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 A Rush Of Blood To The Head ▬ Isis & Shining

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MessageSujet: A Rush Of Blood To The Head ▬ Isis & Shining   Jeu 12 Juin - 9:37

L’été éternel, soleil monotone. L’attente insoutenable d’un ouragan de désastre et de pluie. Qu’un torrent de désespoir noie cette chaleur étouffante. Combler le temps, combler sa soif. Assit au bar, la place des ivrognes, des démantibulés de la vie. La musique, un air de jazz fait remuer les os ; il demeurait immobile. Il avait grandi bercé par les airs de saxophone ; la mélancolie de vivre et de tout ce qui est mort. Les dépouilles empilées, les verres alignés. Vides. Comme l’âme, comme le cœur des gens, comme l’indifférence qui empoissonnait les esprits. Casquette vissée sur la tête ; il sentait le poids des regards curieux des clients qui fixaient les tatouages sur ses bras d’une peau limpide. Son regard. Perdu, emporté comme un naufragé au fond de son verre ; noyé de souvenirs ; la honte dans les poumons. Tout semble si calme, trop calme. Ici, les gens espère trouver l’espoir, pas lui. Il les observe, les pantins de la vie. Danser, boire, jouer au cartes, un sourire menteur ; les tricheurs. Les doigts sur le bois ; désabusé. Un homme s’assoit à coté, réclame bruyamment sa consommation. Brute épaisse, épaisse connerie. Le genre d’enfoiré qui laissait émaner de son être les pensées les plus lugubres et sanglantes. Taillé comme un cube, imbibé de bière. La vue obstruée par cette présence nauséabonde ; il s’adressait à la barmaid avec arrogance. Shining ne portait pas la blondinette dans son cœur, à vrai dire il n’y avait de place pour personne. Mais il ne la haïssait pas, elle essayait de s’en sortir et il était le genre d’ivrogne qui faisait tourner le commerce et même s’il lui arrivait de lui parler comme une vulgaire chienne. Il était un homme compliqué, un garçon perturbé. Un sens du jugement ébranlé, désorganisé. Cadavre, esprit démantibulé.

Jouant de la lame entre ses doigts, un regard. L’homme n’est pas rassuré, l’alcool rend abruti. Shining effleurait ses ongles du tranchant. Nulle crainte. Son regard est difficile à soutenir, renvoie à l’image de la mort qui les hantaient tous. Tous écorché de cette folie, tous avaient perdus. C’était se leurrer que de croire que certains y avaient trouvé leur compte ; déni de la réalité ou stupidité. Ses yeux experts ont remarqué le verre vide ; elle s’approchait en balançant de la croupe une bouteille à la main. Il l’observait inexpressif, une main partait. Elle fut rapide, il l’avait senti. Elle ne l’avait pas vu venir. Son voisin de tabouret, tentative de tripotage ; animal en manque, animal trop sur de lui et finalement misérable insecte. Le bras du cadavre fut rapide aussi, fendit l’air et enveloppa d’une main l’avant bras. Prit en tenaille, une grimace et leur regard s’affrontaient en silence.

Crainte de violence. Scénario dine du Far West, le genre humain régressé. Stade terminal d’un cancer qu’était leur existence. Le sang bouillonne, c’était biologiquement impossible et pourtant, cette sensation était présente. Il n’avait pas peur, rien à perdre, rien à gagner. Quelque part, caché, la volonté d’une seule chose. L’envie d’une fin. Pour tous, pour l’oubli. Pourquoi s’accrocher ? Procréer ? Exister… La soumission à leur destiné ; aucune arme pour se défendre. Choisir l’esclavage ou la mort sereine. Le temps en suspend. – Qui es-tu ? – Cette interrogation résonnait dans le vide de l’intérêt qu’elle constituait. Qu’importe son nom ; il était juste la honte, juste mort. « Touche là, et tu n’aura plus l’occasion de toucher personne. » Pourtant, il était tout aussi misérable que cet homme, probablement parfois avait-il simplement envie de frapper cette blondasse ; minable. Et alors ? Si quelqu’un décidait de l’arrêter ; il aurait raison. Personne ne le faisait jamais dans cette ville ; personne ne prenait plus de risque pour l’inconnu, voulant se persuader que ça n’en valait plus la peine.
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MessageSujet: Re: A Rush Of Blood To The Head ▬ Isis & Shining   Ven 13 Juin - 2:54

