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 « eyes on fire » ㄨ cordelia&connor

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Féminin
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↳ Date d'inscription : 24/10/2013
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↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
↳ Niveau de Compétences : + niv. 4 HBIC
↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
↳ Citation : + « don't let her smile fool you, don't let her eyes confuse you ... red lips always lie. »
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MessageSujet: « eyes on fire » ㄨ cordelia&connor   Ven 23 Mai - 21:53




Douleur.

On aurait pu penser que c’était la seule chose qui lui traversait l’esprit, voire le corps même. Ce n’est pas faux. Il serait honteux de prétendre que chaque parcelle de son visage ne lui faisait pas mal, que ses talons hauts n’usaient pas ces faibles pieds, que ces minces jambes n’étaient pas engourdies, mais il serait aussi très bête de sous-estimer la sorcière. Ce qu’elle avait subit, même si très désagréable, lui semblait être facile à côté de ce qu’elle avait bien pu endurer en Enfer. Alors, c’est la tête haute qu’elle déambulait dans les rues, malgré ses blessures, malgré le sang qui ruisselait encore derrière son oreille, malgré l’intégralité de son corps qui se corrodait lentement. Fière, elle l’avait été jusqu’à la fin. Orgueilleuse, elle se refusait de baisser la tête à présent, comme une victime quelconque. Ainsi, elle prenait son mal en patience, littéralement, et pensait aux nombreuses façons qu’elle pourrait faire payer cet abruti de Northwild. Vous imaginez l’imagination qu’une créature comme Cordelia peut avoir, surtout après sept siècles à Darkness Falls. Il va de soi qu’elle ne manquait pas d’idées. C’était d’ailleurs probablement ça qui lui permettait d’avancer. De mettre un pied devant l’autre. De cesser les tremblements inutiles. De cesser les grommellements qui, de toute, ne faisait que souffrir davantage, étirant ses traits faciaux, chose qu’elle ne pouvait décidément pas se permettre. Superbe. Elle se consolait à l’idée que bientôt, elle serait enfin chez elle…Enfin chez Connor, mais c’était pareil franchement au vu de ce qu’elle permettait dans son chez-lui, c’était du tout au même.

L’humidité de la Nouvelle-Orléans la rendait folle, même à des heures aussi tardives. À vrai dire, elle n’avait pas réellement conscience de l’heure exacte, mais elle ne doutait nullement qu’au vu des tons du ciel, il devait se faire tard. Blasée, même ses soupirs semblèrent user de sa gorge, ses râles lui rappelant ainsi presque la strangulation dont elle avait été victime. Loin d’être exactement le geste le plus déplaisant qui ait été porté contre sa personne - elle y était presque accommodée pour être honnête – elle trouvait quand même raisons de grogner, car c’était avant tout un grognement contre Aïden Northwild, et rien ne l’empêcherait de sustenter cette haine qui s’attisait de plus en plus en elle pour cet être abject. La succube avait beau se répéter qu’il paierait, elle savait pertinemment que ça ne sera ni demain, ni le jour après, ni les jours qui suivent. Mais elle saurait lui rendre l’appareil. Elle savait toujours, après tout. Et elle ferait tomber The Masquerade avec s’il le fallait, car avouons-le, la brunette que du plaisir à voir l’un des plus grands projets du jeune daybreaker tomber en ruine et Dieu sait qu’elle saurait se régaler de cette amertume qui s’emparerait de son visage. À vrai dire, l’idée même lui faisait presqu’oublier la douleur qu’elle pouvait ressentir. La démone saurait prendre son pied, un peu comme le beau ténébreux en avait fait de même quand il fût question de lui refaire le portrait. Dieu sait qu’elle se doutait bien qu’il devait se sentir fier de son œuvre, et rien ne la faisait trembler davantage de rage de savoir qu’il devait probablement arborer un sourire sur son visage de fils de pute, éternellement satisfait de son élan de folie. Quel enfoiré.

Le dernier tournant apparut enfin devant elle, comme une sorte de mirage dans le désert, comme la lumière au bout du tunnel si l’on veut. Il ne lui fallut que quelques pas, pourtant ces derniers semblèrent cent fois plus pénibles et peinant que les précédents, mais son soulagement ne fût que davantage sustenté lorsqu’elle mit enfin la main à la poignée. Un long soupir se dégagea du fin fond de sa gorge, entre le râle et le gémissement. La sorcière savait pertinemment ce qui l’attendait derrière cette porte et elle se demandait, avec son niveau de patience quasiment inexistant, si elle était suffisamment prête à rester et à écouter l’autre débile railler sur son cas. Certes, en temps normal, elle aurait été d’humeur à jouer à ce jeu ; après tout, n’était-ce pas là son jeu préféré? Mais, au  vu des circonstances actuelles la concernant, elle ne se croyait pas apte à l’endurer. En revanche, d’un autre côté, que serait-elle si elle baissait les bras si facilement devant un petit morveux comme BlackPearl? Sept siècles d’existence ; ne pouvait-elle pas encaisser les railleries d’un petit Texan qui pète plus haut que son cul?

Deuxième soupire ; c’est le cri de la bête. Tête levée, ses iris bruns plus tranchants que jamais, elle entre dans la demeure, discrète malgré tout. Ses pas, similaires à ceux d’un félin à présent qu’elle s’était libéré de ses escarpins, il n’y avait pas de signe du beau blond à priori, il devait être dans sa chambre ou ailleurs. À vrai dire, la brunette ne s’en souciait pas vraiment, son chemin était déjà tout tracé. Ses pieds prirent ainsi direction vers la cuisine dans laquelle elle attrapa une bouteille d’alcool qu’elle ouvrit hâtivement pour laisser sa gorge s’enivrer de cette liqueur chaude. Une boisson ardente même, embrasant chaque parcelle de son gosier, enivrant tous ses sens, mais surtout, la soulageant de la douleur qui s’était emparé d’elle. Un apaisement en soi qu’on ne pouvait jamais négliger. Toujours son chemin tracé en tête, elle se dirigea hâtivement, mais toujours discrètement, vers la salle de bain. Lumière s’emparant de la pièce, son reflet dans le miroir lui apparut enfin. Amertume et haine s’emparèrent de nouveau d’elle, alors qu’elle jugeait des dégâts que cet enfoiré lui avait infligés. Elle avait presqu’envie de frapper à nouveau contre la glace qui se trouvait devant elle, briser cette image déformée de sa beauté naturelle, s’empêcher de dévisager ce nouveau désastre, mais une attention particulière portée à sa main lui fit constater qu’elle avait été blessée lors de sa première tentative. Elle n’était définitivement pas au bout de ses peines. La demoiselle secoua un peu sa main, tentant de façon plutôt bête de se débarrasser du plus gros, mais à vrai dire rien à faire. Se servant d’un linge, elle commença à éponger ces tâches écarlates contre son faciès, mais une fois de plus, un simple toucher, tout aussi délicat puisse-il être, était tout aussi pénible.

Mais voilà que son attention fût demandée par un tiers parti ; Connor. L’ex-junkie apparaissant enfin au cadre de porte, Dieu sait d’où il venait ;  sa chambre, de l’extérieure… en avait-elle réellement quoique ce soit à foutre? Non. Mais à présent qu’il était là, sa présence devint son problème à elle. Tournant un peu le visage et attrapant la bouteille à ses côtés, elle cala une gorgée qui surprendrait plus d’un homme. Mais c’était aussi de la motivation et du courage qu’elle puisait dans cet élixir, parce qu’elle en avait vraiment besoin. Fin prête, elle déglutit aussitôt, pointant du doigt le beau jeune homme, attitude espiègle et peut-être même déjà pompette à l’appuie ; « Tu devrais voir la tête de l’autre fille. C’est pire encore. » Souffla-elle sous le ton de la confession, mais surtout pour se sauver la face. La succube n’avait aucune envie qu’il soit au courant des faits de cette soirée. Après qu’allait-elle lui dire? La vérité? Qui consistait en fait à avoir été tellement détestable qu’elle a récolté ce qu’elle avait semé? Qu’elle avait cherché ce qui lui était arrivé? Pourquoi exactement? Pour prouver à Connor qu’elle était réellement imbuvable comme il prétendait si souvent? Non, elle n’allait pas lui faire ce plaisir. « Tu aurais adoré être là, tu sais. Une belle blonde, de la boue, des vêtements arrachés, un duel de lionnes en soi. Bref, un de tes nombreux fantasmes, il n’y a nul doute. » Pouffa-t-elle, tentant tant bien que mal de soutenir cette attitude de gagnante, ce sarcasme pourri. Cordelia ouvrit alors l’armoire à pharmacie, tentant en vain de chercher quoique ce soit qui pourrait se révéler utile présentement. Quelque chose pour l’aider à la désinfecter – quoique la bouteille suffirait si elle ne trouvait pas le produit approprié – n’importe quoi contre la douleur serait le bienvenu aussi. Pourtant rien, absolument rien à priori. « T’es pas sérieux…. Un ex-drogué et t’as rien d’utile dans ta pharmacie…Hmph, superbe. » Se marmonna-t-elle à elle-même plutôt qu’à Connor, mais il n’y avait aucun doute qu’il l’avait bien entendu lui aussi. Attrapant une boite d’un médicament quelconque, elle jeta cette dernière à travers la pièce après s’être rendu compte qu’encore une fois, elle était toute aussi inutile. Le geste même raviva la douleur dans sa main dans laquelle des bribes de verre semblèrent encore résider. La respiration forte, trop forte, elle tenta de se calmer discrètement. Puis, elle jeta un dernier regard vers le beau blond, toujours aussi beau, toujours aussi parfait, à l’opposé de la sorcière, ce qui à vrai dire ne faisait qu’attiser cette amertume brûlant en elle à ce moment précis. « Dégages, Connor. » souffla-t-elle d’une voix presque cassée. Elle ne pleurerait pas, parce que Cordelia Hopkins ne pleurait pas, pas devant les autres au moins, mais dieu sait qu’il était dur de garder la tête haute dans des circonstances similaires à celles-ci.


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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: « eyes on fire » ㄨ cordelia&connor   Lun 26 Mai - 14:35

Tranquillité, un mot peut-être un peu oublié depuis quelques temps pour Connor. Que ça soit ses démons ou Cordelia Hopkins, la place n’était jamais totalement nette. Pas moyen de se présenter l’esprit vide face à son canapé moelleux ou son lit accueillant sans être assaillit par des pensées ou des mains entreprenantes. Bon la deuxième option était bien loin d’être déplaisante, mais certains jours en rentrant du boulot le garagiste n’aurait pas été totalement mécontent d’être simplement au prise avec son envie de calme. Pour autant la présence qu’offrait la sorcière n’était pas totalement des plus désagréable surtout avec cette entente physique qui les liait. Mais quand l’ex-junkie était rentré dans un appartement vide ce soir là il avait ressentit une certaine forme d’apaisement. Car les joutes verbales menées avec Cordelia n’étaient pas de tout repos, tout comme leurs mises au point lui coûtaient inévitablement en énergie. Mais il se faisait plutôt bien à cet espèce de quotidien qui n’en était pas vraiment un tant les lendemain restaient incertains.
Pendant quelques minutes il pensait que la jolie brune était peut-être partie nicher chez un autre pigeon, vampiriser une autre artère plus riche que la sienne, ce qui n’était pas bien difficile si l’on s’en tenait à l’aspect purement financier. Mais c’était autre chose qui rendait leur cohabitation intéressante pour leurs deux partis et il le savait bien. Connor ne se gênait absolument pas, bien au contraire, de profiter de l’absence de l’emmerdeuse brune pour faire ce que bon lui semble sans avoir à l’entendre lui balancer des piques en tout genre. Après tout il était chez lui, non ? Un paramètre qu’il n’oubliait pas mais qui avait tendance à passer au second plan tant sa colocataire pouvait devenir envahissante de temps à autre. Le garagiste fut bien content de pouvoir accéder à sa salle de bain sans encombre pour profiter d’une bonne douche qu’il jugeait avoir bien mérité. Il faisait une telle chaleur et l’humidité n’arrangeait rien à la sensation étouffante de ces températures plutôt élevées. Débarrassé de toutes traces de crasse et de sueur, l’ex junkie rejoignait ensuite sa chambre non sans avoir fait un passage par la cuisine pour y récupérer une bière fraîche et quelques ravitaillements en nourriture.

Shootant une ou deux fringues féminines pour les envoyer hors de son chemin, il s’étalait ensuite sur son lit avec un soupir d’aise qui fut suivit d’une grimace. Posant ce qu’il lui encombrait les mains il partait à la recherche de ce sur quoi il venait de s’allonger. Levant les yeux avec un air blasé lorsqu’il constatait qu’il s’agissait d’un flacon de vernis à ongle il le posait sur la table de nuit, l’envie de le jeter lui avait effleuré l’esprit mais ça risquait de salir le sol ou un mur et faire du ménage n’était pas dans ses plans actuels. Ce qui l’était en revanche c’est de profiter de ce temps seul pour faire le point sur l’avancé de son projet, voir où il en était dans l’assemblage des différentes pièces du puzzle. Bière, bouffe et petit joint en soutien Connor plongeait dans ce qu’il appelait son business avec beaucoup d’attention.
Tant de concentration même que le garagiste n’entendit pas que la sorcière rentrait, il faut dire qu’il ne tendait généralement pas l’oreille pour la guetter, un peu de silence était tellement appréciable. Combien de temps c’était écoulé depuis son retour ? Aucune idée et il s’en foutait mais alors qu’après avoir mangé son dernier muffin et que ses doigts demeuraient trop gras à son goût il se délocalisait vers la salle de bain constatant du mouvement dans celle-ci. L’idée d’aller dans la cuisine où la place était libre fût rejetée dès qu’il vit l’état pitoyable dans lequel était Cordelia. Il fit une légère grimace « Outch ! ». L’ex junkie était plus que surpris par ce qu’il avait sous les yeux et son observation le maintenant dans le silence, sans doute était-ce une bonne chose d’ailleurs.

Coutumier de la raillerie et du commentaire acerbe Connor n’avait pas eu le temps d’ouvrir la bouche que la sorcière s’empressait de justifier son apparence pour le moins inattendue et quelque peu effrayante. Arquant un sourcil devant l’explication donnée pour ce visage blessé il eu bizarrement du mal à la croire « Pire que ça ? T’as dû la passer dans un mixeur alors, non ? » elle poursuivait son explication tentant même de rendre ça affriolant pour lui, pourquoi fallait-il nécessairement qu’elle croit qu’il ai ce genre de fantasme ? « Je suis pas fan des lanceuse de poids ou des catcheuses… Donc j’ai un doute. » son air quasi enjoué sonnait faux, comment rire quand on ressemble à un Picasso ? « Ta belle blonde en question elle devait faire au moins un mètre quatre vingt si ce n’est plus. ». Parce que des visages tuméfiés après une bagarre il en avait vu, il avait même été celui dont l’œil avait gonflé suite à un coup. Mais cette image il l’avait également vu lorsqu’il était encore flic et que certaines femmes courageuses venaient porter plainte contre leurs compagnons ou maris violents.
Silencieux Connor regardait la brune garder son aplomb et sa superbe malgré cette situation vraiment pas favorable à ce genre d’attitude. Elle ne baissait jamais la garde, ne s’avouait jamais fébrile et pour cela il l’admirait. Hors de question de le lui dire ou qu’elle comprenne, pas de ça entre eux, mais sa manière de garder la tête haute alors même que ses propres membres tremblaient sous l’effet de la douleur, ouais il trouvait ça fort. Pourtant cet empressement dans ses gestes imprécis trahissait qu’elle ne tiendrait plus très longtemps et son irritabilité ne fit que renforcer cette impression. Cordelia venait de marmonner que pour un ancien drogué il manquait cruellement d’anti-douleur, ce qui n’était pas faux présentement. Peut-être bien que toute la pharmacie allait valser à l’autre bout de la pièce à ce rythme là et cette perspective arrachait un soupir au garagiste « Respecte le matos tu veux ? » bon ce n’était pas le moment de jouer les offusqué pour le désordre et même s’il pouvait avoir plaisir à être un con Connor avait bien conscience de cela.

