observer les détails de son visage, avant que ta main ne s'abatte sur les os. Reprenant donc les doigts de la blonde, tu files vers l'orée de la forêt, dirigeant tes pas là où ton instinct animal te pousse.
Ainsi vous retrouvez-vous rapidement à l'extérieur, loin de l'abri des arbres, loin de cette maudite illusion qui a cessé de vous suivre depuis l'affalement du sorcier. Tu lâches donc la belle tantôt pour poser tes mains sur tes hanches et reprendre ta respiration, la tête bien en arrière, tantôt pliée en deux les doigts agrippant tes genoux. Toujours, en tout cas, ta poitrine se soulève dangereusement, l'air manquant inexplicablement à tes poumons.

« Vous avez... une bien belle voix... en tout cas... ma jolie dame. Je m'appelle... Calypso... ravie. »

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Walk On The Wild Side {Isis/Calypso}   Lun 18 Aoû - 23:13

    Je ne savais pas quoi dire, alors je ne disais rien. Je ne savais pas quoi faire, alors je me laissais guider par la rouquine. Elle semblait savoir ce qu'il fallait faire alors que j'en étais bien incapable personnellement. Elle avait un instinct de survie plus développé que le mien à n'en pas douter, parce que là, je crois que je me serrais fait simplement dévorer par ces cerbères. Mais pas elle, non, elle courait vite, très vite, mais j'arrivais à suivre son rythme même si je ne pourrais pas le faire de façon éternelle. Oui, je sentais que mon coeur gonflait dangereusement, comme si au final, il allait sortir de ma poitrine, me laissant là, seule et sans âme, sans possibilité de courir cette course qui me sauverait la vie. La route qui se glissait devant nous était bien étroite, bien sinueuse malheureusement, elle était la seule que nous étions en mesure d'emprunter dans cette pénombre. Pourquoi avait-il fallu que nous venions ici maintenant ? Je me le demandais sérieusement, j'aurais du choisir un autre moment pour affronter cette peur des flammes qui rongeaient presque mon corps la dernière fois que j'étais ici. La jeune femme dont j'ignore toujours le nom suit une course que je ne connais pas mais dont elle semble sûre. Les cerbères sont toujours à nos trousses, nous devons courir encore et encore, tout en perdant haleine. Alors soudain, sans que je ne le calcule rien du tout, elle me lâche la main, la main me tenant venant frapper quelques choses ou peut être quelqu'un. Ma vision n'est plus assez bonne pour voir distinctement, avec la vitesse, mon regard s'est remplis de larmes, comme si je courrais à une vitesse bien trop grande pour mon corps. Puis, je sens à nouveau sa main dans la mienne et la course reprends de plus belle alors que j'aurais bien voulu qu'elle se stoppe ici, mais je le sens, un dernier effort et tout cela sera bien fini, du moins, j'ose l'espérer. Alors que nous étions au milieu de la forêt, cette nouvelle course un peu moins effrénée nous conduit à l'orée de la forêt, là où je me trouvais il y a quelques instants, avant que tout ceci ne commence à devenir complètement dingue. Les cerbères ne sont plus là, elle avait donc raison à propos de cette illusion, mais comment pouvait-elle en être aussi certaine ? Était-elle mage ou quelques choses dans le genre ? Je ne savais pas trop, mais une fois que nous aurions repris notre souffle, je lui demanderais, espérant la voir m'offrir des réponses, car j'avais de nombreuses questions à poser. Alors qu'elle essayait de reprendre contenance et moi de même, elle me dit que j'avais une belle voix, et qu'elle s'appelait Calypso. Un petit sourire vint sur mes lèvres lorsqu'elle me dit que je chantais bien. C'était en partie mon métier, alors oui, je me devais de chanter de façon plus que correcte même si mon fond de commerce se situait dans mes doigts et mon piano.

    " Enchantée, moi c'est Isis. Merci pour ma voix. "

    Oui, pour le moment, je n'arrivais pas à en dire plus. Je devais me reposer encore quelques instants. J'aurais bien bu un peu d'eau mais je n'en avais pas à disposition. Cela serait pour plus tard bien évidemment.