    Tout ressemblait à un de ces soirs où le client est roi, où le client croit qu'il peut tout se permettre, même des choses dont il ferrait mieux de s'abstenir. Ambiance cabaret, oui, mais pas tant que ça, je dirais plutôt ambiance film noir pour ce soir, comme si un drame allait se produire, résultat d'une soirée trop arrosée. Je ne sais pas, mais ce soir l'ambiance au Masquerade était pesante, comme si la journée avait été trop belle et que le soleil leur avait tapé un peu trop fort sur le système. Après tout, cela ne serait pas la première fois, à moins que quelqu'un ne soit rentré dans leur cerveau pour leur indiquer de faire un peu trop de zèle avec l'alcool. Mais cela n'avait peut être rien à voir avec tout ce que je racontais. Non, rien à voir, à moins que ce ne soit la présence de certaines personnes qui donnait cette impression là. Ruby et Aiden n'étaient pas là ce soir, il n'y avait pas tellement de personnel à vrai dire. Pas de danses de prévu pour tout vous dire, il y avait juste une petite bande son qui passait, celle que je mettais pour moi, parce que j'aimais particulièrement cette ambiance, un peu de jazz, un peu de blues, pas forcément ce qui faisait le plus cabaret, mais c'était ce que j'appréciais dans ce genre de soirée, celle où je suis la maîtresse de ces lieux. Parce que oui, mine de rien, j'avais de l'ancienneté depuis le temps, et j'avais quelques responsabilités. Ce soir, je devais restée jusqu'à la fermeture, c'était même moi qui fermerait les portes, en espérant ne pas tomber sur le client pénible, celui qui ayant trop bu d'alcool désire mon corps. C'est bien trop souvent que je tombe sur ce genre de clients, mais heureusement pour moi, il y en a d'autres qui ont un peu de bon sens et qui sont là pour me sauver la mise. J'ai quelques sauveurs dans mes clients habituels, mais ce soir, aucun de ceux qui le sont habituellement ne sont là, comme pour me dire que je devrais me débrouiller sans eux, parce que j'étais une grande fille. Dans les dernières minutes, quand il n'y aura qu'un ou deux clampins dans le coin, je me mettrais à jouer un peu de piano, et à offrir une ou deux bières à ceux qui pourront ingurgiter encore un peu de ce breuvage si particulier. Mais je ne suis pas encore à la fermeture, nous ne sommes qu'au début de la nuit, et déjà les clients se font pénibles, comme si j'étais la bonne à tout faire et même si cela est vrai, je n'aime pas qu'on me le rappelle, pas de cette façon en tout cas. Mais qu'est ce que je peux bien dire ? Je n'ai rien à dire, c'est bien là le pire me semble-t-il, comme si c'était une incroyable injustice.

    Le regard de nombreuses personnes est alors attirés par ce jeune homme aux tatouages absolument magnifiques. Je ne le connaissais pas vraiment, mais quelques choses émanait de sa personne, une sorte d'aura improbable, quelques choses que je ne saurais véritablement décrire tellement son comportement était aléatoire. Il venait pourtant ici de temps en temps, il faisait partie de mon paysage, celui des clients que je servais parfois ici, mais avec lesquels je n'avais pas vraiment de relations. Je ne savais pas trop ce qu'il buvait, enfin, ils changeaient parfois, alors je ne pouvais pas lui mettre son verre sous le nez, en lui disant que c'était offert par la maison, car cela pourrait le décevoir. Je n'avais guère vue de sourire sur ce dit visage d'ailleurs, comme si cela était totalement proscris. Il n'était pas le plus bavard de tous, mais une langue peut facilement se délier après plusieurs verres même si l'idée de le faire boire ne me viendrait jamais à l'esprit. Chaque client était libre de boire autant qu'il le désirait, même s'il m'arrivait lorsque la patronne n'était pas là, de ne plus servir certains. Je leur appelais même parfois un taxi pour qu'ils puissent rentrés chez eux en un seul morceau. C'était un service que je leur rendais même s'ils ne seraient pas forcément très heureux de cela.

    Mais ce soir, il y avait surtout ce type, lourd et un peu trop entreprenant. Plusieurs fois, je l'avais vu, il me regardait avec insistance, il regardait ma poitrine, mes formes, il avait envie de moi, tout simplement. Mais je n'avais pas du tout envie de lui, au contraire, j'avais envie de le foutre dehors, de lui dire de rentrer chez lui, que la fête était finie, mais il était encore bien tôt, l'heure de la fermeture n'approchait même pas, qu'il était plein comme un cochon. Et sa perversité n'en était que plus présente, comme exacerbée par cet alcool qu'il avait siroté depuis l'ouverture. J'allais lui donner son dernier verre, avant d'arrêter de le servir. J'arrivais donc avec ma bouteille mais sa main partie en direction de ma poitrine. Il voulait vraiment mon corps, il voulait me tripoter comme un gros pervers. S'il avait été un poil séduisant, je n'aurais peut être rien dit, mais là, il n'y avait absolument rien d'attirant en lui, rien du tout. C'est alors que l'homme tatoué mit sa main sur l'avant-bras du type, pour me sauver de cette tentative bien maladroite de ce soûlard. Leurs regards se croisèrent, un instant. L'homme lui demanda alors son identité. Peu importe qui il pouvait être. Cela n'avait pas d'importance. Puis, mon sauveur eu une réponse cinglante, claire, nette et précise. Pourquoi agissait-il de la sorte ? Il ne me traitait pas tellement avec le plus grand respect qui soit, quoique cela était bien variable, même s'il était sûr qu'il ne m'aurait jamais touché, qu'il n'aurait jamais tenté de faire ce que le type venait de faire. Il savait faire un minimum la part des choses. Du coup, je ne servais pas le dernier verre à cet inconnu. Je le regardais, d'un regard qui voulait tout dire. Il devait à présent partir, s'il en avait le courage, et si son étreinte avec le tatoué s'arrêtait, évidemment.
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MessageSujet: Re: A Rush Of Blood To The Head ▬ Isis & Shining   Sam 28 Juin - 12:18