Elle voulait qu’il dégage et c’était peut-être là la seule marque de faiblesse qu’elle lui donnerait. Il fit mine d’obtempérer docilement en quittant l’encadrement de la porte sur lequel il était appuyé depuis quelques minutes. Non pas qu’il ai décider de la laisser tranquille en se pliant à sa volonté de le voir déguerpir, mais puisqu’elle voulait de quoi soulager la douleur il allait le lui trouver. C’est là que son titre de propriétaire des lieux reprenait tout son sens, parce que lui au moins savait où est-ce qu’il mettait les médocs utiles dans ce genre de cas. Pas dans l’armoire à pharmacie de la salle de bain… Non mais dans la cuisine par simple flemme de les ranger ailleurs la dernière fois qu’il s’en était servit. Le garagiste n’avait pas laissé Cordelia seule bien longtemps mais il espérait que sa salle de bain ne ressemble pas à une scène de crime, déjà qu’elle lui avait pourri une serviette de toilette.
Connor entrait dans la pièce cette fois et il tendait à la sorcière un flacon d’anti-douleur « Ça t’intéresse ces petites pilules ? » demandait-il comme si entre temps elle avait pu changer d’avis, sourire de petit con à l’appui « L’ex-drogué comme tu dis à ce qu’il faut. ». C’était tout elle ça, faire des conclusions hâtives. Pour cette fois il la pardonnait, vu sa tronche il pouvait comprendre qu’elle fût un peu soupe au lait, encore plus que d’habitude. Profitant de s’être rapproché d’elle ses iris vertes l’observèrent avec attention « Elle t’a quand même pas raté cette blonde… » non définitivement il n’était pas convaincu par sa version de l’histoire mais ne voulait pas pour autant connaître la vraie. « Elle a des ongles sacrément coupants en tout cas. » lâchait-il après avoir remarqué l’entaille près de son oreille.
Il voyait sa main trembler sous l’effet de la douleur et peut-être un peu de la colère. Nul doute que Cordelia Hopkins devait l’avoir amère qu’on ai pu ainsi lui refaire le portrait. L’ex junkie trouvait ça tout aussi dommage, la belle brune mettrait sans doute un peu de temps à retrouver son beau visage et peut-être garderait elle des marques. Prenant aussi délicatement qu’il le pouvait la main écorchée de la sorcière il la regardait avec un air dubitatif « Dans la boue le combat hein ? Pas plutôt dans une galerie des glaces ? » c’était moche comme plaie et nécessitait un bon nettoyage. Connor lâchait un profond soupir « T’as bien une pince à épiler ou une connerie de ce genre non ? Parce que pour virer les bouts de verres ça me semble le plus indiqué. » il n’avait pas une vocation particulière d’infirmier ou un truc dans le genre mais il voyait mal comment elle allait pouvoir se démerder. Bien sûr qu’elle en était capable mais un petit coup de main ne la tuerait pas, au point où elle en était. « Tu veux pas t’asseoir ? Tu me donne le mal de mer à tanguer. » son équilibre semblait devenir plutôt incertain et le garagiste préférait éviter d’avoir à la ramasser par terre.
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MessageSujet: Re: « eyes on fire » ㄨ cordelia&connor   Sam 31 Mai - 9:27




Et voilà que ça commençait. Les rideaux étaient baissés, l’acte débutait. Fine actrice, elle endossait alors ses plus beaux airs…mais quels airs exactement lui restait-il? Ceux de Picasso? Ça lui faisait une jambe, ça. Comment pouvait-elle faire belle figure, alors qu’elle était pour l’instant tout si ce n’est ‘belle’? Mais pourtant, elle y donnait son cent pourcent. Il n’était pas question de baisser les bras, d’abandonner. Qu’est-ce que cela voudrait donc bien dire sur elle si elle en venait là? Qu’elle était faible? Certains diraient qu’elle n’est qu’humaine malgré tout. Mais ce n’état pas satisfaisant pour la sorcière. Sept siècles de fuite, sept siècle de lutte, sept siècle d’Enfer ; elle refusait catégoriquement de se laisser éprendre par quelque chose aussi puéril, aussi humain que la douleur et la faiblesse. Alors, elle gardait la tête haute. Parce que quitte à ne plus pouvoir talonner sa beauté, elle prendrait plutôt soin de son orgueil démesuré. Suite à la remarque du mixeur, le visage de la sorcière sembla prendre des airs songeurs, révisant définitivement l’idée, aussi insolite pouvait-elle paraître. Rien n’était trop extravagant lorsqu’il était question de faire payer Aïden. « Non, mais c’est une bonne idée. » dit-elle, un petir air presque démentiel accroché au visage. Il fallait avouer qu’elle était presque tentée de se laisser aller à la folie et de se venger dans les circonstances les plus pittoresques et aliénées qu’il soit. Tentant de changer le sujet, de donner un ornement doré à cette histoire grossière. Lui faisant constater qu’il n’aimait pas les lanceuses de poids ou les catcheuses, il arriva tout de même à soutirer un fin rictus à la sorcière, malgré toute la douleur qui s’emparait de son visage. En guise de contre-attaque, elle s’aventura dans des terrains un peu inamicaux dans toute sa nonchalance et insolence habituelles. « Tu m’aimes bien, pourtant. » Remarque sans réelle valeur parce qu’elle savait pertinemment qu’elle n’était pas réellement une lanceuse de poids et pire encore que personne ne la considérait comme telle. « Plus. » dit-elle en réfléchissant à la grandeur de l’autre enfoiré, sans réellement y prêter davantage de considération. Haussant les épaules, chassant de la même façon le sujet, elle dirigea son attention vers la pharmacie de Connor dans laquelle espérait trouver réconfort à tous ses maux.

Pourtant, rien. Absolument rien. Comment un ex-junkie comme lui ne pouvait-il pas avoir quoique ce soit qui ressemblait à des antidouleurs, ou du moins, avaient des effets similaires? Parfois, elle se posait réellement la question ; Connor servait-il à quoique ce soit d’autre si ce n’être un amant, certes, de très bonne envergure, mais tout de même qu’un amant? Faisant de la salle de bain un désordre non-désiré, Connor en bon grognon qu’il était, vint à ronchonner un coup, sans surprise. « Il n’y a rien ici qui mérite un tant soit peu de respect. » Elle était peut-être plus désagréable qu’elle ne l’aurait voulu, mais la douleur lui montait à la tête et si elle pouvait se montrer d’humeur cocasse en temps normal, elle était surtout irritée à présent. Rebutée, elle sentit presque l’envie de baisser les bras. Elle n’avait décidément pas la force nécessaire pour faire bonne figure devant le beau blond et elle savait pertinemment qu’elle cèderait tôt ou tard. Alors quitte à lui montrer une faiblesse, elle préférait qu’il déguerpisse avec. C’est pourquoi elle lui demanda, avec cette si grande politesse qu’on lui attribuait, de dégager. On oubliait presque ce n’était pas sa salle de bain et encore moins son appartement, mais c’était du Cordelia tout crachée. Elle avait l’habitude de s’approprier des choses qui n’étaient pas siennes en premier lieu.

Quittant le cadre de la porte sur lequel il s’était appuyé, il sembla exécuter les demandes de la sorcière ce qui ne manqua pas de l’impressionner. C’était bien la première fois qu’il était si peu résilient aux caprices de la brunette. Mais Cordelia comprit que c’était probablement parce qu’il la tenait en pitié de son état actuel et il n’y avait rien pour l’irriter davantage. Elle passa de nouveau une serviette sur la plaie derrière son oreille, constatant qu’elle avait même du sang quelques mèches de cheveux qui traînaient là. Ce n’était qu’une énième chose appartenant à Connor qu’elle usait sans sa permission après tout. Parlant du loup, il fût de retour plus rapidement qu’elle ne l’aurait espéré. Le connaissant, elle pensait vraiment qu’il l’aurait laissé à ses affaires quelques heures avant de s’attaquer à son cas de nouveau. Cependant, il ne venait pas sans offrande cette fois-ci. Brandissant les belles petites pilules qui ne, certes, mettraient pas fin à sa souffrance, mais l’attendriraient suffisamment. La succube tenta ainsi d’attraper le flacon qui lui était dut, mais le jeune homme l’en empêcha en l’élevant un peu. Irritée, la démone renchérit aussitôt. « Je ne rigole pas Connor, donnes-les moi. » Pourtant rien à faire. « Je ne vais pas me mettre à te supplier, oublies. » pouffa-t-elle avant de se rapprocher davantage de lui pour prendre définitivement le flacon. À présent qu’elle était proche de lui, elle pouvait sentir ces yeux scruter chaque détail de son visage et elle avait horreur de ça, du moins, dans de telles circonstances.  Qui aurait cru qu’il fallait ressembler à Picasso pour vouloir un semblant d’attention de la part du jeune homme? Ironique. Elle n’avait même pas encore pris un seul comprimé qu’il commençait déjà à agir en bon vieux Connor qu’il l’était. Il ne changerait jamais, celui-là. Au fond, c’était peut-être mieux comme ça, mais vu l’état de la sorcière, celle-ci n’arrivait plus du tout à apprécier ce qu’elle estimait en général chez lui. « Tiens, c’est étrange, j’avais pas remarqué.» siffla-t-elle, plus amère qu’elle ne l’avait jamais été probablement. Pourquoi devait-il toujours affirmer ce qui était déjà, à la base, évident? Tournant le visage comme pour fuir le regard curieux de l’ex-junkie, elle ne fit que lui afficher une énième plaie qui soutira qu’une énième remarque. Rien à faire, peu importe le profil qu’elle lui montre, la symétrie de ses blessures l’empêchent de gagner.

Sa main tenta d’ouvrir le flacon, mais celle-ci tremblait tellement que ce fût en vain. Elle fit valser ce dernier dans l’autre main, dépourvue de lésions, mais avant qu’elle ne pût l’ouvrir, Connor avait attrapé sa main. Pourtant, elle n’avait presque rien sentie. Aussi étrange que cela pouvait paraître, il l’avait attrapé avec une certaine délicatesse qu’elle nota, bien qu’elle ne lui fit pas comprendre qu’elle appréciait. « Qu’est-ce que ça peut bien te faire de toute manière? » Un moyen comme un autre d’éviter une question, surtout lorsque cette dernière remettait en question un mensonge déjà sans fondement quelconque. Lorsqu’il lui demanda si elle avait une pince à épiler, elle comprit aussitôt où il voulait en venir. Il voulait l’aider. Pauvre petite Cordelia Hopkins qui s’était fait tabassée et qui avait à présent besoin de l’aide de quelqu’un. Ce quelqu’un étant Connor Joshua BlackPearl, de toutes les personnes de la Nouvelle-Orléans. Mais quel insecte avait-elle écrasé sous ses talons pour mériter un tel sort? Quel père de famille avait-elle baisé pour mériter un tel courroux du karma? Celle qui avait été si fortuite toutes ces années, toutes choses confondues, voyait à présent sa chance prendre la fuite, tout comme sa dignité. « Je n’ai pas besoin de toi, je peux me démerder toute seule, merci. Ça ne serait pas la première fois … » Persiffla-t-elle, un peu plus à elle-même vers la fin de son discours. Certes, elle était totalement consciente que si elle faisait face à ses problèmes seule si souvent, c’est parce qu’elle traitait les gens autour d’elle comme des moins que rien, Connor y compris, mais elle avait trop d’orgueil pour l’avouer. Lui faisant remarquer son instabilité, elle fût extrêmement rapide sur la contre-attaque : « D’un, je ne tangue pas. De deux, non, je ne veux pas m’asseoir. Ce que je veux, c’est que tu me fiches la paix, Connor. Voilà ce que je veux. » Insolente, furieuse, mais surtout blessée, autant physiquement que dans son orgueil, la succube disait des mots qu’elle ne pensait pas. Parce qu’au fond, elle avait terriblement besoin de quelqu’un en ce moment. Elle avait terriblement mal et elle souhaitait juste qu’on apaise ses souffrances…mais elle savait aussi ce que ça voulait dire sur elle. Et Cordelia refusait d’être qualifiée de la sorte.

Ouvrant enfin le flacon de comprimés, elle en fit glisser deux dans sa main, avant que la douleur ne poussa au vice et la contraint à en glisser un de plus. Les portant à sa bouche, elle avala les comprimés d’une traite, sans eau, rien. Dieu sait que sujette à une telle souffrance, elle pouvait très bien se passer d’eau pour avaler sa seule source d’apaisement. Refermant agressivement le flacon, elle l’enfonça contre le torse du jeune homme de manière toute aussi sauvage. « Dans quelle langue dois-je te le dire pour que tu… » Se déplaçant vers elle, elle perdit le pied. Parce que si elle avait affirmé le contraire, il était vrai  qu’elle tanguait. Et les anesthésiques semblaient jouer avec son équilibre. Atterrissant contre lui, la simple idée de tomber dans les bras du Prince Charmant, du chevalier à l’armure étincelante la dégouta et aussitôt tombée dans ses bras qu’elle le repoussa malgré le fait qu’il venait tout juste de la sauver d’une troisième ecchymose au visage. La démone attrapa sa trousse de beauté, et pince à la main, elle constata rapidement à quel point il était dur de manier un tel outil dans ces circonstances. Il fallait une certaine dextérité, une certaine précision et tout ce qu’elle avait à offrir c’était des tremblements et des gestes impulsifs dus à la douleur. Rien à faire, la pince tomba à maintes reprises sur le comptoir, le claquement devenant de plus en plus insupportable. C’était décidé, elle venait d’atteindre le summum du ridicule. Il n’y avait pas plus pathétique qu’elle et la voilà qu’elle allait devoir demander de l’aide. Un long soupire transcenda le silence, avant qu’une inspiration soutenue et bruyante ne suive. Évitant le regard de Connor, elle lui tendit la pince malgré tout, résignée à paraître plus puérile qu’elle ne l’était déjà. « Soyons clairs. N’espère pas un quelconque remerciement de ma part ni même ma gratitude ou quoique ce soit en échange. » cracha-t-elle alors qu’elle n’était en aucune position pour maintenir un tel discours, mais elle s’attachait au  peu de dignité qui lui restait, et elle ne savait pas si c’était pathétique ou courageux, mais c’est ce qu’elle avait décidé de faire.  


_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: « eyes on fire » ㄨ cordelia&connor   Mar 3 Juin - 14:17

Fière comme personne d’autre, pas même Connor, la sorcière ne plierait pas sous le poids de la douleur et encore moins devant lui. Le garagiste le savait et ça n’était sûrement pas lui qui jetterait la première pierre, cela aurait été très mal venu de sa part. Pas convaincu par l’explication que la brune avait fourni concernant ses blessures, il aurait pu s’amuser un peu à la railler comme il le faisait bien volontiers habituellement. Juste pour lui faire payer le fait qu’elle se paye sa tête avec un mensonge loin d’être crédible vu l’étendu des dégâts. Mais peut-être la surprise était-elle tout simplement plus forte, jamais il n’aurait pensé voir un jour Cordelia Hopkins si amochée et pourtant ce n’était pas comme si ça ne lui pendait pas au nez. Insupportable voir même infecte par moment dès que l’envie d’emmerder le monde entier la prenait, c’était finalement surprenant qu’elle n’eu pas le droit à une correction plus tôt. Tous n’avait pas ce principe que l’ex-flic conservait depuis longtemps, de ne jamais lever la main sur une femme aussi irritable puisse-t-elle être. Non pas qu’il n’eu jamais été sur le point de faillir à cette règle, mais jamais il n’avait frappé une femme. Bousculée parfois, saisie fermement aussi, sans aller jusqu’à ce que sa main ou son poing ne s’abatte sur l’une d’elle.
Une grande blonde comme responsable de ces blessures, l’ex-junkie demeurait perplexe. Les marques étaient trop appuyées que cela fût le cas à moins que comme il l’avait fait remarqué il s’agisse d’une catcheuse ou d’une lanceuse de poids, là ça aurait pu être crédible. Loin très loin du fantasme que pourrait avoir Connor, la sorcière l’emmenait plutôt sur le terrain de la suspicion. Sans doute n’allait-il jamais savoir ce qu’il c’était réellement passé, parce qu’encore une fois la fierté de Cordelia l’obligerait à rester évasive ou à replonger dans un autre mensonge. Mais peu importe le pourquoi ou qui, le résultat n’en était pas moins impressionnant et navrant aux yeux du garagiste. Bien malgré lui il sentait la contrariété poindre, parce que quelqu’un avait abimé la jolie brune celle qui partageait ses draps plus que tout autre femme en ce moment et si cela n’était en aucun cas un engagement quelqu’un ça ne pouvait ne rien lui faire. Après tout même si le relation demeurait particulière, il la considérait plus ou moins comme une amie.

Faisant abstraction de sa remarque désagréable sur le fait que rien ne méritait qu’on le respecte ici, de bonne grâce le beau blond était allé chercher les précieux antidouleur pour la sorcière. Feignant une certaine docilité vis à vis de l’ordre qu’elle avait donné, elle serait sans doute déçue qu’il n’ai pas vraiment obéit mais aussi soulagé de voir qu’il n’était pas si inutile que ce qu’elle laissait entendre. Conciliant pour cette fois, le garagiste ne manquait pas de la punir gentiment en l’empêchant d’avoir ce qu’elle voulait si facilement. Éloignant le flacon de pilules alors même que Cordelia tentait de l’attraper son sourire s’élargissait « Sois un peu plus polie, tu veux ? » irritée elle rouspétait après lui et ses enfantillages, c’était déjà une petite satisfaction en soi que de pouvoir l’emmerder un peu surtout dans ce moment là. « J’ai pas besoin que tu me supplie, s’il te plaît et merci suffiront. » la petite leçon de politesse c’était pour lui, cadeau de la maison. Mais comme essayer de dresser un insecte dépourvu de matière grise, il était inutile d’insister pour que la brune se montre réceptive à cette petite leçon de savoir vivre. Aussi il la laissait se saisir de son Graal du moment, un peu de compassion n’allait pas le tuer…
Et de cette nouvelle position plus proche de la brune il pouvait mieux voir combien son visage n’avait pas été épargné par la violence des coups de son ennemi. Plus il observait et moins il croyait à cette histoire de blonde. Pensant tout haut que le résultat était plutôt impressionnant il réveillait les sarcasmes de la sorcière. « Sois pas si amère, si tu lui as infligé pire, le goût de la victoire devrait prendre le pas sur le reste. Tu me feras pas une petite danse pour l’occasion ? » bon le fait d’être pris pour un lapin de six semaines lui donnait envie de la taquiner un peu, Connor resterait Connor malgré les circonstances son interlocutrice le valait bien. Cordelia ne fanfaronnait pas, elle tremblait et il ne la connaissait pas fébrile. Déroutant, c’était le mot.