[Hj : Tu me dis si tu veux que je rajoute quelques lignes pour faire avancer un peu plus l'action ;) ]
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Walk On The Wild Side {Isis/Calypso}   Dim 24 Aoû - 17:44



Walk On The Wild Side.

(pv) Isis Whitefield


~

Alors que l'air ne semble plus atteindre tes poumons, et qu'une autre aurait paniqué à ta place, tu restes parfaitement calme, ton esprit essayant de faire le tri de tes pensées maladroites. Tu ne penses qu'à bien trop de choses à la fois pour t'inquiéter de ton cœur fou et de la brûlure du vent dans ta gorge. Seuls les idiots sont capables de telle prouesse.
Et par-dessus tout, dirons-nous, être capable de parler relève véritablement de l'inconscience. Ne peux-tu pas attendre quelques minutes ? que vous puissiez calmement reprendre votre souffle et pleine possession de vos corps et esprit.
Tu préfères, semble-t-il, entendre ta voix grincer et siffler, signe d'une longue agonie, d'une vulnérabilité sans pareille. Tu regrettes, pourtant, attristée de te savoir ainsi en mauvaise posture, fatiguée par cette course et la précédente. Devras-tu fuir toute ta vie ? Fuir le monde et ses dangers n'étaient pourtant pas dans tes habitudes du dix-neuvième siècle. Tu as toujours eu du mal à sentir le danger, après tout.

Relevant le menton, tu observes de nouveau la jolie dame, comme tu as osé l'appeler. Comme ce premier regard que tu lui as lancé, l'étrange couleur de sa chevelure au clair de lune attire indéniablement ton attention. Comment peut-on s'intéresser autant au miel qui coule dans la brise et à son doux parfum, tu te le demandes.
Sa voix te ramène néanmoins à la réalité, alors qu'elle te remercie et t'indique son nom. Prénom chantant aux origines particulières qui te ramène en mémoire quelques illustrations de la reine magicienne, déesse égyptienne. Tu t'amuses, d'ailleurs, du contraste incroyable entre le blond occidental et le brun africain, ainsi qu'entre le blanc du Nord et le bronze du Sud. Détails sans importance qui t'arrachent un petit sourire.

Profitant du silence soudain qui s'installe avec douceur entre vous, tu fermes les yeux un instant et apprécies la brise sur ton visage. Petit à petit, ton cœur se calme alors que, déjà, tes inspirations semblent plus posées, et qu'il t'est redevenu naturel de sentir la fraîcheur s'insinuer par tes narines.
Bien plus que de rafraîchir tes joues rougies et chauffées par la course, le souffle du vent t'apporte son lot d'odeurs alléchantes qui emportent ton esprit bien loin, trop loin. Tu oublies la femme, le miel et l'Egypte, même les cerbères ne sont plus qu'un vague souvenir et la douleur de ton poing semble estompée. Plus rien ne compte que le parfum de la brise.
Il n'existe plus que le balancement tranquille de la forêt, le craquement de l'écorce boisé à ton nez et le murmure des feuilles, petite touche sucrée. Ainsi que l'odeur de ta chevelure rousse, bercée par la lune, incontournable et profondément seule, emplie de tristesse. Salée.
Tu rouvres les yeux, déglutissant difficilement, ravalant ce sentiment désagréable au fond de ta gorge. Il manque quelque chose au parfum particulier de ton propre corps, au chuchotement de tes mèches qui glissent les unes contre les autres. Une senteur plus masculine, une main perdue dans le feu.

Revenant à toi pleinement, tu secoues la tête pour enlever son image dans ton esprit, mais son odeur vient titiller tes narines, raviver en toi quelque émotion mise de côté. Tu as eu très peur, Calypso, bien trop peur. Tes jambes tremblent et la pluie s'accumule au bord de tes yeux. Tu ne peux plus rester si près des arbres de ton cauchemar.
Ton regard vient se poser sur Isis, pauvre âme prise au piège avec ton idiotie. Tu as couru sans t'inquiéter de son état, toujours en ne pensant qu'à toi. Quel monstre es-tu ! Et encore maintenant, tu ne peux t'empêcher de penser à l'abandonner ici, à te presser de rentrer chez toi, et de te blottir dans ses bras. N'étiez-vous pas... brouillés ?