Le respect était une chose morte ; morte comme sa chère Candide. Putain qu’elle le hantait ; il l’avait dans la peau. Comme une vieille amante, elle manquait à ses jours. Son doux sourire, puis les regrets. La sensation d’avoir laissé filer entre ses doigts les occasions de la rendre heureuse. Cette robe qu’elle aurait tant voulu porter ; trop chère. Il aurait du la voler pour elle. Briser la vitrine comme son cœur. Voila ce qu’il aurait du faire ; cessé de réfléchir. De vouloir sauver le monde de son cancer de vivre ; et finalement la faire périr. La seule fleur poussant au milieu des cendres ; attirant le soleil dans leur vie. Sa vie. Obscure. En observant les courbes de la serveuse dansantes sous ses mouvements ; putain qu’elle était généreuse. Elle essayait de survivre ; il la voyait dans un monde trop brutal. Un monde qu’elle espérait différent un jour ; il n’était plus le reflet de l’espoir. Elle ne pouvait le voir, caché derrière ces innombrables tatouages il n’était plus qu’un monstre. Une bête de foire ; un animal oui. Vivant à l’instinct et encore. Vivait-il vraiment ? Si ce n’était son cœur battant et des organes qui fonctionnaient ; alors oui. S’il s’agissait de volonté ; il était mort de désespoir. Le sang tachait ses yeux à jamais. Le corps de Candide mutilé ; comme le sien. Une douleur. Pourquoi se gâcher ainsi ? Qu’il y avait-il à gâcher quand le fruit était pourri ?

Il avait retenu le bras de cet insolent. Il avait vu l’alliance autour de son doigt ; elle brillait de façon absurde. Un chagrin noyé dans l’alcool. Oh qu’il comprenait ses peines ; mais même s’il ne portait pas la serveuse dans son cœur et cela probablement parce qu’il n’y avait plus de place. Shining ne voyait aucun intérêt à la faire souffrir. Des putes ; on en trouvait à tous les coins de rues. Il pouvait sortir et se soulager. Mais il ne laisserait pas l’imprudent la brutaliser sous ses yeux. Les mots étaient une chose ; des papillons qui partaient et s’oubliaient. La blondinette ne démordait pas ; fixa l’ivrogne et ne servait pas son verre. Partir, la meilleure des options. Il lâcha doucement ce bras ; ses doigts marqués au rouge dans sa chair. Il n’y avait pas été de main morte le cadavre. L’homme bafouilla son mécontentement, des yeux vides qui le fixait sans compassion ; aucune. Puis il l’observait jusqu’à la sortie. Aussi ; lorsqu’il jeta un dernier regard par-dessus son épaule pu voir encore le visage énigmatique de la mort qui l’observait. Il faisait froid dans le dos ; Candide aussi avait été horrible à voir.

Probablement était-il fou. Il décrochait son regard de la porte qui se refermait lourdement. Il demanda à la jeune femme un verre de rhum blanc et fut rapidement servis. Il leva le verre à la hauteur de ses yeux ; il avait chaud. Les ivrognes parlaient bien tout seul en général ; c’était bien ce qu’il était. Il trinquait à la défunte. Il but cul sec ; fermant les yeux sous la morsure de l’alcool sur son pharynx. Il la voyait alors ; assise sur son lit alors qu’il était en train de griffonner ses équations de chimie. ‘Dis moi Shining, est-ce qu’il va neiger pour Noel ?’ De la neige à la Nouvelle Orléans ; elle rêvait. C’était elle ; l’oiseau. Il avait relevé les yeux de son bouquin pour l’observer avec un sourire bienveillant. « Il neigera Candide. » soufflait-il ; puis ouvrait les yeux. Le visage de la serveuse qui le fixait. Fronça les arcades ; cela lui avait échappé. Les paroles d’un fou. Il reposa son verre et ne disait rien.

Il avait neigé ce Noel là. Il n’était pas physicien pour rien. De la neige sous leur toit. Candide et ses yeux émerveillés. La magie, non. Juste de la science. Celle qui devait être l’espoir. Mais il n’en fut rien. Juste un tas de neige qui fondu rapidement ; une flaque sur le parquet et des étoiles dans ses yeux. Un si beau Noel. Perdu dans ses songes ; il aurait presque pleuré s’il n’avait pas versé toutes ces larmes en une seule fois. « Sers moi encore… » Lâchait-il alors ; son ton sans âme, sans nuance. Lâchant un billet vert sur le comptoir, puis fixant les traits de son visage. Combien de temps pensait-elle qu’elle pourrait continuer à vivre ainsi ? Ils tomberont tous ; l’humanité condamnée. Il n’aurait rien pu faire ; c’était ce qu’il essayait de se dire. Il essayait de se convaincre que tout cela n’était qu’une cause perdue ; que sa science n’était qu’un leur. De la poudre aux yeux, de la neige en plein été…


hj ; pardon pour le retard   
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MessageSujet: Re: A Rush Of Blood To The Head ▬ Isis & Shining   Dim 6 Juil - 22:31