Sachant pertinemment que fière et butée comme elle pouvait l’être la belle brune n’allait pas le laisser l’aider. Pourtant à cet instant il voyait mal comment elle pourrait faire autrement. Des épreuves elle avait dû en traverser un nombre incalculable, c’était une part d’ombre chez Cordelia que le garagiste n’avait jamais cherché à explorer. Il la savait maline, futée, manipulatrice et charmeuse, des armes utiles à sa survie de fuyarde mais des détails il n’en avait aucun. Alors oui une fois de plus elle pouvait se démerder, à quel prix ? Une souffrance prolongée ? Des séquelles d’autant plus longues à se résorber ? Mais après tout qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire ? Elle avait au moins raison sur ce point. Et puis il savait qu’à chaque remarque faite elle s’empresserait de nier. Un soupir s’échappait des lèvres de l’ex-junkie, comment faire entendre raison à une tête aussi dure ? Lui même aurait été le premier à rejeter toute aide dans un premier temps en tout cas. « Ouais c’est vrai, démerdes toi toute seule en fait. Quand t’auras fini de faire la gamine tu me feras signe. » répondait-il en reculant puisqu’elle voulait de la tranquillité que sa présence empêchait.
Il avait reculé certes mais d’un seul pas et demeurait toujours assez proche, comme par sécurité au cas où. Lui même s’étonnait de s’inquiéter pour cette emmerdeuse, ferait-elle de même si les rôles étaient inversés ? Il n’en savait rien. En revanche il y avait bien une chose qu’il savait, c’est qu’il regretterait de ne pas lui offrir son aide. S’il voulait en finir au moins partiellement avec le fait d’être un connard c’était là une façon de progresser. Quoi que dans le fond il ne le faisait même pas pour lui, chose qu’il n’avouerait sûrement pas mais bien pour elle, parce que aussi étonnant que cela puisse paraître il se souciait de son sort. Cordelia lui écrasait le flacon d’antidouleur contre le torse fulminant qu’il se montre aussi têtu qu’elle à être encore dans la pièce alors qu’elle souhaitait le voir partir. Et il ne fallu pas plus d’un quart de seconde pour que la sorcière perde l’équilibre et qu’il ne la rattrape de justesse. Sûr que ce simple fait ne devait pas l’enchanter, de un parce que ça donnait raison à Connor et de deux parce qu’elle se sentait faible et il savait combien elle détestait les faibles. Son orgueil piqué au vif la brune le repoussait aussitôt voulant une fois de plus lui indiquer qu’elle n’avait pas besoin de lui.

Flacon d’antidouleur dans la main gauche, bras croisés sur son torse c’est avec un œil attentif que le garagiste observait la belle sorcière mettre en œuvre sa légendaire débrouillardise. Et c’était pathétique, elle s’enfonçait d’avantage et prouvait tout le contraire de ce qu’elle avait pu prétendre en le rejetant. L’ex-junkie ne s’attendait pas à ce qu’elle demande quoi que ce soit, mais elle aurait pu se contenter d’accepter son aide, silencieusement et il n’aurait, pour une fois, fait aucun commentaire. Incapable de précision dans ses gestes, les nerfs à vif autant que la douleur était toujours présente malgré les cachets. Elle en avait pour des heures à venir à bout de ces morceaux de verre plantés dans sa chair, au mieux si elle ne cédait pas à une crise de nerfs avant. La pince tombait une première fois et Cordelia s’entêtait, une seconde et elle ne renonçait toujours pas, encore une troisième il la sentit se crisper alors que sa main tremblait d’autant plus et au quatrième tintement insupportable du métal sur le meuble de salle de bain elle se résolu à lui tendre l’instrument.
Petit sourire en coin Connor s’emparait de la pince alors qu’elle mentionnait les conditions avec lesquelles elle acceptait, ou plutôt lui faisait l’honneur de la laisser l’aider. Imbibant une compresse de désinfectant, allumant la lumière de l’armoire à pharmacie le garagiste fit ensuite signe à la brune de s’asseoir « Ça évitera que tu bouge. » pour ne pas dire qu’elle tombe, pour sûr qu’elle l’aurait mal prit et il ne voulait pas passer la nuit à la convaincre une nouvelle fois qu’il pouvait l’aider. Regardant plus attentivement la chair meurtrie de la main de l’illusionniste, il fit une moue parce qu’il y avait vraiment du boulot pour la débarrasser de tout ça. Le geste précis et déterminé il commençait alors à extraire les bouts de verre enfoncés dans sa peau. Du sang s’échappait des plaies, inévitablement, qu’il épongeait doucement avec la compresse pour continuer à y voir clair. Silencieux, concentré et faisant au moins grâce à Cordelia de tout commentaire il ignorait combien de temps cela lui prit pour la débarrasser du moindre fragment visible.

Lorsqu’il pensait avoir fini il posait ses iris vertes sur la brune « Est-ce que t’en sens encore ? » possible que des morceaux trop petits pour être vus se cachent encore dans les plaies. Il la pointait ensuite du doigt « Zéro commentaire sur ma dextérité avec une pince à épiler. Et tu oublie direct de m’appeler nurse ou je ne sais quoi. » il la connaissait assez bien pour savoir qu’elle ne serait pas en reste pour ce qui est de retourner la situation à son avantage en riant de lui. Posant son outil de soin improvisé il se rinçait les mains et ouvrait ensuite un tiroir en sortant de quoi faire un pansement « Rince ta main ça fera partir le reste. » arquant un sourcil en désignant ce qu’il venait de sortir du tiroir il demandait « J’ai l’autorisation de terminer le travail ou pour ça aussi tu te débrouilles ? » loin de la provocation c’était son réel consentement qu’il cherchait, n’ayant pas franchement envie de se battre avec elle.
Quoi qu’à bien y réfléchir elle devait avoir son lot de combat pour un moment. Encore une fois ses yeux parcouraient ses traits un peu déformés par les hématomes résultant des coups qu’elle avait pris et un nouveau soupir lui échappait « La main n’était qu’une première étape je crois. » il avait avancé sa main vers le visage de Cordelia puis c’était ravisé « Peut-être que tu veux de la glace, non ? » en réalité il savait que c’était un peu tard, l’inflammation était là mais ça aiderait à faire dégonfler et par la même occasion lui permettrait de reprendre un peu contenance. Depuis quand est-ce qu’il se montrait si soucieux à l’égard de la sorcière ? Pour compenser il lui faudrait être d’autant plus con les jours à venir… Enfin peut-être qu’après, quand elle irait mieux. Aucune intérêt de lutter contre un adversaire diminué.
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MessageSujet: Re: « eyes on fire » ㄨ cordelia&connor   Jeu 5 Juin - 1:34




Ce qu’il pouvait être qu’un con des fois cet enfoiré de Texan. Il clamait haut et fort qu’elle était l’emmerdeuse, mais au fond, il l’était tout autant qu’elle si ce n’est plus. Ils faisaient une bonne paire, il y avait pas à dire. Tentant d’attraper le flacon de comprimés, la solution à ces maux, ou tout du moins, la solution temporaire, Connor, dans toute sa splendeur, joua avec ses nerfs quelques instants, la privant de quelques secondes de plus de ce remède qu’elle convoitait tant. Malheureusement pour lui, pas suffisamment pour qu’elle se mette à le supplier ni même lui demander une telle faveur avec une quelconque sorte de politesse. Si c’était à quoi il s’attendait d'elle, il faisait fausse route. Parce qu’elle refusait de lui faire croire qu’elle lui était reconnaissante de l’avoir sauvé cette nuit-là, de lui avoir fourni un toit (quoiqu’elle s’était plutôt immiscée chez lui, sans sa permission, mais il n’avait pas réellement déglutit), et le voilà à présent qu’il lui savait encore le cul d’une certaine façon. Elle était d'une certaine manière reconnaissante, mais elle détestait à quel point elle semblait dépendre de lui alors qu’elle n’avait jamais eu besoin de quiconque pendant sept siècles. Alors, non, elle ne lui dirait pas ‘merci’, ni même ‘s’il te plait’, et oui, elle l’emmerderait et se foutrait de sa gueule plutôt, parce que c’était elle ça, mais surtout, c’était eux.

Et le voir lui, Connor Joshua BlackPearl, lui donner des leçons sur la politesse passait étrangement de travers. Certes, il ne faisait peut-être pas dans la vulgarité la plus totale et grossière mais oubliait-il qu’il demeurait un homme? Et que s’il savait peut-être dire ‘merci’ et ‘s’il te plait’, il ne demeurait pas moins le plus gros des machos du Texas? Le plus sexy, aussi, certes, mais ça, elle n’était pas prête à lui avouer non plus. En revanche, ce qu’elle était prête à lui dire, c’était surtout ça : « Va te faire foutre. Ça te va, ça? » Et pas par elle, à son plus grand désarroi… Ou à son plus grand bonheur, au vu de sa gueule actuelle, à voir. Qualifiée d’amère, cela ne fit que sustenté cette acerbité qu’elle avait au fond de la gorge. Si en temps normal, le sarcasme de Connor lui aurait peut-être soutiré un sourire ou un rire étouffé, il n’obtint en réponse que davantage d’acrimonie et d’agressivité de la part de la démone.    « Non, mais je pourrais te passer dans un mixeur toi aussi, pour tester. Ça je veux bien…pour l’occasion. » souligna-t-elle, toujours énervée et âcre de colère, utilisant à la fois venin et sarcasme, parce que Dieu sait qu’elle avait les nerfs à vif et que dans cette situation de faiblesse et d’infériorité, elle se retrouvait avec comme seul arme la parole. On disait bien que les mots pouvaient coupés davantage que les lames, non? Certes, elle ne faisait pas dans le profond pour l’instant, mais elle se défendait, parce que c’était la seule chose qu’elle pouvait faire dans son état. Trop faible pour bouger. Trop faible pour une chose aussi puérile que se tenir en équilibre. Elle était pathétique et jamais n’avait-elle eu aussi honte d’elle. Était-ce donc ce qu’elle était devenue? Faible, dépendante et pathétique? Elle refusait de s’associer à une telle description pour des raisons plus grandes qu’un simple orgueil démesuré. Alors, butée, peut-être un peu aussi dépourvue de toute sa tête, elle contre-attaqua, sans réelles motivations. Ce n’était qu’un moyen comme un autre de montrer que, même dans ses conditions actuelles, elle pouvait toujours mordre. Les mots, les questions et les insultes volèrent alors, coalisant entre eux pour un discours tout aussi acerbe que les précédents. Qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire? Elle pouvait se démerder sans lui comme elle l’avait toujours fait auparavant. Après tout, aux dernières nouvelles, Connor n’avait toujours pas 740 balais – et bien heureusement. Pourtant, la réplique du garagiste ne manqua pas de surprendre la sorcière l’instant d’une seconde, de la frapper de plein fouet. Peut-être agissait-elle vraiment plus comme une gamine que nécessairement par orgueil? Ravalant sa salive, raclant un peu la gorge, mais gardant toujours la tête levée, les lèvres collées l’une contre l’autre, elle ne se laissait pas pour autant atteindre davantage. Petit air satisfait sur son visage défiguré, elle profite de cette victoire qui n’en est pas vraiment une lorsqu’on y pense.

Pourtant, ce fût en vain. Car il ne quitta pas réellement la salle, et si elle prétendait ne pas avoir besoin de son aide, elle lui donnait de plus en plus raison plus les secondes avançaient. Tanguant, tremblotant, elle ne manqua pas de tomber avant que le jeune homme ne la rattrape. Si en temps normal, elle aimait bien se loger dans les gros bras du garagiste, dans cette situation particulière, ça lui semblait dégueulasse. La princesse qui accourt pour se fondre dans les bras de son preux chevalier. Comment c’était pathétique. Elle n’avait pas envie de ça, que ce soit pour elle, mais aussi pour eux, en général. Parce qu’ils pouvaient être tellement plus excitants, intéressants et imprévisibles que ça. Et la brunette ne pouvait s’empêcher de penser que la soirée aurait été bien différente si son visage ne ressemblait pas à celui de Picasso. Ce genre de pensée ne faisait que lui rappeler le visage d’Aiden et rien que cette image cauchemardesque faisait bouiller son sang de rage. Attisant la pire des haines en elle, elle se surprit à serrer les poings, n’arrangeant pas sa situation. Et vous vous doutez bien que ses tentatives pour retirer les morceaux ne furent que des fiascos, de plus en plus pires que les précédents. Et pourtant, la sorcière trouva quand même moyen de mettre de côté son égo l’instant de quelques secondes, les secondes nécessaires pour tendre l’instrument à l’ex-junkie et suffisamment pour qu’il comprenne ce qu’il en était. À présent que c’était fait, elle pouvait s’adonner à nouveau à tout cet orgueil et amertume dans lesquels elle baignait depuis quelques minutes. Et voilà que c’était le beau blond qui goûtait à la victoire. Parce que la succube semblait bel et bien se résigner malgré les circonstances. Ce n’est pas l’envie qui lui manquait de retourner sur sa décision après avoir vu ce petit sourire en coin sur le visage du bel apollon. Vous savez, ce petit sourire satisfait et condescendant que Monsieur pouvait arborer avec une certaine discrétion? Oui, ce sourire. Encore une fois, en temps normal, elle en raffolait, et pourtant là, elle en était dégoutée.

Connor imbiba une compresse de désinfectant ce qui soutira un soulèvement de sourcil à la sorcière, ça allait sûrement brûler pensa-t-elle, mais prenant son mal en patience, elle se tût. Il alluma ensuite la lumière de l’armoire à pharmacie, faisant plier les yeux de la brunette un bref instant. Tout ça lui paraissait ennuyant et chiant et elle détestait ça plus que tout. Surtout qu’elle ne pouvait s’empêcher que dans d’autres circonstances, ils seraient déjà sous les draps à avoir le temps de leur vie. Mais non. Et voilà qu’il la commandait à s’asseoir comme en bonne petite chienne qu’elle pouvait être. Bon, ce n’était pas exactement les mots de l’ex-junkie, mais Cordelia aimait aggraver les choses de temps à autre. « Ça ne sera pas nécessaire, je peux rester debout. » dit-elle d’abord en plissant les yeux d’un air menaçant, puis en croisant ses bras sous sa poitrine comme il l’avait fait lui aussi plutôt. Elle avait vraiment tout l’air d’une gamine, mais elle n’en avait rien à foutre. Et pourtant, une fois de plus, elle perdit l’équilibre. Mais pourquoi cela devait-il toujours lui arriver? Pourquoi devait-elle toujours perdre la face devant lui? Bon dieu, qu’avait-elle fait?! En revanche, elle ne s’agrippa pas à lui cette fois-ci, mais plutôt sur le comptoir sur lequel elle avait laissé sa bouteille d’alcool un peu plus tôt. La succube racla donc sa gorge, un peu plus fort qu’elle ne l’aurait imaginé, puis marmonna : « Erm… J’essayais juste...erm... d’attraper la bouteille. »  … Ce n’est pas juste sa beauté dont elle avait été dépourvue, Cordelia ne semblait même plus capable d’aligner un mensonge après un autre. Elle était la définition même d’une catastrophe. Elle s’effondrait lentement et c’était, elle n’avait nul doute, très pénible à regarder…ou bien alors très amusant, tout dépendamment de qui on était. La brunette apporta ainsi la bouteille jusqu’à sa bouche avant de caler une gorgée bien trop grande pour une fille de sa taille et de son poids. Sans compter les médicaments qu’elle avait pris juste avant, mais ce n’est pas comme si elle n’était pas du genre à jouer avec le feu. C’était ça d’ailleurs qui l’avait mise dans de telles circonstances. On aurait cru qu’elle éviterait à présent, mais Cordelia n’était pas du genre à apprendre de ses erreurs, du moins pas celles-là. Elle afficha un air dédaigneux face au goût qui brulait les tréfonds de sa gorge, avant d’apporter la bouteille aux lèvres de Connor qui ne devait probablement rien comprendre à son acte de femme battue médicamentée et à présent pompette. « Non, t’en veux pas? Bon, d’accord, tant pis. » Puis elle s’assit enfin comme il l’avait tant sollicité. Une deuxième victoire pour le beau blond, c’était définitivement son jour chanceux.

La succube fut cependant étonnée du comportement de son interlocuteur. C’est à peine si elle le sentit prendre sa main dans la sienne, et si les extractions à travers sa chaire n’étaient pas sans douleur, elles demeuraient plutôt minimes par rapport à ce qu’elle imaginait et ce qu’elle aurait pu subir si elle l’aurait fait par elle-même. Ce n’est pas réellement le fait qu’elle ne l’imaginait pas capable de douceur, elle ne l’imaginait tout simplement pas capable de douceur avec elle. Eux qui étaient toujours en lutte constante pour dominer l’autre, eux qui fonçaient dans des murs, eux qui pouvaient aller jusqu’à se tirer les cheveux, à se griffer le dos, eux qui pouvaient utiliser toute la vigueur de leurs muscles. Cette douceur, ce n’était pas eux…mais ce n’était pas pour autant désagréable. Et Cordelia appréciait, même si ça, il ne le saura jamais. Alors, elle passa le temps à l’admirer d’une certaine manière. Elle n’était pas vraiment là, mais elle était tout de même consciente malgré tout. Ce n’est seulement lorsqu’il déposa ses iris verts dans son regard caféiné qu’elle se réveilla et comprit que c’était fini. C’était à peine si elle avait vu le temps passé. Mais sur le coup, elle détourna le regard et prétexta ne pas vraiment s’intéresser à la situation où à Connor,  à vrai dire. Lorsqu’il lui demanda si elle pouvait en sentir encore, elle se contenta de bouger un peu ses doigts pour constater qu’il semblait avoir fait un travail remarquable et minutieux. Est-ce qu’elle lui dirait? Bien sur que non. Ainsi, la brunette haussa les épaules avec désintérêt, secouant juste un peu la tête en guise de réponse. Aussitôt, elle se sentit presque attaquée par le doigt du jeune homme alors qu’il semblait lui faire des menaces sans réelle saveur. Pouffant un rire, elle semblait de nouveau apprécier l’humour du jeune homme à présent. « Zéro commentaire. » dit-elle, d’un ton formel et solennel…Mais elle ne pouvait pas arrêter là. Ce n’était pas son genre et ça serait trop facile pour le beau blond. « Disons tout simplement que je comprends à présent pourquoi tu as de si beaux sourcils. » Puis elle ne put s’empêcher de rire de sa gueule, c’était plus fort qu’elle. Ironique puisqu’elle ressemblait à un Picasso et que c’était lui qui avait toutes les raisons de se foutre de sa gueule. « Chaton, nurse, sucre d’orge. Dans tous les cas, je crois que t’as quelque chose à y perdre. » Pensa-t-elle à voix haute en se remémorant de quelques surnoms qu’elle lui attribuait qui en toute honnêteté n’était pas trop masculins. Elle était presque étonnée qu’un macho comme lui ne soit pas plus offusqué. Il devait se douter que c’était plutôt affectif.