« Je... Je suis désolée, Isis. Si je ne rentre pas rapidement, je ne donne pas cher de ma peau ! Je travaille au Old Absinthe House, passe me voir un de ces jours, ce sera avec plaisir. »
Fuir. Tu fuis, purement et simplement, incapable de montrer à une inconnue l'étendue de ta vulnérabilité, incapable de supporter la peur dont tu prends soudain conscience. L'idiotie est incurable, parait-il.

Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Walk On The Wild Side {Isis/Calypso}   Lun 25 Aoû - 14:26

    Nous venions de courir à en perdre complètement haleine, mais je crois que la peur et l'adrénaline avaient réussie à nous faire tenir plus longtemps que je ne le pensais, à moins que je ne sois plus endurante que je ne le croyais. Pourtant, je ne pratique pas une activité physique si intense que cela, n'est ce pas ? Ce n'est pas en servant quelques verres et en jouant du piano que mon activité physique est la plus intense. Après, je marche quand même beaucoup puisque c'est mon moyen de locomotion dans la ville, mais cela ne ressemble en rien à ce que nous venons de faire. Nous nous étions arrêtées d'un coup, et je dois avouer que ce n'était peut être pas le mieux, n'est ce pas ? Ce n'était plus vraiment important, nous étions en train de reprendre progressivement le dessus et notre souffle. Une fois que cela serait fait, je ne savais pas ce qu'avait à faire Calypso, mais peut être faudrait-il rentrer chacune chez nous, je ne savais pas trop. Je ne savais même pas quelle heure il était à vrai dire, la notion du temps m'avait un peu échappée puisque je ne travaillais pas. Quand je travaille, je sais en général quelle heure il est, par rapport à certains clients, par rapport au monde qu'il y a au cabaret. Mais là, il m'était tout bonnement impossible de dire l'heure approximative qu'il pouvait être. En tout cas, je sens qu'elle se repose intérieurement, fermant les yeux, comme pour sentir l'air frais qui fouette doucement et gentiment notre visage. Je ne ferme pas les yeux, mais je me ressource aussi en regardant cette forêt qui a l'air si lugubre, et si merveilleuse à la fois. Mes derniers souvenirs la concernant sont pourtant mauvais, mais la nature est parfois si belle, n'est ce pas ? Je ne me lasserais pas sans doute de la regarder. Puis, Calypso, me reparle après quelques instants de silence. Elle est désolée mais elle doit partir me laissant seule dans cette forêt. Elle doit rentrer à son travail, sans doute est-elle déjà en retard même alors je ne la retiens pas. Elle me dit de passer un jour. Je n'y manquerais sans doute pas, mais quand ? Cela resterait la grande interrogation.

    " D'accord, je tâcherais de passer un de ces jours, peut être histoire que l'on fasse un peu mieux connaissance. "

    Et un jolie sourire s'afficha sur mon visage. Nous ne nous connaissions pas mais nous avions traversée une grande épreuve ensemble. Cela nous avait rapproché alors que nous ne nous connaissons pas le moins du monde, comme avec Eamon dans cette dite forêt, à croire qu'elle était vouée à ce que je subisse des épreuves pour me faire de nouveaux amis. Paradoxal, mais cela ne me dérangeait pas plus que cela à vrai dire, cela allait dans un certain ordre des choses, du moins dans ma logique à moi. Il était tant de rentrer à présent n'est ce pas ? Je n'allais pas rester ici ad vitam eternam, alors je me décidais à me bouger alors que Calypso était déjà hors de portée de ma vue, comme si elle s'était fondue dans le paysage. Une bonne nuit de repos m'attends après avoir vécue toutes ces émotions.
Revenir en haut Aller en bas
 

Walk On The Wild Side {Isis/Calypso}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» LOU REED - Walk on the wild side
» Walk On The Wild Side {Livio/Chayton}
» Animal Map FR et l'action replay (animal crossing wild world)
» construire side-car 1800
» Nat geo Wild ''chaine non accessible''

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-