    Je fixais cet homme complètement imbibé d'alcool. Il avait l'alcool pervers apparemment, mais l'homme tatoué était intervenu à temps. Je ne connaissais pas ces exigences, ni ces volontés à mon égard, mais peut être n'en avait-il tout simplement pas. Pourtant, il n'avait pas agit de façon gratuite, n'est ce pas ? Je le pensais mais pour le moment, ce n'était mon soucis. Je regardais cet homme que je ne servirais plus, c'était l'évidence même mais il devait le comprendre de lui-même. L'étreinte du tatoué était toujours présente sur son bras, puis finalement, elle se termina. L'avant bras de l'homme était un peu marqué, mais cela passerait bien vite. Il pouvait donc à présent s'en aller. Je le fixais, lui montrant la porte du regard. Je n'avais rien à ajouter verbalement, mon regard très expressif voulait tout dire. Je ne pouvais rien faire de plus. S'il ne comprenait pas, je serais dans le regret de simplement l'ignorer, et peu importe s'il nous faisait une mauvaise pub, tout le monde a le droit de se bourrer la gueule, mais il y a des limites à ne pas franchir. Toucher avec les yeux est possible, mais toucher avec les mains et formellement interdit, que ça plaise ou non. C'est une règle qui s'applique et qui s'appliquera toujours. Le soûlard se décida donc enfin à se lever et à partir en laissant quelques billets sur le comptoir. Le tatoué et moi-même le fixions pour nous assurer qu'il s'en aille bel et bien pour ne plus revenir de la soirée. Je me souviendrais de son visage quoiqu'il advienne et je ferrais attention les fois prochaines. Le tatoué me demanda un verre de rhum blanc que je lui servais rapidement. Sans doute serait-il un petit cadeau de la maison pour avoir mis la main là où il fallait dans un timing parfait.

    Bien qu'ayant agit de la sorte, cet habitué était toutefois lui aussi un peu étrange. Je n'étais plus à côté de lui, du moins pas tout à fait, légèrement décalée, mais je l'observais. Il avait bu son verre cul sec, fermant les yeux comme pour mieux l'apprécier, ou simplement pour s'imaginer quelques choses d'autres que le Masquerade. Je ne saurais trop dire, car il prononça quelques paroles dont je ne saisis pas pleinement le sens. Pourquoi avait-il dit qu'il allait neiger ? Et qui était Candide ? Je le fixais d'un regard interrogateur sans véritablement m'en apercevoir, mais il ne dit rien de plus alors qu'il venait d'ouvrir les yeux, reposant son verre vide sur le comptoir. Décidément ce soir était une soirée à oublier, comme parfois, comme trop souvent. Mais il fallait bien vivre de quelques choses, n'est ce pas ? Et même si ce travail n'était pas toujours le plus plaisant, je l'aimais bien, et puis, je gagnais ce qu'il fallait pour vivre très convenablement. Il me demanda de le servir encore, alors je lui redonnais un verre de rhum blanc, comme le dernier verre qu'il venait de boire. Je supposais que c'était ce qu'il désirait puisqu'il n'avait rien précisé d'autres.

    " Et voilà pour vous, offert par la maison. "

    Oui, j'avais pris son billet pour le verre précédent, mais là, je lui l'offrais. Je ne savais pas s'il allait comprendre le pourquoi de ce présent, mais peu importe, c'était un geste que je ne pouvais pas zapper. Qui sait où la main du soûlard, à présent partie, aurait pu se refourguer ? Je préférais ne pas savoir, ni me l'imaginer.
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MessageSujet: Re: A Rush Of Blood To The Head ▬ Isis & Shining   Ven 25 Juil - 15:56

Probablement pensait-elle qu’il ne l’avait pas vu ? Curieuse ; elle était serpent. Son venin n’était pas le plus redoutable ; elle viendrait l’enlacer et l’étoufferait. Présence asphyxiante, curiosité mal dissimulée. Il l’ignore ; refuse de donner satisfaction. Elle est dansante la folie ; elle se repend et pense gagner. Nulle victoire ; le monde lui appartenait déjà. Alliance avec le chaos ; un mariage démoniaque qui ne permettait de se relever. Il réclame sa consommation, bruler sa gorge à coup de désespoir. Il n’est pas même fatigué. La nuit va être longue, c’était obscur et l’on ne voit pas le fond. On ignore le moment où l’on percute le culot. Les abysses ; la sensation de les parcourir au travers d’un verre. Elle le sert ; elle n’est pas souriante. Il n’en a pas besoin. Elle va bien avec le décor ; elle se noie. Mais il ne viendra la sauver ; personne ne le fera jamais. C’était trop tard. Elle appartenait au diable ; tout comme lui. Elle ouvre la bouche ; le remercie par un verre offert. Qu’elle était adorable de lui offrir gratuitement son poison. Il la regarde ; elle a l’air pensive. Alors il répond en enroulant ses doigts comme des vipères autour de son verre « Tu n’es pas obligée de faire ça. » il n’avait que faire de l’argent, il n’espérait pas bâtir d’avenir. Elle avait bien plus besoin de paye que lui. Il savait qu’elle faisait cela pour la forme ; pour un merci de façon déguisée. Mais qu’avait-il fait si ce n’était que menacer un pauvre type noyé de honte. La culpabilité de vivre qu’il plongeait au fond de sa vodka. Shinning connaissait bien cette sensation ; puis elle se tassait quelque part. L’on se meurt.