La demoiselle se leva pour rincer sa main comme il lui avait demandé, elle essuya ses mains humides à l’aide d’une serviette lorsque le jeune homme lui demanda s’il avait l’autorisation de terminer le travail. Question piège. Elle ne pouvait pas répondre oui, à moins de vouloir paraître davantage dépendante, mais si elle disait non, elle ne voyait pas comment elle allait arriver à se faire un pansement modeste. Experte pour éviter les questions, les tourner à son avantage, elle répondit en haussant les épaules : « Tu peux t’en occuper si tu insistes tant. De toute, ce n’est pas comme si tu avais mieux à faire. » Bon c’était de la méchanceté gratuite comme elle savait si bien le faire. Ce n’était pas vraiment justifiée dans la mesure qu’il lui avait posé la question sans la moindre once de provocation, mais Cordelia ne pouvait tout simplement pas baisser les armes, c’était plus fort qu’elle. Et puis, honnêtement, qu’avait-il à mieux à faire? Il n’avait pas l’air particulièrement fatigué ou en manque de sommeil, alors à part se toucher en se remémorant le visage de la sorcière avant l’épisode Aiden, il n’avait réellement pas mieux à faire. Ou du moins, c’est ce dont elle essayait de se convaincre. Pourtant, par réflexe, lorsqu’il s’approcha de son visage, elle eût presqu’un mouvement qui traduisait de son appréhension, une sorte de recul devant une menace. Connor ne tarda pas à raviser ce qui ne manqua pas de déstabiliser un peu la sorcière. Elle avait l’impression d’être un livre grand ouvert que Connor arrivait trop bien à lire. Et une deuxième fois, il lui posa une question qui lui parut insidieuse et son esprit, toujours aussi vif, semblait être à la recherche d’une porte de sortie, de fuite, comme elle savait si bien le faire. « Je sais pas. C’est toi qui viens de te réinventer en infirmier, pas moi. » S’il jugeait qu’elle en avait besoin, il lui ramènerait, sinon, tant pis. « …Nurse. » marmonna-t-elle avant d’éclater de rire, avant d’être arrêtée en plein milieu par la douleur de son visage qui ne semblait pas réellement décidé à laisser la succube s’adonner à ses grandes habitudes. « T’attends quoi? » cracha-t-elle, impatiente et méprisante  lorsqu’elle vit qu’il était toujours là. La glace n’allait pas se traîner ici par elle-même, pensa-t-elle. Puis, elle roula les yeux. Ça elle savait toujours faire et elle ne souffrait pas trop lorsqu’elle s’exécutait.

Il quitta donc la salle et elle profita du temps seule pour se remettre en question un peu, si l’on veut. Elle se sentait tellement déstabilisée, perdue. Elle ne savait pas exactement si c’était la douleur qui lui faisait cet effet là, le fait qu’elle avait du se résigner à être aidée par Connor ou bien si c’était la douceur dont il faisait preuve avec elle soudainement. Probablement les trois, pensa-t-elle. Pas laissée à elle-même bien longtemps, l’ex-junkie fut de retour avec la glace. Avant qu’il ne continue son petit rôle d’infirmier, elle tenta de le remercier. Pourtant, ça ne passa pas. C’est comme si son propre corps lui refusait un tel signe de faiblesse. La première syllabe du mot ‘Merci’ sembla presque s’échapper, mais rien. En revanche, ce qui s’échappa, c’est un long soupir. Quitte à ne pas pouvoir le remercier par orgueil, elle pourrait peut-être lui faire un semblant de compliment. Notez bien, un semblant. « Tu sais… Tu es moins prévisible que j’aurais pu l’imaginer la première fois qu’on s’est rencontré. » Ça remontait à longtemps d’ailleurs. Aux premiers abords, on ne pouvait pas le nier, pas même elle, il était extrêmement séduisant, mais il avait tout l’air d’un Texan comme un autre, sans réelle particularité. Pourtant, par la suite, elle comprit qu’il avait ce petit plus surtout, qu’il pouvait se montrer imprévisible et qu’ils partageaient tous les deux plus de points en commun qu’ils ne voudraient l’avouer. Elle était déjà étonnée de la façon dont il agissait avec elle, imprévisible qu’il était. « Enfin, tout ça pour dire que je ne comprends pas pourquoi tu es aussi…agréable avec moi. » La succube apporta à nouveau la bouteille à ses lèvres, après tout, cela faisait un moment qu’elle n’avait pas pris de gorgée,  et une fois ingurgitée, elle rappliqua : « Tu dois être maso ou un truc du genre. » dit-elle en balançant sa main dans les airs comme pour imager le concept de ‘un truc du genre’, bien qu’ultimement, le geste ne ressemblait à rien. Elle aurait froncé le nez en temps normal, mais elle n’osait pas vu l’état de son visage. Elle se contenta de hausser les épaules ce pour quoi elle était si connue.


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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: « eyes on fire » ㄨ cordelia&connor   Ven 6 Juin - 12:42

Rien n’obligeait Connor à aider cette emmerdeuse brune qui squattait chez lui depuis quelques temps maintenant. Rien du tout et surtout pas ses répliques acerbes. En fait il aurait eu raison de la laisser dans sa merde à se comporter comme une gamine. Remarque que le garagiste n’avait pas hésité à faire. Parce que ces insultes, cette irritabilité il savait à quoi elles étaient dû… Mieux que quiconque puisqu’il aurait agit de la même façon, refusant à tout prix d’avouer avoir besoin d’aide de se montrer dans un moment de faiblesse. Tous les deux fiers, Cordelia sans doute plus encore que l’ex-junkie, ils se chamaillaient mais se comprenaient, au fond, bien plus qu’ils ne voulaient l’admettre. Et puis dans son état, puisqu’en temps normal elle ne l’était pas, il semblait inutile d’espérer que la succube s’avère polie et courtoise. Au final le Texan bien que passablement agacé par les manières de la brune, se foutait pas mal qu’elle soit désagréable, ça ne changeait pas d’habitude.
Mais pour une fois il lui laissait l’illusion de la laisser faire, restant en retrait mais bien présent pour l’observer et voir comment elle allait se démerder seule. L’échec était inévitable, de un parce qu’elle avait bien trop mal et se trouvait être trop énervée pour envisager d’avoir quelques gestes précis et de deux parce que le simple fait qu’il reste là n’aidait pas non plus. Stratagème qui portait ses fruits, et ça aurait été le cas même si Connor avait regagné sa chambre. Au moins il s’était épargné d’entendre la sorcière lui brailler dessus pour qu’il ramène son joli cul dans la salle de bain et l’aide pour une quelconque raison fumeuse qu’elle aurait trouvé. De courageuse elle passait à pathétique, doucement mais sûrement parce que cet entêtement commençait à devenir ridicule. Si Cordelia n’avait pas décidé d’elle même de lui donner cette foutue pince à épiler l’agacement aurait de toute façon fait qu’il s’en serait saisi contre son gré, au minimum pour ne plus l’entendre tomber.

Mais le garagiste avait eu la satisfaction – exprimée par un léger sourire – qu’elle ne soit pas aussi ridicule que ça et fasse un choix, pas simple pour elle il le concevait, mais plus logique si elle voulait que sa souffrance diminue un peu plus vite. Bien sûr il fallait qu’elle trouve quelque chose à redire, qu’elle lutte un peu et refuse de s’asseoir. Le blond avait juste levé les yeux et quand la sorcière failli à nouveau tomber il ne relevait même pas l’argument ridicule qu’elle venait de lui servir. Pourtant les répliques avaient fusé dans son esprit, sauf que le moment n’était pas opportun. Et pour ne pas lui donner le plaisir de saisir des perches sur lesquelles fonder ses piques acerbes il restait étonnamment – pour lui – silencieux. La concentration nécessaire à la tache à effectuée aidait bien à le maintenir muet mais le plus surprenant fut sans doute que la brune n’émit aucun commentaire elle non plus. Sans doute les antidouleurs l’avaient ils assommé. Heureusement pour Connor qui avait un peu redouté qu’elle se montrer insupportable, gigote et se plaigne comme elle sait si bien le faire. A croire que l’espace d’un instant, le temps qu’il lui avait fallu pour la débarrasser de ses morceaux de verre dans sa main, ils avaient été adultes.
Sa mission terminée l’ex-junkie avait posé des conditions, que l’emmerdeuse ne respecterait peut-être pas. Le seul fait de le dire l’encourageait à faire tout le contraire, un effet qu’il souhaitait obtenir… L’humour était le meilleur moyen qu’il connaissait pour reprendre contenance, retrouver de l’aplomb. Un peu trop attentionné plusieurs minutes durant, c’était bien légitime qu’il donne de la matière à Cordelia histoire qu’elle puisse l’emmerder à nouveau et lui répliquer. Un retour sur de bonnes bases, leurs bases. Levant les yeux avec un air blasé pour la remarque sur ses sourcils le Texan grimaçait ensuite en entendant la petite série de surnoms dont elle appréciait l’affubler « Je pense que la liste est bien assez longue déjà. » c’était peut-être sa façon de marquer le coup de cette complicité les unissant malgré tout. Et il devait bien avouer qu’en tant que chaton il appréciait particulièrement certaines des caresses de la belle brune…

Étonnamment obéissante pour une chieuse de son espèce, la sorcière rinçait sa main comme il le lui avait demandé. Restait à savoir si l’orgueil de Miss Hopkins allait tolérer encore un peu d’aide ou si le naturel allait revenir au galop, cela dit n’étant jamais bien loin il pouvait revenir au petit trot ça suffirait. Il sentit un peu d’hésitation de la part de Cordelia, sans doute pesait-elle le pour et le contre des deux options s’offrant à elle. Si elle acceptait c’était lui demander encore son aide, le faire elle même sous-entendait une galère. Et sa décision pris une tournure de réponse piquante, celle-ci même qu’elle aurait pu faire à un valet si ils étaient à cette époque là. Rien de mieux à faire ? En fait si, mais ça ne la concernait pas. Haussant les épaules en lâchant un profond soupire le garagiste se mettait à l’œuvre « Ça m’emmerde que tu puisse me démasquer aussi vite. » bien sûr c’était ironique, il entrait dans son jeu. Après tout elle avait déjà la tronche en biais il pouvait bien lui offrir d’avoir le dessus dans cette pseudo joute verbale.
Appliqué comme s’il bricolait une de ses grosses cylindrées qu’il affectionnait tant, Connor fit un pansement propre et solide autour de la main meurtrie de la sorcière. Ceci fait il relevait le regard vers son visage et notait que cette séance de soins n’était pas terminée. Il proposait alors de lui apporter de la glace ne voulant pas se risquer à la contrarié en ne lui demandant pas son avis. Pris dans l’élan de ses constatations sur les dégâts infligé au beau visage de la brune, il avait tendu la main vers elle avant de se raviser presque aussitôt. Bien que battant dans l’âme elle avait eu un mouvement de recul, la douleur ? La peur d’une main pouvant à nouveau s’abattre sur elle ? En tout cas ça ne faisait que le conforter dans l’idée que cette histoire de bataille féminine était du chiqué. Acide à nouveau elle persiflait qu’il était en quelque sorte le professionnel improvisé de la question « Le froid ça fait dégonfler, sur tes chevilles ça serait inutile mais je pense que là présentement sur ton visage ça serait pas mal. » répondait-il avec sur un ton légèrement railleur, certes elle avait mal mais ça n’était pas une raison pour se laisser ramollir ! Était-il un peu trop gentil ? L’idée de l’être l’emmerdait et pour autant au fond il savait ne pas être ce connard d’opportuniste dont on le qualifiait souvent, en fait les gens ne connaissaient que celui qu’il avait été après avoir été brisé.

Qu’est-ce qu’il attendait ? Il eu un petit sourire en coin « De voir si ton nez va tomber. » répliquait-il avant de quitter la salle de bain en riant. Il prit des glaçons qu’il mit dans un sac en plastique et ramenait le tout à l’emmerdeuse number one. Enveloppant la glace dans une serviette pour que le froid ne soit pas trop mordant il lui tendait. Le garagiste ignorait pourquoi elle le regardait avec cet air qu’il ne lui connaissait pas. Était-ce un semblant de reconnaissance là, dans son regard ? S’il n’avait pas fait si chaud à la Nouvelle-Orléans à cette époque de l’année il aurait pu croire que le lendemain il neigerait. Mais Cordelia semblait à la limite de la confusion, effet des médocs sans doute qui n’aidaient sûrement pas à ce qu’elle ai toutes les idées qui se suivent. Connor arquait un sourcil alors qu’elle commençait ce petit discours sur le fait qu’il n’était pas si prévisible qu’il n’en avait l’air. Ça avait bien des allures de compliment cette remarque, non ? Aussi l’ex-junkie hochait la tête « Hum ok. » mais la brune n’en avait pas fini, sa véritable interrogation concernait l’attitude du beau blond à son égard. C’est vrai ça pourquoi était-il si sympathique ?
Moue dubitative, léger haussement d’épaules il n’allait quand même pas lui dire que c’était juste parce qu’il la considérait comme une sorte d’amie et que ça l’emmerdait de la voir comme ça. Non il n’allait pas le faire… « Mes parents m’ont bien élevé. Quoi que certains puissent en penser. » et elle compris. Bon c’était un argument bateau, une réponse vague mais comme sa question n’attendait pas spécialement de réponse, ça suffisait bien largement. Quant à savoir s’il était maso… oui sans doute un peu. Comment l’aurait-il supporter jusque là si ça n’était pas un tout petit peu le cas ? Un sourire malicieux étirait ses lèvres, même un peu plus agréable que d’habitude il restait Connor « Faut croire. Sûr que t’as déjà pensé à m’attacher avec des menottes. » un ex-flic que l’on attacherait avec des menottes, Cordelia avait forcément déjà eu l’idée. « Mais je crois que c'est là que je dis merci et qu'on fait comme si t'avais rien dit. » ajoutait-il.

Agitant la main dans laquelle il tenait la glace il soupirait « Bon y’en a qui sont morts comme ça… » il ne comptait pas non plus faire le pied de grue pendant toute la nuit. Mais un nouvel air perplexe s’invitait sur son visage « En fait faudrait peut-être que tu prennes une douche d’abord. » Il la désignait de haut en bas par un geste de la tête « Parce que tu viens pas dans ma chambre dans cet état. » sang séché et vêtement poussiéreux il n’était pas fan du duo. « De toute façon si t’as besoin de quoi que ce soit je sais que tu seras capable de gueuler pour le demander. » quoi que… Peut-être bien que gueuler allait lui demander un effort particulièrement douloureux à cause de ses hématome. C'était donc ça la solution pour avoir le silence... Avait-elle des contusions ailleurs que sur le visage ? Il n’était pas exclu qu’elle soit totalement en kit.
« Donc ? Qu’est-ce que tu décides ? » en gros avait-elle encore besoin de lui pour faire face à ses vilaines blessures de guerre ou est-ce qu’il pouvait aller terminer de fumer son joint étalé sur le lit comme avant qu’elle n’arrive avec la délicatesse d’un éléphant dans un magasin de porcelaine ? « Je t’épargnes le rangement de la salle de bain pour ce soir, mais tu rangeras le bordel que t’as mit quand tu iras mieux. » définitivement il fallait qu’il redevienne le garagiste bourru, pas le type attentionné et doux qui fait gaffe de ne pas rendre la situation plus douloureuse encore… Non ce rôle là avait dépassé son quota de durée.
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MessageSujet: Re: « eyes on fire » ㄨ cordelia&connor   Dim 8 Juin - 0:56




Éternelle experte pour éviter les questions, les tourner à son avantage, ou parfois tout simplement nuancer ses réponses, ce n’est pas une ou deux hématomes au visage qui l’empêcherait de jouer son propre jeu aussi bien. Indifférente, nonchalante, désintéressée, blasée, tellement de mots pour décrire cette attitude qui la caractérisait en ce moment présent, ou n’importe quand, à vrai dire, à quelques exceptions. C’était un peu sa marque de fabrique, avec les roulements d’yeux incessants, les haussements de sourcils et les froncements de nez. Son acidité comptait-elle pour une marque de fabrique aussi? Probablement. Surtout dans des circonstances pareilles ou il semblait que la plupart de ses mimiques lui étaient impossibles au vu de l’état de son visage, sa seule habitude qui semblait persister était son acrimonie. Vraie lionne, elle sortait les griffes, peut-être même les crocs, et elle n’était définitivement pas hésitante quant à l’idée de sauter sur quiconque qui l’irriterait. Et malheureusement pour toutes ces victimes et futures victimes, elle était particulièrement irritable au vu des évènements. Imaginer le visage de l’enfoiré de Northwild ne faisait qu’empirer la situation et elle se comptait comme plutôt fortunée d’être tombée sur Connor, car n’importe quel autre homme aurait probablement fini en morceaux. Connor, étrangement, elle hésitait. Ça devait être sa belle gueule. Qui voudrait abîmer un visage aussi séduisant? Ou alors peut-être était-ce qu’aucune gamine aime jouer avec un jouet défectueux ou abimé. À voir. Dans tous les cas, même si Connor était loin de l’apaiser au sens propre du terme, elle paraissait tout de même plus calme qu’elle ne l’aurait été avec quelqu’un d’autre. En revanche, elle était et demeurait toujours aussi amère. Ça, il n’y avait rien à faire, à priori. Si ce n’est prier, peut-être.