Il ne manque pas d’argent ; il sort un billet. Il ne refuse pas les remerciements ; bien qu’il ne songeait pas les mériter plus qu’un autre. Il n’y avait nulle bravoure dans ce qu’il avait fait. « Contentes toi de me servir. » Disait-il enfin, il pose le billet sur le comptoir. Il n’est pas très chaleureux, froid comme la mort. Comme le monde entier. Comme l’air qui empestait ici plus qu’ailleurs. Le squelette soupire ; il veut juste boire. Il achève son verre ; il en a assez. « J’achète la bouteille. » Déclarait-il alors ; cherchant dans ses poches d’autres billets à jeter. Il voulait sortir ; il suffoquait. De l’air… Il se noie. Il les trouve, entassé. Il est à moitié ivre ; il ne sait pas combien de verre il a bu ; il n’était pas à son premier bar. Il s’était barré avant qu’on lui confisque les clés de sa voiture. La lucidité s’envolait et cela faisait un bien fou. Mais il était loin d’être étalé au sol ; il tenait encore sur ses pates avec adresse et ses yeux de lynx ne manquaient rien. Ou presque. Il fait tomber les fameuses clés qui vomissaient de sa poche ; pousse un juron et un enfoiré met le pied dessus dans le simple désire de le provoquer.

Il se lève alors. Il n’était pas d’humeur. Son poing le démange.
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MessageSujet: Re: A Rush Of Blood To The Head ▬ Isis & Shining   Jeu 31 Juil - 18:24

    Cette soirée prenait un tournant pour le moins bizarre, quelques choses que je ne comprenais qu'à moitié, même après tout ce temps à être passé derrière ce comptoir alors que ce n'est pas vraiment mon métier d'origine. Mais que voulez-vous, il fallait que je sois polyvalente alors j'ai appris sur le tas et comme je suis douée dans tout ce que je touche, j'ai appris rapidement, et bien, tellement bien que même la patronne a du mal à me trouver des choses qui ne conviennent pas. Elle sait y faire avec les mots, retournant toujours la situation en sa faveur, pestant pour de petites broutilles qui lui donnaient entièrement raison. Et elle était satisfaite, à ce seul égard, bien évidemment. Mais ce soir, elle n'était pas là, elle était je ne sais où mais même si aura planait sur le Masquerade, elle n'était nullement présente. J'étais pourtant bien là à faire mon travail comme cela se devait d'être. Un client s'en est allé alors qu'il avait essayé de me toucher de façon peu appropriée. Un autre client l'avait retenu et je lui en étais pleinement reconnaissante mais il semblait s'en ficher pas mal, comme si j'étais sa dernière chemise. J'avais énormément de mal à le cerner lui. Qui était-il exactement ? Il semblait être là pour boire et finir comme une épave alors que pourtant, je sentais qu'il pourrait agir autrement. Il ne fit que peut d'état de mon présent, il but son verre à une vitesse ahurissante alors qu'il en avait déjà descendu quelques uns. Il n'était pas satisfait, il devait boire jusqu'à ne plus sentir le son être complètement anesthésié par l'alcool bu. Il voulait acheter la bouteille, simplement pour se donner une meilleure contenance, pour se prouver à lui-même qu'il pouvait combattre ces démons intérieurs alors qu'ils étaient profondément encrés en lui, comme un vêtement vous collant un peu trop à la peau, comme si vous étiez dans un filet, mais que vous n'étiez pas même en train de vous débattre pour en sortir. Ce type n'était en apparence pas si différent de celui qu'il avait fait fuir, pourtant, je ne sais pas, mais il avait ce petit quelques choses de plus, peut être son physique atypique ? Peut être que ces tatouages qui semblaient recouvrir la presque intégralité de son corps lui donnait un genre que personne ne pouvait avoir, peut être que cela n'avait rien à voir, qu'il avait simplement ce charisme naturel pour vous faire sentir plus bas que terre, pour vous faire sentir tout petit à côté de lui, à moins que ce ne soit l'inverse, qu'il savait se rabaisser pour que vous vous sentiez bien au dessus de la masse, comme si vous pouviez vous retrouver en haut de la chaine alimentaire et qu'il soit votre esclave. Deux opposés, et je ne savais pas lequel le représentait le mieux. Il semblait être si paradoxal, sans que je ne puisse pleinement l'expliquer, comme s'il était un mystère ambulant. Il était clair qu'il ne se confierait nullement à ma petite personne, je n'étais là que pour le servir, pour lui donner à boire, rien de plus. Il ne voulait pas créer de lien particulier avec ma personne, pourtant, j'avais envie d'en savoir plus sur lui. Il fouilla donc dans sa poche pour pouvoir payer sa bouteille en sortant de nombreux billets froissés, plus qu'il n'en faut pour cette simple bouteille mais l'argent ne semble pas être son problème. Des clés tombent de sa poche, comme si elles étaient le sésame pour ouvrir son être. Un autre client qui ne semble pas heureux de sa présence mets son pied dessus, comme pour le provoquer. Le tatoué n'hésite pas une seule seconde à se lever regardant l'homme d'un regard dont je ne voudrais nullement être regardé. Pourquoi le provoque-t-on ? Parce qu'il est différent ? Parce qu'il a ces tatouages sur sa face, sur son corps ? Je le pense même si je n'en suis nullement certaine. Je sais qu'il est capable de donner un coup à l'homme qui marche sur ces clés. Je m'attends d'ailleurs à ce que le coup parte, mais après un instant, rien ne se passe. Je décide alors d'intervenir même si je ne suis pas certaine que cela fasse son effet.