Une remarque fusa sur cette présomption qu’elle arborait sans cesse, et sur ses chevilles qui devaient gonfler, ou lâcher, sous tous le poids des compliments qu’elle se faisait en temps normal. Pouvait-on la blâmer, cela dit? Les gens la détestaient tellement qu’ils outrepassaient si souvent les nombreux avantages physiques ou intellectuels dont elle était pourvue. Était-ce vraiment si prétentieux de sa part de rappeler aux autres comment Mère Nature avait été si généreuse avec elle? Du moins, c’était de la sorte que la sorcière se convainquait. Ainsi, suite à sa remarque, elle ne prétexta qu’un faux rire un peu indifférent, avant de finir sur une touche encore plus blasée : « Hilarant. » Puis, elle plissa les yeux, feignant une certaine réflexion, puis poursuivit avec cette innocence à laquelle elle s’adonnait si souvent malgré son caractère si divergent. « De la glace dans le mixeur dans lequel je comptais te faire passer, ça serait pas mal aussi maintenant que j’y pense. » Index levé en l’air, comme pour imager cette idée de génie qu’elle avait eu, il ne fallut qu’une seconde à la sorcière pour le baisser immédiatement et son petit manège suivit le même rythme. La sorcière indifférente fût de retour, chassant ces conneries en un roulement d’yeux. Mais ce n’était qu’un moyen de cacher le fait qu’au fond elle appréciait comment il l’avait traité jusqu’à présent. Un moyen de retourner sur un terrain un peu hostile, le terrain sur lequel ils préféraient tous les deux danser ensemble. C’était eux, c’était comme ça, c’est tout. Trop opportunistes, trop confiants, trop orgueilleux, trop fougueux, trop impulsifs, trop attirés l’un par l’autre, trop railleurs, trop amères. C’était ce qui les unissait d’une certaine manière. Alors, pour tuer cette ambiance, elle lui demanda ce qu’il attendait? Ce qu’il faisait à rester là comme un con? Aux dernières nouvelles, il n’était toujours pas magicien, alors à moins puisse-t-il transformer ce qu’il touche en glace, il était peut-être mieux de bouger son beau petit cul musclé jusqu’à la cuisine pour en chercher, pensa-t-elle. Et vous vous doutez bien que Connor ne manque jamais d’attraper une telle perche lorsqu’on la lui tend. Et suite à sa remarque sur son nez, elle attrapa la pince et lui balança dessus ; adieu son beau visage, elle en avait plus rien à foutre. Ceci dit, elle le manqua et sa défaite ne fût plus qu’amère alors qu’elle l’entendait rire. « Fils de pute. » siffla-t-elle avant de geindre de façon plus subtile sous la douleur de sa mâchoire. Le monde tournait le dos à la succube, voilà, c’était décidé. Elle ne pouvait plus gagner, semblait-il. Elle ne méritait rien de tout ça, pensa-t-elle.

Et pourtant, elle avait beau le traiter d’enflure, d’enfoiré, de fils de pute, c’était probablement le seul homme qu’elle arrivait à digérer dans cette ville. C’était aussi le seul qui arrivait à la digérer elle tout en étant parfaitement conscient de sa nature et de son caractère. Elle ne comprendrait jamais pourquoi d'ailleurs. Le cul? Il l’avait baisé plus d’une fois, c'était pas ça. Pourquoi ils ne se laissaient pas l’un de l’autre, malgré ce qu’ils pouvaient bien dire l’un sur l’autre? Va savoir. Lorsque son petit nez réapparu dans le cadre de la porte, la brunette fût surprise de céder un semblant de compliment, mais quitte à ne pas être capable de lui dire ‘merci’ sincèrement, c'était la voie à prendre. Un geste aussi surprenant de la part de la brunette n’eût comme réponse qu’un air dubitatif et surpris de la part de l'ex-junkie... et franchement peut-on en être choqué? Personne ne s’attendrait à ça, surtout Connor de la part de succube, et pourtant… Arborant une nonchalance que Cordelia partageait souvent, Connor haussa donc les épaules, prétextant des excuses comme elle le ferait elle aussi si bien. Et comme il pouvait voir à travers son jeu, elle pouvait en faire autant. Mais parfois, il valait mieux se taire. Et avec la complicité qu’ils partageaient, ils pouvaient se le permettre. Remarque sur le masochisme pour se défaire doucement, mais sûrement de cette ambiance confidence, les voilà de retour sur leur terrain habituel. « J’en rêve toutes les nuits. Chacun ses fantasmes, faut croire. » Elle appuya bien sur ses syllabes, bien qu’elle ne tenta pas réellement de l’embobiner avec un timbre de voix chaud et sensuel, des caresses indécentes ou quoique ce soit. À quoi cela servirait-il, de toute façon? Avec sa gueule actuelle, ce n’est pas quelques douces caresses qui allaient arriver à faire passer la pilule. Et de cette même complicité discutée précédemment donc, il retourna le sujet, soutirant un fin sourire, le semblant d’un rictus sincère, à la brunette. Ça ne dura pas bien longtemps, mais ce n’était pas ça l’essentiel.

Sac de glace à la main, remarque impatiente, elle avait l’impression que les rôles s’étaient inversés. Connor commençait à agir comme elle, et elle comme lui. En soi, elle agissait pathétiquement quoi. Ahem. La succube attrapa le sac, pas du tout intéressée à l’écouter railler sur son sujet, et le posa sur son visage avec une certaine appréhension. Appréhension justifiée lorsqu’elle constata que la simple sensation du froid contre sa peau sembla la brûler plus qu’autre chose, si cela fait du sens. Dédain s’invitant sur ce visage de démone, celle-ci leva un sourcil lorsqu’il osa lui faire la remarque qu’il ne l’acceptait pas dans sa chambre dans son état actuel. Légèrement surprise, elle plissa les yeux, dubitative, mais ce n’était qu’un jeu, comme d’habitude. « Fais attention, Connor. Tu commences drôlement à sonner comme moi. » Elle marqua une pause. « J’aurais cru que la dernière chose que tu voudrais c’est que je déteigne sur toi d’une façon si évidente. » Elle s’approcha de lui, pas trop près tout de même au vu de la gueule qu’elle avait présentement ; « Tu te réveilleras peut-être demain plus vaniteux que moi. Oh. » Puis, elle ouvrit la bouche comme si choquée d’une telle possibilité. Pourtant, comme elle le faisait si bien en général, elle chassa ces expressions de son visage en levant les yeux au ciel. « Il faudrait peut-être me procurer une clochette qu’il me suffira de secouer lorsque j’ai besoin que tu accoures comme un petit chien. » cracha-t-elle, méprisante et dédaigneuse. Mais c’était bien elle ça. Être acerbe avec la seule personne qu’elle appréciait plus ou moins. C’était elle du tout craché. « Quoique je crois que tu préfèrerais peut-être le sac à croquettes, n’est-ce pas chaton? » La glace au visage, aidant ce dernier à dégonfler un peu, elle put se permettre de pouffer un rire sans geignements, miracle! Au même moment, son doigt alla parcourir le torse du jeune homme, un manège qui s'était installé entre eux. Elle s’ennuyait presque de leur petit jeu habituel, lequel elle ne pouvait pas se permettre avec la tronche en biais. Lorsqu’il lui demanda ce qu’elle décidait, elle arrêta le contact, puis désintéressée, elle envoya valser une main en l’air comme pour signifier qu’il pouvait disposer, mais surtout qu’elle en avait très peu à faire et que pour la même raison ne mettrait pas réellement de considération dans cette réflexion. La brunette déposa le sac sur le comptoir puis se dirigea vers la douche ; entre-temps, elle l'écoutait raconter les mêmes bêtises, même si au fond, il était plus sympathique que d'habitude. « Sommes-nous vraiment obligés de jouer à ce petit jeu? On sait tous les deux comment ça va se dérouler. Tu me demandes de ranger le bordel derrière moi, je refuse, tu me menaces de me foutre dehors, mais ce ne sont que des belles paroles, et à la fin, tu finis par céder à mon dernier caprice en vu. Si on pouvait passer directement à la dernière étape, ça m’épargnerait l’ennui de devoir te regarder prétendre avoir un semblant d’autorité. » Dit-elle en se rappelant l’épisode au marché noir, ou tous les autres épisodes entre eux, vraiment. Puis une fois le discours passé, elle se mit à dégrafer son soutien-gorge sous son haut en dentelle qu’elle envoya valser contre le visage de Connor. Certes, elle était toujours désagréable, mais au fond, c’était leur façon de dire qu’ils s’appréciaient bien. Et à présent qu'elle ne pouvait jouer de son sex-appeal, il ne restait vraiment que cette acrimonie à leur relation.

Sans plus tarder, elle sauta dans la douche, prenant bien soin de s’agripper à ce qu’elle pouvait attraper, question de ne pas glisser lamentablement. La brunette avait décidé de ne pas tarder pour des raisons évidentes ; plus de temps elle passerait à se prélasser dans la douche, plus les risques de perdre l’équilibre et de se casser la gueule une deuxième fois augmenteraient. Déjà que que sa tronche n’était pas terrible pour le moment. Par contre, elle ne mentirait pas ; cela lui faisait drôlement du bien. L’eau chaude coulant contre sa peau, la purifiant de tout ce sang séché. Elle en profita pour observer un peu le reste de son corps, et à sa plus grande surprise, rien. Elle n’avait pas de doute que des bleus se formeraient peut-être dans quelques heures, mais pour l’instant, il semblait qu’elle avait été plutôt chanceuse. Quoiqu’elle aurait nettement préféré que son visage soit épargné, et non le reste de son corps. Shampoing exotique, huiles naturelles de toute sorte, ce fût presqu’un miracle qu’elle arrive à faire sa routine aussi rapidement, elle qui passait en temps normal plus d’une heure dans cet environnement. Enroulant une courte serviette autour de son corps, elle en prit une autre pour essuyer sa longue chevelure humide. Chose faite, direction la chambre de Connor. Cordelia s’arrêta devant le seul miroir de la pièce, sans réellement prêter la moindre attention à Connor ou à ce qu’il faisait étendu sur son lit. Elle regarda ainsi son visage, c’était déjà moins horrible sans le sang, mais il n’y avait pas tant de différence. Si les gonflements étaient moins intenses, ils étaient toujours aussi évidents et désagréables. Attrapant la bouteille de son parfum, c’est ce geste qui lui fit constater à quel point la chambre du Texan puait présentement. La brunette se retourna alors pour observer Connor fumer un de ces fameux joints. La sorcière aurait vraiment cru qu’après tout ce temps, il aurait totalement arrêté. Elle se sentit presque mal qu’il se laisse aller à l’un de ces vieux démons. Presque. La démone continua donc de faire ses affaires et lorsque celles-ci l’emmenèrent à être proche du jeune homme, elle profita de cette discrétion pour lui retirer le joint de la bouche – pratiquement déjà fini, de toute manière - et de le jeter par la fenêtre. Et avant même qu’il ne puisse dire un mot, elle appuya sur le vaporisateur de son parfum, quitte à l’empoisonner ou lui bruler les yeux, au moins ça n’empesterait plus. « Ça puait la merde ton truc. » Puis, elle se parfuma à son tour, tout en fuyant le lieu précis du crime pour se diriger vers l’armoire où Connor tenait ses chemises. « Ça t’embête si je t’emprunte une de tes chemises? » Ce n’était pas une question et elle ne se souciait surtout pas de la réponse qu’il allait lui donner. Faisant tomber sa serviette au sol, elle enfila la chemise la plus large. Et voilà, elle était fin prête à l’entendre gueuler, rouspéter et menacer sa personne comme il savait si bien le faire. Elle espérait que le joint l’aurait peut-être détendu, mais c’était peut-être trop de demander à Grincheux, le nain.


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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: « eyes on fire » ㄨ cordelia&connor   Ven 13 Juin - 22:39

Pour ce qui était de s’envoyer des piques ces deux là c’étaient bien trouvés. Légère avance pour Cordélia qui, féminité oblige, avait ce don pour l’acidité à toute épreuve. Elle se permettait tout là où Connor conservait un semblant de respect à l’égard de ce qui était – même si c’était parfois discutable – une dame. Reste de son éducation, valeurs dues à feu sa mère que l’insupportable sorcière venait au passage de traiter de femme de petite vertu. L’insulte déplaisait fortement au garagiste en temps normal, mais il savait que venant de la belle brune c’était là une attaque spontanée sans envie de toucher à la mémoire de ses parents. Non, rien de tout ça, juste sa verve habituelle son langage fleuri qui ressortait d’avantage étant donné son amertume du moment. Et le beau blond la comprenait, salement amochée comme elle l’était son monde ne tournait plus aussi rond et lui… Il compatissait entre deux railleries. Cependant il s’était jusque là montré plutôt serviable, pas trop désagréable et même si ça lui brûlait la gorge de le dire la succube l’avait plus ou moins fait remarqué par quelques remarques qui se voulaient moins désagréables et plus sincères.
Le blabla ça ne leur allait tellement pas que l’un comme l’autre, bien que reconnaissant de la démarche de son vis à vis, s’empressait de retourner sur leur bon vieux terrain de la vacherie, de cette fausse agressivité qui ne les menait jamais à la rixe mais toujours à l’extase. Une relation comme nulle autre, la leur et pour rien au monde ils n’allaient changer cela. Et Connor était d’humeur à laisser un peu plus passer les remarques, pas seulement parce que Cordélia et sa tronche en biais lui arrachaient un peu de compassion, mais parce qu’il avait cette sorte de sérénité de ceux qui on pu profiter de leur journée à des fins utiles. Bien sûr ça n’était pas pour ça que l’emmerdeuse number one ne réussissait pas à l’agacer, elle était bien trop forte à ce jeu là pour qu’il puisse résister totalement, mais ses mots piquants glissaient sur lui sans trop d’accrocs. Pour autant l’ex-junkie n’avait pas l’intention d’être le chevalier servant de Miss Hopkins pendant toute la soirée, aussi il jugeait que le temps passé à tenir le sac de glace était suffisant et il lui demandait – plus ou moins gentiment – de l’en débarrasser puisque ça lui était destiné.

Ni une ni deux l’impatience fit écho chez la jolie brune. Et pour cause, en maitresse en la matière elle savait mieux que quiconque flairer cette attitude. Elle se lançait alors dans une comparaison fumeuse entre elle et lui. Loin d’être imprégné de ses comportements, Connor lui rendait juste la monnaie de sa pièce. « Non non confonds pas tout, je te parle juste de manière à ce que tu comprennes le mieux possible. » et jouer les capricieuses qui trouve que ça ne va pas assez vite à son goût, ça elle en connaissait un rayon. Il eu un petit sourire en coin « Personne ne peut être plus vaniteux que toi. » oh non… Et d’ailleurs peut-être bien que le mythe de Narcisse était inspiré directement de Cordelia Hopkins. Cette idée le fit ricaner légèrement alors que la brune poursuivait dans ses formules de femme dominatrice duquel il serait l’esclave. Et il songeait à ce qu’elle pourrait faire avec une clochette… Le résultat était déjà suffisamment agaçant en simple pensée et il se promit de tout faire pour qu’elle n’entre jamais en possession d’un tel engin de torture. Dans le cas contraire il serait obligé de la lui faire bouffé et elle sonnerait quand il la secouerait pendant leurs ébats. Nouveau rire, ses private joke avec lui même le faisaient décidément bien marrer.
Une moue de contrariété chassait le rictus du garagiste quand la succube faisait référence à un de ces surnoms dont elle l’affublait. L’imaginait-elle avec un collier en train de manger des croquettes, laper du lait puis se frotter contre ses jambes en miaulant ? Tout de suite il trouvait ça beaucoup moins drôle que les créations de son esprit à lui. L’envie de lui écraser un peu plus fort le sac de glace sur le visage passait furtivement dans son esprit, mais il ne c’était pas donné tant de mal à être aidant et sympathique pour réveiller la douleur et en entendre parler jusqu’à la fin de la semaine. Rien de tel pour repartir sur de bonnes bases que d’alimenter la discussion par une de ses remarques machistes fétiches concernant le ménage – ou plutôt le manque de ménage – de Cordelia. Le sujet venait d’expédier sa condition de chaton loin du propos et ça n’était pas plus mal. Haussant les épaules une nouvelle fois l’ex-junkie fit mine de n’avoir aucune opinion sur ce résumé que faisait la belle plante de la suite de cette discussion. « Le passage que je préfère c’est celui encore d’après. » lâchait-il simplement, sous-entendus le moment où ils cédaient à cette attirance magnétique qui les embarquait vers l’intensité du plaisir charnel. Il ne doutait d’ailleurs pas que c’était aussi le passage préféré de son interlocutrice. Malgré l’arrivée de soutien gorge en plein dans son visage, il fit une petite moue désolée tout en s’éloignant vers la sortie « Mais là… C’est plus que compromis. » il marquait une petite pause, ouvrit la bouche pour ajouter quelque chose mais ne fit que le penser avant de quitter la salle de bain pour regagner sa chambre.

Un nouveau de moment de tranquillité, dont il savait qu’il serait bref, mais cela suffirait à ce qu’il puisse terminer de fumer son joint après avoir ranger les quelques trucs qu’il ne souhaitait pas laisser à la vue de Cordelia. Plus rapide dans cette tache que pour le nettoyage c’est l’esprit tranquille que le propriétaire des lieux s’installait sur son lit briquet et joint en main pour terminer son petit rituel de détente. Mais était-ce le temps qui passait trop rapidement ou simplement la belle brune qui s’était dépêchée ? Car le garagiste eu l’impression d’avoir eu à peine cinq minutes de répit à pouvoir savourer son herbe sans qu’on l’emmerde. Point positif la sorcière se désintéressait totalement de lui et de son activité, son état et un aperçu de l’étendu des dégâts post-douche étaient plus intéressants. Elle mettrait peut-être du temps à pouvoir refaire toute sa panoplie de mimiques, ça serait un peu déroutant, un peu comme quand on voit un chat sans poils. Au début ça choque, ensuite on s’y fait et quand on se rend compte que ça n’encombre pas l’aspirateur on trouve ça vachement bien. Pourquoi est-ce qu’il pensait à cette comparaison ? Connor secouait la tête, au moins il fumait de la bonne… Et puis c’était sa faute à la brune là, avec ses histoires de chaton.
Sagement occupé à terminé de tirer quelques bouffées sur son pétard qu’il rejetait en faisant des ronds de fumée avec sa bouche, le garagiste n’avait pas anticipé un seul instant qu’il allait se faire purement et simplement attaquer par du parfum. La première victime fût la fin de son joint qu’il n’eut même pas le temps de tenter de rattraper. Le geste précis de Cordelia venait de l’expédié hors de sa prise entre ses lèvres et pire elle l’avait jeté par la fenêtre. Mais le plus dur restait à venir pour le pauvre Texan. Ainsi inspirant prêt à râler il prit de plein fouet deux belles vaporisations de parfum lesquelles le firent aussitôt tousser et ses yeux se mirent à le brûler. Inutile de dire qu’il se foutait pas mal des arguments de la brune à cet instant. Étouffant presque, sa gorge le brûlait et il sentait l’arrière goût désagréable du parfum saturer sa bouche entière. Peu soucieuse de savoir s’il allait mourir ou non la coupable de l’attentat jacassait encore sa politesse feinte. Elle l’asphyxiait, l’empoisonnait, lui brûlait les yeux et en plus lui piquait une chemise ! « Mais t’es complètement barge, pétasse ! » jurait-il en se levant tel un clown sortirait de sa boîte.

Toussant encore presque sur le point de vomir c’était son tour de foncer dans la salle de bain et dans la précipitation son pied heurtait celui du lit et son épaule le montant de la porte. « Putain ! C’est pas possible ! Elle va me tuer cette conne ! » les yeux mi-clos brouillés par les larmes de défense contre le liquide parfumé par lequel ils avaient été attaqué Connor arrivait en boitant jusqu’à la salle d’eau. Se jetant sur le lavabo pour allumer l’eau comme s’il avait été assoiffé, or c’était pour rincer ses yeux déjà rougit par l’agression qu’ils avaient subit. Le garagiste rinçait abondamment ses orbes puis ce fût le tour de sa bouche. Il sentait son cœur battre dans ses orteils qu’il gardait relevé maintenant simplement son talon comme seul appui de ce pied droit meurtri.
Ce faisant il marmonnait, pestant tant et plus contre la responsable de ce massacre. Ça valait bien la peine de l’avoir aidé pour être aussi bien traité ensuite. Avoir la tronche que Cordelia avait ce soir n’excusait pas tout et surtout pas de se montrer si peu soucieuse des conséquences de cet acte qui relevait du chichitage le plus totale aux yeux de l’ex-junkie. Fuyant clopin-clopan vers la cuisine en quête d’un réconfort comestible, il grimaçait en s’apercevant que la nourriture serait souillé par cet arrière goût de parfum qui persistait sur ses papilles. « Cordelia Hopkins tu mériterais de finir par la fenêtre toi aussi ! » gueulait-il tout en revenant dans sa chambre. Pour ça il était prêt à s’improviser lanceur de poids !
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MessageSujet: Re: « eyes on fire » ㄨ cordelia&connor   Lun 16 Juin - 9:56




Exclamation, voix irritée, grave et masculine, voilà Connor qui hurlait comme il savait si bien le faire lorsque, selon lui, Hopkins dépassait les bords. Pourtant, ce n’est pour autant que Cordelia n’appréciait pas quand il était aussi grincheux. C’était un peu un de ses traits de caractère cachés, si l’on veut. Lui qui se voulait si nonchalant, un peu comme à l’image de la sorcière, il cédait pourtant beaucoup plus facilement qu’elle à la pression, surtout celle de l’emmerdeuse par excellence. Mais le voir ronchonner, beugler à tue-tête, surtout toutes ces vilénies à son égard, ça avait presque quelque chose de séduisant. C’était bien parce que c’était lui, pensa-t-elle. Il était curieux qu’elle arrive à apprécier un trait aussi irritant chez lui et pas chez un autre, mais il l’avait dit lui-même, elle était barge. Tout de même, Cordelia ne comprit pas réellement pourquoi il en faisait tout un plat, à hurler aussi fort et à s’élancer dans une gestuelle aussi agressive. Il avait pratiquement fini de fumer son joint, ce n’était pas comme si elle lui avait  retiré un cigare tout neuf et de luxe des lèvres. Mais elle ne s’attendait pas à ce qu’un homme comme Connor arrive à faire la différence, à cerner la nuance. Ironique venant d’elle qui a priori n’y arrivait pas non plus. « Et qu’est-ce que j’ai fais exactement cette fois-ci? » souffla-t-elle, défiante. Il ne venait quand même pas de la traiter de pétasse pour deux centimètres d’herbe pas fumés, espérait-elle. Loin de se douter que la colère du Texan venait surtout de l’asphyxie, l’empoisonnement et le brûlement dont elle était la cause, elle le regardait se lever avec hâte, mais surtout avec encore moins d’équilibre qu’elle quelques quart d’heure plus tôt. D’ailleurs, le spectacle qui suivit se déroula à une vitesse tellement impressionnante que la succube ne sût même pas quoi dire sur le coup. En l’instant de quelques secondes à peine, il était arrivé à heurter un des pieds du lit avec son propre pied, ainsi que son épaule avec le montant de la porte. Pouvait-on être davantage maladroit? Peut-être, si votre nom est Cordelia. Levant un sourcil, elle le regardait, nonchalante comme d’habitude, déguerpir à la vitesse de l’éclair. Pendant l’instant d’une brève seconde, elle eût presqu’un sentiment d’inquiétude. Allait-il bien, avait-il si mal que ces beuglements le laissaient prétendre, etc. Mais ça ne dura qu’une brève seconde avant qu’elle ne se rende compte qu’elle n’en avait pas grand-chose à foutre tout compte fait. Connor était un grand garçon, il saurait s’arranger. Haussant les épaules, chassant donc par la même occasion ces égarements succincts, elle profita du temps de répits qu’elle avait du Texan pour finir sa petite routine de beauté. Ce n’est qu’une fois chose faite qu’elle put enfin sauté sur le lit du garagiste pour s’y étendre confortablement – chose qu’elle savait faire mieux que quiconque, peu importe les circonstances. Il n’y avait pas à dire pour cela, elle était douée.

Mais elle aurait de se douter que cette solitude trouvée il y a quelques secondes n’était que le calme avant la tempête. Et, ironiquement, lorsque Connor pétait un câble, Cordelia comprenait pourquoi les gens de leur époque avaient tendance à donner leurs noms à tous ces phénomènes naturels qui relèvent des catastrophes. L’ouragan Connor détala ainsi rapidement de nouveau dans la chambre, gueulant haut et fort qu’elle mériterait de finir par la fenêtre elle aussi. Elle leva un sourcil devant la menace, désinvolte et pas réellement anxieuse. L’instant d’une seconde, elle arriva à l’imaginer la tenir par-dessus la fenêtre, menaçant de la laisser tomber. Mais Cordelia le connaissait bien à présent. Il avait souvent ces beaux discours, ces paroles de grand macho, mais il ne s’exécutait que très rarement. Jouant avec l’une de ses boucles de cheveux, elle tenta de calmer la tempête…ou de l’élever. Il n’y avait jamais de demi-mesure avec elle. « Respire par le nez. » Elle regarda quelques secondes, prenant tout de suite les sonorités d’une mère qui causerait avec son gamin ; elle savait pertinemment comment il détestait ça. « Félicitation! Expire, à présent. » Elle tapa de ses deux mains ensemble, comme en signe d’applaudissement pour ce geste qui devait relever de l’exploit pour quelqu’un aussi colérique que l’ex-junkie. « Voilà. Tu vois, même un abruti comme toi en est capable. Maintenant, fais-en bon usage, veux-tu? Tu m’irrites à être aussi irritable. » La brunette roula des yeux et redisposa sa tête contre l’oreiller du lit. Sa journée avait été longue, et elle hésitait franchement entre une énième joute verbale avec l’ex-flic et une bonne nuit de sommeil. Ne vous méprenez pas, en temps normal, elle aurait volontiers choisi la première option ; Dieu sait qu’elle était souvent la première à allumer le feu entre eux deux. Et ce n’était même pas une question d’être particulièrement fatiguée, ni même tabassée, qui la retenait. C’est surtout qu’elle ne voyait pas trop l’intérêt étant donné que cette joute ne se finirait pas comme toutes autres ; par le sexe. C’était un peu leur truc, comme il l’avait lui-même mentionné dans la salle de bain. Ils s’engueulaient, se disaient des trucs pas particulièrement aimables (surtout la vipère, à vrai dire), s’envoyaient balader et finissaient par se pardonner toutes ces vilénies avec quelques baisers et autres offrandes charnelles. Pourtant, la succube décida de donner une chance à cette nouvelle situation, et elle verrait bien où cela la mènerait cette fois-ci. Ce n’était pas son genre de manquer la chance d’être intrépide et audacieuse après tout. « Pour quelqu’un qui se vante d’avoir été le sujet d’une si bonne éducation de la part de ses parents, tu n’as vraiment que très peu de considération pour tes voisins. » Un rictus étira lentement ses lèvres, alors qu’elle jouait les innocentes. « Hurler comme tu le fais, foncer dans le cadre de porte, déambuler dans l’appartement avec la délicatesse d’un éléphant dans un magasin de porcelaine ; tout cela sans aucune raison valable. » Ah oui, c’était bien son genre à elle de dire ce genre de truc. « Vraiment, il faut le faire. » En effet, ça il faut le faire. Il faut avoir l’audace pour jouer à ce jeu. Bien heureusement pour la sorcière, ce n’était pas ce qu’il lui manquait et le beau blond pouvait en témoigner. Elle se mit à ricaner, railleuse comme elle pouvait l’être. Il était tout de même remarquable de constater que même avec la gueule de Picasso, la Hopkins trouvait quand même le cran de se permettre de déverser son venin de la sorte, surtout avec la seule personne qui pouvait la tolérer plus de deux secondes.

Pourtant, elle était loin d’en avoir fini avec lui, et si c’était du répit qu’il pensait obtenir en revenant dans sa chambre, ce n’était pas ce qu’elle allait lui offrir. Tout du moins, pas tout de suite. Elle n’était pas fin prête à lui faire un tel cadeau pour l’instant. En revanche, un seul regard dans ces beaux iris émeraude suffit à la sorcière pour éveiller en elle une lueur que le Texan connaissait que trop bien. La même lueur qui habitait les yeux de la sorcière à chaque fois qu’elle s’apprêtait à l’emmerder en beauté. Ces dents rencontrèrent sa lèvre inférieure très brièvement dans toute l’espièglerie du geste avant qu’elle ne saute du matelas sur lequel elle s’était si bien installée pour s’approcher du corps musclé du mécanicien. Dieu sait qu’elle adorait ce corps, et Dieu sait qu’elle détestait Aïden présentement. Mais le spectacle qu’elle avait devant elle était savourable. Les yeux rouges, humides, il avait l’air encore ébranlé, malgré ces airs colériques.  « Ne me dis pas que tu pleurs, Blackpearl? Habituel gloussement avant qu’elle ne poursuive. Tu sais, toutes les jours, je me pose toujours cette seule et unique question : qui est réellement la femme de nous deux? » Puis le rire de la démone se répand dans la pièce. Il n’y avait décidément que la succube pour le taquiner sur ça. Elle savait pertinemment que les yeux humides du jeune homme n’étaient dus qu’aux larmes déclenchés par le mécanisme de défense du système lacrymal, mais lorsqu’il était question d’un macho comme Connor, on ne pouvait pas passer à côté d’une telle opportunité. Ses doigts déposé délicatement contre ses joues, elle les caressa quelques secondes. « Un vrai homme, il n’y a pas à dire. » Les caresses ne fonctionneraient pas, pas avec cette gueule du moins, alors elle digressa, sa main gagnant plutôt ses lèvres naturellement rosées, l’empêchant de poursuivre ce ricanement railleur. Connor ne riait pas autant qu’elle, pour ne pas dire pas du tout. « Navrée, vraiment, je devrais pas me permettre de me moquer de toi. Après tout, tu as été si étonnamment agréable avec moi. » Dit-elle en secouant la tête de haut en bas, comme pour tenter de se convaincre elle-même d’agréer à ses propres propos. La belle brunette était peut-être encore un peu pompette, aussi. C’est pourquoi elle n’arriva qu’à garder son sérieux, au mieux, trois secondes avant qu’elle ne glousse à nouveau et lui sort : « Tu sens bon, tu sais? » C’était, encore une fois, bien son genre de dire de telles choses au vu de ce qu’elle avait fait. Elle pouvait sentir son parfum, ce qu’il y a de plus féminin, contre le tee-shirt du jeune homme et cela faisait un drôle de contraste avec ce torse musclé, ces épaules larges, et le début de barbe qui semblait pousser dans le cou du jeune homme. Mais comme Connor semblait ouvert à montrer une côté plus féminin et sensible avec ces beaux yeux humides, elle trouvait cela presque convaincant.

Mais la vipère comprenait bien que son petit jeu n’amusait pas des masses le beau Texan. Elle ne le répèterait jamais assez ; ce qu’il pouvait être grincheux la plupart du temps. Un énième roulement d’yeux suivit cette réflexion qu’elle ne cessait de se faire, sans savoir pourquoi. « On t’a déjà dis que tu peux être d’un ennui mortel quand tu veux? » cracha-t-elle, dédaigneuse comme elle pouvait l’être, elle de son côté, la plupart du temps. Il faisait une bonne paire, il n’y avait pas à dire. En revanche, Cordelia en profita pour faire quelques pas un peu plus loin et fouiller dans l’une de ses trousses pour sortir un liquide pour le film lacrymal. Les yeux du jeune homme semblaient se porter beaucoup mieux à présent, malgré les teintes rougeâtres et le fait qu’ils étaient encore humides. Il n’en aurait peut-être pas besoin, à vrai dire, mais peut-être que si, va savoir. Toute de même, au cas où il voudrait s’en servir, elle tira sur le pantalon du jeune homme et fit glisser la petite fiasque dans son caleçon sans l’once d’une honte. « Cadeau. » C’était tout elle, ça…avec la gueule de séductrice en moins cette fois-ci, malheureusement. Comment elle regrettait son altercation avec Aïden à présent. Sans ce petit fils de pute, les choses auraient pu être tellement différentes cette nuit entre Connor et elle. Tant pis. Il n’y aurait donc que de l’engueulade et des piques à ne plus en finir ; pas de réconciliation sous la couette. « Tu peux arrêter de faire cette tête deux secondes? T’as vu ma gueule? J’ai le droit d’être chiante et amère, fous-moi la paix ce soir, tu veux. » Par fous-moi la paix, elle voulait surtout dire, donnes moi tout ton attention tout en étant passablement agréable sans être pathétiquement cliché. Langage de femme. Puis, il n'y avait qu'elle pour tourner une situation de la sorte à son avantage. Tout de même, la sorcière croisa les bras, puis détourna le regard quelques secondes, méprisant un peu comment il pouvait être soit trop sérieux ou le connard par excellence que trop peu rarement le juste milieu qu’elle appréciait chez lui. « Et puis tant que tu y es, tu pourrais avoir la décence de finir ce que tu as commencé. » Dit-elle en pointant du doigt le derrière de son oreille. L’entaille n’avait même pas été soignée! Pouvait-on être un infirmier plus merdique que lui?  


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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: « eyes on fire » ㄨ cordelia&connor   Mar 17 Juin - 15:35

Pourquoi est-ce qu’il la tolérait encore sous son toit au juste ? Ah oui… Pour son beau cul et leurs incroyables parties de jambes en l’air. Définitivement Connor se sentait plus maso que jamais, surtout dans son état actuel. Gorge en feu à la limite de vomir, yeux explosés par le parfum, pied presque dans le plâtre et épaule endolorie. Tout ça du fait d’une seule et unique personne avec juste deux vaporisations de sa merde en flacon. Cordelia Hopkins la tronche en biais était donc peut-être pire que la Cordelia intacte, écrasante de suffisance et prétention. Des traits qu’elle conservait quoi qu’il en soit, mais là c’était un peu comme si la souffrance enduré et son visage amoché lui donnaient des excuses suffisantes à être encore plus imbuvable et chiante que d’habitude – aussi incroyable que cela puisse être – mais en plus de ça de jouer les innocentes. Qu’est-ce qu’elle avait fait ? Elle était sérieuse avec sa putain de question ? Le garagiste n’avait pas le temps de s’attarder sur son égoïsme, il fallait qu’il remédie au mieux aux méfaits de la sorcière.
Là présentement l’ex-junkie avait des envies de meurtre ou tout du moins de violence. Foutus principes à la con, quitte à être un connard il pourrait bien le devenir totalement, non ? Une belle enflure qui en plus du reste cognerait sur les femmes… Mais à bien y réfléchir est-ce que Cordelia était vraiment une femme ? Une saloperie d’emmerdeuse, un suppôt de Satan – parce qu’être le Diable en personne lui ferait trop plaisir – une raclure de contour de baignoire toute dégueulasse, une… la liste était longue dans l’esprit de Connor qui fini par hurler qu’elle méritait de finir par la fenêtre et par extension sur le trottoir. Sa pensée pouvait aller bien plus loin, une série d’argumentations sur le fait que le trottoir en question était peut-être bien sa véritable place et que c’est en arpentant ce dernier qu’elle réussirait à survivre moyennant quelques pipes – et elle se débrouillait vraiment pas mal – ainsi que d’autres services.