    " C'est bon, on se calme là. Pas la peine de s'enflammer pour si peu. Laissez le tranquille, il n'a rien fait de mal. "

    Mon regard fustigeait celui qui venait sciemment de marcher sur les clés du tatoué. Il était dur et expressif. L'homme enleva alors son pied des clés comme pour montrer qu'il n'avait pas envie de faire ça ici devant tant de monde mais que le tour du tatoué viendrait bientôt pour une raison que j'ignorais. Peut être que ce dernier ne ferrait pas autant de considération et qu'il dégainerait le premier qu'il soit en face à face avec l'autre, ou devant une foule en liesse pour d'autres raisons.
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MessageSujet: Re: A Rush Of Blood To The Head ▬ Isis & Shining   Mer 20 Aoû - 13:49

Ils se font face ;  Shinning semble méditer à la façon dont il arrachera les yeux de se malheureux. Il n’avait pas bonne réputation ; l’on s’en méfiait. Peste noire. Son regard sombre de démordait pas. Fixe sans crainte, provoque même de son arrogance. Le rossignol parle ; il ôta sa chaussure de là. Pourtant, le cadavre n’en avait pas terminé. Ennemi, la vie. Tu vas crever pardi. Il n’avait pas peur. Le truand le savait ; la douleur est son alliée. Mais Shinning, la brute ; n’avait que faire de menaces futiles. Il s’en riait. Elle fit justice ; mais ce n’était pas fini. Le truand s’apprête un recul ; mais sa poigne se fit rude. « Ramasse-les. » Ordonnait-il sans concession. Le sang gicle dans les veines ; pulsion meurtrière qu’il refreine par cette mâchoire qui se crispe. Son commandement est sans appel ; et s’il traine. Gare aux coups. Gares aux côtes. Un balancement de la tête, refus de se plier à ses exigences. Erreur de jugement. Il n’était pas assez ivre pour lâcher prise. Une dernière chance saisie après une pression insistante qui aurait bien pu démonter son épaule à la moindre résistance. Il se baisse alors aux pieds de l’étrange personnage. Accroupi devant lui ; humilié. Et cette main tendue récupéra son bien ; tandis que des éclairs parcouraient le regard du truand bien trop lâche devant tous ces regards. Le truand jette un regard à l’une des femmes au bar ; il comprend. L’on est parfois prisonnier de ses propres mensonges.

Il s’éloigne, le loup blessé. L’orgueil mit à l’épreuve. Faire bonne figure. Juste la honte dans la gorge. Vengeance. J’aurais ma revanche nom de dieu et se sera toi à genoux devant moi. Mais ; amusons nous. Shinning se tourne vers la blonde. Naïve. Candide. Non, elle n’était pas elle. Et pourtant… Silence, les mots sont étranges. Elle n’est qu’une ombre, une illusion et lui juste mort et sous terre depuis bien longtemps. Il allait pour s’asseoir, fixant la serveuse qui s’apprêta à lui donner sa bouteille quand ses clés bien en main furent confisquées par un homme baraqué se tenant également de l’autre coté du bar. – Les clés ou la bouteille.

Putain, on se croirait dans un mauvais film français. Dans un fil français tout simplement. Une histoire de responsabilité. Une conscience. Un devoir. Pas d’alcool au volant. La crainte bien plus qu’il n’écrase avec son auto une innocente personne ; qu’il ne se tut lui-même. Qu’il se flingue. Qu’il s’écrase. Qu’importe. Qu’il crève seul comme un chien de ses erreurs. « Okay, sers moi de la flotte puis j’me casse. » Grognait-il, peu enclin à laisser sa propriété dans les mains d’autrui.

Il soupire, il n’a pas dit son dernier mot. Quand le type s’éloigne, il se penche un peu. Comme il faut. Fait signe à la blonde d’approcher. Elle arrive face à lui ; de son index lui intime d’approcher encore. Un peu plus. Elle ne vient pas encore à hauteur d’oreille ; alors il lui dit pas trop fort « Approche, j’vais pas te mordre. » Pas tout de suite. Enfin, elle approche pour sa confidence. Les mots d'un ivrogne. Pour un deal. Il passe sa seconde main au dessus du comptoir et passe quelque billet sous sa manche « Il n’y verra rien. Sers-moi encore. » Empoissonne moi joli cœur…


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MessageSujet: Re: A Rush Of Blood To The Head ▬ Isis & Shining   Jeu 21 Aoû - 0:41