Mais la salve de gentillesse restait dans son esprit courroucé, elle ne méritait même pas qu’il se fasse un tour de rein pour la balancer par la fenêtre et surtout pas de risquer de finir de nouveau en prison pour cet acte. Quoi que il obtiendrait peut-être une médaille pour service rendu à la société ? On effacerait toute son ardoise judiciaire et brûlerait les dossiers sur lui… Sauf que même comme ancien drogué ayant vu beaucoup de chose durant ses trips, Connor ne croyait pas au Père Noël. Et il ne croyait pas non plus en la possibilité que la brune ai une once de compassion ou une petite culpabilité face à son état. Évidemment cela tenait du rêve pure et simple, de l’utopie même et pourtant ça aurait été la moindre des choses qu’elle lui dise être un tant soit peu désolée d’être si chiante.
Le pire de toute c’était que la sorcière en rajoutait une couche en le prenant une énième fois pour un idiot. Ça n’était pas du tout le bon moment pour agir comme elle le faisait et le garagiste bouillonnait encore un peu plus alors qu’elle se foutait ouvertement de sa gueule avec sa leçon de respiration à deux balles. Ou est-ce qu’elle avait pu pêcher un humour aussi pourri ? « En parlant de nez c’est bizarre que le tien soit encore là. » il fit une moue « Quoi que les mauvaises herbes c’est difficile à éradiquer, y’a toujours des touffes qui repoussent ça et là. ». Il l’irritait ? Ca n’était que le début parce que s’il ne voulait pas lui taper dessus au sens propre du terme pour une fois c’est lui qui allait lui taper sur les nerfs. Cela dit Cordelia était celle qui excellait dans cette tache à ce moment même.

Peu de considération pour ses voisins ? La blague de l’année ! De toute façon à cet instant il emmerdait le monde entier et surtout elle ! « Mais vas te faire foutre Hopkins ! » lâchait-il amèrement « Sans raison valable ? C’est toi et ta présence toxique la raison valable. J’avais difficilement dû mal à croire qu’on puisse être aussi conne, mais là tu bats un record. Toi qui adore être en haut du tableau ça tombe bien ! » il fallait qu’elle arrête de jouer les ingénues, ça le mettait hors de lui « C’est ton putain de parfum de merde que tu m’as pulvériser dans la gueule la raison de tout ça ! » il serrait les mâchoires devant tant de désinvolture face aux conséquences de son comportement si infecte vis à vis de lui. « M’étonne pas que tu te sois retrouver la gueule défoncée par je ne sais qui. » il lâchait un soupir d’exaspération. Pourquoi ne pas aller trinquer et payer une bière à celui qui lui avait fait ça ? Quoi que non… Parce que au final il n’avait pas la satisfaction des coups donnés et en plus il subissait la puissance 10 du caractère de merde de Cordelia.
Quittant le lit elle s’approchait, n’obtenant de Connor qu’un regard froid où se reflétait sa colère. Et si elle faisait ça ce n’était pas pour lui présenter des excuses ou reconnaître qu’elle avait eu tort pour une fois… Non c’était pour à nouveau le piquer au vif, en rajouter, comme si cela était nécessaire. « Toi par contre tu vas pleurer quand je te jetterais dans une horde de zombis ! » répondait-il plein d’amertume. C’était peut-être ce qu’elle cherchait au fond, qu’il l’aide à trouver un moyen pour mettre un terme à son existence ? Nul doute qu’elle était même trop fière pour se suicider d’elle même… et pourtant à pousser le monde entier à bout elle œuvrait un peu en ce sens. Ses caresses il n’en avait rien à foutre, ça ne prenait pas cette fois. Non pas parce qu’elle avait le visage pleins d’hématomes parce qu’au fond ça il s’en foutait sachant quelle était la réalité, mais parce qu’elle lui avait coupé toute envie de se laisser attendrir. Et son faux mea culpa ne passait pas mieux que le reste. Mais au moins il y avait un tout petit progrès puisqu’elle avait conscience de son attitude. Bref moment de repentance vite chassé par une nouvelle moquerie. Irrécupérable.

Un petit sourire étirait le coin des lèvres de Connor « Mais tu sais très bien que je suis l’homme. Tu aimes particulièrement ce qui fait de moi un homme… » il haussait les épaules « Bon là tu l’as mauvaise parce que je te baiserais pas et que ça te frustre. » il eu un petit rire moqueur « Tout s’explique. » et bien voilà pourquoi elle était pire encore ce soir que d’autre fois. Alors oui il serait d’un ennui mortel ce soir parce que c’était tout ce qu’elle méritait. « Ouais tu te répètes, changes de disque. » le garagiste levait les yeux, pas mécontent que Cordelia s’éloigne. Un soulagement de courte durée puisqu’elle revenait à la charge mais à la plus grande surprise de l’ex-junkie pas pour aggraver son cas cette fois mais lui glisser un petit flacon de solution ophtalmique dans le caleçon. C’était là sa seule opportunité de glisser sa main dans ces environs là pour ce soir, qu’elle en profite.
Peut-être bien que finalement la brune avait compris qu’agir de la sorte alors que Connor c’était jusque là montrer plutôt conciliant avait été une erreur qu’elle pourrait regretter. Hum… Non peut-être pas en fait. Cependant dans cette remarque faite sur la tronche qu’il tirait et l’aveu de sa propre chiantise et son amertume, le garagiste sentait comme une petite pointe d’excuse de la part de la sorcière. Le vent tournait en quelque sorte, pas au point d’être favorable mais parce que l’attitude de la brune venait de changer un peu. Elle maniait le verbe avec toujours aussi peu de gentillesse mais ça l’ex-junkie y était accoutumé. En fait il se rendait compte qu’il arrivait à ressentir les différentes nuances de Cordelia, pas toutes mais quelques unes, les plus essentielles du moins.

Effectivement Connor n’avait pas soigné la plaie derrière l’oreille de la jolie brune, mais méritait-elle qu’il l’aide encore ? Non. Allait-il le faire ? Peut-être. Ses iris vertes observaient la plaie alors que son visage n’affichait pas vraiment de l’entrain. « Je sais pas. Je pourrai être maladroit vu que je n’y vois plus si clair. » il haussait les épaules « La faute à qui ? On se demande… » donc dans un premier temps il allait penser à sa gueule. Récupérant la dosette de sérum dans son caleçon il s’asseyait ensuite sur son lit pour entreprendre de mettre des gouttes dans ses pauvres yeux meurtris afin de les soulager un peu.
La tache lui demandait une certaine concentration mais il s’en sortait plutôt bien. Il faut dire que lorsqu’il était un fervent consommateur de stupéfiant il avait bien souvent utilisé des sérums du genre pour dissimulé les effets de la défonce sur ses yeux. « Je sais pas ce que c’est ton parfum, mais je le déteste. » pourtant sur elle il était du plus bel effet et il l’appréciait, mais là Cordelia l’en avait dégoûté pour un certain temps. « T’as plus qu’à en changer si tu veux continuer de crécher ici. » il eu un petit rire« Et sur tout dormir dans mon lit. » enfin dormir, pas que. Un peu plus soulagé de sa douleur oculaire Connor retournait dans la salle de bain, non seulement pour jeter la dosette vide mais pour récupérer de quoi soigner la sale emmerdeuse dont il n’arriverait pas à se débarrasser. De retour dans sa chambre il reprit son poste d’infirmier improvisé « Fais moi juste plaisir pour une fois. Je te soignes mais tu la boucle. » c’était sa condition, en soi pas grand chose mais pour la brune… Ça n’était pas si facile.
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MessageSujet: Re: « eyes on fire » ㄨ cordelia&connor   Jeu 19 Juin - 0:01




Ah qu’il était impoli. Ça aussi, c’était séduisant. Cet espèce de langage de bucheron. D’ailleurs, il avait tout du personnage. Cordelia pourrait jurer avoir vu des chemises à carreaux dans ses armoires, il avait la repousse de barbe, le langage de cochon, les mauvaises habitudes aussi. Bref, il était particulièrement prédisposé pour l’être. Alors quand il lui disait d’aller se faire foutre, elle pensait surtout qu’ultimement, ça serait lui qui allait s’en occuper tôt ou tard. Le reste était moins glorieux, mais tout de même très typique d’un grognon comme Connor. Tout de même, l’entendre hurler de la sorte n’obtint d’elle qu’un léger rictus, alors qu’elle regardait ses mâchoires se serrer, ses muscles se développer, ses veines apparaître ; ce qu’elle l’observait, c’était de la frustration dans toute sa splendeur. Peut-être pas de la colère, mais de la frustration. Elle l’arrêta deux secondes dans son discours pour glisser ce qu’elle pensait de sa dernière insulte. « Et moi qui croyais que tu appréciais particulièrement les plus connes. Après tout, ne sont-elles pas les seules qui n’arrivent pas à voir à quel point tu es misérable? » dit-elle, toute aussi ingénue, malgré le venin dans ses propos. Ah comme elle pouvait se montrer terriblement ignoble, même avec les gens qu’elle appréciait, mais sa remarque précédente sur les mauvaises herbes n’était pas non plus des plus sensibles, ce n’était donc que la juste chose à faire. Mais les faits étaient tout de même là ; c’était un ex-drogué détesté de bien des gens qui n’avait plus qu’une belle bagnole dans son garage et une emmerdeuse à ses crochets. Ce n’était pas le seul point qu’elle marquait. Ultimement, Connor devait apprécier quelqu’un avec de la bonne répartie, il n’y avait pas de doutes, mais il était évident qu’au vu de ses antécédents avec Roxanne, et à présent Cordelia, il devait en avoir ras le bol des femmes à caractère et qu’il tolérerait peut-être mieux une pauvre abrutie qui n’arrive pas à enfiler un mot après l’autre, mais qui sait récurer les chiottes, faire la cuisine et ouvrir les cuisses quand il le veut et seulement quand il le veut. Ce n’était peut-être pas la femme idéale pour finir ses jours avec, mais elle serait définitivement un meilleur passe-temps que les deux autres dans la mesure où elle serait moins chiante et c’était peut-être suffisant. Enfin, c’était l’avis qu’elle se faisait du garagiste. Comme elle l’avait elle-même avoué, il pouvait se montrer imprévisible et il avait définitivement davantage de couches et de nuances à son caractère qu’on ne l’aurait imaginé à priori. Dieu sait qu’il pouvait se montrer tellement léger comme personne, alors lorsqu’il agissait autrement, ça relevait presque du miracle. De quoi apprécier le spectacle tant qu’on y est.

Puis, dans son élan, il lui meugla dessus pour lui dire que la cause de tous ses maux était le parfum qu’elle avait ‘malencontreusement’ pulvérisé sur ses yeux, sa bouche, son visage quoi. Oops. Elle haussa les épaules, elle en avait pas grand-chose à foutre. Pourquoi Connor devait-il toujours faire des siennes pour des futilités et bêtises du genre? Avait-il tellement de temps pour lui, ou n’avait-elle pas un peu raison lorsqu’elle disait qu’il pouvait être d’un ennui mortel? Il s’entêtait à fumer des joints comme des petits morveux de douze ans, et pourtant, il agissait comme l’adulte responsable et ennuyant lorsqu’on agissait en gamine avec lui. Si ce n’était pas de l’hypocrisie, Cordelia ne savait pas ce que c’était. Pourtant lorsqu’il lui avoua que ça ne l’étonnait pas qu’elle s’était fait défoncée la gueule par on ne sait qui, elle sentit son sang bouillir l’instant d’une brève seconde. Elle passa la langue dans sa bouche, ravala sa salive, et elle se sentait déjà mieux. Il n’y avait décidément que lui pour lui sortir des trucs comme ça. Mais, Cordelia ne fléchissait pas aussi aisément. La brunette sortit ses airs les plus ingénues et compléta sa phrase. « Eden, blonde, un mètre quatre vingt, yeux bleus, très douée avec ses mains comme tu peux le voir. Je te file son numéro si tu veux. Vous pourrez discuter ensemble de la frustration que je semble vous apporter à tous les deux. Il parait que ça aide ; parler, se confier, tout ça. » La succube haussait les épaules, à présent plus blasée qu’ingénue. « Puis la nuit venue, tu pourras te la faire. Tu as beaucoup à y gagné, réfléchis-y. » En réalité, elle imaginait surtout Aïden la mettre à Connor, de quoi bien dégrader son orgueil et sa masculinité si l’on veut. Et ça c’était une revanche à savourer. Parlant de le blesser dans son égo, lorsqu’elle s’aperçut de l’état dans lequel les yeux du garagiste se trouvait, une lueur s’empara des siens. C’était trop excellent pour ne pas attraper la perche que lui tendait involontairement le beau blond. Quittant le lit, s’approchant de lui en prédatrice qu’elle était, les gestes qui suivirent étaient les mêmes ; la routine de cet acte. Ignorant sa remarque sur lez zombies, malgré le fait qu’elle illumina tendrement le visage de la sorcière, celle-ci préféra continuer son attaque sur un terrain plus fragile.

Malheureusement, sa remarque à elle pour tenter de le blesser dans son égo d’homme ne sembla pas rapporté les résultats voulus. En revanche, elle eût tout de même le plaisir de se moquer davantage de lui, mais surtout de ce qu’il disait. Et elle était celle qui était prétentieuse, vaniteuse et obsédée par l’idée d’être en haut du tableau. Ah, Connor. « Tu veux dire ton manque flagrant d’intelligence, ta misogynie, ta monomanie et ta drôle odeur de sueur? » dit-elle avec une légère moue de dégoût sur le dernier mot. Lorsqu’il osa à aller dire qu’elle était frustrée de ne pas être baisée, elle eût un rire moqueur au même moment que lui, pour des raisons différentes vraisemblablement. « S’il te plait, on sait tous les deux que le seul à prendre son pied entre nous, c’est toi. » laissa-t-elle prétendre en haussant les épaules, désinvolte et blasée. Et oui, elle prétendait que ses talents au lit n’étaient pas aussi bien qu’il voudrait l’espérer. Il savait tout aussi bien que quiconque à quel point elle était manipulatrice et menteuse, ce n’est pas comme si il lui était impossible de prétendre tant de choses. En revanche, il était vrai qu’elle ne serait pas restée aussi longtemps chez l’ex-junkie si ce n’était pas pour ses talents d’amant, car soyons honnête, c’était l’une de ses seules qualités. Et comme aujourd’hui, il ne la baiserait pas, il était vrai qu’il serait d’un ennui mortel. Voyez, elle n’était pas frustrée, elle était simplement déçue de cette réalité. En revanche, l’ex-flic, lui, semblait réellement frustré. Il fallait avouer que pour chaque pique qu’elle lui balançait au visage, une caresse ne suivait pas, à l’opposé de leur routine habituelle. Le pauvre, il devait l’avoir mauvaise présentement. Et quand elle lui fit comprendre à quel point il pouvait être assommant, il lui fit comprendre que le disque cassé ne fonctionnait plus vraiment. La brunette pencha la tête, réfléchissant à toutes les nombreuses fois où elle lui avait sortit ces quelques mots avant d’agréer qu’elle commençait à se répéter. La demoiselle décida donc de faire la paix à sa façon, c'est-à-dire sans excuses, sans discours, mais avec un cadeau en guise de réconciliation, mais surtout d’une limite bien définie. En gros, la démone n’hésiterait pas à une seule seconde à sortir les armes à nouveau. Cela dit, elle lui avoua tout de même ce qu’il devait fantasmer entendre de la bouche de la sorcière ;  elle avait elle-même avouée qu’elle était chiante et amère, bien qu’aux yeux de la sorcière, elle ne faisait que référer à sa situation actuelle. De l’autre côté, Connor, lui, devait bel et bien faire référence…bah à tous les jours de l’année.

Rejoignant le lit, il ne manqua pas de placer une de ses remarques condescendantes juste avant. Si elle ne déteignait pas sur lui, et bien elle ne pourrait expliquer leur ressemblance plus forte que jamais soudainement. C’est pourquoi elle continua de prétendre être innocente, bien que son visage traduisait bien trop du vice pour qu’on puisse la croire plus d’une seconde. Elle puait le crime. Alors, sur le coup, elle se tût, nonchalante comme à sa grande habitude. Puis, pour une fois que Connor pouvait légitimement mettre la faute d’un acte sur quelqu’un d’autre que lui, elle n’allait quand même pas le priver de ce rare privilège. La brunette remarqua qu’il utilisa les gouttes qu’elle lui avait prêté, et il était évident que ce n’était pas sans fierté qu’elle observait la scène. C’était une victoire comme une autre. Connor qui ravale son égo deux secondes, etc. Puis c’était la juste chose à faire lorsqu’on considérait qu’elle avait elle-même du ravalé son propre égo quelques quarts d’heure plus tôt. Cela dit, elle ne pourrait pas réellement dire si son orgueil était forcément plus démesuré que celui de l’ex-junkie. Parce que pour être démesuré, il l’était! Mais ce n’était pas la seule chose qui l’était et cette réflexion lui soutira un rictus légèrement pervers, et elle ne manqua pas de se remémorer des mots du bel apollon plus tôt. Chose faite, elle fût coupée de son monde par son interlocuteur qui lui avouait détester son parfum. Ah, l’ironie. Le beau mensonge, aussi. Mais, soit, elle allait jouer son jeu…enfin si l’on veut. « Tu sais, si tu veux être le seul à le porter, tu peux me l’avouer sincèrement. » Elle eût un petit rire railleur. Par contre, le chantage qui suivit la désenchanta un peu, ironiquement. Pas suffisamment pour lui faire perdre la face, mais assez pour l’irriter, comme toute personne le serait lorsqu’elles étaient victimes de chantage, aussi ironique était-il. « Je suppose que je devrais commencer à faire mes valises, donc. » Ça arriverait bien tôt ou tard. C’était toujours comme ça. Et puis, non seulement avait-elle dépassé le temps habituel dans lequel elle créchait normalement chez les abrutis, mais elle avait aussi presque dépassé les limites du beau blond. Plus que quelques jours avant qu’il ne l’étouffe dans son sommeil ; autant déguerpir avant. Tuée par Connor Joshua Blackpearl n’était pas exactement des plus satisfaisant, vous en conviendrez.