    Je sentais clairement que la situation était en train de dégénérer, doucement, mais certainement. Les gorilles de l'entrée n'étaient d'ailleurs plus très loin. Je leur avais fait signe de venir mais pour le moment, il n'y avait pas de grabuge, pas encore, mais je doutais que l'un des deux devienne raisonnable en l'espace de quelques instants. Je décidais donc d'intervenir, mais mes paroles furent aussi efficaces que si je pissais dans un violon. Enfin, je n'eus aucune réponse distincte pourtant, au lieu de se foutre clairement sur la gueule, le tatoué prit largement le dessus sur l'autre. Peut être que ce dernier sentait qu'il était allé au delà de ce qu'il était véritablement capable de faire, n'est pas ? Je n'étais pas dans sa tête, mais les clés avaient donné un avantage certains pour celui qui était le plus chargé en dessin sur le corps. L'autre semblait à présent tout penaud, ramassant les clés alors qu'on venait de le lui demander de façon très directe et expressive. Pas de fioritures dans les paroles, aucune expression de sympathie ou de pitié, non, rien ne transpirait de son visage si ce n'est une furieuse envie de lui vomir dessus, de le tabasser jusqu'à plus soif. Mais il n'en fit rien du tout. L'autre type s'en alla comme s'il avait perdu toute contenance, comme si ces couilles étaient finalement rentrées à l'intérieur de son corps ou qu'il venait de se faire castrer. Je n'aurais pas voulu être à sa place, c'était une certitude. Il me regarde comme s'il était un chien battu mais ne l'avait-il pas cherché ? Certainement, en tout cas, il ne m'inspire aucune pitié, rien de bien bon, du moins sur le coup. Il a commencé, il n'a eu que ce qu'il méritait mais peut être étais-ce ce qu'il désirait du plus profond de son être ? Les voix des hommes sont bien souvent aussi difficile à comprendre que celles des femmes mais là, c'était à n'y rien comprendre. Pourtant, le tatoué ne va pas réussir à avoir ces clés de façon immédiate. Les voitures ne sont pas légions dans le coin, mais il a la chance d'en avoir une. L'un des molosses de l'entrée arrive alors pour les prendre lui intimant l'ordre de choisir entre ces clés et la bouteille. Le tatoué choisit donc de boire de l'eau, mais je ne le sers pas immédiatement. Le gentil toutou regagne sa place alors à l'entrée sans un mot de plus, croyant gagné la guerre, mais ce n'est pas le cas. Le tatoué a assez bu pour tomber de son tabouret et finir sur le sol, ces jambes ne pouvant plus le porter, mais il tient encore le coup de façon presque improbable. S'il boit un peu plus, peut être qu'il s'endormira pour de bon dans les limbes d'un mauvais alcool. Je le vois, je le sens, il n'est pas venu ici pour boire de l'eau minérale, mais pour boire quelques choses de plus fort, quelques choses qui le fasse oublier ce qu'il était, sa vie tout simplement, n'est ce pas ? Oui, rien que son look montrait une personne haute en couleur, peut être même un peu folle, car c'est de la folie d'avoir autant de tatouage sur le corps, et encore, je ne vois pas tout, peut être que son corps est entièrement recouvert de ces tatouages. Il fait après tout ce qu'il veut de son corps, n'est ce pas ? Il se penche alors vers moi. Que veut-il faire ? Veut-il faire le pervers et me toucher de façon incongrue ? Non, il ne semblerait pas que cela soit son genre, pourtant, je ne suis pas encore assez proche de lui pour entendre ce qu'il a à me dire. Il me dit d'approcher qu'il ne va pas me mordre, pourtant, je l'en crois parfaitement capable, qui sait ce qui pourrait se passer dans sa tête ? Pas moi en tout cas, je n'ai pas cette capacité là, peut être que d'autres l'ont mais pas moi. Je ne suis qu'une simple humaine qui sert d'autres humains. Il tient absolument à finir mort, imbibé d'alcool visiblement. Combien de verres a-t-il bu ? Je n'ai pas compté mais il en a bien assez bu. Peu importe, je suis mon instinct et lui sers un nouveau verre de ce breuvage qui devrait le tuer en commençant pas son foie. Tiens petit, bois encore un peu, jusqu'à ce que la soif quitte ton corps, comme tout le reste, jusqu'à ce que la vie quitte ton corps et que tu rendes ton âme au diable.
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MessageSujet: Re: A Rush Of Blood To The Head ▬ Isis & Shining   Jeu 28 Aoû - 14:05


Elle accepte de répondre à sa requête puisqu’elle lui servit un verre sans rien dire pourtant. Shinning se fiche qu’elle lui fasse la discussion ou pas. Il se jurait d’être bien plus bavard avec les démons de Satan. Il n’était pas du genre à baragouiner des choses, à se lamenter sur son triste sort. Bien que ce boire n’était qu’une façon silencieuse de geindre sur sa vie ; les jérémiades avaient le don de l’agacer au plus haut point. Il n’était là que pour une chose, pour calancher. Une sorte de suicide en soit, l’autodestruction étant une forme comme une autre de signer sa propre fin. Il ne savait pas combien de verre il devrait engloutir pour que cet instant arrive enfin, il ne savait pas qu’il parviendrait à cette conséquence ce soir. Mais une chose était certaine, l’alcool l’aboutissait à l’oublie le plus total. Cette façon qu’il avait de se négliger avec minutie afin de forger son cercueil. Lui, la charogne. Il bu encore, il ne su dire combien de verres. Il se cassait les pattes sans la moindre hésitation, pas le moindre doute dans ses yeux sombres. Alors qu’elle lui servait un énième tord boyaux ; il sentait sa tête devenir bien trop lourde. En conséquence il posa sa boite crânienne au creux de sa main tandis que l’autre attrape son godet qu’il porta à ses lèvres.