Il quitta les lieux, la laissant seule de nouveau, et elle en profita donc pour s’installer de nouveau sur le lit du jeune homme. Ah ce matelas confortable lui manquerait, pensa-t-elle. Quoiqu’elle pourrait toujours l’emmener avec elle. Distraire Connor, le leurrer dehors, puis faire passer le lit par derrière. C’était définitivement un cadeau d’adieu digne de la sorcière. Elle n’eût pas bien le temps d’élaborer davantage sur ce plan étant donné que le connard de première regagna d’aussitôt sa chambre. Pourtant, il fût obligé, en restant fidèle à sa personne, d’être plus ennuyant que jamais. C’est donc en roulant les yeux que ces iris caféinés rencontrèrent de nouveau les yeux de Connor. « Au risque de me répéter pour la millième fois, t’es vraiment, mais vraiment d’un ennui mortel. Je suis supposée me taire, te laisser faire ton boulot, ensuite quoi? On éteint les lumières et on fait dodo? » Elle prétexta une moue excitée par l’idée. « Excitant! » avant de rouler les yeux une énième fois. C’était donc ça le programme pour le reste de la soirée? Si c’était le cas, elle allait profiter de la bienfaisance du jeune homme pour soigné sa dernière plaie, et déguerpirait, à la recherche d’une connaissance qui pourrait lui concocter un truc assez fort guérir ses blessures. Ce genre de sorcellerie n’avait jamais été son fort, mais elle connaissait quelques personnes pour qui ça l'était et qui voudraient bien lui rendre ce service en échange d’un autre. Mais avant tout, elle devait jouer ses cartes comme il le fallait avec Connor. Soupir à l’appui, elle lâcha : « Si c’est ce que tu veux. » Elle plia les yeux et croisa les bras sous sa poitrine, définitivement blasée, mais prête à se taire si c'était ce qu'il fallait faire.   

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MessageSujet: Re: « eyes on fire » ㄨ cordelia&connor   Ven 20 Juin - 13:18

Peut-être bien qu’un jour Cordelia Hopkins fondrait sous l’effet de sa propre acidité. Un spectacle, s’il arrivait, que Connor ne voudrait pas rater. La vipère qui crèverait en s’étouffant avec son propre venin, se serait tellement ironique et drôle surtout pour quelqu’un se revendiquant plus maline que les autres… Que le monde entier, en fait. Mais à cette heure là, les yeux brûlés par son parfum toxique, le garagiste n’était plus d’humeur à supporter l’expression concrète de sa colère, de sa rancœur pour cette face amochée qu’un être poussé à bout avait dû lui offrir de bonne grâce. Qu’elle aille baver ailleurs, espérait-il en sachant pourtant qu’il n’en avait malheureusement pas fini. Pourquoi ? Parce qu’il répondait, avec peut-être trop peu de verve parfois mais après tout elle était la victime pour une fois et lui reconnaître ce statut c’était imposé à lui dès lors qu’il l’avait vu fébrile quelques instants plus tôt dans la salle de bain.
C’était comme pisser contre le vent – expérience stupide qu’il n’avait jamais tenté littéralement – il reprenait tout dans les dents. Parce que fermé sa grande gueule d’emmerdeuse imbuvable était un concept inconnue de la sorcière et il était convaincu que c’était même là la raison de son état. Chose que le garagiste ne manquait pas de souligner et il vu qu’il avait visé juste au bref instant où la brune avait changé d’attitude. Et elle s’évertuait inutilement à lui resservir cette histoire de blonde athlétique qui l’aurait autant marqué. Non définitivement il ne la croyait pas. Et elle ne faisait que l’agacer encore un peu plus à lui dire ce qu’il devrait faire comme si tout ça n’était que de généreux conseils de sa part.

Encore et toujours la succube cherchait à le rabaisser, heurter son égo d’homme, mais c’était une tache trop répétée pour qu’elle n’eut encore l’effet escompté. Irrité Connor l’était, mais simplement parce qu’au lieu d’être tranquille il subissait une nouvelle attaque de cette squatteuse qui ne pouvait tout bonnement pas se résoudre à se monter silencieusement reconnaissante et attendre demain pour lui fracturer les gonades. Encore une petite couche pour le rabaisser, mais savait-elle qu’en le côtoyant elle ne se donnait pas une si bonne image puisqu’il n’était qu’un crétin misogyne ? « En attendant t’es bien contente d’avoir un endroit où dormir et prendre tes bains. » marmonnait-il, blasé par cet acharnement dont elle faisait preuve. Sa patience, parce que là on était en droit de dire qu’il en avait, commençait à trouver ses limites. Son petit numéro allait tourner au vinaigre, c’était ça le soucis de Cordelia : ne pas savoir s’arrêter au bon moment. Et si elle s’amusait du garagiste lui offrant des répliques c’était de celui qui demeurait silencieux ou peu affable qu’elle devrait d’autant plus se méfier. Tacle supplémentaire, elle prétendit ne pas prendre de plaisir avec lui. Peu crédible vu la façon dont elle le désirait, avec qu’elle envie passionnée elle partageait ses draps et pas que. Petit sourire en coin il haussait les épaules « Et alors ? C’est l’essentiel. » misogyne elle le décrivait, alors autant l’être, même si en réalité il n'était pas macho à ce point loin de là. Qu’avait-il à foutre qu’elle ne prenne pas son pied puisque lui oui ? Il faillit ajouter que c’était de toute façon sa seule utilité d’être un trou à sa disposition, mais c’était s’engager vers un nouveau blabla sans fin et il commençait doucement à saturer. Alors il rentrait dans son jeu lui aussi.
Ses minauderies l’agaçaient toujours un peu plus, il préférait de loin quand elle avait trop mal pour esquisser une seule moue. Et puis à radoter ainsi, la sorcière allait finir par attirer des soupçons sur un potentiel début d’Alzheimer. Toujours était-il que faisant fi – pour une fois – de son égo, Connor utilisait la dosette fournie par son insupportable agresseuse pour venir à bout, au moins un peu, des méfaits de son attaque. Objet sur lequel il fit une malheureuse remarque que l’autre n’hésitait pas un seul instant à saisir comme une perche « Non garde ta merde. » en revanche elle évoquait une alternative intéressante : faire ses valises. Oh et bien juste pour ça il était presque prêt à mettre un parfum de femme quelques jours ! Il grogna pour lui même qu’elle ne croyait pas si bien dire avant d’aller jeter le flacon de liquide oculaire vide dans la salle de bain. Et espérant gagner un moment de trêve avant de pouvoir prendre une initiative plus directe, Connor avait ramené de quoi soigner son insolente squatteuse.

A nouveau il lui ordonnait – ou tentait – de se taire le temps qu’il œuvre, ça n’était quand même pas compliqué de respecter ce souhait, si ? Et cette seule requête suffisait à la refaire partir dans des déblatérations désagréables auxquelles il eut pour toute réponse « Ta gueule ! ». L’eau bouillante tendait à déborder de la casserole, l’ex-junkie était de moins en moins disposé à être conciliant et encaisser les paroles fielleuses de la sorcière sous prétexte qu’elle en avait bien le droit étant donné la tronche qu’elle se payait. Pas de fumée sans feu, et à en croire sa verve actuelle elle avait dû aller très loin pour qu’on la cogne de la sorte. Quand elle fut enfin décidée à se tenir tranquille et silencieuse, Connor soignait cette dernière plaie. Plus rapidement, avec moins d’attention que précédemment. Ça ne lui apportait qu’un peu plus de piques de la part de Cordelia, alors c’était le dernier service qu’il lui rendait. L’entaille était désinfectée et il y avait mis de quoi activer la cicatrisation, mission accomplie.
Silencieux, appliquant sa propre règle à lui même il avait de nouveau disparu un bref instant pour remettre dans la salle d’eau ce qui y avait sa place. De retour dans sa chambre ses yeux se posèrent alors sur des affaires appartenant à la jolie brune. L’idée ne venait pas de lui venir, en fait plus elle avait enfoncé le clou, plus ça c’était imposé à son esprit. Saisissant quelques fringues il emportait le tout vers la fenêtre ouverte et jetait rapidement un à un soutien gorge, haut, jupe et string, de la même manière que Cordelia avait imposé son choix au garagiste. Les vêtements tombèrent au rez-de-chaussée, par terre, sur le trottoir que la sorcière ne tarderait sans doute pas à rejoindre. Mâchoires serrées, le regard ne laissant aucun doute sur sa présente humeur, Connor posait ses iris sur la propriétaire des affaires qu’il venait de balancer par la fenêtre « Dégages. » lâchait-il avec un soupir. « Le crétin misogyne, d’un ennui mortel voudrait s’ennuyer en paix. » il croisait les bras « Tu peux passer par la porte, mais l’offre est valable pour une durée limitée. Après tu suis le même chemin que tes fringues. » elle voulait jouer ? Elle doutait de sa capacité à la foutre dehors ? Elle doutait de lui ? Dommage, c’était plutôt sympa quand elle ne se montrait pas si imbuvable, mais là elle avait dépassé les bornes. « Ah et comme tu vas pas pouvoir récupérer toutes tes affaires qui restent, j’te propose de les attendre en bas, j’ai le coup de main pour te les expédier facilement. ».
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MessageSujet: Re: « eyes on fire » ㄨ cordelia&connor   Sam 21 Juin - 18:37




Connor était une drôle de créature. Dompté, malgré ce qu’il voulait bien prétendre, il était le bon petit soldat. Souvent l’avait-elle affublé du surnom de ‘chaton’, pourtant à présent, tout semblait plus clair aux yeux de la sorcière ; Connor était un chien, pas un chaton. Un bon petit chien bien dompté. À le pousser constamment, sans cesse, à chaque fois plus fort, plus intensément, voilà qu’il finit par mordre. Malheureusement, il suffit de le pointer du doigt, de lui indiquer le coin et de le priver de ses petits plaisirs et il baissait la tête, la culpabilisation scintillant dans ses pauvres petits yeux émeraude - mais hmm Dieu sait qu'ils étaient beaux. En revanche, Cordelia était probablement celle à la nature de félin. Nonchalante, d’humeur constamment changeante, chiante, cherchant constamment à se loger dans le lit du jeune homme, disparaissant parfois quelques jours pour revenir comme si de rien était, fervente des caresses… Puis, franchement, c’était une sorcière. Les chats n’étaient-ils pas sans cesse associés à ces pauvres femmes? Chien et chat ont toujours été associés ensemble pour une raison qui échappait à la succube. Ils arrivaient à vivre ensemble, mais ultimement, ils se chamaillaient souvent. Connor et Cordelia étaient des animaux, en gros, la classe. Et donc, le Texan – en bon petit chien qu’il était – avait accepté de la soigner. Réponse qui rencontra surprise et étonnement de la part de la sorcière, mais qui ne faisait que rendre son jugement précédent plus patent. Et, elle ne mentira pas, la succube eût presque envie de se moquer, comme si cela avait été trop facile, comme si c’était une blague. D’ailleurs, quand elle constata qu’il quitta la chambre à nouveau, cette idée se renforça dans sa tête. Un autre subterfuge, des beaux petits mots pour lui faire croire qu’elle allait obtenir ce qu’elle voulait pendant qu’il se casse par la porte arrière…et pourtant, non. Elle l’observa marcher à nouveau dans la pièce, avec le matériel nécessaire pour la tâche. Encore une fois, Cordelia eût envie de railler, pouffer, glousser – tout ce qu’elle faisait si bien, mais elle sut se retenir, étrangement.

Le jeune homme sut, quant à lui, faire comprendre son mécontentement. En effet, s’il s’était montré drôlement concilient dans la salle de bain plus tôt, à présent il ne s’adonnait pas pleinement à la tâche. Sans pour autant livrer un travail bâclé, elle pouvait sentir qu’il semblait pressé et manquait de la délicatesse dont il avait fait preuve juste avant. Ce n’est pas les envies qui manquèrent à l’emmerdeuse d’ouvrir sa trappe et lui faire comprendre à quel point il pouvait être merdique dans littéralement tout ce qu’il entreprenait, mais elle jugea – avec raison – que ce n’était peut-être pas la plus brillante des idées et qu’il fallait peut-être qu’elle ferme ‘sa gueule’ comme il lui avait si poliment ordonné. Quittant les lieux, elle avait l’impression que le Texan appréciait ces allers-retours qui ne cessaient pas à priori. Pourtant, elle aurait pu se passer de ce dernier retour au vu de comment il décida d’agir soudainement. Vingt six ans, célibataire, viril et pourtant il agissait encore comme une petite pute. Allez! Jeter ses fringues par la fenêtre comme elle avait fait avec son joint, vraiment? La démone leva un sourcil, perplexe, bien que les mots du Texan fussent plus que clairs. Il paraissait vraisemblablement plus frustré qu’il ne l’avait jamais été avec elle auparavant. Comme d’habitude, elle trouvait ça presque attractif. Malheureusement, le sérieux de la situation nécessitait que la sorcière se concentre sur autre chose que sur ses velléités épicuriennes. « Entre toi et moi, au vu de comment tu agis, j’ai l’impression que c’est toi qui devrait te retrouver sur le trottoir. » Elle était peut-être séductrice et chiante, mais elle avait une certaine classe. Connor, lui, de son côté, n’était vraiment rien qu’une petite pute. Tronquant cet air dubitatif pour un air blasé plus le discours du beau blond avançait, elle se demandait parfois comment elle pouvait être celle qui avait des sauts d’humeur toutes les fins de mois et pourtant était celle qui agissait avec le plus de sang froid malgré tout. Ses lèvres laissèrent extirper un soupir, alors que la démone conclut son petit manège entre son doigt et une mèche de cheveux.

La routine se poursuivait ; la succube perpétuait l’acte avec un énième roulement de yeux, traduisant bien de son décret sur le comportement de Connor, mais aussi sur ce qu’il pouvait bien dire ou penser d’elle. « Ne m’insulte pas. » siffla-t-elle, comme une mise en garde. « Je suis bien des choses, Connor, je l’admets, mais je ne suis pas aussi matérialiste que tu voudrais le prétendre. » La brunette haussa les épaules. « J’en ai rien à foutre de ces vêtements. Ils sont un luxe, modeste et agréable certes, mais ne penses pas une seule seconde que je ne peux pas vivre sans. Jette-les par la fenêtre si c’est ce qui t’enchante. » De toute façon, la plupart de ces fringues avaient été volés ou payés par la poche des imbéciles qu’elle avait séduit, notamment Connor qui lui avait acheté une paire de talon il n’y a même pas quelques semaines. L’avait-il déjà oublié? Tout de même, pour détendre l’atmosphère, elle ajouta : « J’ai ouï-dire qu’on me préfère nue de toute façon. T’arrive à y croire, toi? » L’interrogea-t-elle sans réellement se soucier de sa réponse. Son discours tenait du sarcasme et elle savait pertinemment que Connor, comme tout homme qui se respecte, appréciait les courbes et les formes féminines de la sorcière, surtout à nues. Un léger gloussement quitta ses fines lèvres. Elle n’était pas amère de la situation, au contraire elle trouvait ça amusant que l’ex-junkie semblait enfin affirmer cette autorité qu’il vantait si souvent. En revanche, elle espérait vraiment que c’était bel et bien son envie de la voir déguerpir qui le poussait à agir ainsi et que ce n’était pas une tentative foirée de lui arracher un pardon des lèvres, car il devait savoir désormais qu’il n’en obtiendra aucun. « Mettre à la rue une femme battue, qui l’aurait cru que tu l’avais en toi, Blackpearl? » La succube se leva du lit. Elle aurait tenté un clin d’œil, mais les blessures sur son visage le lui empêchaient. Tragique.

Retirant la chemise qu’elle avait enfilée, elle avait pensé à la jeter par la fenêtre, mais après réflexion elle trouvait stupide de lui priver de cette chemise qui lui allait si bien. Dieu sait qu’elle pouvait l’apprécier dans de beaux accoutrements. Laissant tomber le bout de tissu au sol, dévoilant son corps nu une dernière fois au jeune homme. Elle enfila plutôt rapidement les sous-vêtements qu’il lui fallait et rentrait dans un slim noir et un haut de la même couleur ; sa marque de fabrique, en soi. « Tu peux vendre tous ces trucs si tu veux, te faire du fric tout ça. Après tout, soyons honnête, ce string est probablement ce qu’il y a de plus dispendieux dans cette chambre. » Dit-elle en poussant du pied le bout de tissu qui traînait à terre. « En revanche, pour le parfum, vraiment, j’insiste. » Incorrigible, celle-là. Elle pouffa à nouveau, comme si elle ne pouvait rire que de ses blagues. Attrapant un gros sac à main, elle y glissa quelques bouts de tissus question de passer à travers les quelques prochains jours, le temps de se trouver quelqu’un pour dépenser sur son cas à nouveau. Ses bijoux s’y trouvaient déjà, les produits, elle les laisserait là rien que parce qu’elle savourait l’idée d’imaginer Connor devoir se débarrasser de toutes ces fiasques et bouteilles lui appartenant et qui trainait partout ; la salle d’eau, la chambre, pire, elle avait probablement laissé trainer quelques crèmes hydratantes dans le salon, elle n’avait pas de doute sur ça. Attrapant sans honte une casquette qui trainait, la brunette jugeait que cela pourrait se révéler utile pour cacher la gueule qu’elle avait à présent. C’est aussi pourquoi elle joignait ce geste avec un autre, saisissant cette fois-ci une des vestes du jeune homme, cherchant surtout à s’approprier une capuche pour les mêmes raisons mentionnées. « Je t'emprunte quelques trucs que je te rendrai...hmm, probablement jamais. » Elle haussa les épaules, les chances qu'elle le revoit avec ces pauvres accoutrements étaient tellement minimes. Sac à l’épaule, talons enfilés, elle était aux côtés du cadre de porte avant qu’elle ne réalise qu’elle avait une dernière confession. « Il est fort probable aussi que j’ai malencontreusement brisé le grille-pain ce matin. Le vingt-et-unième siècle me dépasse toujours. » Elle fit les gros yeux comme pour tourner la situation en dérision, alors qu’elle ne faisait qu’aggraver davantage la chose et surtout attiser davantage la frustration que lui dévouait l’ex-flic. « Ciao, chaton. » Elle ferma la porte derrière elle, et ne tarda pas à sortir en dehors de l’appart. Tout de même, sur son chemin, elle aperçut les outils de garagiste du beau blond et une idée lui vint soudainement. Sourire aux lèvres, son prochain souffre-douleur semblait déjà décidé.

TOPIC TERMINÉ

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