Quelques verres plus tard encore ; la caboche est trop lourde. Une vraie pierre. Il avait mal au ciboulot. Il n’avait plus même conscience du bruit autour de lui qui n’était plus qu’un vague bourdonnement parsemé de chuintement et de clapotis insupportables. Il pose son front à même le bois ; de sa bouche émane un grognement incertain. Cherchant encore à se tester ; ses doigts gratouillent le comptoir à la recherche de son verre pour une autre rasade. Quelqu’un le pousse jusqu’à ses doigts flageolants, remercie par un bougonnement incompréhensible relève sa tête tant bien que mal à l’aide de sa seconde main ; verse la moitié sur la table avant de reposer lourdement sa tête en plein dedans. Probablement ne serait-il plus même capable de dire comment il se nommait, mais c’était fou comment il s’en ficher complètement. Il resta un long moment dans cette torpeur ; à quoi bon ? Ce soir là, il n’était plus qu’une ombre, un homme brisé comme l’on en trouve des centaines dans cette foutue ville si ce n’était des milliers. Tourbillonnant vers les enfers ; quand une main se pose sur son épaule. Il est incapable de réagir. « Qu’est-ce qu’on fait de ça ? » Demandait alors une voix lointaine.

On lui redressa la tête en le tenant par les épaules ; il semblait tenir par miracle sur son tabouret qui de plus était bancal. Son corps est flasque ; il n’était plus qu’une sorte de guimauve au rhum. Ses yeux sont incapables de fixer en face de lui, il se senti alors nauséeux d’être ainsi remué. « Laisse ça devant… Advienne que pourra. » Shinning grommelait une dernière fois ; il ne sait pas comment il fait pour marcher. Il était dans une autre dimension. Allait-on l’allonger dans son caveau à présent ? On le trouva répugnant, mais c’était la vie qui l’avait rendu ainsi. J’arrive Candide… J’arrive… Dans nos enfers, les démons nous rongent sans la moindre pitié. J’arrive, n’ai pas peur de moi… Je ne suis pas le monstre que tu crois.
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MessageSujet: Re: A Rush Of Blood To The Head ▬ Isis & Shining   Sam 30 Aoû - 3:53

    Il ne lui en faudrait pas énormément pour devenir une épave complète. Il ne serait pas en mesure de conduire ou de faire quoi que ce soit, ce soir. Le serait-il un jour à nouveau ? Bien sur mais ce soir, il ne manquait que quelques gouttes pour que le vase déborde, pour qu'il plonge dans les limbes pour n'en revenir que plus tard. Pourquoi buvait-il ainsi ? Que cherchait-il à fuir véritablement ? Il y avait bien une raison à cela, mais je ne la connaissais pas, et quelques choses me disait que je ne devais pas la savoir, que je n'avais pas du tout envie de la connaître, parce qu'elle ne me regardait pas, parce qu'elle était peut être morbide. Peut être que ce type était tout simplement fou et que le seul moyen de ne pas céder à la folie était de se rendre fou en buvant, buvant, buvant jusqu'à ce que la soif ne soit plus du tout un problème, mais une solution, bien momentanée à tout ce qui pouvait le tracasser. Il y avait toujours des personnes comme lui au Masquerade. Je ne savais jamais ce que je devais faire : les prendre en pitié ou me dire qu'ils étaient de bons clients. Pour celui-ci, le choix était cornélien, il m'avait aidé. J'aurais sans doute pu m'en sortir sans son aide, mais elle avait été là, précieuse. Alors, même si les videurs voyaient son cas, qu'ils ne voulaient plus qu'ils puissent boire une goutte, je lui servais son verre comme il me l'avait demandé. Je savais qu'il ne lui en faudrait guère plus, alors j'avais accéder à sa requête. Je n'en avais rien dit de plus, simplement car ce type n'avait pas de conversation, il était simplement là pour boire et finir raide mort ou presque. Il avait un comportement autodestructeur mais c'était sans doute ce qu'il désirait au plus profond de lui, de boire pour ne finalement jamais se réveiller, ou simplement pour se réveiller dans un autre monde que personne ne connait vraiment, car ceux qui y ont plongé ne sont jamais revenu pour nous dire comment cela était.

    Puis, comme je l'avais pressenti, trois verres plus tard, il n'était plus capable de rien, il était devenu l'épave qu'il avait désiré être. Il ne distinguait plus rien, il n'était plus rien. Si j'avais un briquet sur moi et que je décide mettre feu à son être, il s'embraserait, il se consumerait rapidement, tout son sang étant imbibé d'alcool, des plus grosses veines ou plus petit capillaire, mais c'était ce qu'il avait voulu. En entrant ici, il avait été déterminé à arriver à ces fins et il y était arrivé avec mon aide. Mais à présent, je ne servais plus à rien pour lui, car on venait le trouver. Avait-il conscience de ce qui se passait autour de lui ? Avait-il conscience qu'il était en train d'être mis purement et simplement à la porte du Masquerade ? Peut être, ou pas, je ne saurais dire, car il n'essayait pas même de résister, preuve s'il en était qu'il était dans un état proche de la mort, car jusqu'à présent, il avait été plutôt réactif aux moindres faits et gestes. Mais là, rien, comme si le néant avait réussi à prendre son esprit, comme s'il n'était plus maître de son corps tout simplement, comme s'il avait atteint son but ultime. Par je ne sais quel miracle, il tenait encore sur ces jambes, mais il ne semblait pas les contrôler, il était plutôt en pilote automatique. C'était bien triste de voir un tel spectacle mais je ne pouvais plus rien faire pour lui. Alors qu'il était arrivé au centre de l'attention de beaucoup de monde, quelqu'un d'autre me demanda un verre que je lui fournis. Et ce tatoué sortit de mon champs de vision, la soirée continuait.


[HJ : Du coup, je pense qu'on peut s'arrêter là, à toi de voir ;) ]
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